Archive pour le Tag 'Une'

Page 2 sur 77

Retraites : une majorité de Français pour la grève du 5 décembre

Retraites : une majorité de Français pour la grève du 5 décembre

Selon le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, 6 Français sur 10 approuvent la prochaine journée de grève programmée le 5 décembre prochain pour contester la réforme des retraites. À l’opposé, 4 répondants sur 10 s’opposent au débrayage.

L’appel à la grève interprofessionnelle calée au début du mois de décembre est défendue en quasi majorité dans toutes les catégories de populations, hormis les retraités (42%) qui ne seront pas concernés, les cadres (45%) et les plus diplômés (42%). Le soutien est particulièrement marqué chez les ouvriers (74%), les agents du secteur public (70%) et les ouvriers (74%).

Par ailleurs, 7 Français sur 10 interrogés par l’organisme de sondages pensent que ce mouvement va s’inscrire dans la durée et va se poursuivre au-delà du 5 décembre. À l’inverse, 28% affirment que cette grève ne devrait pas durer. Interrogés sur différents scénarios, 34% des personnes interrogées pensent que le gouvernement va maintenir l’essentiel de sa réforme et 33% déclarent que l’exécutif va poursuivre son projet en le modifiant en profondeur. Enfin, 27% indiquent que le gouvernement va repousser la réforme à plus tard.

Une politique de défense obsolète (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

Une politique de défense obsolète (Général Lecointre, chef d’état-major des armées)

On se souvient que le Général DE Villiers avait été publiquement remis à sa place par Macon suite à ses propos concernant l’insuffisance des moyens de la défense française. Le général de Villiers avait a d’ailleurs dû démissionner et il a été remplacé comme chef d’état-par. Ce dernier ne dit pas autre chose que son prédécesseur a savoir que les moyens français vêtements sous dimensionné par rapport au engagement et aux objectifs. Ce qui est en cause c’est la multiplicité  des champs d’intervention d’une armée ne disposent ni du matériel ni des hommes pour assurer des missions aussi multiples. Un question urgente va se poser notamment au Sahel où non seulement la présence française est inadaptée à l’ampleur des enjeux mais en plus avec un contestation de cette présence par certaines populations.

 

Le général Lecointre fait observer que « le niveau de sollicitation de certains équipements au cours de ces dernières années s’est avéré supérieur à ce que prévoyaient les contrats opérationnels ». Et selon le chef d’état-major des armées français( CEMA), cette surexploitation a accéléré le vieillissement général et requiert aujourd’hui un surcroît de maintenance pris en compte par la LPM. « Néanmoins, en partant de ce constat et en nous projetant dans l’avenir à la lumière de l’analyse que nous faisons de la situation internationale, nous devons nous demander si le modèle que nous concevons aujourd’hui sera à même de répondre, avec nos alliés, aux sollicitations futures », s’interroge-t-il.

Actuellement, plus de 30.000 militaires sont engagés quotidiennement pour la défense de la France, souligne le général Lecointre. Parmi lesquels, 8.000 sont en opérations extérieures (OPEX), pour l’essentiel en bande sahélo-saharienne, au Levant ou au Liban ; 20.000 sont engagés sur le territoire national, dans le cadre des postures permanentes de sauvegarde maritime ou de sûreté aérienne, dans celui de l’opération Sentinelle, ou au sein de nos forces de souveraineté dans nos collectivités outremer ; 3.700 sont pré-positionnés comme forces de présence à l’étranger. « Rapporté à nos effectifs aujourd’hui, ce niveau d’engagement soutenu depuis de nombreuses années est inédit et il ne devrait pas fléchir dans les années à venir, loin de là. Les foyers de crises sont nombreux, je crains qu’ils ne prolifèrent ou ne s’aggravent », analyse le CEMA.

Violences: une déliquescence générale de l’autorité en France

Violences: une déliquescence générale de l’autorité en France

 

De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences urbaines. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. Ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés, caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale. On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet, d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme dirait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant, une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– ait des difficultés à encadrer sa progéniture. Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables. La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi est-il possible d’obtenir le respect et l’attention d’un instituteur dans une classe de 70 élèves en Côte d’Ivoire quand en France les enseignants sont débordés avec 25 .  la réponse est assez simple on a conservé en Côte d’Ivoire les règles et les valeurs qui existaient  en France dans les années 50 . Et on ne trouvera pas Côte d’Ivoire, des parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils sont l’objet. Encore une fois les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si là,  elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilisationnelle doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs qui  font société.

Sondage Gilets jaunes: 63% contre une mobilisation

Sondage Gilets jaunes: 63% contre une mobilisation

Les dérives des gilets jaunes et de leurs leaders ont grandement affecté la crédibilité du mouvement qui au début bénéficiait d’un soutien de 50% de l’opinion pour aujourd’hui n’avoir que 22% de personnes favorables. Pire, Plus de 7 Français sur 10 estiment que la mobilisation n’a pas permis de faire avancer les choses dans le bon sens concernant le pouvoir d’achat (73%) ni de faire mieux comprendre à Emmanuel Macron les réalités de la vie quotidienne (71%). Ainsi, 63% des personnes interrogées ne souhaitent pas un regain de la mobilisation des gilets jaunes, contre 27% qui se disent favorables à une reprise et une amplification de la contestation. Chez les actifs, le souhait de regain du mouvement atteint 42%, contre 28% chez les retraités et 62% chez les ouvriers.

D’un point de vue politique, l’électorat de Marine Le Pen et celui de Jean-Luc Mélenchon sont ceux qui souhaitent le plus largement une reprise et une amplification du mouvement (55% et 53%). A l’inverse, 88% des électeurs d’Emmanuel Macron s’y opposent. Pour 64% des sondés, la mobilisation des gilets jaunes a notamment permis de créer du lien social entre les personnes engagées. Environ un Français sur deux estime qu’elle a également offert aux citoyens l’occasion de débattre sur les politiques publiques (56%) et de s’intéresser au rôle et au fonctionnement de l’Etat (47%). De quoi pousser plus d’un Français sur 2 à porter un regard positif sur les gilets jaunes.

Ils sont ainsi 22% à exprimer leur soutien et 33% leur sympathie à l’égard du mouvement, tandis que 16% s’y opposent et 13% affirment y être hostile. Sur le long terme, le jugement positif mesuré aujourd’hui est globalement inférieur à celui du début de la contestation (40-50% de soutien et 25-30% de sympathie), mais relativement stable depuis mars/avril. A l’approche de l’anniversaire du mouvement et dans un contexte où les mobilisations sociales se multiplient, le niveau de sympathie a même tendance à progresser sensiblement : +7 points par rapport à la semaine dernière, et +12 au total par rapport à début octobre.

Ce sont les électeurs de Jean-Luc Mélenchon (72%), ceux de Marine Le Pen (72%) et les abstentionnistes (62%) qui portent le plus largement un regard positif sur la mobilisation des gilets jaunes. Les catégories populaires sont 69% à réserver un accueil positif au mouvement, contre 52% parmi les classes moyennes et 41% des cadres. Une adhésion qui culmine à 66% auprès des personnes étant obligées de se restreindre pour boucler leurs fins de mois, et à 60% dans les zones rurales et les agglomérations de moins de 100.000 habitants.

