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Formation professionnelle : un accord bidon

Formation professionnelle : un accord bidon

 

Rien sur la gabegie des dépenses (32 milliards par an),rien sur l’organisation et le contrôle,   rien  de prioritaire  pour les chômeurs. En fait un accord bidon pour pratiquement figer la situation. Pas étonnant puisque la formation professionnelle sert surtout à engraisser nombre de structures (organismes collecteurs, organismes de formation, syndicats patronaux et syndicats de salariés). Pour résumer on va créer un compte personnel de formation à la place du droit individuel à la formation et un taux unique de cotisation Les partenaires sociaux ont négocié plus de 40h avant de trouver un accord dans la nuit de vendredi à samedi. Un accord à l’arraché sur la formation professionnelle et sur son financement. Ce dernier devrait être signé dans les prochains jours par une majorité d’organisations représentatives, dont la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC. Le Medef s’est toutefois heurté à l’opposition de la CGT et, dans son propre camp, à celle de la CGPME. FO s’est pour sa part montré prudent, mettant en avant « des bons et des mauvais points« .  Le texte porte notamment sur la mise en œuvre du Compte personnel de formation (CPF), crée par la loi de sécurisation de l’emploi de juin 2013 et appelé à remplacer le droit individuel à la formation (DIF), vieux de moins de dix ans mais sous-utilisé (moins de 5% des salariés en 2011). Il réforme par ailleurs la partie du financement de la formation professionnelle qui dépend des contributions des entreprises. Il servira également de base à un projet de loi du gouvernement, présenté le 22 janvier et débattu au Parlement en février.  Concrètement, ce compte personnel de formation sera opérationnel le 1er janvier 2015 et remplacera donc le DIF. Crédité de 20 heures par an pour les salariés, il pourra être ouvert dès l’âge de 16 ans et suivra la personne, même en cas de chômage ou de changement d’emploi. Au-delà de la limite de 150 heures, des abondements supplémentaires seront possibles. Priée de dire si elle pensait qu’il y aurait une majorité de signataires, la négociatrice du Medef, Florence Poivey, a répondu : « Oui, je suis très optimiste« . Le chef de la délégation de la CFDT, Marcel Grignard, a estimé que ce projet d’accord créait des « droits essentiels pour les salariés » et son homologue de la CFTC, Jean-Pierre Therry, a jugé le texte « hyper-équilibré« .  Il a ainsi salué le fait que le plafond des heures de formation du CPF ait été porté à 150 au lieu de 120, tandis que la négociatrice de la CFE CGC, Dominique Jeuffrault, s’est dite « très fatiguée mais soulagée et satisfaite« . Le chef de file de la délégation de FO, Stéphane Lardy a, lui aussi, évoqué des « éléments positifs« .

 

Pacte d’avenir Bretagne : « un projet parisien »

Pacte d’avenir Bretagne : «  un projet parisien »

 

Finalement le gouvernement a sorti le chéquier pour calmer la tempête sociale en Bretagne. Un pacte « d’avenir »  a été signé et voté ; curieuse évolution d’un conflit parti sur l’écotaxe et qui se termine essentiellement par un soutien à la filière agroalimentaire. L’Ecotaxe (bien qu’en comas dépassé) demeure sur le papier. Double punition donc pour le gouvernement contrant en fait d’enterrer l’écotaxe sans le dire et d’apporter son soutien à une filière agroalimentaire par ailleurs très malade. Le Conseil régional de Bretagne a donc approuvé le Pacte d’avenir jeudi soir, par 46 voix contre 36. Si les socialistes et les communistes ont voté pour, des mécontentements se font entendre dans les rangs de la majorité. Un Pacte d’avenir immature Guy Hascoët (EELV) Le président du groupe Europe Ecologie-Les Verts au Parlement breton, Guy Hascoët, dénonce « un Pacte d’avenir immature ». D’après lui, le gouvernement a « sorti le chéquier vis-à-vis des filières agro-alimentaires pour calmer rapidement le jeu ». Et d’ajouter : « Je pense que si les gens étaient totalement libres de voter dans cette assemblée, je ne suis pas sûr qu’il y aurait une majorité ». Du côté des Bonnets Rouges, on fustige « un projet parisien imposé à la Bretagne », selon les mots de Christian Troadec, l’un des leaders du mouvement de protestation. « Je crois que ça y est, enfin, les Bretons et les Bretonnes sont en train de se réapproprier leur destin », a-t-il ajouté. Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault se déplace en Bretagne ce vendredi, pour signer définitivement cet accord devant 500 invités et autant de représentants des forces de l’ordre. Les Bonnets Rouges, eux, n’ont pas prévu de comité d’accueil.

UE : Un accord avec l’Ukraine en échange de 20 milliards !

UE : Un accord avec l’Ukraine en échange de 20 milliards !

 

En échange d’un accord commercial avec l’Union européenne, l’Ukraine veut 20 milliards. En fait une sorte de chantage de la part de l’Ukraine qui avait récemment renoncé à cet accord commercial à la demande de la Russie.  Une manière aussi de se désengager du conflit interne où les opposants à Poutine occupent la rue. La question est de savoir si l’accord est réellement commercial ou politique et s’il sera respecté. . L’Ukraine signera donc   »bientôt » un accord d’association et de libre-échange avec l’Union européenne, a annoncé jeudi le Premier vice-Premier ministre ukrainien Serhiy Arbouzov, alors que l’opposition continue à manifester à Kiev. Le ministre s’est rendu à Bruxelles avec une délégation comprenant notamment le ministre des Finances et le chef de la banque centrale, pour solliciter une aide financière de la part de Bruxelles en échange de la signature de l’accord, auquel Kiev avait brutalement renoncé le mois dernier. Le commissaire européen chargé de l’Elargissement, Stefan Füle, avec lequel s’est entretenu le Premier vice-Premier ministre ukrainien, s’est engagé à fournir une aide financière et à aider l’Ukraine à négocier un emprunt auprès du FMI, en cas de signature de l’accord par Kiev. Il n’a pas évoqué de montants précis si ce n’est que l’aide de l’UE deviendrait « de plus en plus importante ». Il a souligné que si l’Ukraine s’engageait clairement à signer l’accord, l’UE préparerait une feuille de route pour sa mise en oeuvre. Serhiy Arbouzov n’a pour sa part pas donné de date prévisionnelle pour la signature de l’accord. « L’Ukraine signera bientôt cet accord d’association avec l’Union européenne, prenant en compte les intérêts stratégiques nationaux », a-t–il simplement déclaré. « Nous devons aider l’Ukraine à restaurer rapidement la confiance, non seulement de ses citoyens mais aussi des investisseurs et des créanciers internationaux, en une économie stable et prévisible », a déclaré Stefan Füle aux journalistes. Mercredi, le Premier ministre ukrainien Mikola Azarov a déclaré qu’il avait demandé 20 milliards d’euros à l’UE pour compenser le coût de la signature de l’accord commercial.

