Archive pour le Tag 'utile'

Mélenchon, le nouveau Georges Marchais utile à Macron

Mélenchon, le nouveau Georges Marchais utile à Macron

 

Dans les milieux proches de Macron, on se félicite d’avoir pour principal opposant Jean-Luc Mélenchon. En fait,  une caricature d’opposition qui valide un peu plus les orientations du gouvernement. La critique et les propositions de Mélenchon sont tellement outrancières, ridicules et théâtrales que d’une certaine manière elle ne peut que faciliter l’adhésion à la politique de  Macron. Mélenchon c’est un peu le nouveau Georges marché du XXIe siècle (avec la culture en plus mais qui ne lui sert pas à grand-chose en politique). Mélenchon s’est complètement ridiculisé en contestant la légitimité politique de Macon, en proposant la révolution sociale et la perspective d’un régime bolivarien à la mode de Cuba  ou du Venezuela. Non seulement il n’a pas réussi à réunir 1 million d’opposants sur les Champs-Élysées mais en plus ses outrances et sa tentative d’instrumentalisation du mécontentement social ont tué mouvement contre les ordonnances du code du travail. Mélenchon attribue la responsabilité de cette défaite sociale à la division syndicale mais lui-même n’est pas même capable de réaliser la moindre union politique avec la gauche et même avec l’extrême gauche. En outre le camarade Mélenchon ne pratique guère l’introspection quand il affirme “La division syndicale nous a nui d‘une manière incroyable dans la bataille”, a dénoncé Jean-Luc Mélenchon. “Honte à ceux qui en sont responsables.” Des propos évidemment irresponsables qui vont lui revenir comme un boomerang lors de sa prochaine tentative de récupérer le mouvement social. Mélenchon vise en effet les syndicats réformistes comme la CFDT, mais aussi FO  et  la CGT. Pas étonnant que Mélenchon enregistre un net recul dans les sondages. Cela d’autant plus qu’il a à gérer des contradictions internes.  Ces derniers mois, plusieurs personnalités de La France insoumise ont suscité une série de polémiques, dont l‘une concerne le logement HLM occupé par l‘ex-porte-parole Raquel Garrido et son conjoint, le député Alexis Corbière. La députée Danièle Obono s‘est pour sa part attirée les foudres d‘une partie du monde politique à la suite de déclarations portant notamment sur la pratique de la non-mixité dans des réunions associatives. Mélenchon lui-même est au centre d’une polémique quant à son patrimoine immobilier. Mélenchon réfute tout enrichissement grâce à la politique, il menace de porter plainte contre les médias mais pour l’instant il n’a pas encore bougé ! En attendant, la cote du député s‘effrite dans l‘opinion. Près des deux tiers des Français (63% contre 36%) ont une mauvaise image de lui et sa popularité a chuté de six points en deux mois, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié vendredi.

PS : plus utile dans l’opposition qu’au pouvoir (Cambadélis)

 

C’est un aveu d’impuissance qu’a reconnu Jean-Christophe Cambadélis, l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste, sur BFMTV ce dimanche soir. Pour parler clair il a indiqué que le parti socialiste ne servait pas à grand-chose une fois au pouvoir. D’une manière plus générale il a estimé que la logique des institutions de la Ve République plaçait les partis au pouvoir en situation de parenthèses. Pas question en effet de contester la politique du gouvernement voir même de faire des propositions. Cela vaut toutes les formations y compris actuellement avec le parti en marche. Du coup les organisations politiques une fois pouvoir se laisse cannibaliser par une logique de gouvernance souvent technocratique. « Quand vous êtes un parti au pouvoir, le parti ne peut pas faire échec à son propre gouvernement. Vous ne pouvez qu’infléchir, vous ne pouvez pas renverser une orientation politique. »:  »Nous avons été un parti de gouvernement qui a sombré dans la gouvernance (…) Nos électeurs ne nous ont plus suivis parce qu’ils ne voyaient pas où nous voulions aller. »  . Jean-Christophe Cambadélis estime par ailleurs que François Hollande n’était pas prêt à gouverner. « François Hollande était dans une compétition avec Dominique Strauss-Kahn. À l’époque, tout le monde pensait qu’il allait l’emporter (…) Et d’un seul coup, il s’est retrouvé dans une situation de mener sa campagne pour l’élection présidentielle alors qu’au fond il se préparait à être dans un ticket avec Dominique Strauss-Kahn. Il n’avait pas réfléchi, humé, défini (…) ce qui aurait été nécessaire pour la France. » Jean-Christophe Cambadélis observe par ailleurs que la quasi-totalité des parties politiques font reposer leur projet sur une philosophie très centralisatrice (de l’extrême gauche à l’extrême droite). Il oppose à cette philosophie une vision participative très décentralisée car estime-t-il les Français ne veulent pas seulement une politique cohérente mais tout autant être associé à la définition des orientations. Pour lui,  le mouvement en marche du président de la république présente de ce point de vue les mêmes défauts que ceux du parti socialiste et connaîtra à terme le même sort. Bref face à la démarche jacobine de tous les partis politiques,  Jean-Christophe Cambadélis propose une démarche girondine très volontariste. Dommage évidemment que les propositions de Jean-Christophe Cambadélis arrivent un peu tard.

« Une réforme utile, pas une révolution »

« Une réforme utile, pas une révolution »

 

 

Ce que considère  l’expert Raymond Soubie (ancien conseiller de Sarkozy,  très apprécié des syndicats) dans une interview à BFM. Il estime  par ailleurs que les conditions ne se sont pas réunies pour une protestation de masse des syndicats.

 Les ordonnances affaiblissent -elles le pouvoir des syndicats dans l’entreprise?

Pas vraiment dans l’immédiat: les ordonnances diminuent le pouvoir des organisations dans les entreprises de moins de cinquante salariés, or dans celles-ci, il n’y a déjà que 4% des salariés syndiqués. Leur pouvoir y est déjà très faible. Cependant, le débouché des ordonnances donne la part belle au projet du Medef, qui ne considère pas le syndicat comme un interlocuteur prioritaire. C’est un jeu dangereux pour l’avenir, même pour le Medef lui-même. D’ailleurs, ce n’est pas forcément la solution la plus pertinente: c’est une chose de souhaiter discuter plus directement entre employeurs et salariés, sans intermédiaires, mais les négociations demandent souvent de la technicité, de la spécialisation, des connaissances. Là-dessus, les syndicats de salariés ou patronaux garderont une vraie utilité. De même, la négociation de branche est particulièrement importante.

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Comment les syndicats peuvent-ils montrer leur utilité et rééquilibrer la situation?

Les ordonnances présentées aujourd’hui renforcent le volet «flexibilité» du débat flexibilité/sécurité du marché du travail. Mais dès septembre, il va y avoir des discussions sur l’apprentissage, la formation continue professionnelle, l’assurance-chômage, puis viendront les débats sur les retraites, en janvier. Sur tous ces thèmes, qui concernent des aspects de «sécurité» du marché du travail, les syndicats pourront montrer leur importance et leur technicité. En revanche, si le Président de la République, comme il l’a envisagé, «étatise» certains organismes sociaux, ce sera une vraie défaite pour les syndicats, qui s’occupent de leur gestion. Emmanuel Macron est un libéral étatiste, il n’a pas en tête l’importance de la subsidiarité des corps intermédiaires dans l’organisation économique en France. Son libéralisme est très jacobin, or on a besoin de niveaux intermédiaires. De son côté, le premier ministre a parlé, lors de sa conférence de presse, de branches professionnelles moins nombreuses et plus structurées: c’est un vrai chemin d’avenir, qui renforcerait les syndicats en les rendant plus efficaces et plus concrets.

 

Malgré leur opposition, certains syndicats (FO, CFDT) n’ont pas appelé à manifester. Pourquoi cette passivité?

FO a joué habilement en se repositionnant sur sa ligne traditionnelle, qui est celle de la négociation et du compromis. La contestation de la loi El Khomri, jusqu’au-boutiste mais qui n’a produit aucun résultat au moment des discussions, a manifestement servi de leçon. En ce qui concerne les ordonnances, Jean-Claude Mailly se targue d’avoir obtenu bien plus en jouant le jeu des négociations plutôt que celui de la rue. Le syndicat s’est rapproché de ses interlocuteurs, et se repositionne au centre des négociations pour les concertations futures. De même, la CFTC a, à son échelle, montré son utilité.

La CGT s’apprête quant à elle à livrer bataille, mais il n’est pas évident qu’elle mobilise la rue, concurrencée par Jean-Luc Mélenchon. Je suis également surpris par la réaction de la CFDT, qui parle d’une «occasion manquée», mais se désengage de la lutte: cette attitude est plutôt curieuse.

Hollande veut être utile ! Alors qu’il se taise

Hollande veut être utile ! Alors qu’il se taise

 

 

Difficile pour Hollande et les vieux crocodiles de la politique de décrocher. En effet l’ancien président de la république s’interroge sur son avenir. Il veut encore assumer des missions (comme Ségolène Royal qui cherche désespérément un poste international).  Le plus grand service qui pourrait rendre Hollande à la France et à la démocratie c’est évidemment de se taire car Hollande aura sans doute représenté l’un des derniers archétypes de la vieille politique sorte de synthèse molle entre des objectifs contradictoires qui conduisent à l’immobilisme. C’est en simple « citoyen » que François Hollande est de retour en Corrèze. Vendredi, alors qu’il doit assister aux commémorations du massacre de Tulle en 1944, l’ancien Président a répondu à quelques questions du journal Montagne. L’occasion de dire quelques mots sur son avenir. « Un ancien Président doit être encore au service de son pays », estime ainsi François Hollande. « La Fondation [la France s’engage, NDLR] va me prendre une partie de mon temps, les voyages à l’étranger que je vais faire, les missions que sans doute je prendrai, nous verrons bien, et puis la réflexion que je vais mener parce qu’il y a quand même beaucoup à faire dans notre pays », a-t-il ajouté. Pour autant, François Hollande ne compte pas revenir trop vite dans le jeu politique. « Je n’envisage pas de commenter la vie politique », a-t-il confié, précisant qu’à ses yeux « une période de réserve et de retenue est absolument nécessaire ». « Je ne sais pas combien de temps cela durera […]. Il faut laisser du temps, et je l’ai suffisamment reproché à d’autres pour ne pas m’autoriser moi-même à faire des réflexions qui seraient prématurées », a complété l’ancien chef de l’Etat, sans évoquer directement Nicolas Sarkozy qui, en 2012, avait fait son retour en août sur la question syrienne. François Hollande confirme également qu’il écrira un livre, « non pas de récit du quinquennat, mais des leçons qu’[il] peut tirer de cette responsabilité qu’[il] a occupée » dans « une période particulièrement dense et éprouvante ». « Ce changement de rythme, je m’y suis préparé », assure-t-il.

Nuit debout, le Pape, Varoufakis : l’incantation utile mais insuffisante

Nuit debout, le Pape, Varoufakis :   l’incantation utile mais insuffisante

 

 

 

Les propos ne sont évidemment pas de même nature mais ils ont en commun d’appeler à un changement. Un changement pour davantage d’humanité à l’égard des migrants de la part du pape, un changement pour combattre les excès du capitalisme de la part de l’ancien ministre grec des finances,  un changement enfin de la part de Nuit debout pour un autre système démocratique, une autre société. Des appels utiles mais bien insuffisants car trop isolés, trop  partiels voire contradictoires, en tout cas trop déconnectés de leur contexte. L’appel du pape pour un meilleur accueil  des migrants trouve ses limites dans l’absence d’analyse des facteurs explicatifs de la crise en Irak, en Syrie en Libye voir au-delà. L’appel de Vafourakis pour rompre avec les dégâts du capitalisme international se heurte à l’absence de perspectives crédibles pour réguler l’économie moderne enfin l’appel de Nuit debout est largement handicapé par le flou qui règne sur ce qui est souhaité comme alternative au système actuel. En cause peut-être une question méthodologique car pour changer il convient d’abord de comprendre le présent dans ses dimensions multiples et systémiques. Or tout reste à faire ou presque pour comprendre les mutations qui affectent la société ;  non pas que nous manquions de rapports, d’analyses, d’informations sur chaque thématique mais nous souffrons cruellement d’une insuffisance de compréhension des interactions entre les dimensions sociales, économiques, financières, internationales, technologiques, environnementales et sociétales. L’urgence n’est pas de définir le futur mais d’abord de comprendre les transformations en cours. D’une certaine manière il faut accepter cet exercice de réflexion préalable et la complexité qui l’accompagne à moins de se satisfaire de slogans simplistes vite balayés par les réalités. Mais cet exercice de réflexion collective demande à la fois du temps et un minimum de méthodologie. Or pour l’instant les porteurs de réflexion s’inscrivent davantage dans un processus de foire à idées, sorte d’auberge espagnole ou d’inventaire à la Prévert utile sans doute mais bien insuffisant pour structurer une pensée est encore davantage une vision.

 




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