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Un projet de loi sur les salaires des patrons du privé

Un projet de loi sur les salaires des patrons du privé

 

Après le fiasco de la taxe 75%, le gouvernement s’attaque (à juste titre) aux salaires des grands patrons du privé. Ceci étant, sur le plan juridique, l’affaire n’est pas aussi simple ; en effet pour les entreprises du public, l’Etat peut décider de limitations, c’est autrement plus difficile pour le privé. A moins d’instaurer une fiscalité supplémentaire, encore faudrait-il qu’elle ne soit pas considérée comme confiscatoire par le conseil constitutionnel. L’intention, est sans doute bonne mais elle vise aussi à dissimuler les hausses de fiscalité qui pèsent  sur l’ensemble des contribuables ; En outre l’impréparation caractérise ce gouvernement qui prend des mesures précipitées pour tenter de limiter l’effondrement de son impopularité. Najat Vallaud-Belkacem, porte-parole du gouvernement, a indiqué jeudi qu’il y aurait « avant l’été » un projet de loi pour encadrer les salaires des grands patrons du privé. Sur LCI, la ministre a annoncé « le dépôt d’un texte de loi avant l’été dans lequel il s’agira de mettre fin à un certain nombre de pratiques et d’introduire de la transparence dans la rémunération » des dirigeants des grandes entreprises.

Cahuzac: la crédibilité du gouvernement en cause, un remaniement indispensable

Cahuzac:   la crédibilité du gouvernement en cause, un remaniement indispensable

 

Le gouvernement est gravement affecté dans sa crédibilité et l’affaire Cahuzac c’est la goutte qui fait déborder le vase ; En premier lieu, c’est d’abord l’échec pour tous les objectifs économiques : croissance, chômage, déficit, dette. De ce point de vue, l’année 2013 sera catastrophique avec une stagnation (au mieux ) de l’économie, une augmentation du chômage qui passera de 10 à 11%, un déficit budgétaire qui sera au mois de 4% et une dette qui va avoisiner les 100% du PIB. Second élément et qui découle du précédent, la popularité de Hollande et de son gouvernement s’écroule ; 80% condamnent sa politique économique et il n’est plus soutenu que par 30% environ des français. Une telle dégringolade après moins d’un an de pouvoir est rarissime. A cet égard, le contexte de crise internationale ne peut tout expliquer. La faute majeure de Hollande c’est d’avoir promis la lune pendant la campagne ; ensuite d’avoir étouffé le peu de compétitivité qui restait en alourdissant la fiscalité. La réalité,  c’est qu’il n’y a pas de doctrine économique au PS (il n’y en a jamais eu) et Hollande slalome entre la bureaucratie, la fiscalité et les  dépenses. Finalement une politique à son image, floue. L’affaire Cahuzac va coûter cher car elle traîne depuis des mois ; elle a cependant  bénéficié de la bienveillance des médias ; pas sûr qu’en éclatant brutalement la gestion de ce problème ait été très efficace. Cahuzac était en effet en charge de faire passer la pilule de l’austérité; Par précaution juridique et sémantique les médias soulignent  que Cahuzac bénéficie de la présomption d’innocence; Juridiquement c’est vrai mais on voit mal pour quoi les autorités judicaires auraient ouvert une enquête vis-à-vis d’un important ministre de la république s’il n’y a avait des éléments possibles d’accusation ; De ce point de vue Cahuzac n’a pas démissionné , on l’a contraint car bien évidemment l’Elysée a connaissance du dossier judicaire. Prétendre le contraire,  c’est ne rien comprendre au fonctionnement de l’Etat français. Notamment à la complicité entre le pouvoir judicaire et le pouvoir politique.  C’est le gouvernement qui est affecté mais aussi la démocratie car le discrédit sur la classe politique va encore s’amplifier. Une nouvelle chute dans les sondages sera le prix  à payer de ce nouvel accroc dans la « république exemplaire » que voulait Hollande.  Hollande n’aime pas trancher, il va attendre la nouvelle batterie de sondage ; ils seront très mauvais et il n’aura plus qu’à renvoyer le gouvernement dans les pires conditions.

Sondage : les français veulent un remaniement ministériel

 

Sondage : les français veulent un remaniement ministériel

 

 

Dans le baromètre OpinionWay pour Métro et LCI  (publié ce lundi)  les sondés interrogés sur leur souhait « d’un remaniement gouvernemental dans les semaines qui viennent » répondent à 61% oui tandis que 38% disent non.  En fait, c’est le constat que le gouvernement est impuissant dans nombre de domaines notamment en matière économique et sociale ; un gouvernement  oscillant entre austérité et soutien à l’économie sans véritable direction. A cela s’ajoute évidemment l’incompétence de nombre de ministres choisis pour des raisons politiciennes (Montebourg, Hamon, Cahuzac, Ayrault  etc.) et non en fonction de leurs expériences et de leur formation. Le prochain gouvernement comprendra sans doute des ministres plus expérimentés et moins nombreux. Pas sûr cependant qu’il tienne très longtemps car ce qui est en cause c’est l’absence de doctrine du PS (dénoncée par Collomb le maire PS de Lyon et d’autres) et surtout la sociologie du PS composé essentiellement de fonctionnaires qui ne comprennent strictement rien aux réalités économiques et sociales.

Montebourg : Un train pour faire oublier les plans sociaux

Montebourg :  Un train pour faire oublier les plans sociaux

Si Montebourg est à peu près inefficace en matière de chômage, il occupe au moins les médias ; cette fois avec un train ! Depuis son arrivée à Bercy, le ministre du Redressement productif ne cesse de promouvoir « ces entreprises qui produisent en France et qui importent ». C’est dans cet esprit que « ce train doit faire oublier les plans sociaux surmédiatisés », « pour lesquels nous continuerons à nous battre par ailleurs », ajoute prestement Arnaud Montebourg. Ce dernier prend d’ailleurs le temps de remercier chaque partenaire du « train industrie et innovation », dont chacun a « la fibre patriotique », y compris IBM (entreprise française mais de capitaux américains) ou Toyota (constructeur automobile japonais salué par le ministre pour avoir augmenté sa production de véhicules sur son usine de Valenciennes). Ce train n’est-il toutefois qu’une simple opération de communication? « Près de 20.600 offres d’emplois ont été recensées par Pôle emploi qu’il les présentera dans chaque ville-étape », explique Arnaud Montebourg, avant d’ajouter : « De nombreux entrepreneurs concernés seront aussi présents. Ils rencontreront directement les demandeurs d’emploi et à défaut d’entretiens d’embauche, des prises de rendez-vous seront effectuées. » Guillaume Pépy résume : « Ce train, c’est un catalyseur qui provoque des rencontre entre élus locaux, structures d’éducation et de formation, entrepreneurs, chômeurs et jeunes diplômés. » L’idée n’est pas nouvelle. « Le train (lancé mardi prochain) sera même le 271e du genre », reconnaît volontiers Guillaume Pépy. Il faut remonter à 2001 pour voir apparaître le premier « train pour l’emploi ». Proposée par le gouvernement Jospin, cette opération s’est rapidement imposée comme un rendez-vous annuel de la lutte contre le chômage. « Sur quelques trains (pour l’emploi), on a entre 10.000 et 20.000 visiteurs par jours », précise Guillaume Pépy. Près de 200 à 300.000 personnes peuvent être ainsi touchées. « Autant dire que, parmi les 20.000 offres d’emploi que nous allons proposer, certaines devraient trouver preneurs », glisse Arnaud Montebourg aux journalistes. Mais l’emploi industriel reste très technique. Les postes à pourvoir – robinetiers, fraiseurs, stratifieurs ou autres tourneurs -, demandent des formations poussées auxquelles les demandeurs d’emploi n’ont pas toujours accès. « C’est pour ça que nous faisons une réforme de la formation professionnelle« , note Arnaud Montebourg qui veut « créer des ponts » entre les secteurs en crise et ceux qui embauchent. Un dispositif qui suppose toutefois une certaine mobilité géographique et une flexibilité des travailleurs. « C’est pour ça que la bataille contre le chômage se joue aussi dans les têtes », lance le ministre, qui regrette : « Je voudrais qu’on accepte le changement de vie en France. » Et de se faire plus philosophe : « Perdre son emploi est un malheur, mais cela peut permettre de rebondir, de se découvrir une passion pour un autre métier et de tourner la page. » Lutter contre la morosité ambiante, tel est l’autre message que tentera donc de véhiculer le « train industrie et innovation ».

 

Montebourg : bientôt un show au Palais des congrès

Montebourg : bientôt un show au Palais des congrès

Le cheveu fraîchement coupé, le pas décidé, il arpente les couloirs de Bercy d’un tonitruant : « Ça va la presse? » Puis Arnaud Montebourg salue les vingt-deux commissaires au redressement productif, ses « hussards du made in France », ses « bâtisseurs sur le territoire », comme il les surnomme. « Bonjour la Lorraine, bonjour à tous! » Le ministre du Redressement productif a réuni ses troupes à Bercy, vendredi, pour un tonique bilan d’étape. L’occasion de dévoiler de nouveaux chiffres sur son action et de défendre sa méthode : selon son cabinet, 399 dossiers d’entreprises en difficulté ont été traités à la fin février, avec 59.961 emplois préservés sur 70.909 emplois concernés. Son équipe a également imprimé un fascicule détaillant région par région le bilan des troupes, exemples à l’appui. Les chefs d’entreprise dont la structure a été sauvée ont même été invités à « témoigner »… « La politique industrielle, c’est l’Iliade et l’Odyssée, Pénélope et les sirènes, on ne sait jamais si on va arriver à bon port, abonde le ministre au 7ème étage de Bercy. On ne gagne pas toujours, mais quand on se bat, on arrive à préserver des hauts niveaux d’emplois. » Sa méthode? « Tout schuss », comme il l’a rappelé dimanche au Grand Jury sur Europe 1. « Il faut se débruxelliser la tête, défendons nos couleurs, martèle-t-il. Je veux du made in France partout. Débrouillez-vous! Si les industriels ne savent pas faire, on va leur fournir un kit. Dites-leur de nous appeler! » Le crédit d’impôt, la Banque publique d’investissement, l’accord sur la sécurisation de l’emploi, le programme de « relocalisation des activités », une circulaire prochainement signée qui permettra aux commissaires d’intervenir au nom de l’Etat devant les tribunaux de commerce… Le ministre détaille, encore et encore, le « nouvel arsenal de la politique industrielle ». « Leclerc va mettre en place un marketing patriotique. Même les Galeries Lafayette ont décidé de lancer une liste de mariage made in France! Ce ministère, c’est celui de l’unité nationale,  de tous les Français de droite, de gauche et du centre. C’est le ministère des antidépresseurs. » Sur proposition des commissaires, de nouvelles idées sont soumises à l’étude, comme la création d’un fichier recensant toutes les entreprises à la recherche d’un repreneur ou d’un nouvel actionnaire. Avant de rappeler, façon rock-star, le succès de son dernier bébé, les « nouveaux objets de la France industrielle » présentés chaque mois au ministère. « On a commencé à Bercy, on ira dans les théâtres de province et on finira au Palais des Congrès devant 5.000 personnes

 