 

Centrafrique: « l’affaire de quelques mois », un mensonge !

Centrafrique: « l’affaire de quelques mois », un mensonge !

 

 

Ou Ayrault et Hollande sont complémentent incompétents ou ils ne cessent de mentir  (sans doute les deux); Affirmer que l’affaire de Centrafrique ne durera que quelques mois est une ineptie aux dires de tous les spécialistes. Il faudra des années, d’abord pour installer la paix, ensuite, restaurer un Etat, une administration ,  créer un état civil, organiser des éjections. Dans un pays comme la Côte d’ivoire, pourtant pays très avancé par rapport à la Centrafrique cela a exigé des années. Preuve aussi du mensonge, au Mali l’intervention devait aussi être limitée à 6 mois, la France y est encore et pour longtemps. L’intervention en Centrafrique était certes nécessaire mais inutile de cacher que c’est aussi un coup politique pour sortir Hollande de son impopularité. Bref le coup du Mali. Cette fois cela ne passe pas pour deux tiers des français. Le risque c’est évidemment l’enlisement d’autant qu’Ayrault vient juste de découvrir qu’il n’existait pas de politique commune européenne ; Mieux vaut tard que jamais. L’intervention d’Ayrault au parlement constitue de ce point de vue un florilège de banalités, de naïveté et aussi d’incompétence.   »Le président de la République l’a dit très clairement: notre intervention sera rapide, elle n’a pas vocation à durer », a ajouté le Premier ministre, lors du débat sans vote au Parlement sur l’opération française en Centrafrique.   »Le désengagement de nos forces commencera dès que la situation le permettra, en fonction de l’évolution sur le terrain et de la montée en puissance des capacités opérationnelles des forces africaines », a expliqué le chef du gouvernement, pour qui « ce doit être l’affaire de quelques mois ».   »Pour la France, l’inaction n’était pas une option », a aussi expliqué M. Ayrault, ajoutant: « Attendre, c’était prendre le risque d’un désastre. » « Attendre, c’était nous exposer au risque d’une intervention ultérieure, beaucoup plus coûteuse et difficile », a-t-il ajouté.  Au cinquième jour de l’opération Sangaris, le Premier ministre a rappelé les objectifs de l’intervention.   »Premièrement, rétablir la sécurité en République centrafricaine, enrayer la spirale d’exactions et la dérive confessionnelle, et permettre le retour des organisations humanitaires ainsi que le déploiement des structures étatiques de base », a détaillé M. Ayrault.  L’intervention des 1.600 soldats français doit aussi « favoriser la montée en puissance rapide de la Misca (la force panafricaine présente en Centrafrique, ndlr) et permettre son plein déploiement opérationnel », a poursuivi M. Ayrault.   »La Misca doit en effet être en mesure d’assurer le contrôle de la situation sécuritaire, de désarmer les milices et de faciliter la transition politique », a-t-il dit.

 

UE : un nouveau fonds pour les crises bancaires

UE : un nouveau fonds pour les crises bancaires  

 

La mise sur pied d’un dispositif d’accompagnement des restructurations des banques de la zone euro est un volet incontournable du projet d’union bancaire ébauché en réponse aux crises financières traversées par la zone euro depuis 2008. Le projet actuellement sur la table prévoit qu’un « conseil de résolution unique », alerté par la Banque centrale européenne (BCE) des difficultés d’une banque de la zone euro, préparerait un plan de restructuration, à charge pour la Commission européenne de décider de déclencher ou non celui-ci. Le rôle de la Commission est un des points durs des discussions, l’Allemagne refusant qu’elle ait le dernier mot. « Je n’ai pas d’idéologie sur cette question », a dit le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier. « Si on trouve une meilleure idée que la Commission pour appuyer sur le bouton, pourquoi pas. » D’autres sujets font aussi problème. Ainsi, les Allemands s’inquiètent de la base juridique du futur mécanisme et du financement d’éventuelles restructurations pendant la phase de montée en puissance du Fonds unique de résolution abondé par les banques dont il sera doté ce mécanisme. « Ce fonds doit bénéficier d’un filet de sécurité financier (…) et ce back stop, dans l’état de ce qui existe aujourd’hui, ce doit être le mécanisme européen de stabilité (MES) », a dit lundi soir le ministre français de l’Economie, Pierre Moscovici.

Sondage municipales 2014 : une majorité pour un nouveau parti

Sondage municipales 2014 : une majorité pour un nouveau parti

Une majorité (52%) de personnes seraient prêtes à voter pour un « nouveau parti politique qui viendrait de se créer » aux municipales et européennes de 2014, selon un sondage BVA pour iTélé.  A la question « diriez-vous qu’avec les partis politiques existants, un électeur dispose aujourd’hui d’une offre politique assez variée et satisfaisante? », 49% des sondés répondent par l’affirmative (15% « oui tout à fait », 34% « oui plutôt »). Mais un nombre identique de personnes répond négativement (« non pas du tout » 19%, « non plutôt pas » 30%). Interrogés sur l’éventualité d’un vote pour « un nouveau parti qui viendrait de se créer » ou « pour un parti traditionnel existant depuis longtemps », 52% des sondés assurent qu’ils pourraient « très bien voter » pour le premier. A l’inverse, 45% des personnes interrogées jugent qu’elles auraient « probablement tendance à voter » pour le second. Les sympathisants de gauche sont moins enclins à voter pour un nouveau parti (39%) que les sympathisants de droite (46%). Mais ce sont les personnes qui se disent « sans proximité partisane » qui sont le plus largement susceptibles de voter pour une nouvelle formation (76%). Cette enquête a été réalisée par internet les 5 et 6 décembre auprès d’un échantillon de 991 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.

