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Hollande va parler, de quoi ? d’un nouveau pacte

Hollande va parler, de quoi ?  d’un nouveau pacte

 

Portait au vitriol de Hollande sur France 2, un président auusi ambigu en politique que dans ses relations avec les femmes. Une sorte de sphinx, indécis, sans vraie colonne vertébrale, qui n’aime pas décider  et surtout préoccupé de prendre le pouvoir et de le conserver. En apparence jovial mais ne manifestant guère d’empathie envers les autres. Bref un super égocentrique mais mou. On lui a souvent auusi d’avoir peur de s’exprimer devant les français, exercice qu’il n’aime pas. Du coup,  Le président de la République devrait s’adresser aux Français avant la fin du mois, sans doute par le biais de la télévision. Après la gifle des élections municipales en mars dernier, François Hollande avait brièvement pris la parole à l’occasion d’une allocution télévisée dans laquelle il avait annoncé la nomination de Manuel Valls à Matignon.  Le  chef de l’Etat devrait préciser ce choix avant la fin du mois. Le Président devrait s’adresser aux Français aux alentour du 28 avril. Lors dette intervention, sans doute télévisée, il devrait également évoquer les contours du pacte de responsabilité. Hollande pourrait bien à l’occasion nous inventer encore un nouveau pacte !

 

Salaires : un écart de 600 euros entre grandes et petites entreprises

Salaires : un écart de 600 euros entre grandes et petites entreprises

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La rémunération moyenne en France était de 2.128 euros en 2011, avec un écart grandissant, de presque 600 euros, entre les salariés des très petites entreprises et des plus grandes, selon une étude du ministère du Travail (Dares). Dans le secteur privé et les entreprises publiques, la rémunération moyenne nette d’un salarié à temps plein a augmenté de 2,3% en 2011 par rapport à l’année précédente. Si l’on tient compte de l’inflation, la hausse se ralentit à +0,2%, après +0,5% en 2010 et +1,2% en 2009. Les salaires moyens ont crû moins vite dans les petites entreprises et davantage dans les grandes, renforçant un fossé déjà marqué entre salariés. En 2011, l’employé d’une entreprise de plus de 500 personnes gagnait en moyenne 2.368 euros nets, contre 1.772 euros dans les établissements de moins de 10 salariés. Ce fossé s’explique notamment par le fait que les petites entreprises recrutent plus souvent des jeunes au Smic. La progression a ralenti en 2011 dans la plupart des grosses branches professionnelles. Mais elle a été très dynamique dans l’industrie (+3,1% après +2,4% en 2010), compte tenu de la vitalité du salaire des ouvriers (+4,2%). Dans l’industrie, la cokéfaction et le raffinage sont les secteurs qui rémunèrent le plus (3.337 euros nets en moyenne). La branche où le salaire net reste le plus élevé reste celle des banques et assurances (3.123 euros), devant la chimie et pharmacie (2.804 euros) et les bureaux d’étude (2.741 euros). Très loin derrière, les employés des entreprises de propreté ferment le ban (1.337 euros) avec ceux de la restauration rapide (1.363 euros). L’écart de salaire mensuel net entre sexes était de 19% en moyenne pour un temps plein: 1.863 euros pour les femmes, 2.312 euros pour les hommes. Dans les banques et assurances, il dépasse 40%.

SFR: « un rapprochement avec Bouygues intenable » (Fourtou)

SFR: « un rapprochement avec Bouygues intenable » (Fourtou)

Dans une interview accordée aux Echos de ce lundi 7 avril, le président du conseil de surveillance de Vivendi, Jean-René Fourtou, revient sur cette décision en la justifiant. « Un rapprochement avec Bouygues aurait créé un groupe avec 47% de part de marché en valeur dans le mobile, ce qui était intenable au plan de la concurrence », indique-t-il.  Avant de poursuivre: « le régulateur aurait demandé des remèdes très importants afin de rééquilibrer le marché. La proposition de Bouygues de vendre son réseau mobile et des fréquences à Free allait dans le bon sens, mais il aurait probablement fallu aussi céder des clients ». « Par conséquent, dans le cas d’un mariage entre Bouygues et SFR, on se serait retrouvé avec une société en décroissance face à un concurrent surarmé, Free, conclut-il. Autre argument invoqué par Jean-René Fourtou, qui n’a jamais caché son soutien à l’offre de Numericable »: l’emploi. Il souligne ainsi que la proposition de Bouygues « comportait de très importantes synergies mais avec beaucoup de doublons au niveau des effectifs. Bouygues Telecom et SFR font des métiers très proches. Il y aurait eu 4.000 à 6.000 personnes en trop, sans compter les sous-traitants ». En parallèle, Jean-René Fourtou fait valoir que le projet de Numericable « a très peu de recouvrement et donc très peu de doublons en termes d’effectifs ». « Il s’agit de développer la convergence entre le fixe et le mobile, en s’appuyant sur la croissance du très haut débit et la génération de nouveaux services. C’est la stratégie gagnante dans les télécoms », plaide-t-il.

 

Sapin-Montebourg : un duo explosif

Sapin-Montebourg : un duo explosif

Sapin ne souhaitait pas travailler à Bercy avec Montebourg mais il a dû s’incliner. En fait il devra cornaquer Montebourg qui lui aurait bien souhaité être le patron de Bercy.  Le duo sera explosif entre le fidèle de Hollande et le tonitruant Montebourg notamment sur les dossiers européens.  Le nouveau ministre des Finances et des Comptes publics, Michel Sapin, aura pour mission de mettre en œuvre le pacte de responsabilité et d’amadouer en parallèle les partenaires européens de la France si elle n’est pas, comme c’est probable, au rendez-vous de ses objectifs de réduction du déficit. Le ministre du Travail sortant devra aussi composer avec Arnaud Montebourg, qui sort renforcé du changement de gouvernement et a fait monter ces derniers jours la pression sur la nécessité d’obtenir une réorientation de politiques de l’Union européenne trop marquées par l’austérité à son goût. La cohabitation entre son prédécesseur Pierre Moscovici et le très médiatique ministre du Redressement productif a été tendue, parfois tumultueuse, ces deux dernières années.  On ne cachait pas ces derniers jours dans l’entourage de Michel Sapin que, s’il devait aller Bercy, ce serait à la condition d’en être le « patron ».  Sa position dans le gouvernement, au même rang qu’Arnaud Montebourg qui récupère en plus l’Economie, fait qu’il devra composer avec celui dont il saluait récemment en privé le dynamisme, estimant qu’il « met du punch dans la vie politique et la vie économique ». Bien qu’il se soit rarement exprimé sur les questions européennes ces dernières années, Michel Sapin n’a jamais eu recours à la rhétorique provocatrice de son colocataire. Il avait sévèrement critiqué l’an passé le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui défendait la nécessité d’une « confrontation » entre la France et l’Allemagne pour obtenir une inflexion des politiques européennes.

 

Création d’un SMIC en Allemagne

Création d’un SMIC en Allemagne

Pour une fois l’Allemagne copie la France avec la création d’un salaire minimum à 8,50 euros brut de l’heure (pour 9.53 en France). Après plusieurs mois de négociations entre partenaires sociaux, la mesure est examinée ce mercredi 2 avril en conseil des ministres. Elle entrera en vigueur à partir du 1er janvier prochain, dans tout le pays. Les patrons n’ont finalement pas réussi à en limiter la portée comme ils l’auraient voulu. L’instauration d’un smic généralisé devient la mesure la plus emblématique de la grande coalition en Allemagne. Ce salaire minimum concernera tous les Allemands, exceptés les jeunes de moins de 18 ans qui n’ont pas terminé leur formation, et les chômeurs de longue durée qui reçoivent une aide du pôle emploi allemand (16.000 sur un total de 1,1 million) Au total, selon l’institut de recherche économique IFO, de 3,7 à 5 millions de personnes, soit 14% des salariés dans la fourchette haute, devraient ainsi en profiter, en majorité des femmes. Un quart des futurs bénéficiaires travaillent en ex-Allemagne de l’Est, moins bien payés que ceux de l’Ouest du pays. Le Smic concernera aussi toutes les branches professionnelles, contrairement à ce que voulait le patronat, qui aurait bien multiplié les exceptions. Mais une quinzaine de secteurs ne le mettront en place qu’en 2017. Les experts sont divisés sur les conséquences de la mise en place de ce smic. Ses pourfendeurs les plus pessimistes vont jusqu’à prédire la disparition de 900.000 emplois. Ses partisans, eux, anticipent une hausse du pouvoir d’achat, et donc la demande. Ils croient même que l’Etat pourrait faire des économies, via une baisse des aides publiques qui compensaient jusqu’à présent les trop bas salaires. 11 millions d’euros d’aides de ce type sont versées chaque année à 1,3 million de salariés.

 

Hollande : un coup à droite, un petit coup à gauche

Hollande : un coup à droite, un petit coup à gauche

 

Champion du slalom spécial Hollande navigue, un coup à droite, un petit coup à gauche. L’ennemi c’est la finance pendant la campagne mais en fait pas de vraie réforme bancaire ( ce sont les banquiers qui ont gagné) , le redressement du pays mais en fait des réformes sociétales pour les bobos, l’équité fiscale mais en fait une année on augmente , une autre on diminue ( un peu pour les ménages en 2015), l’inversion du chômage en 2013 mais en fait reportée à plus tard, ; le «  capitaine de pédalo » navigue au gré des vents, des courants, des sondages, des modes. Pour les déficits même chose, on promet 3% de déficit du budget mais on va essayer de reporter l’échéance à 2016 ou 2017, voire plus tard. On annonce la réorientation de la politique économique de Bruxelles mais en réalité on se couche devant Merkel. C’est du Hollande dans le texte. Un président qui a fusillé son mandat en seulement deux ans, de contradictions, de fausses promesse, de reniements. Il s’étonne après que la France soit divisée. Pas surprenant il n’a aucune colonne vertébrale, sa politique ressemble à du mou de veau. La sanction était inévitable depuis longtemps : une première raclée aux municipales. Surtout une débâcle aux européennes et là il aura cramé toutes ses cartouches, Valls y compris qui n’aura aucune marche manœuvre en dépit de son affichage volontariste. Pour 2017, les carottes sont cuites, Hollande ne sera même en deuxième position (s’il se représente ce qui n’est même pas certain). Finalement un président assez pathétique  qui flotte dans le costume trop grand pour lui. Conséquence la plus grave, le chômage qui n’en finit pas de grimper ; le seul et unique problème dont découlent tous les autres. De toute manière le mandat de Hollande est d’ores et déjà terminé. En mai, il ne lui restera que la dissolution après les européennes.

Solidarité : et encore un pacte, un !

Solidarité : et encore un pacte, un !

Pour Hollande à chaque problème, la réponse c’est un pacte, cette fois en matière de justice sociale. On pourrait tout simplement se passer de cette enflure sémantique et parler simplement de baisse d’impôt et tout de suite. Le pacte cependant est politiquement plus sexy, d’autant qu’en réalité il ne veut pas dire grand chose. Après le Pacte de responsabilité, le Pacte de solidarité. François Hollande en a fait l’annonce mardi 31 mars en même temps que le remaniement. « Au Pacte de responsabilité doit correspondre un pacte de solidarité », a déclaré le chef de l’Etat lors de la nomination de Manuel Valls à Matignon. Dont le troisième « pilier » est : le pouvoir d’achat. Ce n’est pas une surprise. Après le premier tour des municipales, lors du dernier conseil des ministres, le chef de l’Etat avait souligné la nécessité de tirer la leçon du scrutin en travaillant au redressement du pays avec plus de « force », plus de « cohérence » et plus de « justice sociale ». Ce que le deuxième tour a confirmé. Comment rendre du pouvoir d’achat aux Français ? Mercredi dernier, sur le perron de l’Elysée, la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, avait affirmé que l’objectif était « d’aller vers une baisse de la fiscalité des ménages ». Le président du groupe PS à l’Assemblée, Bruno Le Roux, évoquait de son côté l’annonce prochaine de mesures « à destination des plus modestes ». François Hollande a confirmé lundi qu’il prévoyait  »une diminution des impôts d’ici 2017″. Depuis plusieurs mois, un groupe de travail composé de parlementaires, de représentants de l’administration et de partenaires sociaux, planche sur la réforme de la fiscalité des ménages, dans le cadre de la « grande remise à plat » voulue par Jean-Marc Ayrault. Retenue à la source, hausse de la CSG, baisse de l’impôt sur le revenu… en plus d’une refonte des grands impôts à niveau de prélèvements constant, des mesures ciblant les plus modestes avaient déjà été évoquées, notamment une refonte de la prime pour l’emploi et du RSA activité. En parallèle, François Hollande prévoit « une baisse rapide des cotisations payées par les salariés ». La mesure semble parfaitement cohérente avec la trajectoire suivie jusqu’ici. C’est une réponse au Pacte de responsabilité, baisse des cotisations sociales réglées par les employeurs, de 30 milliards d’euros. Cette mesure avait d’ailleurs été préconisée par Louis Gallois. Dans son rapport sur la compétitivité remis au gouvernement à l’automne 2012, l’industriel proposait, en plus d’une baisse de 20 milliards d’euros des cotisations patronales, une baisse de 10 milliards d’euros des cotisations des salariés. Afin, expliquait-il alors, de diminuer la pression des employeurs sur les hausses de salaires – en grande partie responsable de la perte de compétitivité de la France par rapport à l’Allemagne. Mais afin aussi de compenser les importantes hausses d’impôts, votées sous l’actuelle et la précédente majorité pour rétablir les comptes publics en pleine crise. François Hollande n’a bien évidemment pas annoncé l’ampleur du Pacte de solidarité. De combien baissera-t-il les impôts ? Entre le financement du Pacte de responsabilité et la nécessité de réduire les déficits publics, « ses marges de manœuvre sont nulles« , rappelait l’économiste Philippe Crevel lundi au Nouvel Observateur. Elles dépendent, comme toujours, du niveau de croissance que la France parviendra à retrouver.

 

Allemagne : un vrai débat sur la mutation énergétique

Allemagne : un vrai débat sur la mutation énergétique

 

Pas seulement que des mots comme en France mais  un réexamen de la stratégie énergétique de l’Allemagne afin de réduire sa dépendance envers le gaz russe à la suite de la crise ukrainienne suscite des tensions au sein de la coalition gouvernementale dirigée par la chancelière Angela Merkel. Plusieurs responsables du Parti social-démocrate (SPD), qui appartient à la « grande coalition » avec les conservateurs de Merkel, s’interrogent sur le bien-fondé d’une réorientation de la politique énergétique allemande. Berlin importe environ 35% de son gaz de Russie. La question sera certainement débattue mardi quand la chancelière rencontrera les dirigeants des seize Länder pour parler de la réforme des subventions sur les énergies vertes. Hannelore Kraft, ministre-présidente du Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, fortement industriel, a exigé des explications de Merkel. « La chancelière doit nous dire exactement ce qu’elle veut », a-t-elle dit au Welt am Sonntag. L’Allemagne s’est tournée ces dernières années vers les énergies renouvelables, un programme ambitieux qui prévoit notamment la fermeture de la filière nucléaire et une réduction de l’exploitation des énergies fossiles. Pour le ministre SPD de l’Economie et de l’Energie, Sigmar Gabriel, appuyé par les experts, il n’y a pourtant guère d’alternative au gaz russe et, malgré les tensions actuelles, il est peu probable que Moscou suspende ses exportations. Un avis partagé par le patron de Deutsche Post DHL, Frank Appel. Autre signe de la volonté allemande de ne pas rompre ses liens énergétiques avec la Russie, Der Spiegel rapporte que le gouvernement Merkel a décidé de ne pas s’opposer à deux accords bilatéraux largement critiqués dans les médias, l’un concernant DEA, filiale pétrolière et gazière de RWE, l’autre Wintershall, filiale de BASF. Au sein de l’Union chrétienne-démocrate (CDU) de la chancelière, pourtant, des voix s’élèvent pour réclamer une diversification des sources d’énergie. On rappelle les deux « guerres du gaz » de 2006 et 2009, quand l’approvisionnement de l’Europe avait été perturbé en raison des tensions russo-ukrainiennes. « A l’avenir, il faut que nous puissions obtenir du gaz d’autres pays que la Russie », a souligné Ilse Aigner, ministre bavaroise de l’Energie. Experts et responsables politiques évoquent les réserves du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord – Algérie, Libye, Qatar, notamment. La Norvège est également citée. Le gaz de schiste est aussi une option mais l’idée est vivement combattue par les écologistes.

Municipales : un remaniement du gouvernement pour quoi faire ?

Municipales : un remaniement du gouvernement pour quoi faire ?

 

Pour effacer la raclée aux municipales, Hollande va très rapidement changer le gouvernement. Une vieille recette pour modifier l’agenda médiatique. Pendant qu’on parlera des nouveaux ministres, des promesses, on focalisera moins sur la déroute du PS. De quoi occuper les médias jusqu’en mai où la défaite risque cependant d’être encore plus sévère. Pourquoi ? Simplement parce rien ne changera sur le fond de la politique. Juste une petite sucrerie fiscale pour les moins favorisés, un pacte de responsabilité très flou aux conséquences douteuses et un chômage qui va continuer de croitre faute de croissance. En fait ce sera un remaniement mais avec les mêmes apparatchiks qui n’ont rien compris au changement de monde, à la crise, aux réalités socio-économiques. Il n’y a de leur part pas l’ombre d’une analyse de la crise de la France, de l’Europe et de l’environnement international en général. Du coup,  les reformes structurelles sont des gadgets pas du tout à la hauteur des enjeux. Des enjeux aux dimensions économiques, sociaux, environnementaux et géopolitiques qui s’ interpénètrent. La France est étouffée par une démocratie monarchique confisquée par les oligarques coupés du réel. Elle est paralysée par une bureaucratie étouffante qui tue la compétitivité, la croissance et l’emploi. Il faudrait d’abord réformer complètement l’Etat mais cette oligarchie est composée essentiellement de salariés de l’Etat qui ne veulent pas couper la branche sur laquelle ils sont assis et qui les soutient. Il faudra donc attendre après la raclée aux municipales le tsunami qui s’annonce dans toute l’Europe aux municipales et particulièrement en France . Cela pour faire comprendre que la politique européenne de l’euro fort, de l’austérité, et de la concurrence anarchique ne peut conduite l’UE qu’au déclin. Un nouveau gouvernement ne changera rien ; en outre il sera vite discrédité par les élections européennes de mai. Et pas question de changer encore de gouvernement. Chez Hollande tout est obsolète, l’analyse de la crise, la politique économique et sociale et même sa manière de gouverner avec ses consensus mous. Le pire de tous les maux c’est l’absence de confiance qui paralyse investisseurs, entrepreneurs et même les ménages. Le changement de gouvernement est un vieux truc éculé pour donner l’impression de changer quand on est discrédité. .

Développement : « Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète « (Sam Pitroda)

Développement : « Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète « (Sam Pitroda)

 

 

Sam Pitroda  est une star aux Etats-Unis et en Inde. Physicien de formation, entrepreneur en série, il a consacré sa vie aux télécommunications. Dans les années 1980, à la demande de Rajiv Gandhi, il a contribué à doter son pays d’un réseau digne de ce nom. L’homme aux 100 brevets a aussi inventé l’agenda électronique et le portefeuille virtuel. Depuis dix ans, il travaille auprès du Premier ministre Manmohan Singh pour faire de l’innovation le moteur de la croissance indienne. Toujours en quête de nouvelles visions, il a lancé avec Hubert Védrine un think tank d’une quinzaine de personnalités internationales, pour réfléchir aux modèles de développement futurs.

Ce monde est-il vraiment dépassé?

Tout ce que nous faisons aujourd’hui est obsolète. Prenez l’éducation. Voilà quinze ans, on a décidé qu’il fallait cinq années pour obtenir un master : cela n’a plus de sens. Il suffit de regarder les enfants d’aujourd’hui : j’ai une petite-fille de 3 ans en Californie, elle utilise Skype chaque jour, seule, pour m’appeler. Elle n’est pas spéciale, juste normale. Nous sous-estimons ces enfants : quand ils auront 6 ans et iront à l’école, à quoi servira leur professeur?   Leur cerveau n’est pas configuré comme le nôtre, car ils grandissent dans un écosystème différent. Il faut aussi sortir des catégories : je ne serai plus ingénieur toute ma vie, je pourrai être manager, politicien, artiste, inventeur! Les enfants d’aujourd’hui vivront cent quinze ans, et les générations suivantes, peut-être encore plus longtemps, du fait des avancées de la recherche en biotechnologies et nanotechnologies.   Autre exemple : pourquoi un médecin devrait-il se souvenir de chaque mot désignant la moindre partie du corps humain? Tout est disponible sur le Web! Il s’agit d’apprendre non plus à mémoriser cette masse d’informations, mais à l’utiliser au mieux. Les nouvelles technologies offrent des possibilités bien supérieures à la capacité d’adaptation des êtres humains. Nos leaders ne regardent pas le futur en face, car ils en ont peur. 

Ne sont-ils pas en train de prendre conscience de cette révolution technologique?

Je ne le crois pas. Pendant la crise financière, aux Etats-Unis, on a voulu protéger les banques plutôt que de les laisser disparaître. Mais le système bancaire actuel est condamné: demain, l’argent sera disponible sur votre smartphone, nous n’aurons plus besoin d’imprimer des billets, de les stocker et de les faire circuler physiquement. Dans l’éducation aussi, notre approche est dépassée. Finie l’époque où il suffisait de faire des études pour décrocher un emploi dans une grande entreprise, qui vous offrait protections et garanties tout au long de votre carrière. Aujourd’hui, vous devez la plupart du temps créer votre propre emploi, mais personne ne vous l’a appris ! Résultat : le chômage sévit partout. 

L’innovation technologique n’en est-elle pas parfois responsable, par exemple quand les robots remplacent les hommes?

Depuis quinze ans, la technologie nous a beaucoup apporté : elle a réduit la mortalité, accru la longévité, amélioré les communications, les transports. La qualité de vie n’a cessé de progresser. Et pourtant, ce n’est pas le cas du bien-être ressenti… Car la technologie n’est qu’un outil. En quinze ans, beaucoup de problèmes n’ont pas été résolus : la pauvreté, la faim, le terrorisme. La réponse est sans doute dans la formation des individus : comment préparer chacun à chercher en soi, et pas forcément à l’extérieur, la solution à ses problèmes.   En Inde, les gens se plaignent aujourd’hui de leur téléphone mobile, dont ils sont devenus esclaves ; voilà dix ans, ils n’avaient même pas de téléphone ! Il leur manque quelque chose, il nous manque tous quelque chose : avoir appris à travailler sur nous-mêmes. Nous nous sommes concentrés sur la fabrication de produits zéro défaut au lieu de nous concentrer sur les hommes. 

 

Comment renverser le cours des choses?

Il faut d’abord reconnaître que tout est en train de changer. Prenez les banques : nous n’avons pas besoin d’immenses sièges sociaux ; nous avons juste besoin de confiance. L’éducation : je n’ai plus besoin de professeur qui délivre du savoir, mais d’un mentor qui m’accompagne. Pour apprendre, seules trois choses sont indispensables : la motivation, le temps, les contenus. La santé : je n’ai pas besoin d’un médecin chaque fois que j’ai un rhume. La démocratisation de l’information redonne du pouvoir aux citoyens pour prendre leur destin en main. 

Elle ne garantit pas forcément la capacité d’innovation…

Il est vrai que, ces cinquante dernières années, presque toutes les technologies clefs nous sont venues des Etats-Unis. Mais rien n’empêche d’utiliser ces technologies, qui se sont largement démocratisées, pour inventer un autre monde. Le modèle américain, fondé sur un cycle de consommation très court, n’est pas tenable. Cela peut fonctionner pour 300 millions de personnes, pas pour 7 milliards. Aujourd’hui, les meilleurs cerveaux du monde travaillent à résoudre les problèmes des riches et non ceux des pauvres. Il faut changer de perspective : Bangalore est devenu le back-office des Etats-Unis, pourquoi l’Inde ne serait-elle pas plutôt le back-office de Bangalore ? 

Vous dénoncez la course au gigantisme des villes…

Pourquoi les mégalopoles sont-elles devenues l’unique modèle de développement ? Avec Internet, avons-nous vraiment besoin de concentrer les administrations gouvernementales dans une seule et même ville ? Notre modèle urbain actuel est fondé sur le système américain, où l’on prend chaque matin sa voiture pour aller travailler, avec un trajet de plus en plus long. On construit des parcs technologiques occupés de 9 à 17 heures, le reste du temps, routes, parkings, bureaux sont vides.   C’est un non-sens, à l’heure du pétrole cher! Demain, nous irons au travail à pied et non en voiture. Ce qui suppose de redessiner les villes. Les nouvelles technologies permettent d’envisager de créer des emplois localement. Cela ne veut pas dire renoncer à la globalisation. Les puces électroniques continueront probablement à parcourir des milliers de kilomètres, mais pourquoi les tomates que nous consommons le devraient-elles? 

En quoi des pays comme l’Inde peuvent-ils nous inspirer dans cette quête?

Nous réfléchissons depuis plusieurs années à un autre modèle de développement, que je qualifierais de « gandhien » – fondé sur la simplicité, l’accessibilité, la satisfaction des besoins essentiels, la confiance et la non-violence. Les technologies peuvent nous y aider. Il ne s’agit pas de faire du socialisme. Il faut arrêter de penser le monde en termes de socialisme ou de capitalisme.   Ces prismes ne sont plus valables. En Inde, compte tenu de la taille de la population et de la pauvreté, tout ce que nous développons doit être abordable, évolutif et donc durable. Nous devons apprendre à créer dans un monde aux ressources de plus en plus rares et aux inégalités de plus en plus criantes. Cela nous a conduits au concept d’innovation frugale : une innovation peu coûteuse, mais profitable au plus grand nombre.   Le Dr Devi Shetty, qui a réussi à baisser fortement les prix des opérations cardiaques dans notre pays, vient d’ouvrir dans les Caraïbes un hôpital pour la clientèle américaine : il y propose des interventions à 6000 dollars, au lieu d’un prix moyen de 75000 dollars! C’est un exemple de ce que nous pouvons décliner dans le reste du monde. 

L’innovation n’est pas seulement technologique, disiez-vous?

En effet. Un jour, je roulais en zone rurale, je suis tombé en panne, je me suis arrêté dans un village. Un jeune homme a ouvert le capot de ma voiture, il y avait une fuite dans le radiateur. Je lui ai demandé s’il avait les outils nécessaires pour le réparer, il a dit « non, mais pas de problème, je vais le faire ». Il est parti dans sa cuisine, est revenu avec du curcuma qu’il a mis dans le radiateur, et la fuite a été stoppée ! Car cette épice possède des propriétés coagulantes ! Cela n’allait pas durer longtemps, mais allait me permettre de parcourir 50 miles, jusqu’à la prochaine ville.   Voilà un exemple d’innovation locale, et frugale. Il en existe beaucoup d’autres. Il faut aider ces gens et leur redonner du pouvoir localement. La gouvernance de demain sera décentralisée et participative. Le pouvoir ne pourra plus être concentré, à cause de la démocratisation de l’information et des progrès de la connectivité. 

Quel est le secret de la créativité?

Une femme au foyer, qui règle des problèmes quotidiens, peut se révéler très innovante. Etre créatif suppose d’abord de bien se connaître, de savoir quelles sont ses compétences, ce qu’on peut apporter, et d’avoir confiance en ses capacités. Cela suppose aussi d’être capable de travailler en collaboration avec des personnes aux profils différents. Le drame des business schools, c’est qu’elles vous apprennent à extraire la valeur, pas à la créer par vous-même. 

Lu dans l’Express

Futur Premier ministre : un apparatchik ou un apparatchik ?

Futur Premier ministre : un apparatchik ou un apparatchik ?

 

En leur temps,  De Gaulle avait cherché Pompidou et Giscard Barre pour redresser le pays. Deux inconnus mais qui connaissaient la gestion de l’économie. Hollande lui a le choix entre un apparatchik et un autre apparatchik. C’est-à-dire un de ceux qui ont décidé de faire carrière dans la politique souvent depuis des dizaines d’’années. Autant dire des responsable qui n’ont qu’une idée très approximative de la gestion mais expert en cuisine politique. Là où il faudrait des gestionnaires on va donc choisir des cuisiniers. Des  prétendants ont déjà faiat parvenir leur CV à l’Elysée.

Ayrault

Points faibles :

- ne connaît rien à l’économie, ancien prof

- Une impopularité record qui plombe sa capacité à porter des réformes.

- La défiance de poids lourds de la majorité comme Arnaud Montebourg, qui militent pour son remplacement.

- Un manque de charisme et de qualités oratoires qui minent sa crédibilité de chef de la majorité, censé multiplier discours et interventions médiatiques.

 

 

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Points faibles :

-ancien attaché parlementaire

- ne connaît rien à l’économie

 

- Le ministre de l’Intérieur, arrivé 5e à la primaire socialiste, fait figure d’épouvantail auprès d’une partie de la majorité, dont les écologistes. Selon plusieurs médias, Cécile Duflot (EELV), avec qui il s’était accroché au sujet des roms, aurait ainsi fait savoir qu’elle ne serait pas ministre d’un gouvernement qu’il dirigerait.

- Manuel Valls a dit à plusieurs reprises qu’il ne souhaitait pas quitter la place Beauvau, où il n’a pas obtenu depuis 2012 de résultats spectaculaires. Matignon arriverait un peu tôt dans son plan de carrière.

- S’il réussit à Matignon, il risque de faire de l’ombre à François Hollande. Celui-ci prendra-t-il ce risque avant 2017 ?

Laurent Fabius

Points faibles :

- énarque

- un vieux routier de la politique

- Il a déjà occupé le poste de Premier ministre… il y a 30 ans. Incarner un renouvellement dans ces conditions s’avérerait compliqué.

- Laurent Fabius lui-même s’est dit à plusieurs reprises peu enclin à quitter le Quai d’Orsay, où il gère, de concert avec le chef de l’État, les dossiers internationaux.

 

 

 

Loi Florange : un deuxième enterrement

Loi Florange : un deuxième enterrement

 

Deuxième enterrement pour la loi Florange ; déjà pratiquement idée de son contenu (elle ne contraignait une entreprise qu’à rechercher –mais pas à trouver) un repreneur-, la loi a été censurée par le conseil constitutionnel. En effet Le Conseil constitutionnel a censuré jeudi la « loi Florange » qui ouvrait la voie à des pénalités pour les entreprises fermant un site rentable, infligeant ainsi un camouflet au gouvernement à trois jours du deuxième tour des élections municipales. Il estime dans un communiqué que les dispositions sur le refus de céder un établissement en cas d’offre de reprise et les sanctions prévues dans ce cas, sont « contraires à la liberté d’entreprendre et au droit de propriété ». Les « Sages » censurent aussi les dispositions prévoyant des pénalités en cas de non respect de l’obligation de recherche d’un repreneur et vide de sa substance cette loi hautement symbolique, promesse de campagne de François Hollande. Le Medef, qui juge ces dispositions « inapplicables et dangereuses », a salué la « décision réaliste » du Conseil. Dans un communiqué, la principale organisation patronale française invite le gouvernement à faire montre du même réalisme lors de la présentation au Parlement, en avril, du pacte de responsabilité proposé par François Hollande aux entreprises. « La confiance est indispensable à la réussite du pacte de responsabilité. Elle passera par des actes cohérents de la part du gouvernement et des parlementaires », écrit-elle. Mais le porte-parole du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, Thierry Mandon, a déclaré à Reuters que les députés de la majorité allaient présenter un nouveau texte sur « le point difficile » des sanctions mais les motivations de la décision du Conseil constitutionnel laissent peu de marges de manœuvre. La « loi Florange », un texte d’origine parlementaire dont les dispositions mécontentaient à la fois patronat et syndicats, devait être initialement adopté avant fin 2012 mais n’a finalement été voté que le 24 février 2014. Les groupes UMP de l’Assemblée et du Sénat ont alors saisi le Conseil sur cette loi jugée par le patronat en contradiction avec la main tendue par le gouvernement aux entreprises. Le texte obligeait un dirigeant d’entreprise appartenant à un groupe de plus de 1.000 salariés et souhaitant fermer un de ses établissements à rechercher pendant trois mois un repreneur, sous peine de devoir verser une pénalité pouvant atteindre 20 smic mensuels – soit 28.000 euros – par emploi supprimé, dans une limite de 2% de son chiffre d’affaires.  Le texte comporte également des mesures en faveur de l’actionnariat à long terme et encadre les OPA hostiles, qui n’ont pas été censurée par le Conseil. Ainsi, afin d’éviter des prises de contrôle rampantes, les salariés pourront détenir jusqu’à 30% du capital social de l’entreprise.  De plus, les collectivités locales ayant accordé des aides publiques pourront réclamer à ces entreprises n’ayant pas joué le jeu de les rembourser si elles ont été accordées durant les deux dernières années.  Mais pour les « Sages », l’obligation d’accepter une offre de reprise « sérieuse » et la compétence confiée au tribunal de commerce pour en juger « font peser sur les choix économiques de l’entreprise (…) des contraintes portant atteinte au droit de propriété et à la liberté d’entreprendre.  Il estime par ailleurs que la pénalité prévue pour le non respect de l’obligation de recherche d’un repreneur est « hors de proportion avec la gravité des manquements réprimés ». Il juge en revanche conforme à la Constitution le dispositif donnant aux repreneurs potentiels l’accès aux informations « utiles » sur l’établissement dont la fermeture est envisagée, de même que les dispositions relatives à l’information du comité d’entreprise en cas d’offre publique d’acquisition. Ce texte était une promesse faite par le chef de l’Etat en février 2012, pendant la campagne présidentielle, lors d’une visite sur le site sidérurgique ArcelorMittal de Florange. Le 30 novembre 2012, le gouvernement et ArcelorMittal avaient cependant signé un accord entérinant l’arrêt des deux hauts-fourneaux de Florange et la disparition de 629 emplois. Accord alors qualifié de trahison par les syndicats. En outre, ce n’est pas le gouvernement mais le groupe PS à l’Assemblée qui a déposé la proposition de loi votée en février dernier après un parcours parlementaire chaotique.  L’Assemblée a notamment dû procéder à une nouvelle lecture définitive après que le Sénat, où la gauche dispose d’une faible majorité, a rejeté le texte du fait de l’abstention du Front de gauche qui le jugeait insuffisamment contraignant.

 

Municipales Florange : un vote de colère et de dégoût

Municipales Florange : un vote de colère et de dégoût

 

Le maire socialiste de Florange a été sèchement battu lors du premier tour des élections municipales, dimanche 23 mars, et un ancien Cégétiste passé au FN est en tête à Hayange. Une situation qui ne surprend pas les habitants de ces communes. « Quand un parti politique réussit à écœurer les gens, que font-ils ? Ils font ça par colère et dégoût. Ils ne votent pas FN parce qu’ils sont racistes », analyse un riverain. Un sympathisant FN considère que son parti est en tête grâce aux ratés du pouvoir en place : « On a vu Sarkozy et Hollande ici et ça n’a rien changé ». « La ville s’est dégradée à vitesse grand V. En votant FN, les gens expriment leur mécontentement », estime un habitant de Hayange. Du coup de gueule à la victoire frontiste, il n’y a qu’un pas, qui pourrait bien être franchi dès dimanche prochain.

 

Politique monétaire : vers un assouplissement de la BCE

Politique monétaire : vers un assouplissement de la BCE

 

Face à une croissance atone, la BCE pourrait décider de suivre prudemment, ‘ trop prudemment trop sans doute) – l’exemple de la FED et de la Banque d’Angleterre pour racheter des actifs bancaires. La Banque centrale européenne n’exclut pas d’acheter des actifs bancaires pour combattre une éventuelle déflation, a déclaré mardi le président de la Bundesbank, comme pour signifier prudemment un infléchissement de la traditionnelle réticence de la BCE à épouser une pratique controversée. Le rachat d’actifs bancaires par la Banque centrale européenne s’apparenterait à de l’assouplissement quantitatif, mesure à laquelle ont largement eu recours la Réserve fédérale américaine et la Banque d’Angleterre pour soutenir leurs économies mais à laquelle la BCE, notamment sous la pression de l’Allemagne, s’est toujours refusée. La BCE a baissé ses taux directeurs à des niveaux historiquement bas et inondé le système bancaire avec des prêts à taux bas, mais la reprise reste fragile et le taux d’inflation ne remonte pas. De nombreux économistes estiment depuis un moment que la BCE a épuisé ses marges de manœuvre en matière de taux directeurs et doit envisager des mesures plus radicales comme l’achat de dette souveraine, à l’instar de ce que fait régulièrement la Fed pour soutenir l’économie américaine. L’assouplissement quantitatif est une politique controversée puisqu’elle s’apparente pour ses détracteurs à un financement d’un Etat par une banque centrale, une pratique interdite à la BCE par ses statuts. C’est donc très prudemment que Jens Weidmann, président de la Bundesbank et membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a ouvert mardi la porte à cette pratique en soulignant que la portée des instruments classiques à la disposition de l’institut d’émission était limitée. « Les mesures non conventionnelles à l’étude appartiennent largement à un domaine inconnu », a dit Jens Weidmann au cours d’un entretien accordé mardi à MNI.   »Cela signifie que nous avons besoin d’une discussion sur leur efficacité ainsi que sur leurs coûts et leurs effets secondaires », a-t-il ajouté. « Cela ne veut pas dire qu’un programme d’assouplissement soit exclu. Mais nous devons nous assurer que l’interdiction de financer les Etats soit bien respectée. »  

 

Municipales : « Un discours ahurissant de Ayrault et un tsunami politique» (Glavany, PS)

Municipales : « Un discours ahurissant de Ayrault et un tsunami politique» (Glavany, PS)

A la différence de la direction du PS qui paraît assommé et pratique le déni de réalité, pas de langue de bois pour le député PS Glavany, c’est « un gros coup sur la tête » et de « la gauche (qui) sort éreintée » de ce premier tour de scrutin, l’élu des Hautes-Pyrénées a souligné que cela n’avait « rien d’étonnant » . Affirmant qu’il l’avait vu venir, il a déclaré qu’il en avait prévenu « nos gouvernants » depuis « des mois ». « L’électorat de gauche va s’abstenir, annonçais-je … et il s’est abstenu. Parce qu’il est de gauche et ne vote donc pas à droite. Mais parce qu’il est mécontent de la gauche qui gouverne et voulait lui mettre une taloche. Ca, c’est fait », a lancé l’ancien ministre de Lionel Jospin. Pour Jean Glavany, « toute la question posée est simple: quelles leçons l’exécutif va-t-il en tirer? »  « A écouter l’ahurissante allocution du Premier ministre hier soir, commentant les résultats comme on commente les chiffres du chômage, parlant de doute ou d’inquiétude là où il y a colère, et incapable de tenir un discours mobilisateur, je l’avoue: je m’inquiète … », a conclu l’ancien chef de cabinet du président François Mitterrand (1981-1988). Début octobre, dans le sillage du premier tour de la législative partielle de Brignoles avec une forte montée du FN, le député PS avait prévenu sur son blog ses « amis qui gouvernent: attention, si vous ne changez pas de cap, si vous ne trouvez pas vite le chemin de l’autorité-cohérence-clarté-exemplarité – et peut-être surtout, efficacité, l’avertissement d’hier pourrait bien se transformer en tsunami politique au printemps ».

Municipales : un carton jaune pour Hollande avant le carton rouge du second tour

Municipales :  un carton jaune pour Hollande avant le carton rouge du second tour

 

Première constatation une abstention très importante 35%, certes moins fortes que  celle des sondeurs qui pronostiquaient 40% ; Abstention qui traduit le désintérêt d’un grand nombre d’électeurs pour cette élection. Second enseignement, la percée nette du Front National qui se trouve même en position éligible au second tout dans ses bastions comme Hénin- Beaumont, Béziers, Fréjus, Avignon, Perpignan ou encore Forbach. Dans environ 200 villes le FN va se trouver en position d’arbitre  entre l’UMP et le PS. C’est enfin une défaite pour Hollande, son gouvernement et la majorité. Un désaveu de sa politique économique et sociale notamment. Pour résumer une sorte de carton jaune adressé à Hollande. Carton jaune qui va se transformer en carton rouge au second tour. En effet si la PS en appelle au front républicain, en clair à une alliance UMP-PS au second tour contre le FN, par contre l’UMP refuse cette alliance ; L’UMP va donc sortir renforcée au second tour et la majorité perdre de nombreuses villes. C’est l’annonce d’une nette défaite dimanche prochain quand même atténué par le maintien de listes FN. Une défaite auusi atténuée par des considérations d’ordre local, ce qui ne sera pas le cas lors de la déroute qui se profile pour les européennes. Ce scrutin entraînera des effets sur la politique nationale dans la mesure où moins que jamais Hollande ne sera en capacité d’engager de vraies reformes structurelles. Bref pas vraiment une bonne nouvelle pour l’avenir économique du pays qui va s’enfoncer encore davantage dans l’immobilisme et le corporatisme puisque  Hollande et sa majorité ont perdu la légitimité populaire (même sil reste la légitimité institutionnelle) pour mener une réelle politique de redressement.

Grande–Bretagne : un Britannique sur deux favorable à une sortie de l’UE

Grande–Bretagne : un Britannique sur deux favorable à une sortie de l’UE

Selon un sondage publié ce dimanche 23 mars par le journal Sun on Sunday, seuls 41% des Britanniques estiment que la Grande-Bretagne doit rester dans l’Union européenne. A l’inverse, 41% des sondés se déclarent favorables à sa sortie. Un autre sondage réalisé pour le journal Mail on Sunday révèle lui que 48% de Britanniques voteraient pour sortir de l’UE dans le cas d’un référendum et 39% se prononceraient pour y rester contre 13% d’indécis. Par ailleurs seuls 20% des sondés estiment que David Cameron peut ménager un meilleur sort à la Grande-Bretagne au sein de l’UE alors que le Premier ministre a promis un référendum sur la question en 2017 s’il est réélu en 2015. Celui-ci promet depuis des mois de tenir un référendum d’ici la fin 2017 s’il est réélu l’année prochaine et se targue d’être le seul grand dirigeant de parti à vouloir demander leur avis au peuple britannique. Sur une échelle de préférence de 27 pays et institutions, le parlement européen – pour le renouvellement duquel des élections vont avoir lieu en mai – n’arrive en outre qu’à la 21e place et l’Union européenne seulement à la 23e place. Dans le classement des préférences, seuls l’Arabie saoudite, l’Iran et la Corée du Nord arrivent derrière le parlement européen.

 

SFR : la CDC pour un rapprochement avec Bouygues

SFR : la CDC pour  un rapprochement avec Bouygues

La Caisse des dépôts, actionnaire de Vivendi,  reste prête à faciliter un rapprochement entre les opérateurs téléphoniques SFR et Bouygues si ce scenario devait redevenir d’actualité, selon son directeur général Jean-Pierre Jouyet. « La Caisse des dépôts, qui est actionnaire de Vivendi, pourrait, si l’hypothèse se concrétisait (…) accompagner en capital un rapprochement entre Vivendi, SFR et Bouygues, a souligné Jouyet dans un entretien au quotidien les Echos de lundi 17 mars. Jean-Pierre Jouyet a souligné qu’un tel investissement s’effectuerait « sans engager BPIfrance », la banque publique d’investissement dont la CDC est actionnaire. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg s’est publiquement déclaré en faveur d’une fusion entre les opérateurs téléphoniques SFR (filiale de Vivendi) et Bouygues Telecom (filiale de Bouygues). Vivendi a pourtant décidé vendredi d’ouvrir des négociations exclusives avec l’autre prétendant au rachat de sa filiale, le câblo-opérateur Numericable. Les deux parties se sont fixé trois semaines pour arriver à un accord définitif. Pour Montebourg, le rapprochement entre Numericable et SFR n’est pourtant pas encore acquis. « Je crois que le débat continue », a déclaré vendredi soir Montebourg. « Je ne suis pas certain – il y a trois semaines de discussion – que les banques aient envie de s’exposer (…) outre mesure ». « D’abord, parce qu’il y a un certain nombre de recours qui vont s’exercer de la part du concurrent de SFR, certainement. Il y a des questions qui vont être posées aux autorités de la concurrence européenne et française. Donc je crois que  le débat continue », a-t-il poursuivi.

 

Italie: « le pacte de stabilité , un pacte de stupidité » (Renzi)

Italie: « le pacte de stabilité ,  un pacte de stupidité » (Renzi)

« On ne peut pas dépenser d’argent en raison du pacte de stabilité, qui est un pacte de stupidité », a dit le chef du gouvernement italien Matteo Renzi pays  affirmé lors de l’émission « Porta a Porta » sur la chaîne publique Rai Uno.  Le pacte de stabilité conclu entre les pays membres de la zone euro vise à empêcher les dérapages budgétaires, avec des déficits publics qui ne doivent pas excéder 3% du PIB.   »Je suis le Premier ministre d’un pays qui respecte les engagements pris avec l’Europe mais il y a un engagement encore plus grand: la vocation de l’Europe, qui ne doit pas être un ensemble de techniciens sans âme », a ajouté M. Renzi qui doit rencontrer prochainement le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel.  Le président du conseil italien avait annoncé mercredi une série de mesures pour relancer la croissance dans son pays, notamment une baisse de l’impôt sur le revenu pour 10 millions de personnes, qui représentera un coût de 10 milliards d’euros pour l’Etat.  Jeudi, il a assuré que pour tenir sa promesse « 6,6 milliards d’euros suffisent ». Il a exclu à la fois l’instauration d’un impôt sur la fortune et des ponctions sur les retraites inférieures à 3.000 euros. Il a également écarté la piste de la baisse des salaires des parlementaires, bien qu’ils figurent parmi les mieux payés d’Europe.  Parmi les économies que le jeune chef du gouvernement entend réaliser pour couvrir les dépenses, figurent la réduction du nombre de parlementaires, l’abolition des provinces, l’abolition de certains émoluments et des remboursements de frais pour les conseillers régionaux. « Nous prendrons 500 millions d’euros sur les salaires des dirigeants d’entreprises publiques », qui « gagnent beaucoup plus que la moyenne des dirigeants anglais ou allemands », a-t-il ajouté jugeant également que ces dirigeants devaient cesser de l’être « à durée indéterminée ».   »Depuis des années, les citoyens ont vu leurs factures et les tarifs augmenter alors que les salaires étaient bloqués. Pour la première fois, le gouvernement, au lieu d’augmenter les indemnités des élus régionaux les rend aux personnes, à la vie réelle », a-t-il résumé.

 

Drogue : un réseau de 170 millions d’euros démantelé

Drogue : un réseau de 170 millions d’euros  démantelé

 

Un des plus importants réseaux internationaux de blanchiment de l’argent de la drogue entre la France, la Belgique, l’Inde et Dubaï a été démantelé les 8 et 10 mars, a annoncé jeudi le procureur de la République de Paris. Pas moins de 170 millions d’euros ont été écoulés dans une période récente par une armée de porteurs de sacs d’espèces, de bijoux ou d’or agissant pour le compte d’un « banquier » marocain, a précisé François Molins lors d’une conférence de presse. « C’est une affaire hors norme », a souligné le magistrat en rappelant que le trafic de cannabis représentait un marché de 3 milliards d’euros chaque année en France. Treize personnes ont été interpellées en France et en Belgique lors de l’opération « Rétrovirus », qui fait suite à une autre du même type, baptisée « Virus », menée en octobre 2012 et qui blanchissait « l’argent sale » auprès de fraudeurs du fisc. Cette dernière affaire a eu beaucoup d’écho car elle avait abouti à la mise en examen d’une dizaine de notables parisiens, dont une élue écologiste ayant profité de la filière pour contourner le fisc. Cette fois, privés du réseau « Virus », les trafiquants marocains ont fait appel à une nouvelle filière dirigée en France par un ressortissant indien aussi discret qu’efficace. « Au Maroc, il y a une bourse aux blanchisseurs et celui qui a le cours le plus bas remporte le marché », a expliqué le chef de l’Office central de répression de la délinquance financière (OCGRDF), Jean-Marc Souvira. Des « collecteurs » se chargeaient de récupérer l’argent liquide provenant du trafic de cannabis dans les cités de la banlieue parisienne pour le remettre à un « collecteur en chef ».

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