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Haut Conseil des finances : le plan d’économies va peser sur la croissance

Haut Conseil des finances : le plan d’économies va peser sur la croissance

Pas vraiment enthousiaste à l’égard des prévisions gouvernementales  le nouveau «  machin » de Hollande  : le haut conseil des fiances publiques qui a quand même jugé  que la prévision de croissance du gouvernement, soit 1% en 2014 était « réaliste », et que sa projection de 1,7% pour 2015 n’était pas « hors d’atteinte ». Cet organe indépendant chargé d’évaluer les trajectoires budgétaires a toutefois mis un bémol, écrivant dans son avis que « les mesures d’économies » de 50 milliards d’euros annoncées « pourraient peser davantage que prévu par le gouvernement sur la croissance à court terme ». « Il existe un risque que les effets positifs sur l’emploi et les salaires de la politique d’offre n’atténuent pas les effets négatifs sur l’activité de la consolidation budgétaire », estime le Haut conseil, présidé par le premier président de la Cour des Comptes, Didier Migaud.  L’ajustement structurel prévu par le gouvernement d’ici à 2015 est de 0,8 point, puis de 0,5 jusqu’en 2017, précise l’organisme, rappelant qu’il portera « sur les dépenses publiques dont la croissance en volume serait ramenée à 0,1% par an sur la période 2014-2017, après 0,8% sur la période 2011-13″. En ajoutant la perspective de baisser les prélèvements obligatoires d’ »un montant cumulé de 1 point de PIB », soit une vingtaine de milliards, après 2015, le Haut conseil relève que « ce scénario suppose un enchaînement favorable où l’effet de la confiance restaurée permettrait » de jouer sur les baisses de prélèvements, l’emploi, le pouvoir d’achat et l’investissement des entreprises.  Or, prévient-il, « les effets d’entraînement de la politique de l’offre pourraient survenir avec retard », d’autant plus que « les mesures d’économies sont concentrées sur le début de la période 2015-2017″.

 

Portugal : chômage à 15%, ca va mieux ! (FMI)

Portugal : chômage à 15%, ca va mieux ! (FMI)

 

 Les perspectives économiques immédiates du Portugal s’améliorent alors même que son programme d’aide internationale touche à sa fin mais il doit maintenir le rythme des réformes, en particulier sur le marché du travail, pour éviter de voir sa dette gonfler à nouveau, estime le FMI. Le Fonds monétaire international s’émeut dans un rapport d’un taux de chômage qui dépasse encore les 15% mais il n’en remarque pas moins que « l’activité et l’emploi continuent de dépasser les attentes ». Lisbonne a dépassé son propre objectif de déficit budgétaire l’an passé, en atteignant 4,9% du PIB au lieu des 5,5% visés, ce qui ne peut que aider à atteindre l’objectif de 4% du PIB cette année et de 2,5% l’an prochain, poursuit le FMI. Le programme d’aide élaboré par le FMI et l’Union européenne (UE) se termine officiellement le 17 mai mais l’analyse de la dernière évaluation, qui se fera en mai, et les derniers versements se poursuivront jusqu’à la fin juin. Le gouvernement doit décider début mai s’il sollicite un crédit-relais pour faciliter son retour sur le marché de la dette après la fin du programme d’assistance international.  Le FMI estime que les perspectives concernant la dette portugaise restent « fragiles » mais il ne signale nulle part qu’un crédit de précaution s’imposerait.

 

Hollande va rapidement griller Valls

Hollande va rapidement griller Valls

 

En dépit de sa cote de popularité, Hollande va être rapidement grillé par Hollande. En fait Valls est emmêlé dans le filet des contradictions de Hollande incapable de réformer réellement la France et qui slalome entre les exigences de Bruxelles, la bureaucratie française et les promesses illusoires. Le plan des 50 milliards d’économies au demeurant relativement flou annoncé par Valls sera très mal reçu par beaucoup de monde. Trop peu, trop injuste et trop tard surtout. Seule la croissance et la réforme de l’Etat tentaculaire permettrait de sortir du bourbier. Problème Hollande ne comprend rien à l’économie, il est essentiellement entouré de fonctionnaires et il ne sait pas trancher. Du coup le mécontentement est général. Hollande ajoute à son incompétence et à sa désinvolture des faux pas dommageables pour sa crédibilité comme la nomination de petits copains de l’ENA aux postes stratégiques. Valls est en fait ficelé par cette politique contradictoire, inefficace et injuste. Hollande va entrainer Valls dans sa chute. La débâcle sera terrible lors des élections présidentielles en raison d’une part de l’abstention record (autour de 60%) et de la déroute du PS. Du coup,  le peu de confiance qui reste sera encore gravement affecté. En quelques semaine Hollande va griller Valls dont les annonces n’auront pas d’effets avant des mois voire des années (par exemple sur le dossier de la réforme territoriale repoussée aux calendes grecques) °. Hollande na pas les 3 /5 ème nécessaires au parlement pour faire passer ces orientations institutionnelles et il ne prendra pas le risque d’un référendum qui serait un vote anti-Hollande. Le virage social démocrate de Hollande est un leurre, la vérité c’est qu’il n’y a pas de ligne. Pour faire de la sociale démocratie encore faudrait- il des interlocuteurs représentatifs, ce qui est loin d’être le cas en France notamment pour les syndicats. Le Medef  lui même représente surtout les intérêts des grands groupes. Les patrons comme les salariés sont peu et mal  représentés ; d’où un débat relativement manichéen et même caricatural. Par ailleurs il y a longtemps que le PS ne représente plus les couches populaires qui se refugient dans absentions ou l’extrémisme. Par étonnant le PS est essentiellement un parti d’élus ou de candidats à l’élection issus majoritairement du secteur public qui entretient une relation  très approximative avec les réalités économiques et sociales. La France n’est pas une sociale démocratie mais une monarchie républicaine noyautée par des oligarques dont le seul vrai projet est l’accession  au pouvoir et le maintien. Valls lui – même ne connait pas grand-chose à l’économie et ressort les vielles recettes de rabotage des dépenses budgétaires sans évaluation réelle et de manière aveugle. Il faudra sans doute encore des semaines voire des mois pour que les grands médias partagent ce constat. Mais il est incontournable.

La baisse des cotisations va tirer les salaires vers le bas

La baisse des cotisations va tirer les salaires vers le bas

Il a raison Baroin,  la baisse des cotisations sur les bas salaires va tirer les rémunérations vers le bas ; du fait de effets de seuil les patrons auront tendance à embaucher plutôt des bas salaires pour retrouver de la compétitivité. Il est clair qu’une baisse générale des cotisations aurait été préférable. Le maire de Troyes estime que la baisse des charges sur les bas salaires va décourager les patrons d’employer à des salaires plus élevés. Si François Baroin approuve « l’initiative du pacte de responsabilité », il n’en est pas de même pour les baisses des cotisations sur les bas salaires annoncées par Manuel Valls.  Selon lui, la baisse des charges « va dans la bonne direction ». Mais il prévient :  »Je ne voterai jamais un texte qui impose des conditions de création d’emploi aux entreprises car pour moi c’est la négation de l’économie ». En revanche, sur la baisse des cotisations sur les bas salaires, il affirme : « Plus on baissera les charges sur les bas salaires plus on aura une économie pauvre ».  « C’est une trappe à pauvreté. Nous allons créer un coût prohibitif pour la création d’emplois très largement au-dessus du SMIC », estime-t-il.

 

Hollande va parler, de quoi ? d’un nouveau pacte

Hollande va parler, de quoi ?  d’un nouveau pacte

 

Portait au vitriol de Hollande sur France 2, un président auusi ambigu en politique que dans ses relations avec les femmes. Une sorte de sphinx, indécis, sans vraie colonne vertébrale, qui n’aime pas décider  et surtout préoccupé de prendre le pouvoir et de le conserver. En apparence jovial mais ne manifestant guère d’empathie envers les autres. Bref un super égocentrique mais mou. On lui a souvent auusi d’avoir peur de s’exprimer devant les français, exercice qu’il n’aime pas. Du coup,  Le président de la République devrait s’adresser aux Français avant la fin du mois, sans doute par le biais de la télévision. Après la gifle des élections municipales en mars dernier, François Hollande avait brièvement pris la parole à l’occasion d’une allocution télévisée dans laquelle il avait annoncé la nomination de Manuel Valls à Matignon.  Le  chef de l’Etat devrait préciser ce choix avant la fin du mois. Le Président devrait s’adresser aux Français aux alentour du 28 avril. Lors dette intervention, sans doute télévisée, il devrait également évoquer les contours du pacte de responsabilité. Hollande pourrait bien à l’occasion nous inventer encore un nouveau pacte !

 

Valls – Hollande : qui va bouffer qui ? pour la presse

Valls – Hollande : qui va bouffer qui ? pour la presse

 

 

Valls futur Rocard ou futur Sarkozy s’interroge la presse. « Le Président a tranché comme un chef », admet Eric Decouty dans Libération, tout en estimant qu’à « trois ans de la présidentielle, le chef de l’Etat n’aura pas d’autre joker. »   »Valls risque-t-il d’être rocardisé? » se demande Patrice Chabanet (Le Journal de la Haute-Marne) qui note que « c’est le prix à payer pour ne pas attendre l’échéance présidentielle de 2022. »   »François Hollande vient de tuer son meilleur ennemi », et « nous repasse le film de Mitterrand qui étouffe le populaire Rocard à partir de 1988″, pense Yann Marec du Midi Libre.   » Manuel Valls est un risque parce qu’il n’est pas certain qu’il réussisse à redresser le pays » avance Cécile Cornudet dans Les Echos, « le pire, c’est qu’il est aussi un risque s’il réussit trop bien », ajoute-t-elle.  Bruno Dive dans Sud-Ouest trouve aussi que le chef de l’Etat s’est « inspiré de son mentor socialiste, François Mitterrand », il estime également qu’il prend un vrai risque : « Ou Valls réussit et il devient un rival sérieux pour le président dans la perspective de 2017 ; ou il échoue et c’est le quinquennat qui part à vau l’eau ».   »En cas de réussite, le chef de l’État tirera les marrons du feu en 2017. En cas d’échec, il aura éliminé son principal concurrent à gauche, immolé comme son prédécesseur », pense aussi Raymond Couraud de L’Alsace.   »Valls se souvient que Mitterrand nomma, en 1988, son rival, Rocard, à Matignon pour +lever l’hypothèque Rocard+. Mais il se croit plus malin », affirme Christine Clerc dans Le Télégramme.   »Un bail à Matignon (…) n’est pas le plus sûr moyen de préparer 2017″, reconnaît Michel Urvoy de Ouest-France, tout en soulignant que « pour François Hollande, ce peut-être le moyen de mieux éroder la popularité d’un concurrent possible. »   »D’autres socialistes s’inquiètent surtout de la popularité arrogante de l’ancien ministre de l’Intérieur qui pourrait rapidement faire beaucoup d’ombre au président », trouve Christophe Hérigault (La Nouvelle République du Centre-ouest)  Un président qui a tranché dans le vif juge François Ernenwein dans La Croix : « A cette question brutale d’un changement de politique, François Hollande a donné une réponse nette » en nommant Manuel Valls.   »C’est un peu comme lorsqu’on appelle police secours. Il y avait urgence, il fallait frapper vite et fort. Ce sera Manuel Valls », commente Jean-Claude Souléry (La Dépêche du Midi).  Dans L’Humanité, Patrick Apel-Muller regrette que l’arrivée de Valls « confirme que François Hollande est malentendant, voire sourd au pays » et prévient que « le choix de Manuel Valls rassure la droite, inquiète la gauche et froisse des écologistes qui auront attendu cet ultime épisode pour prendre leurs distances.  L’arrivée de Manuel Valls à Matignon rappelle un ancien Premier ministre à Paul-Henri du Limbert du Figaro, mais… pas Rocard.   »On pense à Mitterrand répondant à Chaban-Delmas après son discours sur la Nouvelle Société : +Quand je vous regarde, je ne doute pas de votre sincérité, mais quand je regarde votre majorité, je doute de votre réussite+ » avait-il dit.

 

 

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Face à la crise européenne la BCE va décider de ne rien décider

Croissance atone, chômage de masse, risques de déflation, surévaluation de l’euro et pourtant la BCE va décider de ne rien décider ou pas grand-chose. Sûrement des promesses mas en fait le statu quo. Alors on verra sans doute après les européennes. Encore des mois de perdus ! « L’impression générale que donnent les commentaires des responsables de la BCE est qu’ils ne croient pas que la situation nécessite une action à ce stade », écrit-il dans une note.  Jonathan Loynes, de Capital Economics, juge également qu’ »il semble plus probable que la BCE veuille garder les munitions qu’il lui reste » pour plus tard, dans un contexte où la situation économique s’améliore comme elle le prévoyait.  Les prix ont baissé en Espagne en mars, pour la première fois depuis 2009, tandis que l’inflation a encore ralenti en Allemagne à 1%. Une première estimation pour la zone euro est attendue lundi alors qu’en février, la hausse des prix n’a été que de 0,7%, loin de l’objectif de la BCE de la maintenir proche de 2%.  Pour autant, « ce n’est pas la déflation qui arrive », estiment les économistes d’UBS qui s’attendent, comme la BCE, à ce que la croissance des prix se rapproche progressivement de la cible visée d’ici fin 2016.  Cette semaine, les membres de la BCE ont toutefois légèrement adouci leur discours, laissant entrevoir que l’institution monétaire pourrait en faire plus pour contrer tout risque d’apparition d’une baisse générale des prix néfaste pour l’activité économique.   »Il y a un risque de déflation » en zone euro et même s’ »il n’est pas élevé », la BCE « doit prendre des mesures pour anticiper cette possibilité, avec une politique monétaire encore plus accommodante », a déclaré Luis Maria Linde, gouverneur de la Banque d’Espagne et à ce titre membre du conseil des gouverneurs de la BCE.  Son homologue slovaque Josef Makuch a aussi expliqué que « plusieurs responsables (de la BCE) sont prêts à adopter des mesures non conventionnelles pour éviter de glisser dans un environnement déflationniste ».  Quant au président de la BCE, Mario Draghi, il a réaffirmé que la BCE ferait « ce qui est nécessaire pour maintenir la stabilité des prix » et se tenait « prête à prendre des mesures supplémentaires » si l’inflation ne remontait pas.  Il persiste toutefois à juger le risque de déflation « limité » tandis que le patron de la banque centrale allemande Jens Weidmann l’a considéré lui « très limité », estimant que « le cours actuel des choses ne nécessite pas de changement de politique monétaire ».  Le principal taux d’intérêt directeur de la BCE, baromètre du crédit en zone euro, est déjà à son niveau le plus faible historiquement, 0,25%, tandis que l’institution alimente les banques en liquidités illimitées et très bon marché dans l’espoir qu’elles prêtent davantage aux entreprises et ménages et soutiennent ainsi la croissance.  Les analystes d’UBS n’attendent en conséquence ni baisse de taux, ni rachats d’actifs ou injection de liquidités supplémentaires pour l’heure.  Pour Nikolaus Keis, économiste chez UniCredit, la question est désormais de savoir si la BCE va s’exprimer davantage sur le niveau élevé de l’euro, qui risque de pénaliser les exportations et de peser sur les prix.  Après une offensive mi-mars qui avait contribué à contenir la flambée de la monnaie unique, M. Draghi a répété mardi qu’il ne s’agissait « pas d’un objectif » de la politique monétaire de la BCE mais qu’ »il est très important pour la stabilité des prix et pour la croissance ».

 

Hollande va annoncer, le remaniement, la mesure fiscale aux ménages et le pacte de responsabilité

Hollande va annoncer, le remaniement, la mesure fiscale aux ménages et le pacte de responsabilité

 

Au lendemain du second tour des municipales Hollande veut reprendre la main en annonçant sans doute un remaniement gouvernemental, le pacte de responsabilité et une mesure fiscale pour les ménages. Il pourrait auusi évoquer les 50 milliards d’économies mais en demeurant relativement dans le flou. A cette fin, il a modifié son calendrier en annulant la visite du chef d’Etat tunisien prévue la semaine prochaine.  L’objectif est de redresser la barre de popularité bloquée à 20% des électeurs tant pour le PS que pour Hollande lui-même. Cela avant les européennes où le PS pourrait bien arriver en troisième position derrière l’UMP et le FN. Des européennes particulièrement dangereuses pour la gauche car au rejet de la politique intérieure du gouvernement vont s’ajouter le scepticisme et l’opposition à l’Europe actuelle. Hollande doit donc se bouger car si la défaite aux européennes devait être catastrophique il n’aurait plus d’autre solution que de dissoudre l’assemblée. Autant dire que son mandat prendrait fin même si institutionnellement il demeurerait en place. Hollande est condamné à réagir avec vigueur et  dans l’urgence, ce qu’il déteste par dessus tout, lui l’homme du consensus mou et de la concertation éteignoir. Après les résultats du premier tour l’Elysée et la cohorte de conseillers se sont réveillés avec la gueule de bois. De fait ils ont largement sous-estimé le mécontentement voire la colère dans le pays. Désormais ce sont les élus locaux du PS qui se montrent les plus vindicatifs pour obtenir le réveil de l’Elysée et qui n’hésitent plus à critiquer la politique du gouvernement. Il est probable qu’Hollande annoncera auusi d’autres gadgets pour meubler son intervention la semaine prochaine en particulier la stabilisation du chômage qui pourrait être constaté dès aujourd’hui.

La Redoute: la CFDT va signer

La Redoute: la CFDT va signer

 

 Le dépôt de bilan sera sans doute évité à la Redoute avec la signature de l’accord social à La redoute.   »Nous avons les « éléments qui nous permettent ce soir de signer le protocole d’accord », a déclaré à la presse Jean-Claude Blanquart, délégué syndical central CFDT.  Le groupe Kering (ex-PPR) a engagé la cession de La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats, pour se recentrer sur le luxe. Ces derniers ont annoncé le 9 janvier la suppression de 1.178 des 3.437 postes de La Redoute.  Kering avait conditionné l’avenir de La Redoute à la signature majoritaire, par les syndicats, d’un protocole d’accord sur le plan social présenté par la direction lundi dernier. Sans signature, l’actionnaire menaçait d’arrêter de financer les pertes de La Redoute, et les futurs repreneurs de retirer leur offre.  Après plusieurs reports, la direction avait  fixé un nouvel ultimatum à lundi 19H00, pour obtenir une signature majoritaire, « apparemment sur demande de l’administratrice judiciaire », selon M. Peeters.  La CFE-CGC, qui a annoncé la semaine dernière qu’elle parapherait le texte, a appelé lundi matin dans un communiqué à la signature de l’accord, faute de quoi « le président du tribunal de commerce (constatera) l’insolvabilité de l’entreprise », ce qui mènerait selon elle au dépôt de bilan ou à la liquidation.  La base de la CFDT, premier syndicat de La Redoute avec près de 33% des votes aux dernières élections professionnelles, restait opposée à la signature qui permet à l’accord d’être majoritaire et donc entériné.   »Nous sommes dans une problématique de dépôt de bilan, c’est la décision de la raison. (…) Je suis conscient que la décision qui a été prise est difficile, qu’on aura certainement beaucoup de salariés mécontents », a déclaré M. Blanquart lors d’un point presse.  Selon lui, la CFDT a obtenu « ce week-end des avancées », notamment sur la fiducie devant garantir l’avenir des salariés.

 

Assurance-chômage: ce qui va changer

Assurance-chômage: ce qui va changer  

Quelles peuvent être les modifications acceptées à la fois par le patronat et les syndicats? Une hausse des cotisations, réclamée par FO qui veut les faire passer de 6,4 à 6,6%, semble exclue.  Certains évoquent cependant le déplafonnement de ces cotisations, celles-ci ne s’appliquant que sur une fraction des hauts salaires. Autre possibilité: moduler les cotisations employeurs en fonction du nombre de contrats courts (comme les CDD…) signés par l’entreprise.  La règle d’un jour indemnisé par jour cotisé par le demandeur d’emploi semble intouchable. Concernant les durées d’indemnisation (deux ans maximum actuellement et 3 ans pour les plus de 50 ans), elles ne devraient pas être réduites. Mais un allongement du délai de carence (période avant de commencer à toucher ses droits) est possible. Le Medef réclame en particulier d’allonger ce délais (75 jours maximum) pour les cadres licenciés touchant de confortables indemnités supra-légales.   En revanche, l’idée du Medef de faire dépendre les règles d’indemnisation du taux de chômage (moins de droits quand ce taux baisse car il est alors plus facile de retrouver un emploi) ne devrait pas être retenue.  Finalement, la principale modification devrait être la mise en place de « droits rechargeables » pour les demandeurs d’emploi. Cette réforme avait été actée dans l’accord sur la sécurisation de l’emploi signé le 11 janvier par les partenaires sociaux et transcrit dans une loi en mai dernier.  Il s’agit en fait de pouvoir cumuler les droits à indemnisation même si le salarié changé d’employeur. L’objectif est de rendre le système plus incitatif à la reprise d’un travail lorsqu’on est au chômage: en effet, plus une personne travaille, plus elle accumulera de droits.   Reste à préciser les modalités d’application de la mesure. Problème: l’Unedic a chiffré entre 320 et 880 millions d’euros par an le surcoût de cette mesure. Loin des économies recherchées par l’assurance-chômage.

 

Sapin : « on va s’occuper de Sarkozy »

Sapin : « on va s’occuper de Sarkozy »

 

Lapsus révélateur de sapin. En faia il est clair que tout le gouvernement est au courant depuis longtemps des procédures concernant Sarkozy ; Hollande en premier qui en fait une priorité. Un conseiller de Hollande a même avoué à une journaliste du Point que Sarkozy était cuit. Preuve s’i en était que Hollande fait plus que suivre les affaires, il les précède. Hollande sait qu’il n’a aucune chance d’être réélu su Sarkozy se représente. Il compte sur le reflexe républicain (comme Chirac) mais encore faudrait-il qu’il soit en seconde position, ce qui n’est pas certain. D’où cet acharnement médiatico- judicaire sur Sarkozy qui par ailleurs est loin d’être blanc et qui aura du mal à se sortir de toutes ces affaires.  La communication est difficile pour les membres du gouvernement qui jouent le rôle de fusible pour Hollande. . Après la valse hésitation sur les dates à laquelle ils ont pris connaissance, les uns et les autres, de l’existence d’écoutes téléphoniques visant Nicolas Sarkozy, Michel Sapin par exemple s’est livré à un beau lapsus, jeudi matin sur Europe 1 : « on finit l’histoire ? Au début, il y a des enquêtes contre Nicolas Sarkozy, à la fin, il y a des enquêtes contre Nicolas Sarkozy. Et on va s’occuper des enquêtes de Nicolas Sarkozy… » Puis le ministre du Travail se reprend : « enfin, les juges vont continuer à s’occuper des affaires de Nicolas Sarkozy ».

Ukraine : Poutine va sûrement écouter Hollande !!

Ukraine : Poutine va sûrement écouter Hollande

 

 

Il croit au père Noel Hollande en pensant que Poutine peut être sensible à ses arguments à propos de l’Ukraine. Il ferait mieux d’agir sur l’Europe pour une position claire vis-à-vis de la Russie afin de la contraindre à respecter l’intégrité du territoire Ukrainien. Ensuite, Hollande ferait bien de s’attaquer sérieusement à la question du financement de l’Ukraine à propos de laquelle Fabius lance en fait un cri d’alarme aujourd’hui (un cri fabusien tout en diplomatie). Hollande, qui s’est entretenu par téléphone avec le président russe, a aussi souligné que « la formation attendue d’un gouvernement de large rassemblement doit permettre d’organiser l’élection présidentielle et d’engager les réformes indispensables » dans ce pays, selon un communiqué de la présidence.   »Tout doit être fait pour qu’une aide financière soit apportée dans cette période difficile à l’Ukraine pour accompagner la modernisation économique », a aussi déclaré le président français, alors que l’Ukraine se tourne vers l’Occident pour une aide financière.   »L’Union européenne et la Russie doivent travailler ensemble en ce sens », a demandé François Hollande qui a convenu avec Vladimir Poutine de « poursuivre leur consultations ».  Cet échange intervient alors que lundi la Russie a contesté la légitimité et dénoncé les « méthodes dictatoriales » des nouvelles autorités ukrainiennes, au moment où celles-ci lançaient un mandat d’arrêt contre l’ex-président Ianoukovitch.   »Si on considère que des gens qui se baladent dans Kiev avec des masques noirs et des kalachnikovs sont le gouvernement, alors il nous sera difficile de travailler avec un tel gouvernement », a lancé le Premier ministre russe Dimitri Medvedev, réagissant à l’arrivée au pouvoir de l’opposition ukrainienne ce week-end.   »Il me semble que c’est une aberration de considérer comme légitime ce qui est en fait le résultat d’une révolte », a-t-il ajouté à l’intention des Européens, qui, eux, ont décidé de soutenir le nouveau pouvoir et ont dépêché à Kiev la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

PSA : quel actionnaire va diriger la société ?

PSA : quel actionnaire va diriger la société ?

Francois Lenglet pose la question aujourd’hui car l’actionnariat est éclaté en part à peu près équivalente entre l’Etat, la famille Peugeot et le chinois Dongfeng ; Elle risque de se poser encore davantage demain si le pacte d’actionnaires Peugeot éclate, ce qui n’est pas impossible. Du coup PSA pourrait éventuellement être dominé majoritairement par le chinois. PSA et Dongfeng ont officiellement annoncé leur mariage, ce mercredi 19 février. Le chinois va donc entrer au capital du constructeur automobile, à égalité de parts avec l’État. Au micro de RTL, le ministre de l’Économie Pierre Moscovici a expliqué qu’une « nouvelle histoire commençait » pour PSA et que ce rapprochement était « une bonne nouvelle ».  La bonne nouvelle est que cela permet de sauver Peugeot qui était au bord de la faillite. L’accord va lui permettre de récupérer 1,5 milliard d’euros et d’avantage à terme. Cet argent est indispensable à l’entreprise qui en a besoin pour éponger ses pertes, investir et aussi rester dans la course technologique.  Parallèlement, la base industrielle du constructeur a été assainie avec la fermeture de l’usine d’Aulnay et aussi des réductions de capacités significatives ailleurs. Il devrait avoir un meilleur accès au marché automobile chinois, le plus important du monde. PSA a ainsi assuré son avenir de court terme. La mauvaise nouvelle est que tout cela se fait quand même à un prix élevé pour les intérêts français. PSA vaut 4,5 milliards d’euros, c’est cinq fois moins que Renault et douze fois moins que Volkswagen. Les Chinois entrent donc à bon compte.  L’autre problème, plus grave encore, est que l’actionnariat de l’entreprise est désormais éclaté. Or, celui qui dirige vraiment une entreprise, c’est l’actionnaire. C’est lui qui définit la stratégie, qui révoque les dirigeants et arbitre entre dividendes ou investissements. Peugeot a désormais trois propriétaires qui sont des actionnaires de poids identiques : la famille Peugeot, l’État français et les Chinois de Dongfeng, qui vont chacun tirer de leur côté en veillant à leur objectif particulier.  Le loup est-il entré dans la Bergerie ? Oui. Pour Pierre Moscovici, les intérêts stratégiques français sont préservés, mais rien n’est moins sûr. Il y a bien un risque à long terme. Il faut comprendre que le capitalisme chinois est un capitalisme d’État. La quasi-totalité des entreprises dont Dongfeng est actionnaire sont contrôlées par le gouvernement, qui fixe leurs objectifs stratégiques. Parmi ces derniers, un prime en particulier : développer les capacités de production chinoises grâce aux technologies occidentales pour devenir les « diables étrangers ». C’est ce qui va se passer dans l’automobile, comme dans le nucléaire ou l’aéronautique. L’objectif de Dongfeng est de récupérer les technologies de Peugeot notamment sur le moteur hybride. Le risque pour le Français est de nourrir un concurrent puissant qui aura la clé des marchés émergents. Il y a l’État français qui pourrait faire contrepoids au capital de PSA. Le seul problème, c’est qu’en France les ministres vont et viennent au gré des échéances électorales. En Chine, pas d’élections. C’est pratique, le pouvoir est là depuis longtemps et pour longtemps.

 

Transdev va concurrencer les taxis

Transdev va concurrencer les taxis

Transdev veut concurrencer les taxis et il faut s’attendre à de vives  réactions de cette profession plombée par une fiscalité spécifique et notamment le coût exorbitant de la licence.(autour de 200 000 euros à Paris) . Transdev, le troisième groupe de transport français, a annoncé mardi 4 février à ses équipes en France qu’il se lancerait au printemps sur le marché des VTC, les véhicules de tourisme avec chauffeur qui concurrencent les taxis. Il est le premier acteur de poids à s’installer sur le secteur. L’entrée de ce groupe pourrait ainsi changer la donne. Transdev est un des poids lourd du transport à l’échelle mondiale, avec plus de 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit le troisième acteur en France derrière la SNCF et la RATP, une présence très importante en Ile-de-France, et une expérience déjà développée à Londres sur ce même secteur avec une centaine de véhicules. La décision a donc été annoncée aux équipes françaises mardi, et le groupe a bien l’intention de mettre les moyens pour s’installer. « Le marché est encore naissant », déclare le PDG, Jean-Marc Janaillac. « On sent que les petits acteurs vont se consolider, il ne faut plus tarder ».  Pas de chiffres sur le nombre de véhicules mis en service, mais le patron dit dans un sourire: « vous savez, à Londres, les acteurs qui comptent déploient aujourd’hui plusieurs milliers de voitures ». Transdev travaillera sous le régime de la franchise, les chauffeurs seront soit propriétaires de leur véhicule, soit locataires auprès de la compagnie. « Le modèle sera imposé, nous voulons au moins des véhicules hybrides, et très vite nous imposerons le véhicule électrique », poursuit Jean-Marc Janaillac. Cela rentre dans un plan global des géants du transport pour développer ce qu’ils appellent le « transport à la demande », la gestion des derniers kilomètres, un transport totalement individualisé. Pour Transdev cela représente 8% du chiffre d’affaires, et l’ambition est de la porter à 13%. Dernier point, ce groupe est en lien étroit avec les élus et cultive une réelle science du lobbying. Pas sûr que les taxis lui fasse vraiment peur.

 

Le matraquage fiscal va handicaper la consommation en 2014

Le matraquage fiscal va handicaper la consommation en 2014

Plus des trois quarts des Français ressentent l’augmentation de la pression fiscale. Un sentiment qui aura des conséquences sur leur consommation cette année. C’est ce qui ressort du baromètre BFM Business mis au point par l’Observatoire d’Emmanuel  Lechypre avec CA Com et LH2.Selon cette étude semestrielle sur le pouvoir d’achat des ménages, publiée ce jeudi 30 janvier, 78% d’entre eux ressentent, en effet, la hausse de la pression fiscale, et 30% considèrent même que le montant de leurs impôts et cotisations sociales a fortement augmenté sur le semestre de juin à décembre 2013.Cette perception est particulièrement aigüe parmi la classe moyenne, manifestement la plus touchée : les foyers dont le revenu excède 3.000 euros bruts par mois considèrent à 86% que leurs prélèvements ont fortement augmenté. En conséquence, sept Français sur dix prévoient de procéder à des arbitrages de leurs dépenses pour équilibrer leur budget. Une proportion encore plus élevée concernant les familles nombreuses (84%), les classes les moins aisées (81%) et les femmes (77%). Le principal poste de réduction des dépenses sera, sans surprise, les loisirs, pour 64% d’entre eux. Viennent ensuite l’habillement (43%), les nouvelles technologies (36%) et enfin la voiture ou les transports (20%). En outre, la proportion de Français déclarant renoncer à des dépenses de base, pour leur santé, leur alimentation ou leur logement par exemple, poursuit sa progression constatée lors de la précédente édition de cet indicateur, en juin 2013. Elle augmente de 6 points sur le semestre. Ce sentiment de recul du pouvoir d’achat ne concerne pas que les classes défavorisées. Ceux qui déclarent pouvoir acheter ce dont ils ont envie, soit 45% du panel, en repli d’un point, le font dans la limite du raisonnable, probablement par anticipation d’une nouvelle dégradation de la situation économique française. Seuls 2% des personnes interrogées déclarent dépenser sans compter. Le ras le bol fiscaldevrait également avoir des conséquences politiques, estime Rodolphe Bonnasse, le directeur général de CA Com, pour qui cette question « sera évidemment au cœur de préoccupations lors des municipales en mars prochain ».

 

Syrie: Hollande va demander l’avis au parlement….américain

Syrie: Hollande va demander l’avis au parlement….américain

 

 

Finalement Hollande s’est piégé tout seul en jouant les va-t-en guerre. Il est désormais le seul Chef d’Etat à avoir décidé une intervention en Syrie ; il ne le fait pas, pourquoi ? Simplement parce qu’il suivra les Etats Unis. Or Obama a demandé l’avis du congrès, ce qui n’est pas le cas de Hollande qui ne le demandera certainement pas. Du coup, Hollande est accroché au vote du parlement américain car Obama ne décidera pas seul d’une opération qu’il sait hasardeuse en Syrie.  Au mieux, ou plutôt au pire, il y aura une petite intervention plus que symbolique de la  part des américains qui ne changera rien sur le plan politique en Syrie et qui pourrait déstabiliser un peu plus un moyen orient qui constitue déjà une poudrière. Après le vote du Parlement britannique qui a opposé un « no » définitif à une intervention de ses soldats en Syrie, Barack Obama a annoncé samedi soir sa décision de consulter le Parlement américain. Alors que les frappes aériennes semblaient imminentes, les débats devant la Chambre des représentants et le Sénat américain ne s’ouvriront que le 9 septembre.  A Paris, un proche du dossier s’en inquiète: « Plus la sanction s’éloignera de la date du 21 août plus elle risque d’être affaiblie dans ses effets militaires et politiques ».  En attendant, François Hollande fait face aussi à une pression politique croissante. L’exécutif avait envisagé un simple débat sans vote au Parlement le 4 septembre. Mais il est déjà contraint de lâcher du lest.  Matignon a annoncé dimanche que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault recevrait lundi les principaux responsables parlementaires -présidents de l’Assemblée et du Sénat, des groupes parlementaires, des commissions des Affaires étrangères et de la Défense- pour les informer de la situation en Syrie.  Le gouvernement va aussi prochainement déclassifier des documents secret-défense sur l’arsenal chimique syrien, a annoncé dimanche une source gouvernementale.  Une récente note des services de renseignement français, dont le contenu dévoilé par le JDD a été confirmé à l’AFP de source gouvernementale, fait état notamment de « plusieurs centaines de tonnes d’ypérite » et « gaz sarin » détenus par le régime syrien, soit un stock total dépassant les 1.000 tonnes d’agents chimiques. La publication de tels éléments suffira-t-elle à vaincre les réticences à une intervention? Les appels se font en tout cas de plus en plus pressants pour l’organisation d’un vote en bonne et due forme.  Lancés en début de week-end par l’opposition, UMP et centristes en tête, ils ont été relayés dimanche par l’écologiste Jean-Vincent Placé et jusque dans les rangs socialistes, le député Patrick Mennucci jugeant que refuser ce vote serait « politiquement une erreur ».  Pour la gauche de la gauche, ce vote va « de soi », a dit Jean-Luc Mélenchon, accusant François Hollande d’être devenu « un supplétif » des Etats-Unis.  Samedi soir, dans la foulée de la déclaration de Barack Obama, c’est Jean-Louis Borloo (UDI) qui avait appelé à un « vote formel » des députés et sénateurs, Christian Jacob, chef de file des députés UMP, souhaitant même que le gouvernement engage sa responsabilité. Constitutionnellement, rien n’empêche le vote. L’exécutif peut s’en tenir à la lettre de la Constitution et de son article 35 qui prévoit que « le gouvernement informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention », un simple débat qui « n’est suivi d’aucun vote ». Mais il peut très bien aussi passer outre, comme le relèvent les constitutionnalistes interrogés par l’AFP. Deux voies au moins seraient envisageables. L’artillerie lourde avec « une déclaration de politique générale suivie d’un vote à l’Assemblée nationale et, le cas échéant, au Sénat » comme l’avait fait François Mitterrand en 1991 pour faire « parler les armes » dans la première guerre d’Irak, explique Didier Maus.  La seconde voie, plus légère et suggérée par Dominique Chagnollaud, serait de recourir à l’article 50-1 de la Constitution introduit par la révision constitutionnelle de 2008, qui autorise le gouvernement à faire devant « l’une ou l’autre des assemblées » et « sur un sujet déterminé, une déclaration qui donne lieu à débat » et peut « faire l’objet d’un vote » sans engagement de responsabilité.  Il y aurait même une troisième voie, sans vote mais ô combien solennelle, selon Didier Maus: la convocation du Parlement en Congrès à Versailles pour une déclaration du président de la République,

Total va déménager à Londres

Total va déménager  à Londres

Après Publicis qui déménage aux pays bas après la fusion, c’est au toutrde Total de commencer par déménager sa trésorerie et la suite suivra sans doute. Le groupe Total a confirmé lundi sa décision de transférer à la fin de l’année la gestion de sa trésorerie et sa communication financière à Londres, tout en minimisant un mouvement qui ne concernerait au plus que 70 personnes. « L’idée, c’est de se rapprocher de Londres, qui est la place financière et pétrolière en Europe, pour permettre au groupe d’améliorer sa visibilité internationale », a déclaré un porte-parole du groupe, confirmant une information de Mediapart. « Ça concerne entre 60 et 70 personnes, maximum 70 personnes, sur un groupe de 100.000″, a-t-il ajouté. Le directeur de la trésorerie Humbert de Wendel et le directeur de la communication financière Martin Deffontaines partiront pour Londres avec leurs équipes, a-t-il expliqué en précisant que le directeur financier, Patrick de La Chevardière, resterait à Paris. La trésorerie et la communication financière du groupe pétrolier se rapprocheront ainsi de leurs interlocuteurs au quotidien à Londres, la place « où il faut être pour parler business, pétrole, finance », a poursuivi le porte-parole. Cette décision risque d’irriter le gouvernement français mais Total a fait savoir qu’il continuerait à payer ses impôts en France. Le groupe a versé au fisc 1,2 milliard d’euros en 2012, a souligné le porte-parole.

 

Rejet des comptes de Sarkozy : l’UMP va devoir faire la manche

Rejet des comptes de Sarkozy : l’UMP va devoir faire la manche

 

Sitôt la nouvelle publiée, le président du parti Jean-François Copé s’est rendu chez Nicolas Sarkozy, dans ses bureaux parisiens de la rue de Miromesnil. En début de soirée, il a annoncé le lancement par l’UMP d’ »une grande souscription nationale ».  M. Copé a également décidé de réunir « la semaine prochaine, le Bureau politique statutaire de l’UMP (la direction du parti) afin d’examiner toutes les conséquences » de la décision des neuf Sages.  De son côté, l’ex Premier ministre François Fillon, en déplacement au Liban, a appelé dans un communiqué sa « famille politique » à « assumer de manière solidaire les conséquences financières » du rejet des comptes de M. Sarkozy.  Depuis les élections législatives de 2012 et la perte de 125 députés par rapport à la mandature précédente, les finances de l’UMP se sont réduites comme peau de chagrin, la dotation de l’Etat, proportionnelle au nombre d’élus, étant passée d’un peu plus de 33 millions à un peu plus de 20 millions d’euros.  Le trou est conséquent si on le compare aux budgets annuels de l’UMP (54 millions d’euros en 2009, 50 millions en 2010).  La décision du Conseil « est très injuste. Nicolas Sarkozy voulait une campagne exemplaire, on a fait du sur-mesure », a affirmé à l’AFP le député Philippe Briand, qui fut le trésorier de campagne du candidat Sarkozy. « Tout était justifié, tout était impeccable, sincère ».  Il s’est demandé notamment pourquoi a été réintégrée dans les comptes de campagne la moité des sommes engagées pour le grand meeting de Villepinte, le 11 mars 2012, « alors qu’en 2007, on avait été autorisés à le faire pour celui de la Porte de Versailles », les frais engendrés par la grande réunion publique de Toulon antérieure à sa déclaration de candidature (15 février 2012) et « même 70.000 euros pour le Magazine de l’Union », qui ne s’adresse pourtant « qu’aux militants ».  Semblant désarçonné par cette décision, M. Briand se demande si « on n’est pas en train d’inventer une nouvelle jurisprudence ». « Un président ne pourrait plus s’exprimer l’année qui précède la présidentielle. Il n’est plus élu pour cinq ans mais pour quatre, ça devient compliqué! ».  Dominique Dord, ex-trésorier de l’UMP, a jugé auprès de l’AFP qu’à propos du meeting de Villepinte, « on (était) dans l’épaisseur du trait ». « Comment déterminer la part des dépenses qui revient à l’UMP, celle qui revient au candidat? ».  Il a calculé que pour « éponger » les 11 millions d’euros manquant dans les caisses de l’UMP, le parti devrait faire des efforts correspondants à 2,5 millions d’euros jusqu’à 2017, « par des réductions de dépenses ».  Au-delà de ces problèmes de trésorerie, se pose, aux yeux du député de Savoie, « un fait politique assez hallucinant ». « Le Conseil constitutionnel prend une énorme responsabilité juridique. Qu’aurait-il fait si M. Sarkozy avait gagné l’élection? »  Le problème aurait pu se poser en 1995 pour Jacques Chirac dont les comptes de campagne ont été aussi contestés. Mais Roland Dumas, à l’époque président du Conseil constitutionnel, ne l’avait révélé que bien des années après. « La France avait besoin d’un président de la République. Elle venait d’élire Jacques Chirac (…) Annuler les élections, comme cela aurait été possible », c’était « laisser la France sans capitaine », affirmait-il en 2011.  Un élu UMP ne peut s’empêcher de voir « une curieuse coïncidence » entre les bons sondages de M. Sarkozy et toutes les affaires auxquelles son nom est mêlé. « Si on voulait abattre un homme, on ne s’y prendrait pas autrement », a affirmé un autre, ajoutant: « et l’UMP n’a plus les moyens d’expression nécessaires à un parti d’opposition. Tout cela a mauvaise allure ».

 

L’impôt va tuer la croissance et les rentrées fiscales en 2013

L’impôt  va tuer la croissance et les rentrées fiscales en 2013

 

Cette fois la France est engagée dans un cercle vicieux type Espagne voire Grèce. Le matraquage fiscale tue non seulement la croissance mais mécaniquement plombe les recettes fiscale ;  résultat :  la fiscalité supplémentaire qui devait régler les déficits ne fait que les aggraver. Si ce rythme se prolongeait sur l’ensemble de l’année, la progression des recettes fiscales nettes de l’Etat serait de 1,3 milliard d’euros en 2013, alors qu’elle est prévue à 30,2 milliards par rapport à l’exécution du budget 2012 en raison des fortes hausses de prélèvements votées. En cause, les rentrées de TVA, la principale recette de l’Etat, qui reculent de 2,3% sur fond de consommation atone et sans doute, estime Denis Ferrand, de problèmes de trésorerie des entreprises. Celles de l’impôt sur les sociétés régressent dans le même temps de 5,8% et la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques de 6,1%. Parallèlement, les dépenses de l’Etat ont augmenté de 5,6% à fin avril, une hausse ramenée à 1,1% hors éléments non récurrents qui est en ligne avec la progression en valeur de 1% attendue cette année. Dans le détail, les dépenses de personnel de l’Etat affichent d’un an sur l’autre une progression de 1,6% à périmètre constant et celles d’investissement reculent de 14,1%. Quant aux prélèvements sur recettes au profit des collectivités locales, ils sont en repli de 2,2% sur quatre mois. Le gouvernement prévoyait de ramener les déficits publics, dont le solde est la principale composante, à 3% du PIB en fin d’année, un objectif auquel il a renoncé avec le feu vert de la Commission européenne en raison de la faiblesse de la croissance en ce début d’exercice. Cet objectif reposait sur un déficit budgétaire ramené à 62,3 milliards d’euros à fin 2013 contre 87,2 milliards en 2012. Le gouvernement prévoit maintenant un déficit public à 3,7% du PIB cette année sur la base d’une croissance limitée à 0,1%, des hypothèses jugées trop optimistes. Les décalages substantiels déjà constatés amènent l’opposition à réclamer un projet de loi de finances rectificative, que le gouvernement a jusqu’ici refusé. « Le déficit s’aggrave, les recettes fiscales ne rentrent pas. Le gouvernement cache la réalité », a déclaré l’ancienne ministre du Budget Valérie Pécresse dans un « tweet ».

 

Emploi : Renault va embaucher à Flins

Emploi : Renault va embaucher à Flins

  »C’est une bonne nouvelle pour l’usine, pour Renault, pour la France ». Invité de l’émission C’est arrivé cette semaine, samedi sur Europe 1, Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, a commenté la décision de produire la prochaine Micra de Nissan à l’usine de Flins, dans les Yvelines, une « conséquence de l’accord de compétitivité » signé en mars avec les syndicats.  Le site de Flins « produit aujourd’hui un peu plus de 120.000 voitures par an, donc le fait de rajouter 80.000 voitures, cela ne peut pas se faire avec le nombre de personnes aujourd’hui dans l’usine », a développé Carlos Ghosn, ajoutant : « on va être obligés d’embaucher ». Pour l’heure, l’usine emploi 2.650 CDI, 750 intérimaires et 200 personnes en mission venues d’autres sites de Renault. D’après un responsable syndical FO, l’arrivée de la Micra sur les chaînes de montage de Flins devrait conduire à l’embauche d’une équipe supplémentaire, soit environ 1.000 personnes. La CGT avait, quant à elle, émis des doutes sur la volonté d’embaucher. « Je me méfie des effets d’annonce, et j’attends de voir si les Micra représenteront vraiment un volume supplémentaire pour Flins, et si elles ne vont pas remplacer une partie des Clio produites sur place », a ainsi réagi vendredi Ali Kaya, représentant CGT du site de Flins. Carlos Ghosn semble ainsi s’engager à « ajouter » la production de Nissan Micra à celle de Clio, sans la remplacer.   »Dans tous les cas, la décision de Nissan a été basée sur des purs critères économiques », a expliqué Carlos Ghosn. « L’autre option, c’était de continuer à produire la Micra en Inde et l’exporter en Europe. Il a fallu à tout prix battre cette hypothèse », a indiqué le PDG pour qui la décision prise par le groupe a « un sens économique ». Selon lui, « il y a un intérêt à produire là ou on veut vendre : cela élimine des couts de logistique et souvent quelques barrières douanières ».Carlos Ghosn a aussi estimé que d’autres acteurs du secteur automobile pouvaient être « tentés » par une production en France, et affirmé : « c’est une très grande chance pour Renault de montrer sur un cas très précis que produire en France, c’est attractif ».

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