Archive pour le Tag 'Une'

Page 3 sur 307

Poutine refuse une rencontre avec Trump et Zelinsky

Poutine refuse une rencontre avec Trump et Zelinsky

Pour résumer la Russie n’attend strictement rien des pourparlers bidons qui se déroulent entre Russes et ukrainiens en Turquie. Poutine de toute évidence joue sur le temps bénéficiant aussi d’une certaine indifférence coupable du président américain.

Le Kremlin a déclaré ce même jour ne s’attendre à aucune «avancée» rapide dans le règlement «extrêmement complexe» du conflit en Ukraine, au lendemain de nouveaux pourparlers russo-ukrainiens en Turquie qui n’ont pas abouti à un cessez-le-feu, les deux parties campant sur leurs positions. «Il serait erroné d’attendre des décisions et des avancées immédiates», a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien.

Société-Foot–Ligue des champions PSG : une victoire géante, historique, ternie par quelques barbares

Société-Foot–Ligue des champions PSG : une victoire géante, historique, ternie par quelques barbares

La victoire 5-0 Paris sur l’Inter de Milan restera évidemment historique. D’abord un score jamais atteint en finale européenne et surtout un contenu exceptionnel de la part du PSG qui a complètement étouffé les italiens. La victoire aussi de la ténacité pour un club qui courait depuis tant d’années après une telle consécration internationale.

Un succès du notamment à un entraîneur meneur d’hommes et super tacticien qui en plus a permis à de très jeunes joueurs d’émerger et d’insuffler un esprit d’équipe qui n’existait pas avec les anciennes stars. Cet événement sportif va évidemment marquer la discipline et encourager plus que jamais les jeunes à s’investir dans le sport déjà le plus populaire t qui permet de dépasser toutes les différences

Un regret toutefois et de taille: un événement historique encore marqué par le débordement de quelques voyous et d’idiots profitent de n’importe quel mouvement de foule pour s’attaquer aux biens et aux personnes. Sur le sujet il faudra une réflexion non seulement sur l’organisation de manifestations de telles ampleurs mais aussi sur la réforme de la justice trop tolérante vis-à-vis d’actes inqualifiables d’abrutis, de voleurs et de barbares

Foot–Ligue des champions PSG : une victoire géante, historique ternie par quelques barbares

Foot–Ligue des champions PSG : une victoire géante, historique, ternie par quelques barbares

La victoire 5-0 Paris sur l’Inter de Milan restera évidemment historique. D’abord un score jamais atteint en finale européenne et surtout un contenu exceptionnel de la part du PSG qui a complètement étouffé les italiens. La victoire aussi de la ténacité pour un club qui courait depuis tant d’années après une telle consécration internationale. Un succès du notamment à un entraîneur meneur d’hommes et super tacticien qui en plus a permis à de très jeunes joueurs d’émerger et d’insuffler un esprit d’équipe qui n’existait pas avec les anciennes stars. Cet événement sportif va évidemment marquer la discipline et encourager plus que jamais les jeunes à s’investir dans le sport déjà le plus populaire t qui permet de dépasser toutes les différences

Un regret toutefois et de taille: un événement historique encore marqué par le débordement de quelques voyous et d’idiots profitent de n’importe quel mouvement de foule pour s’attaquer aux biens et aux personnes. Sur le sujet il faudra une réflexion non seulement sur l’organisation de manifestations de telles ampleurs mais aussi sur la réforme de la justice trop tolérante vis-à-vis d’actes inqualifiables d’abrutis, de voleurs et de barbares

Nouvelle-Calédonie : Macron veut une nouvelle rencontre à Paris

Nouvelle-Calédonie : Macron veut une nouvelle rencontre à Paris

<strong>Suite à l’échec des négociations conduites par le ministre Manuel Valls, Macron veut une nouvelle rencontre à Paris

Le président Emmanuel Macron va inviter «les parties prenantes de la Nouvelle-Calédonie» à Paris à partir de la mi-juin, afin de «clarifier les sujets économiques, politiques et institutionnels en vue de parvenir à un accord partagé», après l’échec des récentes négociations, a indiqué mardi l’Élysée. En cause notamment les conditions de vote et les transferts de responsabilité, sans parler du développement économique.