Elabe/BFMTV – Sondage Elabe pour BFMTV publié le 13 novembre 2019

Etude Elabe réalisée pour BFMTV auprès d’un échantillon de 1004 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 12 et 13 novembre 2019. 

Croissance Chine: encore une nouvelle contraction

Croissance Chine: encore une nouvelle contraction  

 

Cela fait presque 6 mois  que l’activité manufacturière est dans le rouge en Chine. Même les statistiques officielles chinoises souvent bidouillées en témoignent. C’est évidemment le signe d’un très fort tassement des échanges internationaux mais aussi d’une croissance molle en Chine. En effet, la consommation intérieure ne parvient pas à compenser la faiblesse de la croissance des exportations.

L’activité dans le secteur manufacturier chinois s’est en effet contractée en août pour un quatrième mois consécutif, alors que les Etats-Unis ont accentué les pressions commerciales et que la demande intérieure demeure faible.  La faiblesse persistante du vaste secteur manufacturier pourrait inciter Pékin à déployer des mesures de soutien à l’économie supplémentaires, plus rapidement et avec plus d’agressivité, pour contrer le plus important ralentissement de l’économie chinoise en plusieurs décennies.

L’indice PMI manufacturier officiel a reculé à 49,5 en août après 49,7 le mois précédent, montrent les statistiques gouvernementales publiées samedi, demeurant sous le seuil de 50 qui sépare contraction et expansion de l’activité. Les analystes interrogés par Reuters anticipaient une contraction moins marquée, identique à celle constatée en juillet.

Ce nouveau déclin met en exergue l’impact néfaste des tensions commerciales avec les Etats-Unis et du ralentissement de la demande mondiale sur les exportateurs chinois.

D’après les données du Bureau national de la statistique (BNS), les commandes à l’exportation ont poursuivi leur déclin pour un quinzième mois consécutif même si leur sous-indice a marqué en août un léger rebond par rapport à juillet (47,2 contre 46,9).

Les nouvelles commandes – intérieures comme extérieures – ont continué de chuter, indiquant que la demande domestique reste faible malgré une série de mesures engagées dès l’année dernière par le gouvernement chinois.

Face aux perspectives incertaines, les usines ont continué de supprimer des emplois. Ainsi le sous-indice de l’emploi a chuté à 46,9 contre 47,1 le mois précédent.

L’indice PMI officiel des services, secteur qui représente plus de la moitié de l’économie chinoise, a progressé à 53,8 contre 53,7 en juillet.

Porté par l’augmentation des salaires des ménages et une consommation solide ces dernières années, le secteur a toutefois connu un ralentissement en fin d’année dernière sur fond de ralentissement mondial de la demande.

Un monument aux soldats morts de l’OPEX ou une autre politique ?

Un monument aux soldats morts de l’OPEX ou une autre  politique ?

 

 

Il est logique d’honorer les soldats français morts dans le cadre d’opérations extérieures y compris avec un monument. Cependant c’est un peu vite s’exonérer de responsabilité; En effet, il serait temps de remettre à plat la stratégie concernant ces opérations extérieures souvent inefficaces, dangereuses et un peu irresponsables. témoin la place de la France en Syrie, une place tellement marginale que la France comme les autres pays de l’alliance ont laissé tombé les Kurdes. Le Drian s’est contenté de communiqués de soutien! autre interrogation, celle de la force Barkhane complètement inadaptée ou sous-dimensionnée pour lutter contre le cancer terroriste qui ronge le sahel. Stratégiquement le fait d’avoir tout centré sur les nouvelles technologies ( armes, informations , surveillance) mérite interrogation. Vis à vis du terrorisme local, on ne peut se passer de troupes au sol même si les armes et les technologies sont nécessaires. Macron qui n’a même pas effectué de service militaire ou Le Drian qui en a affecté un très  adouci ne sont pas forcément qualifiés pour diriger la stratégie militaire.

. D’après Wikipédia:

 

Le Drian accomplit son service militaire au 512e régiment du train de Saint-Lô6, après avoir initialement été convoqué dans les para15. Ce changement d’affectation fait suite à l’intervention de son père auprès du député-maire de Carnac Christian Bonnet. Lors de son service, il apprend à conduire divers véhicules16.!

Les 547 hommes et ces deux femmes honorés appartiennent à la «quatrième génération du feu», celle qui se bat au nom de la France loin d’elle. L’écrasante majorité de ces soldats appartenaient à l’armée de terre. Ils étaient 71 à être officiers, 201 à être sous-officiers et 277 militaires du rang. C’est au Liban, dans les années 1980, que le tribut à payer a été le plus lourd avec 141 morts. Les opérations au Tchad, à partir des années 1979, ont coûté la vie à 129 militaires. En Afghanistan, l’armée a perdu 85 hommes et 78 en ex-Yougoslavie. Au Mali, l’opération Barkhane accuse 23 pertes. L’armée française a aussi perdu des hommes, en Côte d’Ivoire (22), au Congo (14), en Centrafrique (12), en Irak (12), au Gabon (9), en Égypte (9), dans le golfe persique (4), en Somalie (3), en Haïti (3), au Cambodge (3), au Burkina Faso (2) au Rwanda (1). Depuis la fin de la guerre d’Algérie en 1962, la liste trace la géographie des zones d’influence de la France dans le monde et des menaces qui pèsent sur elle. Certains engagements pouvaient se justifier, d’autres moins quand ils sont en effet de nature post coloniale.

Pour le général Lecointre, chef d’état-major des armées, l’inauguration du monument aux morts en Opex ne signifie pas seulement «honorer nos soldats». «Il s’agit aussi de dire qu’aujourd’hui, la France combat et que les meilleurs de ses enfants vont au combat», a-t-il expliqué en octobre lors d’un colloque organisé par l’Anopex, l’association des anciens combattants des Opex. «C’est un monument pour dire que nous sommes en guerre», a-t-il ajouté. Une guerre contre le terrorisme. Justement les modalités des engagements français, leur nature aussi méritent  discussion car dans nombre de cas l’armée française n’a plus les moyens de son ambition et expose inutilement la vie de militaires. Eu égard à la nature des combats visant essentiellement le terrorisme,  on peut aussi se demander si la rétablissement du service militaire ne serait pas de nature à suppléer utilement l’intervention de professionnels dont le nombre est forcément limité par nos moyens financiers. Un ciblage plus pertinent des champs intervention serait aussi urgent.

 

 

Menaces sur l’Otan : une erreur stratégique ( Berlin)

 

 

D’une certaine manière,  Merkel critique aussi bien Trump que Macron quant à luer positionnemenet vis à vis de l’l'OTAL. Merkel a effet considéré que les propos de Macron étaient excessif quand il a affirmé que l’OTAN était morte. Mais des critiques s’adressent aussi à Trump pour ses décisions unilatérales concernant l’application de la solidarité de l’OTAN en particulier en Syrie. “Ce serait une erreur que d’affaiblir l’Otan. Sans les États-Unis, ni l’Allemagne ni l’Europe ne seraient en mesure de se protéger efficacement. C’est pourquoi nous travaillons d’arrache-pied avec la France à la construction d’une Europe plus unie en matière de sécurité”, écrit Heiko Maas, chef de la diplomatie allemande, dans une tribune publiée sur le site du magazine Der Spiegel.

“Oui, nous voulons une Europe forte et souveraine, mais nous en avons besoin dans le cadre d’une Otan forte, pas pour s’y substituer”, poursuit-il, plaidant en outre pour la création d’un Conseil de sécurité européen dont la Grande-Bretagne ferait partie, qu’elle quitte l’Union ou non.

Heiko Maas dit coopérer étroitement sur ce point avec son homologue français Jean-Yves Le Drian et ajoute que l’Allemagne souhaite la soumettre à ses partenaires au second semestre 2020, lorsqu’elle occupera la présidence tournante de l’UE.

De son coté, e président allemand a exhorté samedi 9 novembre les Etats-Unis de Donald Trump à faire preuve de  »respect » à l’égard de leurs alliés et à tourner le dos à « l’égoïsme national », lors des cérémonies des 30 ans de la chute du Mur de Berlin.

Alors que ces festivités s’annonçaient comme consensuelles, Frank-Walter Steinmeier, dont le rôle est honorifique mais qui est considéré comme l’autorité morale du pays, a mis les pieds dans le plat en soulignant à cette occasion la dégradation des relations translantiques ces dernières années.

Le macronisme: une théorie fumeuse

Le  macronisme: une théorie fumeuse

Au-delà d’un effet de mode se pose la question de la réalité du macronisme en tant qu’idéologie et mouvement. Si on peut effectivement considérer par exemple que le gaullisme ou le socialisme ont pu un temps s’installer comme mouvement  politique , comme projet et comme philosophie,  il en va différemment pour le macronisme. Première observation, le macronisme  n’est pas un mouvement en ce sens qu’il ne repose sur aucune organisation,  aucune  autre incarnation que celle de Macron lui-même. Pas tellement étonnant dans la mesure où Macron a pris le soin de s’entourer seulement  de seconds couteaux et de techniciens susceptibles de ne pas faire de l’ombre. par exemple , il faut se souvenir  avec quelle brutalité il a humilié Borloo susceptible de lui faire de la concurrence suite à la remise d’un  rapport très complet et très soutenu concernant les banlieues. Le parti la république en marche ne comporte aussi que des seconds couteaux ou  des courtisans. C’est davantage un club de fans qu’un véritable parti. Tous les responsables de la république en marche sont désignés par le sommet et la base est interdite de débat ,  de propositions et de contestation. Le secrétaire général supposé de la république en marche,  à savoir Guerini,  n’apparaît pratiquement nulle part, il est sur le fond comme sur la forme complètement transparent. Du point de vue philosophique,  Macron se réclame du progressisme mais la vérité c’est que jusque-là,  il a surtout privilégié les intérêts des plus favorisés. En outre sa volonté réformatrice est très relative car il ne cesse d’alterner la marche en avant et les pas en arrière. Il en est ainsi par exemple sur la délicate question de la laïcité, des retraites, des équilibres financiers et de la réforme de l’État. Un seul exemple, il avait promis de supprimer 50 000 fonctionnaires;  dans le prochain budget,  c’est autour de seulement 1500 postes qui seront supprimés. La vérité, c’est que la philosophie n’est pas très clairement établie, c’est une espèce de mélange de libéralisme, d’étatisme au service d’un pouvoir théocratique qui slalome entre les évolutions de l’opinion surtout maintenir le pouvoir de Macron. Le président de la république n’a pas de véritable projet pas plus en France qu’en Europe ou au plan mondial;   après avoir espéré être la nouvelle coqueluche politique internationale, il s’est discrédité  auprès de la  plupart des grands de ce monde. La philosophie de Macron est assez approximative. On a pu le constater encore dans l’interview qu’il a accordée à valeurs actuelles à propos notamment de la laïcité. Une interview finalement où il ne dit rien sinon que rabâcher certaines évidences dans une diarrhée verbale interminable caractéristique du macronisme  qui endort par la forme les questions de fond. En fait avec un certain talent, la dialectique énarchique qui consiste à endormir son auditoire pour oublié la question  posée. Ainsi a-t-il procédé lors du grand débat avec les interminables réunions qui ont usé jusqu’aux intellectuels tombant sommeil après des heures usés par un discours brillant  sur la forme mais creux sur le fond.

 

Une manifestation anti-islamophobie inopportune

Une manifestation anti-islamophobie inopportune

Autant il faut condamner les actes d’islamophobie se traduisant notamment par des violences y compris criminelles, autant l’hystérisation du débat vis-à-vis de l’islam ne peut conduire qu’à une augmentation des tensions. Or sur le sujet, les amalgames autant que les hystérisations favorisent la radicalisation des positions réciproques. On retrouve essentiellement parmi les signataires de l’appel les plus radicaux de la gauche, ce qui ne conférera pas une grande crédibilité à cette démarche. En effet ce qui compte  en ce moment pour la plupart de ces organisations, c’est davantages la radicalité des mouvements de protestation que leur objet et les perspectives de sortie de crise. Une tribune a été publiée dans Libération et signée d’une cinquantaine de personnalités, dont la totalité des députés La France insoumise, le fondateur du parti Génération.s Benoît Hamon, l’élu communiste Ian Brossat et le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez.

Aucune signature socialiste en revanche. “Nous ne voulons pas nous associer à certains des initiateurs de l’appel”, a expliqué le parti dans un communiqué en référence aux organisateurs de la manifestation parisienne, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), groupement aux activités controversées soupçonné d’être proche de la mouvance islamiste des Frères musulmans.

Certains termes de la tribune font aussi débat, comme la mention de “lois liberticides” vis-à-vis des musulmans. “Je ne valide pas l’ensemble du texte”, a dit sur franceinfo l’eurodéputé Yannick Jadot, pourtant signataire de la tribune.

D’autres ont fait aussi marche arrière, tel le député Insoumis François Ruffin, qui a reconnu sur France Inter ne pas avoir pesé les termes du texte avant de signer et son collègue Alexis Corbière, qui a dit au Figaro penser que “la Ligue des droits de l’Homme était à l’initiative de la démarche”.

“Cet appel, il était insignable pour nous, très clairement”, a déclaré pour sa part vendredi sur RTL le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. “Moi je ne signe jamais sans avoir lu.”

Le Parti communiste appelle à manifester dimanche, tout comme Génération.s, qui dénonce dans un communiqué “le climat actuel de violence et de rejet.” Chez Europe Ecologie-Les Verts, le secrétaire national David Cormand a dit sur Public Sénat assumer “bien sûr” sa signature.

Selon son secrétaire général Jean Préau, interrogé par Reuters, l’Union des démocrates musulmans français, un parti qui avait présenté des candidats aux dernières élections européennes, n’a pas été invité à manifester dimanche.

Il avait en revanche participé à un rassemblement contre la “stigmatisation des musulmans” qui avait réuni des centaines de personnes à Paris le 27 octobre dernier.

Dans cette atmosphère tendue et à quatre mois des élections municipales, des élus Les Républicains (LR) dénoncent la présence de partis jugés communautaristes aux élections. Cette manifestation, surtout elle enregistre une bonne participation provoquera sans doute un choc dans l’opinion et pas forcément au service d’un apaisement des tensions.

Société -Violences urbaines: une déliquescence générale de l’autorité en France

Société -Violences urbaines: une déliquescence générale de l’autorité en France

 

De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences urbaines. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. Ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés, caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale. On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet, d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme dirait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant, une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– ait des difficultés à encadrer sa progéniture. Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables. La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi est-il possible d’obtenir le respect et l’attention d’un instituteur dans une classe de 70 élèves en Côte d’Ivoire quand en France les enseignants sont débordés avec 25 .  la réponse est assez simple on a conservé en Côte d’Ivoire les règles et les valeurs qui existaient  en France dans les années 50 . Et on ne trouvera pas Côte d’Ivoire, des parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils sont l’objet. Encore une fois les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si là,  elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilisationnelle doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs qui  font société.

 

 

La rhétorique macronienne : une diarrhée verbale

Le rhétorique macronienne : une diarrhée verbale

Dans un article récent, nous nous  interrogions sur la consistance idéologique du macronisme. Un courant politique dont on peine à saisir la philosophie exacte et dont l’incarnation se résume à un seul homme. Le macronisme  n’a pas d’autre porte-parole que Macron lui-même et ne réussit pas à pénétrer la culture et le système politique français. En outre, eu  égard à ses nombreuses contradictions,  Macron peine à donner une lecture accessible de son projet politique. Pour schématiser, on  pourrait convenir que le en même temps permet de penser et de dire tout et son contraire. On pourrait multiplier les exemples. Le plus récent concerne la laïcité. Macron a d’abord défendu  une conception assez humaniste pour maintenant hystériser le débat et se rapprocher des thèses de Le Pen. Certains supporters de Macron pourraient le contester en ressortant quelques phrases récentes prouvant le  contraire. En fait souvent des banalités, des évidences pour rééquilibrer une orientation un peu trop droitière. On pourrait prendre un autre exemple,  celui des retraites. Cette question devait être traitée en 2019; les décisions à ce sujet ont été habilement reportées après l’échéance des municipales. Le réformisme de Macron s’est d’abord heurté à des difficultés  méthodologiques qu’il a complètement estimées car la question est plus complexe qu’il n’y paraît. Le régime universel cherche un contenu opérationnel. Pour l’instant, il se résume à  des slogans : un euro versé aura la même valeur ou encore la retraite à points. Une retraite à points n’a guère de sens si on ne connaît pas précisément la valeur de ce point et la date à laquelle pourra prétendre à bénéficier de la pension. Pour tenter de la justifier, la majorité a d’abord considéré que c’était l’occasion de supprimer les régimes spéciaux. Or très rapidement ,on s’est aperçu que dans certaines professions,  ce serait impossible en regard des spécificités ( armées, pompiers,   police, enseignants, certains services publics) qu’en outre il conviendrait de tenir compte de la pénibilité dans certaines professions. Évidemment, on a aussi intégré les réticences corporatistes et le Premier ministre a pratiquement déclaré qu’il abandonnait le concept d’universalité laissant le temps nécessaire aux régimes spéciaux rejoindre le régime général. Macon lui-même, il y a quelques jours, en contradiction avec Jean-Paul Delevoye,  ministre des retraites, a déclaré qu’il adhérait au principe du droit grand-père. En clair ,la réforme ne s’appliquerait qu’aux nouveaux entrants pour les régimes spéciaux. Du coup, on reporte de 45 ans les effets de cette réforme. Initialement, la réforme devait être mise en application en 2035 mais pour des considérations financières Macron voulait anticiper la mise en œuvre en 2025. Désormais, il la reporte de 45 ans. Évidemment son contenu dépendra surtout du mécontentement social et des formes que cela prend. On peut dire que dans ce domaine comme dans bien d’autres,  le macronisme se  réduit à un opportunisme politique de nature très électorale. Autre contradiction, celle de l’environnement où le chef de l’État veut apparaître comme l’un des grands leaders mondiaux sur ce terrain de la nouvelle modernité;  mais à côté des grands discours prononcés dans les cercles internationaux, la pratique ne change guère et la France est toujours accusée par l’Europe de ne pas respecter ses propres objectifs. On pourrait multiplier les exemples. Dès lors,  on peut se demander comment Macron parvient quand même à donner une apparence de cohérence à son projet politique. Tout simplement par le déversement continu d’un verbiage véhiculé par les grands médias.

 

Macron est le seul à pouvoir s’expliquer sur sa philosophie et son projet, il multiplie donc les déplacements, les interventions et les interviews. Mais le fleuve du verbe présidentiel ressemble surtout à une sorte de diarrhée verbale. Des propos souvent contradictoires, des mots, des phrases, des périphrases en forme de torrent qui inonde et saoule l’auditoire. Des exemples, le premier concernant le fameux débat avec les intellectuels qui avaient fini par user les intéressés vers une heure du matin au point que certains dormaient et que d’autres ont  rejoint leur lit avant la fin du monologue. Dernier exemple, l’interview fleuve dans le très droitier magazine valeurs actuelles où finalement Macon ne dit rien clairement ou plus exactement dit tout, son contraire aussi, cela noyé dans des propos d’une grande banalité et des évidences. La vérité,  c’est que Macron n’a pas vraiment de philosophie ni de projet politique autre que celui de son maintien pouvoir. Il n’y a pas non plus de mouvement ni même de personnel politique susceptible d’expliquer le macronisme et encore moins de l’incarner. La seule personnalité qui lui ressemble,  c’est sans la porte parole du gouvernement Sibeth Ndiaye; elle aussi  verse dans une diarrhée verbale impossible à supporter , un flot inarrêtable de mots pour masquer le vide total de la pensée. Macron, lui , a au moins l’avantage de donner une enveloppe pseudo intellectuelle à ses discours verbeux.

 

Une cagnotte illégale pour libérer Balkany !

Une cagnotte illégale pour libérer Balkany !

Avec les Balkany, on a sans doute atteint le sommet de la tartuferie. En effet, des habitants de Levallois-Perret auraient spontanément pris l’initiative de lancer une cagnotte à caractère illégal pour payer la caution de Patrick Balkany. Une caution de 500 000 € que les Balkany qui s’estiment ruinés ne peuvent pas payer. Un des problèmes c’est que c’est eux cagnotte aurait un caractère illégal car les condamnations financières doivent normalement être payées par les coupables eux-mêmes. La demande de mise en liberté de Patrick Balkany serait justifiée par son état de santé. Le même motif qui a permis à Isabelle Balkany d’échapper à une condamnation plus sévère. On observera cependant que l’intéressé paraît particulièrement en grande forme, dynamique et même très agressive quand elle a été interrogée à propos de la pseudo initiative des valoisiens. Une intervention en outre très politique qui revendique clairement la possibilité pour Patrick Balkany de récupérer son poste de maire dont Isabelle Balkany assure pour l’instant l’intérim. On peut supposer que les Balkany vont utiliser les arcanes de la procédure pour faire durer l’affaire. En effet, après l’appel prévu en décembre, on pourrait imaginer un recours en cassation, ce qui provoquerait encore un décalage de plusieurs mois et même plusieurs années dans le jugement des Balkany. De quoi les autoriser à diriger la mairie de Levallois-Perret et même à se représenter. En effet tant qu’ils n’ont pas été déclarés définitivement coupables ils sont présumés innocents. Encore un feuilleton du type de celui de Tapie !

 

 

Une cagnotte pour libérer Balkany !

Une cagnotte pour libérer Balkany !

Avec les Balkany, on a sans doute atteint le sommet de la tartuferie. En effet, des habitants de Levallois-Perret auraient spontanément pris l’initiative de lancer une cagnotte pour payer la caution de Patrick Balkany. Une caution de 500 000 € que les Balkany qui s’estiment ruinés ne peuvent pas payer. La demande de mise en liberté de Patrick Balkany serait justifiée par son état de santé. Le même motif qui a permis à Isabelle Balkany d’échapper à une condamnation plus sévère. On observera cependant que l’intéressé paraît particulièrement en grande forme, dynamique et même très agressive quand elle a été interrogée à propos de la pseudo initiative des valoisiens. Une intervention en outre très politique qui revendique clairement la possibilité pour Patrick Balkany de récupérer son poste de maire dont Isabelle Balkany assure pour l’instant l’intérim. On peut supposer que les Balkany vont utiliser les arcanes de la procédure pour faire durer l’affaire. En effet, après l’appel prévu en décembre, on pourrait imaginer un recours en cassation, ce qui provoquerait encore un décalage de plusieurs mois et même plusieurs années dans le jugement des Balkany. De quoi les autoriser à diriger la mairie de Levallois-Perret et même à se représenter. En effet tant qu’ils n’ont pas été déclarés définitivement coupables ils sont présumés innocents. Encore un feuilleton du type de celui de Tapie !

 

Une monnaie numérique publique pour l’Europe ?

Une monnaie numérique publique pour l’Europe ?

 

 

 

 

Il est clair que de nombreux Etats s’interrogent à propos du développement des cryptomonnaies qui risquent de porter un sérieux coup aux souverainetés des Etats. Parmi les plus grandes menaces, celle des grands du numérique notamment de Facebook qui envisage de créer une crypto monnaie qui forcément prendrait rapidement une ampleur mondiale compte tenu de sa puissance et des données qu’il possède. En Chine, on envisage de créer une crypto monnaie étatique. Aux États-Unis, on recherche les moyens de s’opposer au développement des initiatives monétaires des mastodontes numériques. En Europe, la Banque centrale européenne (BCE) devrait envisager la création de sa propre monnaie numérique, propose l’actuelle présidence finlandaise de l’Union européenne dans un document vu mardi par Reuters, alors que le projet Libra de Facebook de lancer une cryptomonnaie privée se heurte à l’hostilité des autorités à travers le monde. Ce projet risque toutefois d’être fortement contesté par les banques qui voient là  une remise en cause de leur médiation dans les transactions monétaires.

La France et l’Allemagne ont déjà déclaré que le projet dévoilé en juin par Facebook comprenait de nombreux risques et se sont prononcées en faveur d’un projet alternatif développé par les pouvoirs publics. Le projet de texte élaboré par la Finlande, qui pourrait être soumis vendredi aux ministres des Finances de l’UE en vue d’une possible adoption le 5 décembre, invite les Vingt-Huit à développer une approche commune sur les cryptomonnaies, notamment avec la possibilité d’interdire les projets jugés trop risqués.

“La BCE et les autres banques centrales de l’UE pourraient de manière utile explorer les opportunités et les défis relatifs à l’émission de devises numériques par les banques centrales, notamment en envisageant des mesures concrètes à cet effet”, est-il écrit dans ce document, susceptible d’être amendé.

D’après un responsable de la BCE, ce projet, dans sa version la plus ambitieuse, autoriserait les consommateurs à utiliser de l’argent électronique qui pourrait être directement déposé auprès de la Banque centrale européenne, sans nécessité d’un compte en banque, d’intermédiaires financiers ou de contreparties, des éléments pour l’instant nécessaires au traitement des paiements numériques. La BCE pourrait assumer ces différentes fonctions, ce qui réduirait les coûts de transaction mais soulève aussi des difficultés techniques et risque de déclencher une levée de bouclier de la part des banques.

Le document préparé par l’UE reprend les inquiétudes exprimées par le G7 sur les risques posés par les monnaies privées, notamment en matière de blanchiment d’argent, de protection des consommateurs, de taxation ou encore de piratage. Il va néanmoins plus loin en recommandant une interdiction des projets les plus risqués et le développement d’une monnaie numérique publique.

La mort au Sahel d’un important chef djihadiste : une annonce bien tardive !

La  mort au Sahel d’un important chef djihadiste : une annonce bien tardive !

 

 

Une annonce bien tardive de la part du gouvernement français qui sans doute tente désespérément de faire écho à la déclaration tonitruante de Trump  à propos de la mort du chef de Daesh en Syrie. On sait que Macron a pris ombrage des propos du président américain indiquant  clairement que la France, pourtant membre de l’alliance théoriquement, n’avait pas été informée de l’opération visant à détruire Baghdadi. Du coup on ressort un peu tardivement une information relative à la mort d’un  supposé chef djihadiste important, le Marocain Ali Maychou qui a été tué au Sahel par l’armée française le mois dernier d’après  la ministre des Armées Florence Parly.

“Le 9 octobre, la France a éliminé le numéro deux du groupe RVIM au Sahel, rattaché à Al-Qaïda. Ali Maychou, leader religieux, recruteur et cerveau de plusieurs attentats d’ampleur était un artisan de la haine”, a écrit la ministre sur Twitter.

Selon les propos tenus à l’AFP par la ministre dans l’avion qui la ramenait d’une tournée au Sahel, Ali Maychou, de son vrai nom Abou Abderahman al Maghrebi, a été tué au Mali dans la nuit du 8 au 9 octobre lors d’une opération menée en coordination avec les forces maliennes et un soutien américain.

L’état-major des Armées a précisé que le chef djihadiste avait été tué lors d’une opération héliportée essentiellement française dans la région de Tombouctou, à la suite d’un “renseignement”.

L’identité de la victime a été confirmée à 100%, a-t-il ajouté.

Le RVIM est l’acronyme de Rassemblement pour la victoire de l’islam et des musulmans, autre nom donné au GSIM (groupe de soutien à l’islam et aux musulmans), affilié à Al Qaïda et dirigé par le chef touareg malien Iyad ag Ghali.

La France avait déjà annoncé en février avoir éliminé un précédent numéro deux du RVIM, Yahia Abou Hamman.

La ministre des Armées a réaffirmé l’engagement de la France à aider ses partenaires africains à lutter contre la recrudescence des attaques djihadistes au Sahel, mardi à Bamako, troisième étape d’une tournée qui l’a menée au Tchad, au Burkina Faso et au Mali. Une annonce sans doute aussi pour tenter d’éteindre les fortes de interrogations sur l’opportunité d’une présence française au Sahel et sur son efficacité.

Le terrible attentat perpétré par Daesh qui a fait 54 morts dans le nord-est du Mali doit évidemment nous interroger sur la situation particulièrement gangrénée au Sahel. par ailleurs au Burkina , cinq gendarmes et au moins cinq civils ont été tués lundi matin lors d’une attaque contre le détachement de gendarmerie de Oursi (province de l’Oudalan, nord). Cette fois il s’agit de victimes maliennes et burkinabaises mais régulièrement on compte aussi des victimes parmi les forces internationales et les forces françaises en particulier. Au Mali, au Burkina Faso au Niger Daesh  se montre de plus en plus agressif et présent. Les attaques contre des objectifs militaires ou civils se multiplient. Il faut bien constater une certaine impuissance des forces internationales et en particulier de la force Barkhane qui paraît actuellement bien mal adaptée pour lutter contre le terrorisme. Pire, cette force est de plus en plus critiquée par la population locale qui constate aussi l’impuissance totale des autorités publiques, leur corruption et leur irresponsabilité. La France est en train de s’enliser dans un conflit dont elle risque de porter la responsabilité pour n’avoir pas su impliquer davantage les acteurs locaux. De ce point de vue il serait temps de réexaminer une situation qui devient particulièrement dangereuse et de réadapter la stratégie.

Au moins 53 soldats et un civil ont en effet été tués lors d’une attaque contre un poste de l’armée dans le nord-est du Mali, a annoncé le gouvernement malien samedi, dans l’une des attaques les plus meurtrières de ces dernières années contre l’armée dans le pays. Le groupe djihadiste Etat islamique a revendiqué l’attaque dans la soirée, via son organe de propagande Amaq. “Des inconnus lourdement armés ont attaqué vers midi. L’attaque a commencé par des tirs d’obus… Puis ils se sont retirés vers le Niger”, a déclaré à Reuters le porte-parole du gouvernement, Yaya Sangaré.

Il a ajouté que le nombre de victimes restait encore provisoire alors que les cadavres étaient en cours d’identification. L’armée a opéré une opération de ratissage dans le secteur avec le soutien des forces internationales, notamment des troupes françaises de l’opération Barkhane et des casques bleus de l’ONU.“Les renforts dépêchés sur place ont trouvés 54 corps dont un civil, 10 survivants et trouvé des dégâts matériels considérables”, avait déclaré plus tôt dans la journée Yaya Sangaré sur Twitter. Par ailleurs, l’Elysée a de son côté annoncé dans un communiqué le décès d’un militaire français de l’opération Barkhane. Le militaire, qui appartenait au 1er régiment de Spahis de Valence, a succombé à ses blessures après le déclenchement d’un engin explosif au passage de son véhicule blindé près de la ville de Ménaka.

La mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n’est pas terminé”, a souligné dans un communiqué Florence Parly, la ministre française des Armées.

 

«Pour une Union européenne de l’énergie».( Laurence Daziano , économiste)

 «Pour une Union européenne de l’énergie».( Laurence Daziano , économiste)

Tribune de Laurence Daziano , économiste dans  l’Opinion.

 

« A  l’heure où les Etats-Unis et la Chine s’affrontent sur les terrains commerciaux, monétaires, technologiques et politiques, l’Europe traverse une période de transition. Le Brexit et l’instabilité gouvernementale à Madrid ou Rome freinent sa capacité de définir un projet politique commun. Le blocage par la France de l’ouverture des négociations d’élargissement entre l’UE et la Macédoine du Nord et l’Albanie illustre les divergences croissantes de vues entre les principaux Etats membres sur la finalité du projet européen.

Les dirigeants européens ont récemment pris conscience de leur fragilité et de leur solitude face à la guerre commerciale livrée par Washington ou aux investissements chinois dans les secteurs sensibles. Cette prise de conscience de la nécessaire autonomie européenne est d’autant plus forte que les risques géopolitiques émergent partout : guerre froide entre Washington et Pékin, contestations sociales à Hong Kong et Santiago, retour des impérialismes turc et iranien, tensions au Moyen-Orient et pouvoirs populistes à Brasilia ou Buenos Aires.

  • La nouvelle commission européenne doit réfléchir à doter l’UE d’une autonomie stratégique. Le « green deal » d’Ursula Von der Leyen vise à faire de l’Europe le champion climatique. La redéfinition progressive d’une politique à l’égard de la Chine doit être poursuivie. Il reste à doter l’UE d’une politique énergétique commune. La maîtrise de son approvisionnement énergétique est autant un impératif stratégique qu’une nécessité économique pour garantir la compétitivité de son économie et de son industrie. C’est également une composante déterminante de la politique climatique. L’Union de l’énergie devrait être l’un des axes majeurs de la nouvelle Commission européenne.
  • Engagements de sûreté. Une véritable union de l’énergie permettrait en outre de redéfinir les relations entre l’UE et la Russie, qui sont interdépendantes dans ce domaine, et non contre la Russie. Alors que le président de la République s’est engagé dans un « reset » avec Moscou, Paris et Berlin pourraient promouvoir, sous réserve d’une résolution des conflits ukrainien et syrien, une initiative pour créer un espace énergétique commun. L’UE doit sécuriser son approvisionnement en gaz, alors que la Russie constitue le tiers de ses importations gazières, à un tarif permettant à son industrie de rester compétitive et à l’abri de possibles sanctions extraterritoriales américaines.
  • Cette union de l’énergie permettrait à l’UE et à la Russie de constituer un troisième pôle entre les États-Unis et la Chine. Elle pourrait également travailler aux projets d’exploration – production en Arctique – et offrir la sécurisation stratégique des gazoducs qui approvisionnent l’Europe, à l’instar de Nord Stream 1 aujourd’hui et de Nord Stream 2 demain. Ce programme concret, qui offrirait une perspective de long terme à Moscou, serait adossé à des engagements de sûreté pour les Pays baltes et l’Europe de l’est, et pourrait être complété, un jour, par un accord de libre-échange entre l’UE et la Russie.
  • Comme l’écrivait Mikhaïl Boulgakov, « qui prend son temps n’en manque jamais ». Prise en étau entre Washington et Pékin, l’Europe n’a plus beaucoup de temps pour sauvegarder son autonomie stratégique. »

 

  • Laurence Daziano, maître de conférences en économie à Sciences Po, est membre du Conseil scientifique de la Fondapol.

 

Violences urbaines: une déliquescence générale de l’autorité en France

Violences urbaines: une déliquescence générale de l’autorité en France

 

De nombreux facteurs explicatifs peuvent évidemment expliquer la montée des violences urbaines. Il y a nécessairement interaction entre des aspects économiques, sociaux, sociétaux et culturels. ces violences se déroulent souvent dans des quartiers relativement défavorisés caractérisés par un très fort taux de chômage, la désertion de nombre de services publics et le développement du trafic de drogue comme mode de régulation économique et sociale. On ne saurait cependant attribuer l’ampleur et la nature des violences au seul fait du misérabilisme de ces quartiers. En effet d’autres violences se déroulent ailleurs dans la plupart des villes et même des villages. Des dégradations de biens publics ou privés de la part d’enfants ou de sauvageons comme dirait Chevènement. L’environnement économique et social peut permettre de comprendre la montée d’une partie de cette délinquance. Pour autant une partie non négligeable de la responsabilité incombe à la société tout entière. D’abord peut-être aux parents dont certains ont adopté la pédagogie de l’enfant roi. L’enfant gâté, pourri, autorisé à s’affranchir de toute règle de vie collective y compris familiale. Dans certains cas,  on comprendra que dans certaines familles monoparentales, le parent -souvent la mère qui travaille– a des difficultés à encadrer sa progéniture. Mais le phénomène affecte un très grand nombre d’autres familles de tous les milieux, de toutes les zones géographiques. Cette perte d’autorité se nourrit d’un individualisme mortifère pour  les relations collectives. Un seul exemple,  combien d’adultes disent encore bonjour en pénétrant dans une boulangerie ou chez le médecin ? Il est loin le temps où en zone rurale un enfant se devait de saluer chaque adulte rencontré. L’urbanisation à outrance, l’amollissement de l’éducation, le laisser-aller général autorisent désormais enfants et adolescents à toutes les dérives. La société, c’est-à-dire l’État, l’école, la justice ou encore la police sont aussi responsables. La délinquance est finalement largement tolérée; les auteurs ne sont soumis qu’à des peines symboliques et la prévention, comme la sanction sont anecdotiques. On devrait évidemment sanctuariser l’autorité des représentants locaux de la république. Une seule question : pourquoi est-il possible d’obtenir le respect et l’attention d’un instituteur dans une classe de 70 élèves en Côte d’Ivoire quand en France les enseignants sont débordés avec 25 .  la réponse est assez simple on a conservé en Côte d’Ivoire les règles et les valeurs qui existaient  en France dans les années 50 . Et on ne trouvera pas Côte d’Ivoire, des parents pour venir protester contre les notations de leurs enfants voire les punitions dont ils sont l’objet. Encore une fois les dérives ne concernent pas seulement les quartiers sensibles même si la elles prennent des formes très spectaculaires et même parfois criminelles. Les actes de délinquance se généralisent  dans toutes les situations géographiques. Si des facteurs socio-économiques sont à prendre en compte, la dimension culturelle et civilationnel doit aussi être intégrée. Les civilisations ne meurent pas seulement en raison des mutations de l’environnement mais aussi de la déliquescence des valeurs font société.

Immigration : une nouvelle politique ! (Amélie de Montchalin )

Immigration :  une nouvelle politique ! (Amélie de Montchalin )

 

Amélie de Montchanin, aussi secrétaire d’État aux affaires européennes est un peu l’archétype du responsable macroniste  atterri  là  un peu par hasard sans réelle compétence et sans réelle légitimité. Ainsi lors de l’émission du Grand rendez-vous , elle a  débité banalités et contrevérités habituelles sur  l’immigration. Pour elle, le gouvernement a mis en place une nouvelle politique qui se veut plus rigoureuse. Et d’affirmer qu’en un an, « on a augmenté de 44% le nombre de laissez-passer consulaires », .

Les laissez-passer consulaires sont ces procédures diplomatiques permettant à une personne en situation de devoir quitter le territoire français d’avoir des papiers pour rejoindre son pays d’origine. Selon la secrétaire d’État, « un peu moins de 3.000″ ont été émis sur les neuf premiers mois de l’année, soit une augmentation de près de moitié par rapport à 2018. Un chiffre de 44 % qui peut faire impression si on oublie la dimension du problème. En effet les migrations illégales représentent autour de 400 000 personnes avec un flux annuel de l’ordre de 40 000. Sur la même tendance on aura donc reconduit à la frontière ou dans le pays d’origine 4000 personnes. De quoi laisser interrogatif sur le caractère évoqué par la ministre aristocrate qui  a sans doute rarement fréquenté les milieux de l’immigration ou même étudié les dossiers

La jeune  macaroniste compte aussi sur une « nouvelle politique « d’aide au développement. Une aide en hausse qui passerait à 0.55% au lieu de 0,70% promis depuis des décennies. Observons que  laide globale a plutôt diminué .

L’aide au développement a connu une baisse de 2,7% l’an dernier par rapport à 2017, pour s’établir à 149,3 milliards de dollars, a indiqué l’Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), qui a constaté que «l’aide bilatérale» accordée aux pays les moins avancés a baissé de 3% et qu’elle a même chuté de 4% pour l’Afrique. . Selon cette nouvelle méthode, le montant de l’aide au développement s’est élevé à 153 milliards de dollars l’an dernier.

«Cet affaiblissement de l’aide publique est particulièrement inquiétant car il fait suite à des données montrant que les apports privés en faveur du développement diminuent également», a regretté le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurria, cité dans un communiqué.

«Les pays donateurs ne tiennent pas leur engagement en faveur d’une augmentation du financement du développement pris en 2015, ce qui augure mal de notre capacité à concrétiser les Objectifs de développement durable à l’horizon 2030», a-t-il prévenu.

Cette baisse de l’aide des pays plus riches aux plus défavorisés est également jugée «alarmante» par Julie Seghers, de l’organisation Oxfam international.

«L’aide totale accordée par les pays riches en 2018 n’est qu’à peine supérieure à la fortune de l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos (…). Il est scandaleux que la plupart des pays riches ne parviennent toujours pas à atteindre le niveau d’aide au développement promis il y a plus de 50 ans». Un particularité pour la France, seulement 2% de aide au développement passent par les ONG, le reste se perd dans les sables de la diplomatie et de la corruption.

 

Selon les chiffres de l’OCDE, l’aide au développement de la France a rebondi de 4,4% l’an dernier «en raison d’une augmentation globale de ses programmes d’aides» à 12,2 milliards de dollars. Avec 0,43% du Revenu national brut (RNB), elle reste encore loin de l’objectif de 0,7% recommandé par les Nations unies.

Plusieurs pays l’ont atteint voire dépassé: la Suède (1,04%), le Luxembourg (0,98%), la Norvège (0,94%), le Danemark (0,72%) et le Royaume-Uni (0,7%). En dehors des pays membres de l’OCDE, la Turquie avec 1,1% et les Emirats arabes unis avec 0,95% ont eux aussi dépassé l’objectif.

Pour Friederike Röder, directrice UE et France de l’ONG One, citée dans un communiqué, «ces chiffres confirment la tendance à la hausse amorcée par la France, mais c’est encore trop timide, et elle prend de plus en plus de retard».

«La France doit intensifier ses efforts dès maintenant pour atteindre l’objectif fixé par le président de la République d’allouer 0,55% du RNB à l’APD d’ici à 2022. C’est d’autant plus nécessaire en cette année de présidence du G7, alors que d’autres pays donateurs se désengagent et que la coopération internationale est remise en cause par certains», a-t-elle insisté.

Cette hausse est due à un changement d’habitudes entre les pays d’origine des demandeurs d’asile et la France, selon Amélie de Montchalin. Pendant longtemps, c’était « compliqué ». « Pendant des années, les pays d’origine nous disaient : ‘pourquoi devrais-je reconnaître un citoyen si je n’ai pas les moyens de le faire travailler, de le former’ », relate la secrétaire d’État.  »Notre politique désormais, c’est du donnant-donnant », poursuit-elle avec une naïveté et ou une mauvaise foi désarmante.

Taxe carbone : une escroquerie des bobos écolos et pseudo experts

Taxe carbone : une escroquerie des bobos écolos  et pseudo experts

 

Les écolos bobos , des « experts »  resservent régulièrement le plat  de la taxe carbone. Une taxe  qui serait de nature à favoriser  la transition écologique. Une vision fiscaliste de l’environnement. L’ingénierie fiscale française est en effet sans limite, une pathologie qui touche toutes les sensibilités politiques, tous les technocrates, tous les écolos. Pour résumer, il s’agit de soigner le monde carboné par la saignée fiscale. Le remède radical des médecins de Molière qui guérissaient les malades, lesquels  mourraient de la thérapie de choc. Il est évident qu’en tuant l’économie française, on aura aussi fait disparaître le carbone,  à un détail près : on aura reporté les émissions polluantes sur d’autres pays car il faudra bien toujours consommer… (Et accessoirement payer, mais avec quelle richesse ?).  En mal de reconnaissance, les économistes qui ont été presque tous nourris au lait du néo libéralisme ont donné une légitimité pseudo scientifique à la taxe carbone. Il s’agit d’abord d’une récupération indécente d’une question sociétale qui ne peut évidemment être seulement et prioritairement régulée par la fiscalité et les prix. Le signal prix cher aux économistes ultra libéraux constitue une sorte de récupération par les mécanismes de marché de la problématique environnementale. L’argumentation consiste à affirmer qu’il convient de limiter les émissions polluantes en leur donnant un prix afin de favoriser la seule régulation marchande. Si l’économie de marché est encore la meilleure chose (ou la moins pire) pour équilibrer l’offre et la demande des biens classiques,  il en va différemment lorsqu’il s’agit des champs sociétaux environnementaux. Certes, on peut comprendre l’absolue nécessité d’une transition écologique notamment dans le domaine du transport. Encore faudrait-il qu’il existe une alternative pour permettre le changement de comportement. Or une politique des transports ne peut se conduire que sur le long terme pour développer à la fois les transports collectifs, le nouveau concept du véhicule individuel et son utilisation. En l’absence de ces conditions,  la fiscalité dite écologique se réduit à un impôt classique qui au demeurant vient en plus affecter  le pouvoir d’achat, donc la croissance et l’emploi. Notons aussi que ces mesures carburant touche surtout les moins favorisés qui ne peuvent pas disposer d’une liberté d’horaire pour prendre un autre moyen de transport que leur véhicule individuel. Il y a évidemment d’autres moyens de réguler que l’arme de la fiscalité et des prix : la régulation par les normes et le développement système alternatif. Mais dans le contexte actuel des transports,  la fiscalité écologique constitue une fumisterie environnementale qui n’a d’autre objet que de donner une fausse légitimité scientifique à un impôt qui va se perdre dans le trou du budget. Faudrait-il rappeler aux économistes que leur science, certes utile,  n’est pas très exacte, qu’elle est même souvent approximative. Pour preuve, la majorité des grandes ruptures n’ont pas été prévues par la plupart  de ces experts. Par exemple, la prochaine chute de la croissance française assommée par la fiscalité.

 

 

Trêve hivernale : au-delà de la trêve hivernale une vraie politique ?

Trêve hivernale : au-delà de la trêve hivernale une vraie politique ?

Supprimer les causes qui les déclenchent serait plus efficace pour atténuer les risques des plus vulnérables avance Bernard Devert, fondateur d’Habitat et Humanisme. ( Dans une interview au Monde)

La trêve hivernale suspend le naufrage annoncé pour trop des familles sans en supprimer in fine l’issue difficile. Au printemps, les expulsions reprendront avec leurs cohortes de ruptures, d’angoisses et la perte de l’estime de soi dont on se relève si difficilement.

La trêve – qui a concerné au cours de ces dix dernières années 300 000 personnes, soit une progression de 46% – est entrée dans le paysage ; elle le fige et l’assombrit, laissant entendre que ne point payer son loyer relève de la mauvaise foi ; elle existe, certes, mais elle est loin d’être majoritaire.

Difficile de contester que, plus grande est la faiblesse des revenus, plus petite est la chance d’accéder à un logement social. Un comble ! Il y a ici une iniquité, j’ose dire une perversion qui n’est pas acceptable et à l’égard de laquelle nous ne pouvons pas rester étrangers, tant elle est facteur de drames s’ajoutant au malaise social.

Le nombre de SDF a augmenté de 50% en dix ans. Je ne connais pas avec exactitude le coût social de cette situation inadmissible, mais je ne serai pas démenti en l’évaluant à plus de 10 000 euros annuels pour chaque personne confrontée à la rue ; de quoi payer un loyer !

La Nation a aussi sa responsabilité pour ne pas privilégier l’isolation thermique des logements des plus vulnérables, ce qui entraînerait mécaniquement une réduction des charges qui, rappelons-le, ne sont pas minorées par les aides au logement (seul, le loyer est pris en compte).

Le Président du Plan Bâtiment Durable ne cesse de le rappeler.

Ne serait-il pas juste d’imaginer une aide momentanée au logement, concernant les charges de chauffage au bénéfice des occupants les plus fragiles séjournant dans des appartements nommés tristement mais justement ‘passoires énergétiques’.

Il y a ici une inégalité qui doit être prise en compte si nous voulons accompagner ceux de bonne foi qui, en raison de la charge de leurs loyers, tombent souvent avec leurs enfants, premières victimes. Au cours de l’hiver, combien vont se poser cette question angoissante : « Où vais-je habiter ? » : rupture avec l’école, les camarades, le quartier.

Corréler le coût de la location avec les ressources pour mettre un terme à une deuxième injustice conduisant les ‘expulsables’ devant le Tribunal pour être jugés, souvent condamnés, au motif de n’avoir pu honorer leurs loyers alors qu’ils n’en ont pas la possibilité.

Expulsion et discrimination, une double peine !

La trêve hivernale doit se présenter comme une invitation à répondre à cette question : construire, mais pour qui en priorité ? Alors, seulement nous éradiquerons, pour le moins atténuerons, les risques que courent les plus vulnérables.

Suspendre les procédures est nécessaire, mais, supprimer les causes qui les déclenchent s’impose au nom même des valeurs de la République.

Ce défi, pris en compte en ces heures de préparation aux élections municipales, ferait taire des querelles d’un autre temps pour répondre à une réelle attente, celle d’un humanisme acté.

Le voudrons-nous ? »

 

12345...77



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol