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Retour de Sarkozy : «un flop» (Le Maire)

Retour de  Sarkozy : «un flop» (Le Maire)

 

Le retour de Sarkozy est un flop pour Bruno Le Maire, ce n’est pas faux. Certes Sarkozy conserve de grandes  chances de récupérer le poste de président de l’UMP mais pour autant celui qui devait tout balayer sur son passage avec son retour ne rencontre pas dans l’opinion le succès escompté, loin sen faut puisque Juppé est préféré dans l’ensemble des français ; En cause le fait que Sarkozy n’apporte pas grand-chose sur le plan programmatique. Quelques slogans mais à peu prés les mêmes qu’en 2007 et 2012. Surtout Sarkozy ne donne pas du tout l’impression d’avoir changé, toujours auusi excité, théâtral, bref le même guignol. Sarkozy demeure  une bête de scène électorale mais qui surjoue et finalement fatigue avec ses mimiques de comédien. En outre sa crédibilité est largement entamée avec le nombre affaires financières qui le poursuivent. Autant d’affaires pour un seul homme c’est beaucoup. C’est pourquoi Bruno Le Maire affiche un enthousiasme débordant et voudrait qu’il soit contagieux. Il répète inlassablement qu’il a une chance de l’emporter face à Nicolas Sarkozy et Hervé Mariton dans le scrutin interne à l’UMP qui les oppose. Dans Valeurs actuelles, il n’hésite pas à citer Churchill pour appuyer sur son volontarisme: «Je n’avais aucune chance, mais je l’ai saisie». «Je vais gagner», martèle-t-il en séparant bien les syllabes pour se faire comprendre.  Face à lui, un favori incontestable: Nicolas Sarkozy. Depuis son retour fin septembre, l’ancien président de la République devance largement ses rivaux dans les sondages. Mais Bruno Le Maire ne juge pas réussie le come back de l’ancien chef de l’État. «Tout ça est un flop», tranche-t-il même dans les colonnes de l’hebdomadaire. Selon lui, lorsqu’il va sur le terrain, «Sarkozy n’est pas un sujet», témoigne-t-il.  Le député fixe même un niveau à partir duquel sa candidature sera un événement. «Si je fais un bon score, si lui est en dessous des 80%, alors qu’il avait été élu à 85% en 2004, il y aura un sujet», considère-t-il. Mi-octobre, dans les colonnes du Monde, il affichait déjà une grande confiance en lui. Quitte à en rajouter. «Ma PME est devenue une vraie machine politique», se félicitait-il.  Et ne lui parlez pas du 29 novembre, date du premier tour de l’élection pour la présidence de l’UMP. Il en est convaincu, il y aura un second tour, le 6 décembre. «Ce n’est pas le 29 novembre que l’on connaîtra le prochain président de l’UMP, mais le 6 décembre». «Car je ne pense pas être élu dès le premier tour!», lâche-t-il.

 

Barrage de Sivens : un manque de décence d’après la presse

Barrage de Sivens : un manque de décence d’après la presse

 

 

Il y a pour le moins un manque de décence de la part du gouvernement qui a tardé à régir après le drame de Siens qui a occasionné la mort d’un manifestant. Ce que pense la presse. Trois jours après la mort du jeune écologiste Rémi Fraisse, la presse fustige en effet à la fois le trop long silence de l’exécutif et l’ »instrumentalisation » du drame par les Verts. Pour Cécile Cornudet dans Les Echos, le drame de Sivens témoigne d’ »une gauche bien malade » : « Un gouvernement perdant ses réflexes, des écologistes prêts à tout pour justifier a posteriori leur départ du gouvernement, la mort de Rémi Fraisse vient de jouer les révélateurs d’une gauche bien malade. Tout est sujet à polémiques, y compris la mort tragique d’un jeune homme de vingt et un ans ». Dans Le Républicain lorrainPhilippe Waucampt fait chorus. Au-delà de « l’embarras [...] si manifeste de l’Elysée et Matignon, l’éditorialiste dénonce l’attitude « des écolos d’EE-LV, dont on se demande s’ils ont un jour appartenu à la même majorité que les socialistes ». Même dénonciation de Dominique Quinio dans La Croix, qui juge qu’ »il est des manières de récupérer de tels événements qui frisent l’indécence ». De son côté La Voix du Nord s’en prend à l’attente de l’exécutif, sous la plume d’Hervé Favre :  »Aujourd’hui, à l’heure de l’information en continu sur les ondes et sur le Net, le silence officiel n’en est que plus assourdissant. »  Dans le Courrier Picard, Daniel Muraz va même jusqu’à remarquer que « tandis que le Président et son Premier ministre se déplacent aux obsèques du PDG de Total, ils ne semblent pas faire montre de la même compassion à l’égard du jeune Rémi Fraisse et de sa famille. » Une hypothèse est même avancée par Bruno Dive dans les colonnes de Sud-Ouest, qui trouve qu’en « ne s’exprimant qu’hier matin, après les vives protestations des Verts, ils (président et gouvernement) ont donné l’impression de réagir plus aux propos de Cécile Duflot qu’au décès de Rémi Fraisse ».

 

Coût de formation d’un énarque: 167.000 euros ; pour quoi faire ?

Coût de formation d’un  énarque: 167.000 euros ; pour quoi faire ?

 

C’est bien connu on n’apprend rien à l’ENA, un peu de droit administratif et surtout la manière de ne pas répondre aux questions posées par les administrés et citoyens. D’où ce langage ésotérique et insipide  à prétention scientifique très spécifique à la France et qui contaminé toute la classe politique. Deux mots résument cette dialectique « être prudent » et « l’affaire est complexe ». « Complexe » donc écarter tous les curieux pour réserver la gestion aux « vrais experts » de l’ENA, « prudence «  parce que cela permet de justifier le temps et l’enterrement des dossiers qui va avec. 167 000 euros pour ça, ce n’est pas seulement du gâchis mais du détournement de richesse nationale.   Les énarques passant deux années à l’ENA, la formation totale d’un futur haut fonctionnaire revient donc à près de 167.000 euros. Par comparaison, un élève d’un Institut régional d’administration (IRA), école chargée de former des fonctionnaires d’encadrement, reviendra à 60.425 euros l’an prochain.  La promotion 2014 de l’ENA est composée de 90 élèves (hors élèves étrangers). Son coût total atteindra donc 15 millions d’euros pour la collectivité.  Ce coût total prend non seulement en compte l’organisation des concours d’entrée, la formation proprement dite, la rémunération des enseignants, mais aussi les salaires et charges sociales des élèves. Ceux-ci sont en effet payés puisqu’ils sont considérés comme des fonctionnaires en cours de formation et non de simples élèves. Comme les autres administrations, l’ENA, qui est désormais installée à Strasbourg, est soumise à une cure d’austérité. La dotation de l’Etat à son fonctionnement (31 millions d’euros) a ainsi été réduite de 8,5% en trois ans. Pour 2014, cette dotation a baissé de 2,4%. Elle devrait encore être un peu réduite en 2015.  Depuis 2009, l’ENA a perdu 25 emplois permanents, soit plus de 10% de ses effectifs. Pour équilibrer ses comptes, l’école développe ses ressources propres, comme la formation continue ou les missions d’expertise à l’étranger, qui font rentrer 9 millions d’euros par an dans la caisse. 

L’ENA en chiffres:

> 90 élèves par promotion 

> 1.624 candidats en 2014 

> 48 millions d’euros de budget

> 514 employés dont 204 permanents

 

Changement des noms des partis : un coup de peinture sur de vieilles devantures

Changement des noms des partis : un coup de peinture sur de vieilles devantures

 

UMP, PS, FN, front de gauche, centristes tous veulent changer de nom pour dissimuler le pathétique vide programmatique. En réalité, un coup de peinture sur de vieilles façade ;  ce qui est en cause ce n’est évidemment pas un changement de nom illusoire mais la révolution qui doit affecter tout le système politique. Un système confisqué par les pros de la politique qui ont transformé en carrière et métier ce qui ne devrait être qu’une mission temporaire au service de l’intérêt général. En France (ailleurs aussi) la démocratie est à bout de souffle et jamais sans doute dans l’histoire de la démocratie moderne le fossé n’a été aussi grand entre les appareils et le peuple. Ce qui se traduit dans la montée inexorable de l’abstention. La constitution est à bout de souffle, le parlement discrédité, et les partis ne sont que des machines de guerre  conquérir le pouvoir et à servir les écuries. Tout doit être changé, le mode d’émergence des futurs élus, lesquels n’ont strictement aucune chance s’ils ne se plient  pas à la logique des appareils. La sociologie des représentants du peuple doit être profondément modifiée pour être représentative de toutes les catégories socio professionnelles. Les fonctionnaires qui trustent les fonctions électives doivent être interdits d’élection sauf à démissionner de leur statut. Le nombre d’élus doit être divisé par 10 car chaque élu  plombe la compétitivité et même la liberté ; des évaluations régulières doivent être faite des politiques tant au plan national qu’au plan local ce qui éviterait les gaspillages monstrueux qui expliquent une grande partie de la dette (plus de 2000 milliards soit environ 30 000 euros pour chaque français). C’est d’une évolution institutionnelle dont nous avons besoin mais aussi culturelle. Il faut un autre discours, une autre forme. Bref une démocratie moderne, vivante, inventive débarrassée des oripeaux de cette monarchie républicaine décadente et des discours verbeux incompréhensible de la langue énarchique. Ce n’est pas emballage qui doit être modifié mais le contenu.

Climat : un accord minimum de l’Europe

Climat : un accord minimum  de l’Europe

 

 

Un  accord minimum à Bruxelles avec des objectifs qui se fondent non pas sur la situation actuelle mais sur celle de 1990. Insuffisant sur les économies d’énergie et décevant concernant les énergies renouvelables. L’accord conclu cette nuit à Bruxelles prévoit que les dirigeants européens vont réduire d’au moins 40% les émissions de gaz à effet de serre de l’Europe d’ici 2030. Un accord qui déçoit les écologistes.   Pour Herman Van Rompuy, le Conseil européen est tombé d’accord sur « une politique énergétique et de climat la plus ambitieuse au monde. » C’est « une bonne nouvelle pour le climat, les citoyens, la santé et les négociations internationales sur le climat à Paris en 2015. »  Ce que l’on sait c’est que les dirigeants européens se sont engagés à réduire d’au moins 40% d’ici 2030, les émissions de gaz à effet de serre et à faire 27% d’économies d’énergie. Deux objectifs fixés non par rapport à la situation actuelle mais par rapport aux niveaux de 1990. Enfin, la part des énergies renouvelables devra être portée à 27% de la consommation.  »Les dirigeants de l’UE  donnent un coup de frein à l’énergie propre » a réagi Greenpeace. Sur la même ligne, les Amis de la Terre : les objectifs « sont bien en deçà de ce qui pourrait être fait par l’Europe pour combattre le changement climatique. »  La question du partage du fardeau est centrale entre les pays les pauvres, principalement de l’est de l’Europe, qui dépendent encore largement des énergies fossiles comme le charbon, et les plus riches qui s’appuient sur le nucléaire ou sont déjà bien engagés dans la transition énergétique. Les premiers réclament des aides pour moderniser leur production d’électricité. La Pologne, dont la nouvelle chef de gouvernement, Ewa Kopacz, s’était dite prête début octobre à mettre son veto aux réductions draconiennes des émissions de CO2, « va obtenir un paquet de compensations », a indiqué une source européenne. Le niveau d’effort de chacun sera déterminé par le critère du PIB par habitant. Mais la plupart des pays riches rechignent à mettre de l’argent frais sur la table. Des mécanismes de soutien vont donc être créés à partir du système des quotas européens d’émission de CO2, notamment un fonds alimenté par une petite partie (2%) des ventes de ces certificats. De leur côté, l’Espagne et le Portugal exigent de meilleures interconnexions avec les réseaux énergétiques européens.

Décès de Margerie Total : un hommage mérité qui ne doit pas faire oublier l’affaire ELF

De Margerie Total : un hommage mérité qui ne doit pas faire oublier l’affaire ELF

 

Il est normal que le Président Margerie de Total reçoive cet hommage de la part des personnalités politiques et économiques. C’était effectivement un grand capitaine d’industrie mais qui aurait été encore pus honorable si Total avait  régulièrement payé des impôts sur les sociétés en France. C’était donc un bon manager, celui du plus grand groupe français. Pour autant il faut se rappeler les conditions dans lesquelles a été constitué ce grande groupe. Surtout parce que le petit Total absorbé  le Grand Elf dans des conditions pour le moins sulfureuses ? Or c’était l’inverse qui était prévu, c’est Elf qui devait absorber Total, Elf environ dix fois plus puissant. En fait Elf a été victime du lâchage du gouvernement, de son pacte dictionnaires et des chefs d’Etats africains. Elf est descendu aux enfers notamment du fait du plus  grand scandale politico financier du pays qui a révélé des financements occultes des partis, des détournements de fonds, des rémunérations occultes d’intermédiaires et des cadeaux en Afrique. Complètement discrédité Elf s’est fait acheter par Total parce qu’il fallait définitivement tourner la page ELF trop mouillé dans des scandales politico financiers.

Investissements : un accord franco-allemand au rabais

Investissements : un accord franco-allemand au rabais

 

Il fallait s’y attendre cet accord est loin des 50 milliards d’investissements que voulait Sapin tant en France qu’en Allemagne. Et comme prévu pour de raisons diplomatiques on ne veut pas afficher le différend entre les deux pays. Du coup, les décisions sont remises à plus tard avec une ambition nettement moins importante. Ce ne sera pas la première déclaration  franco-allemande qui ne débouche sur pas grand chose. L’Allemagne et la France sont donc sur la voie d’un accord pour stimuler les investissements au niveau européen, ont quand même  annoncé lundi les ministres des Finances des deux pays. Un document commun sera présenté d’ici décembre, a déclaré le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, lors d’une conférence de presse à Berlin avec Michel Sapin, le ministre français de l’Economie Manuel Macron et son homologue allemand Sigmar Gabriel. Un conseil franco-allemand est prévu le 1er décembre prochain. « Nous allons travailler d’arrache-pied à la préparation des rencontres qui auront lieu au cours des semaines et des mois qui viennent », a précisé Wolfgang Schäuble. « Il y a un certain nombre de points qu’il convient de régler, il y a un certain nombre de défis, de difficultés, mais également d’opportunités pour toute l’Europe », a-t-il ajouté. Michel Sapin a précisé que Paris et Berlin comptaient proposer des pistes communes sur l’investissement à leurs partenaires européens, dans un esprit de coopération et de concorde, mais a démenti tout « pacte » franco-allemand pour que la France puisse échapper à d’éventuelles sanctions européennes en raison de son dérapage budgétaire. « Nous souhaitons que cet investissement soit plus puissant au niveau européen », a-t-il dit. « Nous devons agir ensemble non pas pour que l’un dise à l’autre ce qu’il a à faire (…) mais pour que chacun puisse décrire les préoccupations de chaque pays et les modalités de mise en œuvre du soutien à l’investissement », a-t-il expliqué. Emmanuel Macron a estimé que la faiblesse de la croissance en France nécessitait une action concertée très forte.

 

La politique économique de Hollande est un échec (Aubry)

La politique économique de Hollande est un échec (Aubry)

C’est en substance ce que dit Aubry dans une intreview au JDD. Aubry qui rejoint ainsi les frondeurs et sans doute même en prend la tâte. Peut-être aussi avec en tête dans la perspective de 2017.

Vous ne croyez pas que la politique menée puisse réussir. Pourquoi?
Regardons la vérité en face. La politique menée depuis deux ans, en France, comme presque partout ailleurs en Europe, s’est faite au détriment de la croissance. Les efforts fiscaux et les économies réalisées sur les budgets publics ont engendré des pertes de recettes liées à la moindre croissance qu’ils ont provoquée. Les déficits ne se sont pas résorbés, et le chômage augmente. Entendons-nous bien : la question n’est pas de renoncer à réduire les déficits. Je sais de quoi je parle : pour moi, bien utiliser chaque euro qui nous est confié par les Français est une obligation. J’ai rétabli les comptes de la Sécurité sociale, ma ville est bien gérée… Il n’y a pas d’un côté les sérieux et de l’autre les laxistes. Mais je demande une inflexion de la politique entre la réduction des déficits et la croissance. Je demande qu’on réoriente la politique économique.

Au fond vous reprenez la logique des Frondeurs à qui le pouvoir a déjà répondu? « On ne changera pas de politique. » Vous croyez vraiment que vous obtiendrez une autre réponse?
Je partage leurs propositions dans ce domaine et je regrette que le Parlement n’ait pas pu en discuter. J’espère que la prise de conscience sera là, que le débat aura lieu. En tout cas, plus on sera nombreux à le dire à gauche – élus nationaux ou locaux, mais aussi dans la société civile – plus on aura une chance d’être entendus. Dans le passé, faute d’avoir débattu, nous avons souvent payé le prix. Il est temps de retrouver le bon chemin, débattons-en. Et puis, ne peut-on arrêter d’appeler « frondeurs », des députés qui connaissent l’économie, souhaitent le succès du gouvernement, et portent une vision de la Ve République où le Parlement est pleinement respecté dans ses prérogatives?

Emmanuel Macron a annoncé qu’il légiférerait sur le travail du dimanche, est-ce une bonne idée?
Croire qu’il y a là des gisements d’emplois est un mirage. Le pouvoir d’achat ne va pas s’accroître par miracle parce que l’on consomme un jour de plus. Dans la plupart des cas, les extensions se feraient au détriment du petit commerce – si essentiel à la vitalité de nos quartiers – et donc, in fine, aussi de l’emploi. Et puis surtout, pour moi, il s’agit de choisir dans quelle société nous voulons vivre. La consommation doit-elle être l’alpha et l’oméga de notre vie? Ne peut-on préserver un jour dans la semaine pour soi, pour sa famille, pour la culture, pour le sport?

Faut-il réformer l’assurance-chômage?
On ne réforme pas l’assurance-chômage au moment où il y a tant de chômeurs. Un accord vient d’être signé entre les partenaires sociaux, avec une application jusqu’en 2016 : respectons-le. Quand la situation économique était bonne et le chômage en baisse, comme sous Lionel Jospin, le patronat n’a jamais accepté qu’on mette de l’argent de côté pour pouvoir passer des périodes plus difficiles. Remettre aujourd’hui en cause ce système, c’est vouloir dire que les chômeurs sont responsables du chômage ou qu’ils sont des fraudeurs. J’ai rendu efficient, comme ministre du Travail en 1992, le contrôle des chômeurs. Je ne supportais pas qu’on puisse penser que les chômeurs l’étaient parce qu’ils le voulaient et qu’ils fraudaient. Et quand c’est le cas, il faut sanctionner. Mais c’est très minoritaire. Mettre de tels débats sur la table alors que le chômage est si important, me choque profondément.

