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Soldes: bilan mitigé et une mauvaise année

Soldes: bilan mitigé et une mauvaise année

 

Chez les commerçants, le bilan est contrasté, mais reste globalement positif ou en tout cas meilleur qu’attendu, sur l’ensemble de l’année les résultats seront mauvais.  Seuls les indépendants font grise mine. Les soldes « auraient pu nous redonner un petit peu d’oxygène » mais « patatras, on est à -2,5%. Ce qui veut dire que pour nous la saison est pourrie », déclare Bernard Morvan de la Fédération nationale de l’habillement.  Mais pour la majorité, les clients ont été au rendez-vous. 80,9% des Français ont effectué au moins un achat en solde, soit un peu plus que prévu, indique l’institut Toluna.  Près de 7 commerçants sur dix (67%) jugent le bilan de ces cinq semaines de rabais « satisfaisant », grâce notamment au retour de fortes chaleurs, qui ont dopé les achats de pièces de plein été (shorts, robes légères, débardeurs…).  Ce chiffre est supérieur de 15 points à celui de l’an dernier. Côté parisien, deux tiers des vendeurs constatent des hausses de +20% par rapport à un mois normal, tandis que 38% sont à +10%.  Une embellie à laquelle personne ne s’attendait en juin, après un début de saison calamiteux (ventes en recul de -2 à -15% selon les enseignes) en raison d’une météo automnale.   »On était déjà tellement en retard, que la saison sera de toutes façons mauvaise voire très mauvaise », prédisait mi-juillet Jean-Marc Génis de la Fédération des enseignes de l’habillement (grandes chaînes).  De fait, les 300 commerçants interrogés par la CCI Paris sont 58% à juger la saison peu ou pas satisfaisante. En cause, la météo mais également la crise économique qui a conduit les consommateurs à réduire leurs achats vestimentaires au strict minimum.  Cette tendance à l’économie s’est ressentie aussi pendant les soldes. « L’engouement pour les bonnes affaires est là, mais ce n’est pas non plus le rush », ont constaté nombre de magasins.  De plus, « avec la crise, ils (les clients, ndlr) recherchent surtout les petits prix », ajoutent-ils.  Résultat: ils achètent « moins mais utile. Il n’y a plus d’achats coups de coeur » et les paniers moyens sont en baisse.  Près de la moitié des Français (48,8%) ont dépensé moins de 150 euros pendant ces soldes, alors que leur budget prévisionnel moyen était de 203,5 euros, remarque Toluna.   »En plus, on note que les clients contrairement aux autres années, ne reviennent pas plusieurs fois faire les soldes », souligne Philippe Guilbert de Toluna.  Donc au final, les soldes n’ont pas été mauvaises, mais « n’ont pas non plus été géniales », résume M. Génis.  Cette tendance est également constatée sur internet. Les sites interrogés par la Fevad enregistrent certes une progression positive (+4%), mais qui reste moins importante que les autres années.  Spartoo.com réalise des ventes en hausse de 5%, contre +40% en 2012. Idem chez Brandalley, qui après un bon début (+10%), terminera la période au même niveau que l’an dernier.  Par ailleurs, pour faire venir les clients, tous les commerçants ont consenti à des rabais conséquents (-40 à -50% dès le départ) et se sont très vite lancés dans des deuxièmes démarques, souvent dès le premier lundi, voyant fleurir les -60 à -70%. Conséquence: « on atteint des niveaux de marges historiquement bas », constate Aude de Moussac.   »Nous avons bien vendu, mais comme nous avons fait de fortes démarques, le chiffre d’affaires stagne », déclare un commerçant parisien.  En définitive, même si « les soldes d’été ne sont pas si mal, on restera sur une tendance négative sur la saison, et même sur l’ensemble de l’année », note Gildas Minvielle, de l’Institut français de la mode.

 

Pour une BCE plus transparente

Pour une  BCE plus transparente

L’un est allemand et l’autre, français. Entrés tous deux au directoire de la BCE en janvier 2012, ils incarnent le renouveau de l’équipe Draghi, alors que l’institution de Francfort se prépare à être la cheville ouvrière de l’«union bancaire». Et ce sera là un événement peut-être encore plus important que la création de l’euro, selon les deux directeurs quadragénaires. Cet entretien croisé a été mené en partenariat avec le quotidien allemand Süddeutsche Zeitung. et  le Figaro

 

LE FIGARO. – Benoît Cœuré, votre collègue Jörg Asmussen a critiqué le gouvernement français à plusieurs reprises, lui demandant d’accélérer les réformes. On n’a guère apprécié à Paris. Et vous-mêmes?

Benoît CŒURÉ. - Je ne suis pas là pour représenter la France, pas plus que Jörg n’est le représentant de l’Allemagne. En tant que banquiers centraux, nous devons dire ce qui est bon pour la stabilité de la zone euro, indépendamment de nos nationalités.

Cela fait-il une différence d’être allemand ou français quand on travaille à la BCE?

Jörg ASMUSSEN. – Non, dans les affaires quotidiennes, les nationalités ne jouent aucun rôle.

En tant que membres du directoire, vous vous exprimez beaucoup publiquement à l’extérieur, mais en même temps les délibérations au sein du Conseil des gouverneurs sont très secrètes. N’est-ce pas contradictoire?

B. C. -La transparence est importante pour l’efficacité de la politique monétaire et la confiance envers la banque centrale. À une époque, la BCE, qui avait la première institué des conférences de presse de son président, était à la pointe en matière de communication et de transparence. Maintenant, la BCE est la seule grande banque centrale à ne pas publier les comptes rendus de ses réunions. Nos sociétés sont très demandeuses de transparence et de responsabilité. Personnellement, je pense donc que la BCE devrait commencer à publier les comptes rendus de ses réunions rapidement.

L’union bancaire  est l’événement  le plus important  dans l’intégration européenne depuis que l’euro existe, peut-être plus important encore que l’euro lui-même 

Benoît Cœuré

Jusqu’à quel niveau de détail?

J. A. - Les comptes rendus devraient inclure les noms des votants et les raisons de leurs décisions. La publication des comptes rendus contribuera à améliorer le mandat européen, parce que la BCE devra alors expliquer en quoi ses décisions sont bien en ligne avec ce mandat.

Si on indique officiellement qui a voté pour telle ou telle décision, le directoire et les gouverneurs des banques centrales nationales ne seront-ils pas en bute à d’énormes pressions de leurs secteurs financiers respectifs?

B. C. -L’autre face de la médaille, comme Jörg l’a bien dit, est que le Conseil des gouverneurs a un mandat européen. Les gouverneurs des banques centrales viennent intuitu personæ et leur mandat est européen, ils ne représentent pas leur institution ou leur pays et doivent par conséquent être comptables de la manière dont ils respectent ce mandat.

La publication des minutes pourrait intervenir rapidement, mais existe- t-il une majorité au sein du Conseil?

J. A. - Chaque majorité a commencé par être minoritaire. Le débat est en cours au sein du Conseil.

La BCE exercera la supervision du système bancaire européen à partir de l’an prochain. Quel en sera le degré de transparence?

J. A. – Au niveau national, la supervision bancaire a une responsabilité vis-à-vis du Parlement du pays. Quand la supervision sera transférée au niveau européen, il sera dans le propre intérêt de la BCE d’avoir le plus haut degré de responsabilité et de contrôle démocratique vis-à-vis du Parlement européen. C’est le partenaire qui s’impose logiquement pour cette tâche.

