Archive pour le Tag 'université'

Sondage blocage université : 55% contre

Sondage blocage université : 55% contre

 

Selon une enquête Odoxa-Dentsu Consulting. Une majorité de Français (55%) est hostile à l’actuelle mobilisation étudiante contre le système Parcours Sup’ de sélection sur dossier à l’entrée à l’université, que 52% des sondés soutiennent. D’après ce sondage réalisé les 18 et 19 avril pour franceinfo et Le Figaro et publié jeudi, le résultat est différent selon que l’on interroge les Français dans leur ensemble ou les jeunes âgés de 18 à 24 ans. Ces derniers sont en effet à la fois hostiles (61%) à Parcours Sup’ et favorables (62%) au mouvement de contestation dans les universités. L’enquête a été réalisée via internet auprès d’un échantillon de 1.017 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Manif sélection à l’université : échec

Manif  sélection à l’université : échec

Seulement 3000 manifestants à Paris pour protester contre la réforme de l’accès à l’université et celle du bac. Comme d’habitude les organisateurs comptent trois fois plus de participants. C’est évidemment un échec des désorganisations gauchistes qui appelaient à la manifestation à savoir  notamment SNES-FSU, CGT Educ’action, SNUEP-FSU et SUD-Education. Une participation très faible forcément aussi influencée par une météo détestable. Il est clair que le nouveau dispositif de sélection à l’université n’est guère apprécié par certains. Pourtant force est de constater que plus de la moitié des étudiants abandonnent  leurs études à l’université après 2 ans. Un vrai gâchis et une vraie hécatombe. La nouvelle réforme vise à orienter les futurs étudiants vers des filières dans lesquelles ils ont le plus de chances de s de réussir et de trouver un emploi. Les arguments des syndicats minoritaires sont surtout de caractère politique et font l’impasse sur les réalités évoquées. La sélection à l’université, en bonne place sur les banderoles et dans les slogans, n’est qu’une des raisons qui ont poussé l’intersyndicale à se mobiliser. En ligne de mire aussi, le rapport Mathiot sur la réforme du bac publié le 24 janvier et préconisant notamment de diminuer le nombre d’épreuves et de renforcer l’importance du contrôle continu, qui pourraient représenter 40% de la notation à l’avenir. . Selon l’intersyndicale, la hiérarchie entre les lycées et les inégalités entre les territoires en ressortiront amplifiées.

 

Entrée à l’université : orientation …et sélection

Entrée à l’université : orientation …et sélection

Pas étonnant que le projet de loi relatif à l’entrée à l’université actuellement en discussion à l’Assemblée nationale soit contesté par plusieurs syndicats de lycéens et d’étudiants comme l‘UNEF et d‘enseignants comme le Snesup-FSU. Le texte prévoit en effet une sorte d’évaluation et d’accompagnement pédagogique pour vérifier que le candidat possède les connaissances requises pour réussir alors qu’aujourd’hui 60 % des étudiants échouent dès les premières années de licence. À cela s’ajoute un dispositif d’orientation au niveau du lycée pour éviter qu’une grande partie des  étudiants ne se précipitent  vers les universités alors qu’ils n’ont que peu de chances de réussir. D’une certaine façon, c’est évidemment la remise en cause de l’accès automatique des bacheliers à l’université. Une réforme qui évidemment s’imposait compte tenu du taux d’échec lors du parcours universitaire mais aussi de la nécessité de réorienter nombreux d’étudiants vers des filières professionnelles et techniques dont l’économie a besoin et susceptibles de déboucher sur des emplois alors qu’aujourd’hui nombreux d’étudiants en sciences sociales non d’autres débouchés que l’administration. Le texte précise que l‘inscription dans une formation en licence générale pourra être “subordonnée à l‘acceptation, par le candidat, du bénéfice des dispositifs d‘accompagnement pédagogiques ou du parcours de formation personnalisé proposés par l’établissement pour favoriser sa réussite”. Il prévoit la mise en place d‘une nouvelle plateforme Parcoursup qui remplacera l‘APB -l‘admission post-bac- qui a connu ces derniers mois de nombreux dysfonctionnements. Le candidat pourra recevoir la réponse “oui”, ou la réponse “oui si” ou “en attente”. En cas de nombre de candidats supérieur à celui de places dans une filière, l‘université pourra ne pas l‘accepter mais devra lui proposer une formation proche de sa demande. Enfin, le projet de loi prévoit la suppression du régime de Sécurité sociale applicable aux étudiants et leur rattachement au régime général. La cotisation “Sécu” des étudiants sera remplacée par une contribution dont le montant ira croissant de la licence au doctorat.

Crise de l’Université : le dualisme grandes écoles et universités

Crise de l’Université : le dualisme grandes écoles et universités

 

 


Dans une interview au Figaro, Marie Duru-Bellat  explique certains éléments de la crise de l’université notamment le dualisme grandes écoles et université mais aussi la mode de la « diplomite » en France et indirectement le manque de sélection dans l’université.  Marie Duru-Bellat est sociologue, spécialiste des inégalités au sein de l’éducation. Elle a récemment participé à l’ouvrage collectif Altergouvernement (Le Muscadier, 2012).


Au-delà des problèmes de coûts de la scolarité, la vrai inégalité ne se situe-elle pas entre université et grandes écoles?

 

Lorsqu’on touche aux Grandes Ecoles, on crie souvent que l’excellence française est assassinée, et on a bien vu la réaction des jeunes de prépas lorsque l’Etat a souhaité baisser les salaires des professeurs La France a un système unique au monde. D’un côté les Grandes Écoles, qui paraissent plus attractives pour les jeunes, et de l’autre l’Université, qui est actuellement un second choix pour de nombreux étudiants. Notre faiblesse internationale en matière de recherche s’explique sans doute en partie par cette dichotomie: les meilleurs étudiants français vont dans les Grandes Écoles, et délaissent l’Université. Les premières ont donc le plus de moyens – rappelons qu’elles sont extrêmement favorisées par l’Etat -, les meilleures étudiants, et siphonnent la force vive de la recherche universitaire. Le problème vient, de plus, des lobbys qui défendent les Grandes Ecoles, extrêmement valorisées par nos décisionnaires politiques: il est probable que la majorité des parlementaires ont un enfant dans ces écoles, et il est donc impossible de mettre fin à cette dichotomie structurelle! De nombreuses tentatives avaient déjà été mises en œuvre pour réformer ce système, mais elles ont toutes échoué. Lorsqu’on touche aux Grandes Ecoles, on crie souvent que l’excellence française est assassinée, et on a bien vu la réaction des jeunes de prépas lorsque l’Etat a souhaité baisser les salaires des professeurs, qui sont pourtant les fonctionnaires les mieux payés aujourd’hui! Les lobbys sont donc organisés pour lutter contre toute modification du système.

 

Vous avez écrit un livre intitulé «l’inflation scolaire»: les soucis d’égalité s’est-il transformé en égalitarisme, finalement contre-productif? Faut-il introduire une forme de sélection à l’université?

 

De très nombreux jeunes diplômés arrivent sur un marché du travail où ils peinent à trouver la place qu’ils espéraient, malgré leur excellente formation. En réalité, l’ouverture de l’enseignement supérieur est due aux injonctions européennes, pour que les jeunes européens soient le mieux armé possible face à la compétition internationale. Cette thèse a surtout été très défendue dans les années 2000. Aujourd’hui, cependant, on revient quelque peu sur cette politique, car multiplier les diplômes ne suffit pas pour faire baisser le chômage des jeunes, pour créer des emplois qualifiés. On arrive donc à un déclassement, où de très nombreux jeunes diplômés arrivent sur un marché du travail où ils peinent à trouver la place qu’ils espéraient, malgré leur excellente formation. Ce problème est en réalité mondial, on le retrouve aux Etats-Unis ou à Cuba… On croit au pouvoir magique de l’instruction. Cela explique le désenchantement actuel. Les jeunes sont, pour beaucoup, trop qualifiés, trop diplômés par rapport au marché du travail. L’Union Européenne et l’OCDE mettent donc aujourd’hui l’accent sur la formation tout au long de la vie, plutôt que l’accumulation de diplômes et les études très longues.

 

Université d’été du PS annulée ou la faiblesse de l’État

Université d’été du PS annulée  ou la faiblesse de l’État

L’annulation de l’université d’été du parti socialiste ne constitue sans doute pas en soi un dommage grave à la réflexion politique pour autant cette annulation témoigne du climat délétère qui règne en France aussi des actes à caractère fascisant de certains radicaux politiques ou syndicaux. Comment en effet ne pas être choqué par cette   décision du parti socialiste d’annuler son université en raison des violences vraisemblables de la part essentiellement des ultras gauchistes et des anarchistes. Cela témoigne aussi de la déliquescence de l’État dans la première mission régalienne et d’assurer la sécurité notamment en protégeant les libertés individuelles et collectives. Il faut évidemment condamner cette violence et le climat qui la favorise et de ce point de vue le discours de certains responsables politiques et syndicaux diffusant une ambiance de haine est intolérable dans une démocratie comme celle de la France. Ce n’est pas seulement le parti socialiste qui est visé mais la démocratie dans son essence. Le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a annoncé dimanche le report probable, voire la suspension de l’université d’été de sa formation pour éviter les violences dont ce rendez-vous annuel pourrait être la cible. Le PS et ses alliés avaient initialement prévu de l’organiser du 26 au 28 août à Nantes, et non à La Rochelle où elle se tenait depuis 1993, mais le chef de file socialiste a revu ses plans en raison du climat social électrique. « C’est une question à laquelle je réfléchis depuis un moment et je pense que, devant les risques de violences à Nantes, ou dans tout autre endroit où se tiendrait l’université d’été de la Belle Alliance populaire, il vaut mieux reporter, suspendre l’université de cet été », a-t-il déclaré sur France 3. « C’est ce que je ferai comme proposition aux acteurs de la Belle Alliance (une coalition rassemblant autour du PS les fidèles de François Hollande, NDLR) », a-t-il ajouté. Selon Jean-Christophe Cambadélis, « il faut trouver une autre date qui permette de faire les choses avec plus de sérénité ». « On nous menaçait de violences sur nos militants, on nous menaçait de saccager l’ensemble de la ville. Je ne peux pas avoir demandé à la CGT de suspendre ses manifestations au vu des violences et moi-même maintenir l’université », a-t-il justifié. Fin juin, un collectif réunissant notamment des « étudiants », des « syndicalistes » et des opposants à la construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique) avait appelé à « rendre impossible cette université d’été ». « Les idées fusent déjà, on projette des blocages, on imagine une occupation de la ville, une manif monstre, une université d’été du peuple », pouvait-on lire dans un communiqué de ce collectif. La maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, a salué l’annonce de Jean-Christophe Cambadélis, qu’elle juge « responsable ». « Les Nantais ont droit à un été serein (…) Il y avait deux formes de risques: le premier, celui des dégradations, des violences, l’autre, pour des raisons de sécurité, celui du bouclage, de la paralysie de la ville », a-t-elle dit sur France 3. Depuis le début de la contestation contre le projet de réforme du Code du travail, en février, plusieurs permanences du PS ont fait l’objet de dégradations, le siège de la fédération de l’Isère ayant même été visé par des tirs.

(Avec Reuters)

Parti socialiste : transfert de l’université d’été à Nantes…… ou à Lourdes !

Parti socialiste : transfert de l’université d’été à Nantes…… ou à Lourdes !

 

Un événement majeur, le parti socialiste va transférer son université d’été à Nantes. Une université d’été installé depuis longtemps à la Rochelle et dont le transfert est justifié  de manière un peu surréaliste par le premier secrétaire du PS « (L’) université d’été ne se tiendra pas (…) à La Rochelle, mais à Nantes parce que nous estimons que nous ne pouvons pas dire ‘dépassement du Parti socialiste’ et garder la Rochelle comme université d’été », a dit Jean-Christophe Cambadélis à l’issue d’un Conseil national du PS. ». Un transfert pourtant pas forcément heureux pour rechercher l’alliance avec les écologistes quand on connaît le différend qui concerne la construction très controversée du futur aéroport de Notre-Dame des Landes. Jean-Christophe Cambadélis ajoute par ailleurs que ce transfert s’inscrit dans la stratégie de préparation de 2017. Sans doute aurait-il été plus opportun de choisir une autre localité par exemple à Lourdes pour y déposer un cierge susceptible d’entretenir l’espoir que le candidat du parti socialiste sera présent au second tour de l’élection présidentielle. Au vu des sondages très défavorables qui n’accordent que de l’ordre de 20 % à Hollande seule une prière peut peut-être encore changer le destin.

Université du PS : Valls mouille sa chemise !

Université du PS : Valls mouille sa chemise !

 

Au sens propre comme au sens figuré Valls à mouillé sa chemise. Le premier ministre, Manuel Valls a fini en sueur son allocution lors de son discours de clôture de l’université d’été du PS. Rouge comme un coq, la chemise complètement trempée,  il a terminé cette épreuve à la manière d’un marathon. Il faut convenir que l’exercice n’était pas facile. Il s’agissait en effet de faire le grand écart entre la politique du gouvernement et les positions plutôt sceptiques de certains militants. En faite entre une ligne sociale libérale et une ligne socialiste orthodoxe. Témoin lorsque il a annoncé la réforme du code de travail.   »Il faut revoir en profondeur la manière même de concevoir notre réglementation » en matière de travail a dit Manuel Valls. « Nous devons donner plus de latitude aux employeurs, aux salariés et à leurs représentants pour décider eux-mêmes de leur politique de formation, d’organisation du travail, d’insertion des jeunes par des négociations au plus près de leurs besoins. Ce sera plus de souplesse pour les entreprises et, grâce à un dialogue social redynamisé, des droits – à la formation, à la prise en compte de la pénibilité – mieux assurés pour les salariés« . Mais pas question pour autant « de revenir sur la durée légale du temps de travail (…) Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le passé (…) mais l’avenir. » Par contre il a davantage rassemblé quand il a parlé des migrants. Le Premier ministre a notamment comparé l’attitude du gouvernement allemand qui « combat l’extrême droite » et celle « d’une grand partie de la droite française » qui court derrière le Front national.

  »

 

Christine Lagarde virée d’une université américaine

Christine Lagarde virée d’une université américaine

 

Aux Etats-Unis, Christine Lagarde a dû subir un contretemps. La directrice générale du Fond monétaire international (FMI) devait prononcer un discours sur un campus du Massachusetts. Mais une pétition a circulé contre sa présence et contre la politique de l’institution monétaire.  Le Smith College est une une institution plutôt classée à gauche, une université de jeunes filles qui, traditionnellement, invite des femmes en vue pour prononcer ce qu’on appelle le « commencement speech ». En d’autres termes, le grand discours de la cérémonie de remise des diplômes.  Christine Lagarde devait aller à Smith le 18 mai pour la cérémonie, mais une pétition a commencé à circuler sur internet contre sa présence. Avec des critiques contre le FMI, une institution jugée  “directement responsable des échecs du développement dans les pays les plus pauvres du monde ». Le FMI est accusé d’avoir renforcé un système patriarcal et impérialiste qui opprime les femmes dans le monde entier.  La pétition a ainsi recueilli 480 signatures d’étudiants et d’enseignants. D’où la lettre adressée par Christine Lagarde à la présidente de l’université. “Je respecte le point de vue des signataires et je comprends l’importance vitale de la liberté académique, mais pour ne pas gâcher la célébration, je crois qu’il vaut mieux que je retire ma participation”.




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