Alors quel est votre projet?
Une nouvelle social-démocratie, qui reconnaît le marché, mais veut un État stratège pour l’orienter et le réguler. Le marché a tout envahi. On spécule sur tout, y compris les aliments. Tout se marchande, jusqu’à nos corps. C’est le règne du chacun pour soi. Il faut remettre des règles qui défendent la coopération avant la compétition, le bien-être avant le « tout avoir », la préservation de l’avenir avant le profit immédiat. Bien sûr, l’État doit se moderniser, avec des services publics qui apportent des réponses personnalisées à chacun dans le domaine de l’école, de la santé, ou du vieillissement. Je défends un État qui donne toute sa place aux pouvoirs locaux, un État qui régule la mondialisation. Le président de la République défend cette nécessité au niveau européen. Aujourd’hui, les multinationales imposent leur loi aux États. Contre cela, seuls, nous ne pouvons rien, ensemble, en Europe et dans le monde, il faut nous organiser et protéger les biens communs universels. Et puis, cela ne vous étonnera pas, car j’ai dédié une partie de ma vie au monde du travail, cette nouvelle social-démocratie accorde une importance essentielle aux syndicats de salariés et d’employeurs. Mais elle parie aussi sur les citoyens, les mouvements associatifs et coopératifs.

 

Transition énergétique: un vote illusoire de l’assemblée

Transition énergétique: un vote illusoire de  l’assemblée

Un projet surtout d’intentions car on voit mal par exemple comment pourrait être réduite à 50% la part la part du nucléaire dan l’électricité d’ici 2025 alors qu’on même plus certain du tout de fermer Fessenheim. Ou alors c’est sur le gouvernement suivant que reposera la responsabilité d’atteindre ces objectifs. Donc entre  2017 et 2025, une perspective bien illusoire. Les députés ont cependant  approuvé à une large majorité ce texte qui prévoit de réduire à 50% la part du nucléaire en 2025, comme promis par François Hollande. Le texte de la ministre de l’Ecologie Ségolène Royal, qu’elle a présenté comme « un moment fort de ce quinquennat », a été voté en première lecture par 314 voix (socialistes, radicaux de gauche, écologistes) contre 219 (UMP et Front de gauche), et 32 abstentions (UDI). Ce texte va désormais être transmis au Sénat.  La création d’un chèque énergie pour les ménages modestes, le développement des véhicules électriques, avec prime à la conversion dans certains cas, le recyclage des déchets et la lutte contre « l’obsolescence programmée » des produits sont autant d’autres dispositions du texte votées par les députés. En fait surtout des minis mesures dont certaines très difficilement applicables comme la mutation du parc automobile .Pour résumer des objectifs volontaristes mais des stratégies et des moyens très insuffisants voire ridicules. Sans parler du silence total en matière de politique des transports.

 

Ce que prévoit le texte

Baisser la part du nucléaire. L’article 1er du projet de loi comprend des objectifs chiffrés pour les prochaines décennies. La part du nucléaire dans la production d’électricité devra être réduite de 75% à 50% à l’horizon 2025, comme promis par François Hollande. Cependant, la fermeture de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) à laquelle François Hollande s’était engagé, ne figure pas dans ce texte au grand dam des écologistes. Ségolène n’exclut pas de fermer d’autres réacteurs.

Baisser la consommation énergétique. Parmi les autres objectifs fixés figure la diminution de moitié de la consommation énergétique en 2050 par rapport à 2012. Les députés y ont ajouté un objectif intermédiaire de réduction de 20% de la consommation en 2030, via un amendement gouvernemental, en ligne avec le paquet énergie-climat 2030 au menu du sommet européen des 23 et 24 octobre.

Interdiction des sacs et vaisselle en plastique jetables. Le gouvernement veut faire la chasse au plastique. A partir du 1er janvier 2016 les sacs les plus fins, tels ceux des rayons primeurs jetés après une seule utilisation, devraient être bannis des grandes surfaces. La vaisselle jetable en plastique devrait aussi être interdite à partir de 2020. Cette disposition, proposée par les écologistes, a été votée malgré la réticence de la ministre Ségolène Royal qui la juge «anti-sociale». 

Travaux de rénovation énergétique obligatoires. En cas de travaux de ravalement, de toiture, et d’aménagement de nouvelles pièces il sera obligatoire de réaliser des travaux de rénovation énergétique. Un chèque énergie est prévu pour permettre aux ménages modestes de payer les fournisseurs d’énergie ou de capitaliser afin de réaliser ces travaux.

Et aussi…Le texte prévoit aussi le développement des véhicules électriques, avec prime à la conversion dans certains cas, le recyclage des déchets, la lutte contre «l’obsolescence programmée» des produits.

 

Un prix Nobel d’économie inconnu des médias

Un prix Nobel d’économie inconnu des médias

En France il y a deux types économistes, ceux qui travaillent dans leur laboratoires et produisent  des recherches, de l’autre ceux qui passent leur temps dans les médias et qui ont tout juste le temps de mettre leur nom sur les thèses de leurs étudiants. Jean Tirole, lui est un véritable économiste, très connu aux Etats-Unis notamment mais inconnu en France. Il   s’est vu décerner lundi le prix Nobel d’économie pour ses travaux sur la régulation de secteurs économiques dominés par quelques grands acteurs, comme l’électricité ou les télécommunications, un des nombreux sujets d’étude de ce chercheur parmi les plus brillants de sa génération. Président de l’Ecole d’économie de Toulouse, il est le premier Français couronné dans cette discipline depuis Maurice Allais (1988), lui-même devancé par le franco-américain Gérard Debreu (1983). Jean Tirole, 61 ans, est de plus le deuxième lauréat français d’un prix Nobel cette année, après Patrick Modiano, sacré jeudi en littérature. L’Académie royale de Suède a dit avoir voulu honorer « un des économistes les plus influents de notre temps » qui a « éclairci les moyens de comprendre les secteurs économiques dominés par quelques grands groupes pour les réguler ». « Je suis vraiment très ému », a dit à Toulouse Jean Tirole, dont le nom figurait depuis des années parmi les favoris pour ce prix longtemps considéré comme une chasse gardée des Américains. Pour Staffan Normark, secrétaire permanent de l’Académie royale suédoise des Sciences, le thème honoré par les jurés suédois cette année tient à « comment dompter les grands groupes puissants » dans des secteurs auparavant dominés par des monopoles publics. Selon l’Académie, les travaux de Jean Tirole ont montré que la régulation des marchés devait être soigneusement adaptée à l’environnement de chaque secteur plutôt que de reposer sur des mesures générales comme les limitations de prix, qui peuvent faire plus de mal que de bien. Jean Tirole a travaillé aussi sur des sujets comme les bulles de crédit, estimant que la crise financière de 2008-2009 était avant tout le résultat d’une régulation insuffisante. « C’est la figure dominante en matière d’organisation industrielle. La question n’était pas de savoir s’il allait avoir le prix Nobel mais quand », a déclaré Paul Klemperer, professeur d’économie à Oxford, « il nous a donné les moyens de penser la régulation des entreprises ». Polytechnicien de formation et diplômé de l’Ecole nationale des ponts et chaussées, Jean Tirole était un mathématicien au départ avant de se tourner vers l’économie. « On pouvait faire d’une part des modèles très abstraits en utilisant les maths mais on pouvait dans le même temps être dans les sciences humaines et sociales », a-t-il expliqué. Sa grande innovation a été d’introduire la théorie des jeux et la théorie de l’information dans l’économie industrielle mais aussi l’économie internationale. Ses travaux ont porté sur des sujets étroitement liés à l’actualité comme les aides publiques, la réglementation de la concurrence, les crises financières. Il s’est penché aussi sur le réchauffement climatique, la problématique étant, selon lui, de « trouver les bons instruments pour inciter » particuliers, entreprises et administrations à combattre les émissions de gaz à effets de serre.

 

Macron pour un « New Deal » européen

Macron pour  un « New Deal » européen

 

Le ministre de l’économie na pas inventé la lune puisqu’il reprend en fait les propositions du président de l’Eurogroup qui vise à mieux articuler souplesse budgétaire, investissement et réformes structurelles. La question sensible pour la France demeurant sa capacité à réaliser ces reformes structurelles. D’où le chantage du président de l’Eurogroup : puisqu’il n y a pas de reformes structurelles, il faut refuser à la France  le délai  pour le retour aux 3% de déficit. Le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, proposerait donc  un « New Deal » et s’engage à accélérer les réformes en France, avec en contrepartie un programme d’investissements de 300 milliards d’euros de la part de l’Union européenne, dans une interview au Journal du Dimanche. « L’Europe a besoin d’un New Deal », a affirmé le ministre dans un entretien publié après les critiques du président de l’Eurogroup, Jeroen Dijsselbloem, estimant que la France ne devrait pas bénéficier d’un nouveau délai pour atteindre la limite européenne de 3% de déficit. « La France s’engage à poursuivre et même à intensifier ses réformes ; l’Union annonce un grand plan de relance par l’investissement de 300 milliards d’euros », a détaillé Macron, qui considère que ce New Deal permettrait à la France d’obtenir 10 milliards d’investissements supplémentaire chaque année.   »Tout le monde y gagnera, alors qu’aujourd’hui tout le monde est perdant – le ralentissement de l’économie allemande en est une nouvelle preuve », a souligné le ministre, qui considère que la France « doit faire le travail ». « Nous avons six mois pour créer une nouvelle donne en France et en Europe », a-t-il ajouté. Selon lui, « la solution est avant tout chez nous. Pas en accusant Bruxelles, Berlin, ou l’étranger. La solution est dans notre capacité à bouger, moderniser le pays, le débloquer, libérer l’économie, donner la possibilité à ceux qui veulent travailler, créer, produire, de le faire beaucoup plus simplement », a-t-il affirmé. Macron annonce, par ailleurs, une loi pour l’activité qu’il présentera en Conseil des ministres « avant la fin de l’année » et qui sera « votée au plus vite en 2015″, et dont il détaillera le contenu dans les « prochaines semaines ». Parmi les secteurs qu’il souhaite « libérer », Macron a mentionné le permis de conduire, la simplification des procédures dans le secteur du logement « ou encore la modernisation des conditions de travail, sur la base des négociations en cours et dans le respect du libre-arbitre de chacun ». Il a également assuré que les concessions autoroutières « seront aussi concernées ». Concernant les professions réglementées, il rappelle que l’excès de normes a « créé des situations de protections artificielles et bride le développement de l’activité ». Elles « ont touché le CICE, nous allons donc leur demander de se moderniser et de participer à l’effort collectif, dans la concertation. Même chose pour la grande distribution ou les concessionnaires d’autoroutes », a-t-il prévenu.

 

Etat islamique : encore un journaliste exécuté

Etat islamique : encore un journaliste exécuté

 

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La barbarie continue mais la réplique de l’alliance contre l’Etat islamique ne semble pas à la hauteur. Comment en effet comprendre que l’union des grandes puissances ne puisse venir à bout rapidement de quelques 50 000 abrutis sanguinaires. Il y a en tout cas des interrogations à se poser sur l’efficacité de la stratégie (y compris de celle de la France qui demeure du domine anecdotique en Irak en dépit des déclarations ronflantes de Hollande).  Un journaliste irakien, son frère et deux autres civils ont été exécuté par le groupe terroriste Etat islamique (EI), en public, ce vendredi dans un village situé au nord de Bagdad. L’EI a également exécuté neuf personnes qu’il soupçonnait de liens avec des groupes sunnites anti-djihadistes, selon des sources de sécurité et des témoins. Les djihadistes ont tué Raad al-Azzawi, un caméraman de 37 ans qui travaillait pour la chaîne de télévision locale Sama Salaheddine, et les trois autres personnes à Samra, à l’est de la ville de Tikrit.   Selon l’organisation Reporters sans frontières, ce journaliste, père de trois enfants, avait été enlevé par le groupe djihadiste le 7 septembre. « Ils sont venus chez lui et l’ont emmené avec son frère« , selon un membre de la famille. « Il n’a rien fait de mal, son seul crime a été d’être caméraman, il faisait juste son métier. Il y a dû y avoir des gens dans le village qui l’ont accusé de travailler pour le gouvernement et qui l’ont dénoncé aux jihadistes« , a-t-il ajouté.

 

L’Eurogroup pour un pacte de croissance vertueux

L’Eurogroup pour un pacte de croissance vertueux

 

 

Il faut du temps pour que les « experts »  comprennent le cercle vicieux dans lequel est engagé l’Europe. La  réflexion avance (trop peu et pas assez vite évidemment) ;et   le président de l’Eurogroup veut une politique qui encourage au lieu de sanctionner. Donc pas de politique budgétaire punitive comme actuellement. En gros lier investissements, souplesse budgétaire et efforts structurels. Le président de l’Eurogroup, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, a donc proposé vendredi un nouveau pacte de croissance européen qui récompenserait les Etats mettant en œuvre des réformes en leur accordant des financements communautaires et des marges de manœuvres en termes de déficit budgétaire. « Nous devons essayer de rédiger un nouveau pacte de croissance pour l’Europe », a dit dans un entretien à Reuters celui qui préside actuellement les réunions mensuelles des ministres des Finances de la zone euro. Le projet qu’il évoque lierait la politique monétaire de la Banque centrale européenne (BCE), l’évaluation des politiques budgétaires des Etats de la zone euro, les progrès réalisés en matière de réformes et les projets d’investissement. « Nous étudions les budgets, les réformes, ce que fait la BCE, nous réfléchissons à la manière de renforcer les investissements. Aujourd’hui, ces politiques sont séparées; j’aimerais les lier », a-t-il expliqué. « Cela vaudrait le coup de rassembler ces quatre volets et d’avoir un accord politique sur la manière dont ils sont liés. » « Il faudra une avancée politique pour rassembler ces volets », a-t-il reconnu. « Certains disent: ‘faisons plus d’investissement’, d’autre ‘faisons plus de discipline budgétaire’, et les réformes structurelles se retrouvent abandonnées entre les deux. Si nous lions les trois, cela peut donner un mécanisme puissant. » Il a estimé que les gouvernements qui entreprennent des réformes permettant de restaurer la confiance, d’améliorer la compétitivité de l’économie, d’attirer les investisseurs, d’augmenter le niveau des dépenses de recherche et de développement et de promouvoir la qualité de la main-d’œuvre devaient être récompensés par des marges de manœuvre concernant le respect des règles communes en matière de déficits.  

 

Grandes distribution : Un rayon « zéro-gâchis » à moitié prix

Grande  distribution : Un rayon « zéro-gâchis »

 

 

Un récent reportage télévisé a mis en valeur les énormes gâchis en matière alimentation mais la responsabilité est très partagée entre les producteurs, les distributeurs et les consommateurs. Des consommateurs en particulier qui ne veulent que des produits bien calibrés, bien lisses, bien colorés au détriment de la qualité. Du coup, tout le monde jette ceux qui produisent ceux qui stockent, ceux qui vendent.. Il faut donc saluer cette initiative de zéro gâchis dans la grande distribution. Là, dans un rayon spécial décoré en vert avec un panneau « zéro-gâchis », vous trouvez rassemblés tous les produits bientôt périmés : une salade, des manchons de poulet, une tarte au framboise, qui sont vendus moitié prix. Une trentaine de grandes surfaces (Leclerc, Carrefour, Système U…) proposent ce rayon pour l’instant en France. Le concept de baisser les prix quand un produit est bientôt invendable, existe partout. Mais en général, ces produits sont éparpillés dans tous les rayons, pas forcément très visibles. Les grandes surfaces n’aiment pas trop les mettre en valeur quand il s’agit de poulet un peu vieux ou de poireaux qui commence à ramollir. Quand ils étaient étudiants, les trois Bretons à l’origine de ce concept traquaient ces produits, car ils n’avaient beaucoup d’argent. C’est ce qui leur a donné l’idée de les réunir dans un même rayon. Ils ont convaincu les responsables de supermarchés qu’ils pouvaient y trouver un avantage : mettre en avant le fait qu’ils contribuent à lutter contre le gaspillage, mais aussi faire des économies.  Jeter des produits périmés à un coût. Il faut les acheminer dans un incinérateur à la décharge. Grâce à ce nouveau rayon, le nombre d’invendus chute de 90%. Sur le site internet zéro-gâchis, vous avez la liste des magasins et même tous les matins la liste des produits qui sont proposés, avec les prix.

 

Etat islamique : un nouveau britannique décapité

Etat islamique : un nouveau britannique décapité

Nouvel acte de barbarie de la part des assassins tarés de l’Etat islamque avec  la décapitation de l’otage britannique Alan Henning, rapporte vendredi l’organisme de veille sur internet SITE. Dans ce document long d’une minute et 11 secondes intitulé « Nouveau message à l’Amérique et ses alliés », on peut voir ce membre du personnel humanitaire se présenter et dire : « A cause de la décision d’attaquer l’Etat islamique prise par notre parlement, je vais maintenant en payer le prix en tant que Britannique », précise SITE. Le Premier ministre britannique, David Cameron, a dénoncé « un meurtre odieux » qui « montre combien ces terroristes sont barbares et repoussants ». « Mes pensées et mes prières vont ce soir à Barbara, l’épouse d’Alan, et à ses enfants (…) Alan était allé en Syrie pour aider des gens dans le besoin quelle que soit leur confession », a ajouté le chef du gouvernement.

 

Coût d’un sénateur coûte plus d’un demi-million, plus le reste !

Coût d’un sénateur coûte plus d’un demi-million, plus le reste !

 

500 000 millions environ pour chacun  348 sénateurs français (quand les Etats-Unis n’en compte que 100 !)° ; C’est le cout direct déjà exorbitant compte tenu du peu   d’intérêt du sénat, vieille institution inutile pour recaser les politiques fatigués ou menacés. Il agit du coût direct mais il faudrait prendre en compte les coûts indirects liés à la bureaucratie que le parlement génère et qui tue l’initiative de acteurs et plombe la compétitivité. Là il s’agit de milliards ; On voit mal comment les politiques pourraient réaliser des réformes structurelles quand déjà eux-mêmes se gavent.  Bénéficiant de nettement moins de pouvoir de décision que l’Assemblée Nationale, les résidents du Palais du Luxembourg sont souvent critiqués pour le coût bien réel qu’ils représentent pour le contribuable. Le budget du Sénat est d’ailleurs gelé depuis 2008.  Mais sans même compter les frais d’entretien des bâtiments ou de la chaîne LCP, les 348 sénateurs français, dont la moitié va être renouvelé, ce dimanche 28 septembre, coûtent chacun 523.846 euros par an à l’Etat français.  La dépense la plus évidente reste le salaire. Au 1er avril, l’indemnité parlementaire s’élève à 7.100,15 euros brut en comptant les indemnités de base et de fonction, soit 5.388 euros nets. A noter: le très convoité poste de président du Sénat est doté d’une prime de 7.057,55 euros. Selon la loi de prévision des finances 2014, ce poste de dépense représente 31 millions d’euros cette année, plus 11 millions d’euros pour la Sécurité sociale et les pensions.  Les sénateurs reçoivent chaque mois 6.037 euros nets pour leurs frais de fonction. A cette somme vient s’ajouter une carte permettant l’accès à l’intégralité du réseau SNCF, un remboursement de leurs frais de communications et de leurs déplacements en taxi à Paris, ainsi que de leurs frais d’hôtels dans la capitale. En 2014, le Sénat prévoit 107 millions d’euros d’indemnité de fonction, soit plus de 25.000 euros par mois et par sénateur.  Bercy a publié le détail de cette réserve, qui permet aux sénateurs de financer des projets dans leur circonscription, ce samedi 18 septembre. Chaque sénateur a le droit à un maximum de cinq collaborateurs. Pour les rémunérer, les élus reçoivent une enveloppe de 7.548,10 euros par mois. Dans les comptes du Sénat, cette dépense n’est pas distinguée des rémunérations de tout le personnel qui n’est pas sénateur. Ces trois dépenses représentent donc plus de 180 millions d’euros, soit un peu moins de trois euros par an et par Français. En prenant en compte les autres salaires des employés du Sénat et les frais d’administration, ainsi que les frais du jardin du Luxembourg et les revenus du musée, l’Etat a versé 323 millions d’euros en 2014.

 

Etat islamique : un agglomérat de détraqués, de mafieux et de tueurs

Etat islamique : un agglomérat de détraqués, de mafieux et de tueurs

 

A priori on peut évidemment s’étonner de la puissance de cet Etat islamique qui n’a d’Etat et d’islamique que le nom. En fait c’est le résultat d’un agglomérat de tous les détraqués de la terre, des mafieux et des tueurs. Des détraqués d’abord parce que croire qu’on peut imposer au monde entier (c’est le projet) la même religion, les mêmes règles, la même autorité relève de la folie pure. Sans parler évidemment du déni de liberté, de justice et de démocratie. Certes certains djihadistes sont cultivés  mais la plupart sont incultes même en matière de religion, ce sont des  malades révoltés et surtout des êtres asociaux mal dans leur peau, dans leur civilisation, dans leur religion, dans leur communauté, dans leur pays. Ces gens là sont des fous qui soignent leur pathologie par la violence. Mais beaucoup sont auusi des mafieux car l’Etat islamique autorise toutes les exactions pour se procurer de l’argent qui bénéficient ainsi  aux voyous « révolutionnaires » ,  aux petits et grands chefs de bande. Nombre d’ailleurs de ceux qui combattent en particulier en provenance des pays occidentaux ont déjà fait l’objet de condamnations dans leur propre pays. De ce point de vue,  les prisons françaises sont gisement de recrutement pour les djihadistes. Des révolutionnaires qui tuent surtout des civils et en premier lieu les populations musulmanes qui ne partagent pas leur point de vue y compris des femmes sans défense, des ados des enfants. Certes il y a quelques affrontements entre militaires mais la plupart des victimes sont des civils. Des civils victimes d’assassins qui assument leurs pulsions. Tout est irrationnel chez ces révolutionnaires qui méprisent tout concept d’humanité. La première bataille à mener est d’ordre culturelle  elle doit dénoncer ce déni de civilisation en même temps prendre des mesures à la hauteur de l’enjeu car une ne combat pas une telle folie avec les armes classiques.

Un sénat pour quoi faire ?

Un sénat pour quoi faire ?

 

Dans une intreview Laurence Parisot pense que la première raison de la crise française incombe à nos institutions ; Elle a raison ; pourtant on va renouveler le Sénat, 348 sénateurs alors qu’il y a déjà 577 députés, une record de parlementaires en France et un record aussi en Europe. Aux Etat- Unis on se contente de 100 sénateurs pour 300 millions d’habitants. Certains objecteront que les Etats disposent aux Etats Unis de davantage d’autonomie( et de parlements). Mais la France dispose auusi d’élus régionaux, départementaux, locaux. Par ailleurs la réforme doit donner encore davantage de responsabilité aux régions et aux groupements d’agglomération. Bien sûr ce milliers d’élus nationaux a coût, coût de fonctionnement (locaux, salaires, indemnités, voitures, retraites très avantageuse etc.) mais le cout le plus important est indirect. C’est celui généré par la montagne de lois votées par le parlement. 12000 lois, 30 000 décrets environ, de quoi tuer n’importe quel pays. C’est autant de procédures, de contraintes bureaucratiques qu’ nécessitent auusi le plus souvent une fiscalité qui l’accompagnent et une myriade de fonctionnaires pour les mettre en œuvre. Si la fiscalité plombe la compétitivité, la bureaucratie est sans doute le premier facteur explicatif de la crise française, elle affecte tous les secteurs économiques, sociaux, environnementaux, sociétaux. Elle tue surtout l’initiative et le développement économique, donc l’emploi. . Ces élus trop nombreux ont tous des problèmes existentiels, il leur faut prouver leur utilité et pour cela chacun veut sa petite loi, ou son petit amendement pour qu’on parle de lui. De toute manière si le sénat est en désaccord avec un texte de loi, c’est l’assemblée qui a le dernier mot. A tout le  moins on pourrait diviser ce nombre d’élus par deux  ou trois d’autant que d’autres institutions sont là auusi pour éclairer le gouvernement, le Conseil économique et social, la cour des comptes et sur le plan juridique le conseil d’Etat, le conseil constitutionnelle sans parler des innombrables conseil nationaux par secteurs et autres observatoires.

Hollande « un enfoiré » (Morelle)

Hollande « un enfoiré » (Morelle)

Preuve s’il en fallait des rapports humains pathétiques dans la jungle politiques avec le témoignage de Morelle (ancien conseiller de l’Elysée) sur Hollande. L’ancien conseiller de François Hollande, Aquilino Morelle, se lâche dans une enquête à paraître dans le Nouvel Observateur de jeudi. Celui qui a été remercié de l’Elysée le 18 avril dernier revient sur l’affaire Trierweiler, sa relation avec le chef de l’Etat – qualifié au passage d’ »enfoiré » – ainsi que sur son avenir proche.  Aquilino Morelle, ex-conseiller du chef de l’Etat, a des choses à dire. Il publiera bientôt un livre qui, un peu comme Valérie Trierweiler avant lui, décrira l’ambiance élyséenne du début de mandat de François Hollande. Il donne un avant-goût de la charge à venir dans le Nouvel Observateur à paraître jeudi. L’hebdomadaire publie en effet une enquête sur celui qui a été remercié en l’espace de quelques heures, le 18 avril dernier. Mediapart venait alors de révéler qu’il avait fait venir un cireur de chaussures dans les locaux présidentiels. L’autre raison de son licenciement tient à la révélation d’un contrat passé en 2007 avec un laboratoire pharmaceutique alors même qu’il était inspecteur à l’Igas (Inspection générale des Affaires sociales). « C’est simple, j’ai été victime d’une élimination politique planifiée », confie l’intéressé au Nouvel Obs’, martelant ainsi une confidence qu’il avait déjà faite au Point le 11 septembre dernier, avant de la démentir. « Je ne peux pas rester immobile toute ma vie. Je dois m’expliquer pour ma femme, mes enfants, mes amis, tous ceux qui n’ont pas compris mon silence… Le dossier est vide, je n’ai rien à me reprocher », explique-t-il ensuite pour justifier la publication de son livre. Mais il ne peut s’empêcher d’égratigner avant l’heure François Hollande, qu’il qualifie d’ »enfoiré » au détour d’une phrase. « François se comporte avec moi comme avec Valérie (Trierweiler), incapable d’assumer une rupture qui était aussi d’ordre affectif », croit-il savoir. Il revient pour le Nouvel Obs’ sur l’affaire Trierweiler, la rupture entre le chef de l’Etat et l’ancienne première dame. « Jamais nous n’avions été aussi proches qu’en cet hiver 2014″, se rappelle le conseiller, qui raconte avoir posé sur le bureau du Président l’exemplaire du Closer à l’origine du scandale. « J’ai vu François nu, plus bas que terre, je l’ai ramassé à la petite cuillère. Peu à peu, il s’est relevé. Alors il n’a plus supporté mon regard », raconte-t-il. Et maintenant? Aquilino Morelle a revu François Hollande en juin. Mais, sur le plan professionnel, la politique semble bien éloignée. L’ancien conseiller a repris le chemin de l’Igas. Et lance une pique visant la politique aujourd’hui menée par le pouvoir socialiste : « Je revis d’une certaine manière. Vendre des billets de 5 euros pour des billets de 500 commençait à m’abaisser intellectuellement. Aujourd’hui, je suis serein. »

 

Un Français décapité en Algérie , des menaces dans une trentaine de pays

Un Français décapité en Algérie , des menaces dans une trentaine de pays

 

 

Après l’acte de barbarie contre une Français décapité en Algérie, le ministère des affaires étrangères demande aux français la plus grande prudence dans une trentaine de pays à risque : Le Mali, la Mauritanie, l’Ethiopie, le Burkina Faso, le Nigéria, le Kenya, Djibouti, le Sénégal, le Niger, le Tchad, le Soudan, le Yémen, le Qatar, Oman, le Liban, le Koweït, l’Irak, la Jordanie, les Emirats arabes unis, Israël, l’Egypte, l’Iran, le Bahreïn, la Tunisie, l’Algérie, le Maroc, la Turquie, la Syrie. D’autres informations sont disponibles sur le site du ministère des Affaires étrangères Le gouvernement a répondu aux menaces des djihadistes envers la France. Dans une brève allocution télévisée, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a lancé : «La France n’a pas peur». «Nous prenons aujourd’hui 100 % de précaution». Et d’ajouter : «La France est prête à empêcher les passages à l’acte même si le risque zéro n’existe pas [...] Ce n’est pas la première fois que la France est menacée par des terroristes [...] la France n’a pas peur car elle sait pouvoir compter sur la solidarité de tous les citoyens de France, quelles que soient leurs origines ou leur confession» et la «vigilance» des forces de l’ordre qui sont la «meilleure réponse», a-t-il insisté.  «Le dispositif Vigipirate, dans les dispositions actuelles qu’il contient», selon lui, «est aujourd’hui opérationnel et efficace. Depuis plusieurs mois déjà, nos forces de sécurité sont pleinement mobilisées afin de prévenir les risques liés à l’activité des groupes terroristes en Syrie et en Irak». Bernard Cazeneuve a rappelé qu’il y avait eu 110 interpellations de présumés djihadistes en France depuis le 1er janvier – dont 74 mises en examen – et que des filières de recrutement pour le djihad avaient été «démantelées». Selon le ministre, un peu plus de 900 Français seraient «impliqués» dans le djihad en Irak et en Syrie. Il a aussi mis en exergue son projet de loi antiterroriste adopté «très largement» par l’Assemblée nationale la semaine dernière, qui crée notamment une interdiction de sortie du territoire pour freiner les départs croissants de Français candidats au djihad en Syrie. «Les services de sécurité seront mieux armés», a-t-il soutenu.  Le Quai d’Orsay a de son côté appelé les Français résidant ou étant amenés à se déplacer dans une trentaine de pays «à la plus grande prudence» après les menaces du groupe Etat islamique visant les ressortissants occidentaux et notamment français, a-t-on appris lundi auprès du ministère français des Affaires étrangères. Le Quai d’Orsay a transmis cette consigne à ses ambassades « dans une trentaine de pays » qui l’ont répercutée auprès des Français y habitant ou en séjour, notamment au Maghreb, au Moyen-Orient et en Afrique, a-t-on ajouté de même source.  L’organisation Etat islamique a lancé lundi un appel à ses partisans à tuer des citoyens, notamment américains et français, des pays formant la coalition internationale mise en place pour combattre le groupe djihadiste en Irak et en Syrie. «Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout (…) citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière», a déclaré Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de l’EI, dans un message publié en plusieurs langues. Les Etats-Unis et la France sont les deux pays qui ont jusqu’à présent mené des frappes aériennes en Irak sur des positions de l’EI, un groupe qui a déclaré en juillet un « califat » à cheval sur la Syrie et l’Irak, dont ils contrôlent de larges secteurs. Dans le même communiqué, l’EI engage aussi les militants islamistes du Sinaï à frapper les forces de sécurité égyptiennes, confirmant les inquiétudes exprimées par Le Caire sur une possible connexion entre ces groupes armés. «Placez des explosifs sur les routes. Attaquez leurs bases, faites irruption à leurs domiciles. Tranchez-leur la tête. Qu’ils ne se sentent nulle part en sécurité», déclare Abou Mohamed al Adnadi dans un communiqué diffusé sur Internet. Cet appel confirme les inquiétudes exprimées ces derniers temps par le pouvoir égyptien, qui redoute les répercussions de l’émergence des djihadistes de l’Etat islamique en Irak et en Syrie.

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