B. C. - Le contrôle bancaire peut avoir des implications budgétaires dans le cas où une banque devrait être restructurée. C’est pourquoi, dans notre fonction de contrôle bancaire, nous aurons encore plus de comptes à rendre qu’en matière de politique monétaire.

La BCE a déclaré début juillet que les taux d’intérêt resteraient bas pour une longue période de temps. Cela participe-t-il également de cette volonté de transparence?

B. C. - À l’évidence, oui. Nous fournissons ainsi des indications avancées sur la façon dont nous percevons les évolutions à venir de l’économie et les conséquences que nous en tirons. Et cela ne concerne pas seulement les taux d’intérêt, mais également notre politique de liquidités. Nous avons été très clairs pour dire que les banques doivent disposer d’autant de liquidités que nécessaire pour une longue période de temps.

Malgré l’abondance de liquidités, certains pays sont pourtant confrontés à un credit crunch…

B. C. - Je ne parlerai pas de credit crunch, mais certains pays font face à des conditions de crédit très serrées, et cela ne s’est guère amélioré récemment. C’est l’une des raisons pour lesquelles il faut maintenir des taux d’intérêt bas.

Mais ce n’est à l’évidence pas suffisant. L’union bancaire pourra-t-elle parvenir à stabiliser les banques dans l’Europe du Sud, de façon qu’elles puissent recouvrer leur fonction de financement de l’économie réelle?

J. A. – Oui, et à cet égard la revue de la qualité des actifs des banques que la BCE, en partenariat avec les superviseurs nationaux et des contrôleurs externes, entreprendra l’an prochain est essentielle. Les Américains ont procédé plus tôt et plus vite que l’Europe au nettoyage des bilans des banques. C’est l’une des principales raisons des conditions de crédit très tendues aujourd’hui en Europe. Cette revue commencera au début de l’an prochain. Et comme les acteurs de marché anticipent habituellement les développements, les effets en seront immédiats.

Le credit crunch est un problème pour la croissance. Quels sont, selon vous, les autres obstacles à la reprise dans la zone euro?

J. A. - La fragmentation du marché bancaire européen s’est atténuée depuis l’an dernier, mais elle reste préoccupante en effet.

B. C. – La confiance dans l’euro est rétablie et cela constitue une base solide pour un retour de la confiance dans l’économie et pour la reprise en Europe. Il faut maintenant mettre en œuvre les réformes dans tous les pays.

Mais le niveau de l’euro lui-même n’est-il pas trop élevé comparé au dollar ou au yen?

J. A. – Nous n’avons pas d’objectif de taux de change et nous le redisons sans cesse. Le cours de l’euro n’en est pas moins un signe de confiance et montre que les capitaux étrangers reviennent s’investir dans la zone euro.

B. C. - Quand on observe les performances à l’exportation des différents pays de la zone euro, on note de grandes différences: le taux de change ne peut donc être considéré en soi comme un obstacle à la croissance. Cela dit, il s’agit d’un indicateur que nous suivons étroitement.

Néanmoins, l’euro trop fort est une complainte habituelle en France…

B. C. - Là, je peux parler d’expérience! Il y a une fascination particulière en France pour les questions de taux de change qui n’est pas partagée par les autres pays. Cela ne peut servir de prétexte pour ignorer les enjeux de compétitivité structurels auxquels les entreprises françaises sont confrontées.

«   Les comptes rendus des réunions de la BCE devraient inclure les noms des votants et les raisons de leurs décisions »

Jörg Asmussen

Certains redoutent en France un risque de déflation…

J. A. -Nous n’observons aucun risque de déflation. Nous voyons que les anticipations d’inflation à moyen et long terme sont bien ancrées en dessous mais très près de 2 %.

B. C. - Et c’est une grande différence avec le Japon. On compare parfois la zone euro et le Japon, mais tandis qu’au Japon la croissance faible a conduit à des anticipations déflationnistes, dans la zone euro, cela n’a jamais été le cas et, comme l’a dit Jörg, les anticipations d’inflation restent très bien ancrées.

Mais, comme au Japon, certains, dont vous-mêmes, commencent à parler en Europe de décennie perdue!

B. C. – Le risque de décennie perdue existe effectivement en Europe, si les bonnes réformes ne sont pas entreprises. Mais les défis et les réponses qu’il convient d’apporter sont très différents du Japon. Il est vrai que la crise a constitué un bond en arrière pour l’économie européenne. Mais les problèmes sous-jacents, qu’il s’agisse du déclin tendanciel de la croissance ou des promesses sociales que nous n’avons plus les moyens de tenir, étaient bien antérieurs. La crise n’est qu’un révélateur, montrant la nécessité d’y remédier de façon claire et rapide.

Le très haut niveau de chômage n’est-il pas angoissant?

J. A. – Oui, le chômage a atteint un niveau inacceptable. Mais la question est: que devons-nous faire? Nous poursuivons une stratégie en Europe fondée sur des prix stables, des politiques budgétaires saines ainsi que des réformes structurelles favorisant l’emploi et la croissance. Il faudra du temps pour en percevoir les effets positifs, mais je ne vois pas d’autre solution.

B. C. – Le haut niveau de chômage, particulièrement chez les jeunes, montre l’urgence des réformes, à la fois au niveau national et, collectivement, à l’échelle européenne.

Avec la crise, les différences entre pays tendent à s’élargir et à s’exacerber. N’est-ce pas un défi pour l’amitié entre les nations européennes?

J. A. – On ne peut nier que les stéréotypes nationaux tendent à resurgir. C’est inquiétant. Or, le cliché selon lequel les Grecs sont paresseux alors que les Allemands seraient travailleurs est tout simplement faux. La réalité est bien plus subtile.

B. C. - Le risque du nationalisme est aussi présent dans les discussions européennes, avec la tentation de défendre des intérêts nationaux étroits. Les responsables politiques doivent savoir y résister et aller de l’avant. Prenons l’exemple de l’union bancaire. C’est l’événement le plus important dans l’intégration européenne depuis que l’euro existe, peut-être même plus important encore que l’euro lui-même. Cela aura des conséquences profondes pour les modèles économiques nationaux et pour les législations nationales. Il y a des raisons d’être optimiste si cette étape décisive est franchie.

N’est-ce pas être trop optimiste? Qu’est-ce que l’Allemagne et la France peuvent faire pour surmonter ces défis?

J. A. -Il s’agit en effet de défis, mais la seule réponse possible est d’avancer dans l’intégration. La France et l’Allemagne ont un rôle commun à jouer, car les deux pays sont au cœur de l’intégration européenne. Ils peuvent ensemble, et seulement ensemble, répondre à cette définition d’une superpuissance: «Si vous agissez, chacun critique votre action. Si vous ne faites rien, on vous reproche votre inaction». Il existe certains projets que les deux pays peuvent mener ensemble. Par exemple, un siège commun de la France et de l’Allemagne au FMI serait une bonne idée. Mais il est essentiel qu’une telle initiative soit ouverte aux autres et constitue le point de départ pour un siège commun de l’Europe au FMI.

 

Hollande voit « une sortie de la récession en Europe ; il faut qu’il change de lunettes !

Hollande voit   »une sortie de la récession en Europe ; il faut qu’il change de lunettes !

De toute évidence Hollande a des problèmes de visions, plus exactement des visions tout court. Pour lui la fin de la récession est là en Europe comme la croissance en France. Hollande à la fois madame Soleil et marchand de confiance. Les spécialiste de la com. ont du le convaincre que la croissance était due à une crise structurelle (manque de compétititivité notamment) mais aussi à l’attentisme faute de confiance ; faute d’agir sur le premier élément,  Hollande se transforme en en camelot de la confiance. Exemple quand il affirme l’inversion du chômage que pourtant conduisent les chiffres et les experts. Après la France, l’Europe. Le 14 juillet, le président de la République affirmait: « la reprise est là », arguant que l’Hexagone allait renouer avec la croissance lors de la seconde partie de l’année. Lors du sommet des pays des Balkans occidentaux, organisé ce 25 juillet à Ljubljana, en Slovénie, François Hollande a peu ou prou tenu le même discours, mais cette fois pour l’Union européenne. « J’avais dit il y a quelques mois que nous étions sortis pour l’essentiel de la crise de la zone euro. C’est le cas » et, aujourd’hui, « il y a des indices, qui d’ailleurs sont publiés ces derniers jours, qui laissent penser qu’il y a une sortie de la récession qui est maintenant en vue », a-t-il déclaré.  Il est vrai que des indicateurs avancés ont montré des signes rassurants sur la santé de la zone euro. Mercredi 24 juillet, l’indice PMI des services en zone euro pour le mois de juillet, qui mesure l’activité du secteur privé, s’est établi à 50,4 points, soit son plus haut niveau depuis 18 mois. Et ce jeudi, le moral des entrepreneurs allemands, mesuré par l’indice Ifo, a progressé. De plus, selon les chiffres officiels publiés ce même jeudi, le chômage espagnol a baissé au deuxième trimestre 2013, pour la première fois en deux ans.  « Ce que nous devons faire, c’est soutenir cette dynamique qui est encore très fragile », a-t-il ajouté reprenant son credo en faveur d’une politique de croissance européenne. « On dit qu’il faut ouvrir une perspective européenne, mais encore faut-il que l’Europe soit un espoir et non pas une crainte. Il faut que l’Europe soit regardée comme une façon de trouver de la croissance, de l’emploi et pas seulement des mesures restrictives même si les disciplines sont nécessaires », a plaidé le président français. « C’est le message que je porte au niveau européen où nous devons assouplir un certain nombre de règles, mettre de la croissance, concevoir des politiques plus structurelles de long terme, pour l’industrie, pour l’énergie (…) a-t-il aussi déclaré.

 

 

Sénat : 340 millions pour une assemblée qui ne sert à rien

Sénat : 340 millions pour une assemblée qui ne sert à rien

 

Presque 1 million par sénateur pour le budget de cette assemblée inutile ; 340 sénateurs en France quand les Etats-Unis n’en comptent que 100. La France est de toute évidence un pays très riche. 348 sénateurs et 577 députés, c’est trois fois de trop non seulement pour les couts de fonctionnement qu’ils entraînent directement mais surtout pour les conséquences financières et administratives de leurs décisions qui plombent la compétitivité et le pouvoir d’achat. Dès l’an prochain, la Cour des comptes va certifier les comptes de l’Assemblée nationale et du Sénat comme elle le fait depuis 2008 pour l’Elysée, a-t-on appris cette semaine.  Elle pourra ainsi constater que les sénateurs disposent d’une confortable « cagnotte » constituée de « fonds propres et de réserves ». Au 31 décembre 2012, cette cagnotte se montait à 1,71 milliard d’euros, selon les comptes publiés récemment sur le site du Sénat. Un montant jamais atteint dans le passé. Un an plus tôt, il était de 1,6 milliard. En face, l’Assemblée nationale joue les petits bras avec seulement 826,7 millions de capitaux propres.  D’où vient cette cagnotte ? D’abord des excédents budgétaires cumulés d’années en années. Ainsi, 4,1 millions ont été dégagés l’an dernier. Et ensuite des produits de placements de cette manne. Le Sénat a ainsi récolté 140 millions d’euros de revenus financiers l’an dernier.  Au total, le budget du Sénat (hors Musée et jardin du Luxembourg) a atteint l’an dernier 352 millions d’euros. L’Etat, en clair les contribuables, a alimenté ce budget à hauteur de 340 millions. Le reste provient de ressources propres du Sénat. Mais « dans un souci d’économies budgétaires, le Bureau (du Sénat) issu du renouvellement sénatorial de septembre 2011 a décidé une diminution de 3%, soit 10 008 000 euros, de la dotation demandée à l’Etat par le Sénat pour l’exercice 2012″, peut-on lire dans le rapport d’information de la Commission chargée du contrôle des comptes de la Haute assemblée, composée de sénateurs des différents groupes politiques.  Depuis des années, les gouvernements successifs souhaitent récupérer une partie de cette cagnotte pour réduire le déficit de l’Etat. Les sénateurs, eux, ne l’entendent pas de cette oreille. Ils estiment que ces fonds propres garantissent les caisses de retraites des sénateurs et des fonctionnaires du Palais du Luxembourg.

 

Brétigny-sur-Orge : une conférence de presse pour rien

Brétigny-sur-Orge : une conférence de presse pour rien

Une conférence de presse du procureur de Brétigny qui en faiat n’apporte aucun éclairage et même peut susciter des interrogations car si l’éclisse soupçonnée d’être à l’origine de l’accident était bien dévissée, on ne sait pas dans quelles circonstances. En effet l’éclisse a pu être endommagé lors du choc ; ce n’est pas certain évidemment mais on ne peut l’exclure car on ne voit toujours pas commente une éclisse peut se dévisser. De la même manière écarter  a priori l’acte de malveillance est un peu léger, comme l’hypothèse de boulons déformés par la chaleur. En faiat on ne sait rien, et dans ces cas là pourquoi faire une conférence de presse sachant qu’une enquête de ce type demande des semaines et des mois. ?  A moins de vouloir inutilement rassurer l’opinion publique, ce qui semble bien le cas depuis le début de cet accident. Le volet justice de l’accident du train de Brétigny-sur-Orge vient de s’ouvrir. Le parquet d’Evry a annoncé le lancement d’une information judiciaire pour homicides et blessures involontaires. L’un des objectifs de cette information judiciaire « sera d’identifier chacune des victimes corporelles de cet accident et de permettre à ces victimes d’obtenir réparation« , a-t-il précisé lors d’une conférence de presse.  Trois juges d’instruction ont été désignés pour la conduire. »Leur priorité« , selon Eric Lallement, le procureur de la République d’Evry, sera sans doute « de diligenter des expertises métallurgiques sur le matériel saisi (vis, éclisse, aiguillages et essieux des wagons qui on percuté l’éclisse) » juste après la catastrophe qui a fait six morts le 12 juillet dernier. Cette conférence de presse intervient quelques heures après celle de la SNCF. Son président, Guillaume Pépy avait notamment détaillé les conclusions de la campagne de vérification des aiguillages, lancée au lendemain de l’accident de Brétigny-sur-Orge. Selon lui, il n’y avait pas de risque. Le procureur de la République d’Evry a expliqué avoir pris du temps avant de faire cette conférence de presse. Il a déclaré vouloir attendre une première conclusion sur les causes de l’accident. Selon les expertises, « le basculement de l’éclisse semble être à l’origine de la catastrophe« . « Très rapidement, la responsabilité du conducteur du train a été écartée » (Eric Lallement, procureur de la République d’Evry) Comment l’éclisse s’est-elle détachée ? Eric Lallement n’a pas encore la réponse. Défaut de matériel ou défaut d’entretien ? En tout cas, a expliqué le procureur, « l’acte de malveillance est, a priori, écarté« . Selon lui, il faut du matériel lourd pour pouvoir dégrader une éclisse. De plus, « plusieurs wagons sont passés sur l’éclisse avant qu’elle ne se détache« , puisque se sont les wagons 5 et 6 qui ont déraillé. Les expertises métallurgiques vont devoir « déterminer si les boulons étaient correctement serrés, quel était leur état même, s’ils ont pu être déformés par la chaleur ou par toute autre cause« , a souligné Eric Lallement. Le matin même, lors d’une autre conférence de presse, la SNCF avait indiqué que selon un rapport interne, l’accident avait une « origine technique« , évoquant également un problème au niveau de l’éclisse.Le parquet d’Evry a également évoqué les scènes de vols qui ont eu lieu après l’accident. Refusant de parler de « pillage », le procureur Eric Lallement a confirmé avec « certitude » qu’au moins « deux vols ont été commis au préjudice de deux passagers« . « Nous avons en l’état, deux objets qui paraissent avoir été volés« , a détaillé le procureur. D’autres objets qui avaient disparus après l’accident ont été retrouvés à Châtelet, au coeur de Paris. Les enqueteurs ont également pu voir, grâce aux caméras de vidéosurveillance, des individus qui ont quitté la gare avec des valises alors qu’ils n’en avaient pas en entrant. Eric Lallement a également détaillé les circonstances dans lesquelles un médecin du Samu, qui a porté plainte pour violences, s’est fait voler son téléphone portable. Selon lui, le secouriste a été « interpellé » par des jeunes lui demandant de « porter assistance » à leur amie, qui se trouvait à l’extérieur de la gare et n’était pas une victime. Le secouriste a jugé plus urgent de rejoindre les victimes du déraillement et c’est à ce moment qu’une  »une altercation » a éclaté, selon le magistrat. Au total, quatre plaintes ont été recencées par le parquet d’Evry. Concernant les victimes, ce sont les trois magistrats chargés de l’information judiciaire, qui travailleront sur une éventuelle indemnisation.

 

Croissance juillet : toujours une petite récession

Croissance juillet : toujours une petite récession

La contraction de l’activité dans le secteur privé français a ralenti en juillet plus qu’anticipé grâce à une nette amélioration du secteur manufacturier qui confirme les espoirs d’une sortie de récession de la deuxième économie de la zone euro, selon les premières estimations PMI publiées mercredi par Markit. L’indice du secteur manufacturier est ressorti à 49,8, un plus haut de 17 mois, se situant juste sous la barre des 50 qui sépare croissance et contraction. Celui des services, à 48,3, retrouve son meilleur niveau depuis 11 mois. Le premier s’était inscrit en juin à 48,4 et les prévisions des économistes pour juillet se situaient en moyenne à 48,8. Le second, qui était à 47,2 en juin, était attendu à 47,6. En conséquence, l’indice composite flash, qui combine l’industrie et les services, a atteint un plus haut de 17 mois à 48,8 après 47,4 en juin. Selon Chris Williamson, économiste chez Markit, « les entreprises françaises sont en mesure de gagner des contrats à l’exportation, augmentent leur chiffre d’affaires et sont plus compétitives ». Les chefs d’entreprise interrogés par Markit font état d’une hausse de production dans le secteur manufacturier pour la première fois depuis près d’un an et demi grâce à un retour de la croissance des commandes en provenance de l’étranger. Dans le même temps, le rythme des suppressions d’emploi dans les entreprises françaises est tombé à son plus bas depuis 15 mois. Les données de Markit confortent le scénario d’un rebond de l’économie française, qui devrait avoir renoué avec une croissance positive au deuxième trimestre, même si les perspectives pour le second semestre laissent penser qu’il sera d’ampleur limitée.

 

Chine : une tour de 800m pour 30 000 personnes ! ou la folie du gigantisme !

Chine : une tour de 800m pour 30 000 personnes ! ou la folie du gigantisme !

L’immense structure pourra accueillir 30.000 personnes, comptera 4.450 logements, des écoles, des terrains de sport… (designmena.com)  En Chine, les travaux pour la construction de la plus grande tour du monde ont officiellement démarré ce lundi 22 juillet. Son nom, Sky City, dont la construction coûtera 1,1 milliard d’euros. Avec ses 838 mètres, elle dépassera de 8 mètres l’actuelle tenante du titre, la tour Burj Khalifa à Dubaï. Fanfaron, le promoteur chinois du projet indique d’ailleurs que cette tour ne sera pas un simple trophée, comme à Dubaï, et qu’elle au moins sera reliée à un système d’égouts ! Sky City doit compter 220 étages, pourra accueillir plus de 30.000 personnes, 92 ascenseurs, des commerces, des cinémas. Bref, elle consacrera l’avènement de l’ère de la ville verticale. Au-delà même de ses mensurations, ce sont ses délais de construction qui frappent le plus. Une fois les fondations achevées, le promoteur annonce un délai de…4 mois. En fait, tout l’édifice sera préfabriqué et assemblé au fur et à mesure. 19.000 ouvriers vont ainsi construire les différentes parties de la structure et 3.000 seront chargés, jour et nuit, de les assembler. Compter 7 étages par 24 heures. Pour prévenir toute crainte en matière de sûreté, le promoteur assure que le bâtiment est conçu pour résister à un séisme de magnitude 9. Mais une telle rapidité d’exécution inquiète déjà, la Chine étant souvent montrée du doigt pour la qualité variable de ses constructions dont les malfaçons provoquent parfois des catastrophes…

 

Immobilier et fiscalité: une politique contradictoire

Immobilier et fiscalité: une politique contradictoire

Un pas en arrière, un pas en avant ; pour l’immobilier comme pour le reste. Jeudi, le ministre du Budget Bernard Cazeneuve a annoncé une mesure très attendue, promise par le président François Hollande: l’exonération d’impôt sur le revenu lors de la cession d’une résidence secondaire – en location ou non – au bout de 22 ans, contre 30 ans aujourd’hui, et ce dès le 1er septembre.   »C’est positif, cela va dans le bon sens », déclare à l’AFP Jacky Chapelot, président adjoint de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim). « Mais cette exonération au bout de 22 ans ne concerne pas les prélèvements sociaux, qui eux ne disparaissent qu’après 30 ans. Cela fait un double calcul, complexe, et réduit l’avantage procuré ».  Toutefois pour la Fnaim, l’abattement exceptionnel supplémentaire de 25% dont bénéficieront les cessions réalisées pendant un an, à partir de septembre, est « vraiment intéressant ». « Cela pourrait pousser un certain nombre d’investisseurs qui avaient profité des dispositifs Périssol ou Scellier pour acheter un bien, et que la fiscalité bloquait pour 30 ans, à vendre », juge M. Chapelot.  Les quelque 635.000 transactions attendues en 2013 au plan national pourraient se voir « boostées » par ce dispositif, selon lui.  Et pour la Capeb, qui représente l’artisanat du bâtiment, « tout ballon d’oxygène est le bienvenu dans cette période de crise étouffante ».  Mais une annonce survenue deux jours plus tôt a suscité la consternation: mardi, à l’occasion des arbitrages rendus sur les finances locales, le gouvernement a accordé aux départements la possibilité d’augmenter les droits de mutation – à 4,5% contre 3,8% jusque là – qu’ils perçoivent sur les ventes immobilières.  Pour l’achat d’un bien de 400.000 euros, le total des « frais de notaire » passerait de 26.600 euros à 29.400 euros, équivalent à une hausse des prix de près de 0,7%, selon les calculs du courtier meilleurtaux.com.   »Cette mesure, qui renchérit mécaniquement toutes les acquisitions, est très négative », estime Hervé Hatt, président du courtier. « Et deux jours plus tard, arrive une nouvelle positive, la baisse de la fiscalité sur les plus values de cessions: cela manque terriblement de cohérence! », juge-t-il.   »On rêve d’entendre le gouvernement dire: +La fiscalité sur l’immobilier ne changera plus jusqu’à la fin du quinquennat+. Car aujourd’hui, les gens se demandent en permanence à quelle sauce ils vont être mangés! » conclut M. Hatt.  Mais pour l’heure, le « véritable choc foncier réclamé par l’ensemble des professionnels » n’a pas eu lieu, estime pour sa part Roger Bélier, qui préside le Syndicat national des aménageurs lotisseurs (Snal). « Il est essentiel de fluidifier le marché des terrains constructibles », dit-il, « de lutter contre la rétention foncière et ainsi de permettre la construction de logements, largement déficitaire dans notre pays ».  M. Cazeneuve a annoncé jeudi que les abattements pour durée de détention sur les terrains à bâtir allaient être supprimés dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) examiné au parlement à l’automne.   »Mais cela n’a rien d’incitatif! Qu’il vende dans cinq, dix ou quinze ans, le propriétaire d’un terrain devenu constructible paiera le même taux d’impôt sur les plus values immobilières, à savoir 34,5% » souligne M. Bélier, pour qui « il faudrait une fiscalité très faible les trois premières années, et beaucoup plus lourde ensuite, pour inciter les propriétaires à vendre leur terrain » et créer un « choc de l’offre foncière ».  De son côté, la Capeb espère un abaissement de la TVA à 5% sur la rénovation des logements, pour redynamiser tout le secteur de la construction.  Au final, fait remarquer M. Chapelot, les acquéreurs d’une résidence principale, eux, « sont les grands oubliés des dispositifs annoncés ces derniers temps: il y a vraiment peu d’aides pour les accédants à la propriété les plus modestes, déjà pénalisés par la disparition du prêt à taux zéro dans l’ancien, qui vont souffrir de la hausse des droits de mutation ».

 

Sondage-Retraites: les Français pour une harmonisation

Sondage-Retraites: les Français pour une harmonisation

Le gouvernement poursuit les discussions avec les partenaires sociaux sur la future réforme des retraites. L’exécutif a déjà promis une réforme dans la « justice ». Pas de révolution en vue sur les régimes spéciaux ou la retraite des fonctionnaires. Et pourtant, selon plusieurs études d’opinions commandées par le gouvernement et révélées dans le Monde ce vendredi 19 juillet, les Français sont favorables à un système plus homogène. Ainsi, l’avis du gouvernement et des Français divergent. Dans l’opinion, le système actuel, à plusieurs vitesses est mal perçu. Pour beaucoup, les fonctionnaires sont vus comme ceux qui bénéficient le plus d’avantage.  Cette opinion est partagée par l’ensemble des salariés du privé, droite et gauche confondues. Ces différences de traitement sont extrêmement mal vécues, surtout en période de crise et sous un gouvernement socialiste, censé promouvoir équité et justice. Le problème est que l’exécutif n’a pas du tout l’intention de rapprocher les règles de la trentaine de régime de retraites, la paix sociale qui étant en jeu. La future réforme des retraites devraient se cantonner aux questions de pénibilité et d’égalité homme-femmes. Et pourtant, selon ces études d’opinions confidentielles commandées par le gouvernement, une réforme des régimes spéciaux serait très appréciée des Français. Elle pourrait considérablement renforcer l’image de courage et d’ambition de l’exécutif.

 

La métropole Grand Paris votée. ….et une superstructure en plus !

La métropole Grand Paris votée. ….et une superstructure en plus !

 

Une superstructure en plus et sans doute des impôts supplémentaires avec le vote de la métropole Grand Paris La métropole du Grand Paris, dont l’adoption a été votée à mains levées, aura en charge les questions d’habitat, d’environnement et d’aménagement, tandis que les transports continueront à relever de la région Ile-de-France.  Les socialistes ont voté pour cette réforme, qui remédiera selon eux au « morcellement » et à la « complexité » de l’organisation territoriale en Ile-de-France. L’UMP, l’UDI et le Front de Gauche ont voté contre, fustigeant « un monstre technocratique » générateur de « doublons ». Écologistes et radicaux de gauche se sont abstenus.  L’Assemblée a rejeté des amendements du Front de gauche, soutenus par la droite, soumettant la création de cette métropole à un référendum des populations concernées.  A été voté un amendement socialiste fixant la création de la métropole au 1er janvier 2016 au lieu du 1er janvier 2015, date préalablement envisagée.  La métropole sera un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre qui regroupera la ville de Paris et l’ensemble des communes des départements de la petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis et Val-de-Marne). Lorsque des EPCI d’autres départements d’Ile-de-France jouxtent la petite couronne, une partie ou la totalité des communes y appartenant pourront rejoindre la métropole.  Les intercommunalités actuellement existantes dans le périmètre du futur Grand Paris disparaîtront mais la métropole sera divisée en « territoires » d’au moins 300.000 habitants, regroupant plusieurs communes. Paris elle-même constituera un territoire. Certaines compétences exercées par des actuelles intercommunalités pourront être exercées par ces territoires, sur délégation de la métropole.  Cette dernière sera administrée par un conseil composée pour un quart de représentants du Conseil de Paris et pour trois quarts de ceux des conseils municipaux des autres communes. Les règles budgétaires seront établies par le gouvernement par ordonnance dans les 18 prochains mois.  La création de cette nouvelle métropole fait suite à un accord intervenu entre les parlementaires socialistes d’Île-de-France, Anne Hidalgo, première adjointe au maire de Paris et candidate à l’Hôtel de ville, Jean-Paul Huchon, président de la région, et Claude Bartolone, président de l’Assemblée et élu de Seine-Saint-Denis.  Cet accord, selon l’expression du député PS de Seine-Saint-Denis Daniel Goldberg, permet de « remplir la page blanche laissée par le Sénat » qui avait rejeté la création d’une métropole parisienne. Le texte gouvernemental initial, rejeté par les sénateurs, ne prévoyait pas la suppression des intercommunalités existantes et envisageait un périmètre géographique plus large.  La ministre de la Réforme de l’État, Marylise Lebranchu, s’est félicitée vendredi d’une « simplification », par rapport à la situation existante, qui apportera « une solidarité accrue entre les territoires ».  A l’inverse, pour la candidate UMP à la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet, « tout cela va coûter très cher pour une efficacité très discutable ». Et selon Valérie Pécresse (UMP), il aurait fallu, au lieu de créer la métropole, donner la compétence du logement à la région Ile-de-France. « Vous allez encore faire des doublons, ce n’est pas ça l’intérêt général! » a-t-elle lancé à la majorité.  François Asensi (Front de Gauche) a dénoncé le « monstre technocratique » ainsi créé.  Dans l’après-midi, doit être débattu un amendement de plusieurs députés PS proposant la suppression de l’Etablissement public d’aménagement de La Défense Seine Arche (Epadesa), au centre d’une polémique en 2009 lorsque Jean Sarkozy, fils de l’ancien président, avait envisagé de le présider.  Ce n’est qu’ensuite que les députés débattront des autres aspects du texte, en particulier la création des métropoles de Lyon et Marseille. Des députés de ces agglomérations ont d’ailleurs protesté contre la longueur du débat concernant la seule capitale, alors que soumise à un temps programmé, la discussion doit impérativement s’achever vendredi soir. Le vote solennel sur l’ensemble du projet de loi est prévu mardi prochain, et c’est après les vacances que le texte repartira au Sénat.

 

Etats-Unis-Bernanke : une politique monétaire accommodante pour l’emploi

Etats-Unis-Bernanke : une politique monétaire accommodante pour l’emploi

 

Tandis que l’Europe tergiverse les Etats-Unis privilégient l’emploi. « Parce que nos rachats d’actifs dépendent de l’évolution de l’économie, ils ne sont pas sur un parcours prédéterminé », a déclaré le président de la Réserve Fédérale (Fed) lors de son témoignage biannuel sur la politique monétaire du pays devant une commission du Congrès.  Il a expliqué que si les conditions économiques s’amélioraient plus rapidement que prévu, « le rythme des achats pourrait être réduit plus rapidement ». « Mais si les perspectives de l’emploi devaient se montrer moins favorables (…), le rythme actuel des achats pourrait être maintenu plus longtemps », voire « être accéléré pour un moment », a-t-il indiqué devant la Commission des services financiers de la Chambre des représentants.  La Réserve fédérale (Fed) injecte massivement des liquidités dans le système financier pour influer sur les taux à la baisse en achetant chaque mois pour 85 milliards de dollars de bons du Trésor et titres hypothécaires.  M. Bernanke a souligné qu’ »avec un chômage encore élevé et diminuant lentement (…), une politique monétaire très accommodante » restait « appropriée dans un futur proche ».  A un sénateur qui lui demandait, soucieux de la rémunération des économies des petits épargnants, quand les taux allaient remonter, M. Bernanke a répondu: « parce que l’économie est faible et l’inflation aussi, si nous remontions les taux, l’économie sombrerait ».  Mercredi était également publié le Livre Beige de la Fed, ce rapport de conjoncture couvrant les six semaines passées, qui estime que la croissance est restée « modeste à modérée ».  L’activité manufacturière a quelque peu augmenté dans la plupart des régions, notamment portée par les secteurs de l’immobilier et de l’automobile.  M. Bernanke a noté que sur les marchés, « la volatilité avait diminué » alors que Wall Street, inquiète de voir les injections de liquidités se tarir, a connu des séances agitées ces dernières semaines tandis que les taux sur les bons du Trésor ont remonté. « Il est important que nous communiquions nos projets du mieux possible. Je pense que les marchés commencent à comprendre notre message », a-t-il déclaré.  M. Bernanke a ainsi réitéré la feuille de route qu’il avait dressée à l’issue de la dernière réunion du Comité de politique monétaire, prévoyant « une modération des achats d’actifs plus tard cette année » si les données économiques le permettent.  Ensuite, si le chômage continue de descendre autour de 7% et que l’inflation remonte autour de 2%, les achats diminueront progressivement pour « se clore en milieu d’année » 2014.  Quant au taux directeur, que la Fed maintient proche de zéro depuis 2008, son « niveau demeurera approprié tant que le chômage restera au-dessus de 6,5% ».   »Voila le message clair qu’un resserrement de la politique monétaire soit par allègement du bilan (de la Banque centrale), soit par une hausse des taux, n’est pas imminent », résumait Jim O’Sullivan, économiste chez HFE.  M. Bernanke s’est par ailleurs de nouveau inquiété de la politique budgétaire restrictive qui, selon lui, « risque d’affecter davantage que prévu la croissance économique ». Jusqu’ici, le Bureau du budget du Congrès a estimé que les coupes budgétaires imposées par les parlementaires pourraient coûter 1 à 1,5 point de croissance au PIB américain.   »C’est équivalent à 750.000 emplois à plein temps », a souligné M. Bernanke notant que sans ces restrictions, « le taux de chômage serait inférieur de 0,7 à 0,8 point », se situant donc autour de 6,9% au lieu de 7,6%.  M. Bernanke n’a pas été interrogé par les Représentants sur sa succession alors que son mandat arrive à expiration en janvier. Ce sera peut-être le cas jeudi devant une commission du Sénat où il renouvelle sa présentation de la politique monétaire du pays.

 

Une réformette bancaire

Une réformette  bancaire

La loi bancaire française va être définitivement adoptée. Elle doit être votée en dernière lecture aujourd’hui, mercredi 17 juillet, par les députés et demain, jeudi 18 juillet, par les sénateurs. Nous sommes très loin des déclarations de François Hollande contre la finance sans visage au moment de la campagne. Finalement, les banques françaises ne seront pas coupées en deux. Les activités spéculatives devront bien être isolées dans des filiales à part, qui devront être suffisamment capitalisées. Indépendamment des dépôts.   Mais le gouvernement a retenu une définition très stricte de la spéculation. Ces filiales seront donc des coquilles vides. A la Société Générale, par exemple, à peine 1% des revenus seront cantonnés. Autre point : les frais bancaires vont bien être limités, avec deux régimes différents, comme le souhaitaient les banquiers. Un plafond particulièrement bas pour les populations les plus fragiles financièrement, et non pas un plafond unique pour tous les clients. Seul vrai changement, les autorités de contrôle auront plus de pouvoir. Elles pourront intervenir davantage et tailler plus largement dans les activités si besoin. « C’est une hypothèque sur l’avenir », assure un banquier.

Cahuzac : une commission bidon ?

 Cahuzac : une commission bidon ?

 

 

Curieux de confier au parlement une enquête sur l’un des leurs devenu ministre du budget, curieux aussi que personne au gouvernement n’ait été informé avant du compte en Suisse de Cahuzac, curieux enfin que Cahuzac ‘(  d’après Moscovici) ait participé à une réunion au plus haut sommet de l’Etat pour demander une enquête en Suisse. Finalement une commission qui n’apporte rien et finira en eau de boudin.  Y’a-t-il eu dysfonctionnement ? Jérôme Cahuzac a–t-il menti une seconde fois ? Que savait le gouvernement ? Toutes ces questions n’ont pas toutes trouvé de réponse mardi lors de l’audition de trois ministres du gouvernement devant la commission d’enquête Cahuzac. Si Christiane Taubira a élevé le ton, Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur a quant à lui nié avoir eu vent d’un compte en Suisse et nié également une quelconque implication de sa part. Sans faire de révélations fracassantes, le ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, a de son côté laissé entendre que Jérôme Cahuzac aurait menti une seconde fois.  Le doute est permis après l’audition de Pierre Moscovici mardi par la commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Cahuzac. D’après Pierre Moscovici, Jérôme Cahuzac a participé à la réunion au sommet de janvier, entre Moscovici, Ayrault et Hollande. Il s’agissait de lancer la demande d’aide à la Suisse. Jérôme Cahuzac avait juré devant cette même commission, le mois dernier, qu’il n’y avait pas participé.  Pour la député PS Cécile Untermaier, vice-présidente de la commission d’enquête Cahuzac, ces auditions ont été très importantes. « Cette commission a été très utile puisqu’on peut s’appuyer sur elle pour la manifestation de la vérité. Ce qui ressort de ces auditions, c’est que la justice a fait son travail en toute indépendance, que l’administration a poursuivi son enquête et je ne vois pas pour le moment la responsabilité du gouvernement ». Autre son de cloche du côté de Debout La République. Pour son président Nicolas Dupont-Aignan, les auditions de la commission Cahuzac, si elles ne sont pas une blague, n’ont apporté aucun élément nouveau. « Cette commission se heurte au mur du silence. Personne ne sait rien dans ce pays. On se croirait en Corse, sans porter atteinte à nos amis corses. Personne ne sait rien… avoir des dirigeants politiques qui ne savent rien sur rien, moi ça me surprend. Vous avez bien vu qu’aucun grand secret n’a été révélé ».

 

Une loi sur le foot « durable »

Une loi sur le foot « durable »

 

Le député (PS) Jean Glavany va présider un groupe de travail sur le « football durable » composé des acteurs sportifs et politiques et chargé de nourrir la future loi de programmation sur le sport présentée en janvier 2014, a-t-on appris lundi auprès du ministère des sports. Ce groupe, qui sera opérationnel le 28 août, se penchera sur le modèle économique du foot, la place des stades dans le modèle, les transferts, la transposition en France du fair play financier, la transformation du modèle français de formation en source de richesse et de développement pour les clubs, la dépendance aux droits TV, l’acceptation sociale du foot.   »Cette initiative sera conduite en cohérence avec les chantiers en cours et les actions internationales », souligne le ministère qui précise qu’il s’agit de la « toute première initiative oecuménique sur le sujet où tous les acteurs concernés sont autour de la table. »  Noël Le Graët (président de la fédération française), Frédéric Thiriez (président de la Ligue de football professionnel), des représentants des clubs, de l’UEFA, des joueurs, des éducateurs, de l’Euro-2016, siègeront dans ce groupe ainsi que des ministères concernés (sports, intérieur, finance, travail), du parlement européen, de l’Assemblée nationale et du Sénat.

 

Une Renault à 5000 euros, mais pas en France !

Une Renault à 5000 euros, mais pas en France !

 

Renault « dévoilera au prochain salon de New Delhi, en février 2014, le concept de sa future voiture de la gamme A-Entry, autour de 5.000 euros », selon une source interne du constructeur automobile français. Cette petite berline à très bas coûts pour pays émergents « sera produite à Chennai, en Inde ». Elle a été conçue « sur une une toute nouvelle plate-forme » et sera « destinée à l’Asie », dans un premier temps du moins. Elle pourrait être fabriquée ultérieurement au Brésil, mais « il n’y a pas de décision à ce stade », selon nos informations. En revanche, l’arrivée de cette petite voiture (de la taille d’une Renault Twingo, mais totalement différente de la Twingo européenne) « n’est pas prévue en Europe ». Même si d’aucuns, chez Renault, avaient évoqué récemment devant nous l’hypothèse d’un lancement sur le Vieux continent sous la marque roumaine Dacia. La future petite Renault « A Entry » se situera dans une zone tarifaire encore inférieure à celle des actuelles Dacia-Renault de la gamme « Entry », telles les fameuses Logan (à partir de 7.700 euros en France) et Sandero. Au départ, la Logan devait toutefois coûter, dans sa version de base, 5.000 euros.Nissan a dévoilé pour sa part, ce lundi,  son propre modèle à très bas coûts, qui préfigure d’ailleurs la future Renault.  La  nouvelle Datsun Go inaugure une nouvelle marque spécifique, Datsun, réservée par Nissan à ses modèles à bas prix. La Go est annoncée à moins de 400.000 roupies (5.200 euros) en Inde. Le lancement de cette petite Go à cinq portes devrait intervenir en Inde début 2014. Elle sera commercialisée ensuite en Russie, en Indonésie et en Afrique du sud.

DSK : « la gestion de la crise en Europe est une catastrophe »

DSK : « la gestion de la crise en Europe est une catastrophe »

 

Plus de deux ans après l’affaire du Sofitel de New York, l’ancien patron du FMI livre, dans une interview à CNN, son point de vue sur la situation économique. Dans cet entretien en anglais avec le journaliste Richard Quest, DSK se penche notamment en profondeur sur le patient « Europe ». Et montre au passage des velléités quant au rôle qu’il pourrait jouer sur le Vieux Continent. Morceaux choisis. « Les Européens ne parviennent pas à faire ce qu’ils devraient faire : restructurer. (…) Je ne suis pas si loin de penser que l’Europe rate sa gestion de la crise. Franchement, tout le monde sait qu’en l’entreprise, lorsque vous avez une perte, vous devez l’assumer, puis repartir de l’avant. Or, depuis le début de la crise, ce que les Européens ont essayé de faire c’est juste de gagner du temps, pour des raisons politiques, de repousser les pertes (…). Ils sont incapables d’avoir un plan pour l’avenir. Ils essaient juste d’acheter six mois, puis six autres mois, et c’est une catastrophe au bout du compte, car aujourd’hui le coût est beaucoup plus élevé. ». « Le principal problème est que l’Europe n’est plus concurrentielle. (…) Les dirigeants ne sont pas à la hauteur. La plupart d’entre eux ne comprennent pas vraiment ce qu’est la mondialisation. Ils ont été éduqués, formés, ils ont eu une vie politique dans un seul pays, et ils ne se rendent pas compte que l’Europe n’est pas très grande, qu’une petite partie du monde. (…) Il y a une crise de leadership en Europe. Vous savez, il y a un dicton arabe qui dit qu’une armée de lions menée par des moutons sera toujours vaincue par une armée de moutons menée par un lion. Nous en sommes là en Europe (…). Le système européen est construit de manière à ce qu’aucune décision difficile ne puisse être prise. » « Au FMI, nous avons sous-estimé un paramètre : l’effet de l’austérité sur la croissance. Le résultat est que ce qui a été demandé à la Grèce sur les efforts budgétaires a eu plus d’effet négatif sur la croissance que nous l’attendions. (…) Dans le même esprit, Chypre est une autre catastrophe. Comment pouvez-vous espérer que l’économie chypriote redémarre alors que vous paralysez toutes les entreprises en bloquant l’argent ? » « Je pense que la situation est très difficile et je pense qu’il fait de son mieux (…). Maintenant, et je ne veux pas être prétentieux en l’affirmant, il faut que les leaders européens comprennent qu’ils ne peuvent pas résoudre leurs problèmes en restant isolés. C’est vrai pour Merkel, c’est vrai pour Hollande, c’est vrai pour les Italiens, c’est vrai pour Cameron, c’est vrai pour chacun d’entre eux, l’approche de Michel Barnier est inefficace (…). Or le système bancaire en Europe est malade, très malade même. Beaucoup plus que les gens ne le pensent. Le système doit être profondément nettoyé pour que la croissance puisse revenir. Et la plupart des dirigeants sont incapables de prendre cette décision. ».

 

Hollande : une dérive bonapartiste qui conduit à Waterloo

Hollande : une dérive bonapartiste qui conduit à Waterloo

 

De toute évidence une grande partie de la France soutient la monarchie républicaine qui caractérise notre démocratie. Mais de proche en proche (et surtout depuis le quinquennat), la dérive Bonapartiste est certaine. La dialectique de Hollande était claire dès le départ «  moi, président, moi président ». Depuis, ses déclarations sont truffées de  « je, je ». En fait ce qui avait été dénoncé chez Sarkozy devient la norme. Il ne se passe pas un jour sans que Hollande fasse une déclaration, intervienne sur tout et sur rien. Ayrault est renvoyé à un rôle subalterne, pire que celui de Fillon.  Mais cet interventionnisme tous azimuts nuit à la clarté du message et brouillent nettement le cap suivi. Deux raisons à cela ;  la crise évidemment  qui exacerbent les contradictions de tous ordres (sociales, économiques financières, environnementales). Hollande tient en fait deux discours un discours à usage interne sur le plan économique et social et un autre à Bruxelles où finalemenet il suit simplement les orientations de la commission et de Merkel. Dernier exemple en date qui frise le ridicule : sa volonté d’interrompre les discussions Europe-Etats Unis sur l’accord de libre échange suite à la question de l’espionnage. Son intention aura duré à peine plus de 24heures et finalemenet il a du se coucher une fois de pu devant Merkel. Du coup c’est à l’intérieur qu’il tente vainement de faire valoir son autorité qu’il confond avec autoritarisme. Le vidage de Batho est à cet égard très significatif ; il tape sur une personnalité qui ne représente pas grand-chose politiquement. La seconde raison c’est bien sûr son impopularité dramatique après seulement un an de mandat. Les positions se durcissent car il doit apparaitre comme celui qui oriente, qui gère qui décide. A cela il faut ajouter les méfaits des politiques de com. de l‘Elysée qui font du président la reine des abeilles mais une reine des abeilles qui ne sort pas de son bunker culturel de l’Elysée où la cour l’encourage dans sa solitude pathétique du pouvoir. Hollande ne se rend pas compte que plus il parle, plus il s’enfonce dans ses contradictions ; sa dérive Bonapartiste le conduira inévitablement vers Waterloo.

Tunisie-Hollande : une visite qui tombe mal

Tunisie-Hollande : une visite qui tombe mal

Démocratie en panne, révolte  en Egypte, Hollande risque de ne pas être très à l’aise lors de sa visite en Tunisie. Aucune date n’a été fixée. Selon un premier calendrier, très ambitieux, les deuxièmes élections post-révolution auraient dû se tenir un an après les premières, soit le 23 octobre 2012. La coalition au pouvoir, dominée par les islamistes d’Ennahda, évoque désormais un scrutin pour la fin de l’année. « Une fable », tranche Selim Kharrat, de l’association al-Bawsala (« la Boussole »), qui a monté un observatoire l’assemblée constituante. L’ONG, comme d’autres, calcule que « le vote ne peut pas avoir lieu avant mi-2014″. C’est l’instance indépendante des élections, que les élus peinent à composer, qui choisira la date. Il faut aussi que l’assemblée adopte la loi électorale, celle sur la justice transitionnelle… Ce qui promet encore de longs mois de luttes. Après un an et demi d’âpres discussions, la quatrième version de l’avant-projet doit enfin être présentée lundi aux députés, pour un débat général qui s’annonce très long. Mais le vote, article par article, n’est pas encore fixé, et risque de ne débuter qu’après l’été. Sur le fond, des concessions significatives ont été faites. La liberté de conscience est clairement énoncée, de même que « l’égalité des chances » entre hommes et femmes. Les « droits de l’homme universels » ne sont plus conditionnés aux « spécificités culturelles du peuple tunisien ». Plusieurs points font encore débat, comme l’article 141, qui fait de l’islam la « religion d’Etat ». Les limites posées à la liberté d’expression sont jugées floues. Le régime politique, la répartition des pouvoirs, reste la question la plus problématique. Toutes les ONG s’inquiètent de la multiplication des atteintes à la liberté d’expression, chèrement conquise. Depuis deux ans, de nombreux artistes, journalistes, opposants, ont en effet été victimes de violences – impunies -, ou bien traînés en justice. Parmi les cas les plus emblématiques du moment, celui du rappeur Weld el 15, condamné à deux ans de prison pour une chanson sur la police. Le verdict en appel sera dévoilé mardi. Amina, la jeune Femen, est détenue depuis plus d’un mois « sans fondements », dénonce sa défense. Elle repasse devant le juge le 4 juillet, le jour de l’arrivée de François Hollande.

 

Bourse : une semaine de prudence

Bourse : une semaine de prudence

 

Les bourses accusent le coup depuis que l’élève modèle, à savoir le Portugal, est plongé dans la tourmente, la démission du ministre des fiances remettant en effet en question l’austérité. Inquiétude aussi sur la Grèce à laquelle l’Eurogroup adonné 3 jours( ! ) pour rétablir les comptes (en fait on reverra la question en septembre). Inquiétudes surtout sur une croissance qui ne repart pas et des déficits qui vont mécaniquement se creuser ; Un tassement de la croissance qui aura inévitablement des conséquences néfastes sur les résultats des entreprises.  Bourse de Paris creusait ses pertes mercredi dans les premiers échanges (-1,62%), le marché faisant preuve de prudence avant une séance chargée en indicateurs et plusieurs rendez-vous d’importance en fin de semaine.  La journée s’annonce « agitée », estiment les stratégistes de Crédit Mutuel CIC, à la veille d’un jour férié aux Etats-Unis et avant la réunion de la Banque centrale européenne (BCE) jeudi, sur fond de retour des « craintes en zone euro ».   »Les inquiétudes sur la Grèce et sa capacité à obtenir sa prochaine tranche d’aide, ainsi que les difficultés politiques au Portugal ont pesé », avec la démission de deux ministres, dont celui des Finances, confirme Stan Shamu, stratégiste chez IG.  Avant la réunion de la BCE jeudi, les investisseurs auront à analyser plusieurs chiffres des deux côtés de l’Atlantique mercredi, avec notamment des indicateurs d’activité dans les services en zone euro (PMI), les chiffres ADP de l’emploi dans le secteur privé en juin (14H15) aux Etats-Unis, ainsi que les demandes hebdomadaires d’allocations chômage (14H30) et l’indice ISM d’activité dans les services pour le mois de juin (16H00).  Toutefois, ces indicateurs ne devraient pas influencer les investisseurs de façon décisive, les économistes du Crédit Agricole CIB s’attendant à « de la prudence jusqu’à vendredi ».

 

PAC : une bonne réforme (Le Foll)

PAC : une bonne réforme (Le Foll)

 

Au sujet de la réforme poussée de la Politique agricole commune (PAC) sur laquelle se sont mis d’accord les négociateurs de l’Union européenne, le ministre de l’Agriculture a indiqué : « Dans ce débat, les objectifs que j’ai porté, pour avoir une répartition des aides plus justes, en particulier en faveur de l’élevage, maintenir et garantir l’objectif de départ d’un verdissement de la PAC… Le maintien d’un certain nombre de filets de sécurité et de régulation des marchés agricoles, et un volet pour les jeunes, oui on peut considérer que ce paquet c’est une ambition pour l’agriculture dans sa diversité qui est garantie« , a-t-il indiqué. Il est également revenu sur une mesure « historique » selon lui : « Toucher une subvention sera dégressif en fonction du nombre d’hectares, jusqu’ici c’était parfaitement linéaire : plus vous aviez d’hectares, plus vous touchiez de subvention« . Stéphane Le Foll a également indiqué qu’une réflexion supplémentaire était nécessaire pour se doter d’outils « pour mutualiser les réparations« , « être mieux organisés« , après des calamités agricoles comme les récentes inondations. Enfin au sujet de la fronde envers le président de la Commission européenne, il a indiqué :  »il y a une tension, mais il en responsable« , en référence au terme de « réactionnaire » que José Manuel Barroso avait employé pour qualifier la France. « Celui qui a commencé, qui a fait une erreur, c’est Barroso« .

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