FO signe le mercredi un accord compétitivité contesté dans la rue le mardi

FO signe  le mercredi un accord compétitivité contesté dans la rue le mardi

Force Ouvrière (FO) a fini par signer l’accord de compétitivité avec Renault. Cet accord engage le constructeur automobile français à maintenir ses sites de production en France, en échange d’efforts consentis par les salariés. FO ne voulait pas signer cet accord en raison d’une clause de mobilité jugée inacceptable. « La mobilité des salariés était obligatoire, sur des distances parfois indécentes, ouvrant la porte à des possibilités de licenciements pour refus de mobilité. Ce point n’était pas acceptable », écrit le syndicat dans un communiqué. Sur ce point, FO a obtenu que cette mobilité soit fondée sur la base du volontariat. Le syndicat a également obtenu que Renault ne s’engage pas seulement sur le maintien des sites de production, mais également sur un volume de production minimum, afin d’éviter les usines vides. D’après cet accord, l’ex-Régie promet d’assurer une production de 85% de ses capacités de production française, soit un volume de production de 710 000 voitures. La signature de FO joint à celle de la CFE-CGC permet de franchir le seuil de 30% des voix obtenues  aux élections professionnelles (respectivement 15,6% et 29,7% des voix) qui permet de valider cet accord.  Mais attention, il ne faudrait  pas maintenant que les syndicats opposés à l’accord fassent jouer leur droit d’opposition. Ils peuvent faire jouer ce droit s’ils représentent plus de 50% des voix recueillies aux élections professionnelles. Mais comme la CFDT (19,1% des voix) avait déjà qualifié le projet d’accord équilibré, il y a peu de risques. De son côté, la CGT (25,2%) a dénoncé une « nouvelle régression sociale ».  Avec cet accord, les salariés verront leurs salaires gelés en 2013, et verront leur temps de travail allongé. Ils pourront également assurer une mobilité entre les différents sites du groupe, en cas de surcharge saisonnière de production sur un site et de ralentissement sur un autre site. Renault espère économiser 300€ de coûts de production par véhicule. Pourtant, Force Ouvrière a manifesté aux côtés de la CGT pour s’opposer à l’adoption du projet de loi (qui sera présenté le 6 mars en Conseil des ministres) reprenant l’accord sur le marché de l’emploi du 11 janvier qu’elles ont refusé de signer, à la différence de la CFDT. Pour Jean-Claude Mailly, secrétaire générale de FO, cet accord fait la part belle à la flexibilité.

Annonce taxe diesel : un mauvais signe pour le marché

Annonce taxe diesel : un mauvais signe pour le marché

Le  marché automobile français n’avait pas besoin d’être déstabilisé par les incertitudes sur l’avenir du diesel. Si une augmentation des taxes sur le gazole est écartée cette année, un alignement sur le prix de l’essence (17 centimes d’écart par litre) reste une «piste de travail» pour Matignon. De même, Arnaud Montebourg réfléchit à une «prime de conversion» pour les véhicules diesel anciens, aux contours encore indéfinis.  Mais le PDG de Renault, Carlos Ghosn, s’interroge sur l’opportunité d’opposer la technologie diesel, sur laquelle l’Europe est en pointe, à celle de l’essence dans le contexte actuel de marasme du marché automobile en France et en Europe. «Au moment où l’Europe s’enfonce dans une crise, est-ce vraiment le moment de réduire la compétitivité du diesel en changeant les règles?», s’est-il interrogé. «Nous n’y sommes pas favorables mais au final ce sera aux gouvernements de trancher», a-t-il ajouté. Le directeur des marques de PSA Peugeot Citroën, Frédéric Saint-Geours, a également défendu le diesel qu’il qualifie de «motorisation d’avenir». Le constructeur automobile français est «le leader mondial du diesel et tout ce qui touche à cette chaîne de traction nous intéresse», ajoute le dirigeant. «Depuis 2011, les normes font que tous les diesels ont un filtre particule, ce qui fait que le sujet santé est derrière nous», a encore affirmé Frédéric Saint-Geours. PSA vend près de la moitié de ses véhicules équipés d’un moteur diesel dans le monde et cette proportion monte à 70% en France. De même, François Roudier, porte-parole du Comité des constructeurs français d’automobiles (CCFA), condamne toute hausse de la fiscalité sur le gazole. Il craint une «vraie menace pour leur compétitivité, mais aussi pour toute la filière, et ­notamment les concessionnaires, qui se retrouveraient avec d’énormes stocks». «PSA et Renault disposent, certes, de petits moteurs à essence, mais vous trouvez l’équivalent chez Chevrolet ou Hyundai-Kia. Alors que sur les petits modèles diesel, les Français ont un avantage compétitif», y compris sur VW ou Opel, estime Bernard Jullien. «La convergence entre le prix de l’essence et celui du diesel, qui paraît toutefois inévitable en France», doit donc selon lui se faire «sur la durée» pour que les constructeurs français puissent s’adapter. Les industriels se demandent en outre quel sera l’impact «de la sortie de dispositifs de type prime à la casse, souvent suivis d’un effondrement des ventes», note-t-on chez PSA. Par ailleurs, les spécialistes déplorent «l’incertitude qui crée forcément des comportements attentistes. Le consommateur qui se demandait s’il va investir dans un véhicule diesel va différer son achat avant d’en savoir plus», explique Flavien Neuvy, responsable de l’observatoire Cetelem de l’automobile. Le débat sur la fiscalité «crée une interrogation sur la valeur de revente des véhicules diesel qui pourrait entraîner des hésitations», renchérit Bernard Jullien, directeur du Gerpisa, un groupe de réflexion sur l’automobile. Le gouvernement aurait donc intérêt à donner rapidement des précisions sur une éventuelle prime. «C’est un dossier sur lequel nous sommes en train de faire travailler les services, mais nous n’avons pas de pistes pour l’instant. Il n’y aura pas de réponses dans les semaines à venir», souligne l’entourage d’Arnaud Montebourg, qui ajoute qu’aujourd’hui «on ne sait pas comment financer» un nouveau dispositif d’incitation. Ce sujet est un véritable casse-tête. Les réflexions du ministère du Redressement productif semblent porter sur les voitures diesel très anciennes (plus de 15 ans, selon un professionnel). «Du point de vue de la santé publique, c’est une bonne chose, mais les détenteurs de tels ­véhicules se trouvent généralement dans une situation financière très précaire. Même en leur donnant 1000 euros, peu auront les moyens de changer de voiture», souligne-t-il. Par ailleurs, il semble impossible d’exclure du dispositif les voitures fabriquées à l’étranger. Autre piste, inclure dans le dispositif des aides à l’achat de véhicules d’occasion jeunes. «Vous attirerez beaucoup de monde, mais ça coûte plusieurs milliards sans véritable effet sur le marché des véhicules neufs», observe Bernard Jullien.

 

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« Rémunérations abusives »: un projet de loi en France

« Rémunérations abusives »: un projet de loi en France

Les Suisses ont largement plébiscité dimanche l’initiative limitant les « rémunérations abusives » des patrons des sociétés cotées ou à l’étranger, en les soumettant au vote des actionnaires. Le projet suisse prévoit en outre l’interdiction des parachutes dorés, ces indemnités de départ de patrons ayant souvent défrayé la chronique dans la Confédération mais aussi en Europe et aux États-Unis En France, après le décret plafonnant les rémunérations des patrons d’entreprises publiques cet été, le gouvernement s’était attelé à une réforme de l’encadrement des rémunérations, secondé en cela par la Commission européenne qui a annoncé une directive à venir.  Pour l’instant, « il n’y a pas de texte prêt » mais « des questions qui font l’objet de discussions », assure la même source.  Parmi elles, la réforme phare consisterait à soumettre à l’assemblée générale des actionnaires l’ensemble de la rémunération du ou des dirigeants d’une grande entreprise cotée. Le code des organisations patronales Afep/Medef de gouvernance des entreprises auquel se conforment l’immense majorité d’entre elles prévoit actuellement que les salaires fixes et variables soient décidés par le seul conseil d’administration, lui-même élu par les actionnaires.  A la différence de la Suisse, le gouvernement pourrait décider que cet avis de l’assemblée générale ne soit que consultatif. Mais selon Bruno Fourage, analyste chez Mercer, l’impact sera le même. Quand une assemblée générale « vote contre, il est rarissime que les dirigeants au Conseil passent outre », affirme-t-il à l’AFP.  En France, l’attribution de stock-options, d’actions gratuites, de retraites dites chapeau (supplémentaires, payées par l’entreprise), ou d’indemnités d’arrivée ou de départ sont déjà soumises à l’avis des actionnaires.  Les parachutes dorés, qui ont été dimanche complètement interdits en Suisse, sont également déjà réglementés en France. Le code Afep-Medef les plafonnent à deux ans de rémunération maximum lorsque le chef d’entreprise est contraint à partir. S’il quitte son poste parce que l’herbe est plus verte ailleurs, ils sont interdits.  Autre piste à l’étude au gouvernement, la nomination d’un administrateur indépendant à la tête du comité des rémunérations de l’entreprise.   »Je serais Bercy, je me dirais, +ce qu’ont fait les Suisses, c’est mineur parce que nous, ce qu’on est en train de préparer, c’est plus complet+ », a commenté Bruno Fourage.  Le gouvernement réfléchit enfin sur la question des retraites chapeau, qui ne bénéficient pas qu’aux dirigeants mais à un ensemble d’exécutifs, et envisagent de les plafonner. A l’heure actuelle, la seule contrainte est que leur bénéficiaire puisse témoigner d’une ancienneté suffisante dans l’entreprise.  Idéalement, reconnaît-on, le gouvernement souhaiterait « avoir une démarche volontaire des entreprises, éventuellement sanctuarisée ensuite dans un texte législatif ». Mais « il faut voir si c’est faisable et compatible avec la volonté d’avancer relativement vite ».  Pas sûr en effet que l’AFEP et le Medef soient prêts à revoir leur code s’ils n’y sont pas contraints. D’autant plus que la campagne pour la présidence de la principale organisation patronale française est ouverte et la question des rémunérations sensible.

 

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Marine Le Pen ; un référendum sur la sortie de l’UE ou de Hollande ?

Marine Le Pen ; un référendum sur la sortie de l’UE ou de Hollande ?

Marine Lepen demande un  référendum sur la sortie de l’Union Européenne ; En fait un référendum à double tiroir qui vise aussi la sortie de Hollande.  Elle ne l’obtiendra pas évidemment mais sa proposition va gêner Hollande qui s’interroge sur un référendum sans trop de risques pour remonter une popularité qui s’écroule ; Du coup la proposition de Le Pen risque de bloquer Hollande sur l’éventualité d’une consultation nationale. Il est clair que quelque soit le sujet, les français –comme souvent – risquent de ne pas répondre à la question et de manifester leur mécontentement à l’égard de Hollande. « Je demande solennellement au président de la République d’organiser en janvier 2014 (…) un référendum sur la sortie de la France de l’Union européenne », a déclaré Mme Le Pen à l’issue de la réunion du Conseil national de son parti dans un hôtel à Sèvres (Hauts-de-Seine).   »Nous appellerons quant à nous à voter pour cette sortie de l’UE, sauf si le gouvernement français parvient entre-temps à ouvrir de solides négociations et qu’il obtient l’ensemble des quatre réformes de fond minimales », a prévenu la dirigeante d’extrême droite.  Ces quatre réformes sont un « retour organisé aux monnaies nationales », la « dissolution de l’espace Schengen », « l’autorisation du patriotisme économique et la réindustrialisation avec le protectionnisme à nos frontières », et enfin la « primauté à nouveau du droit national sur le droit européen ».  Mais, a jugé Mme Le Pen, « nous ne croyons pas que le gouvernement veuille ou puisse obtenir ces résultats, et nous pensons que la sortie de l’UE sera en réalité la seule issue possible, aussi positive qu’enthousiasmante ».  La présidente du FN avait émis déjà à plusieurs reprises cette proposition de référendum mais sans la dater, expliquant encore vendredi dans un entretien au Figaro qu’elle « défendrait ce plan d’action » à l’occasion des élections européennes de 2014, soit après la date à laquelle elle demande désormais ce référendum.   »Si le gouvernement (le) refuse, nous ferons des élections européennes un grand référendum pour ou contre la sortie de l’UE », a menacé Mme Le Pen.   »Si la classe politique se refuse à organiser ce référendum, c’est parce qu’ils sont convaincus que les Français n’ont plus envie de cette UE », estime la leader frontiste. Elle affirme toutefois « entrevoir un printemps des peuples européens » après notamment « la révolte des urnes en Italie qui a permis de chasser le candidat des banques et de l’UE Mario Monti ». Cela « mènera vers la libération de tout ce qui nous asservit et de la force qui en est l’origine: l’UE », a-t-elle prédit.  D’après elle, la France sera en janvier 2014 à « la croisée des chemins » face à « la disparition des frontières », « l’austérité » et « la disparition de toutes les protections ».  La députée européenne a notamment pointé à plusieurs reprises le danger que représenterait « l’arrivée de la Bulgarie et de la Roumanie dans l’espace Schengen sans aucune limite », une arrivée qui n’est pour l’instant pas encore acquise, plusieurs pays ayant exprimé leurs réticences.  Interrogée sur son attitude en cas victoire du non au référendum qu’elle propose s’il était accepté, la patronne du FN a expliqué qu’elle ne ferait pas comme le général de Gaulle en 1969: « Non, je ne me retirerais pas, car je ne suis pas dans (sa) situation, j’aimerais d’ailleurs, bien sûr », a-t-elle lancé.

 

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Italie : un non à cette Europe qui sera suivie d’autres dans d’autres pays

Italie : un non à cette Europe qui sera suivie d’autres dans d’autres pays

 

Réactions irrationnelles, mouvement de colère, populisme, comment qualifier les réactions des italiens ? C’est sans doute clairement un nom à cette Europe là et un nom aussi à la classe politique traditionnelle. Pour la première fois l’Europe a été au centre de la campagne, et le candidat de cette Europe, premier ministre sortant, encensé à Bruxelles comme le sage d’entre les sages, présenté comme un exemple, a été brutalement rejeté par son peuple. Il plafonne à 10%. Pier Luigi Bersani, candidat d’une coalition de gauche regroupé autour du Parti démocrate, et gagnant très relatif, considère que la rigueur n’est pas une panacée. Ce qu’a dit l’europhile Italie, hier soir, c’est un Non à l’Europe telle qu’on la dicte depuis Bruxelles, ses troïkas, ses plans d’austérité, ses techniciens, ses professeurs, ses statistiques, et ses économistes qui viennent dire à la télévision, sur le ton de l’évidence exaspérée, qu’il faut se couper les pattes pour se remettre sur pied.    Que va faire l’Italie avec sa majorité socialiste à l’assemblée, et minoritaire au sénat ? Qui pourra gouverner, et avec quelle alliance ? Mais comment va réagir Bruxelles à ce message monté de Rome ? C’est une immense question, de portée continentale.  L’Europe pourra se dire qu’elle était folle, aussi folle au fond que Beppe Grillo, d’avoir pensé que la potion de Mario Monti serait supportée après avoir plongé son pays dans la récession, baissé les pensions, fermé 104 000 entreprises, mis huit millions de personnes sous le seuil de la pauvreté, et fait monter le taux de chômage des jeunes à 37%.   L’Europe pourra aussi s’en tenir au diagnostic du ministre allemand des affaires étrangères, Guido Westerwelle : « l’important est que la ligne pro-européenne et les réformes continuent ». Dans ce cas tout continuera effectivement, comme si de rien n’était, le vote d’hier sera présenté comme une curiosité locale, on tentera de l’escamoter comme le Non de 2005, mais des Grillo et des Berlusconi apparaitront partout pas seulement en Italie, ailleurs. Cette Europe de la seule austérité, sans véritable stratégie de redressement de la croissance, sans vrai projet politique autre que le libre échange connaitra le même sort dans nombre de pays condamné au chômage, à la pauvreté et au désespoir.

 

Un accord UE/USA pour libéraliser davantage ?

Un accord UE/USA pour libéraliser davantage ?

 

On peut se demander s’il est bien opportun-en ce moment-de négocier un accord de libre échange avec les Etats Unis qui pourraient profiter de la baisse artificielle  de leur monnaie pour attaquer les marchés européens ( ou en profiter pour nous faire goûter les joies du boeuf aux homones!). En effet Les négociations entre les Etats-Unis et l’Union européenne (UE) sur l’établissement d’un accord de libre-échange, annoncées la semaine dernière et prévues d’ici juin, bénéficieront de conditions particulièrement favorables, après l’échec de plusieurs pourparlers au cours des vingt dernières années. Dans un communiqué publié la semaine dernière, le président américain Barack Obama, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy recommandent l’ouverture de négociations en vue d’un accord élargi sur le commerce et les investissements. Un projet d’accord transatlantique de ce type a été bloqué par la France en 1998, par crainte de devoir baisser les taxes sur les produits agricoles. Quelques années plus tard, le cycle de négociations sur le commerce de Doha, entamé en 2001, a de nouveau été un échec. Le commerce agricole demeure le principal point d’achoppement entre l’UE et les Etats-Unis, les restrictions européennes sur les OGM ou le boeuf nourri aux hormones étant par exemple bien plus sévères, mais le secteur a perdu de son importance dans les échanges entre les deux puissances. Depuis deux ans, le marché mondial des produits agricoles a connu une diversification qui a atténué l’aspect bilatéral du commerce en la matière entre les Etats-Unis et l’UE. Les subventions à l’agriculture restent cependant les plus importantes dans le budget européen 2014-2020, difficilement approuvé à l’issue du sommet tenu au début du mois entre chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union. Selon Fredrik Erixon, directeur de l’European Centre for International Political Economy (Ecipe), un centre de réflexion basé à Bruxelles, la Commission européenne pourrait mettre à profit les pourparlers avec les Etats-Unis pour plaider sur le plan intérieur en faveur d’une libéralisation économique plus importante .

 

 

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Suicide de chômeurs : un révélateur de la désespérance sociale

Suicide de chômeurs : un révélateur de la désespérance sociale

 

De psychiatre tentent d’expliquer la vague de suicides notamment d’immolation comme un acte d’extériorisation d’une souffrance intérieure. Sans doute mais il s’agit surtout de l’émergence de la désespérance sociale ; le contexte personnel est bien sûr à prendre en compte et chaque cas de ce point de vue présente des différences mais des facteurs explicatifs communs permettent de comprendre pourquoi  certaines personnes désespèrent à ce point de la société. En fait, les organisations collectives sont de plus en plus discréditées surtout les organisations politiques. Complètement recentrées sur elles mêmes, ce sont des superstructures qui se reproduisent en ignorant l’objet même de leur existence, notamment l’intérêt collectif. On prend le pouvoir pour le pouvoir, après on ne sait pas quoi en faire ; souvent c’est par méconnaissance des réalités économiques et sociales, parfois par manque de courage. Cela ne vaut pas seulement pour les organisations politiques ou les collectivités publiques. La masse ne croît plus dans la capacité des organisations à les représenter. C’est évidemment une crise économique mais tout autant politique et culturelle. Qui pourrait vraiment être étonné que des chômeurs se suicident ? Rien n’est réellement fait pour les prendre en charge, surtout pas « pôle emploi » une administration d’environ  50 000 personnes complètement incompétentes en matière de reclassement. Une raison simple : la plupart n’ont jamais travaillé ailleurs que dans l’administration et on leur demande de gérer des adaptations au marché du travail du privé. Certes on sait que certains chômeurs profitent du système et cet amalgame entre vrais chômeurs (la grosse majorité)  et faux chômeurs freine aussi une vraie prise en charge. La plupart des chômeurs n’ont pas choisi cette situation, socialement précaire et psychologiquement douloureuse. D’une certaine manière « pole emploi » en rajoute à la souffrance en imposant des procédures ridicules, une sorte d’humiliation supplémentaire pour celui qui est déjà désespéré d’avoir perdu son emploi, en même temps son statut social voire familiale ; Si  le phénomène devait s’amplifier-ce qui n’est pas souhaitable- il faudrait alors interroger sur une société devenue économiquement et socialement inefficace mais surtout en panne de valeur de solidarité et d’humanité.

 

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Suicide de chômeurs : un révélateur de la désespérance sociale

Suicide de chômeurs : un révélateur de la désespérance sociale

 

De psychiatre tentent d’expliquer la vague de suicides notamment d’immolation comme un acte d’extériorisation d’une souffrance intérieure. Sans doute mais il s’agit surtout de l’émergence de la désespérance sociale ; le contexte personnel est bien sûr à prendre en compte et chaque cas de ce point de vue présente des différences mais des facteurs explicatifs communs permettent de comprendre pourquoi  certaines personnes désespèrent à ce point de la société. En fait, les organisations collectives sont de plus en plus discréditées surtout les organisations politiques. Complètement recentrées sur elles mêmes, ce sont des superstructures qui se reproduisent en ignorant l’objet même de leur existence, notamment l’intérêt collectif. On prend le pouvoir pour le pouvoir, après on ne sait pas quoi en faire ; souvent c’est par méconnaissance des réalités économiques et sociales, parfois par manque de courage. Cela ne vaut pas seulement pour les organisations politiques ou les collectivités publiques. La masse ne croît plus dans la capacité des organisations à les représenter. C’est évidemment une crise économique mais tout autant politique et culturelle. Qui pourrait vraiment être étonné que des chômeurs se suicident ? Rien n’est réellement fait pour les prendre en charge, surtout pas « pôle emploi » une administration d’environ  50 000 personnes complètement incompétentes en matière de reclassement. Une raison simple : la plupart n’ont jamais travaillé ailleurs que dans l’administration et on leur demande de gérer des adaptations au marché du travail du privé. Certes on sait que certains chômeurs profitent du système et cet amalgame entre vrais chômeurs (la grosse majorité)  et faux chômeurs freine aussi une vraie prise en charge. La plupart des chômeurs n’ont pas choisi cette situation, socialement précaire et psychologiquement douloureuse. D’une certaine manière « pole emploi » en rajoute à la souffrance en imposant des procédures ridicules, une sorte d’humiliation supplémentaire pour celui qui est déjà désespéré d’avoir perdu son emploi, en même temps son statut social voire familiale ; Si  le phénomène devait s’amplifier-ce qui n’est pas souhaitable- il faudrait alors interroger sur une société devenue économiquement et socialement inefficace mais surtout en panne de valeur de solidarité et d’humanité.

 

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PSA : Un médiateur nommé à Aulnay

PSA : Un médiateur nommé à Aulnay

 

Une centaine de salariés de l’usine PSA Peugeot Citroën d’Aulnay ont manifesté dans la matinée de ce jeudi 14 février à proximité de l’Elysée pour dénoncer l’accord sur le plan de sauvegarde de l’emploi et réclamer, avec succès, la nomination d’un médiateur. L’usine d’Aulnay-sous-Bois, qui emploie 2.800 personnes, doit fermer en 2014. Elle est quasiment à l’arrêt depuis un mois en raison d’une grève à l’appel de la CGT. Mardi, une majorité d’organisations syndicales ont émis un avis favorable au plan social annoncé en juillet prévoyant la suppression de 8.000 emplois auxquels doivent s’ajouter 1.500 départs naturels non remplacés. Mais la CGT qui représente 23% des salariés, y est fortement opposée, dénonçant un accord de honte. Regroupés derrière une banderole « Non à la fermeture d’Aulnay », les salariés rassemblés à l’appel de la CGT, de Sud et de la CFTC, ont crié « Le changement c’est maintenant, il y en a marre des promesses! » ou « Interdiction des licenciements ». Après qu’une délégation d’une dizaine de syndicalistes ait été reçue par Michel Yahiel, conseiller social de François Hollande, le ministre du Travail Michel Sapin a annoncé la nomination de Marc Leray comme médiateur pour « favoriser le retour au calme et le rétablissement du dialogue » dans l’usine PSA d’Aulnay-Sous-Bois, théâtre de « tensions de plus en plus fortes« . Selon un communiqué du ministère, Michel Sapin, constatant que ces tensions « ne permettent plus un dialogue serein » dans le site, « a demandé à M. Marc Leray, directeur du travail, responsable de l’unité territoriale de Seine-Saint-Denis, de se rapprocher de toutes les parties prenantes afin de favoriser le retour au calme et le rétablissement du dialogue dans l’usine ». Une source gouvernementale a expliqué à l’AFP que « manifestement il y a des tensions entre la CGT et les autres syndicats, avec une direction qui de son côté a du mal à sortir des mtéhodes musclées », « il fait faire baisser ces tensions ». Pour le délégué CGT Jean-Pierre Mercier cette nomination d’un médiateur a pour objectif de « rouvrir le dossier de la fermeture [et] continuer les négociations sur les conditions de la fermeture » de l’usine d’Aulnay. Il a néanmoins appelé les salariés à poursuivre la grève.

 

 

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Un chômeur en fin de droits se suicide devant Pôle Emploi

Un chômeur en fin de droits se suicide devant  Pôle Emploi

 

Un homme, chômeur en fin de droit d’indemnisation, a mis fin à ses jours ce mercredi à Nantes en s’immolant par le feu devant l’agence Pôle Emploi de son domicile après s’être aspergé d’essence, selon des sources policières. Plusieurs médias locaux avaient reçu lundi un mail de cet homme, âgé de 43 ans, annonçant son intention de passer à l’acte dans la semaine devant son agence de Nantes-Est, pour protester contre le rejet de son dossier alors qu’il estimait avoir travaillé suffisamment d’heures. La direction de Pôle Emploi à Paris a confirmé ce suicide et que l’homme était bien inscrit dans cette agence et en fin de droits.

 

Copé, un sentimental qui s’ignore, veut être aimé des français

Copé, un sentimental qui s’ignore,  veut être aimé des français

Jean-François Copé souhaite non seulement être réhabilité dans les sondages mais il veut l’ amour en plus. C’est peut-être beaucoup demander en même temps.  M. Copé a accordé un long entretien au magazine qui lui consacre quatre pages dans son édition de cette semaine, dont une grande photo de lui avec son épouse Nadia. De manière inhabituelle, il emploie un ton assez intimiste, évoquant la crise à l’UMP, sa relation avec les Français mais aussi ses liens avec sa famille.  Après le vote pour la présidence de l’UMP en novembre, et les graves dissensions qui s’en sont suivies dans le parti, « j’ai vite compris que je faisais office de bouc émissaire », affirme M. Copé, dont la cote dans les sondages avait plongé.  François Fillon lui avait contesté sa victoire, fillonistes et copéistes s’accusant mutuellement d’avoir triché.   »Pendant un mois, je n’ai pas lu un journal ni allumé la télé. Je me faisais raconter ce que j’avais besoin de savoir. Je ne voulais pas avoir l’esprit déformé par des commentaires externes, souvent haineux », dit-il, ajoutant que son « unique objectif » était « d’assurer la survie de (sa) famille politique ».   »Le spectacle lamentable de ces querelles de personnes m’a éloigné des Français », reconnaît-il, ajoutant: « Beaucoup ont pensé que la politique politicienne l’emportait sur leurs préoccupations, ils avaient raison. J’ai éprouvé à cet égard un grand sentiment d’injustice ».  Evoquant sa « relation affective » avec ses administrés à Meaux, ville dont il est député-maire, il dit qu’il « espère pouvoir construire cela avec les Français ».  Il revient également sur « l’affaire du pain au chocolat ». Ses propos sur un jeune qui se serait fait « arracher son pain au chocolat par des voyous » au motif « qu’on ne mange pas au ramadan » avait provoqué l’ire des associations musulmanes.  Selon lui, les commentateurs ont « sciemment ou non commis un contresens » sur ses propos. « Ils ont affirmé que je critiquais la pratique du ramadan. C’était tout l’inverse. Je dénonçais les intégristes », assure-t-il.  Le président de l’UMP réaffirme qu’il « est et sera toujours dans un refus total d’alliance avec le Front national ».

 

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Santé : à défaut de politique Ayrault nomme un comité des sages

Santé : à défaut de politique Ayrault nomme un comité des sages

« Une médecine de parcours » voila la nouvelle stratégie en matière de santé ; un concept tellement flou qu’Ayrault confie à un comité des sages le soin d’y réfléchir. Toujours la même méthode avant les élections, on promet tout et n’importe quoi. Au pouvoir, le roi est nu, on confie alors à des experts le soin de faire des propositions. La politique des experts en quelque sorte ; Dès lors à quoi servent les politiques si leur ligne consiste à additionner des avis d’experts de  chaque secteur ; avis forcément contradictoires car les experts d’un secteur ne sauraient prendre en compte la problématique globale Or ce sont précisément ces contradictions qui sont au cœur de la crise. Ce ne sera pas l’œuvre de quelques mois, mais des cinq ans, voire des dix ans à venir », a-t-il prévenu, entouré des ministres de la Santé, Marisol Touraine, et de la Recherche, Geneviève Fioraso. Après avoir visité plusieurs services du CHU de Grenoble, très en pointe notamment dans le domaine de la périnatalité et du traitement de la maladie de Parkinson, et rencontré des médecins de ville regroupés en pôle de santé, il a défini ce qu’il appelle une « stratégie nationale de santé ».  Cette stratégie repose sur une « médecine de parcours » en organisant le parcours de soins des patients. « Cela signifie que ce n’est pas au patient de coordonner lui-même la série d’actes ou d’interventions dont il a besoin », a-t-il expliqué, une allusion au « nomadisme médical » de certains patients qui consultent beaucoup de praticiens, une pratique coûteuse pour la Sécurité sociale. Cette médecine de parcours « doit reposer sur la coopération des professionnels » de la médecine de ville et de l’hôpital, a dit le Premier ministre qui avait entendu auparavant des témoignages de médecins libéraux regrettant le cloisonnement entre les deux médecines.  Pour cette grande réforme « nous nous appuierons sur un comité des sages, composé de hautes personnalités du monde de la santé et de la recherche », a-t-il précisé, confiant la coordination de ces travaux à Alain Cordier, inspecteur général des finances et ancien directeur général de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP).   »Demain, si nous ne faisons rien, nous risquons de voir se développer une médecine à deux vitesses: une offre pointue et complète pour ceux qui auront les moyens de payer, et le service minimum pour tous les autres », a mis en garde Jean-Marc Ayrault.  Une réforme sous la pression budgétaire Mais la réforme devra se faire en tenant compte des contraintes budgétaires, le chef du gouvernement réaffirmant sa volonté « d’assurer le retour à l’équilibre des comptes de l’assurance maladie ». « Pour cela, il faut apprendre à dépenser mieux », a-t-il souligné.  Dans ce but, les moyens des ARS (agences régionales de santé) seront renforcés, a-t-il dit, souhaitant aussi une restructuration de la « myriade d’agences sanitaires et de caisses ».  Il a appelé à la poursuite des « efforts contre les déserts médicaux », souhaitant qu’une « réflexion » s’engage sur la formation de tous les professionnels de santé.  Quant à la recherche médicale, elle sera « l’une des priorités du prochain agenda stratégique de la recherche ».  Il a mis l’accent sur la prévention, qui représente seulement « 2% des dépenses de santé » et la santé mentale: « Ces réformes trouveront leur place dans la loi de santé publique qui sera votée l’an prochain », a indiqué le Premier ministre.  Les patients ne seront pas oubliés, a également indiqué M. Ayrault, appelant de ses voeux un bilan de la loi Kouchner du 4 mars 2002 sur les droits des malades pour « prendre en compte l’attente de nouveau droits individuels et collectifs pour les patients ».  M. Ayrault a profité de sa visite grenobloise pour rencontrer les urgentistes du CHU de cette ville qui menacent de démissionner si davantage de moyens ne leur sont pas accordés.

 

FOOT : un réseau international de matchs truqués

FOOT : un réseau international de matchs truqués

«C’est un réseau de matchs truqués présumés d’une ampleur jamais vue auparavant». Cette phrase de Rob Wainwright, le directeur de l’Office européen de police Europol, est peut-être le prélude à l’une des plus grandes affaires de corruption jamais connue dans le monde du ballon rond, et plus généralement dans celui du sport. Lors d’une conférence de presse lundi matin à La Haye, le responsable a en effet annoncé que son organisation était en train d’enquêter sur plus de 380 matchs suspects, ayant amené à plus de 8 millions d’euros de gains sportifs illégaux. 425 personnes (joueurs, arbitres, criminels) ont déjà été identifiées dans plus de 15 pays, et Europol affirme disposer de preuves suffisantes sur plus de 150 d’entre elles. La nouveauté de cette affaire réside non pas dans le caractère international du scandale (ce qui est déjà le cas de la majorité des affaires de paris), mais plutôt dans le nombre de matchs concernés. Outre les 380 rencontres en Europe, incluant deux matchs de la Ligue des Champions et deux éliminatoires de la Coupe du Monde, Europol a dénombré 300 rencontres suspectes en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Les autres doutes concernent des matchs des championnats allemand, turc et suisse. Tous ont eu lieu entre 2008 et 2011. «Nous avons les preuves qu’un groupe criminel basé à Singapour est impliqué de près dans ces matchs truqués (…) C’est d’ailleurs la première fois que nous avons des preuves presque irréfutables que le crime organisé opère aussi dans le monde du football», a déploré Rob Wainwright, tout en se refusant à citer les noms de joueurs ou de clubs actuellement sous surveillance. De son côté, l’UEFA a pris acte, déclarant dans un communiqué attendre plus de détails sur ces investigations avant de les transmettre aux «instances disciplinaires compétentes afin que les mesures adéquates soient prises». Selon les enquêteurs d’Europol, les membres du réseau payaient jusqu’à 100.000 euros par match pour obtenir les bonnes grâces des arbitres et/ou influencer les performances des joueurs. Au total, plus de deux millions d’euros auraient ainsi servi à corrompre les joueurs, rien que sur les matchs européens. Les criminels présumés se chargeaient ensuite de passer des paris sportifs chez des opérateurs asiatiques, dont l’offre est plus large que sur le Vieux Continent. «C’est la preuve qu’aucune compétition, ni aucun pays n’est épargné par ce risque, y compris ceux totalement fermés aux paris sportifs en ligne comme l’Allemagne», explique Jean-François Vilotte, le président de l’Autorité de régulation des jeux en lignes (Arjel).

 

 

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Mali : un don du Japon !

Mali : un don du  Japon !

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De toute évidence les grandes puissances ne souhaitent pas s’engager au Mali, alors on multiplie les messages d’encouragement à la France ou les dons. Ainsi, Le ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida, a annoncé mardi que son pays allait faire un don de 120 millions de dollars pour aider à stabiliser le Mali et le Sahel, quelques jours après la mort de dix Japonais dans une prise d’otages en Algérie, attaque liée au conflit dans cette région d’Afrique du Nord. « Cela doit aider la région à renforcer sa gouvernance et sa sécurité, y compris via des opérations de maintien de la paix », a-t-il expliqué, précisant que ce don vise à « renforcer la Mission internationale de soutien au Mali (Misma) et à réduire la pauvreté qui peut constituer le terreau du terrorisme ».

 

 

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Caisse d’Epargne : après kerviel, un autre lampiste condamné ou la justice implacable !

Caisse d’Epargne : après kerviel, un autre lampiste condamné ou la justice implacable !

 

Des dizaines de milliards paris en fumée du fait de la spéculation irresponsable des banques ; pourtant en France aucun grand patron de banques n’a eu la moindre condamnation. Certes certains ont été débarqués mais avec de confortables retraites chapeau. Un justice implacable donc mais pour   les pauvres  types. Deux responsables donc  seulement pour l’instant ; deux lampistes-qui payent pour tous les autres. Dernière condamnation en date celle d’un trader de la caisse d’épargne.  Qui fait perdre en abusant de la confiance de la banque, paye. C’est bien la «jurisprudence» Kerviel qui a été appliquée dans l’affaire Picano-Nacci . Ce faisant, en condamnant ce matin l’ex-trader de la Caisse d’Epargne, accusé d’avoir fait perdre 315 millions d’euros à la banque, à deux ans de prison avec sursis pour abus de confiance, le tribunal correctionnel de Paris n’a pris aucun risque. Boris Picano-Nacci devra en outre rembourser l’intégralité des pertes, soit 315 millions d’euros, au titre des dommages et intérêts à la banque. L’emprisonnement avec sursis signifie que Boris Picano-Nacci n’ira pas en prison, mais les dommages et intérêts sont «impossibles à la dimension d’un homme», a admis en sortant de l’audience l’avocat de la banque, Jean Reinhart, qui a expliqué que celle-ci pratiquerait «le recouvrement avec tact, intelligence et discernement». L’avocat dit espérer que «l’affaire s’arrête là» et examinera avec l’avocat de Boris Picano-Nacci, Martin Reynaud, «quelque chose de supportable». Comme dans l’affaire Kerviel, l’ex-trader de la Société Générale, le tribunal a fait une stricte application de la jurisprudence de la Cour de cassation, qui veut que l’intégralité du dommage soit réparée par la personne qui a commis le délit quelle que soit l’attitude de la victime. En d’autres termes, peu importe les mots très durs de la Commission bancaire envers les défauts de surveillance de la banque, Boris Picano-Nacci, comme Jérôme Kerviel, a, pour les juges, outrepassé son mandat. A une différence près. Les deux traders ont des personnalités bien différentes. Boris Picano-Nacci «n’est pas une faussaire, il n’a jamais eu l’intention de nuire à la banque mais s’est laissé entraîner dans une dérive dangereuse par un sentiment de toute-puissance et un déni du mandat qui lui était confié», avait noté dans son réquisitoire le procureur Serge Roques. Le tribunal, lui ne s’attarde pas sur la personnalité du trader et, reprenant une des argumentations de l’ordonnance de renvoi, note que «même s’il n’est pas établi qu’il [Boris Picano-Nacci, NDLR] a agi par malveillance a commis de graves détournements (…) [en] se lançant dans une série d’opérations à haut risque au mépris des instructions reçues de sa hiérarchie et en profitant des imperfections du système de contrôle». Pour la défense, les agissements de Boris Picano-Nacci relevaient au contraire de «fautes professionnelles» sans intention frauduleuse.

 

 

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