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Union européenne : la droite pour un recentrage

Union européenne : la droite pour un recentrage

 

Constatant le relatif immobilisme de l’union européenne et ses contradictions, la droite semble désormais souhaiter un recentrage politique et géographique. Géographique, en privilégiant le noyau dur de l’Europe ou la seule zone euro. Politique, en limitant l’action européenne à quelques axes stratégiques, une dizaine pas davantage. En clair la droite réclame une Refondation de l’Europe en renforçant son rôle sur quelques axes majeurs et dans un espace géographique plus restreint. L’intention est sans doute louable mais la faisabilité politique complexe d’abord parce que la commission européenne ne cesse d’étendre le champ de ses pouvoirs tant sur le plan politique que géographique, on vient par exemple de rouvrir un peu la porte des négociations avec la Turquie (pour des motifs de gestion des flux migratoires). Ensuite et surtout parce que cette opération de recentrage nécessite  très vraisemblablement un nouveau traité autre document d’orientation dont l’approbation devrait être soumise aux populations et évidemment aux Français aussi. Bref un nouveau référendum sur l’Europe avec les risques politiques cela comporte comme cela a été démontré en 2005. Les principaux candidats à la primaire à droite appellent lundi à régénérer le projet européen, qu’ils jugent dans l’impasse, en recentrant l’Union européenne sur son « noyau dur », voeu d’Alain Juppé, ou en organisant un référendum en France pour « refermer la blessure de 2005″, proposition de Bruno Le Maire. A l’occasion de l’anniversaire du discours fondateur de Robert Schuman, le 9 mai 1950, tous déplorent d’une même voix le blocage de l’historique « moteur » franco-allemand. Notamment Nicolas Sarkozy, qui reformule dans Le Figaro son idée d’un « traité de refondation » pour « changer les compétences des institutions communautaires et leur fonctionnement ». Quant à François Fillon, pour qui « l’Europe est en train d’aller droit dans le mur », il souhaite que l’UE « laisse aux Etats la vie quotidienne et qu’elle s’occupe de sujets que les Etats ne peuvent régler à sa place ». Alain Juppé, favori pour l’investiture présidentielle à droite, regrette que « la France manque à son rôle européen historique ». « Elle commente, elle critique, et finalement, elle suit et elle subit. Malgré la foi européenne d’Angela Merkel et sa science de la navigation, l’Allemagne ne peut ni ne veut être seule à la barre de l’énorme vaisseau. Et l’Europe dérive », écrit l’ancien Premier ministre dans une tribune publiée lundi dans Le Monde et intitulée « Oui à l’Europe debout! » Quelle que soit l’issue du référendum du 23 juin sur le « Brexit », Alain Juppé considère que l’Europe, « anémique » économiquement, « dissoute » politiquement, prise d’ »angoisse identitaire », doit se consolider sur la base des traités existants « en partant du noyau dur que constitue la zone euro ». Ce travail « exige une harmonisation fiscale progressive et la mise en cohérence de nos systèmes de protection sociale », dit-il. En matière de sécurité, il souhaite qu’Europol et Eurojust deviennent « une police et une justice directement compétentes » et juge nécessaire « un Livre blanc sur la défense ». Le maire de Bordeaux appelle de ses voeux « une politique commune des migrations légales » et « une politique commune de l’énergie ». Nicolas Sarkozy veut pour sa part que la France mette sur la table dès « l’alternance » de 2017 un projet de nouveau traité « quelle que soit l’issue du référendum sur le Brexit. » L’ancien chef de l’Etat répète dans Le Figaro vouloir « aller jusqu’au bout de l’intégration » avec l’avènement d’un Fonds monétaire européen et « d’un secrétaire général du gouvernement économique qui agisse comme un véritable directeur du Trésor. » Il invite à « revoir complètement la répartition des compétences entre les Etats et l’Union » et à recentrer ses compétences « sur pas plus d’une dizaine de politiques communes prioritaires. »

(Avec reuters)

TVA : 50 milliards de fraudes fiscales dans l’union européenne

TVA : 50 milliards de fraudes fiscales dans l’union européenne

 

En cause le mécanisme pervers des règles relatives à la TVA intracommunautaire qui permet de faire (souvent fictivement) circuler des marchandises dans l’union économique pour facturer et récupérer auprès des Etats de fausses tva La Commission européenne envisage donc de bouleverser les règles de TVA intracommunautaire afin de lutter contre les fraudes massives. Mais la tâche s’annonce compliquée.  Le régime actuel, censé être transitoire à l’époque de sa mise en place, est en vigueur depuis le 1er janvier 1993. Il fixe les règles d’application de la TVA pour la livraison ou l’acquisition intracommunautaire de biens. Il prévoit ainsi que les livraisons intracommunautaires soient exonérées de la TVA si elles remplissent un certain nombre de conditions (acheteur et vendeur qui ne se situent pas dans le même pays de l’UE, mention obligatoire des numéros de TVA intracommunautaire sur la facture…). En revanche, les acquisitions intracommunautaires sont taxables en respectant le taux et les conditions en vigueur dans l’État membre où le bien a été livré. Exemple: une entreprise située en Allemagne vend une marchandise à une autre basée en France. L’entreprise allemande ne va pas intégrer de TVA à son prix de vente. En revanche, la société française devra appliquer la TVA au taux français sur la marchandise réceptionnée. La TVA sur cet échange sera donc perçue par les autorités françaises. «On peut toujours faire plus simple, moins contraignant. Mais ce système tient bien la route», assure Dominique Laurant, avocat spécialiste en droit fiscal. D’après la Commission européenne, certaines entreprises profitent de ce système simplifié pour frauder. La technique la plus utilisée étant celle du «carrousel». Cette fraude, très commune dans les secteurs du commerce des composants électroniques, de la téléphonie mobile et du textile, consiste à faire «tourner» des marchandises entre plusieurs sociétés situées dans différents pays européens en profitant du fait qu’il n’y a pas de taxes à l’exportation. «Ces opérations visent à obtenir le remboursement, par un État de l’Union, d’une taxe qui n’a jamais été acquittée en amont, ou réduire le montant de la TVA à payer», explique le fisc français dans une note explicative. Dans l’exemple ci-dessus, la société 1 située dans un pays de l’Union européenne livre à une société 2 installée dans un autre pays de l’UE des marchandises pour 100.000 euros HT (car pas de TVA appliquée à la livraison intracommunautaire). La société 2 (dite «Taxi») revend alors ces produits à une société 3 située dans le même pays pour 100.000 euros TTC (soit 83.612 euros HT et 16.388 euros de TVA). Elle facture donc une TVA qu’elle ne reversera pas au Trésor! La société 3 va pouvoir se faire rembourser cette TVA facturée par B (16.388 euros). «À la fin du circuit de facturation, il est possible que la marchandise revienne à son point de départ à un prix inférieur (d’où le nom de carrousel). La TVA non reversée est répartie entre tous les intervenants du circuit», explique le fisc. D’après les derniers chiffres dévoilés par la Commission européenne, cette fraude du carrousel représente à elle seule 45 à 53 milliards d’euros par an, sur les 168 milliards qui échappent chaque année aux États membres. D’après Les Echos, la Commission européenne souhaite revoir le système de facturation de la TVA. Dans son nouveau schéma, l’entreprise qui livre la marchandise paierait une TVA mais au taux en vigueur dans le pays où le bien est livré. Les autorités fiscales de son pays se chargeraient ensuite de reverser la somme au fisc du pays de son client. Dans cette configuration, la livraison intracommunautaire n’est plus exonérée ce qui annule l’intérêt de la fraude. Dominique Laurant, avocat spécialiste en droit fiscal «La mise en place de ce nouveau régime me paraît possible mais c’est la négation du marché commun! Il va à l’encontre des traités européens qui affirment que s’il n’y a pas de frontières, il n’y a pas à payer d’impôts sur la marchandise», rappelle Dominique Laurant. L’obstacle semble aussi être politique. Bien que le manque à gagner soit indéniable pour les États membres, difficile de les convaincre de faire bouger les lignes dès qu’il s’agit de fiscalité, comme en témoigne l’échec de l’harmonisation des taux de TVA. Pour ne pas aller trop vite, Bruxelles propose d’appliquer le nouveau régime par étape. Les entreprises les plus fiables resteraient sur le système actuel tandis que les «moins sûres» se verraient imposer le nouveau régime, expliquent les Echos. Reste à convaincre les plus réticents. La réforme doit en effet obtenir l’unanimité des États membres pour espérer voir le jour….

 

(Figaro économie)

Réformes en France : critiques de l’Union économique

Réformes en France : critiques de l’union économique

 

Dans un rapport publié vendredi la commission européenne critique assez durement la France en matière de réformes socio économiques. Un constat sans doute pertinent mais une analyse et des recommandations assez contradictoires. La commission souligne notamment le mauvais fonctionnement du marché du travail, la montée des inégalités l’insuffisance de formation en direction des chômeurs, l’ampleur des déficits et de la dette mais se félicite des projets de réforme du code du travail, de l’assurance-chômage et du pacte de responsabilité. Un  document finalement assez général n’apporte pas grand-chose de nouveau sur la situation du pays et surtout n’éclaire guère sur les perspectives européennes pour réellement sortir de la crise  comme si la commission s’accommodait de voir l’Europe s’installer dans une croissance très molle. Beaucoup de banalités, peu d’innovation, pas de volontarisme, un rapport un peu à l’image commissaire européen qui signe ce rapport, Pierre Moscovici,  peu étincelant comme  ministre de l’économie en France et qui continue dans la même veine en Europe. Présenté comme « un document de travail des services de la Commission » ne préjugeant pas de la position officielle de l’exécutif européen lors des futures discussions avec Paris, ce rapport d’une centaine de pages dresse le bilan des difficultés économiques de la France et de ses progrès par rapport aux recommandations définies par la CE l’an dernier. Le fonctionnement du marché du travail, qui « demeure peu satisfaisant » et « reste segmenté », constitue l’un des points noirs relevés par les services de la Commission, parallèlement à un accroissement des inégalités en matière d’éducation au cours de la décennie écoulée. « Les demandeurs d’emploi ne se voient offrir qu’un accès limité à la formation; la possibilité pour les travailleurs peu qualifiés de suivre un apprentissage diminue et les résultats des jeunes en difficulté scolaires sont en baisse », peut-on lire dans ce document. Le taux de chômage, à 10,5% en 2015, « est une conséquence indirecte des déséquilibres dont souffre la France » et « ne devrait pas diminuer à court terme », préviennent les auteurs du rapport, en qualifiant de déterminantes la mise en œuvre de la réforme annoncée du code du travail et celle du système d’assurance chômage. Le niveau élevé de la dette publique constitue un autre motif de déception pour les services de l’exécutif européen, qui estiment qu’elle « pourrait constituer une source de risques non négligeables pour l’avenir ». « Des efforts d’assainissement importants devront être consentis dans les prochaines années pour réduire le déficit et le niveau élevé de la dette publique », relèvent-ils, en rappelant que depuis le début de la crise, la France a été plus lente que le reste de la zone euro dans la réduction de son déficit. Ce rapport décerne malgré tout quelques bons points à la France, estimant que des progrès substantiels ont été enregistrés l’an dernier sur la soutenabilité à long terme des régimes de retraite complémentaire et dans la mise en œuvre de mesures visant à réduire le coût du travail, notamment dans le cadre du pacte de responsabilité. « Comme la reprise dans l’UE reste fragile, la Commission encourage les États membres à continuer à réformer leurs économies et à remédier aux déséquilibres macroéconomiques persistants », note le commissaire chargé des Affaires économiques et sociales, le Français Pierre Moscovici, dans un communiqué accompagnant le rapport.

(Avec Reuters)

Protestation contre la déchéance de nationalité : l’union des bobos, des gauchistes et des fonctionnaires

Protestation contre la déchéance de nationalité : l’union des bobos,  des gauchistes et des fonctionnaires

 

La fronde ne cesse de monter au PS contre le projet de déchéance de nationalité ;  une sorte de conglomérat d’indignés dont la caractéristique commune est la posture de protestataire. On trouve tout les anciens gauchistes nourris au lait du trotskisme comme Benoît Hamon, Julien Dray et même le Premier secrétaire du parti socialiste d’autres indignés comme Martine Aubry, Lienemann et même Jean-Marc Ayrault qui en même temps règlent  leurs comptes avec Hollande et Valls ;  à défaut de vision commune, de projet et même d’action,  les responsables du PS se singularisent  par une attitude d’opposition. Une position qu’ils rejoindront d’ailleurs bientôt lors  des élections présidentielles et législatives tellement le décalage est grand entre l’opinion publique et ses élus. Un décalage qui ce manifeste tout autant sur les questions sociétales que sur l’enjeu du chômage. Bref l’attitude classique des gauchistes : fermes sur les valeurs théoriques mais complètement incompétents en matière de gestion des politiques. La gauche dont il se revendique se réduit aux  oligarques, aux gauchistes, aux bobos et autres fonctionnaires (catégories qui peuvent par ailleurs se recouper). La controverse suscitée au sein du PS par le projet d’extension de déchéance de nationalité aux binationaux nés en France ne faiblit donc  pas, Manuel Valls reprochant à une partie de la gauche de « s’égarer au nom des grandes valeurs ». Deux élus socialistes, l’ancien ministre Benoît Hamon et Julien Dray, expriment à leur tour leur opposition à cette initiative dans des entretiens au Journal du Dimanche. La mesure, jugée symbolique par le Premier ministre lui-même, figurera dans le projet de loi constitutionnelle voulu par François Hollande après les attentats du 13 novembre et sera débattue au Parlement au début de l’année prochaine. De Martine Aubry, la maire de Lille, à Anne Hidalgo, la maire de Paris, plusieurs voix socialistes se sont déjà élevées publiquement contre le projet.   »Une partie de la gauche s’égare au nom de grandes valeurs en oubliant le contexte, notre état de guerre, et le discours du président devant le Congrès », leur répond Manuel Valls dans le JDD.   »La détermination est totale, nous irons jusqu’au bout et que chacun à gauche en soit bien convaincu », poursuit-il en citant l’historien Pierre Nora : « La France est en péril de paix. » Le prédécesseur de Manuel Valls à Matignon, Jean-Marc Ayrault, a répliqué dimanche après-midi sur Twitter. « Si la France est en ‘péril de paix’, alors ne la divisons pas davantage! », écrit le député de Loire-Atlantique. Benoît Hamon a déploré pour sa part sur BFM TV les « mots toujours extrêmement agressifs de Manuel Valls ». « Il ne facilite pas la concorde et il ‘égare la gauche’ », a-t-il jugé.

Croissance : L’Italie attaque la France et l’union européenne

Croissance : L’Italie attaque la France et l’union européenne

 

Le gouvernement de Matteo Renzi a des raisons objectives pour attaquer la politique économique européenne et la France en même temps. Une France à laquelle on reproche ses contradictions permanentes entre un discours de solidarité avec l’Italie est en fait  un soutien à la commission européenne ; en clair ; l’Italie reproche à la commission européenne de refuser de lancer une véritable politique de croissance. Le même reproche qui était fait depuis 2012 par Hollande mais qui depuis semble  avoir abandonné le combat contre une bienveillance de la commission à l’égard des écarts budgétaires français. Le gouvernement Renzi entend aussi protester contre les critiques de la commission contre la politique économique italienne. Critiques concernant aussi bien le secteur bancaire que le secteur sidérurgique ou la politique budgétaire. Y compris en matière de politique d’immigration l’Italie accepte de moins en moins les leçons données par Bruxelles. « Nous espérons et nous souhaitons assister à un changement d’attitude de la Commission et d’autres pays à l’égard de l’Italie », a déclaré dans une interview accordée à l’agence Reuters ce proche allié du président du Conseil, Matteo Renzi. Le mois dernier, le gouvernement Renzi s’est heurté à la Commission européenne dans le cadre du renflouement de quatre banques en difficulté. Rome a consacré 3,6 milliards d’euros au sauvetage de la Banca Marche, de la Banca dell’Etruria e del Lazio, de la Cassa di Risparmio di Chieti et de la Cassa di Risparmio di Ferrara avant l’entrée en vigueur de nouvelles normes européennes en janvier sur le sauvetage des établissements bancaires.  D’autres responsables italiens ont pour leur part reproché à l’exécutif communautaire d’avoir été plus souple lorsqu’il s’est agi de sauvetages bancaires au Portugal et en Allemagne.  Une autre décision européenne a provoqué la colère du gouvernement italien : l’ouverture d’une procédure d’infraction contre Rome, soupçonné de ne pas avoir relevé les empreintes digitales de milliers de migrants arrivés cette année en provenance de Libye. Matteo Renzi a dénoncé une obsession « surréaliste ».  La Commission enquête également sur le soutien apporté à l’aciérie Ilva, la plus grande d’Europe en termes de capacités de production. Là encore, l’exécutif européen soupçonne une subvention publique déguisée. Enfin, dernier sujet de contentieux du moment, la Commission a indiqué en novembre que l’Italie était parmi les quatre pays de la zone euro dont le budget 2016 risque de sortir des règles budgétaires de l’UE. « Il y a les banques, l’immigration, Ilva, toute une série de dossiers », énumère Sandro Gozi. Mais pour le secrétaire d’Etat italien, la vraie question, le vrai souci du gouvernement italien porte sur la direction politique générale de l’UE, marquée, dit-il, « par des hésitations et des contradictions que nous ne pouvons plus tolérer ». Sandro Gozi critique également la France qui, dit-il, a apporté son soutien aux appels lancés par l’Italie en faveur de politiques européennes plus favorables à la croissance mais tarde à mettre ses actes en conformité avec ses discours. « Que veut faire la France ? Nous partageons des analyses communes, mais nous voulons aussi partager des politiques communes », dit-il.