Sécurité sociale : une hausse des déficits de près de 50 % !

Sécurité sociale : une hausse des déficits de près de 50 % !

Le déficit a dérapé de 4,8 milliards d’euros en 2024 par rapport aux prévisions pour atteindre 15,3 milliards. Pour la Cour des comptes, le financement de la sécurité sociale va droit dans le mur, sauf si des «mesures vigoureuses de redressement» sont prises.

Le «trou de la sécu» n’est pas près de se résorber. Dans son dernier rapport sur l’application des lois de financement de la sécurité sociale rendu public ce lundi, la Cour des comptes déplore une trajectoire «hors de contrôle» des comptes sociaux en 2024. Une dérive alarmante, marquée par un déficit croissant, une dette non maîtrisée et une efficacité encore insuffisante de certaines politiques publiques financées par la sécurité sociale. Un signal d’alerte pour inciter les pouvoirs publics à prendre rapidement des mesures de redressement, afin d’assurer la pérennité de notre modèle social.

«Ce fut une année sombre pour la sécurité sociale», juge Pierre Moscovici, le président de la Cour des comptes. En 2024, le déficit a atteint 15,3 milliards d’euros (0,4% du PIB), note la Cour, soit une hausse de 4,8 milliards (46%) par rapport à la prévision initiale. Cette dégradation, «inédite hors période de crise», s’explique par des recettes surestimées et des dépenses mal maîtrisées, majoritairement…

Élection législative partielle en Saône-et-Loire : Une victoire de la droite face au RN

Élection législative partielle en Saône-et-Loire : Une victoire de la droite face au RN

Le candidat divers droite Sébastien Martin (ex-LR) a revendiqué auprès de l’AFP sa victoire, ce dimanche à l’élection législative partielle de Saône-et-Loire, face au député RN Arnaud Sanvert, dont l’élection en 2024 avait été invalidée. il a recueilli environ 60% des voix, contre 40% à Arnaud Sanvert.

Sébastien Martin, 47 ans, a été attaché parlementaire, conseiller ministériel et consultant. Il avait recueilli 25,6% des suffrages au premier tour, se classant deuxième, bien mieux que les 19% obtenus par Gilles Platret, maire ex-LR de Chalon-sur-Saône qui avait mené la campagne des législatives en 2024 et qui, cette fois-ci, a laissé la place de tête de liste à Sébastien Martin tout en le soutenant.
N’ayant cette fois-ci pas réussi à faire l’union, à la différence de 2024, la gauche divisée a en effet échoué à se hisser au second tour : la candidate LFI Fatima Kouriche n’a recueilli que 8,2% au premier tour, très loin de ses 23% au premier tour de 2024, tandis que le PS Clément Mugnier est arrivé troisième avec 17%.

Droits de douane de Trump: une catastrophe mondiale surtout pour les États-Unis

Droits de douane de Trump: une catastrophe mondiale surtout pour les États-Unis


Contrairement à ce qu’imagine le président américain, l’augmentation de 50 % des droits de douane sur l’Europe qu’il préconise sera surtout une catastrophe pour les États-Unis. Certes al compétitivité des producteurs européens sera affectée mais au final ce sont surtout les consommateurs américains qui paieront la facture avec de lourdes conséquences aussi sur la croissance américaine et l’inflation. Une situation qui pourrait même déboucher sur une récession et une crise financière.

«Pour certaines de nos filières, comme les vins et spiritueux, les cosmétiques, l’aéronautique et toutes celles de réussite à l’export, cela déboucherait sur une situation absolument intenable sur le long terme», a affirmé le ministre délégué au Commerce extérieur Laurent Saint-Martin dans un entretien au journal La Tribune dimanche, en ligne samedi.

Les exportations françaises vers les États-Unis ont été portées en 2024 par l’aéronautique (9,1 milliards d’euros, soit 18,8% du total), les boissons (4,1 milliards d’euros, 8,4%) et les produits pharmaceutiques (3,8 milliards d’euros, 7,9%), d’après les chiffres du ministère français de l’Économie. Paradoxalement la France sera moins touchée que d’autres pays européens compte tenu de la faiblesse de ses exportations. La conséquence pourrait cependant se traduire par une stagnation de la croissance.

Plus largement, les États-Unis exportent notamment vers l’UE des logiciels et des services de communication, là où l’Europe leur vend surtout des automobiles, des machines-outils et des équipements de transport.

Besançon: Encore une tentative de meurtre gratuite

Besançon: Encore une tentative de meurtre gratuite


Un homme de 21 ans soupçonné d’avoir voulu tirer sur un passant dans le centre historique de Besançon a été mis en examen mercredi pour tentative de meurtre et placé en détention provisoire, a-t-on appris auprès du parquet, confirmant une information de l’Est républicain.
tait positif au test d’alcoolémie et a été placé en cellule de dégrisement au commissariat.

«Selon les premiers éléments, il n’a pas donné d’explication à son geste. Et lors d’une perquisition effectuée par les enquêteurs, une seconde arme et des munitions ont été retrouvées au domicile de l’agresseur», a poursuivi le ministère public.

Une taxe de deux euros sur les petits colis chinois

Une taxe de deux euros sur les petits colis chinois


La Commission européenne a annoncé vouloir imposer des frais de deux euros sur les envois de moins de 150 euros en provenance de Chine, ciblant ainsi les colis issus de la fast fashion.

La Commission a proposé, ce mardi, d’imposer des frais de deux euros sur ces envois qui proviennent en grande partie des géants de la fast fashion chinois tels que Shein et Temu. « On parle de 2 euros par paquet, payé par la plateforme », a déclaré le commissaire européen au Commerce, Maros Sefcovic, devant le Parlement européen à Bruxelles.

Une taxe qui malheureusement ne paraît pas à la hauteur des enjeux !

Selon Maros Sefcovic, leur nombre atteindrait quelque 4,6 milliards importés dans l’UE l’an dernier, soit plus de 145 chaque seconde. Sur ce total, 91 % provenaient de Chine.

Gaza : une centaine de camions d’aide alimentaire et médicale

Gaza : une centaine de camions d’aide alimentaire et médicale

93 camions de l’ONU transportant de l’aide, dont de la farine pour les boulangeries, de la nourriture pour bébés, du matériel médical et des médicaments – ont traversé aujourd’hui le point de passage de Kerem Shalom vers Gaza.

Selon le chef des opérations humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher, dans des propos relayés par la BBC. «La prochaine étape consiste à les collecter, puis à les distribuer par le biais du système existant, celui qui a fait ses preuves», a précisé Jens Laerke.

Il a précisé qu’il s’agissait d’«environ 100» camions, mais sans savoir précisément quand ces camions pourraient entrer dans la bande de Gaza. Les Nations unies, comme les organisations d’aide internationale opérant dans la bande de Gaza dénoncent les pénuries depuis des semaines.

« L’emploi , une priorité »

« L’emploi , une priorité »

L’économie française vacille : chômage en hausse, usines qui ferment, et investissements gelés. Tandis que la dette et la fiscalité pèsent, l’emploi recule. Face à ce constat, des dirigeants plaident pour une action urgente : simplifier, former, réindustrialiser. Car sans emploi, pas de prospérité.
Collectif (*) dans La Tribune

Depuis plusieurs mois, un malaise s’installe : des usines ferment discrètement, le chômage repart à la hausse et les tensions économiques et géopolitiques s’intensifient.

Selon la Dares, l’emploi salarié privé s’est replié de 0,3 % au quatrième trimestre 2024. En janvier 2025 le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à France Travail a augmenté de 3,5 % en un mois. Alors que le mur de la dette inquiète, celui du chômage s’érige à la hauteur des enjeux.

La création d’emplois doit redevenir notre priorité absolue. Elle conditionne notre prospérité économique et sociale. Pourtant, ce cap essentiel semble perdu de vue au profit de débats souvent accessoires et de politiques fiscales parfois contre-productives.

Entre juillet et novembre 2024, nous avons assisté à un véritable concours Lépine de la fiscalité, avec une inflation réglementaire et fiscale qui a freiné les investissements et instillé la peur chez les entrepreneurs. Beaucoup ont préféré reporter, voire annuler leurs projets, limitant ainsi la création d’emplois. Or, sans investissement, pas de croissance, et sans croissance, pas d’emploi.

Ces mois de débats ont donné lieu à une prise de conscience collective, comme nous l’enseignent les dernières enquêtes d’opinion, mettant en lumière qu’une courte majorité de Français s’opposaient désormais à une hausse de la fiscalité sur les entreprises.

Dans ce contexte, la mise en œuvre de nouvelles régulations comme la CSRD (Corporate Sustainability Reporting Directive) ajoute, encore, une couche à la complexité administrative. Certes, les premières mesures proposées par la Commission européenne dans le cadre de la réforme Omnibus vont dans le bon sens en allégeant certaines contraintes pour les entreprises, mais elles doivent être amplifiées. Car la simplification de notre environnement économique est indispensable. Nous devons lever les barrières administratives et fiscales pour que nos entreprises puissent embaucher, se développer et affronter une concurrence de plus en plus agressive, particulièrement depuis la réélection de Donald Trump.

À ce titre, la balance commerciale devient un indicateur clé. Elle reflète notre capacité à exporter les savoir-faire de nos ETI. Un déséquilibre trop important pénaliserait directement la création d’emploi en France et en Europe. Inversement, l’améliorer, c’est créer les conditions d’un plein emploi durable et réparti dans des secteurs stratégiques.

Aussi, nous percevons aujourd’hui les premières manifestations de la révolution de l’intelligence artificielle. Cette technologie pourrait transformer des secteurs entiers et, mal anticipée, pourrait fragiliser des emplois. Cependant elle représente aussi une formidable opportunité, à condition d’adopter une politique ambitieuse de formation et de montée en compétences. « Ce qui ne peut être évité doit être embrassé », disait William Shakespeare : charge à nous de transformer cette révolution technologique en levier d’emploi et de progrès.

Dès lors, chaque décision économique et fiscale doit répondre à une question simple : crée-t-elle de l’emploi ? L’histoire nous a montré que bien des responsables politiques ont débuté leur mandat avec cette priorité, avant de s’en éloigner sous le poids d’autres urgences. Aujourd’hui, nous devons retrouver cette ambition.

Réindustrialiser, innover, former : la France doit retrouver sa boussole. L’emploi n’est pas seulement un indicateur économique : c’est un impératif collectif, un facteur d’inclusion et de stabilité sociale. La prospérité de demain dépend des décisions que nous prenons aujourd’hui.

Il nous faut renouer avec l’élan qui a porté notre pays ces dix dernières années : créer de l’emploi pour garantir un avenir prospère et solidaire.

_______

(*) Signataire : Bertrand Laurioz, PDG du Groupe Dékuple.

Co-signtaires : Samuel Tual, Président d’Actual group, Emmanuel Vasseneix, président de LSDH, Olivier Dambricourt, Président-directeur général de Moret Industries, Guillaume David, Président, Groupe Solstyce Sas, Xavier Gagey, président du directoire du Groupe Pochet.

Prix et consommation : vers une augmentation de la TVA ?

Prix et consommation : vers une augmentation de la TVA ?

Pour compléter le financement du modèle social, Emmanuel Macron évoque une taxation de «la consommation». Autrement dit soit une nouvelle taxe sur la consommation ou tout simplement une augmentation de la TVA actuelle. De quoi augmenter encore le taux de prélèvements obligatoires alors que la France occupe déjà le premier rang en matière d’imposition générale. Bref, le contraire de ce qu’évoque le gouvernement… pour l’instant !

Ce mardi 13 mai, le chef de l’Etat a déclaré sur TF1 que le financement du modèle social français «repose trop sur le travail», pesant ainsi lourdement sur le portefeuille des actifs, mis à contribution. Il souhaite donc que le gouvernement organise «une conférence sociale», pour retravailler ce dossier.

Pour décharger les actifs, le chef de l’Etat a proposé d’aller chercher des sources de financement ailleurs que le travail uniquement, évoquant la «consommation» parmi les pistes de substitution. «Je demande au gouvernement d’ouvrir ce chantier avec l’ensemble des forces syndicales et patronales» a-t-il conclu. «Quand on regarde nos voisins, certains taxent davantage la consommation» a-t-il ensuite appuyé.

Le problème évidemment avec Macron, c’est qu’il parle un peu dans le vide dans la mesure où il ne dirige plus vraiment le gouvernement et encore moins le Parlement.

Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise et l’immobilisme

Politique- Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise et l’immobilisme !

« Les annonces d’Emmanuel Macron sur TF1 risquent d’apparaître comme de la diversion si un chemin crédible n’est pas tracé pour réduire les déficits et la dette publique »

par Françoise Fressoz

Editorialiste au « Monde »

Le président de la République marginalise la question des finances publiques pour mettre sous les projecteurs la question démocratique, constate dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

Le retour du président de la République sur le devant de la scène intérieure est à la fois compréhensible et ambigu. Compréhensible parce que le décalage entre l’accélération des bouleversements dans le monde et la quasi-paralysie de la vie politique française a de quoi rendre perplexe. Si le pays ne muscle pas rapidement sa défense ainsi que son appareil de production, et s’il ne réinterroge pas le concept de citoyenneté à l’heure de l’essor des régimes autoritaires, il se met en grand danger. Fortement impliqué dans la riposte européenne aux foucades de Donald Trump, face au risque de désengagement militaire américain du continent européen et à la menace russe, le président français a toute légitimité pour jouer les éclaireurs.

Mais ce retour, concrétisé par une longue intervention télévisée, mardi 13 mai sur TF1, est en même temps ambigu. Le principal défi auquel est confronté le pays pour regagner en souveraineté est de parvenir à réduire le poids des remboursements de sa dette publique, dont le montant croissant obère ses marges de manœuvre. Or, il n’est pas certain que, sur ce chapitre, le chef de l’Etat soit dans la disposition d’esprit ou capable de voler au secours de son premier ministre.

Le récent différend apparu entre les deux têtes de l’exécutif à propos de l’usage du référendum éclaire l’impasse dans laquelle risque de se trouver François Bayrou lorsqu’il présentera, à l’été, son plan de redressement des finances publiques. A l’Assemblée nationale, son sort dépend étroitement du comportement du groupe socialiste, qui l’a sauvé à deux reprises en refusant de voter la motion de censure déposée par La France insoumise contre les projets de budget pour 2025 et de loi de financement de la Sécurité sociale.

Seule la neutralité durable de ce groupe peut lui garantir, à l’avenir, d’échapper à la coalition des oppositions (gauche, extrême droite) qui avait eu raison du gouvernement Barnier. Celle-ci est loin de lui être acquise pour trois raisons : quel que soit le résultat de son congrès en juin, le Parti socialiste continuera de se situer dans l’opposition ; le montant de l’effort à fournir – soit 40 milliards d’euros à trouver en 2026, près de 100 milliards d’euros d’ici à 2029 – pour simplement stopper la progression de la dette est si important qu’il oblige à réinterroger les politiques publiques et le modèle social alors qu’il n’existe aucun consensus sur le nouveau modèle à construire…

Politique- Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise financière et l’immobilisme !

Politique- Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise financière et l’immobilisme !

« Les annonces d’Emmanuel Macron sur TF1 risquent d’apparaître comme de la diversion si un chemin crédible n’est pas tracé pour réduire les déficits et la dette publique »

par Françoise Fressoz

Editorialiste au « Monde »

Le président de la République marginalise la question des finances publiques pour mettre sous les projecteurs la question démocratique, constate dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

Le retour du président de la République sur le devant de la scène intérieure est à la fois compréhensible et ambigu. Compréhensible parce que le décalage entre l’accélération des bouleversements dans le monde et la quasi-paralysie de la vie politique française a de quoi rendre perplexe. Si le pays ne muscle pas rapidement sa défense ainsi que son appareil de production, et s’il ne réinterroge pas le concept de citoyenneté à l’heure de l’essor des régimes autoritaires, il se met en grand danger. Fortement impliqué dans la riposte européenne aux foucades de Donald Trump, face au risque de désengagement militaire américain du continent européen et à la menace russe, le président français a toute légitimité pour jouer les éclaireurs.

Mais ce retour, concrétisé par une longue intervention télévisée, mardi 13 mai sur TF1, est en même temps ambigu. Le principal défi auquel est confronté le pays pour regagner en souveraineté est de parvenir à réduire le poids des remboursements de sa dette publique, dont le montant croissant obère ses marges de manœuvre. Or, il n’est pas certain que, sur ce chapitre, le chef de l’Etat soit dans la disposition d’esprit ou capable de voler au secours de son premier ministre.

Le récent différend apparu entre les deux têtes de l’exécutif à propos de l’usage du référendum éclaire l’impasse dans laquelle risque de se trouver François Bayrou lorsqu’il présentera, à l’été, son plan de redressement des finances publiques. A l’Assemblée nationale, son sort dépend étroitement du comportement du groupe socialiste, qui l’a sauvé à deux reprises en refusant de voter la motion de censure déposée par La France insoumise contre les projets de budget pour 2025 et de loi de financement de la Sécurité sociale.

Seule la neutralité durable de ce groupe peut lui garantir, à l’avenir, d’échapper à la coalition des oppositions (gauche, extrême droite) qui avait eu raison du gouvernement Barnier. Celle-ci est loin de lui être acquise pour trois raisons : quel que soit le résultat de son congrès en juin, le Parti socialiste continuera de se situer dans l’opposition ; le montant de l’effort à fournir – soit 40 milliards d’euros à trouver en 2026, près de 100 milliards d’euros d’ici à 2029 – pour simplement stopper la progression de la dette est si important qu’il oblige à réinterroger les politiques publiques et le modèle social alors qu’il n’existe aucun consensus sur le nouveau modèle à construire…

Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise financière et l’immobilisme !

Macron à la télé : une diversion pour masquer la crise financière et l’immobilisme !

« Les annonces d’Emmanuel Macron sur TF1 risquent d’apparaître comme de la diversion si un chemin crédible n’est pas tracé pour réduire les déficits et la dette publique »

par Françoise Fressoz

Editorialiste au « Monde »

Le président de la République marginalise la question des finances publiques pour mettre sous les projecteurs la question démocratique, constate dans sa chronique Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde ».

Le retour du président de la République sur le devant de la scène intérieure est à la fois compréhensible et ambigu. Compréhensible parce que le décalage entre l’accélération des bouleversements dans le monde et la quasi-paralysie de la vie politique française a de quoi rendre perplexe. Si le pays ne muscle pas rapidement sa défense ainsi que son appareil de production, et s’il ne réinterroge pas le concept de citoyenneté à l’heure de l’essor des régimes autoritaires, il se met en grand danger. Fortement impliqué dans la riposte européenne aux foucades de Donald Trump, face au risque de désengagement militaire américain du continent européen et à la menace russe, le président français a toute légitimité pour jouer les éclaireurs.

Mais ce retour, concrétisé par une longue intervention télévisée, mardi 13 mai sur TF1, est en même temps ambigu. Le principal défi auquel est confronté le pays pour regagner en souveraineté est de parvenir à réduire le poids des remboursements de sa dette publique, dont le montant croissant obère ses marges de manœuvre. Or, il n’est pas certain que, sur ce chapitre, le chef de l’Etat soit dans la disposition d’esprit ou capable de voler au secours de son premier ministre.

Le récent différend apparu entre les deux têtes de l’exécutif à propos de l’usage du référendum éclaire l’impasse dans laquelle risque de se trouver François Bayrou lorsqu’il présentera, à l’été, son plan de redressement des finances publiques. A l’Assemblée nationale, son sort dépend étroitement du comportement du groupe socialiste, qui l’a sauvé à deux reprises en refusant de voter la motion de censure déposée par La France insoumise contre les projets de budget pour 2025 et de loi de financement de la Sécurité sociale.

Seule la neutralité durable de ce groupe peut lui garantir, à l’avenir, d’échapper à la coalition des oppositions (gauche, extrême droite) qui avait eu raison du gouvernement Barnier. Celle-ci est loin de lui être acquise pour trois raisons : quel que soit le résultat de son congrès en juin, le Parti socialiste continuera de se situer dans l’opposition ; le montant de l’effort à fournir – soit 40 milliards d’euros à trouver en 2026, près de 100 milliards d’euros d’ici à 2029 – pour simplement stopper la progression de la dette est si important qu’il oblige à réinterroger les politiques publiques et le modèle social alors qu’il n’existe aucun consensus sur le nouveau modèle à construire…

12345...307



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol