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Centrafrique : les Russes aussi utiles que les Français!

Centrafrique : les Russes aussi utiles que les Français! 

Le  nouveau Premier ministre de RCA, Henri-Marie Dondra, s’explique sur cette insécurité qui gangrène le pays, fait le bilan de ses cent premiers jours au pouvoir et revient sur les dissensions qui perdurent entre Bangui et la France.Il considère la présence russe aussi nécessaire que la présence française. de quoi sans doute ajouter un peu plus de confusion et de troubles dans un pays miné par la guerre et la corruption (Interview JDD)

Quel bilan faites-vous de vos cent jours à la tête du gouvernement?
Sur le plan politique, il y a eu ce large vote de confiance de l’Assemblée nationale après ma déclaration de politique générale qui me permet d’aller de l’avant. Pour autant, nous n’avons pas attendu cela pour nous attaquer aux questions sociales qui demeurent nos priorités : ainsi l’accès à l’eau potable a été amélioré avec la réalisation de près de 185 forages. En ce qui concerne l’électricité, nous avons inauguré deux centrales. Le domaine de la santé n’a pas été oublié puisque nous avons recruté 240 agents. Il y a aussi une amélioration du climat des affaires, domaine où nous rencontrons quelques soucis. Aujourd’hui, nous essayons de restaurer la capacité de l’Etat à remplir ses missions régaliennes. 500 policiers et de 500 gendarmes ont été recrutés. L’objectif est d’atteindre 5.000 policiers et gendarmes d’ici 2023. Il faut que la paix s’impose pour que l’économIl considère la présence russe aussi nécessaire que la présence française. De quoi sans doute ajouter un peu plus de confusion et de troubles dans un pays miné par la guerre et la corruption.ie soit relancée à travers le secteur privé.

Mais la situation sécuritaire reste encore très volatile. Des combats se déroulent encore sur le territoire…
Nous faisons en sorte que les acquis obtenus depuis plusieurs mois, autrement dit la reconquête de territoires qui étaient aux mains des groupes rebelles, soit préservés. Nous en sommes aujourd’hui à 80 voire 90% du territoire qui a été récupéré.

Tenez-vous l’ancien Président François Bozizé pour principal responsable de cette insécurité?
Certains hommes politiques n’ont pas voulu participer aux élections et ont fait le choix des armes. Ce n’est pas le Président Touadéra qui a fait ce choix-là. Lui, au contraire, voulait coûte que coûte obtenir la bénédiction de la communauté internationale pour l’organisation de ce scrutin. Ce sont ceux qui composent la CPC qui ont imposé la guerre aux autorités. Nous n’avons fait que riposter.

Souhaitez-vous obtenir l’extradition du Président Bozizé?
Sur cette question, un débat se tient en haut lieu entre les chefs d’Etats de la sous-région. Ils travaillent pour qu’une solution soit trouvée.

Les forces du CPC pourront-elles participer au dialogue national de réconciliation promis par le Président Touadéra?

Tous les débats et négociations se feront dans le cadre des accords de paix que nous avons eu à signer. Seuls ceux qui sont restés dans ce cadre-là participeront au dialogue national inclusif. Comment pourrions-nous discuter avec ceux qui ont pris les armes et qui ne souhaitent plus être dans ces accords?

Comment expliquez-vous la dégradation des relations entre votre pays et Paris?
Notre relation pâtit de la désinformation et des attaques sur les réseaux sociaux qui ne sont pas l’œuvre du gouvernement. C’est regrettable. La France est un partenaire privilégié et nous n’avons pas le droit de gâcher nos relations avec elle. Nous continuons à maintenir le dialogue.

L’un des reproches formulés par Paris est la présence des mercenaires russes de la société Wagner sur votre sol. Le comprenez-vous?
J’ai entendu cette rumeur concernant Wagner. Il faut replacer les choses dans leur contexte : nous nous sommes uniquement adressés à la Russie officielle et avons signé un accord de coopération militaire pour la formation de nos forces de sécurité et de défense. Je n’ai vu nulle part d’accord signé avec une société privée russe.

Vous niez donc le fait qu’il y ait des mercenaires russes en RCA?
Encore une fois, nous avons des instructeurs russes sur notre sol. C’est tout.

Pourtant, en mai, des experts de l’ONU ont mentionné la présence de Wagner en RCA dans un rapport qui dénonçaient leurs exactions ainsi que celles des forces centrafricaines…
J’ai vu ce rapport. Mais je ne peux, en tant que Premier ministre, assumer le contenu d’un texte qui vient des Nations-Unies et qui n’est pas centrafricain. Par ailleurs, les Nations-Unies ont autorisé les Russes à nous livrer des armes et à former nos forces de défense et de sécurité.

Combien d’instructeurs russes sont présents sur le sol centrafricain?
Ils ne sont pas nombreux, entre 500 et 600 (les estimations les évaluent plutôt entre 1.000 et 2.000, NDLR).

Il n’y a donc pas d’intrusion des Russes dans les affaires centrafricaines?
Pas du tout. Il existe seulement une assistance technique auprès des services de douane via la mission économique russe. Mais celle-ci va bientôt prendre fin. En aucun cas, l’ambassadeur russe n’assiste au Conseil des ministres comme cela a pu être dit.

Comprenez-vous que le Mali envisage d’avoir recours à Wagner et à des forces autres que françaises et européennes pour assurer sa sécurité?
Il s’agit d’un pays souverain. Nous observons de près ce qui se passe là-bas. Ce que nous souhaiterions, c’est que la France renforce sa présence auprès de ce pays frère confronté à des difficultés tout comme nous.

La France a pourtant annoncé un retrait partiel des troupes…
Dans le cadre de l’antériorité de ses relations avec le Mali, la France devrait être davantage présente pour aider ce pays à se développer et à se protéger.

Les Nations-Unies ont décidé un renfort de 3.000 Casques Bleus dans votre pays. Est-ce une bonne décision?
Tout ce qui concourt à la paix, je le salue. Je ne peux donc qu’approuver et encourager les Nations-Unies à renforcer leur présence chez nous.

La paix pourra-t-elle triompher un jour dans votre pays?
C’est un impératif. Nous devons l’imposer par tous les moyens afin de relancer notre économie, ce qui nous permettra de mieux nous occuper de nos populations. Et pour obtenir cette paix, nous avons besoin de l’aide de tous, les Français comme les Russes.

Les e-carburants: Utiles et vraiment verts ?

Les e-carburants: Utiles et vraiment verts ? 

Un article du Wall Street Journal évoque la possibilité de sauver les moteurs à combustion avec le e-carburant. La question est cependant de savoir si ces carburants sont vraiment verts.
Tribune

Des compagnies aériennes, des spécialistes du fret et des majors pétrolières ont d’ores et déjà lancé des projets de production d’e-carburant ou testent un mélange d’e-carburant et de carburant classique. Les constructeurs automobiles investissent eux aussi dans une technologie qui, pour certains, pourraient permettre aux voitures traditionnelles de côtoyer véhicules hybrides et électriques, tout en polluant moins.

Le problème du coût

La technologie sur laquelle s’appuient ces nouveaux carburants n’a rien de nouveau. Il y a près d’un siècle, les scientifiques allemands Franz Fischer et Hans Tropschont ont mis au point une méthode, dit procédé de Fischer-Tropsch, qui permet de créer du pétrole synthétique en mélangeant du monoxyde de carbone et de l’hydrogène.

Pour beaucoup, l’avenir des e-carburants dépendra de l’évolution de la taxation des émissions de gaz à effet de serre (en cas d’adoption ou d’augmentation de ce type de dispositif, les carburants traditionnels deviendraient plus chers) et du soutien à la production d’hydrogène vert par des subventions et des financements publics

Pour leurs défenseurs, les carburants synthétiques présentent de nombreux avantages : ils peuvent être mélangés aux carburants traditionnels (leur densité et leur qualité sont similaires) ou les remplacer purement et simplement sans abîmer les pipelines, les stations-service ni les moteurs. Ils sont faciles à transporter et peuvent être stockés pendant longtemps.

 

Si les e-carburants reviennent à la mode, c’est parce que les prix des énergies renouvelables n’ont jamais été aussi bas, mais aussi parce que, partout dans le monde, les Etats et les entreprises investissent de plus en plus dans l’hydrogène vert et les technologies de capture du CO2, les deux éléments de base des e-carburants. Mais, pour l’heure, ils coûtent toujours entre quatre et six fois plus cher à produire (hors taxes) que les carburants traditionnels, selon eFuel Alliance, un groupe de promotion des énergies renouvelables sobres en carbone.

Pour beaucoup, l’avenir des e-carburants dépendra de l’évolution de la taxation des émissions de gaz à effet de serre (en cas d’adoption ou d’augmentation de ce type de dispositif, les carburants traditionnels deviendraient plus chers) et du soutien à la production d’hydrogène vert par des subventions et des financements publics.

Le cas échéant, les compagnies gazières et pétrolières devraient pouvoir fournir assez de CO2 capturé pour fabriquer des e-carburants. Les énergies fossiles représenteront une part importante du mix énergétique mondial, même en 2050. Mais en soutenant les technologies de capture du carbone, les majors pétrolières pourraient continuer de vendre de l’or noir tout en luttant contre le changement climatique.

Certaines sont d’ailleurs déjà passées à l’action. En Espagne, Repsol a investi 60 millions d’euros pour la construction d’une usine de carburants synthétiques utilisant le CO2 capturé près de la raffinerie de Bilbao. Le site, qui devrait ouvrir ses portes en 2023, produira 50 barils d’e-carburants par jour pendant la phase de test, puis augmentera sa cadence pour approvisionner le secteur des transports.

Le géant américain Exxon Mobil s’intéresse lui aussi à ces carburants de synthèse. Cette année, il s’est engagé à investir 3 milliards de dollars d’ici 2025 (soit environ 3 % à 4 % de ses investissements annuels) dans les technologies à faibles émissions, notamment la capture et le stockage du carbone. Il s’est aussi associé à Porsche pour tester les e-carburants sur des voitures.

« Les e-carburants ont un potentiel énorme, souligne Andrew Madden, vice-président en charge de la stratégie et de la planification d’Exxon Mobil Fuels & Lubricants. La technologie [de capture du carbone] progressant, on peut les lier quand c’est pertinent. »

Les bateaux et les avions d’abord

Dans l’immédiat, l’aviation et le transport maritime, deux secteurs aussi polluants que difficiles à électrifier pourraient être les premiers intéressés par les carburants synthétiques. La forte densité en énergie des e-carburants pourrait aussi en faire une bonne solution pour décarboner les poids lourds qui transportent les marchandises sur de longues distances, affirment les défenseurs de cette solution.

En janvier, KLM Royal Dutch Airlines a fait voler un avion commercial entre Amsterdam et Madrid avec du e-kérosène, une première mondiale. L’appareil était propulsé par un mélange de kérosène classique et 500 litres de carburant synthétique produit par Royal Dutch Shell. L’avionneur européen Airbus, qui aimerait faire voler le premier avion commercial zéro émission d’ici 2035, s’intéresse également aux e-carburants.

En 2019, la compagnie aérienne allemande Deutsche Lufthansa a, elle, signé un accord avec la raffinerie Heide pour produire du kérosène synthétique destiné à l’aéroport de Hambourg. L’objectif : remplacer, dès 2024, 5 % du kérosène fossile utilisé par les avions qui passent par cet aéroport par du kérosène synthétique produit grâce à une électricité éolienne locale.

Jürgen Wollschläger, directeur général de Heide, estime que les e-carburants pourraient aussi trouver des applications dans l’industrie chimique, par exemple en réduisant l’empreinte carbone de la transformation du plastique et les émissions liées à la production de smartphones, d’ordinateurs portables, de bouteilles de shampoing ou de jouets.

« Les applications sont très nombreuses et concernant plus ou moins tous les matériaux qu’on utilise au quotidien », affirme-t-il.

De son côté, le géant du transport maritime A.P. Møller-Mærsk voit en l’e-ammoniac et l’e-méthanol des carburants prometteurs pour sa flotte, et ajoute que ses clients ont indiqué qu’ils seraient à payer plus cher un transport plus vert, qui leur permettrait de réduire les émissions de leur chaîne logistique.

« Le dialogue que nous avons avec nos clients est prometteur, déclare Morten Bo Christiansen, vice-président et responsable de la décarbonisation de Mærsk. La technologie est éprouvée et mature, et peut être reproduite à grande échelle. Un immense cycle d’investissement nous attend. »

Mærsk devrait faire naviguer son premier bateau neutre en carbone d’ici 2023 et songe à utiliser l’e-méthanol comme carburant. Le groupe travaille aussi avec la société d’investissement Copenhagen Infrastructure Partners et des entreprises danoises pour bâtir le plus grand site de production d’ammoniac vert d’Europe à Esbjerg, sur la côte ouest du Danemark.

Des carburants vraiment verts ?

Mais c’est sur l’automobile que le récent retour en force des carburants de synthèse s’est concentré, certains constructeurs le voyant, aux côtés de l’électrique et de l’hybride, comme une autre façon de rendre la voiture plus écologique.

L’an passé, Porsche a annoncé qu’il allait investir environ 20 millions d’euros dans une usine de carburants de synthèse située dans le sud du Chili, une région très venteuse. Le constructeur allemand prévoit de tester ces carburants sur ses voitures de course, puis sur sa gamme de sportives, dont la 911.

Pour le groupe, l’écart de prix entre e-carburants et carburants fossiles pourrait fortement se réduire dans les cinq prochaines années en fonction des taxes et subventions publiques. La taxation du carbone ferait en effet grimper le prix des énergies fossiles et doperait la production des énergies renouvelables indispensables pour obtenir l’hydrogène vert.

« Si les régulateurs taxent les émissions de carbone, les e-carburants peuvent devenir une option de décarbonisation très pertinente », affirme Michael Steiner, membre du comité exécutif en charge de la R&D chez Porsche.

« Le problème des émissions ne vient pas des moteurs, mais des carburants, explique-t-il. Pourquoi renoncer au moteur à combustion interne si on peut le rendre extrêmement propre ? »

Pour lui, le fait que les e-carburants soient liquides les rend plus faciles à transporter et à stocker dans des villes ou des régions où les énergies renouvelables sont rares ou quand le réseau électrique ne permet pas de déployer des véhicules électriques à grande échelle.

Certains soulignent d’ailleurs que les véhicules électriques ont eu aussi des problèmes de pollution, à commencer par l’extraction du lithium utilisé dans les batteries, ainsi que le recyclage de ces batteries.

Christian Schultze, directeur des opérations du centre de R&D de Mazda Motor Europe, souligne que les carburants de synthèse pourraient rendre les véhicules anciens plus propres, donc accélérer la réduction des émissions de CO2.

« Le problème des émissions ne vient pas des moteurs, mais des carburants, explique-t-il. Pourquoi renoncer au moteur à combustion interne si on peut le rendre extrêmement propre ? »

Mais, pour les détracteurs des e-carburants, les véhicules roulant au carburant de synthèse ne seront jamais aussi verts que les véhicules électriques, entre autres à cause du volume d’énergie perdu lors de la conversion de l’électricité en carburants liquides ou gazeux.

« Il y a peu de chances pour que l’utilisation d’e-carburants dans un moteur à combustion interne inefficace soit une solution moins chère ou plus pratique pour réduire les émissions de carbone que les véhicules électriques », estime Stephanie Searle, directrice du programme sur les carburants de l’organisation International Council on Clean Transportation.

En outre, les énergies renouvelables étant indispensables aux carburants synthétiques, il faudra que leur production augmente de façon significative pour que les e-carburants soient produits en quantité.

Pour l’heure, l’offre est très limitée.

Geert Decock, responsable électricité et énergie chez Transport & Environment, une organisation à but non lucratif qui milite pour le transport durable en Europe, explique avoir voulu tester les e-carburants dans une voiture dotée d’un moteur à combustion. Il voulait en acheter 500 litres, mais il n’a pas réussi.

Selon lui, pour que cette technologie devienne réalité, il faut d’abord agrandir l’infrastructure de ravitaillement. « Il faut adapter les ports, installer des hubs pour l’hydrogène, aménager des zones de stockage de l’ammoniac, détaille-t-il. Il faut avancer sur ces axes dans les prochaines décennies pour déployer l’infrastructure et faire baisser les coûts. »

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Marion Issard)

Fausse démocratie-Convention citoyenne : les idiots utiles de Macron

Fausse démocratie-Convention citoyenne : les idiots utiles de Macron

 

On peut difficilement a priori juger du manque de sincérité des 150 citoyens pris au hasard ( sans doute après un filtrage méthodique portant sur plusieurs milliers !) qui se sont engagés de façon un peu naïve dans cette opération de démocratie trottoir proposée par Macron  dont l’objectif était surtout de ne pas  affronter les organisations en charge habituellement des questions environnementales et de façon plus générale les partis politiques. C’est la stratégie habituelle de Macron: contourner les organisations qu’il s’agisse du terrain écologique,, politique ou encore sociale ( y compris à l’intérieur de LREM).  Macron se veut le parti lui-même, le seul membre décideur, le seul membre penseur, le seul membre représentatif, les autres n’étant assimilés qu’à des collaborateurs de seconde zone y compris d’ailleurs au sein de son propre gouvernement. Du coup, cette opération convention citoyenne sur l’environnement était cousue de fil blanc dès le départ l’objectif était de détourner l’attention sur nombre de problèmes dans lesquels a chuté le président pour tenter d’orienter l’intérêt sur un objet normalement plus fédérateur. Or comme il fallait s’y attendre,  cette convention citoyenne en quelques mois n’a pu se transformer en en lieu d’expertise expert de l’environnement même si quelques propositions ici ou là paraissent évidentes mais d’une façon générale elles paraissent évidents y comprises à ceux qui fréquentent les bistrots.

 

 Rien de révolutionnaire que de développer le progrès tout en préservant les ressources de la Terre, la biodiversité, la qualité de la vie bref protéger la vie tous ceux qui vivent. Et de là sont sortis les idées les plus saugrenues comme celle consistant à limiter à 110 km/h la vitesse sur les autoroutes. Notons d’abord que ce ne sont pas sur les autoroutes que ce produisent les masses de d’émissions polluantes mais dans les zones denses des agglomérations. Ensuite cela va imposer à chaque automobiliste de réinvestir dans la vieilles 2cv classiques. Et encore on a échappé à la proposition de réduction du temps de travail à 28 heures sans réduction de la rémunération évidemment bref des propositions qui seront vite enterrées, détournées, déformées mais par contre utilisées politiquement par Macron tenter l’opération de manipulation politique. On essaiera de choisir deux ou trois questions susceptibles de recueillir 60 à 80 % d’adhésion pour donner l’impression que la cote de popularité du président de la de république qui s’effrite de jour en jour est en train de remonter surtout à la veille des élections de 2022. La ficelle est énorme. Mais la procédure elle-même était nulle même si cela ne remet pas en cause la sincérité des participants mais plutôt leur naïveté. Et pourquoi pas aussi des une convection citoyenne sur la coronavirus ? Avec referendum évidemment !

Convention citoyenne : les idiots utiles de Macron

Convention citoyenne : les idiots utiles de Macron

 

On peut difficilement a priori juger du manque de sincérité des 150 citoyens pris au hasard ( sans doute après un filtrage méthodique portant sur plusieurs milliers !) qui .qui se sont engagés de façon un peu naïve dans cette opération de démocratie trottoir proposée par Macron  dont l’objectif était surtout de ne pas  affronter les organisations en charge habituellement des questions environnementales et de façon plus générale des partis politiques. C’est la stratégie habituelle de Macron: contourner les organisations qu’il  il s’agisse du terrain écologique,, politique ou encore sociale ( y compris à l’intérieur de LREM).  Macron se veut le parti lui-même, le seul membre décideur, le seul membre penseur, le seul membre représentatif, les autres n’étant assimilés qu’à des collaborateurs de seconde zone y compris d’ailleurs au sein de son propre gouvernement. Du coup, cette opération convention citoyenne sur l’environnement était cousue de fil blanc dès le départ l’objectif était de détourner l’attention sur nombre de problèmes dans lesquels a chuté le président pour tenter d’orienter l’intérêt sur un objet normalement plus fédérateur. Or comme il fallait s’y attendre cette convention citoyenne en quelques mois n’a pu se transformer en expert de l’environnement même si quelques propositions ici ou là paraissent évidents mais d’une façon générale elles paraissent évidents y comprises à ceux qui fréquentent les bistrots. Rien de révolutionnaire essayait de développer le progrès tout en préservant les ressources de la Terre, la biodiversité, la qualité de la vie bref protéger la vie tous ceux qui vivent. Et de là sont sortis les idées les plus saugrenues comme celle consistant à limiter à 110 km/h la vitesse sur les autoroutes. Notons d’abord que ce ne sont pas sur les autoroutes que ce produisent les masses de d’émissions polluantes mais dans les zones denses des agglomérations. Ensuite cela va imposer à chaque automobiliste de réinvestir dans la vieilles 2cv classiques. Et encore on a échappé à la proposition de réduction du temps de travail à 28 heures sans réduction de la rémunération évidemment bref des propositions qui seront vite enterrées, détournées, déformées mais par contre utilisées politiquement par Macron tenter l’opération de manipulation politique. On essaiera de choisir deux ou trois questions susceptibles de recueillir 60 à 80 % d’adhésion pour donner l’impression que la cote de popularité du président de la de république qui s’effrite de jour en jour est en train de remonter surtout à la veille des élections de 2022. La ficelle est énorme. Mais la procédure elle-même était nulle même si cela ne remet pas en cause la sincérité des participants mais plutôt leur naïveté. Et pourquoi pas aussi des une convection citoyenne sur la coronavirus ?

Mouvement du 17 novembre : les politiques ni souhaités, ni utiles

Mouvement du 17 novembre : les politiques ni souhaités, ni utiles

 

 

Hormis le rassemblement national qui saute sur tout ce qui bouge, aucun autre parti politique ne devrait s’associer au mouvement du 17 novembre visant à protester contre l’augmentation du carburant. De toute manière, les organisateurs de cette manifestation ne souhaitent pas cette immixtion des partis politiques. D’une certaine manière le soutien du Rassemblement national constitue même un handicap pour le succès des gilets jaunes car les autres partis politiques ont plutôt tendance à dénoncer l’instrumentalisation par l’extrême droite. La méfiance des organisations politiques se nourrit aussi de l’inquiétude de voir émerger  la mise en place d’un mouvement qui pourrait éventuellement leur faire concurrence. On a vu en effet dans certaines circonstances notamment en Italie que certains mouvements spontanés pouvaient ensuite se transformer en structures politiques. Pour l’instant l’hypothèse est peu vraisemblable mais tout dépendra, quant à la suite à donner, du niveau de mobilisation. Ce qui est certain tout cas c’est que la grogne importante, une grogne contre la fiscalité du carburant considérée comme la goutte qui a fait déborder le vase de la contestation globale d’une fiscalité qui étouffe. S’ils sont farouchement opposés à la hausse des taxes sur le carburant, Les Républicains semblent tout autant en désaccord avec la manifestation du 17 novembre. «Les Français respecteront davantage une opposition qui propose plutôt qu’une opposition qui montre les dents et bloque les routes», estime Annie Genevard, vice-présidente du parti, selon des propos rapportés par France Inter. «Violer la loi et empêcher la liberté d’aller et venir, ce n’est pas une réponse», souligne également le député LR Julien Aubert. «Le débat doit rester cantonné au débat démocratique, et je regrette que finalement la psychorigidité du gouvernement l’empêche d’écouter le message de la rue, car cela fait du miel de tous ceux qui sont démagogiques, et de ces partis qui soufflent sur les braises», a poursuivi celui qui est aussi secrétaire général adjoint des Républicains. Le Parti socialiste doit décider mardi soir lors de son Bureau national s’il appelle ou non ses militants à soutenir le mouvement. Il n’y a cependant pas beaucoup de suspens. Les cadres refusent de soutenir une opération «instrumentalisée par l’extrême droite». «On voit bien que le Rassemblement national essaie de surfer sur l’événement», regrette un d’entre eux, pourtant pas opposé au mouvement spontané. Le PS voit derrière la hausse des taxes du carburant un nouvel épisode du «matraquage fiscal» mené par le gouvernement «sur le dos de l’écologie».

La position de Jean-Luc Mélenchon a pu faire sursauter à gauche. Alors qu’il voulait «engager la sortie du diesel» lors de la campagne présidentielle, le leader de La France Insoumise se porte désormais en défenseur des opposants à la hausse des prix à la pompe. «Ceux qui utilisent du carburant le font parce qu’ils n’ont pas le choix», a-t-il soutenu lors de son meeting la semaine dernière à Lille. Un point de vue loin d’être partagé en interne. Sa collègue députée Clémentine Autain se montre par exemple nettement moins affirmative. «Je ne serai pas le 17 dans les blocages parce que je ne me vois pas défiler à l’appel de Minute et avec Marine Le Pen», a-t-elle écrit dans une note de blog. La députée Insoumise insiste en revanche pour promettre qu’elle «ferait tout son possible pour que les décisions prises se conjuguent avec la justice sociale et le recul massif des émissions dangereuses.»

 

Automédication : seulement 21% des médicaments utiles

Automédication : seulement 21% des médicaments utiles

Non seulement nombre de médicaments achetés sans ordonnance sont inutiles  mais près de la moitié sont dangereux. Pourquoi les vendre alors ? Simplement parce que c’est sur ces médicaments trois fois plus chers  (et sur la parapharmacie), que les profits sont les plus importants tant pour les industriels que pour les pharmaciens. .  Sur les 62 médicaments les plus vendus que 60 Millions de consommateurs passés au crible, 45% sont à proscrire car leur rapport bénéfice/risque est défavorable. Prenons l’exemple de Nurofen Rhume, les auteurs de l’étude estime que « la présence d’un anti-inflammatoire non stéroïdien (ibuprofène) et d’un vasoconstricteur (pseudoéphédrine) » dans ce médicament « est un non-sens pour traiter un nez qui coule ». Or, les auteurs soulignent aussi que les contre-indications sont très nombreuses avec ce médicament (incidences cardiovasculaire et neurologique). Par ailleurs, selon le magazine, un tiers des médicaments étudiés sont « passables » : leur efficacité n’est pas prouvée, mais ils sont généralement bien tolérés. C’est le cas du Spasfon-Lyoc. C’est un antispasmodique d’efficacité faible, selon la Haute Autorité de santé. Or, il peut entraîner des réactions allergiques, certes très rares, mais graves, comme l’œdème de Quincke ou une chute brutale de la tension artérielle. Finalement, seulement 21% d’entre eux présentent un rapport bénéfice/risque favorable, comme le Gaviscon indiqué dans le traitement du reflux gastro-œsophagien. « Il présente un bon rapport efficacité/tolérance », précise l’étude. Parmi les médicaments en libre service et dont la balance bénéfice/risque est défavorable, on retrouve une grande partie des antirhumes très connus, comme Actifed Rhume, Dolirhume ou Nurofen Rhume. Tous ces médicaments comportent une longue liste de contre-indications. Et pour cause : ils contiennent à chaque fois deux à trois composés actifs. Les effets secondaires sont nombreux : accidents cardio-vasculaires, neurologiques, psychiatriques, tachycardie… Autre enseignement de l’étude : les prix des médicaments en libre-service ont explosé. La raison ? 60 Millions de consommateurs explique qu’en 2017, les laboratoires ont consenti des baisses de prix des médicaments vendus sur ordonnances pour un montant de 500 millions d’euros. Résultat : pour compenser les marges perdues, les médicaments en libre-service voient leur prix augmenter. Par exemple, si vous avez une gastro-entérite et que vous allez chez votre médecin, il y a des chances qu’il vous prescrive du Smecta et de l’Imodium. Si vous n’allez pas chez votre médecin et que vous allez en pharmacie, on vous vendra alors du Smectalia et de l’Imodiumcaps. La différence entre les deux ? A part le prix, rien, explique le magazine. Ce sont exactement les mêmes produits. Mais ceux vendus en libre-service sont jusqu’à 2,5 fois plus chers.

La liste des médicaments à bannir

Sur les 62 médicaments étudiés, 28 comportent un rapport bénéfice/risque défavorable.

Rhume. Actifed Rhume, Actifed Rhume Jour & Nuit, Dolirhume Paracétamol et Pseudoéphédrine, Nurofen Rhume, Rhinadvil Rhume ibuprofène/pseudoéphédrine, HumexLib paracétamol chlorphénamine.

Toux. Bronchokod sans sucre toux grasse adultes, Exomuc toux grasse orange, Fluimucil expectorant sans sucre orange, Humex toux sèche oxomémazine sans sucre, Mucomyst toux grasse orange, Toplexil sans sucre.

Mal de gorge. Angi-spray mal de gorge, Colludol, Drill, Drill miel rosat, Hexaspray, Humex mal de gorge lidocaïne-benzalkonium, Strefen sans sucre, Strepsils lidocaïne, Strepsils miel citron.

Etat grippal. Actifed états grippaux, Doli état grippal, Fervex état grippal.

Diarrhée. Ercéfuryl.

Constipation. Dulcolax, Pursennide.

 

Energie : rappels utiles des déclarations de Nicolas Hulot

Energie : rappels utiles des déclarations de  Nicolas Hulot

 

 

En juillet, Le ministre, Nicolas Hulot  a souligné la nécessité de simplifier le cadre de développement des énergies renouvelables et a appelé les Français à ne pas « être contre tout », des réactions de type « Nimby » freinant le développement de nombreux projets.  Mais Il a confirmé l’objectif de 50% dans la production électrique nucléaire en 2025 (contre 72,3% en 2016), considérant qu’il permettra alors de « voir si l’on va plus loin ». Les fermetures de réacteurs nécessaires à l’atteinte de cette cible devront être précisées en fonction des critères de sécurité, économiques et sociaux ultérieurement, a-t-il indiqué.

 

En novembre, il annonce que  Ce n’est qu’à partir de 2040 2050 qu’on pourra sérieusement et véritablement réduire la part du nucléaire dans l’électricité. Ce sera aussi le temps nécessaire pour la montée en puissance des énergies alternatives réellement rentables et efficaces. Ce que reconnaît maintenant Nicolas Hulot. « Beaucoup savaient que cet objectif n’était pas atteignable », a-t-il avancé sur BFMTV. « Ce qui est le plus important, c’est de regarder la faisabilité, de planifier et de ne pas simplement se poser des totems (…) dont on fait semblant de découvrir que ce n’est pas compatible » avec les autres objectifs sociaux ou écologiques, a lancé le ministre, visant à demi-mots Ségolène Royal. Pour convaincre de l’utilité d’un report, Nicolas Hulot a listé les risques qui auraient pesé s’il s’était obstiné à atteindre dans les délais cet objectif, qui était aussi l’un des engagements de campagne d’Emmanuel Macron. « Impossible, a-t-il affirmé, sauf à pas tenir des conséquences sociales, à renier tous nos engagements climatiques, à ne pas fermer les centrales à charbon et à rouvrir les centrales thermiques. »

 

Nicolas Hulot et le gouvernement renoncent  donc clairement à réduire la part du nucléaire. Mais pour masquer ce revirement total de politique Hulot va s’efforcer cependant de développer des éoliennes devenues encore plus inutiles mais qui permettent de sauvegarder son vernis écolo.

 

Sondage Syndicats : pas très utiles pour 54%

Sondage Syndicats : pas très utiles pour 54%

Il est clair que l’image des syndicats ne cesse de se dégrader. D’abord le taux de syndicalisation est particulièrement faible pour ne pas dire anecdotique ensuite l’image des syndicats est fortement dégradée. La crise  a bien sûr accentué la tendance mais le phénomène d’obsolescence des organisations syndicales  est engagé depuis des dizaines d’années . En cause la bureaucratisation des appareils , le poids du public , la sociologie même des responsables, le vieillissement des cadres. Coté patronal ou gouvernemental, rien  non plus n’a été fait pour aider à la modernisation de la représentation syndicale, au contraire puisqu’on limite leur interventions à des champs très restreints.    La crise du syndicalisme en France ne connaît donc pas de répit. Alors que la baisse du pourcentage de salariés syndiqués continue de se poursuivre (7% de salariés syndiqués), moins d’un Français sur deux (45%) juge les syndicats utiles et moins d’un sur trois (31%) pense qu’ils sont représentatifs des salariés.  Selon ce sondage réalisé pour Axys Consultants, Le Figaro et BFM Business, 54% des personnes interrogées estiment que les syndicats ne jouent pas un « rôle utile ». Dans le détail, les salariés du public sont plus nombreux (57%) à les juger utiles que les salariés du privé (48%). La défiance augmente aussi parmi les travailleurs des catégories populaires  Les Français leur font toutefois confiance pour défendre les intérêts des salariés (56%) mais sont moins nombreux à s’y fier (44%) pour négocier des accords gagnant-gagnant avec le patronat. Plus de deux tiers des Français (67%) disent aussi ne se sentir proches d’aucun syndicat.  A la veille de la Fête du travail, le sondage ne présage pas d’importants mouvements de foule pour les manifestations traditionnelles de la journée du 1er mai.




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