Gouvernement d’union nationale : 77% des Français pour

Gouvernement d’union nationale : 77% des Français pour

 

 

Il est clair que les clivages gauche droite sont complètement dépassés et qu’ils n’intéressent que les apparatchiks des appareils. Le contexte de terrorisme donne une légitimité supplémentaire à la nécessité d’une union nationale. Pour l’opinion publique, la classe politique devrait être unie après les attentats de Paris. 77% des personnes interrogées se disent « favorables » à un gouvernement d’union nationale regroupant tous les partis de gauche, du centre et de droite. Les plus enclins à la mise en place d’un tel dispositif sont les sympathisants de la droite et du centre (81%). 75% des partisans du Parti socialiste approuvent également cette idée. Pour autant, si les Français soutiennent ses engagements, ils n’ont pas réellement confiance en François Hollande. Ainsi, 54% des sondés expriment des craintes quant à la gestion de la crise par l’actuel chef de l’Etat. Le président de la République peut toutefois compter sur le soutien de son camp. 78% des partisans de la gauche assurent soutenir François Hollande, ils sont seulement 31% à droite et au centre et 21% au Front national. Pour l’opinion publique, la classe politique devrait être unie après les attentats de Paris. . Alors que les députés ont affiché mardi lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale un spectacle indigne, selon de nombreuses réactions, multipliant huées et vociférations, l’opinion publique se montre soudée derrière son gouvernement. D’après le sondage Elabe « L’opinion en direct » pour BFMTV publié ce jeudi, les mesures proposées lundi par François Hollande devant les parlementaires réunis en congrès à Versailles recueillent un large soutien auprès de l’opinion publique, au-delà des clivages partisans. Ainsi, 94% des Français soutiennent la proposition de déchoir de la nationalité française les personnes condamnées pour terrorisme. A condition qu’elle dispose d’une autre nationalité. 78% des sondés se disent même « tout à fait favorables » à cette disposition.

 

Terrorisme : le déficit budgétaire autorisé par l’union européenne

Terrorisme : le déficit budgétaire  autorisé par l’union européenne

 

Après les attentats Hollande a clairement dit que l’objectif de ramener le déficit budgétaire en dessous des 3 % du PIB pour 2017 n’était plus possible compte tenu des dépenses supplémentaires à engager dans la lutte contre le terrorisme. D’une certaine manière, Moscovici commissaire européen aux affaires économiques a donné son aval au dépassement budgétaire de la France. « Une chose est claire dans les circonstances actuelles, c’est le fait que dans ce moment terrible, la protection des citoyens, la sécurité des citoyens en France et en Europe est la priorité », a dit le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Pierre Moscovici. Sans doute s’agit-il là du seul vrai soutien de l’union européenne qui en matière de défense et de sécurité affirme vouloir apporter son aide à la France mais dans le flou diplomatique le plus total.  Mardi matin, le Premier ministre, Manuel Valls, a clairement fait savoir sur France Inter que les objectifs figurant dans la dernière trajectoire des finances publiques françaises « seront forcément dépassés », les nouveaux moyens engagés pour la sécurité n’étant pas financés « au détriment des autres budgets ». Parmi les mesures annoncées, figurent la création de 5.000 emplois supplémentaires dans la police et la gendarmerie en deux ans, 3.500 postes de plus dans la justice et aux douanes et le gel des réductions d’effectifs dans les armées jusqu’en 2019. Une première estimation de leur coût donnée par le ministère des Finances porte sur plusieurs centaines de millions d’euros. « C’est un coût supplémentaire par rapport à ce qui était prévu (…) (mais) ça reste compatible avec les engagements européens », a-t-on assuré. Pierre Moscovici, qui présentait devant la presse les avis de la Commission sur les projets de budget 2016 des pays de la zone euro, a estimé qu’il était trop tôt pour évaluer l’impact de ces annonces sur la « trajectoire budgétaire » de la France.

Grèce: accord imminent avec l’union européenne

Grèce: accord imminent avec l’union européenne

Même si la question des saisies immobilières n’est pas encore complètement réglée il semble bien qu’on s’oriente vers un accord entre l’union européenne et la Grèce concernant le nouveau plan de financement. Un accord qui pourrait être aussi favorisé par le fait que la Grèce doit supporter de lourdes charges relatives à la présence de migrants. La Grèce et ses bailleurs de fonds de la zone euro sont parvenus à un accord sur de nombreux points du programme de réformes qu’Athènes doit mettre en œuvre en échange de nouveaux prêts, a annoncé dimanche Jeroen Dijsselbloem, le président de l’Eurogroupe. L’aval préalable des créanciers internationaux aux réformes est nécessaire au versement de la prochaine tranche d’aide financière, d’un montant de deux milliards d’euros, qui doit être suivie d’une enveloppe de dix milliards pour la recapitalisation du secteur bancaire. Mais les discussions, qui auraient dû être conclues mi-octobre, ont pris du retard en raison de divergences sur différents points, à commencer par le sujet politiquement sensible des saisies immobilières. »Je salue les bons progrès réalisés par les autorités grecques et les institutions dans les discussions sur les mesures prévues par la première série d’étapes et sur les mesures pour le secteur financier, qui sont essentielles au succès du processus de recapitalisation », a dit Jeroen Dijsselbloem. « Un accord a été conclu sur de nombreux points », a-t-il ajouté.

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

L’Europe se rencontre avec un peu de retard qu’elle est incapable de contrôler ses frontières intérieures et du coup que c’est le principe même de Schengen qui va être rapidement remis en cause. En effet dès lors que les migrants parviennent à mettre un pied en Europe la liberté de circulation est assurée. Faute de donc de pouvoir contrôler ses frontières intérieures, l’Europe est  réduite à solliciter  les pays qui font office de frontière extérieure comme la Turquie. La Turquie est en effet le principal point d’entrée de la migration vers l’Europe et aussi par parenthèses la principale voie de communication qui permet à l’État islamique d’engranger d’énormes ressources financières grâce au pétrole. Malheureusement ce point n’a pas été traité par les dirigeants européens réunis à Malte.  Pour résumer,  les pays européens vont proposer de l’argent à la Turquie afin qu’elle fixe les migrants sur leur territoire mais compte tenu des positions très ambiguës de la Turquie il est probable que ce pays continuera d’être une véritable passoire. Ce qui n’empêche pas les responsables européens de vouloir engager une négociation inutile avec la Turquie. L’Europe est engagée dans une « course contre la montre » pour sauver l’espace Schengen et mettre en place un contrôle renforcé des flux migratoires à ses frontières extérieures, a souligné Donald Tusk, le président du Conseil européen. Le numéro deux de la Commission européenne, Frans Timmermans, mène actuellement des négociations avec Ankara et a proposé que le sommet avec le président Erdogan se tienne le 22 novembre mais le président français, François Hollande, a annoncé que cette date ne pourrait pas convenir. La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu’aucune date n’avait encore été fixée et a évoqué la possibilité que ce sommet puisse avoir lieu fin novembre ou début décembre.   »Il s’agit d’un sommet UE-Turquie pour démontrer que nous travaillons très étroitement les uns avec les autres et que nous partageons de manière raisonnable les défis nés de la guerre civile en Syrie et des situations difficiles dans d’autres pays », a dit Angela Merkel. A Berlin, le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a déclaré que l’Allemagne devrait financer seule l’aide à Ankara si les pays de l’Union n’arrivaient pas à se mettre d’accord. « Si les Européens ne peuvent assurer qu’une partie du projet, je juge raisonnable que l’Allemagne consente à faire une avance ou qu’elle paye elle-même », a-t-il dit lors d’une réunion de son parti. Pour Donald Tusk, « sauver Schengen est une course contre la montre et nous sommes déterminés à remporter cette course ». « Cela suppose, d’abord et avant tout, de rétablir les contrôles aux frontières extérieures. Sans contrôles frontaliers efficaces, les accords de Schengen ne survivront pas », a-t-il dit.

Union européenne : 2,4 milliards pour l’immigration et après ?

Union européenne : 2,4 milliards pour l’immigration et après ?

Sermonnée ^par l’ONU , l’union l européenne commence à sortir de son sommeil et décide d’une aide de 2,4 milliards d’euros sur six ans pour permettre aux pays européens de faire face à l’arrivée croissante de migrants sur leur territoire. Cette aide devrait essentiellement servir à améliorer les conditions d’accueil. Pour autant cela ne clarifie pas la ligne politique de l’union européenne car la question se pose de savoir ce qu’on fait de ces migrants ensuite. Pour l’instant c’est le statut quo et chaque pays tente de résoudre isolément le problème. L’Italie recevra le soutien le plus important avec près de 560 millions d’euros tandis que la Grèce bénéficiera d’une aide de 473 millions d’euros. L’Union européenne avait auparavant déjà approuvé des aides aux autorités françaises et britanniques, qui tentent de trouver une solution à la crise provoquée par les migrants installés à Calais et qui cherchent de passer en Grande-Bretagne. Une dizaine d’entre eux ont trouvé la mort depuis le début du mois de juin. La Grande-Bretagne a déjà reçu 27 millions d’euros de financements communautaires d’urgence, sollicités en mars, et la France en recevra 20 millions dans le courant du mois, ont précisé les services de la Commission. « Nous sommes désormais en mesure de verser les fonds destinés au programme national français et le Royaume-Uni a d’ores et déjà reçu le premier versement du financement qui lui revient », a précisé lors d’une conférence de presse Natasha Bertaud, une des porte-parole de la Commission européenne. « Ces deux programmes, entre autres choses, concerneront la situation à Calais », a-t-elle ajouté. Vendredi, le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) a réclamé une « réponse exceptionnelle d’urgence » à la crise des migrants dans le secteur de Calais. « Le HCR réitère un appel lancé depuis l’été 2014 pour une réponse globale – en premier lieu de la part des autorités françaises – face à la dégradation des conditions d’accueil des réfugiés et des migrants à Calais », a déclaré la porte-parole du HCR, Melissa Fleming, lors d’un point de presse.

Grande-Bretagne : sortie de l’union européenne en 2016 ?

Grande-Bretagne : sortie de l’union européenne en 2016 ?

La question de la sortie de la Grande-Bretagne n’est plus à exclure, elle pourrait être prononcée lors  de la consultation qui aura lieu vers le milieu de l’année 2016. Ce départ est d’autant plus vraisemblable que le chef de l’État britannique pose des conditions à l’Europe qui sont inacceptables. Pour résumer il s’agit pour lui que la Grande-Bretagne puisse bénéficier de tous les avantages de l’union européenne mais qu’en revanche il soit possible de refuser le dispositif législatif européen. Une exigence évidemment inacceptable car elle remet en cause le principe même de solidarité et d’union au sein de l’Europe. Tout dépendra aussi de la situation économique au moment du vote. Si la croissance européenne repart ce sera forcément un argument pour voter oui au maintien dans l’Europe. À l’inverse si cette croissance est toujours aussi atone et si une nouvelle crise financière devait ( montée brusque des taux par exemple) des arguments een faveur du non pourraient peser leur du référendum. Le référendum sur l’appartenance de la Grande-Bretagne à l’Union européenne sera donc  organisé d’ici un an, rapporte l’Independent on Sunday, David Cameron, à l’origine de cette initiative, espérant ainsi inciter ses partenaires à faire rapidement des concessions à Londres. Selon le journal dominical, le Premier ministre prévoit d’annoncer la date de la consultation pendant le congrès du Parti conservateur en octobre prochain, le mois de juin 2016 semblant le choix le plus probable. Un porte-parole du 10, Downing Street n’a pas souhaité commenter cette information de presse. David Cameron a promis avant la victoire de son parti aux législatives de mai dernier d’organiser un référendum d’ici à la fin 2017. Il a depuis entamé une tournée des capitales européennes pour défendre les réformes qu’il réclame pour appeler à voter « oui », dont l’autorisation de réduire les prestation sociales des ressortissants de l’UE qui s’installent au Royaume-Uni ou le droit pour les pays membres de bloquer la législation européenne.

Refonder l’Union européenne (JDD) Jacques Delors

Refonder l’Union européenne (JDD)

Jacques Delors l’un des pères  de l’Europe met en garde dans le JDD contre la dérive technocratique de l’Europe actuelle. En fait il plaide pour un rééquilibrage entre l’union monétaire,   l’union économique et l’union politique. Delors a raison.  Force de constater que pour l’instant chaque pays privilégie ses propres intérêts, une sorte d’Europe du chacun pour soi. L’Europe des marchands souhaité par les anglo-saxons.  Cela vaut évidemment pour l’Allemagne mais aussi pour la France et d’autres qui ne supporte pas la moindre atteinte à leur souveraineté. Une attitude louable en apparence mais qui faiat de l’Europe uen auberge espagnole.  « Cette crise en dit long sur le manque d’affectio societatis (volonté de s’associer) de l’Europe en ce moment », confie Jacques Delors. En 1989, déjà, dans le rapport qui porte son nom, celui qui présidait la Commission européenne dressait les conditions de la réussite de la possible future monnaie unique. Il alertait sur les dangers d’une union qui ne fonctionnerait pas sur deux piliers équivalents. La crise actuelle ne peut que lui donner raison. « Ce système n’est plus gouvernable, cela ne peut plus durer. Il faut refonder cette Union économique et monétaire. Vont-ils le faire? Il y a eu un vice de construction au départ. Il y a eu aussi des bêtises et une incapacité de l’eurozone à y mettre fin », analyse Delors. qui conclut «  il n’y a plus de désir de société en Europe »

Turquie : pas prête à entrer dans l’union européenne !

Turquie : pas prête à entrer dans l’union européenne !

 

C’est pas demain que la Turquie pourra entrer  dans l’Union européenne avec les conceptions démocratiques du parti au pouvoir. D’abord l’attentat contre les forces kurdes d’opposition est inexcusable ensuite le président s’est comporté en partisan en ne manifestant même pas la compassion qui s’imposait. à la veille des législatives. Ces atteintes permanentes  à la démocratie, la position ambigües de la Turquie vis-à-vis de l’Etat Islamique constituent à l’évidence des obstacles à toute perspective d’entrée de la Turquie dans l’union européenne.  A la veille des élections législatives en Turquie, le chef du parti d’opposition pro-kurde HDP a donc fustigé samedi la réaction du président Recep Tayyip Erdogan au double attentat qui a fait 2 morts et des centaines de blessés lors d’un meeting électoral du HDP vendredi à Diyarbakir.   »Il faut qu’il s’excuse (auprès des proches des victimes), qu’il leur exprime sa tristesse. Il devrait aller à Diyarbakir. N’est-il pas le président de 77 millions de personnes? Il faut qu’il dépose des fleurs là où ces gens ont été tués », a déclaré Selahattin Demirtas, le chef du HDP, lors d’une réunion électorale dans la partie asiatique d’Istanbul.  Tayyip Erdogan s’est rendu vendredi à un meeting après les attentats sans les mentionner dans son discours, a accusé Demirtas. Le président turc a dénoncé par la suite une « provocation » destinée à saper les élections de dimanche.  Erdogan espère que l’AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir, obtiendra la majorité des deux tiers (au moins 367 des 550 élus du Parlement) nécessaire à l’adoption de pouvoirs élargis pour le chef de l’Etat. Mais s’il passe le seuil des 10% des suffrages, le HDP pourrait remettre en cause ce scénario. Le président turc, qui a finalement présenté vendredi soir ses condoléances, a répliqué à Demirtas lors d’un meeting dans l’est de la Turquie. Il a déclaré que c’était au chef du HDP de s’excuser d’être l’instigateur d’une vague de violences qui a fait plusieurs dizaines de morts en octobre dernier. De nombreux Kurdes se sont rendus samedi sur le lieu des explosions pour y déposer des œillets rouges.  Selon des sources médicales, plus de 200 personnes ont été hospitalisées.

 

Cambadelis : lance l’union de la « goche » version 2017

Cambadelis :  lance l’union de la « goche » version 2017

Une grande alliance populaire, c’est le cap fixé par Cambadélis réélu à la tête du PS ; finalement une sorte d’union de la « goche » avec écolos, communistes , d’autres. Il serait temps car il n’y a plus grand-chose de populaire au PS ;  pas chez ses dirigeants évidemment et même chez ses adhérents dont la moitié a curieusement. 170 000, 150 000 ou 65 000 ? ( en fait il n’a jamais eu que 60 000 adhérents à jour de leurs cotisations!) C’est l’éternelle histoire du programme commun, on se réunit, on définit un programme puis le candidat pour la présidentielle décide tout seul ses orientations enfin au gouvernement on fait autre chose. Le drame de la gauche qui cette fois pourraiat bien éclater définitivement et le PS disparaître comme la SFIO en son temps et pour à peu près les mêmes raisons.  Cela passe par une « stratégie d’alliance populaire » avec d’autres formations et courants politiques de gauche ou écologistes, a précisé à la presse Jean-Christophe Cambadélis.  Après avoir rallié le 21 mai 60% des voix des adhérents du PS sur un texte soutenu par le gouvernement mais aussi par la maire de Lille, Martine Aubry, très critique envers l’exécutif, il a recueilli jeudi 70,1% des 65.000 suffrages exprimés. Il veut voir dans cette double victoire un « vote de sortie de crise », celle de la contestation de la politique économique du gouvernement par l’aile gauche du PS, dont le chef de file, Christian Paul, n’a rallié que 29% des voix. « Maintenant, nous allons pouvoir entrer dans le vif du sujet », a-t-il dit, sans dissimuler la difficulté de la tâche. Le PS est un parti aux allures de vaisseau fantôme, traumatisé par des défaites électorales successives, notamment aux municipales et aux départementales, qui se sont soldées par une perte de substance et une hémorragie de militants (40.000 en moins depuis son dernier congrès, il y a deux ans et demi). Moins de 49% de ses 132.000 adhérents ont participé jeudi à l’élection de son premier secrétaire.

 

La Grande Bretagne en dehors de l’union européenne ?

La Grande Bretagne en dehors de l’union européenne ?

 

C’est en tout cas le scénario qu’étudie la banque d’Angleterre suite aux déclarations de Cameron. Cameron qui veut renégocier les conditions de son adhésion à l’union économique, en clair payer mois, recevoir plus et être moins contraint par Bruxelles ! Mieux vaudrait sans doute mettre la grande Bretagne en dehors de l’Europe car les avantages exorbitants que réclament Cameron risquent de faire tâche huile ( en gros accès libre au marché mais sans contrainte, le contraire de la philosophie européenne). La montée des nationalismes dans tous les pays risquent de favoriser le repli sur eux de nombre de pays et faire perdre des années à l’union européenne certes loin d’être parfaite mais qui ne saurait se résumer à un espace de libre échange comme le souhaite depuis toujours la Grande Bretagne.  La Banque d’Angleterre (BoE) a dit qu’elle comptait faire le point des répercussions d’une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE), confirmant ainsi un courriel envoyé par inadvertance au Guardian et concernant ce projet de recherche censé être confidentiel. Le quotidien britannique écrit qu’un assistant d’un responsable de la banque centrale écrit dans le courriel que le projet doit rester inconnu de la plus grande partie du personnel et qu’il faut répondre aux journalistes s’en préoccupant que l’institut d’émission examine un grand nombre de questions économiques européennes. Le courriel a été écrit par le secrétaire privé de Jon Cunliffe, un vice-gouverneur chargé d’évaluer les risques économiques émanant du secteur bancaire et financier. Le courriel a été envoyé par erreur au Guardian par quelqu’un du service de presse de la BoE.  Le Premier ministre David Cameron, réélu le 7 mai dernier, entend refondre les liens de la Grande-Bretagne avec l’UE avant d’organiser un référendum sur l’appartenance à l’Union d’ici la fin de 2017.  Comme ce fut le cas pour le référendum sur l’indépendance de l’Ecosse l’an passé, la BoE ne veut pas qu’on puisse dire qu’elle s’est invitée dans un débat politique. « Il n’y a rien d’étonnant à ce que la Banque entreprenne un tel examen au sujet d’une prise de position publique du gouvernement », explique la BoE dans un communiqué. « Il y a toute une variété de questions économiques et financières qui surgissent dans le contexte de la renégociation et du référendum national. C’est l’une des responsabilités de la Banque d’examiner celles liées à ses prérogatives ».  Beaucoup de chefs d’entreprise britanniques craignent de ne plus avoir accès à leurs grands marchés à l’exportation et les répercussions sur le secteur financier britannique font également souci dans le cas d’un « Brexit ».

 

Sondage – l’union nationale ne va pas durer

Sondage – l’union nationale ne va pas durer

Les Français ont sans doute malheureusement raison, l’union nationale ne va sans doute pas durer. Ce que démontre en tout cas un sondage. Et pourtant le contexte à la fois sur le plan économique et vis-à-vis du terrorisme exigerait cette union, deux questions fondamentales (et pour partie liées) pour l’avenir du pays. Malheureusement, il y a fort  à parier que les logiques d’appareils et la proximité d’élections pour l’instant bien inutiles (on connaîtra sans doute une abstention supérieure à 50% aux départementales) vont faire éclater la belle unanimité actuelle. Du coup, la division va faire le lit des propos irresponsables et  démagogiques habituels non seulement au plan local mais aussi national. Dans un tel contexte de crise aux dimensions multiples on aurait pu s’épargner une élection départementale et même régionale qui de toute manière ne remettra à personne obtenir une vraie légitimité démocratique car le parti vainqueur (autour de 55%) sera celui des abstentionnistes. Selon un sondage iTélé - Le Parisien/Aujourd’hui en France, le rassemblement historique de dimanche dernier était un mouvement ponctuel lié à l’émotion suscitée par les attentats. L’union nationale ne va pas perdurer, estiment-ils.  Alors qu’environ 4 millions de personnes sont descendues dimanche dans la rue en soutien aux victimes des attentats de la semaine dernière, 78% des Français ne croient pas que l’union nationale perdurera. C’est le principal enseignement d’un sondage Odoxa réalisé pour iTélé et Le Parisien/Aujourd’hui en France. Selon ces sondés, il s’agissait d’un mouvement ponctuel lié à l’émotion suscitée par les attentats, qui ne perdurera pas longtemps. Les Français sont encore plus pessimistes quant à l’union nationale au sein de la classe politique. Selon le sondage, 9 sur 10 estiment qu’elle ne durera qu’un temps et que « les élus reviendront rapidement à leurs divisions ». Seuls 10% des Français pensent au contraire que cette union nationale sera « plus profonde et modifiera la façon dont les élus font de la politique ».

Charlie hebdo : des dessins condamnables ! (union des oulémas musulmans)

Charlie hebdo : des dessins condamnables ! (union des oulémas musulmans)

La nouvelle critique des dessins de Charlie Hebdo par  la très officielle ‘Union mondiale des oulémas musulmans en dit long le fossé qui sépare les civilisations démocratiques et les civilisations conservatives. En fait une condamnation politique quand on sait qu’elle émane de l’Union mondiale des oulémas musulmans, basé au Qatar et présidé par le prédicateur qatari d’origine égyptienne, Youssef al-Qaradaoui, considéré comme l’éminence grise des Frères musulmans. Or ce sont les frères musulmans qui sont à origine du concept même d’islamisme radical qui est en fait un détournement des fondements de l’Islam à des fin politique afin d’imposer la charia. Même si cette condamnation est en termes mesurés, elle constitue un marqueur de séparation entre deux civilisations. Certes les dessins de Charlie hebdo ne sont pas toujours la référence du meilleur goût voire de l’humour. Pour autant on se saurait interdire ce type d’expression de la liberté. Une liberté contestée par les fondamentalistes.   »Il n’est ni raisonnable ni logique, ni sage de publier les dessins et les films offensant le prophète ou attaquant l’islam », écrit dans un long communiqué l’Union mondiale des oulémas musulmans, basé au Qatar et présidé par le prédicateur qatari d’origine égyptienne, Youssef al-Qaradaoui, considéré comme l’éminence grise des Frères musulmans.    »Si on est d’accord que (les auteurs d’attentats) sont une minorité qui ne représente ni l’islam ni les musulmans, alors comment peut-on y répondre par des actes qui ne sont pas dirigés contre eux, mais contre le prophète vénéré par un milliard et demi de musulmans? », s’interroge l’organisme dans son texte publié tard mardi. Selon l’Union mondiale des oulémas, publier de tels dessins ne fera que « donner de la crédibilité à la thèse (des auteurs des attentats) selon laquelle l’Occident est contre l’islam ». Ces publications ne feront qu’ »attiser les haines, l’extrémisme et les tensions », poursuit l’organisme. On se demande ce que devraient dire les autres religions, notamment les catholiques beaucoup plus régulièrement brocardées par Charlie Hebdo et autres journaux satiriques ! En quoi des dessins satiriques pourraient-ils justifier l’extrémisme ?

Terrorisme, crise économique : deux raisons pour l’union nationale

Terrorisme, crise économique : deux raisons pour l’union nationale

 

La cohésion est doublement menacée par la crise économique d’abord qui fragilise de plus en plus la cohésion sociale, d’autre part maintenant par le développement d’acte terrorisme qui risque de renforcer les risques d’éclatement de la société. Plusieurs responsables face à la situation économique ont déjà appelé à cette union nationale afin de concentrer  tous les efforts sur le redressement de la croissance et l’amélioration du chômage. La France ne peut en effet sans doute plus se permettre le luxe de divergences obsolètes et de discours irresponsables et démagogiques. Une exigence qui vient d’être renforcée par les attentats qui constituent  une véritable déclaration de  guerre de la part   de la mouvance islamique radicale. Toute exploitation politique des attentats donneraient raisons à ceux qui en sont les auteurs ou les instigateurs. Aux risques d’explosion sociale viendraient alors s’ajouter les risques d’éclatements de la société. Sans doute en l’état des rapports entre les forces républicaines, ce rassemblement peut paraître aujourd’hui utopique d’autant que les candidats potentiels pour 2017 sont pour la plupart prisonniers de logiques d’appareil. Pour autant le sursaut national devrait s’imposer face au double défi  évoqué. Les responsables politiques se grandiraient s’ils parvenaient à prendre une position à la hauteur des enjeux évoqués. On ne gagne pas une guerre économique et maintenant une guerre contre le terrorisme avec des troupes non seulement dispersées et opposées.

Loi Macron : Lefebvre (UMP) pour une union nationale

Loi Macron : Lefebvre (UMP) pour une union nationale

Frédéric Lefebvre s’étonne que son parti l’UMP ne soutienne pas un texte qui correspond à certaines des propositions de son parti. Il votera donc la loi Macron. En réalité ce n’est pas la loi Macron qui est l’acte fondateur de la modernisation de l’économie, loin s’en faut. Pour Lefebvre c’est l’occasion de plaider pour une union nationale de droite et de gauche de responsables  raisonnables. Frédéric Lefèvre a cependant peu de chances d’être entendu car il est sans doute sur ce point en avance de plusieurs années. Dommage !  Le député UMP Frédéric Lefebvre votera la loi Macron, un texte à ses yeux « bon pour le pays » et espère que les élus de son camp sur la même ligne seront « nombreux ».  Dans une tribune de ce mercredi 31 décembre publiée par L’Opinion, celui qui fut secrétaire d’État de Nicolas Sarkozy écrit que le projet de loi préparé par le ministre de l’Economie va « dans le bon sens. D’autant que sur nombre de points, ce sont nos propres propositions ».Quand un texte proposé par la gauche me semble bon pour le pays, je le vote.  « Quand un texte proposé par la gauche me semble bon pour le pays, je le vote. C’est du bon sens, même s’il faudrait aller plus loin pour être pleinement efficace« , insiste l’élu des Français d’Amérique du Nord. Nous serons nombreux, j’espère, malgré les pressions, à aller au bout de cette logique de la sincérité.  « Je constate avec satisfaction que sur la loi Macron, cette fois, je ne serai pas seul. Hervé Mariton a annoncé son intention de la voter, Olivier Carré aussi. Nous serons nombreux, j’espère, malgré les pressions, à aller au bout de cette logique de la sincérité », poursuit Frédéric Lefebvre. Plus généralement, il exprime sa « certitude que la France rêve d’être gouvernée par un bloc central de responsables politiques raisonnables, de droite comme de gauche, capables de s’unir sur l’essentiel ».

 

Allemagne : l’Union bancaire européenne contestée

Allemagne : l’Union bancaire européenne contestée

L’union bancaire sera jugée par la cour constitutionnelle allemande, c’est la principale réponse apportée par l’Union européenne à la crise financière des années 2008-2010. En vertu de ce projet, la Banque centrale européenne (BCE) deviendra le gendarme du secteur bancaire de la zone euro et aura la possibilité de fermer des établissements qu’elle jugera trop faibles pour survivre. « L’union bancaire ne repose sur aucune base légale dans les traités européens et représente une violation de la loi fondamentale », estime l’avocat berlinois Markus Kerber, professeur de finances publiques et d’économie, cité par le Welt am Sonntag. « L’union bancaire européenne ne pouvait être mise en place qu’après une modification des traités européens », ajoute Kerber, estimant que ce mécanisme représentera à terme une nouvelle charge pour le contribuable allemand, charge liée à des banques qui ne seront plus sous la supervision directe des autorités nationales. Une porte-parole du ministère des Finances s’est abstenue de tout commentaire direct dans la mesure où aucune plainte n’a été reçue. « Le ministère des Finances a étudié avec soin les bases de l’union bancaire avec le département responsable des questions constitutionnelles. Nous considérons que l’union bancaire est constitutionnelle », a-t-elle dit dans un communiqué. Personne n’était disponible pour commenter cette information auprès de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe. Le gouvernement allemand a adopté une série de projets de loi sur l’union bancaire ce mois-ci. Pour minimiser l’impact sur les finances publiques de la faillite éventuelle d’une banque, l’Union européenne a rédigé une série de textes prévoyant que les actionnaires, les créanciers et même les gros déposants soient mis à contribution dans un tel cas.  La Cour constitutionnelle a par le passé retardé, sans les bloquer, des traités européens, le temps de vérifier leur compatibilité avec le droit allemand. Ses magistrats ont à plusieurs reprises imposé la condition que le parlement allemand devait être consulté en bonne et due forme.

 

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