Archive pour le Tag 'un'

Page 99 sur 102

Retraites : le Medef pour un départ à 65 ans

Retraites : le Medef pour un  départ à 65 ans

Laurence Parisot n’a pas dit son dernier mot. Alors que la présidente du Medef verra son mandat s’achever en juillet prochain, sans possibilité de renouvellement, elle a donné le ton, ce lundi matin, alors qu’elle était reçue à Matignon – comme le sont ce lundi l’ensemble des partenaires sociaux, pour préparer la prochaine conférence sociale des 20 et 21 juin prochains. Alors que cette conférence sociale s’attachera notamment à la question d’une réforme des retraites, Laurence Parisot a préconisé devant Jean-Marc Ayrault un allongement de la durée de cotisation d’ici 2020 et un recul de l’âge légal « à 65 ans à l’horizon 2040« . La raison : un déficit grandissant du régime des retraites. « A l’horizon 2020, le déficit cumulé de tous les régimes sera de 200 milliards. Cela affaiblit l’économie de notre pays » explique-t-elle. La patronne des patrons demande que le dossier des retraites soit ouvert « sans tabou » : « Nous disons que le gouvernement a eu le courage de dire qu’il fallait à nouveau une réforme des retraites, il faut désormais qu’il ait la capacité pédagogique de dire aux Français pourquoi et vers quelles modifications il faut aller« , a affirmé Laurence Parisot en sortant de sa rencontre avec le Premier ministre. Depuis janvier dernier, le Medef évoque cette possibilité d’allonger la durée de cotisation, sans pour autant donner une proposition d’âge précis. En mars dernier, dans une interview au Monde, Laurence Parisot, alors candidate à sa propre succession, avait évoqué un âge légal de départ fixé à 67 ans.

Hollande : un remaniement ou un rapiècement ?

Hollande : un remaniement ou un rapiècement ?

 

Comme souvent Hollande va faire du bricolage ;  on change mais pas trop, un pas en avant, un pas en arrière. Un changement de gouvernement mais avec le même Premier ministre, un changement mais avec la même politique ; En gros,  on fait du neuf avec du vieux. On réduit seulement le nombre de ministre, (on peu il y en a 38 là où il n’en faudrait même pas la moitié !), quelques ministres changent de portefeuilles, quelques nouveaux. Bref pas vraiment de changement. En fait, le calendrier s’emballe car la popularité de Hollande est au plus bas et surtout les résultats sont nuls  (croissance, chômage, déficit, dette). Rien ne marche même les fameux emplois  d’avenir qui devaient (avec les contrats de génération) sauver la courbe du chômage, l’inverser plus exactement. Pour schématiser à outrance Hollande a fait le « mariage pour tous » pour répondre à des enjeux qui, eux, étaient économiques. Incompréhension totale chez les français sauf chez les bobos. La politique économique de Hollande est condamnée par 90% des français  or c’est la seule question qui se pose de manière aussi dramatique. Le reste peut évidemment attendre. En 2013, on parle déjà de 2017 avec Fillon, Copé, Sarkozy, le Pen, Hollande (quand même mais en troisième position)  Mélenchon etc. Pourquoi si tôt ?  Simplement parce que Hollande aura du mal à finir son quinquennat, s’il le finit. On a l’impression  que les élections présidentielles vont se dérouler en 2014 ; une situation politique surréaliste. En fait la crise va devenir très profonde fin 2013 et un séisme politique pourrait intervenir dès 2014. Hollande ne pourra pas tenir avec seulement 18% de soutien (score qu’on lui réserve aujourd’hui s’il y avait des élections présidentielles). Il n’aura plus l’autorité pour engager la moindre réforme et le pays s’oriente vers la paralysie économique, politique et sociale.

Un parquet financier centralisé pour enterrer les affaires

Un parquet financier centralisé pour enterrer les affaires

36 pôles financiers supprimés, une vraie centralisation autour d’un nouveau parquet financier qui dépendra évidemment du Ministre, de quoi enterrer encore plus vite les scandales politico-financiers sensibles. Comme par exemple l’affaire Takiedinne, intermédiaire en trafic d’armes, ami de Copé qui dispose d’un patrimoine de 100 millions, réside fictivement au Maroc (en faiat à Paris dans un Hôtel de 20 millions qui « appartient » à son employé) et qui n’a jamais payé dimpôts sur le revenu ! Il n’est pas le seul, ils sont des milliers démarchés en particulier par la banque suisse UBS pour organiser leur évasion fiscale. Le Conseil des ministres a étudié et validé mardi un projet de loi organique créant un parquet financier à compétence nationale. Annoncé par François Hollande au lendemain des aveux faits par Jérôme Cahuzac quant à l’existence de son compte à l’étranger, ce parquet doit permettre d’ »améliorer l’efficacité de la lutte contre la corruption et la fraude fiscale ». Concrètement, un procureur de la République sera nommé à ce poste et exercera sa compétence « concurremment à celle des autres parquets ». Il pourra enquêter d’une part sur toute fraude fiscale qui « aurait un certain degré de complexité au regard de l’importance du préjudice causé », d’autre part sur les infractions dites d’ »atteintes à la probité ». Ces dernières concernent les faits de corruption, de trafic d’influence, de prise illégale d’intérêts, de violation du code pénal aux fonctionnaires, de favoritisme ou encore de détournements de fonds publics. Jusqu’à aujourd’hui, chaque Cour d’appel disposaient d’un pôle financier, composés de magistrats du parquet et de juges d’instruction qui enquêtaient sur les infractions citées. Pour éviter cet éventuel doublon, le projet de loi présenté par Christiane Taubira s’accompagnera « d’une refonte et d’une simplification de l’architecture du traitement de la délinquance économique et financière ». Autrement dit, les 36 pôles régionaux, qui existent depuis 1975, seront supprimés. Huit structures interrégionales, créées en 2004 pour chapeauter les pôles financiers, seront, elles, conservées et verront leurs moyens renforcés. L’objectif? Concentrer les moyens autour de ces huit juridictions et les  spécialiser afin de gagner en efficacité. Le procureur à la tête du parquet financier national aura la charge de piloter le tout. La plupart des magistrats interrogés par la presse mardi restent sceptiques. A la concentration des moyens, ils craignent une baisse générale des effectifs avec la suppression des pôles financiers. Les huit structures interrégionales vont certes être renforcées, mais la garde des Sceaux, interrogée par la presse à la sortie du Conseil des ministres mardi, n’a donné aucun chiffre. Autre critique, l’indépendance de l’ensemble du système. La nomination du procureur pilotant le parquet financier national sera toujours validée par l’Elysée sur proposition du ministère de la Justice. Par ailleurs, ce nouveau poste sera placé sous l’autorité du Procureur général de Paris, répondant lui-même à la garde des Sceaux. Or, jusqu’à maintenant, les juges d’instruction au sein des pôles financiers jouissaient d’une totale indépendance. Enfin, le fait que le nouveau procureur financier ait une compétence « concurrente à celle des autres parquets » pourrait nuire à l’efficacité des procédures. Lors de son point presse faisant suite au Conseil des ministres, Najat Vallaud-Belkacem a tenté de répondre à l’ensemble de ces critiques. Citant François Hollande, la porte-parole du gouvernement a assuré qu’il n’y aura « aucun doute sur l’indépendance » du futur parquet financier. A ses côtés, Christiane Taubira a également assuré que l’indépendance de ce magistrat serait garantie par la « pratique » du gouvernement sur les nominations, faisant valoir que depuis mai 2012 aucune n’est intervenue sans l’aval du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Le gouvernement, a-t-elle encore souligné, fait également « tout ce qu’il faut » pour garantir cette indépendance « en termes constitutionnels, lois organiques et ordinaires ». La ministre de la Justice a par ailleurs souligné « la spécialisation (des huit juridictions interrégionales, Ndlr) avec une plus forte lisibilité et des moyens dédiés ». Et d’assurer, qu’au moment de sa mise en place, le parquet financier saura prouver ses dires.

