Archive pour le Tag 'union'

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Union européenne Turquie: Hollande le turc

Hollande le turc

 

On se demande bien pourquoi Hollande a fait semblant de rassurer la Turquie sur son entrée dans l’union européenne. D’abord cette éventuelle entrée n’est pas pour demain, en Turquie on évoqué 2023 mais en fait il faudra bien compter au moins 10 ans ou 15 ans de plus. Il ya longtemps que Hollande aura disparu de la scéne politique. En outre le processus proposé à savoir referendum en Turquie bien sûr mais aussi en France (et en Autriche pour l’instant) n’est pas sérieux. Jusque là on élargissait « en douce » sans consultation démocratique. Si chaque pays de l’union devait décider unilatéralement un référendum national, ce serait évidemment l’échec assuré. Pour l’élargissement, il faudra donc un nouveau processus avec un référendum, un seul referendum pour toute l’Europe. Finalemenet entre Sarkozy qui ne voulait pas de la Turquie et Hollande qui en veut bien mais avec des conditions intenables, il n’y a guère de différence, sinon l’hypocrisie. François Hollande s’est efforcé lundi de refermer la blessure ouverte dans la relation entre Paris et Ankara par le refus de Nicolas Sarkozy de considérer la Turquie comme un pays susceptible d’adhérer à l’Union européenne. Dès le début de sa visite d’Etat en Turquie, la première depuis 22 ans pour un président français, il a demandé la poursuite du processus chapitre par chapitre, rappelant toutefois que « négociation ne veut pas dire adhésion ». Ce « processus doit se poursuivre » mais « aucune date n’est prévue », a-t-il souligné à l’adresse d’une opinion française hostile à la perspective d’une entrée de la Turquie dans l’UE. Un thème délicat à quatre mois des élections européennes, pour lesquelles les sondages prédisent une poussée de l’extrême droite en France et dans d’autres pays. « Nous ne sommes pas pressés », a souligné pour sa part le président turc Abdullah Gül, pour qui la crise politique que traverse actuellement son pays ne saurait influer sur le processus européen « essentiellement technique ». Pour l’heure, 14 chapitres sur 35 sont ouverts en vue d’une éventuelle adhésion, qui devra faire l’objet le cas échéant d’un référendum en Turquie, mais aussi en France et en Autriche. Selon l’article 88-5 introduit en 2005 dans la Constitution française, parallèlement à l’ouverture des négociations avec la Turquie, toute nouvelle adhésion doit en effet être soumise à une consultation populaire à l’issue plus qu’incertaine. Selon une enquête publiée la semaine dernière dans Valeurs actuelles, 83% des Français sondés sont opposés à l’entrée de la Turquie dans l’Union.

Union bancaire : un petit pas en avant

Union bancaire : un petit pas en avant

 

Un petit pas en avant comme le voulait l’Allemagne pour l’union bancaire avec une procédure très complexe et pour l’instant une enveloppe encore modeste pour le sauvetage des banques. Les ministres des Finances de l’Union européenne se sont mis d’accord mercredi soir sur les modalités de restructuration et de fermeture des banques en difficultés de la zone euro, qui doivent désormais être approuvées par le Parlement européen. Les dirigeants européens espèrent que ce mécanisme de résolution unique des crises bancaires (MRU), qui doit entrer en vigueur en 2015, permettra d’éviter de faire peser sur les Etats et les contribuables les faillites d’établissements de crédit. Ce sera, avec le mécanisme de supervision unique du secteur bancaire, placé sous la responsabilité de la Banque centrale européenne (BCE) et déjà acté, un des piliers de la future union bancaire, objet de négociations depuis juin 2012. « Le dernier pilier de l’union bancaire a été construit », s’est réjoui devant des journalistes le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, qui a obtenu que le dernier mot, dans la décision de restructurer ou de fermer une banque de la zone euro, ne revienne pas à la Commission européenne. Le commissaire européen au marché unique, Michel Barnier, qui a défendu pied à pied depuis 18 mois les propositions de la Commission en matière de régulation bancaire et jugeait les procédures de décision envisagées par les 28 trop compliquées pour être efficaces, a fait contre mauvaise fortune bon cœur. Il a confessé lors d’une conférence de presse qu’il pouvait « avoir quelques regrets »: « J’aurais préféré qu’on préserve la procédure communautaire jusqu’au bout. » Mais « il fallait une institution pour appuyer sur le bouton. C’est le Conseil qui prendra les décisions. Le Conseil aura le dernier mot (…) C’est très bien comme ça », a-t-il ajouté.

 

Union bancaire : un petit pas

Union bancaire : un petit pas

 

C’est vraiment un petit pas pour l’union bancaire avec un premier accord sur les conditions de fermeture des banques. Les ministres des Finances de la zone euro sont parvenus aux premières heures de la journée de mercredi à un accord sur le financement de la fermeture éventuelle de banques en difficulté. Ce point est un élément crucial d’un accord plus global en cours de négociation visant à mettre en place un mécanisme de résolution des crises bancaires (MRU), destiné à éviter de transférer le fardeau aux Etats et aux contribuables. Réunis mardi soir, les ministres des Finances de la zone euro seront rejoints mercredi par leurs autres collègues de l’Union européenne pour tenter de sceller un accord définitif sur ce MRU, qui sera, avec le mécanisme unique de supervision déjà acté et un dispositif de garantie des dépôts, un des trois piliers de l’union bancaire. « Ce soir, nous avons accompli une avancée décisive dans la construction d’une union bancaire en Europe », a déclaré à Reuters le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn. Le financement de la fermeture des banques en difficulté sera assuré par le système bancaire lui-même, qui va abonder un fonds unique de résolution à hauteur d’environ 55 milliards d’euros en 10 ans. En attendant, si les fonds ne sont pas suffisants, le pays d’origine de l’établissement concerné pourra imposer des prélèvements supplémentaires aux banques. Si cela ne suffit toujours pas, cet Etat pourra fournir de l’argent public. Si un Etat n’a pas assez d’argent, il pourra emprunter auprès du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de secours créé par la zone euro durant la crise des dettes souveraines, comme l’a fait l’Espagne en 2012 pour recapitaliser ses banques. Cette procédure respecte la position de l’Allemagne, soucieuse que les pays de la zone euro évitent autant que possible de partager le fardeau de la fermeture d’une banque dans un pays en particulier. Une fois achevée cette phase de transition en 2025, le fonds de résolution pourra éventuellement rechercher des financements supplémentaires en empruntant lui-même.

 

Une union bancaire européenne qui ne résoudra pas tout

Une union bancaire européenne qui ne résoudra pas tout

 

En panne de volonté voire de lucidité, l’Europe met peut être trop d’œufs dans le panier de l’union bancaire. Faute d’accord sur uen vraie relance, la mutualisation des dettes ou encore l’intégration, on semble se rabattre de manière excessive sur l’union bancaire. Sans doute nécessaire mais qui ne résoudra pas tout.  La création d’une union bancaire pour la zone euro permettrait effectivement de desserrer l’étau de la crise de la dette et laisserait un peu plus de temps aux Etats pour poser les bases d’une stabilité durable de l’Union économique et monétaire (UEM), déclare dimanche la Banque des règlements internationaux (BRI). Il faudra cependant se mettre d’accord sur les conditions de la garantie de dépôts qui implique l’existence d’un fonds de solidarité. Cette position de la BRI, lieu de dialogue des grandes banques centrales, donne du poids aux propositions visant à mettre en place une instance de supervision unique des grandes banques de la zone euro, une garantie pan-européenne des dépôts ou encore un fonds destiné à accompagner la fermeture d’établissements en difficulté. Ces idées seront discutées lors du sommet européen des 28 et 29 juin à Bruxelles, une nouvelle fois présenté comme étant vital pour résoudre une crise de la dette de la zone euro qui dure depuis deux ans et demi. La crise est compliquée par l’interdépendance entre les pays très endettés de la zone euro et leurs banques, qui achètent des obligations souveraines dont personne d’autre ne veut, mettant ainsi leur bilan en péril. « Si elles sont adoptées, les mesures peuvent mettre un terme à l’interaction négative entre les banques et les Etats (…) qui rend la crise si sévère », estime la BRI, basée à Bâle, dans son rapport annuel. Elle ajoute par ailleurs que les banques sont susceptibles d’être confrontées à un « cercle vicieux » où la nécessité d’apporter toujours plus d’actifs de qualité comme collatéral aux banques centrales et autres créanciers peut diminuer leur capacité à absorber des chocs. Cette tendance, désignée sous l’expression « encombrement d’actifs », est à l’oeuvre depuis plusieurs années, du fait de la crise de confiance qui oblige les banques à fournir une part toujours plus importante de leurs actifs comme garantie. Plus des actifs sont engagés, plus une banque est vulnérable à un appel de marge. Les banques européennes en particulier, en raison de leur exposition aux pays de la zone euro les plus en difficulté, ont été obligées d’apporter toujours plus de protection à leurs créanciers. Ceci étant la BRI minimise largement les engagements de nombre de banques sur des produits très risqués qui n’ont rien à voir avec les obligations souveraines classiques.

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