Archive pour le Tag 'union'

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Union avec le PS ? « Conte de fée »(Mélenchon)

Union avec le PS ? « Conte de fée »(Mélenchon)

 

Pour Jean-Luc Mélenchon, le ralliement avec le camp socialiste est possible mais seulement dans un seul sens : derrière Mélenchon. Pour lui l’inverse relève du conte de fée. En l’état actuel des sondages qui lui confèrent une assez nette avance sur le parti socialiste, Mélenchon ironise sur les conditions de ralliement possible. En clair pour lui si le parti socialiste veut sauver sa peau (c’est-à-dire son nombre de députés), il n’y a qu’une seule alternative se ranger derrière le candidat du parti de gauche et sans condition. Finalement, le même raisonnement qu’Emmanuel Macron qui le dit avec moins de brutalité : c’est au parti socialiste de ce rallier.  Jean-Luc Mélenchon a donc exclu dimanche toute candidature commune avec Arnaud Montebourg ou Benoît Hamon si l’un de ces deux socialistes devait être investi pour la présidentielle, l’hypothèse relevant selon lui du « conte de fée». Lui-même candidat de « La France insoumise », l’eurodéputé accepterait seulement un ralliement derrière lui mais en aucun cas un accord avec le vainqueur de la primaire de la fin janvier, a-t-il dit lors du Grand jury RTL-LCI-Le Figaro. « C’est vos contes de fée, c’est la Belle au bois dormant », a répondu Jean-Luc Mélenchon, interrogé sur le sujet. « C’est des histoires pour les enfants (…) Là, on parle de choses sérieuses. Il s’agit de gouverner la cinquième puissance du monde au moment où la guerre généralisée se dessine. » « Je ne suis pas intéressé à la carabistouille », a-t-il insisté, tout en disant qu’il serait « clairement » préférable que le candidat désigné le 29 janvier, à l’issue de la primaire de la « Belle alliance populaire », se range derrière lui. Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, classés à la gauche du PS, ont à plusieurs reprises lancé des appels à l’union, destinés en premier lieu à Jean-Luc Mélenchon.

Barroso chez Goldman Sachs : normal ! (union économique)

Barroso chez Goldman Sachs : normal ! (union économique)

 

 

 

Barroso n’a pas violé les règles européennes a déclaré la commission européenne qui ménage aussi sans doute les intérêts des technocrates qui voudront se recaser dans le privé. Barroso ancien président  de la commission européenne, ancien premier ministre portugais et ancien gauchiste Mao pourra donc utiliser son carnet d’adresses au service de Goldman Sachs. C’est  tout juste si on lui reproche un manque de jugement, un euphémisme ! Comme dessous beaucoup d’anciens responsables politiques de haut niveau Barroso veut gagner des sous. Pour cela il entend monnayer son carnet d’adresses européennes auprès de la sulfureuse banque Goldman Sachs. Notons que Sarkozy en France ne fait pas autre chose quand il fait payer ses conférences autour de 100 000 €. Mais juridiquement L’embauche de Barroso par Goldman Sachs n’a a priori violé aucune règle en étant recruté par la banque d’affaires américaine Goldman Sachs mais l’ancien président de la Commission européenne n’a pas fait preuve d’un « bon jugement », selon l’avis du comité d’éthique de l’exécutif de l’UE rendu public lundi. Son successeur Jean-Claude Juncker a ouvert en septembre une enquête sans précédent sur ce dossier dans le but de vérifier la conformité de cette embauche à la législation européenne. Goldman Sachs a annoncé début juillet avoir recruté José Manuel Barroso au poste de conseiller et président non exécutif de sa branche internationale basée à Londres. L’ex-chef du gouvernement portugais est chargé de conseiller la banque sur le Brexit, le départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Dans une lettre à Jean-Claude Juncker, José Manuel Barroso affirme qu’il n’a pas été engagé par Goldman Sachs pour faire du lobbying et qu’il a été recruté avant le référendum britannique. Le comité d’éthique reconnaît tout d’abord que la « période de refroidissement » réglementaire de 18 mois pendant laquelle un commissaire ne peut accepter un travail portant sur des dossiers qu’il avait à connaître à Bruxelles a été respectée. Ses membres soulignent qu’ils n’auraient donc théoriquement même pas dû être consultés mais que Jean-Claude Juncker a saisi le comité de manière « exceptionnelle ». Le comité estime que tout cela est « insuffisant pour établir que M. Barroso a violé son devoir d’intégrité et de discrétion », et qu’ »aussi longtemps » que Goldman Sachs « respecte les règles de droit, il n’est pas en soi illégal d’accepter de travailler pour la banque ». L’affaire Barroso est d’autant plus sensible qu’elle intervient au moment où l’UE doit lutter contre la perception du public qui la voit comme une pièce du capital mondial après la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union européenne. Le président français François Hollande avait jugé le 14 juillet dernier que le recrutement annoncé de José Manuel Barroso, était « moralement inacceptable ». Le comité d’éthique comprend trois membres : un ancien juge néerlandais à la Cour de justice de l’Union, un social-démocrate allemand ancien membre du Parlement européen et un ancien haut responsable autrichien à la Commission européenne.

(Avec Reuters)

« L’Union européenne n’a pas vocation à s’élargir » (Valls), Si !

« L’Union européenne n’a pas vocation à s’élargir » (Valls), Si !

En gros Valls considère que l’Europe n’a pas à s’agrandir indéfiniment. Sans doute en réaction au souverainisme populiste qui monte dans nombre d’Etats. Une erreur d’analyse évidemment. Pour lui, l’Europe va trop loin géographiquement. Alors que le reproche essentiel à faire à l’union européenne ce n’est pas qu’elle aille trop loin mais qu’elle aille trop vite. C’est-à-dire qu’elle ne prenne pas le temps d’harmoniser les conductions conditions de production dans les domaines économiques, sociaux et fiscaux. Sans parler de l’adhésion aux valeurs communes. Géographiquement l’Europe est bien délimitée, rien ne s’oppose à ce qu’elle fonde une union intégrant y comprit la Russie mais le moment venu évidemment. Peut-être pas avant 20 ou 50 ans. Il faudra évidemment non seulement une adhésion aux valeurs de cette Europe, à sa culture mais aussi son respect. Et de ce point de vue pour nombre de raisons la Turquie ne pourra faire partie de cette Europe. Pas plus que l’Arabie Saoudite ou l’Iran. Valls tente lui aussi de surfer sur la vague du populisme même si c’est de manière un peu plus soft que d’autres.  Avec des formules dont la banalité n’éclaire pas beaucoup le débat :  »Revendiquer une identité européenne, c’est assumer l’existence de frontières extérieures. Bien souvent, le mot est tabou. Revendiquer une identité européenne, c’est dire que l’Europe commence et s’arrête quelque part. Non pas pour exclure, rejeter mais pour délimiter et définir. Sans dehors, on cherche en vain un dedans! » « D’autres Etats, notamment dans les Balkans, pourront bien sûr la rejoindre le moment venu, mais il faudra aussi savoir dire non. Telle est ma conviction! », a ajouté Manuel Valls, avant d’évoquer le cas de la Turquie : « La question de la Turquie est, bien sûr, dans tous les esprits [...] Il faudra sortir de l’hypocrisie. La Turquie est un grand partenaire, essentiel pour notre sécurité collective ; il est membre de l’OTAN. Mais, il faudra aller au fond de ce débat. Pas parce que c’est un pays musulman, [...] mais parce qu’il s’agit bien de savoir où commence et où finit l’Europe. » Question à laquelle il n’apporte pas de réponse.

Union européenne : une réunion qui va confirmer les contradictions

  • Union européenne : une réunion qui va confirmer les contradictions

À l’ordre du jour de cette réunion des 27 (sans les Britanniques) : la gestion brexit, la croissance,  la sécurité et la défense. Autant de sujets sur lesquels la France et l’Allemagne sont en désaccord à peu près complet. Sur le brexit  Hollande veut aller vite, pas Merkel. Sur la croissance Hollande veut un grand plan, Merkel n’en veut pas et le plan Juncker est une  illusion. Sur la sécurité intérieure vis-à-vis des risques terroristes chacun fait sa cuisine. Enfin sur la défense, seule la France assure les responsabilités tandis que les autres font du business-Bref, l’Europe est en panne. L’Union européenne fera donc semblant vendredi à Bratislava de dynamiser par des projets concrets une entreprise menacée par un calendrier électoral surchargé, la montée des populismes et le départ annoncé du Royaume-Uni, qui reste à concrétiser. L’agenda adopté dans la capitale slovaque par les Vingt-Sept, réunis sans leur partenaire britannique, comprendra notamment le doublement du plan d’investissement Juncker et sera ensuite déroulé jusqu’au 60e anniversaire du traité de Rome fondateur de la Communauté européenne, en mars 2017. Sécurité, défense, croissance et jeunesse sont les priorités, pas vraiment nouvelles, décrétées après le coup de tonnerre du référendum britannique du 23 juin et préparées notamment par le couple franco-allemand. Du coup pour marquer les oppositions on emploiera à nouveau la langue de bois. « Pour l’Union européenne, un impératif : passer à la vitesse supérieure et reconquérir l’opinion sous peine de dislocation. Nous souhaitons que les inquiétudes de nos populations soient apaisées et que l’Europe soit à nouveau synonyme d’espoir et d’avenir », a déclaré jeudi Angela Merkel à propos du « plan de Bratislava » lors d’une rencontre à Paris avec François Hollande. « Nous ne voulons laisser personne au bord du chemin », a dit la chancelière allemande, se disant persuadée que les autres Etats membres s’associeraient aux propositions de Berlin, de Paris et de la Commission européenne.

(Avec Reuters)

Gouvernement d’union nationale : 67% des Français pour

Gouvernement d’union nationale : 67% des Français pour

 

Si les Français ne font pas confiance au gouvernement pour lutter avec efficacité contre le terrorisme, ils ne font pas davantage crédit à la droite des Républicains. D’où leur souhait d’un gouvernement d’union nationale soutenue par 67 % dans un sondage de l’IFOP. Le crédit en François Hollande « pour faire face et lutter contre le terrorisme » s’est érodé avec la succession des tragédies. Ils sont 35% à lui accorder leur confiance, selon notre sondage IFOP-JDD. C’est un peu au-dessus des 33% comptés juste au lendemain de l’attentat sur la promenade des Anglais, mais en-dessous des 50% de novembre (Bataclan, terrasses, Stade de France) et des 51% de janvier 2015 (Charlie Hebdo, Hyper Cacher). Malgré cette dégradation de l’opinion, six Français sur dix considèrent que Les Républicains, s’ils étaient au pouvoir, ne feraient pas mieux dans la lutte contre le terrorisme. Conséquence : l’idée d’un gouvernement d’union nationale dans ces circonstances rassemble l’avis favorable de deux Français sur trois (67%).

 

(Avec le JDD)

 

Écosse : pour une double appartenance au Royaume-Uni et à l’union économique européenne

Écosse : pour une double appartenance au Royaume-Uni et à l’union économique européenne

 

 

Il est clair que le brexit  a enclenché un processus qui pourrait bien menacer l’unité du Royaume-Uni avec notamment le refus de l’Écosse de quitter l’union européenne La première ministre écossaise Nicola Sturgeon propose donc que l’Ecosse fasse partie de l’UE et du Royaume-Uni après le Brexit. Une option inspirée du statut du Groenland vis-à-vis du Danemark. En cas de refus de Londres, elle menace d’organiser un nouveau référendum sur l’indépendance dès 2017. Nicola Sturgeon, la chef du gouvernement écossais, maintient la pression sur Londres. Vendredi 15 juillet, la nouvelle première ministre britannique Theresa May, s’est rendue à Edimbourg pour rencontrer Nicola Sturgeon. Un geste d’apaisement envers l’Ecosse qui, le 23 juin, a voté à 62 % pour le maintien dans l’Union européenne, alors que le Royaume-Uni dans son ensemble a voté à 52 % pour une sortie de l’UE. A l’issue de cette rencontre, Theresa May s’est engagé à ne pas utiliser l’article 50 du traité de l’UE, qui permet d’en sortir, avant d’avoir défini une position « britannique » sur la stratégie à mener. Autrement dit avant d’avoir intégré dans la position du gouvernement celle des autorités des trois nations autres que l’Angleterre (qui ne dispose pas d’autorité propre), et particulièrement de l’Ecosse. Pour Nicola Sturgeon, cet engagement est important : il donne de fait une forme de droit de veto à l’Ecosse sur l’article 50, ce qu’elle a volontiers reconnu implicitement. Un droit qui, s’il ne lui permettra pas de stopper le Brexit, lui permettra de dicter ses conditions à l’UE – pressée d’ouvrir les négociations – et au gouvernement britannique – qui s’est engagé à réaliser le Brexit. Grâce à Theresa May, Holyrood, le siège du pouvoir écossais, dispose d’un nouveau moyen de pression. Lors de l’émission télévisée dominicale d’Andrew Marr sur la BBC ce 17 juillet, Nicola Sturgeon a ainsi reconnu ne pas exclure une solution où l’Ecosse pourrait demeurer à la fois dans l’Union européenne et dans le Royaume-Uni, alors que le reste de ce pays ne serait plus dans l’UE. Cette solution est évoquée depuis le 23 juin et est inspirée de certains précédents, comme celui du Danemark et du Groenland. Face à cette réponse, Nicola Sturgeon a prévenu dimanche que c’était « pour cette raison qu’elle préparait un second référendum sur l’indépendance en 2017 ». Autrement dit, Holyrood pose un ultimatum : ou l’Ecosse reste, d’une façon ou d’une autre dans l’UE, ou il y aura un processus de sécession. « L’Ecosse n’est pas une région du Royaume-Uni, c’est une nation et elle a fait le choix de rester dans l’UE », a indiqué Nicola Sturgeon. Cette menace est sérieuse pour Londres : dans les jours qui ont suivi le vote du 23 juin, les sondages ont donné plus de 55 % de « oui » à l’indépendance. Londres risque donc de devoir choisir entre le Brexit et l’indépendance écossaise.

 

(La tribune)

Retour du Royaume-Uni dans l’Union européenne ?

Retour du   Royaume-Uni dans l’Union européenne ?

Après l’émotion du brexit  2 scénarios sont envisages. Le scénario préféré de François Hollande c’est de mettre à l’écart rapidement et définitivement le Royaume-Uni. Un scénario qu’on explique par la nécessité de mettre fin aux incertitudes qui mettent  en cause la confiance aussi bien des investisseurs que des ménages. Reste que ce scénario est peu envisageable. Le Royaume-Uni ne pourra être exclu rapidement et définitivement de l’union européenne. D’abord parce que c’est le Royaume-Uni qui détient les clés pour la procédure du divorce. Or les élites britanniques y compris celles qui ont milité en faveur du brexit ont été très surprises du résultat et n’avait pas préparé de plan B. Du coup Cameron va gagner quelques mois en restant au pouvoir. Pendant cette période qui durera jusqu’à l’automne il n’a nulle intention d’engager la négociation avec l’union européenne. Il en confie le soin à son successeur qui sera désigné vers octobre. Ce successeur ne sera sans doute guère pressé de quitter rapidement l’union européenne. La négociation risque de durer des mois voire des années alimentant en même temps la période d’incertitude voir la déstabilisation de l’économie européenne. Personne n’a grand-chose à gagner dans une rupture totale avec la Grande-Bretagne, ni l’économie britannique ni l’économie européenne. Plus globalement la puissance de l’Europe se trouvera affectée  dans beaucoup de domaines. Certes on objectera à juste titre que les Britanniques n’ont jamais vraiment joué le jeu avec l’Europe avec une posture ambiguë : un pied dedans, un pied dehors. En plus en privilégiant de manière outrageuse les intérêts du Royaume-Uni. De toute manière la clarification avec la Grande-Bretagne quant à son implication dans le projet européen était nécessaire, elle se fera sans doute mais peut-être pas dans le cadre d’un scénario de rupture totale. En effet les Allemands sont peu favorables à cette rupture et souhaiterait sans doute une solution qui permette de maintenir des liens économiques forts avec la Grande-Bretagne. De ce point de vue l’avenir est loin d’être encore écrit et il se pourrait bien que le Royaume uni soit convié à des élections générales afin de préparer un nouvel accord avec l’union économique européenne. Un scénario en tout cas espéré par l’Allemagne aussi bien chez des libéraux que chez les sociaux démocrates du SPD. « Peu de choses durent pour l’éternité », a déclaré samedi à Berlin Sigmar Gabriel, le vice-chancelier allemand, lors d’une conférence du Parti social-démocrate dont il est président. « Je suis sûr que ceci est un épisode et non pas une époque ». Sigmar Gabriel semble convaincu : un jour ou l’autre, le Royaume-Uni reviendra dans l’Union européenne (UE). « Peu de choses durent pour l’éternité », a déclaré samedi à Berlin le vice-chancelier allemand lors d’une conférence du Parti social-démocrate (SPD), dont il est président. La chancellerie aimerait ne pas en arriver là, semble-t-il, et continue de vouloir laisser le temps de la réflexion à Londres avant de notifier l’article 50 qui enclenche les négociations de sortie de l’UE. « Les Britanniques doivent décider si et quand ils notifient leur demande de sortie », juge ce samedi dans le magazine « Der Spiegel » Peter Altmaier, le bras droit d’Angela Merkel. Sigmar Gabriel, qui devrait affronter la chancelière conservatrice aux élections de septembre 2017, ne veut pas laisser trop de temps à Londres mais s’attaquer à une « refondation de l’UE ». Parmi ses propositions : une réforme du Pacte de stabilité et de croissance « pour en faire un pacte de croissance » et une adaptation du marché unique pour qu’il « protège » les travailleurs.

Standard & Poor’s : dégradation de la note de l’union européenne

Standard & Poor’s : dégradation de la note de l’union européenne

Conséquence du brexit, comme le Royaume-Uni, l’union européenne subit aussi une dégradation de sa note par Standard & Poor’s qui passe de AA+ à AA, La perspective de la nouvelle note est stable, précise l’agence dans un communiqué. « Après la décision des électeurs du Royaume-Uni de quitter l’UE à l’issue du référendum consultatif du 23 juin, nous avons réévalué notre jugement sur la cohésion de l’UE, que nous considérons désormais comme un facteur neutre et plus positif en terme de notation », explique-t-elle. « Nous pensons que dorénavant, les prévisions de revenus, la planification à long terme et les ajustements des principaux mécanismes d’amortissement financier de l’UE seront sujets à une incertitude accrue. » S&P avait abaissé dès lundi la note du Royaume-Uni de deux échelons, à AA, le privant de la note suprême AAA.

(Avec Reuters)

Union européenne : 45% des Français pour le maintien de la France

Union européenne : 45% des Français pour le maintien de la France

 

Non seulement les Français sont pour le maintien de la France dans l’union européenne mais ils  regrettent  aussi le départ de la Grande-Bretagne considérant que les conséquences de ce divorce seront également néfastes à la France. Il se pourrait bien que les sombres perspectives brexit  et les incertitudes qui en découlent aient pesé sur l’avis des Français. À noter cependant que si les Français dans leur majorité souhaitent le maintien de la France dans l’union économique européenne, ils veulent toutefois que l’Europe  se recentre sur quelques enjeux stratégiques et que les nations puissent disposer pour le reste d’autonomie.  Le référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne n’a visiblement pas déclenché de volonté d’émancipation chez les Français. Selon un sondage TNS Sofres-Onepoint réalisé pour RTL, Le Figaro et LCI, 45% des Français seraient favorables au maintien de la France au sein de l’UE. Si une consultation similaire à celle qui a mené au Brexit était organisée dans l’Hexagone, ils ne seraient que 33% à voter pour un « Frexit«  (une sortie de l’UE, ndlr). Il reste toutefois 22% d’indécis qui n’ont pas fait leur choix. Les Français sont également partagés à propos de la possibilité d’organiser un tel référendum. Ils sont 45% à se dire pour et 44% à y être opposés. Le taux de personnes « tout à fait favorables » est d’ailleurs équivalent à celui des « pas du tout favorables » (27% contre 28%). La majorité des sondés (55%) préférerait toutefois que les nations qui composent l’Union européenne aient davantage d’autonomie. Ils ne sont, au contraire, que 25% à vouloir davantage d’intégration des nations au sein de l’UE. Les Français semblent en tout cas plutôt contrariés par le futur départ du Royaume-Uni. Ils sont 43% à estimer que le vote du Brexit est une mauvaise chose pour la France - 24% des sondés pensent le contraire -, 45% à se dire déçus du Brexit et 48% à considérer qu’il s’agit d’une mauvaise chose pour l’Union européenne. L’issue du référendum semblait toutefois attendue, 58% des sondés se disant « pas surpris » par le départ du Royaume-Uni. 

 

(Avec RTL)

Réforme Union économique : une urgence supprimer 10 000 fonctionnaires

Réforme Union économique : une urgence supprimer 10 000 fonctionnaires

 

Après le brexit, on  s’interroge sur la réorientation possible dune  l’Union européenne moins bureaucratique et qui puisse ce concentrer sur l’essentiel au lieu d’intervenir sur tout, n’importe quoi et mal. Un des facteurs explicatifs fondamentaux de la bureaucratie de Bruxelles provient du nombre incroyable de fonctionnaires. L’UE emploie en effet 55.000 fonctionnaires dont 38.500 permanents. Un  fonctionnaire européen gagne en moyenne 6.500 euros nets par mois tandis que sa pension moyenne atteint 6.000 nets. Ces montants élevés s’expliquent en raison du nombre important de hauts fonctionnaires dans l’administration européenne. Des chiffres qui dépassent ceux par exemple des fonctionnaires français et surtout ce deux pays de l’Europe de l’Est. Bref une situation sociale très confortable d’une caste qui incite les intéressés à se justifier et à se reproduire par des procédures kafkaïennes qui étouffent l’économie européenne. Une première mesure après le brexit  serait donc de supprimer 10 000 fonctionnaires pour en réduire le nombre de moitiés. Le fonctionnement de Bruxelles est en effet atteint de la même pathologie que l’administration française. Pas étonnant c’est la France qui a inspiré sa mise en place. Pour justifier leur inutilité les fonctionnaires européens (comme les français) complexifie à dessein les procédures dans la plupart des champs économiques et sociaux. Premier objectif, noyer les responsables politiques dans la complexité administrative et les dessaisir de fait de leur pouvoir de décision. Second objectif donnait une légitimité à cette bureaucratie en produisant des réglementations pourtant inutiles et qui plombent l’initiative et la compétitivité. Notons que plusieurs pays ont critiqué l’importance de l’appareil administratif de Bruxelles mais la commission a réussi à largement limiter les dégâts de la réduction d’effectifs demandés.  La Commission s’est engagée à réduire de 5% d’ici à 2018 le nombre de fonctionnaires, soit 500 de moins par an. Mais ce chiffre ne prend pas en compte les recrutements liés à l’entrée de la Croatie dans l’UE en juillet dernier, devenu le 28eme état membre. Autant dire qu’au final le nombre de fonctionnaires ne va pas diminuer et qu’il risque même d’augmenter encore.

 

Union économique : un Brexit désastreux au plan international

Union économique : un Brexit désastreux au plan international

 

Un départ du Royaume-Uni de l’UE serait « désastreux » pour le rayonnement de Bruxelles sur la scène internationale, affaiblissant encore une Union déjà secouée par des crises en cascade, selon des analystes interrogés par l’AFP. Le divorce avec cette puissance nucléaire, seul pays européen ayant un siège permanent au Conseil de sécurité de l’ONU avec la France, « pourrait avoir un effet désastreux sur la politique étrangère et de sécurité de l’UE », estime Rosa Balfour, analyste du German Marshall Fund. D’autant plus qu’il ponctuerait une période agitée. Le continent a été frappé par le terrorisme à Paris, Copenhague et Bruxelles, depuis début 2015, il affronte dans le désordre un afflux migratoire sans précédent depuis 1945, doit gérer le refroidissement de ses relations avec Moscou et a failli voir la Grèce sortir de la zone euro à l’été 2015. Dans ce contexte, le Brexit apparaîtrait comme un nouveau coup dur. Car même si « aucun changement abrupt » n’est attendu en matière de politique étrangère européenne après le référendum britannique du 23 juin, la « perte en termes d’image » serait bien réelle, note Janis Emmanouilidis, directeur du European Policy Center (EPC) à Bruxelles.  Ce départ montrerait que « les Européens sont absorbés par leurs nombreux problèmes comme la crise migratoire ou financière, qu’ils se regardent le nombril. Cela ne donne pas une image de force, mais de faiblesse » qui pourrait être exploitée par la Russie de Vladimir Poutine ou les dirigeants chinois, avides d’étendre leur influence, affirme M. Emmanouilidis. « Cela dégraderait encore son image si l’Union rétrécit pour la première fois dans son histoire », poursuit-il, alors qu’elle n’est dotée d’un service diplomatique que depuis 2010. Ses dirigeants, dont l’actuelle Haute représentante Federica Mogherini, ont chapeauté les négociations ayant mené à un accord historique avec l’Iran sur son programme nucléaire, se sont imposés comme médiateur entre la Serbie et le Kosovo et font partie du Quartet pour le Proche-Orient. L’Union a aussi développé au fil des ans ses missions militaires et civiles à l’étranger, contre le piratage au large de la Somalie, en République centrafricaine et, plus récemment, l’opération navale Sophia contre les passeurs de migrants au large de la Libye. « De grandes puissances comme les Etats-Unis, la Chine, l’Inde… verraient l’UE affaiblie politiquement et géopolitiquement s’il y a un Brexit. Ils ne comprendraient pas. Ils ne comprennent déjà pas qu’il puisse y avoir un débat sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE », observe Vivien Pertusot, correspondant à Bruxelles de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Le départ du Royaume-Uni risquerait aussi de provoquer un recentrage stratégique vers les pays de son voisinage immédiat, au sud et à l’est, au détriment notamment de l’Asie et à contrecourant des Etats-Unis, relève-t-il.
Car en affaires étrangères, les décisions sont prises par les pays membres, et en l’absence de Londres, seul Paris a aujourd’hui un « regard stratégique global » parmi les 28. 
Selon le chercheur, le couple franco-allemand ne pourrait compenser à lui seul cet affaiblissement, en raison des « divergences fondamentales » entre Paris et Berlin sur la question de l’engagement militaire.  Dans ce domaine, Londres s’est toujours opposé à l’essor d’une politique commune en matière de défense, et s’est montré très sélectif quand il s’agissait de fournir des troupes ou équipements pour des missions européennes.
Mais son départ ne permettra pas pour autant d’avancer dans ce domaine car d’autres capitales tiennent à jalousement conserver leur souveraineté, rejetant tout ce qui, de près ou de loin, pourrait ressembler à une « armée européenne », souligne Mme Balfour. 
A leurs yeux, l’Otan, qui compte 22 membres faisant partie de l’UE, reste l’instance privilégiée de coopération en la matière. En revanche, en ce qui concerne les sanctions internationales, véritable bras armé de la diplomatie européenne, la Grande-Bretagne a souvent été un facteur d’unité, voire un moteur, relève Stefani Weiss, de la fondation Bertelsmann. Londres s’est notamment rangé avec force derrière les lourdes sanctions économiques décrétées en 2014 contre la Russie pour son rôle dans le conflit ukrainien, alors que d’autres capitales comme Rome, Budapest ou Athènes ne cachaient pas leur manque d’entrain.

 

Sondage : les Européens pour le maintien des Britanniques dans l’union européenne

Sondage : les Européens pour le maintien des Britanniques dans l’union européenne

 

Un sondage TNS montre que les européens sont favorables au maintien des Britanniques dans l’union européenne même s’ils s’interrogent  sur les résultats finaux de la consultation ; une consultation qui montre que l’opinion  britannique serait légèrement favorable au Brexit. Les Européens se montrent clairement favorables à ce que les Britanniques demeurent au sein du «club» des Vingt-Huit. Le sondage réalisé par TNS durant la deuxième quinzaine de mai dans neuf pays de l’UE (auprès d’un échantillon d’environ 1000 personnes de 18 ans et plus) montre que ce sentiment a même progressé sensiblement en France (+ 6%) et en Pologne (+ 10%) par rapport à une précédente enquête réalisée par cet institut, en avril dernier. Le sondage souligne toutefois un décalage entre le souhait et le pronostic, principalement au Royaume-Uni, qui figure dans le panel. Dans l’opinion britannique, très partagée sur la question, le camp du Brexit a pris un léger avantage: ils sont 41% à «souhaiter personnellement que le pays reste membre de l’UE», contre 43% qui préféreraient le voir sortir. En revanche, quant au résultat final, 43% des Britanniques «pensent que les électeurs voteront au référendum pour le maintien» dans l’UE, en progression de 3  points par rapport à avril dernier. Seuls 26 % des Britanniques appelés à voter pronostiquent que leur pays rompra les amarres avec l’UE. Hors Royaume-Uni, deux tiers des Européens estiment que les Britanniques ne doivent pas partir. L’Allemagne est le pays où ce sentiment est le plus fort – 79 % des Allemands souhaitent que le Royaume-Uni reste membre de l’UE et ils étaient déjà 78 % sur cette ligne en avril. «Les Allemands expriment ainsi leur attachement à l’Europe et le poids qu’ils y ont. Ils ne veulent pas la voir se déliter», estime Édouard Lecerf, directeur politique et opinion du groupe TNS.  Récemment encore, la France était le pays où le Brexit était le plus fortement envisagé. Les Français ont abandonné leur scepticisme: 57 % basculent désormais vers un pronostic favorable au maintien en l’état de l’UE, en progression de 9 points depuis le sondage d’avril. Également, en termes de pronostic, les Allemands amplifient cette tendance: ils sont 12 % de plus, soit 59 % au total, à anticiper le maintien du Royaume-Uni dans l’UE. Polonais, Luxembourgeois, Finlandais et Danois sont sur cette même ligne, estimant majoritairement que le non au Brexit l’emportera le 23 juin. «Les Européens, parce qu’ils ne le souhaitent pas, n’arrivent pas à croire que les Britanniques puissent sortir de l’UE, ce qui provoquerait une sorte de sidération», analyse Édouard Lecerf. Deux pays font toutefois exception, les Pays-Bas et la République tchèque, où les populations se partagent à parts égales lorsqu’il s’agit de parier sur un résultat. Au Pays-Bas, 39 % des personnes sondées estiment que le Royaume-Uni sortira de l’UE (38 % n’y croient pas). L’opinion néerlandaise reste manifestement marquée par la victoire du non au récent référendum sur l’accord d’association entre l’UE et l’Ukraine, un événement dont les eurosceptiques ont fait leur miel. Ce même courant eurosceptique est également fort en République tchèque, où l’opinion envisage un Brexit à hauteur de 44 %, contre 43 % qui voient les Britanniques rester dans l’Union. Au total, les Européens estiment qu’il est plus intéressant pour eux d’être dans l’UE que le contraire. À part les Pays-Bas, ils ne souhaitent pas qu’un référendum sur ce sujet soit organisé chez eux. Mais si tel était le cas, le oui à l’UE l’emporterait, selon TNS.

 

(Avec le Figaro)

 

Union européenne : la droite pour un recentrage

Union européenne : la droite pour un recentrage

 

Constatant le relatif immobilisme de l’union européenne et ses contradictions, la droite semble désormais souhaiter un recentrage politique et géographique. Géographique, en privilégiant le noyau dur de l’Europe ou la seule zone euro. Politique, en limitant l’action européenne à quelques axes stratégiques, une dizaine pas davantage. En clair la droite réclame une Refondation de l’Europe en renforçant son rôle sur quelques axes majeurs et dans un espace géographique plus restreint. L’intention est sans doute louable mais la faisabilité politique complexe d’abord parce que la commission européenne ne cesse d’étendre le champ de ses pouvoirs tant sur le plan politique que géographique, on vient par exemple de rouvrir un peu la porte des négociations avec la Turquie (pour des motifs de gestion des flux migratoires). Ensuite et surtout parce que cette opération de recentrage nécessite  très vraisemblablement un nouveau traité autre document d’orientation dont l’approbation devrait être soumise aux populations et évidemment aux Français aussi. Bref un nouveau référendum sur l’Europe avec les risques politiques cela comporte comme cela a été démontré en 2005. Les principaux candidats à la primaire à droite appellent lundi à régénérer le projet européen, qu’ils jugent dans l’impasse, en recentrant l’Union européenne sur son « noyau dur », voeu d’Alain Juppé, ou en organisant un référendum en France pour « refermer la blessure de 2005″, proposition de Bruno Le Maire. A l’occasion de l’anniversaire du discours fondateur de Robert Schuman, le 9 mai 1950, tous déplorent d’une même voix le blocage de l’historique « moteur » franco-allemand. Notamment Nicolas Sarkozy, qui reformule dans Le Figaro son idée d’un « traité de refondation » pour « changer les compétences des institutions communautaires et leur fonctionnement ». Quant à François Fillon, pour qui « l’Europe est en train d’aller droit dans le mur », il souhaite que l’UE « laisse aux Etats la vie quotidienne et qu’elle s’occupe de sujets que les Etats ne peuvent régler à sa place ». Alain Juppé, favori pour l’investiture présidentielle à droite, regrette que « la France manque à son rôle européen historique ». « Elle commente, elle critique, et finalement, elle suit et elle subit. Malgré la foi européenne d’Angela Merkel et sa science de la navigation, l’Allemagne ne peut ni ne veut être seule à la barre de l’énorme vaisseau. Et l’Europe dérive », écrit l’ancien Premier ministre dans une tribune publiée lundi dans Le Monde et intitulée « Oui à l’Europe debout! » Quelle que soit l’issue du référendum du 23 juin sur le « Brexit », Alain Juppé considère que l’Europe, « anémique » économiquement, « dissoute » politiquement, prise d’ »angoisse identitaire », doit se consolider sur la base des traités existants « en partant du noyau dur que constitue la zone euro ». Ce travail « exige une harmonisation fiscale progressive et la mise en cohérence de nos systèmes de protection sociale », dit-il. En matière de sécurité, il souhaite qu’Europol et Eurojust deviennent « une police et une justice directement compétentes » et juge nécessaire « un Livre blanc sur la défense ». Le maire de Bordeaux appelle de ses voeux « une politique commune des migrations légales » et « une politique commune de l’énergie ». Nicolas Sarkozy veut pour sa part que la France mette sur la table dès « l’alternance » de 2017 un projet de nouveau traité « quelle que soit l’issue du référendum sur le Brexit. » L’ancien chef de l’Etat répète dans Le Figaro vouloir « aller jusqu’au bout de l’intégration » avec l’avènement d’un Fonds monétaire européen et « d’un secrétaire général du gouvernement économique qui agisse comme un véritable directeur du Trésor. » Il invite à « revoir complètement la répartition des compétences entre les Etats et l’Union » et à recentrer ses compétences « sur pas plus d’une dizaine de politiques communes prioritaires. »

(Avec reuters)

TVA : 50 milliards de fraudes fiscales dans l’union européenne

TVA : 50 milliards de fraudes fiscales dans l’union européenne

 

En cause le mécanisme pervers des règles relatives à la TVA intracommunautaire qui permet de faire (souvent fictivement) circuler des marchandises dans l’union économique pour facturer et récupérer auprès des Etats de fausses tva La Commission européenne envisage donc de bouleverser les règles de TVA intracommunautaire afin de lutter contre les fraudes massives. Mais la tâche s’annonce compliquée.  Le régime actuel, censé être transitoire à l’époque de sa mise en place, est en vigueur depuis le 1er janvier 1993. Il fixe les règles d’application de la TVA pour la livraison ou l’acquisition intracommunautaire de biens. Il prévoit ainsi que les livraisons intracommunautaires soient exonérées de la TVA si elles remplissent un certain nombre de conditions (acheteur et vendeur qui ne se situent pas dans le même pays de l’UE, mention obligatoire des numéros de TVA intracommunautaire sur la facture…). En revanche, les acquisitions intracommunautaires sont taxables en respectant le taux et les conditions en vigueur dans l’État membre où le bien a été livré. Exemple: une entreprise située en Allemagne vend une marchandise à une autre basée en France. L’entreprise allemande ne va pas intégrer de TVA à son prix de vente. En revanche, la société française devra appliquer la TVA au taux français sur la marchandise réceptionnée. La TVA sur cet échange sera donc perçue par les autorités françaises. «On peut toujours faire plus simple, moins contraignant. Mais ce système tient bien la route», assure Dominique Laurant, avocat spécialiste en droit fiscal. D’après la Commission européenne, certaines entreprises profitent de ce système simplifié pour frauder. La technique la plus utilisée étant celle du «carrousel». Cette fraude, très commune dans les secteurs du commerce des composants électroniques, de la téléphonie mobile et du textile, consiste à faire «tourner» des marchandises entre plusieurs sociétés situées dans différents pays européens en profitant du fait qu’il n’y a pas de taxes à l’exportation. «Ces opérations visent à obtenir le remboursement, par un État de l’Union, d’une taxe qui n’a jamais été acquittée en amont, ou réduire le montant de la TVA à payer», explique le fisc français dans une note explicative. Dans l’exemple ci-dessus, la société 1 située dans un pays de l’Union européenne livre à une société 2 installée dans un autre pays de l’UE des marchandises pour 100.000 euros HT (car pas de TVA appliquée à la livraison intracommunautaire). La société 2 (dite «Taxi») revend alors ces produits à une société 3 située dans le même pays pour 100.000 euros TTC (soit 83.612 euros HT et 16.388 euros de TVA). Elle facture donc une TVA qu’elle ne reversera pas au Trésor! La société 3 va pouvoir se faire rembourser cette TVA facturée par B (16.388 euros). «À la fin du circuit de facturation, il est possible que la marchandise revienne à son point de départ à un prix inférieur (d’où le nom de carrousel). La TVA non reversée est répartie entre tous les intervenants du circuit», explique le fisc. D’après les derniers chiffres dévoilés par la Commission européenne, cette fraude du carrousel représente à elle seule 45 à 53 milliards d’euros par an, sur les 168 milliards qui échappent chaque année aux États membres. D’après Les Echos, la Commission européenne souhaite revoir le système de facturation de la TVA. Dans son nouveau schéma, l’entreprise qui livre la marchandise paierait une TVA mais au taux en vigueur dans le pays où le bien est livré. Les autorités fiscales de son pays se chargeraient ensuite de reverser la somme au fisc du pays de son client. Dans cette configuration, la livraison intracommunautaire n’est plus exonérée ce qui annule l’intérêt de la fraude. Dominique Laurant, avocat spécialiste en droit fiscal «La mise en place de ce nouveau régime me paraît possible mais c’est la négation du marché commun! Il va à l’encontre des traités européens qui affirment que s’il n’y a pas de frontières, il n’y a pas à payer d’impôts sur la marchandise», rappelle Dominique Laurant. L’obstacle semble aussi être politique. Bien que le manque à gagner soit indéniable pour les États membres, difficile de les convaincre de faire bouger les lignes dès qu’il s’agit de fiscalité, comme en témoigne l’échec de l’harmonisation des taux de TVA. Pour ne pas aller trop vite, Bruxelles propose d’appliquer le nouveau régime par étape. Les entreprises les plus fiables resteraient sur le système actuel tandis que les «moins sûres» se verraient imposer le nouveau régime, expliquent les Echos. Reste à convaincre les plus réticents. La réforme doit en effet obtenir l’unanimité des États membres pour espérer voir le jour….

 

(Figaro économie)

Réformes en France : critiques de l’Union économique

Réformes en France : critiques de l’union économique

 

Dans un rapport publié vendredi la commission européenne critique assez durement la France en matière de réformes socio économiques. Un constat sans doute pertinent mais une analyse et des recommandations assez contradictoires. La commission souligne notamment le mauvais fonctionnement du marché du travail, la montée des inégalités l’insuffisance de formation en direction des chômeurs, l’ampleur des déficits et de la dette mais se félicite des projets de réforme du code du travail, de l’assurance-chômage et du pacte de responsabilité. Un  document finalement assez général n’apporte pas grand-chose de nouveau sur la situation du pays et surtout n’éclaire guère sur les perspectives européennes pour réellement sortir de la crise  comme si la commission s’accommodait de voir l’Europe s’installer dans une croissance très molle. Beaucoup de banalités, peu d’innovation, pas de volontarisme, un rapport un peu à l’image commissaire européen qui signe ce rapport, Pierre Moscovici,  peu étincelant comme  ministre de l’économie en France et qui continue dans la même veine en Europe. Présenté comme « un document de travail des services de la Commission » ne préjugeant pas de la position officielle de l’exécutif européen lors des futures discussions avec Paris, ce rapport d’une centaine de pages dresse le bilan des difficultés économiques de la France et de ses progrès par rapport aux recommandations définies par la CE l’an dernier. Le fonctionnement du marché du travail, qui « demeure peu satisfaisant » et « reste segmenté », constitue l’un des points noirs relevés par les services de la Commission, parallèlement à un accroissement des inégalités en matière d’éducation au cours de la décennie écoulée. « Les demandeurs d’emploi ne se voient offrir qu’un accès limité à la formation; la possibilité pour les travailleurs peu qualifiés de suivre un apprentissage diminue et les résultats des jeunes en difficulté scolaires sont en baisse », peut-on lire dans ce document. Le taux de chômage, à 10,5% en 2015, « est une conséquence indirecte des déséquilibres dont souffre la France » et « ne devrait pas diminuer à court terme », préviennent les auteurs du rapport, en qualifiant de déterminantes la mise en œuvre de la réforme annoncée du code du travail et celle du système d’assurance chômage. Le niveau élevé de la dette publique constitue un autre motif de déception pour les services de l’exécutif européen, qui estiment qu’elle « pourrait constituer une source de risques non négligeables pour l’avenir ». « Des efforts d’assainissement importants devront être consentis dans les prochaines années pour réduire le déficit et le niveau élevé de la dette publique », relèvent-ils, en rappelant que depuis le début de la crise, la France a été plus lente que le reste de la zone euro dans la réduction de son déficit. Ce rapport décerne malgré tout quelques bons points à la France, estimant que des progrès substantiels ont été enregistrés l’an dernier sur la soutenabilité à long terme des régimes de retraite complémentaire et dans la mise en œuvre de mesures visant à réduire le coût du travail, notamment dans le cadre du pacte de responsabilité. « Comme la reprise dans l’UE reste fragile, la Commission encourage les États membres à continuer à réformer leurs économies et à remédier aux déséquilibres macroéconomiques persistants », note le commissaire chargé des Affaires économiques et sociales, le Français Pierre Moscovici, dans un communiqué accompagnant le rapport.

(Avec Reuters)

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