 

Un rapport pour « piquer » l’argent des séniors

Un rapport pour « piquer » l’argent des séniors

Le gouvernement s’intéresse de près à l’argent des séniors et envisage différentes manières  pour l’utiliser.  Comme l’ingénierie financière et fiscale et sans limite, il faut s’attendre à quelques innovations. Comment donc  inciter les séniors à dépenser plus? Le commissariat général à la stratégie et à la prospective a planché sur la question. Il vient de remettre, ce jeudi 5 décembre, son rapport au gouvernement. Il faut dire que le revenu disponible des plus de 60 ans atteint 424 milliards d’euros. C’est cette manne qui fait tellement rêver le gouvernement. Les séniors consomment, en effet, nettement moins que la moyenne et mettent davantage d’argent de côté. Selon ce rapport, si leur taux d’épargne retombait à 16%, cela pourrait générer 1 à 1,5 point de croissance à court terme.  Plusieurs pistes sont donc évoquées pour les pousser à consommer davantage. Comme, par exemple, mettre en place une nouvelle forme de viager: le bien ne serait pas cédé à un particulier mais à un intermédiaire, une banque ou un assureur, en contrepartie d’une rente mensuelle. Autre idée encore: créer un nouveau livret d’épargne, une sorte de livret A spécialement dédié aux séniors, mieux rémunéré mais où l’argent serait partiellement bloqué, sauf cas exceptionnels, pour être investi dans le financement des entreprises.

 

Sarkozy pourrait créer un nouveau parti

Sarkozy pourrait créer  un nouveau parti

Eviter  de supporter le discrédit de l’UMP, divisée et ternie par Copé et surtout éviter des primaires, voilà ce qui pourrait conduire Sarkozy à créer un nouveau pari.  .  Il ne s’agit, pour l’heure, que d’une piste parmi d’autres mais cela reste une piste sérieuse évoquée avec ses proches et quelques ténors de l’UMP, dont Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé, poursuit Le Nouvel Observateur. Dans l’esprit de Sarkozy, ce nouveau « Rassemblement » lui permettrait de dépasser le cadre de l’UMP dont il juge l’image très abîmée et de ne pas être, le cas échéant, « le candidat de l’UMP », statut qu’il juge trop réducteur, trop étriqué. Dans son idée, ce parti pourrait bien entendu bénéficier du soutien unanime de l’UMP. En outre, ce nouvel appareil lui permettrait de régler à sa manière la question de la primaire pré-présidentielle qui figure dans les statuts de l’UMP. Si l’ex-chef de l’État n’est pas vraiment opposé à l’idée de se soumette à une primaire, pour montrer qu’il peut se plier à un exercice démocratique, il n’est pas vraiment satisfait par cette solution, qui le lierait trop à l’image de l’UMP. De son côté, Alain Juppé confirme la rumeur mais le maire de Bordeaux estime au contraire qu’il faut « redynamiser l’UMP » et tient toujours à ce que les primaires aient lieu « début 2016″.

 

Budget : un trou de 11 milliards

Budget : un trou de 11 milliards

 

 Le déficit du budget de l’Etat français à fin octobre s’est contracté à 86,0 milliards d’euros contre 94,6 milliards un an plus tôt à la même période, selon les données publiées vendredi par le ministère du Budget. Les recettes du budget de l’Etat (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 244,4 milliards d’euros contre 231,0 milliards un an plus tôt, en hausse de 5,8%. Les dépenses ont quant à elles progressé de 1,7% à 325,5 milliards d’euros (317,4 milliards hors dépenses exceptionnelles) contre 320,1 milliards à fin octobre 2012. Comme depuis le début de l’année, la hausse des recettes fiscales est tirée par les rentrées d’impôt sur le revenu et sur les sociétés en raison de l’augmentation des prélèvements. Mais le niveau des recettes de TVA (+1,9% à 112,2 milliards) est toujours limité du fait de la conjoncture et de la faible inflation. Le déficit du budget de l’Etat devrait atteindre 71,9 milliards d’euros fin 2013 contre 62,3 milliards prévus à l’origine, soit une amélioration de 15 milliards par rapport à 2012, selon le projet de loi de finances rectificative en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Les dépenses de l’Etat atteindraient comme prévu 279 milliards d’euros hors charge de la dette et pensions. Elles seraient au total légèrement inférieures aux prévisions, à 378 milliards d’euros, la charge de la dette et le montant des pensions devant être moins élevés que prévu. Quant aux recettes, à près de 302 milliards d’euros, elles seraient inférieures de près de 11 milliards à la prévision initiale, conséquence notamment d’une croissance économique plus faible qu’espéré.

 

Retraites des fonctionnaires : un coût pour l’Etat de 37 milliards en 2013 ( Le Figaro)

Retraites des fonctionnaires : un coût pour l’Etat de 37 milliards en 2013  ( Le Figaro) 

Seul un quart des pensions de la fonction publique est financé par les cotisations des agents de l’État. Les contribuables doivent payer la différence : 37,3 milliards en 2013.

Les retraites des fonctionnaires souffrent d’un déséquilibre abyssal. C’est ce que confirme le dernier rapport du Conseil d’orientation des retraites (COR), que Le Figaro s’est procuré et qui doit être présenté ce mardi après-midi. Vicissitude du calendrier: à la même heure, les députés s’exprimeront, pour la deuxième fois et en procédure de vote bloqué, sur la réforme Ayrault des retraites. Un projet de loi qui ne s’attaque nullement au besoin de financement des retraites de la fonction publique. Et pourtant: d’après les calculs actualisés du COR, seul un quart des pensions est financé par les cotisations salariales. Le régime des fonctionnaires n’est certes pas techniquement en déficit. Mais c’est jouer sur les mots: le trou – la différence entre les recettes et les dépenses – est automatiquement comblé par le budget de l’État. Résultat, un euro dépensé en subvention pour les retraites des fonctionnaires, c’est un euro de moins pour l’éducation. Ou un euro de plus de dette publique. Au final, l’État, qui ne verse pas à proprement parler de cotisation employeur, subventionne discrètement les retraites des fonctionnaires à hauteur de… 73 % de ses besoins. Concrètement, la facture atteindra 37,3 milliards d’euros cette année, selon les prévisions du COR. L’administration nomme, pudiquement, cette ligne budgétaire «cotisations fictives». Hélas, la douloureuse, elle bien réelle, ne cesse de gonfler: + 5,5 % en 2011, + 4,2 % en 2012 et + 1,7 % en 2013. Ce nouveau rapport du COR ne prend pas en compte la réforme Ayrault des retraites, qui ne s’appliquera qu’en 2014. Mais qu’importe puisqu’elle ne s’attaque pas aux retraites des fonctionnaires, le gouvernement ayant resserré sa cible sur les seuls 7 milliards de besoin de financement du régime des salariés à horizon 2020. Évidemment, les agents de la fonction publique seront soumis à la hausse des cotisations à partir du 1er janvier 2014. Mais à un rythme moins prononcé, car le rattrapage de l’écart de cotisation avec les salariés du privé, décidé en 2010, n’est pas terminé. Ils n’échapperont pas non plus à l’allongement de la durée de cotisation à partir de 2020. Mais, au final, ces mesures ne rapporteront que 300 millions l’année prochaine et 800 à horizon 2020. On est loin du trou de 37 milliards comblé chaque année par le budget de l’État… Pourquoi le régime des fonctionnaires est-il à ce point dans le ­rouge? Primo, il souffre d’un déséquilibre démographique car il compte plus de retraités (2,33 millions) que de cotisants (2,1 millions). Sur ce point, le régime général des salariés est «avantagé», avec un ratio démographique de 1,38 salarié par retraité. Secundo, les pensions dans le public sont calculées sur les six derniers mois de traitement, contre les 25 meilleures années dans le privé. Une différence qui avantage les futurs ex-agents de l’État. «Une majorité de fonctionnaires bénéficient d’un “coup du chapeau” avant leur départ en retraite, une forte augmentation de traitement dans les six derniers mois de leur carrière, décrypte Bruno Chrétien, le président de l’Institut de la protection sociale. Un faible coût pour l’administration, qui octroie, pour quelques mois, ladite hausse, mais une charge énorme – un gonflement artificiel de la pension versée pendant des dizaines d’années – pour l’État, et donc pour l’ensemble des contribuables français!» Et pour cause: l’État augmente ainsi la base de calcul des cotisations en fin de carrière, sans que cela corresponde en face aux cotisations versées par le fonctionnaire, à partir de salaires largement moins élevés, durant la vie active. Le régime de la fonction publique est enfin plus généreux que celui des salariés du privé. Les «dispositifs de solidarité» (départs anticipés, majoration de durée d’assurance pour enfant, minima de pension…) représentent 27,9 % des pensions versées, contre 16,2 % dans le privé. Le gros de ces dépenses provient du financement des départs anticipés à la retraite, par exemple des militaires.

 

Sondage- élections Européennes : un vote de méfiance pour 74%

Sondage- élections Européennes : un vote de méfiance pour 74% 

Les Français seraient favorables à des avancées de la construction européenne, comme un « président de l’Europe » élu au suffrage universel ou une armée commune, mais paradoxalement veulent exprimer aux élections européennes de mai prochain leur « méfiance » à l’égard de l’Europe telle qu’elle se construit, selon un sondage. Le sondage IFOP, publié par Sud Ouest Dimanche à six mois du scrutin européen, met en évidence « un rapport paradoxal à la construction européenne », que l’ampleur et la violence de la « crise de l’euro » ont « puissamment contribué à entretenir », selon l’IFOP. Ainsi, 74% des personnes interrogées disent qu’au moment de voter le 25 mai, elles souhaiteront exprimer « plutôt leur méfiance à l’égard de l’Europe telle qu’elle se construit actuellement », contre 26% désirant plutôt exprimer leur « confiance ». De même, une majorité de Français (58%) souhaiteraient, compte tenu de la crise actuelle, « moins d’intégration européenne, et des politiques économiques et budgétaires propres à chaque Etat », contre 42% seulement souhaitant « une intégration européenne renforcée, avec une politique économique et budgétaire unique ».

 

Salaires : bientôt un SMIC allemand

Salaires : bientôt un SMIC allemand

 

Le SPD milite pour un salaire horaire de 8,50 euros pour tous. Ni la date d’introduction ni le niveau de ce Smic à l’allemande ne sont connus, mais l’accord de principe des conservateurs constitue une révolution dans un pays qui s’en remet traditionnellement là-dessus aux partenaires sociaux. D’ailleurs la pilule a du mal à passer pour beaucoup. « Le salaire minimum fixe a ruiné l’Allemagne de l’Est », tempêtait le chef du gouvernement de Saxe-Anhalt (est), le conservateur Reiner Haseloff, en référence aux salaires fixés par l’Etat dans l’ex-RDA communiste, « nous ne devons pas refaire la même erreur ».  Le président fraîchement élu de l’association patronale BDA, Ingo Kramer, se demande « pourquoi la politique pense en savoir plus que les partenaires sociaux? ». Tout en jugeant « inacceptables » les salaires de misère qui ont cours par endroits, il assène qu’ »il y a de bonnes raisons » pour des salaires d’embauche faibles dans certains cas.  La nouvelle a été en revanche saluée avec enthousiasme à Paris. « C’est un signal (…) d’une approche peut-être plus coopérative des politiques économiques en Europe », a déclaré le ministre français de l’Economie Pierre Moscovici.  Outre la France, l’OCDE, le FMI ou les Etats-Unis ont appelé ces derniers mois l’Allemagne à soutenir sa demande intérieure pour aider à la reprise en zone euro. Un objectif qui passe notamment par une hausse des salaires allemands.  Selon l’institut économique DIW, 5,6 millions de personnes, soit 17% des salariés, gagnent actuellement moins de 8,50 euros, surtout les salariés peu qualifiés et à temps partiel.  Le CDU avait déjà mis de l’eau dans son vin ces dernières années pour permettre l’introduction de seuils de salaire dans certains métiers mal rémunérés. Les coiffeurs, dont certains gagnaient 3 euros de l’heure, ont ainsi maintenant un salaire minimum (de 8,50 euros), même chose pour les intérimaires ou encore les couvreurs.  L’introduction de ces salaires minimum à petit échelle n’a pas conduit à une hémorragie d’emplois dans les secteurs concernés. Mais cela n’empêche pas milieux économiques et économistes de peindre un tableau apocalyptique du marché de l’emploi une fois que le SPD aura eu gain de cause.  Le dernier rapport des « Sages », économistes influents qui conseillent le gouvernement allemand, y voit une « mesure nuisible à la croissance et à l’emploi ».  Le DIW pour sa part prévient que l’introduction d’un salaire minimum n’aura sans doute pas les effets attendus sur les inégalités et le pouvoir d’achat des ménages, notamment parce que quiconque gagne plus paie aussi plus d’impôts. L’institut recommande l’introduction d’un salaire plancher bas, qui serait progressivement relevé.  C’est ce que semblait suggérer en début de semaine Ilse Aigner, ex-ministre de Merkel et participante aux négociations de coalition. Le salaire minimum voulu par le SPD « peut être un objectif, on n’est pas obligé de le faire tout de suite », selon elle. Si elle cède sur le salaire minimum, la chancelière a martelé jeudi qu’elle restait opposée à des hausses d’impôts et à l’assouplissement du passage à 67 ans de l’âge de la retraite. Et viscéralement attachée à l’objectif d’allègement de la dette du pays. Conservateurs et sociaux-démocrates veulent boucler les négociations de coalition la semaine prochaine. Parmi les points d’achoppement figure encore la question de la doublé nationalité, voulue par le SPD, notamment pour les Turcs vivant en Allemagne.

 

Réforme fiscalité : un impôt pour tous

 

Réforme fiscalité : un impôt pour tous

Il fallait s’y attendre, la fameuse réforme de a fiscalité pourrait se traduire par un impôt supplémentaire pour tous les français. « La contribution de chacun sera rendue plus équitable par une grande réforme permettant la fusion à terme de l’impôt sur le revenu et de la CSG dans le cadre d’un prélèvement simplifié sur le revenu (PSR) » : c’est ce que promettait François Hollande dans l’un de ses soixante engagements de campagne. La contribution sociale généralisée est un impôt qui a aussi le statut de cotisation : son produit est destiné au financement de la sécurité sociale. Et son assiette est large : tous les travailleurs la paient. Il est retenu à la source, c’est-à-dire sur les feuilles de salaires, quand l’impôt sur le revenu est déclaratif et payé en fin d’année. Un processus compliqué, surtout quand on sait que la première rapporte plus de 90 milliards d’euros et le second 50 milliards d’euros. Jean-Marc Ayrault n’a pas écarté la possibilité d’une fusion qui rendrait tout cela plus lisible. Mais la solution serait compliquée à trouver puisque l’argent ainsi récolté par l’Etat devrait être versé dans des caisses différentes, qui ne doivent surtout pas se mélanger : les recettes de l’Etat d’un côté, pour l’impôt sur le revenu, et les caisses de la Sécu, de l’autre, que l’Etat ne peut gérer. Une des conséquences logiques de cette fusion serait de prélever ce nouvel impôt, comme la CSG, à la source. Les contribuables n’auraient pas à éprouver la difficile épreuve du chèque au fisc à faire en fin d’année et l’administration économise en coût de traitement. C’est un principe adopté par de nombreux pays, comme la Belgique. Séduisant mais compliqué : le coût de traitement se reporte sur les entreprises et ces dernières disposeraient des informations fiscales de leurs employés. Enfin, et c’est capital, il y aurait forcément une année blanche pour assurer le passage d’un système à l’autre. Aujourd’hui, il y a cinq niveaux d’imposition pour cinq tranches de revenus annuels : 5,5% de 5.963 euros à 11.896 euros, 14% de 11.897 euros à 26.420 euros, 30% de 26.421 euros à 70.830 euros, 41% de 70.831 euros à 149.999 euros et 45% à plus de 150.000 euros. Cette dernière tranche a été mise en place par l’actuel gouvernement. Mais cinq tranches, ce n’est pas suffisamment fin pour certains. Ainsi, le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon propose de mettre en place 14 tranches pour maintenir et augmenter la progressivité de l’impôt. Et le gouvernement ne semble pas contre cette idée d’augmenter le nombre de tranches, puisque Jean-Marc Ayrault a assuré mardi à l’Assemblée qu’il voulait un impôt « plus progressif ». Le calcul de l’impôt est compliqué : pour une personne gagnant plus de 150.000 euros par mois, cinq taux différents s’appliquent à ses revenus, découpés en cinq tranches. En somme, elle ne paiera que 45% sur la tranche la plus haute de ses revenus dépassant 150.000 euros, 41% sur la tranche en-dessous et ainsi de suite jusqu’à zéro euros. L’économiste Thomas Piketty (qui a conseillé François Hollande sur la question) propose ainsi d’appliquer le taux à l’ensemble des revenus : un contribuable gagnant 150.000 euros annuels reverse 45% de cette somme au fisc. Un autre gagnant 65.000 euros par an paie lui 30% de cette somme. C’est plus simple. Et plus rentable pour l’Etat, pas pour le contribuable. Les deux dernières propositions peuvent se cumuler : on multiplie le nombre de tranches, avec au minimum une commençant dès le premier euro perçu, à un taux très faible. Ainsi, ce serait l’ensemble des Français qui deviendrait contribuable quand, aujourd’hui, seulement 50% des citoyens paient l’impôt sur le revenu. Plus équitable peut-être même si ce serait difficile à avaler pour ceux qui étaient exemptés. Une solution consisterait, c’est en tout cas celle prônée par Thomas Piketty, à agréger l’ensemble de ces propositions. Un impôt unique, prélevé à la source, très progressif, simple et payé par tous. Mais comme l’économiste le dit lui-même, il s’agirait d’une « révolution fiscale« . Quand le gouvernement ne propose qu’une « remise à plat ».

Hollande : un homme du passé dans sa tour d’ivoire (Mélenchon)

Hollande : un homme du passé dans sa tour d’ivoire  (Mélenchon)

Comme on lui demandait sur France 5 si le président Hollande, qui bat des records d’impopularité, pouvait encore tenir trois ans et demi à l’Elysée, M. Mélenchon a tenté d’éluder : « Ce personnage passera (…) je ne m’occupe pas de lui ».  Puis, relancé sur la crédibilité de celui qu’il avait qualifié de « capitaine de pédalo » pendant la campagne présidentielle, l’ex-candidat du Front de gauche a lâché: « Cet homme se trompe, il est d’une autre époque, il arrive tout droit… il est sorti du frigidaire des années 70-80″.  Et d’enchaîner: « Il croit qu’en mettant les comptes d’aplomb d’après les exigences de la finance internationale tout va aller bien et qu’il va passer entre les gouttes, ce monde-là est fini, il faut qu’il le comprenne, nous sommes dans des rapports de force qu’il faut traiter d’une manière civilisée et ne pas éviter ».  Vous pensez qu’il est dans une tour d’ivoire et ne voit rien des effets de la crise ? « Absolument ! Rien ! Et il est entouré de technocrates qui n’ont aucune espèce de conviction politique et qui ont une calculette dans la tête », a répondu Jean-Luc Mélenchon.   »Il s’est entouré de banquiers, de hauts techniciens ce n’est pas comme ça qu’on dirige la France (…) ! », a-t-il ajouté, « il faut tracer une ligne d’horizon. Que faisons-nous, nous les Français, à part payer les dettes ? C’est quoi notre but dans la vie ? Autrefois on a fait le train à grande vitesse, on a fait la fusée, moi j’ai proposé l’économie de la mer comme espace de développement. Bon sang mais il faut un peu avoir de l’ambition, pas simplement regarder la pointe de ses chaussures et espérer passer entre les gouttes à chaque manifestation! »

 

Ecomouv’: un contrat très avantageux !

Ecomouv’: un contrat très avantageux !

 

Environ 1millaird de recettes fiscales mais 20% pour Ecomouv’ soit 200 millions par an, la justification : un investissement de 500 millions et des « risques financiers ». On se demande bien lesquels puisque la rentrée fiscale aurait été assurée. Un bel exemple de l’incompétence de l’Etat en matière de gestion et surtout de l’incompétence de sa superstructure. La polémique autour de l’écotaxe continue donc. Pierre Moscovici a évoqué sur BFMTV, le 5 novembre,  des manquements de la société Ecomouv’ pour négocier avec elle l’allégement de la facture de l’Etat. Quant au Sénat, il va mettre en place une commission d’enquête parlementaire pour faire la lumière sur les conditions de passation du contrat en 2012.Mais Ecomouv’ a-t-elle bien bénéficié de conditions avantageuses? C’est à relativiser. La société est censée percevoir environ 20% des recettes totales. Mais un rapport sénatorial n°338 datant de février 2013 cite, lui, des propos tenus il y a deux ans par le Directeur général des infrastructures du ministère des Transports. L’homme qui allait officiellement signer le contrat quelques mois plus tard, après accord écrit du ministère de l’écologie. Il affirme que « 20% est un coût assez proche de ce que l’on a constaté en Allemagne. Et que, à cet égard l’entreprise retenue a été la moins chère. Il justifie aussi ce taux de 20% en expliquant que le groupe privé a dû engager près de 550 millions d’euros au titre de l’investissement. Mais que surtout il n’est pas rémunéré avant la mise à disposition du système. Il supporte donc un risque financier d’autant plus lourd ».Et le Sénat a gobé cela !

 

Ecotaxe : un scandale d’Etat ?

Ecotaxe : un scandale d’Etat ?

L’affaire de l’écotaxe pourrait bien cacher un scandale d’Etat concernant Ecomouv, la société qui devait se charger de la collecte de l’écotaxe. Ardents défenseurs de la philosophie du « pollueur-payeur », les écologistes ont tiré à boulets rouges lundi contre les modalités de mise en ?œuvre de cette taxe, qui a soulevé la Bretagne. Leur ex-candidate à l’élection présidentielle, l’eurodéputée Eva Joly, a jugé qu’il « faut dénoncer ce contrat et il faut faire une enquête ». Le député EELV des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, n’a pas hésité à décrire les germes d’un « scandale d’Etat » derrière le partenariat public-privé (PPP) avec Ecomouv’, société montée spécifiquement pour mettre en ?uvre et collecter l’écotaxe. Le principe de cette fiscalité écologique, imposée au transport routier en vue de financer des grands projets d’infrastructures, avait été adopté largement par la classe politique lors du Grenelle de l’environnement, sous le gouvernement Fillon. Les conditions du contrat liant Ecomouv’ à l’Etat sont également connues: le dispositif doit rapporter 1,15 milliard d’euros par an, dont 20% pour Ecomouv’, soit 250 millions d’euros annuels.  Ecomouv’ appartient à 70% à la compagnie italienne Autostrade per l’Italia. Le reste de son capital est partagé entre le groupe français d’électronique et de défense Thales, Geodis (filiale de la SNCF), l’opérateur de télécommunications SFR et Steria, société d’ingénierie informatique. « Les 20% qu’ils touchent eux, c’est énorme (par un rapport à un partenariat public-privé classique) », estime-t-on dans l’entourage de l’actuel ministre des Transports Frédéric Cuvillier. « Il n’y a pas de dogme anti-PPP, on en a signé plusieurs depuis qu’on est là, mais est-ce que celui-ci a été signé dans des conditions acceptables? », s’interroge la même source, pointant vers le gouvernement Fillon.  Le pouvoir socialiste a seulement suspendu l’écotaxe et n’entend pas y renoncer, arguant qu’un abandon coûterait 800 millions d’euros payables sans délai, et 200 millions supplémentaires sur un an, soit un milliard d’euros au total. A quatre mois des municipales, la candidate socialiste à la mairie de Paris, Anne Hidalgo a fustigé un « marché ruineux » sur lequel sa rivale UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, ex-ministre de l’Ecologie, « doit rendre des comptes ».  Certains anciens responsables de droite n’ont pas été en reste pour se désolidariser: Rachida Dati et Xavier Bertrand se sont étonnés « qu’une entreprise privée et étrangère soit en charge de collecter l’impôt en France ».   »Il y a une différence fondamentale en matière de fiscalité entre un impôt et une taxe », corrige Dominique Bussereau, joint par l’AFP. L’ancien ministre des Transports, qui a vécu le début la procédure, souligne que de nombreux organismes privés comme les chambres d’agriculture ou de commerce assurent aujourd’hui la perception de certaines taxes.   »La somme reversée pour gérer la complexité du système ne me paraît pas folle », plaide M. Bussereau.  Le PDG de Steria, François Enaud, a défendu une rémunération, calculée selon lui « au cordeau ». « N’importe quelle entreprise vous dira que pour maintenir un système il faut à peu près 10% de ses coûts de construction et ensuite pour amortir un système qui a été financé par les sociétés privées il faut bien, sur une durée de 10 ou 15 ans, rajouter 10% », a-t-il plaidé sur LCI.  Plus largement, les conditions d’attribution à la société Ecomouv’ refont surface. Le choix du gouvernement avait été contesté par Alvia, l’un des concurrents à l’appel d’offres, devant le tribunal administratif. Le juge avait alors invalidé la candidature d’Ecomouv’, arguant notamment que le conseiller de l’Etat sur le dossier écotaxe, le cabinet suisse Rapp Trans AG, ne pouvait être impartial car il travaillait également avec Autostrade.  Cette décision avait ensuite été cassée par le Conseil d’Etat, qui « a considéré que les griefs qui étaient formulés ne concernaient pas le contrat en cours de signature », se défend Ecomouv’, jointe par l’AFP.  Dans l’entourage de François Fillon, on adopte la même ligne. De source proche de l’ancien Premier ministre, le contrat entre Ecomouv’ et l’Etat est « totalement inattaquable », car le gouvernement a procédé au « lancement d’un appel d’offres » et a ensuite choisi la société en mesure de mettre ?uvre l’écotaxe le plus rapidement possible.  Sollicitée par l’AFP, Nathalie Kosciusko-Morizet, elle, n’a pu être jointe lundi mais elle avait balayé de la même manière la semaine passée des critiques de Stéphane Le Foll.

 

Un système politique à bout de souffle

Un système politique à bout de souffle

 

 

 

Oligarchie, corporatisme, incompétence, injustice autant de mots pour qualifier un système politique discrédité et qui conduit le pays dans le mur. Le diagnostic est implacable: « Le système politique est en train de s’effondrer sous nos yeux », s’émeut Bruno Le Maire, ex-ministre UMP. « On n’a jamais connu une telle crise », renchérit Pascal Perrineau du Cevipof. D’autant qu’ »on est dans le temps court d’un quinquennat, et il n’y a plus d’amortisseurs ». Symptômes de cette crise: abstention croissante, percée électorale du FN, impopularité record du chef de l’Etat, sondages calamiteux pour les patrons de l’UMP comme du PS, affrontements fratricides entre alliés (EELV contre le gouvernement, Parti de gauche contre PCF) ou au sein des partis (Jean-François Copé contre François Fillon, éviction brutale du numéro un écologiste Pascal Durand, élus quittant leur parti). La frontière droite-gauche, la plus structurante de la vie politique hexagonale, devient plus floue. « Il y a un brouillage idéologique, tous ces partis rassemblent des leaders dont on se dit: mais qu’est ce qu’ils font ensemble! », s’exclame M. Perrineau. Jean-Christophe Cambadélis (PS) pointe une « technocratisation du discours » qui « amène à la réduction du clivage gauche-droite ».   »Le PS assume-t-il oui ou non ses choix sociaux-démocrates? L’UMP qui prétendait rassembler le centre se droitise-t-elle ou non? », demande M. Perrineau.  Pour M. Le Maire, « la droite a suivi la gauche ». « Nous avons pensé comme elle que le progrès, c’était le progrès social ». Pour son collègue PS, « la gauche s’interroge sur la validité du réformisme à l’époque de la toute-puissance du marché et la domination du capital financier ».  Les deux députés se renvoient indirectement la balle: M. Cambadélis jugeant que « la droite ne s’est pas repensée idéologiquement », l’élu de l’Eure considérant que « la gauche est dans un no man’s land idéologique ». Ce « gigantesque brouillage idéologique ne sert que le FN », résume l’ex ministre. . Ce brouillage aboutira-t-il à une recomposition en trois pôles, PS/UMP/FN? M. Cambadélis a été le premier à le formuler. « Le tripartisme, dont un d’extrême droite, va bousculer le champ politique », assure-t-il. Bruno Le Maire n’y croit pas: « je vois bien la percée du FN, mais ce n’est pas un parti de gouvernement ». « Le FN peut faire jeu égal dans des élections dont la portée échappe largement aux citoyens (cantonales, européennes), mais son score en termes d’élus demeurera modeste aux municipales », prévoit M. Braud. Toutefois, « s’il était significatif, ce serait pour lui le risque d’une crise d’identité, tant son programme est irréaliste ». Même s’ils ne devaient pas être ébranlés par le FN, les partis souffrent. « Leur crise est profonde, il faut la prendre très au sérieux », avertit M. Perrineau, pour qui « assez peu représentatifs, ils ont perdu leurs racines ». Le Maire tranche: « nous restons une aristocratie ». Au cœur de son réquisitoire: « une haute fonction publique qui truste les postes, sans prendre aucun risque ». « Initiatives bloquées, pas d’ascenseur social, le système est à bout de souffle ». « Les partis ont toujours eu du mal à s’adapter aux évolutions de la société car leur préoccupation est d’abord la rentabilité électorale », explique M. Braud. D’ailleurs via internet et réseaux sociaux, « les citoyens se sentent instruits par d’autres canaux, préfèrent se tenir à distance des consignes de parti. Les mobilisations importantes sont accompagnées par les partis plutôt que déclenchées par eux ». Exemple: « la manif pour tous ».  De plus, déplore M. Cambadélis, « seule la posture médiatique fait sens ». « Une pensée nuancée ou dialectique est ravalée à la langue de bois ou la mollesse. S’ensuit une série de polémiques formatées pour le débat télévisé. La pipolisation, les batailles de leadership occupent tout l’espace ».

 

BCE : un sulfureux cabinet américain choisi pour évaluer les banques européennes

BCE : un sulfureux cabinet américain choisi  pour évaluer les banques européennes

la BCE dévoilera, mercredi 23 octobre, toutes les modalités de la supervision bancaire pour les tests, dits « stress tests », auxquels les banques européennes vont être soumises. Les marchés attendent beaucoup de ces tests, considérés comme une véritable épreuve de vérité sur la santé de ces banques. Et voilà que la BCE délègue sa mission à un cabinet privé, qui plus est américain ! Le choix a de quoi surprendre: mais pourquoi la BCE ne s’appuie-t-elle pas sur ses propres équipes? « Quand il y a des stress-tests aux Etats-Unis, c’est la FED qui s’en charge », souligne un analyste. D’autant plus que le cabinet qu’elle a choisi, lui aussi, est contestable. Ce cabinet est Oliver Wyman, spécialisé non pas dans l’audit mais dans le conseil. Un cabinet qui traîne quelques casseroles. C’est lui qui, en 2006, avait décerné la palme de la banque la plus performante à l’Anglo Irish Bank. Trois ans après, la banque irlandaise s’effondrait. Autant dire que ce choix n’est pas vraiment de nature à rassurer

JPMorgan : un arrangement à 13 milliards de dollars

JPMorgan : un arrangement à 13 milliards de dollars

Un  accord destiné à régler une série de poursuites liées à la crise des titres dérivés de prêts hypothécaires risqués (subprimes), aurait été conclu vendredi soir entre le ministre américain de la Justice, Eric Holder, son adjoint Tony West et le conseiller juridique de JPMorgan, Stephen Cutler.Selon le New York Time, qui annonce lui aussi cet accord préliminaire, le charismatique PDG de JPMorgan, Jamie Dimon, aurait participé aux discussions. Si le montant est confirmé, il s’agirait de la plus forte somme jamais versée par une compagnie américaine dans ce genre d’accord avec le gouvernement. Elle serait aussi supérieure aux 11 milliards de dollars cités cet été par la presse américaine. L’accord ne concernerait pas une enquête criminelle contre la banque menée par un tribunal de Sacramento, en Californie (ouest), selon cette source. Il règlerait cependant des poursuites intentées par la FHFA, un régulateur des prêts immobiliers aux Etats-Unis qui accuse JPMorgan d’avoir trompé les organismes de refinancement para-publics Fannie Mae et Freddie Mac en leur vendant des subprime avant la crise.  Il réglerait également des poursuites intentées par la justice de l’Etat de New York.  Sur les 13 milliards de dollars, 4 milliards seraient destinés à la FHFA, qui abandonnerait ainsi ses poursuites contre la banque, 4 autres milliards seraient destinés à dédommager des consommateurs lésés et 5 milliards correspondraient à des amendes.  L’accord n’est pas finalisé et certains détails sont encore en négociation, notamment la façon dont l’accord sera présenté, a précisé cette source citée par le journal. Les grandes compagnies américaines essaient en effet d’éviter de payer des « amendes », et cherchent le plus souvent à conclure des accords financiers sans reconnaître avoir commis une faute.  JPMorgan, première banque américaine en termes d’actifs, fait l’objet de multiples poursuites de la part des autorités américaines. Elle a récemment payé plus de 1 milliard de dollars d’amendes dans le cadre des pertes de courtage de dérivés essuyées l’an dernier, l’affaire dite de la « Baleine de Londres ».  Son implication dans les « subprimes » vient notamment de son rachat en 2008, au plus fort de la crise financière et à la demande des autorités, des banques Bear Stearns et Washington Mutual.  La banque vient de passer au troisième trimestre sa première perte depuis près de 10 ans à cause d’une provision juridique massive de 9,2 milliards de dollars.

Un Conseil national éducation économie : on avance… au pas d’escargot

Un  Conseil national éducation économie : on avance… au pas d’escargot

 

 

Pour une fois un conseil national qui ne sera pas inutile, celui qui vise à mieux faire prendre en compte les réalités économiques à l’école. Il serait temps ! Peut-être va-t-on s’apercevoir d’abord que le français et les maths ne sont pas complètement inutiles pour se former et chercher un emploi ! Ou encore que le travail pendant les stages en entreprise n’est pas interdit pour apprendre ! Ou enfin qu’il faut développer la filière apprentissage ! Ce conseil est en effet « chargé d’animer une réflexion prospective sur l’articulation entre le système éducatif et les besoins du monde économique » de même qu’un « dialogue permanent entre leurs représentants sur la relation entre l’éducation, l’économie et l’emploi », explique la rue de Grenelle. Il pourra faire des recommandations, donner des avis, solliciter des expertises et porter des projets.  Le CNEE sera présidé par l’ancien patron d’Air France-KLM Jean-Cyril Spinetta, qui a occupé plusieurs postes au ministère de l’Education. Il comporte 27 membres, dont cinq chefs d’entreprise comme Jean-Louis Beffa et Henri Lachmann, cinq représentants des employeurs, dont le président du Medef Pierre Gattaz, des secrétaires généraux de syndicats, des représentants de syndicats d’enseignants, des directeurs d’administration et deux présidents de régions.  Parmi les objectifs du Conseil, « favoriser le dialogue et la connaissance des initiatives », car « souvent, il y a des postures de deux côtés, avec de la méfiance parfois, de la méconnaissance souvent », explique le ministère.  L’un des objectifs est de développer des initiatives « qui existent déjà mais qui sont parcellaires », comme davantage de témoignages d’entrepreneurs ou de salariés dans les établissements, scolaires, le développement de mini-entreprises et la promotion de la culture d’entreprendre.   »Il faut aussi que les entreprises s’ouvrent davantage à nos jeunes, qu’on assure davantage d’offres de stages », souligne le ministère, jugeant pas tout à fait normal qu’on reproche aux jeunes de ne pas connaître l’entreprise, quand ils peinent à trouver des stages, surtout s’ils sont originaires de quartiers défavorisés.  Le développement de l’alternance et de l’apprentissage nécessite aussi un dialogue et une réflexion pour connaître les filières pertinentes, fait-on valoir. Le ministère veut à la fois développer la formation dans des « filières d’avenir » comme le démantèlement nucléaire et « moderniser les filières existantes ».  Compte tenu d’une « obsolescence de plus en plus rapide des compétences » il s’agit aussi de donner aux jeunes « un niveau de compétences initiales suffisamment important pour pouvoir évoluer tout au long de leur vie ».

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