 

PSG- Foot: Léonardo suspendu, un arbitrage lamentable

PSG- FOOt: Léonardo suspendu, un arbitrage lamentable

 

Le PSG était très neveux sur le terrain, il l’est depuis plusieurs matchs. La qualité du jeu n’est pas non plus au rendez-vous. Pour autant la sanction à l’égard de Thiago Silva est scandaleuse, un joueur pourtant exemplaire autant dans son football que dans son comportement. Léonardo n’avait pas non plus à s’énerver dans le vestiaire mais tout cela est la conséquence  d’un arbitrage nul. Un arbitrage qui devrait se remettre en question car il n’est pas à la hauteur du niveau actuel du football.la plupart des arbitres du foot n’ont jamais pratiqué à un bon niveau et même pas du tout. Au contraire par exemple de ce qui se passe au basket où tous les arbitres sont d’anciens joueurs. Il faudrait aussi prendre exemple sur le rugby ou les arbitres privilégient la prévention par rapport à la sanction (et la règle de l’avantage) et quels respect de la part des joueurs pour l’arbitre, chapeau ! ! Un exemple à suivre.  ; Les chocs sont autrement plus rudes en rugby et même au basket alors qu’en football les joueurs passent leur temps à se rouler par terre au moindre frottement ; précisément parce que les arbitre n’y connaissent rien. Une solution consisterait former d’anciens pros et de les reconvertir dans l’arbitrage (comme pour les entraineurs). Il y a aussi le contexte, le PSG n’est pas aimé par les autres dirigeants notamment à cause de l’argent du Qatar, d’où cette décsion de la LFP. LFP qui finalemenet n’aime pas les grands clubs et explique la différence avec les clubs anglais, espagnols, allemands ou italiens. Tout cela sent l’approche franchouillarde et il n’y a pas que l’arbitrage à remettre en cause dans la politique de la LFP et de la FFF.  Le directeur sportif du Paris SG Leonardo a donc été suspendu mardi à titre conservatoire par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) pour son comportement à l’issue du match du Championnat de France contre Valenciennes dimanche (1-1).   Leonardo avait bousculé dans les couloirs du Parc des Princes l’arbitre de la rencontre, Alexandre Castro.   »La Commission, saisie par les rapports complémentaires de l’arbitre et du délégué, met le dossier en instruction et suspend Leonardo à titre conservatoire à compter du mercredi 8 mai 2013 en raison de la gravité des faits », explique la LFP dans un communiqué.  Pendant toute la durée de sa suspension, le Brésilien sera interdit d’accès au banc de touche et au vestiaire. Il est également suspendu de toute fonction officielle durant le temps de l’instruction.  La commission de discipline n’a pas dit quand elle comptait donner sa décision dans cette affaire.  Leonardo, qui ne s’est pas présenté mardi devant les membres de la commission, a démenti lundi auprès de l’AFP avoir bousculé M. Castro.   »Je voulais parler à l’arbitre et je l’attendais. Il y avait beaucoup de monde qui rentrait aux vestiaires. Et au moment où M. Castro arrive, il y a un délégué qui est devant moi au début et qui en cherchant à me bloquer, me pousse. Après, avec mon dos, je rentre en contact avec l’arbitre. C’est dur à voir sur les images en direct mais au ralenti on le voit », a-t-il expliqué.  Le défenseur du Paris SG Thiago Silva, dont l’exclusion lors du match contre Valenciennes est à l’origine de la colère de Leonardo contre l’arbitre, a lui été suspendu pour deux matches ferme. Le Brésilien manquera le match de dimanche à Lyon puis celui à Brest la semaine suivante. Il devrait faire son retour lors de la 38e et dernière journée, le 26 mai face à Lorient.

Un ancien conseiller de Lagarde détourne l’itinéraire du TGV pour éviter sa propriété

Un ancien conseiller de Lagarde détourne l’itinéraire du TGV pour éviter sa propriété

 

Un ancien conseiller de Christine Lagarde au ministère de l’Economie et des Finances a été mis en examen mardi pour prise illégale d’intérêts. François-Gilles Egretier est soupçonné d’avoir usé de sa position pour détourner le tracé de la ligne à grande vitesse qui doit relier Bordeaux à l’Espagne. Il aurait voulu l’empêcher de traverser un domaine familial, dans les Landes.  La ligne devait en effet passer sur une propriété de 30 hectares appartenant à la mère du haut fonctionnaire et située sur la commune d’Uchacq-et-Parentis. Mais le tracé, modifié et retenu en 2010, avait été relevé plus au nord. «Il s’avère que cela s‘est fait sur l’initiative de ce conseiller», affirme Me Adrien Ville, l’avocat de l’association Les voix du fuseau nord, à l’origine de la plainte.  Comme preuve de leurs affirmations, les plaignants avancent des e-mails «explicites» reçus par erreur par Robert Tauziat, leur porte-parole. «J’ai reçu des courriers qui n’auraient jamais dû m’arriver», explique-t-il. Ces messages font état de rendez-vous entre François-Gilles Egretier et Dominique Bussereau, ex-secrétaire d’Etat aux transports, ainsi qu’avec Jean-Marc Delion, alors directeur général délégué de Réseau ferré de France (RFF), avec pour objectif d’évoquer un nouveau projet.  «Ils montrent clairement que François-Gilles Egretier voulait modifier le tracé dans son intérêt personnel, souligne Me Adrien Ville. Dans ces messages, «personne ne cache les contacts établis pour faire en sorte que le tracé ne passe plus dans le jardin de la mère du fonctionnaire de Bercy». Il ajoute que RFF est sous la tutelle de deux ministères. Celui des Transports et celui de l’Economie. «À partir de là, on peut supposer qu’il y a eu une influence certaine», conclut-il.  L’avocat de l’ancien conseiller n’a quant à lui pas souhaité communiquer sur cette affaire. Reste que, d’après la partie adverse, «il affirme avoir agi au nom de l’intérêt général». Il aurait avancé que son projet était moins onéreux et moins impactant. En effet, avec le nouveau tracé, seules 40 habitations sont menacées, contre 60 auparavant. Mais pour Me Adrien Ville, «ces affirmations sont fausses» et «rien ne justifie le nouveau tracé» qui «ne se base pas, à la manière du précédent, sur des études réalisées par des professionnels». Une première plainte avait déjà été déposée en 2010 et classée sans suite en 2012. En septembre dernier, une instruction avait été ouverte par le pôle financier du parquet de Paris et menée par le juge Renaud Van Ruymbeke, conduisant à la mise en examen de François-Gilles Egretier. Me Adrien Ville s’est dit «satisfait que le juge d’instruction parisien» les ait «écouté». Aujourd’hui, l’objectif des plaignants est de «tout faire pour revenir au tracé initial», annonce leur avocat. «Nous allons saisir le juge administratif pour qu’il se prononce sur la manière déloyale par laquelle a été arrêté le tracé, sans aucun respect de la transparence et donc, en contrevenant au droit». La mise en service de la ligne à grande vitesse est prévue pour 2020.

 

Gouvernement : un remaniement mais avec Ayrault

Gouvernement : un remaniement mais avec Ayrault

 

Acculé Hollande devrait se résoudre à changer le gouvernement mais en gardant Ayrault, une sorte de jeu de chaises puisque le gouvernement sera plus resserré. Ayrault a d’ailleurs décidé de ne pas se présenter aux élections municipales de Nantes. En fait un changement style Hollande, on change mais sans changer. Un gouvernement qui de toute façon sera discrédité en moins de 6 mois avec l’austérité, le chômage, la récession et l’endettement. Exacerbées il y a quelques semaines au moment des aveux de Jérôme Cahuzac, ces rumeurs de remodelage de l’équipe ministérielle s’étaient un peu tues, avant de reprendre de plus belle ces derniers jours.  Jeudi, c’est le président PS de l’Assemblée, Claude Bartolone, déjà critique sur les déclarations de patrimoine, et le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui ont relancé les spéculations en plaidant pour un « nouveau moment du quinquennat », plus offensif sur les plans économiques et sociaux.   »Nous sommes à la fin du premier moment du quinquennat, ce temps où on met en place les outils et les politiques », a dit aussi vendredi le ministre du Travail, Michel Sapin, sur RMC/BFM TV. Selon ce proche du chef de l’Etat, le « deuxième moment », celui « de la cohérence, de la cohésion, de l’efficacité », viendra « quand François Hollande l’aura choisi ».  Le quinquennat de M. Hollande semble ainsi traverser un moment charnière, un an presque jour pour jour après le retour de la gauche à l’Elysée.  Est-ce la bonne fenêtre de tir pour changer de Premier ministre? « Non, je ne pense pas du tout », rétorque M. Sapin. « Je crois profondément que Jean-Marc Ayrault a le caractère, la personnalité de ce temps de l’effort, de ce temps du redressement », assure-t-il.   »On n’est pas en train de faire nos cartons », confirme un conseiller de M. Ayrault. Le chef du gouvernement, dont la cote de popularité est aussi basse que celle du président, multiplie d’ailleurs les interventions médiatiques et veut incarner la bataille pour l’emploi et la compétitivité.  Changer de Premier ministre moins d’un an avant les municipales, ce sera donc non. Mais remanier « c’est autre chose », explique M. Sapin.  Une source gouvernementale décrit ainsi un « glacis » qui aurait saisi certains ministères, où il ne se passerait presque plus rien, « les administrations considérant que ce n’est pas la peine de se bouger pour des ministres qui ne vont pas rester ».  Certains pourraient en effet faire les frais d’un remaniement autour d’une équipe resserrée à une vingtaine de membres, contre 38 actuellement.  Un nombre limité de ministres aurait bien des avantages, avec en particulier des « réunions qui dureraient moins longtemps », selon un conseiller de M. Ayrault. Mais ce n’est pas non plus la panacée. Avec moins de ministres, « vous couvrez plus ou moins bien les sujets » et ne pouvez pas livrer de « travail d’écoute, de réception des informations », explique ce membre du cabinet du Premier ministre.  Sans réduire le nombre de ministres, un remaniement pourrait cependant permettre de fluidifier l’organisation gouvernementale, en particulier à Bercy, où cohabitent pas moins de sept ministres. Un nouveau gouvernement Ayrault pourrait aussi accueillir des poids lourds de la majorité comme Bertrand Delanoë ou Ségolène Royal. Lionel Jospin avait ainsi musclé son équipe en 2000 en faisant appel à Laurent Fabius ou Jack Lang .  Le président du groupe PS au Sénat, François Rebsamen, a quant à lui plaidé sa cause sur Public Sénat: « Si j’étais ministre, je vous assure, on ne m’entendrait pas, je ferais mon boulot et puis c’est tout ».   »S’il (M. Hollande) ne voulait pas que je l’affaiblisse, il fallait qu’il me propose l’Intérieur », ironise le maire de Dijon, qui avait refusé un poste ministériel en mai 2012 et s’est depuis opposé à une application du non-cumul des mandats dès 2014.  En attendant un éventuel changement d’équipe autour de l’été, M. Ayrault et ses ministres tentent d’améliorer le fonctionnement de la majorité. « Il faut plus parler avec les parlementaires, il faut plus parler avec les partis de la majorité », conseille ainsi M. Sapin.  Une ministre estime pour sa part qu’il faut au sein du gouvernement « des prises de position plus solidaires et loyales avec ceux qui nous ont donné des responsabilités ». MM. Hollande et Ayrault avaient fait un même rappel à l’ordre ces dernières semaines quand Arnaud Montebourg, Cécile Duflot ou Benoît Hamon avaient réclamé une inflexion de la politique économique.

 

Rachida Dati : un soutien à NKM ; pour la plomber ?

Rachida Dati : un soutien à NKM ; pour la plomber ?

« Je l’ai dit à Nathalie. Si on est ensemble, on gagnera Paris. Si on reste divisée nous perdrons. »Invitée de RTL, Rachida Dati a assuré Nathalie Kosciusko-Morizet de son soutien pour les primaires UMP en vue des municipales 2014 dans la capitale. « Je ferai campagne pour elle », a-t-elle expliqué face à Jean-Michel Aphatie. Interrogée sur les raisons de son retrait, annoncé mardi, la maire du VIIe arrondissement a expliqué que NKM avait été choisie par « les médias » et les « apparatchiks » de l’UMP. « Les médias l’ont choisi sans même la moindre présentation d’un projet », avant d’ajouter : « Ils ne se sont pas intéressés au mien ». Pour Rachida Dati, Paris est « gagnable » en 2014, mais sous certaines conditions. Selon elle, la campagne de l’UMP doit démarrer dès maintenant, Anne Hidalgo étant déjà sur le terrain pour le Parti socialiste. « Qu’on désigne NKM, et qu’on aille faire campagne », déclare l’ex-ministre. D’après elle, Nathalie Kosciusko-Morizet doit désormais faire un « geste politique fort », « en allant se présenter, s’implanter dans un arrondissement capital à notre victoire ». L’élue propose le XIIe arrondissement, aux mains du PS depuis 2001. Ce soutien affiché n’a pas empêché Rachida Dati de glisser quelques piques à destination de son ancienne rivale. Questionnée sur l’avenir de NKM en cas de victoire à l’élection municipale de 2014, l’ex-garde des Sceaux a espéré qu’elle ne quitterait pas son fauteuil de maire pour se présenter aux présidentielles. « Si elle est élue, elle ne va quand même pas laisser tomber ses électeurs une deuxième fois », a-t-elle déclaré, en référence au départ de Nathalie Kosciusko-Morizet de Longjumeau, son ancien fief électoral. L’ombre de Nicolas Sarkozy plane-t-elle sur les primaires parisiennes ? « Il ne m’a pas demandé de me retirer », rétorque Rachida Dati. « Lui, n’a jamais trouvé que ces primaires étaient une bonne idée. » Questionné sur l’implication de l’ancien président, elle a expliqué qu’il s’intéressait simplement à la politique, « c’est normal, c’est dans son ADN ». « C’est le meilleur d’entre nous », a-t-elle poursuivi, interrogée sur une possible candidature de l’ancien chef de l’État à l’élection de 2017. Rachida Dati célébrera des mariages homosexuels dans sa mairie du VIIe arrondissement. « Je suis républicaine », a-t-elle affirmé. « Je respecte la loi quand elle est votée », regrettant toutefois que la France soit « divisée et à terre » du fait de l’adoption du projet de loi. Interrogée sur la prestation de Christiane Taubira, en première ligne sur le mariage pour tous, l’ex-garde des Sceaux décrit « une militante, une femme qui a des convictions, du talent ». Elle regrette cependant les « envolées lyriques » de la ministre : « l’Assemblée nationale, c’est pas la Comédie Française », a-t-elle ironisé.

 

Soutien zone euro : un coût de 70 milliards pour la France

Soutien zone euro : un coût de  70 milliards pour la France

 

La France qui est endettée jusqu’au cou (vers les 100% du PIB en 2014) finance le soutien à l’euro et les pays en difficultés à hauteur de 70 milliards. Comment ? par l’emprunt évidemment et en supportant les charges d’intérêt. Autrement dit une politique monétaire très accommodante ou plus vulgairement l’utilisation de la planche à billets qui dévalorise pouvoir d’achat et épargne via l’inflation réelle actuelle et surtout future. Dans le programme de stabilité qui sera débattu demain à l’Assemblée nationale, Bercy évalue précisément l’impact des différents plans qui se sont succédé : aides bilatérales à la Grèce, soutiens à l’Irlande, au Portugal et encore à la Grèce, via le Fonds européen de stabilité financière (FESF), et dotations en capital au nouveau Mécanisme européen de stabilité (MES), dont les premiers déboursements ont eu lieu au bénéfice de l’Espagne et bientôt de Chypre.  Dans le cadre du FESF, la dette des Etats (supportant la garantie du Fonds) est relevée à mesure des émissions du Fonds sur les marchés. Soit, pour la France (qui garantit le FESF à hauteur d’un peu plus de 20 %), une trentaine de milliards d’euros fin 2012, et 38 milliards prévus fin 2013. Dans le cadre du MES, les Etats apportent de substantielles dotations en capital - 16,3 milliards dans le cas de la France -, mais, ensuite, les émissions du MES ne pèseront plus sur les finances publiques nationales (ni sur le déficit ni sur la dette). La France a versé jusque-là 6,5 milliards d’euros en capital. Bercy estime que la même somme sera apportée cette année, avant une dernière tranche versée en 2014.  Au total, les plans européens d’assistance financière ont donc déjà eu un impact sur la dette 2012 de la France de 48 milliards d’euros (près de 2,5 points de PIB), qui monterait à 62,5 milliards fin 2013 avant de culminer à 68,7 milliards fin 2014. Les seuls flux de créances prévus ensuite (à partir de 2015) seraient positifs avec le début des remboursements de l’Irlande et du Portugal au FESF. Si d’autres Etats devaient être soutenus à l’avenir, cela se ferait via le MES, sans impacter davantage la dette française, sauf à ce qu’un Etat fasse défaut.

 

Un « pistonné » par Hollande renvoyé à pôle emploi

Un « pistonné » par Hollande renvoyé à pôle emploi

 

Louis Godart pensait avoir le piston du siècle. Le 12 mars, cet étudiant en droit avait glissé son CV à François Hollande, espérant trouver, par l’entremise du président de la République, un stage de fin d’études. Las, il reçoit finalement le 3 avril une lettre du ministère du Travail qui douche son enthousiasme, comme le rapporte Le Figaro : « Soyez assuré que le ministre a bien pris note de votre démarche. Aussi, soucieux de vous apporter son meilleur concours, il m’a chargé de transmettre votre curriculum vitae au directeur général de Pôle emploi, pour un examen attentif de votre situation. » Le hic : Pôle emploi ne s’occupe pas des demandes de stage. Le 22 mars déjà, Louis Godart avait reçu un premier courrier, rédigé par le chef du cabinet de François Hollande, Pierre Besnard. « Il a été pris connaissance de votre recherche d’emploi et de stage avec attention », dit la lettre, alors que l’étudiant dijonnais n’a demandé qu’un stage. Pierre Besnard lui annonce avoir fait suivre sa demande au ministre du Travail et au directeur général de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec). Soit François Hollande n’a pas compris la demande du jeune homme, soit il n’a pas goûté sa remarque lors de la transmission du CV. Un brin provocateur, Louis Godart avait cru bon de lancer au président : « J’espère que vous n’êtes pas dans la com, mais dans l’action. »

 

Secret bancaire : un vœu pieux du G20

Secret bancaire : un vœu pieux  du G20

 

Pas de suppression des paradis fiscaux ou de réglementation, simplement un vœu pour que les institutions puissent obtenir des informations. La montagne accouche encore d’une souris (comme en 23009) Nous (…) exhortons toutes les juridictions à avancer vers l’échange automatique d’informations« . Les ministres des Finances des pays du G20 demandent expressément, ce vendredi 19 avril à l’issue d’une réunion à Washington, à la communauté internationale à lever le secret bancaire. A l’heure actuelle, les pays liés entre eux par un accord fiscal doivent disposer d’informations détaillées (nom, établissement bancaire…) pour obtenir des renseignements sur un particulier soupçonné d’évasion fiscale. « Il reste encore à faire pour s’attaquer aux problèmes de l’optimisation fiscale et de l’évasion fiscale internationale, notamment via les paradis fiscaux », ont encore reconnu les ministres des principaux pays émergents et développés dans leur communiqué commun.  Ils ont également relevé que l’économie mondiale avait évité des « risques majeurs » mais restait « inégale » à travers le globe. Ils ont réaffirmé l’engagement des pays développés à mettre en place d’ici septembre des stratégies budgétaires à moyen terme. « La soutenabilité budgétaire dans les économies avancées reste essentielle », ont-ils déclaré. « Les économies avancées vont développer des stratégies budgétaires à moyen terme d’ici au sommet de Saint-Petersbourg », prévu en septembre, ont-ils déclaré dans le communiqué, réaffirmant les déclarations faites à l’issue de la précédente réunion des ministres du G20 en février.

 

Patrimoine Ayrault : un combi Volswagen de 1988 à 1000 euros

Patrimoine  Ayrault : un combi Volswagen de 1988 à 1000 euros

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault ne possède pas le plus gros patrimoine du gouvernement, loin de là. Jean-Marc Ayrault a un patrimoine de bon père de famille: 1,55 millions d’euros composé de deux biens immobiliers et de contrats d’assurance-vie.   La résidence principale est située à Nantes (650 000 euros), d’une résidence secondaire dans le Morbihan (540 000 euros), et de contrats d’assurances-vie à son nom et celui de sa femme, pour près de 200 000 euros.  Les montants déposés sur les comptes bancaires du couple Ayrault (courants, épargne, livrets et autres) s’élèvent à 110 733 euros.   Jean-Marc Ayrault possède une C4 Picasso achetée en 2009 (15 000 euros) et un combi Volkswagen acquis en 1988, évalué à 1000 euros. Souvenir de ses années hippies?  A son passif: plusieurs emprunts de 80 857 euros

 

Copé : un compte en Suisse ?

Copé :  un compte en Suisse ?

« Obtenue par Mediapart, la note « EPOC » fait apparaître l’ouverture du compte n°386315 au Crédit suisse de Genève au nom d’Isabelle Copé et de son mari. Nous sommes alors en juillet 2005. Jean-François Copé, ministre du Budget, est à la tête de l’administration qui fait la chasse aux fraudeurs fiscaux. »

 

Un député millionnaire veut «quitter la France»

Un député millionnaire veut  «quitter la France»

Le député-maire de Saint-Leu (La Réunion) Thierry Robert (Radical de gauche), a annoncé mardi percevoir environ 90.000 euros de revenus mensuels, dont 80.000 euros provenant de locations immobilières et a menacé de « quitter la France », indiquant en avoir « marre de payer tout le temps ». « Si on continue à ne pas encourager l’investissement et le développement, oui j’en aurai marre de payer tout le temps et (je pourrais) quitter la France », a menacé lors d’un point presse cet élu bien, connu sur l’île pour ses coups d’éclat. «J’ai sué, je n’ai volé personne», a-t-il souligné, confiant être échaudé par le montant de ses impôts. Le député de 36 ans, élu en 2012, a indiqué vouloir participer à la moralisation de la vie politique en dévoilant ses revenus financiers, tirés notamment de l’immobilier. « La politique n’est pas mon métier, elle ne représente que 8,91% de mes revenus », a précisé Thierry Robert qui a déclaré percevoir 7.883,75 euros d’indemnités en tant que député-maire.

Cahuzac: Hollande prépare des mesurettes en attendant un nouveau gouvernement

Cahuzac: Hollande prépare des mesurettes en attendant un nouveau gouvernement

Face aux scandales Cahuzac ou de son trésorier de campagne (financier international), Hollande prépare des mesurettes ; il risque d’être rapidement dépassé par la situation car d’autres informations pourraient venir pourrir un peu plus l’atmosphère politique ; exemple, la télévision publique helvétique (RTS) a assuré dimanche que l’ex-ministre délégué au Budget avait cherché à placer 15 millions d’euros en Suisse en 2009, une « thèse » toutefois immédiatement réfutée par son avocat, Jean Veil.  Hormis son déplacement de quelques heures samedi dans son fief de Tulle, le président de la République a passé le week-end à travailler et à consulter tous azimuts, en contact étroit avec les équipes de Matignon et du ministre chargé des Relations avec le Parlement Alain Vidalies.  Cinq jours après les aveux de l’ancien ministre délégué au Budget, la droite n’a pas baissé la garde, poursuivant ses attaques à l’encontre de l’exécutif. « Les jours du gouvernement sont comptés » a lâché l’ancien ministre UMP Xavier Bertrand, qui avec le président du mouvement Jean-François Copé a demandé une commission d’enquête parlementaire sur l’affaire, comme l’avait fait auparavant l’UDI.  Face à l’urgence, l’objectif du gouvernement est d’élaborer le plus rapidement possible un projet de loi sur la base des mesures qu’il avait annoncées mercredi au lendemain de la mise en examen de son ex-ministre du Budget: réforme du Conseil supérieur de la magistrature pour « renforcer l’indépendance de la justice », lutte « impitoyable » contre les conflits entre intérêts publics et privés avec la « publication et le contrôle » du patrimoine des ministres et parlementaires, « interdiction de tout mandat public » pour les élus condamnés pénalement pour fraude fiscale et corruption.   »Je prépare sous l’autorité du président de la République des mesures sévères pour garantir la transparence, le respect de la loi et la probité », a déclaré Jean-Marc Ayrault dans une interview à paraître lundi dans la Nouvelle République du Centre-Ouest. « La fin du cumul des mandats, la transparence totale sur les patrimoines, la traque des conflits d’intérêts, la lutte contre la fraude fiscale et les paradis fiscaux. Nous ferons tout ceci », assure-t-il.   »L’idée c’est de sortir un texte de loi très fort pour juguler » la crise provoquée par cette affaire, affirmait dimanche l’Elysée indiquant sans plus de précisions que « plusieurs pistes sont à l’étude ».   »On n’est pas en cellule de crise du matin au soir » mais « le président est déterminé à ce que des mesures radicales soient prises rapidement », précisait un conseiller du chef de l’Etat.  A Matignon, « tout le monde est à fond pour produire un texte le plus rapidement possible », indiquait un autre conseiller sans être en mesure de préciser si le texte pourrait être présenté dès cette semaine.  Les propositions vont bon train dans la majorité pour tenter de réparer les dégâts de l’affaire Cahuzac. Parfois dans la cacophonie. Ainsi le premier secrétaire du Parti socialiste Harlem Désir a proposé vendredi un référendum pour moraliser la vie politique, mais une de ses porte-parole, Frédérique Espagnac, a elle jugé que le Parlement avait déjà « les instruments » pour le faire.  L’aile gauche de la majorité et les écologistes continuent eux à être très sévères sur les responsabilités de l’exécutif, alors que selon un sondage paru dimanche 60% des Français sont favorables à un remaniement du gouvernement et que dans un autre plus du tiers se prononcent pour une dissolution de l’Assemblée nationale.  Dans l’entourage du chef de l’Etat, certains voient mal comment sortir de l’impasse. « Ce ne sont pas les mesures de moralisation qui vont changer quoi que ce soit. La population a été ébranlée dans ses profondeurs, il y a aujourd’hui une rupture de confiance avec le monde politique », affirme ainsi un de ses conseillers. « Je me souviens du temps où on rêvait d’un quinquennat sans affaires… c’est raté », se lamente un autre, rappelant avec amertume les déclarations de campagne du candidat socialiste.  En particulier celles du grand meeting du Bourget le 22 janvier 2012 où il proclamait « j’aime les gens quand d’autres sont fascinés par l’argent », faisant du monde de la finance son « adversaire ».  Alors que le chef de l’exécutif est passé en dessous de la barre des 30% dans deux récentes enquêtes d’opinion, son deuxième déplacement de 48 heures, qui était prévu cette semaine dans l’Ardèche et la Drôme, est remis « à plus tard », a indiqué l’Elysée.

 

Cahuzac a fourni un certificat fiscal falsifié

Cahuzac a fourni un certificat fiscal falsifié

L’homme politique a présenté à la banque suisse « un certificat fiscal falsifié », écrit le Monde.  Le journal français Le Monde a décrit mercredi dernier l’odyssée des 600.000 euros non déclarés de Jérôme Cahuzac, qui sont restés longtemps en Suisse.  En 1992, Philippe Péninque, un ami de longue date de Jérôme Cahuzac a ouvert pour lui, sous son nom, ce compte à l’UBS Genève.  Quelques mois plus tard, Jérôme Cahuzac s’est rendu lui-même à Genève et le compte a été transféré à son nom.  En l’an 2000, la petite société financière Reyl & Cie, établie à Genève, est entrée en piste. A l’époque elle n’avait pas de licence bancaire, mais travaillait comme une société de Bourse. A ce titre, elle relevait de la surveillance de la FINMA, l’autorité suisse de surveillance des marchés financiers.  En tant qu’intermédiaire financier, Reyl & Cie n’était pas soumise aux mêmes règles que les banques et ne devait pas fournir de renseignement sur les détenteurs de ses comptes.  Reyl & Cie a ouvert auprès de l’UBS un compte « omnibus », soit un compte comprenant les fonds de plusieurs clients, seulement connus par la banque, et parmi lesquels figurait Jérôme Cahuzac, dont l’argent est resté de facto à l’UBS.  En 2009, après que la Suisse s’est déclarée prête à accorder l’aide judiciaire en cas d’évasion fiscale, Jérôme Cahuzac a estimé que la situation devenait trop dangereuse à Genève et a demandé à Reyl & Cie de transférer les fonds sur un compte ommnibus à Singapour, auprès de la filiale de la banque Julius Baer .  La banque Julius Baer a réagi avec prudence, écrit le journal. Elle a réclamé à Reyl & Cie, bien que rien ne l’y obligeait, un formulaire appelé « formulaire A », qui fait apparaître le nom du détenteur des fonds.  Lorsque les banquiers de Julius Baer ont vu qu’il s’agissait d’un homme politique, ils ont demandé un document certifiant que les fonds avaient bien été déclarés au fisc compétent.  Selon des recherches effectuées par le Tages Anzeiger, Jérôme Cahuzac « a présenté un certificat fiscal falsifié ». Il a également assuré que ces 600.000 euros provenaient de son activité de chirurgien esthétique, ajoute le journal. En conséquence, Julius Baer a autorisé l’opération de transfert de fonds.

 

Mediapart annonce un scandale républicain

Mediapart annonce  un scandale républicain

 

Après l’affaire Cahuzac, le site d’informations Mediapart promet d’autres révélations que son fondateur qualifie de « scandale républicain », dans un extrait d’un entretien qui sera diffusé dimanche. « Mediapart, après cette affaire Cahuzac, va avoir d’autres informations qui vont aller dans ce sens là et qui vont poser cette question, dont je sais le caractère lourd, il nous faut un sursaut démocratique et social », explique Edwy Plenel, dans cet extrait diffusé par la chaîne télévisée France Ô. « On ne peut pas continuer à être dirigé par des gens qui se croient au-dessus des lois qu’ils votent », ajoute-t-il. Prié de dire si la France se dirige vers un « scandale d’Etat », Edwy Plenel répond : « Vers un scandale républicain car c’est toute la République qui est concernée ».

 

 

Évasion fiscale : un coût de 1000 milliards par an pour l’UE

Évasion fiscale : un coût de 1000 milliards par an pour l’UE

Affaire Cahuzac mais surtout la diffusion par la presse des personnalités ayant des comptes dans des paradis fiscaux ; deux éléments pour faire enfin réagir la commison européenne. La Commission européenne a exhorté jeudi les pays de l’UE à « se saisir de la question » de l’évasion fiscale, notamment en adoptant une définition commune de ce qu’est un paradis fiscal, et a rappelé que l’évasion fiscale coûtait « plus de 1.000 milliards » d’euros par an à l’Europe. Interrogé au cours d’un point de presse sur la liste de personnalités actionnaires de sociétés dans des paradis fiscaux, publiée jeudi par plusieurs journaux dans le monde, le porte-parole de la Commission européenne, Olivier Bailly, a refusé de la commenter.  Mais, a-t-il rappelé, la Commission « a une position très ferme sur la fraude fiscale en générale » et a proposé en décembre dernier des mesures qui « sont encore en attente d’accord de la part des Etats membres » de l’UE.  Le but est de « limiter le coût de l’évasion fiscale en Europe, que nous évaluons à plus de 1.000 milliards d’euros par an », a-t-il expliqué.   »Pour la Commission, il ne doit y avoir aucune complaisance quelle qu’elle soit pour les individus, les sociétés ou les pays tiers qui contournent les lois internationales pour organiser la fraude fiscale », a-t-il dit.  La Commission a proposé en décembre un paquet d’une trentaine de mesures visant à lutter contre l’évasion fiscale. Elle y invite notamment les Etats de l’UE à faire une liste des paradis fiscaux, et à renforcer les accords de double imposition entre pays, pour éviter les vides juridiques favorisant la fraude fiscale.   »Nous attendons que les Etats membres se saisissent de cette question », a-t-il dit, ajoutant: « nous voulons que les Etats membres développent une position commune et une définition commune de ce qu’est un paradis fiscal ».  A la question de savoir si le Luxembourg est un paradis fiscal, M. Bailly n’a pas directement répondu, rappelant que des règles « très claires » s’appliquaient à « tous les Etats membres » de l’UE en matière de transmission d’informations sur les contenus des comptes bancaires.   »Nous sommes plutôt en train d’essayer d’avoir une définition des pratiques qui seraient illégales, plutôt que d’un terme qui cristallise », comme celui de paradis fiscal, a-t-il ajouté.

 

Un referendum pour une moralisation de la vie publique (Bayrou)

Un referendum pour une moralisation de la vie publique (Bayrou)

En écho aux aveux de Jérôme Cahuzac, François Bayrou, président du Modem, a lancé mercredi une pétition auprès des citoyens français pour obtenir de l’exécutif une loi de moralisation de la vie publique, soit par voie parlementaire, sinon, par référendum. « Nous lançons un appel national que les Français pourront signer pour obtenir un acte décisif de moralisation de la vie politique », a annoncé François Bayrou lors d’un point presse au siège du MoDem où il a évoqué les suites de l’affaire Cahuzac. « En faisant pression sur les gouvernants », cette signature « sera une action citoyenne en un moment clé où se mesure la dégradation de notre bien commun, la démocratie de la France », a-t-il ajouté en annonçant la création d’un site « Moralisation.fr » ouvert à tous et dédié à cette pétition.  Le président du MoDem s’est exprimé un an jour pour jour après avoir lancé un appel à la moralisation de la vie publique et proposé un certain nombre de réformes par référendum. Après avoir manifesté son intérêt pour cette démarche durant la campagne présidentielle, François Hollande n’avait finalement retenu qu’une partie de ces propositions et choisi de privilégier la voie parlementaire. « Le scandale Cahuzac, après tant de mensonges publics, venant après tant d’autres scandales, a créé une onde de choc sur le gouvernement, sur la vie politique de notre pays », a estimé l’ancien candidat à la présidentielle pour qui répéter en boucle « République exemplaire » est « une manière, si rien ne change, d’enlever aux mots leur sens ». « La France a besoin d’une métamorphose en profondeur, d’une démarche globale, d’une réponse dure s’il le faut, qui permette aux citoyens d’obtenir la certitude que ce sont les fondations qui changent vraiment dans la République », a plaidé François Bayrou. Pour l’ancien député béarnais, la nouvelle loi de moralisation de la vie politique doit « permettre d’interdire les conflits d’intérêts par l’adoption rapide de mesures proposées par le rapport Sauvé ». Le leader centriste a notamment évoqué la création d’une autorité de déontologie de la vie publique, la réduction du nombre de ministres et de parlementaires, un changement du mode de scrutin législatif avec une dose de proportionnelle et la fin immédiate du cumul des mandats.  « Je dis à François Hollande que renvoyer à 2017 l’application de cette règle, c’est se moquer des citoyens », a-t-il lancé.  « Dans une démocratie consciente de ses responsabilités de telles décisions devraient pouvoir être prises par le Parlement », a expliqué François Bayrou, tout en exprimant des doutes sur la capacité de l’Assemblée à « abolir un certain nombre de ses privilèges ». « Il faudra alors que le président de la République ait le courage de se tourner vers le peuple pour qu’il s’exprime par référendum », a-t-il ajouté en se disant certain que le succès de sa pétition pourra l’aider à passer à l’acte.

 

Taxe 75% : un rapport ridicule mais nécessaire pour faire passer la pillule de l’austérité

Taxe 75% : un rapport ridicule mais nécessaire pour faire passer la pillule de l’austérité

 

Théoriquement la taxe devrait rapporter 500MF, en fait ce sera beaucoup moins car nombre de hauts salaires visés vont décaler leurs revenus au-delà des 2 ans prévus par cette taxe, d’autres recevront leur rémunérations dans des filiales situées à l’étranger (il y a le choix, il y a 30 000 filiales françaises à l’étranger). En fait l’assiette de cet impôt (destiné surtout  à faire passer de la pilule fiscale avalée par tous les français) va se réduire comme peau de chagrin grâce aux conseils avisés de l’armée de fiscalistes qui conseillent les grandes entreprises. « Il y aura cet effort demandé aux plus riches. C’est un acte de solidarité, presque un acte patriotique ». Mais « la taxe ne serait pas instaurée pour faire du rendement« , avait affirmé sur BFMTV et RMC, Pierre Moscovici, le 21 mars dernier à propos de la taxe sur les hauts revenus.  Mais la nouvelle mouture de ce prélèvement présentée par François Hollande lors de son intervention télévisée du 28 mars devrait finalement rapporter davantage que les modestes 210 millions d’euros par an budgétés dans le projet de loi de finances pour 2014. Selon Les Echos de ce 2 avril, citant Bercy, elle devrait carrément être du double, soit 500 millions d’euros.  Le nombre d’assujettis sera pourtant moins important: environ un petit millier contre 1.500 à 2.000 dans la version initiale. Seuls les salariés- y compris les joueurs de football !- seront concernés via leurs entreprises qui paieront la taxe.  En revanche, le taux du prélèvement sera supérieur à celui prévu dans le budget 2013. Au total, il sera de 75%, soit 50% de taxe plus 25% de charges salariales, sur les rémunérations supérieures à un million d’euro par an. Or, le taux facial de la première taxe n’était que de 18%.

 

Simplification : un choc ou un plouf ?

Simplification : un choc ou un plouf ?

 

Le choc de simplification risque de se réduire à pas grand-chose, essentiellement le bâtiment et pour le reste un simple gel avec téléinformatique. Ainsi les 150 taxes payées en moyenne seraient maintenues (50 en Allemagne, ce qui est déjà beaucoup). Le gouvernement veut alléger le poids administratif qui pèse sur les entreprises. Jean-Marc Ayrault détaillera mardi le « choc de simplification », annoncé jeudi par François Hollande. Un plan qui sera ensuite complété, en avril, par des mesures visant à simplifier les démarches des entreprises, comme le révèle le Journal du Dimanche.  . « Le temps des papiers est plus long que le temps des chantiers », avaient dénoncé mercredi Alain Lambert, président divers droite du Conseil général de l’Orne, et Jean-Claude Boulard, maire PS du Mans, dans un rapport remis à Matignon. Les deux élus déploraient l’existence de 400.000 normes en France, dont beaucoup ont peu de raisons d’être. D’autant que le coût qu’entraîne le respect de ces normes s’élèverait à 2 milliards pour les collectivités, selon les deux élus, et même à 60 milliards d’euros pour les entreprises, selon les calculs de l’OCDE. Diminuer par trois les délais de réalisation des projets d’immobilier d’entreprise, par deux le nombre de documents papier à transmettre à l’inspection du travail ou encore réduire à vingt jours les délais de paiement de l’État aux entreprises sont autant d’engagements attendus pour mardi, selon l’hebdomadaire dominical. Jean-Marc Ayrault devrait également imposer aux administrations le principe « dites-le nous une seule fois », ajoute le JDD. L’idée est que l’entreprise n’ait plus à transmettre ses demandes qu’à une seule administration, qui se chargera ensuite de la transmettre aux autres guichets. Matignon devrait imposer le gel des nouvelles normes. En clair, toute création d’une nouvelle règle administrative devra être accompagnée de la destruction d’une autre. Le gouvernement ne devrait toutefois pas annoncer de suppression de normes dans m’immédiat, assure le JDD.. Au-delà des contraintes aux entreprises, le gouvernement souhaiterait simplifier la vie des citoyens en développant les déclarations administratives par internet. Des dépôts de plainte pourraient ainsi être effectués en ligne en cas d’atteinte aux biens (vol, abus de confiance, escroquerie), de même que des déclarations de décès ou le choix et les inscriptions des options avant l’entrée au lycée. Une ordonnance de huit mesures est également attendue pour le mois d’avril, lors d’un séminaire gouvernemental sur le bilan du pacte de compétitivité. Suppression de commissions, fusions d’organisme publics, remise à plat des subventions ou encore réorganisation des sous-préfectures devraient être au menu de cette ordonnance.

1...979899100101102



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol