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Abus de biens sociaux pour Jacques Lang qui se fait tailler un costume

Abus de biens sociaux pour Jacques Lang qui se fait tailler un costume

Certains sont en train de tailler un costard judiciaire au toujours sémillant Jack Lang. L’ancien ministre de Mitterrand est accusé d’avoir reçu en cadeau pour 200 000 € de costumes par le couturier italien Smalto, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Une affaire politico financière car Jack Lang toujours président de l’institut du monde arabe peut compter sur de solides amitiés y compris chez Macron mais aussi sur des inimitiés irréductibles. En cause à la fois son ancrage à gauche mais aussi sa souplesse d’échine qui le rende compatible avec Macron. L’intéressé se défend en déclarant qu’il s’agit de cadeaux. Ce qui est possible car Jack Lang a servi autant la culture que la mode. On connaît cependant les allergies de Jack Lang pour payer ses factures. L’enquête a été ouverte par le parquet de Paris le 12 mars 2019 et a été confiée à la brigade financière, précise-t-on de même source. Le président de l’Institut du Monde arabe, aujourd’hui âgé de 79 ans, a récemment fait dire par son avocat dans la presse que ces vêtements de luxe lui avaient été offerts sans contrepartie, à l’initiative du couturier.

 

Ecologie-Un projet de référendum…. bidon (De Rugy)

Ecologie-Un projet de référendum…. bidon (De Rugy)

En même temps que la micro loi sur l’énergie et le climat, de Rugy, le ministre de l’environnement, se propose d’organiser un référendum plus ou moins bidon sur l’écologie. On notera d’abord que la loi sur l’énergie et le climat est un micro texte de huit articles seulement qui visent simplement à affirmer des généralités mais sans préciser les échéances et surtout les moyens. Comme la question écologique semble monter l’opinion  et comme par ailleurs il ne semble pas que Macron soit maintenant très chaud pour organiser une consultation démocratique sur les aspects économiques et sociaux, de Rugy saisit l’occasion de proposer un référendum bidon.  Il est clair que la question serait nécessairement très floue du type : êtes-vous pour la mise en œuvre d’une politique environnementale dynamique ? De quoi théoriquement recueillir au moins 80 % d’opinions favorables. Ce référendum bidon viendrait compléter deux autres mesures du même type. D’une part la création d’un conseil de défense écologique et surtout la création d’une assemblée composée de 150 citoyens tirés au sort chargé de plancher sur les questions environnementales. En réalité de machins supplémentaires qui s’ajoutent aux nombreux autres et qui correspondent à des effets d’annonce. Notons que le ministre de l’écologie propose comme thème de son référendum la question du climat et non la question de l’énergie. Le climat autorise de plus grandes approximations que la programmation de l’énergie notamment concernant le problème très controversé de la réduction du nucléaire. Observons cependant qu’en ce qui concerne la question du climat la France n’a pas encore été capable depuis l’accord de Paris de diminuer ses émissions polluantes !!

« La “peuplecratie » est un défi pour la démocratie» (Marc Lazar)

 « La “peuplecratie » est un défi pour la démocratie» (Marc Lazar)

Marc Lazar, sociologue et historien s’interroge sur la peuplecratie dans une tribune au Monde (extraits)

« Pourquoi ce néologisme un peu lourd de « peuplecratie », alors que l’étymologie grecque de démocratie, c’est « le pouvoir du peuple » ?

Je dois reconnaître qu’en italien cela sonne mieux : popolocrazia.Ilvo Diamanti, avec qui j’ai écrit ce livre, est aussi un éditorialiste de talent, inventeur de mots. L’émergence de nouvelles pratiques politiques, voire de nouveaux régimes, nécessite de forger de nouvelles notions. Ainsi, dans les années 1930 et 1950, celle de « totalitarisme » pour tenter d’appréhender ce que pouvaient avoir en commun le bolchevisme, le fascisme et le nazisme.

Or, qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, les mouvements populistes d’aujourd’hui sont en train de faire muter les bases mêmes de la démocratie libérale et représentative.

La démocratie, dans sa pratique moderne, se fonde sur la séparation des pouvoirs et sur tout ce qui relève de l’Etat de droit né des Lumières. Nous entrons maintenant, sous la pression de ces mouvements, dans une tout autre période…

Ces mouvements populistes et leurs leaders martèlent que la souveraineté du peuple est sans limite. Tous les contre-pouvoirs doivent céder le pas au suffrage universel.

Le deuxième élément qui les caractérise est la mise en avant non seulement d’une démocratie directe mais aussi d’une démocratie immédiate, sans aucune forme de médiation, passant outre les corps intermédiaires et les partis.

Leur discours est celui d’une urgence permanente. Ils clament qu’il y a des solutions simples pour tous les problèmes, d’où leur demande d’une pratique référendaire systématique. Ils ont compris aussi la révolution que représentent les réseaux sociaux, qu’ils utilisent à fond.

La « peuplecratie » serait donc à la fois une nouvelle phase de la démocratie et une menace pour celle-ci ?

La « peuplecratie » n’a pas encore vaincu, mais elle est là comme un grand défi pour la démocratie libérale et représentative. »

Territoires ruraux : un oligarque pour mener la réforme

Territoires ruraux : un oligarque pour mener la réforme

Le gouvernement a choisi un vrai rural pour s’occuper de la réforme des territoires en voie de désertification. C’est le député (LREM) de la 2e circonscription d’Indre-et-Loire, Daniel Labaronne, qui  a été choisi par le Premier ministre pour mettre en place «  l’agenda rural ». L’intéressé est effectivement maire d’une petite commune mais en réalité, ce fonctionnaire professeur d’université a déjà pas mal de kilomètres au compteur comme politicien. Voilà déjà presque 40 ans qu’il court après un mandat électoral à Tours  et dans  des petites localités. Plutôt de gauche il s’est maintenant converti au libéralisme macronien, une évolution classique avec l’âge et la crainte de voir s’éloigner toute perspective de destin national. On peut légitimement s’interroger sur ce concept d’agenda rural qui ne signifie pas grand-chose. Macron a parlé de ruralité, de décentralisation et de différenciation mais sans donner de contenu assez à ces définitions. La vérité c’est que dans ces zones rurales le tissu économique disparaît progressivement. D’abord Le tissu agricole qui génère de moins en moins d’emplois, ensuite le tissu industriel et artisanal qui justement permettait de fixer les populations. Et pour couronner le tout la disparition progressive des services publics à commencer par la poste ou les mairies elles-mêmes. À la fin, ce sont des commerces qui ferment leurs portes. C’est la grande logique de la concentration urbaine avec à son apogée : la métropole isolation. On voit donc mal ce que pourrait apporter un n’agenda rural. Pour porter sur quel champ d’activité économique, sur quel champ d’intérêt général. En outre on confond les territoires ruraux proches de grandes villes qui en fait sont les nouvelles banlieues avec les territoires ruraux éloignés de des grands centres urbains. Dans ces territoires, mêmes les médecins généralistes disparaissent et quand on construit une maison de santé cela n’augmente pas le nombre de praticiens. Déjà missionné par la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales Jacqueline Gourault sur ce sujet, le parlementaire y travaille depuis fin mars avec les présidents des associations des maires ruraux de France (AMRF) Vanik Berberian et Nouvelles Ruralités Patrice Joly, ainsi qu’avec les maires (UDI) Pierre Jarlier et (LREM) Cécile Gallien.

Biodiversité : Un sommet mondial

Biodiversité : Un sommet mondial

 

500 chercheurs, 130, 15.000 articles scientifiques, conernés lors d’une rencontre mondiale à Paris. 

Un quart des 100.000 espèces aujourd’hui évaluées – une portion minime des huit millions estimées sur Terre – sont déjà menacées d’extinction, sous pression de l’agriculture, de la pêche, de la chasse, ou encore du changement climatique. Mais « une accélération rapide imminente du taux d’extinction des espèces » est attendue par les scientifiques, selon le projet de rapport. Et entre 500.000 et un million devraient devenir à leur tour menacées, dont « beaucoup dans les prochaines décennies ».

Ce sont aussi des espèces communes qui vont bien moins qu’avant

« On s’en doute, parce que les rapports se suivent et se ressemblent. On sait que la biodiversité ne va pas bien », observe Christophe Aubel, directeur général de l’Agence française pour la biodiversité au micro d’Europe 1.  »On parle de sixième extinction des espèces. Ce que je retiens d’un chiffre comme ça, c’est que ce n’est pas seulement une histoire d’espèces rares qui pourraient disparaître, mais bien une baisse massive de la biodiversité. Ce sont aussi des espèces communes qui vont moins bien qu’avant. » Par exemple, près de 60% des populations de vertébrés ont disparu depuis 1970, un quart des terres agricoles ont été touchées par l’érosion et des espèces d’oiseaux, d’insectes et de mammifères disparaissent de plus en plus vite.

Et pour pallier cette dégradation, il est urgent que des mesures soient prises.  »Autant on a pris conscience du danger des gaz à effet de serre, autant on n’a pas mesuré la gravité du déclin du vivant qui nous entoure », estime Allain Bougrain-Dubourg, de la Ligue pour la protection des oiseaux, au micro d’Europe 1. « Et ce qu’il y a d’étonnant, c’est qu’on ne connaît que deux millions d’espèces sur la planète alors que l’on sait déjà que dans les océans, il y en a probablement deux autres millions. »

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Pourtant, quand des mesures ciblées sont prises, les espèces peuvent reprendre vie. C’est le cas du lynx ou du bison en Europe.  »La biodiversité va mal et on a aussi des exemples qui montrent qu’on peut agir », rappelle Christophe Aube.  »Dans la Seine, par exemple, il y avait 14 espèces de poissons dans les années 1990. On est à 35 actuellement, on a progressé. On pourrait citer le vautour qui avait quasiment disparu de la métropole et qui est de retour maintenant. En termes de pollution, dans un pays comme la France, on a quand même progressé quant aux pollutions industrielles par rapport à une époque. »

 

Écosse : un référendum pour l’indépendance

Écosse : un référendum pour l’indépendance

 

Une épine dans le pied de plus pour la première ministre Theresa May  avec la perspective d’un référendum sur l’indépendance de l’Écosse d’ici 2021. Un référendum de ce type avait déjà été organisé en 2014 mais il avait été repoussé au motif que cela pouvait provoquer une coupure évidemment avec le Royaume-Uni mais aussi avec l’union européenne.  Lors du vote du break site l’Écosse a voté contre à 62 % contre 52 % pour le Royaume uni. Du coup, l’argument d’une coupure avec l’union économique dans le cas d’un référendum ne tient plus. Et la première ministre écossaise espère faire voter un texte sur le référendum d’ici la fin de 2019. Cette perspective de référendum risque de peser lourd vis-à-vis des suites concrètes à donner au Brexit  par le Royaume uni. En effet jusque-là, l’Écosse a largement contribué à tenter de trouver une issue positive, c’est-à-dire avec un accord pour solder le Brexit. Malheureusement l’échéance a été encore reportée en octobre et sans doute peut-être encore plus loin en cas d’élection législative anticipée et/ou de changement de premier ministre britannique. Du coup,  l’Écosse manifeste son mécontentement en indiquant qu’elle pourrait organiser une consultation par voie de référendum sur l’indépendance. Politiquement, ce référendum signifierait que l’Écosse est davantage prête à quitter le Royaume-Uni que l’union européenne. Un référendum aussi à usage interne pour protester contre  la décentralisation actuelle au Royaume-Uni.

ENA : un simple changement sémantique !

 ENA : un simple changement  sémantique !

L’Ecole nationale d’administration (ENA) changerait de nom et s’intitulerait l’Institut supérieur des fonctionnaires (ISF) ! En fait une petite manipulation sémantique qui ne changera pas grand-chose quant à la nature et au rôle de cette fabrique d’oligarques. La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème de son nom, des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

Patrimoine : encore un fonds européen !

Patrimoine : encore un fonds européen !

La France souhaiterait que soit mis en place un fonds européen de solidarité pour le patrimoine. Un fonds de plus demandé  par la France qui s’est faite une spécialité de proposer la création de nouveaux mécanismes financiers à propos de tout et n’importe quoi. Ce fonds aura peut-être davantage de succès que les autres propositions de ce type faite par Macron notamment pour la mutualisation des dettes et des s’investissements. Des projets systématiquement repoussés par nombre de pays européens et surtout par l’Allemagne qui ne veut pas être solidaire de la gestion approximative de certains pays européens dont la France. Il est vrai qu’un fonds du patrimoine constituerait un enjeu assez secondaire au regard des besoins financiers du patrimoine comparés à ce qui serait envisagé dans le domaine macro-économique “Le Président a pris l’initiative d’écrire à ses homologues pour leur proposer de créer un mécanisme de coopération pour le patrimoine européen en péril, visant à se prêter assistance, à partager des compétences et des savoir-faire”, dit Amélie de Montchalin dans une interview publiée par le JDD.L’incendie qui a entièrement détruit la charpente de Notre-Dame de Paris dont une grande partie datait du XIIIe siècle, a suscité une vague d’émotion à travers le monde. Des promesses de dons, estimées à plus d’un milliard d’euros, ont afflué de la part des grandes fortunes et entreprises françaises, notamment. “Quand il y a un grand incendie en Europe, un mécanisme de solidarité peut permettre de prêter des Canadair entre pays de l’Union. Pour le patrimoine, on peut imaginer un réseau d’experts mis à disposition en fonction des besoins”, précise Amélie de Montchalin. Cette proposition de mise en commun de moyens peut se comprendre mais c’est autre chose que de proposer encore un nouveau fonds européen.

ENA : un simple changement de nom !

ENA : un simple changement de nom !

L’Ecole nationale d’administration (ENA) changerait de nom et s’intitulerait l’Institut supérieur des fonctionnaires (ISF) ! En fait une petite manipulation sémantique qui ne changera pas grand-chose quant à la nature et au rôle de cette fabrique d’oligarques. La question centrale qui se pose pour avec l’ENA  n’est pas seulement le problème de son nom, des conditions d’entrée et de sortie mais de sa réelle utilité. En effet au départ, l’ENA a été créée après la guerre pour former et unifier le profil des grands administrateurs publics. Or progressivement cette école a évolué pour former aussi des oligarques du monde politique. La plupart des partis ont en effet à la tête d’anciens élèves de l’ENA à gauche comme à droite. Certains ont même été présidents de la république. Dans l’histoire de la république, ce ne sont sans doute pas ces responsables qui auront marqué le plus l’histoire. L’autre dérive de l’ENA, c’est de former également de futurs businessmen ou prétendus comme tels. Il faut noter que parmi les énarques figurent des managers particulièrement efficaces mais aussi de piètres dirigeants qui ont tué certaines grandes entreprises voire certains secteurs économiques. Dans une formation de deux ans on ne peut évidemment couvrir l’ensemble du champ des connaissances concernant la gestion de l’administration, le business ou la politique. Du coup, la formation est assez superficielle. Elle aborde à peu près tous les sujets mais sans en approfondir aucun. Surtout,  elle donne des connaissances théoriques qui ne s’appuient sur aucune expérience concrète, sur aucune réalité sociale, technique, économique ou environnementale. C’est le même reproche qu’on pourrait faire à la multitude d’instituts d’études politiques qui préparent d’ailleurs à l’ENA. Nombre des élèves de ces instituts noyautent  d’ailleurs le parti de la république en marche. Des anciens élèves, d’un conformisme désolant,  tous formatés de la même manière répétant  les idées à la mode, les idéologies approximatives, voir les pires âneries.  Le problème de ces anciens élèves, c’est  qu’ils ont constitué une sorte de caste dont les membres se reproduisent parce qu’ils s’occupent  maintenant l’essentiel des fonctions dans la politique, dans l’administration et dans le business. On recrute un énarque dans le privé en raison de son carnet d’adresses parce qu’il pourra facilement communiquer avec l’administration ou encore avec les finances et réciproquement. Globalement ces écoles sont à la fois inefficaces sur le plan public si l’on en juge par les résultats du pays et non démocratiques puisque réservées aux fils de l’élite (60 à 70 %.)

 

 

L’emploi à domicile : encore un recul

L’emploi à domicile : encore un recul

 

 

C’est le paradoxe de l’emploi ; alors qu’on annonce à grand renfort de tambours l’emploi à domicile comme le principal vecteur de création d’emplois, dans les faits il ne joue guère. des raisons à cela, un pouvoir d’achat globalement insuffisant de certains  employeurs pour recourir à des aides à domicile, du coup le nombre d’employeurs se réduit . Aussi les difficultés de recrutement dans le secteur qui elles découlent de conditions de travail et salariales notoirement  insuffisantes. Il n’est pas facile de recruter du personnel à temps partiel pour des rémunérations de 700 à 800 €, surtout avec des horaires décalés.  A ‘évidence, ce secteur mériterait une analyse particulière pour parvenir à des prix acceptables par les demandeurs et à des conditions sociales attirantes pour le personnel. L’emploi à domicile a poursuivi son recul au quatrième trimestre 2018 avec un nombre d’employeurs qui est repassé sous la barre de 1,9 million pour la première fois depuis début 2007, selon les données CVS-CJO publiées vendredi par l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss). Il s’élevait à 1,896 million au 31 décembre, soit un recul de 0,8% sur un trimestre, après une baisse de 0,2% les trois mois précédents, et une diminution de 1,5% sur un an. Mais les hausses en parallèle de 0,6% du volume horaire moyen déclaré par employeur et de 1,5% du salaire moyen versé, sur fond de baisse des cotisations sociales, se sont traduites par une progression de 0,6% de la masse salariale nette, à 1,21 milliard d’euros, au quatrième trimestre. Sur un an, le salaire moyen versé par employeur bondit de 2,3% et la masse salariale progresse de 0,8%. Pour la seule garde d’enfant, le nombre d’employeurs a diminué de 0,4% au 4e trimestre 2018 mais les heures qu’ils ont déclarées ont augmenté dans le même temps de 1% en moyenne. Si l’on ajoute la hausse des salaires, la masse salariale de cette activité a progressé de 1,5% sur le trimestre (+2,4% sur un an). S’agissant du champ distinct des assistantes maternelles, le nombre de comptes a reflué de 1,5% au cours du 4e trimestre 2018, à 828.000, et le volume d’heures déclaré s’est replié de 1,0%. La masse salariale nette est restée quasi stable (-0,1%) à 975 millions d’euros.

Le Medef pour un report l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans

Le Medef pour un report  l’âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans

 

On peut évidemment comprendre au vu des chiffres que le départ à la retraite soit décalé dans le temps, surtout pour l’âge réel. Reste que la question est de savoir si les entreprises accepteront de garder en leur sein des travailleurs âgés de 63 et 64 ans (moins de 30 % des 60-64 ans sont aujourd’hui en emploi et une personne sur deux qui liquide sa retraite n’est plus en activité). Par ailleurs l’équité serait de faire un net distinguo entre les retraites des salariés aux conditions de travail très difficile et celle des autres.( La différence de l’espérance de vie pouvant atteindre 10 ans. Il y avait Deux cotisants pour un retraité au début des années 2000, ce ratio s’effondrera à 1,3 cotisant pour un retraité à horizon 2060 ; le niveau de dépenses actuellement consacré aux retraites s’élève à 14 % du PIB, soit 4 points de plus que l’Allemagne et 6 que dans les pays de l’OCDE ; et le temps passé à la retraite atteint 27,2 ans dans l’Hexagone, contre 22,8 ans outre-Rhin, 20,7 ans aux États-Unis ou 16,6 ans en Corée du Sud. Le Medef propose donc progressivement de décaler l’âge légal du départ en retraite à 64 ans. Le Medef propose une solution radicale: «indexer mécaniquement l’âge légal sur l’évolution de l’espérance de vie» à partir de 2028, une fois atteint la borne des 64 ans. Et pour lever les hypothèques qui pèsent toujours sur la réforme du gouvernement (notamment sur le rythme et les règles de convergence des régimes), il fait deux préconisations inédites. Primo, que le régime universel promis par Emmanuel Macron soit à deux étages: avec un socle commun de solidarité (minimum vieillesse…) piloté par l’État et financé par l’impôt ; et un régime par répartition intégralement abondé par les cotisations des actifs. Secundo, de basculer tous les régimes dans un système par points avant d’organiser leur convergence effective (en termes d’âge, de droits familiaux…) et ce, «au même rythme entre le public et le privé».

 

Macron ne doit pas se limiter à un catalogue de mesures (Gérard Collomb)

Macron ne doit pas se limiter à un catalogue de mesures (Gérard Collomb)

L’actuel maire de Lyon, ancien ministre de l’intérieur considère que les mesures que va annoncer Macon manque de cohérence et de vision et ressemble davantage un catalogue de mesures.

 

« C’est un catalogue de mesures (…) qui sont posées sans fil conducteur », tranche-t-il. D’après lui, il faut aller « au-delà des problèmes catégoriels des uns et des autres » et « relier les propositions entre elles » afin de « donner un sens et dire où l’on va ». Il estime que c’est « ce qui manque, et pas seulement depuis le quinquennat de Macron ».

L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’Emmanuel Macron « peut rebondir car c’est quelqu’un de brillant » mais « il va devoir s’exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop ».

D’après lui, elles manquent d’un « fil conducteur ».

Relativement silencieux depuis sa démission, Gérard Collomb a pris la parole ce mercredi matin. Au micro de RTL, il est revenu sur l’incendie de la cathédrale Notre-Dame ainsi que sur l’issue du grand débat national. Il estime que le drame parisien peut constituer un tournant dans le quinquennat de Macron, mais invite le président à ne pas se perdre dans un « catalogue de mesures » pour répondre à la colère des gilets jaunes. Interrogé sur la prise de parole de 6 minutes d’Emmanuel Macron mardi soir, l’actuel maire de Lyon, qui a annoncé le don de 200.000 euros pour la reconstruction de l’édifice religieux, a estimé qu’il s’agissait d’un discours « métaphorique » qui « parlait de Notre-Dame et de notre pays »: « Il a su trouver les mots justes (.) et est allé dans le fond de ce qui fait l’âme de la France », déclare-t-il, ajoutant que le président a su « saisir l’importance de l’instant ». Mais l’engouement de l’ancien ministre de l’Intérieur reste mesuré, notamment lorsqu’il évoque les annonces que devait faire le Président et qui ont fuité dans la presse mardi après-midi. L’ancien ministre de l’Intérieur estime qu’Emmanuel Macron « peut rebondir car c’est quelqu’un de brillant » mais « il va devoir s’exprimer et il ne va pas falloir que cela tarde trop ».

Loi alimentation : comme prévu un échec

Loi alimentation : comme prévu un échec

Hormis pour  la filière lait,  les ministres de l’agriculture est bien contraint d’admettre que la loi alimentation est un échec complet vis-à-vis de l’objectif d’améliorer les revenus des producteurs. Pire même,  cette loi a permis d’augmenter les prix à bon compte dans la grande distribution. Une  loi qui prévoit un encouragement au bio et à l’économie circulaire mais qui demeure très théorique sur la formation des prix où là aussi les agriculteurs sont seulement encouragés à pratiquer la réalité des couts. Une  loi pour une meilleure rémunération des agriculteurs et une alimentation plus saine, avec notamment une obligation de 20% « de bio » dans la restauration collective.  Le texte permet notamment d’inverser théoriquement la construction du prix des produits pour permettre une meilleure rémunération des agriculteurs. Il rend ainsi aux exploitants la possibilité de proposer leurs tarifs aux acheteurs et de ne plus se laisser imposer des prix trop bas par rapport aux coûts de production. Le texte renforce également le rôle du médiateur des relations commerciales agricoles en mettant en place la pratique du “name and shame”, le fait de nommer les mauvais élèves. Sur la partie dédiée à l’alimentation saine, le projet de loi “renforce la qualité et le suivi des produits”, notamment dans la restauration collective, comme les cantines, où il impose “un quota de 50 % de produits locaux ou labellisés, dont 20 % de bio d’ici janvier 2022”, “Aujourd’hui, le compte n’y est pas du tout et la première année de négociations n’a pas été satisfaisante”, a déclaré le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, à l’issue d’une réunion, à Bercy, avec des représentants des trois parties. “Les agriculteurs ne voient pas encore, hormis dans le lait, dans leurs revenus les résultats”, a ajouté l’ex-sénateur, qui s’est cependant dit “confiant” pour la suite compte tenu de la bonne volonté affichée par l’ensemble des acteurs. La secrétaire d’Etat Agnès Pannier-Runacher a pour sa part fait le diagnostic d’une “guerre des prix (qui) demeure”, avec l’”agressivité” que celle-ci suppose, même si “des lignes ont bougé”. Selon les deux ministres, les dernières négociations se sont traduites par une amélioration dans les secteurs du lait, des pommes de terre, et partiellement dans celui de la viande mais également par des progrès “insuffisants” ailleurs. La loi dite “Egalim” du 30 octobre dernier avait pour objectif de mettre un terme aux batailles de prix entre distributeurs et entre transformateurs, dont pâtissent durement les exploitants en bout de chaîne. Ce texte comporte deux mesures phares, l’encadrement des promotions, entré en vigueur le 1er janvier, et le relèvement du seuil de revente à perte, en vigueur depuis le 1er février.“Nous savions que les choses ne changeraient pas d’un claquement de doigts”, a dit la présidente de la FNSEA (premier syndicat agricole), Christiane Lambert, à des journalistes après la réunion à Bercy. “La déflation est quasiment stoppée et ne fait que refléter la forte baisse de certaines matières premières en 2018”, a constaté la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) dans un communiqué. Bref tout ça pour ça ! Comme si on constatait la puissance du marché face à l’absence de régulation.

Un cadeau fiscal pour un milliardaire indien contre l’achat de Rafale !

Un cadeau fiscal pour un milliardaire indien contre l’achat de Rafale !

 

.Selon Le Monde, la filiale française du groupe indien Reliance Communications, spécialisée dans les services de télécommunication et exploitant un câble sous-marin transatlantique, était sous le coup en France d’un redressement fiscal de 151 millions d’euros.Mais un accord signé en octobre 2015 a effacé 143,7 millions d’euros moyennant un versement de 7,3 millions, alors qu’Anil Ambani, le patron ami du Premier mnstre indien,  était devenu entre-temps un acteur clef du contrat indien pour les 36  Rafale, selon le quotidien.Dans un communiqué, Reliance confirme avoir conclu un accord portant sur le versement d’environ 7,2 millions d’euros au lieu de quelque 141 millions demandés par l’administration fiscale à Reliance Flag Atlantic France pour la période 2008-2012.La demande initiale du gouvernement français “était sans fondement et complètement illégale”, alors que cette filiale faisait des pertes, fait valoir le groupe.

Un risque de tsunami financier avant 2020″ (Georges Ugeux)

Un risque de  tsunami financier avant 2020″ (Georges Ugeux)

Georges Ugeux, ancien banquier, ex vice-président du New York Stock Exchange évoque le risque d’une  nouvelle crise au plus tard en 2020,  qu’il qualifie de « tsunami » car elle sera bien plus sévère que celle de 2008. (Extraites de l’interview la Tribune)

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Vous prévoyez une nouvelle crise financière au plus tard en 2020, plus sévère encore que celle de 2008. Sur quoi repose votre diagnostic ?

GEORGES UGEUX - En 2008, les banques centrales et les gouvernements avaient été en mesure d’intervenir pour empêcher une crise bancaire qui aurait déstabilisé le système, parce que le problème était circonscrit aux banques et à une compagnie d’assurances américaine, AIG. Aujourd’hui, le phénomène est différent, c’est pour cela que je parle d’un « tsunami ». En effet, durant les dix dernières années, les gouvernements occidentaux ont augmenté leur endettement jusqu’à pratiquement le doubler. Ils ont pu le faire, parce que les banques centrales, qui étaient venues au secours des banques, ont adopté une politique monétaire de taux bas et de rachat d’actifs qui a fait quintupler leurs bilans. Concrètement, l’endettement cumulé de l’Europe, du Japon et des États-Unis, s’élève à 40.000 milliards de dollars, et le montant du bilan des banques centrales atteint 15.000 milliards de dollars. Or, avec le début de la normalisation de la politique monétaire, le risque d’une crise systémique d’une ampleur colossale devient de plus en plus élevé, car elle ne touchera pas seulement le secteur bancaire comme en 2008 mais l’ensemble du secteur public, des entreprises et des banques centrales.

Pourtant, le président de la BCE, Mario Draghi, n’a cessé de marteler que sa politique monétaire n’avait de sens que si les gouvernements menaient des réformes structurelles pour sortir de la spirale de l’endettement…

C’est exact, mais le problème est que l’effet positif de cette politique monétaire accommodante sur l’économie, la croissance et l’investissement s’est émoussé depuis plusieurs années. Si Mario Draghi a raison de dire que les réformes que doivent mener les gouvernements sont vitales, il n’en reste pas moins qu’il a été leur allié objectif en rendant attractifs leurs emprunts grâce à la baisse des taux d’intérêt. Or, cela ne peut pas durer éternellement. Les derniers chiffres du déficit budgétaire américain portant sur le dernier trimestre [aux États-Unis, le trimestre couvre la période du 1er novembre au 31 janvier, Ndlr] font apparaître une hausse de 77% sur un an ! Une telle ampleur nécessite de parler sans compromis car il y a urgence. Depuis 2017, je répète que nous subirons ce tsunami au plus tard en 2020. À l’époque, il était encore possible d’éviter le pire. Aujourd’hui, je constate que non seulement rien n’a été fait, mais qu’au contraire le phénomène s’accélère au regard des chiffres américains.

Comment voyez-vous cette future crise ?

Elle sera violente si un certain nombre de mesures ne sont pas prises. Mais auparavant il faut avoir le courage d’établir un diagnostic. Je peux témoigner qu’il est déjà fait au sein de nombreux gouvernements qui savent à quoi sans tenir sur les dégâts que causera la crise. Le problème est qu’il n’y a pas de consensus sur les thérapies à adopter. En attendant, je serais partisan de forcer les gouvernants à dire la vérité au public en reconnaissant leur responsabilité. Cette démarche permettrait d’annoncer, même dans un contexte difficile, une série de mesures structurelles qui puissent éviter que l’anticipation des marchés se transforme en explosion. Mais, pour le moment, je ne vois personne ayant le courage politique de tenir un tel discours.

Quelles mesures préconisez-vous pour éviter le pire ?

La première, c’est de vendre des actifs. La France peut le faire mais pas tous les pays. La deuxième, c’est de générer des recettes. Là, mon discours est très clair : les entreprises doivent davantage contribuer au budget de l’État. Aujourd’hui, elles ne le font qu’à moins de 10 %, d’autant qu’elles reçoivent sous une forme ou une autre des subsides. Selon moi, leur contribution est nulle, voire négative. Sur le plan de l’équité, c’est inacceptable. Cette situation est liée à la concurrence fiscale extrêmement dommageable qui a cours en Europe. Il est donc temps que les responsables européens se mettent autour d’une table pour réaliser une harmonisation de la fiscalité qui soit tenable à long terme.

Quelques efforts ont déjà été faits…

Oui, les déficits budgétaires ont été réduits de manière substantielle mais pour que cela dure, il faut que chacun contribue. C’est une question d’éthique, la taxation doit être perçue comme équitable par l’ensemble de la population. L’ISF était un mauvais impôt car il taxait le stock. Il faut donc trouver un autre dispositif qui cible les revenus supérieurs à 1 million d’euros par an. On pourrait aussi diminuer les charges sociales, ce qui permettrait d’augmenter l’emploi. Voilà pour les recettes.

Quand aux dépenses publiques, qui représentent 56 % du PIB, un record en Europe, ce n’est pas soutenable. Aujourd’hui, pour des raisons historiques, l’État français détient une centaine de milliards d’euros d’actifs sous forme de participations, qui sont financés par la dette. Or l’État n’a pas besoin d’être actionnaire pour contrôler l’économie et conduire sa politique économique. En France, il y a cette idée qu’un État actionnaire est une protection. Or la plupart des autres États contrôlent leur économie sans être actionnaires. Donc on peut procéder rapidement à une cession d’actifs combinée à une diminution des dépenses. Cela ne peut pas se faire en un jour mais si la tendance est donnée, il sera possible d’éviter une réaction de panique face à une dette dont les montants sont 100 fois ceux de 2008.

Comment jugez-vous l’action d’Emmanuel Macron ? Il a été plutôt timide en matière de réduction des dépenses publiques ?

Une partie de sa timidité repose sur l’assurance que les taux ne vont pas remonter et qu’on peut donc continuer à dépenser 50 milliards d’euros en taux d’intérêt. C’est un mauvais jugement, car les dettes doivent être remboursées et les taux d’intérêt ne resteront pas éternellement négatifs. Lorsqu’ils remonteront, cela fera très mal puisque le stock sera plus élevé. Cela va mettre un ou deux ans, mais n’oubliez pas que les marchés anticipent.

Par ailleurs, cette politique décourage l’épargne et booste les valorisations des marchés actions. Or, contrairement à une idée reçue, l’économie financière et l’économie réelle sont étroitement liées…

Évidemment. Je constate qu’il y a une dichotomie entre les économistes qui parlent de l’économie réelle et les financiers qui parlent de la finance. Or, même si nous avons une croissance soutenue, elle peut entrer en dépression du jour au lendemain en cas de bourrasque financière. On l’a bien vu en 2008, alors que le risque était plus faible contrairement au cocktail potentiellement explosif que nous avons devant nous. Les foyers sont nombreux : l’Italie, les États-Unis, le Japon, la Chine. Mais cela peut aussi venir d’un grain de sable extérieur. Dans la crise de 2008, c’était le crédit hypothécaire dont on avait sous-estimé le risque qu’avait représenté sa titrisation. Un grain de sable qui, en temps normal, serait contrôlable peut donc par contagion déstabiliser la planète financière.

Quel pourrait être ce grain de sable ?

La dette des étudiants aux États-Unis, celle des entreprises d’État en Chine, la stagnation économique au Japon, la récession en Italie. Une Europe déstabilisée par l’Italie se transformera en crise mondiale, parce que l’Asie elle-même sera fragilisée. Il ne faut pas oublier que la crise de 2008 a été une crise transatlantique.

Vous évoquez les États, mais il y a aussi les entreprises…

Elles ont aussi emprunté à bon marché, mais elles ne l’ont pas fait de manière constructive. Si elles ont procédé à de la consolidation, en réduisant le coût de leur dette, en revanche, elles n’ont pas investi et n’ont pas créé d’emplois. Dès lors, à quoi a servi cet endettement ? La majeure partie est due aux rachats d’actions et aux méga acquisitions. Par exemple, AB InBev a dû emprunter 50 milliards de dollars pour l’acquisition de SABMiller qui lui a coûté 107 milliards de dollars. Or maintenant, les entreprises doivent diminuer leurs actifs pour honorer leur dette, à l’exemple de General Electric qui a racheté ses actions mais n’a pratiquement plus de fonds propres et supporte une dette de 100 milliards de dollars. Quant aux pays émergents, si les gouvernements sont restés modérés avec une dette représentant 40 % de leur PIB, en revanche, leurs entreprises internationales – qui ont emprunté en devises – courent un risque de change important en cas de dépréciation de leur devise nationale, avec à la clé un risque de faillite et de contagion à l’ensemble de l’économie.

Et le risque du côté des États-Unis ?

Donald Trump a mené une politique de relance sur une économie qui était en plein emploi, provoquant une surchauffe. La baisse des impôts n’a eu aucun effet sur la croissance, mais a propulsé les marchés actions au plus haut. Cette politique a finalement eu pour résultat une augmentation de l’endettement, un accroissement du déficit budgétaire et une balance commerciale déficitaire. En outre, les États-Unis ayant des taux supérieurs à ceux de l’Europe, avec un taux à 10 ans à 3 %, contre 0,5 % pour le dix allemand, c’est une distorsion considérable qui pose un problème.

Pourquoi ?

Le taux à 10 ans vous indique le coût d’un investissement, d’une acquisition. C’est aussi l’horizon de référence pour les compagnies d’assurances, les fonds de pension, etc.

Il y a aussi une différence majeure entre le dollar et l’euro, le billet vert reste la monnaie de référence dans le monde ce qui lui donne un avantage comparatif…

Absolument. Sans cela, les États-Unis seraient dans une situation difficile. Et ils continuent d’en profiter. Néanmoins, avec leurs mesures restrictives, leur indiscipline économique, leur protectionnisme, ils sont en train de créer une forte incitation à emprunter en euros plutôt qu’en dollars. En ce moment, le dollar voit son statut de monnaie de référence s’effriter.

D’ailleurs votre livre est un plaidoyer en faveur de l’euro…

Tout à fait, l’euro permet à un marché de 500 millions de personnes et une part de 80 % de PNB européen de travailler avec une monnaie commune. Cela diminue les frais de change, crée une dynamique de croissance à l’intérieur d’une vaste économie. Imaginez la crise, si chaque pays avait gardé sa devise.

La Grèce serait tombée en faillite, l’Italie le serait, l’Espagne aurait trébuché sur sa peseta. Bref, nous serions dans une instabilité financière considérable. L’euro est donc un facteur de croissance et de stabilité. Et c’est une réussite, puisqu’il représente aujourd’hui 30 % des réserves mondiales. Les banques centrales doivent détenir des euros pour faciliter leurs financements. Et ce qui se passe aux États-Unis est une opportunité pour l’Europe qui a fait preuve de courage et d’unité dans le dossier du Brexit, ou dans l’affaire des sanctions à l’égard de l’Iran. Malgré les difficultés, une nouvelle dynamique européenne se développe, même si l’Europe est une symphonie inachevée. Il est nécessaire d’adopter une politique budgétaire commune et une harmonisation fiscale. C’est un chantier compliqué mais l’UE restera inachevée tant que chaque pays choisira sa fiscalité et son taux d’intérêt.

Emmanuel Macron et ses prédécesseurs l’ont proposé, mais ils ont essuyé le refus de l’Allemagne. Comment faire accepter de telles mesures?

Prenons l’image d’un train. Malgré tous les reproches qu’on lui adresse, l’Allemagne est la locomotive qui nous a permis de tenir le cap dans les difficultés et d’éviter le pire en dépit de taux de croissance faibles. Quant à la France, son rôle est essentiel pour indiquer la direction vers laquelle doit aller le train. Et il est important qu’Emmanuel Macron ait fourni une feuille de route pour l’Europe sur laquelle les pays membres peuvent s’accorder. Pour autant, on ne peut pas demander à l’Allemagne de faire des compromis qui remettent en cause sa croissance et sa force économique. Aucun pays n’accepterait cela. Et puis, on omet souvent de dire que les autres membres de l’UE profitent la locomotive allemande.

En quoi, par exemple ?

En matière de stabilité. Grâce à l’Allemagne, notamment ses entreprises, l’Europe s’est considérablement développée en Asie, alors que la France accuse un retard considérable. Aujourd’hui, si j’étais chef d’entreprise, je ne chercherais pas à augmenter mon poids aux États-Unis, voire je le diminuerais, mais j’irais tous azimuts en Asie où vit plus de la moitié de la population mondiale et se réalise la croissance économique mondiale. Ainsi, l’Inde, pays sur lequel je travaille, connaît la plus forte croissance du continent, et je peux témoigner que l’Europe y est mieux reçue que les États-Unis, car elle est considérée comme moins impérialiste. C’est un avantage considérable car tous ces pays asiatiques sont, à différents degrés, nationalistes.

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Les critiques sur l’Allemagne portent sur ses excédents, on lui demande d’investir par exemple dans ses infrastructures…

Les infrastructures en Allemagne ne sont pas moins bonnes qu’en France. En réalité, le rôle que devrait jouer l’Allemagne est celui d’entraîner les entreprises de toute l’Europe. L’excédent de la balance des paiements de la zone euro et même de l’Union européenne par rapport au reste du monde est essentiellement américain, mais certains pays, dont la France, sont déficitaires. Mais cela pose la question sur la façon dont est gérée l’économie française.

Que reprochez-vous?

Il y a d’abord un problème de culture. Étant souvent aux États-Unis, je suis frappé de voir sur TV5 Monde nombre d’émissions qui sont à la gloire du passé, de la royauté, des grands châteaux, des beaux paysages, etc. Il y a une grande complaisance en France quant à son image de grandeur qui ne correspond pas à sa place réelle dans le monde. Cela crée des comportements arrogants qui, quelquefois, compliquent l’obtention du consensus européen.

Le deuxième problème, fondamental, est celui du système d’éducation. Il n’est pas adapté au monde moderne. A la sortie du lycée, les étudiants devraient maîtriser des connaissances en finance, en politique, en géopolitique, sur le climat… Bref, des sujets qui comptent davantage que le passé et permettent d’avoir un meilleur jugement sur le monde. Par exemple, la France n’est pas bilingue. Or, tous les moyens mis pour promouvoir la francophonie ne réussiront jamais à faire du français une langue internationale. C’est bien de connaître l’espagnol et l’allemand, mais l’allemand ne se parle pratiquement nulle part hors du pays, alors que l’anglais vous permet de circuler et de travailler à travers le monde.

Enfin, ce qui me frappe en France, c’est la méfiance à l’égard de la technologie, contrairement à d’autres pays européens, comme l’illustre la faiblesse des réseaux pour accéder à internet.

N’est-ce pas lié à une culture intellectuelle très critique envers la technologie, vue comme une forme d’aliénation…

Je suis moi-même critique à l’égard de certains développements technologiques, mais ce n’est pas une raison pour ne pas disposer des techniques. Il est pénalisant de ne pas en avoir et de ne pas les maîtriser.

Cette critique n’est pas sans révéler une sorte de schizophrénie. On entend un discours alarmiste s’agissant de la lutte contre le réchauffement climatique, mais il n’est pas question pour autant de renoncer à l’usage de la voiture.

Je suis d’accord. Le meilleur exemple en est la COP 21 qui s’est tenue à Paris: la France se veut un modèle, mais elle est en retard par rapport à ce qu’elle doit faire. En ce sens, les Chinois sont plus crédibles que les Français.

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(*) « La Descente aux enfers de la finance », par Georges Ugeux, préface de Jean-Claude Trichet, Éditions Odile Jacob (mars 2019), 336 pages, 23,90 euros.

Il faut un soutien pour l’Allemagne et la Chine (FMI)

Il faut  un soutien pour l’Allemagne et  la Chine (FMI)

Le Fonds monétaire international (FMI) inquiet de la dégradation de l’économie qui pourrait se traduire dans plusieurs grands pays par des quasi-récessions souhaite maintenant que les économies soient soutenues par des relances budgétaires. C’est-à-dire à peu près le contraire de ce qu’on préconisait il y a à peu près un an et qui précisément a conduit à cet affaiblissement économique Le FMI cite plusieurs pays comme l’Allemagne, la Chine et l’Australie mais cela pourrait concerner beaucoup d’autres comme l’Italie encore la Grande-Bretagne. En ce qui concerne l’Italie, le FMI s’attend à ce que son endettement augmente chaque année de 2019 à 2024 pour atteindre 138,5% du PIB à la fin de la période. Il estime les besoins de financement de l’Etat italien à 24,7% du PIB en 2021, en vue de refinancer la dette et de combler un déficit budgétaire évalué à 3,5% du PIB. Le gouvernement italien a relevé mardi ses objectifs de déficit budgétaire et de dette pour cette année et la suivante, tout en abaissant ceux de croissance, attestant des difficultés avec lesquelles la coalition populiste au pouvoir est aux prises.

Coût du service public : comment trouver un meilleur équilibre entre accessibilité, efficacité et coût

  • Coût du service public : comment trouver un meilleur équilibre entre accessibilité, efficacité et coût

La question posée dans le cadre du grand débat était : « Comment faire évoluer le lien entre impôts, dépenses et services publics pour mieux répondre aux besoins des Français ? »

De fait, dans certaines parties du territoire, ce lien paraît de plus en plus ténu voire inexistant, en tout cas très de plus en plus éloigné. Dans nombre de villages, il y a déjà longtemps qu’il n’existe pratiquement plus de services publics et le dernier qui semblait devoir résister, à savoir la Poste, disparaît aussi. En cause évidemment,  un  aménagement du territoire qui privilégie l’hyper concentration autour de quelques centres et qui conduit le reste à la désertification.  . La mode aujourd’hui est à la métropolisation, c’est à dire à la sururbanisation (qui constitue pourtant une  aberration environnementale) tandis que certaines  petites villes, des villages s’appauvrissent, des villes moyennes stagnent ou régressent. L’élément le plus significatif de cette désertification c’est la raréfaction de l’emploi. Du coup,  les populations sont contraintes de rechercher des embauches de plus en plus loin de leur domicile (20, 30, 50 kms). Jusqu’au  jour où elles décident de quitter leur zone d’habitat pour  rejoindre des zones plus riches en emplois et en services. Pour preuve de cette désertification : la baisse dramatique de la valeur du patrimoine immobilier. Par manque de populations,  les services rétrécissent comme peau de chagrin. Le cœur de la problématique de la désertification, c’est la disparition de l’emploi qui génère mécaniquement la fermeture des commerces et des services. La réactivation des villes moyennes, des  zones rurales défavorisées passe d’abord par une  analyse fine des réalités et de leur évolution sur longue période (emploi, PIB,  population, services etc.) ; aussi  par une prise en compte des  typologies différenciées des zones dont l’approche globale masque les disparités. Au-delà,  il convient d’agir sur les  leviers susceptibles d’abord de fixer la population active existante et d’encourager la création d’emplois. Bien entendu une  commune ne peut, à elle seule, inverser ces tendances lourdes même si elle peut intervenir utilement dans le champ actuel  de sa  responsabilité. Beaucoup de communes se préoccupent de leur développement pour autant l’environnement défavorable limite leur action (fiscalité, réglementation, transport, équipements et services). En fonction de certains scénarios économiques, sociaux et démographiques, en 2040-2050,  certains villages se transformeront en zones pour retraités voire même disparaîtront (d’autant qu’à cette date un  Français sur trois aura plus de 60 ans). L’activité économique interagit sur la qualité et le niveau des services et réciproquement. Si localement on se préoccupe légitimement des équipements et des services publics, par contre le soutien à l’emploi et à l’économie locale en particulier est plus déficient. Or en fonction du rythme de destruction  des emplois locaux, ce devrait être aussi une priorité. Encore une  fois compte tenu de la mode de la « métropolisation » ‘ pas spécifique à la France, il y a fort à parier qu’on pourra attendre encore longtemps des mesures significatives pour le développement rural des zones défavorisées. On ne saurait se limiter  à quelques dispositions certes utiles mais très insuffisantes (couverture internet, bureau de poste, quelques services …peut-être). . Parallèlement on doit aussi s’interroger sur le concept même de service public, son coût, son fonctionnement et son financement ; en effet, si le rythme de suppression des  services s’accélère, c’est notamment pour des raisons socio-économiques évoquées précédemment mais aussi à cause d’un coût que la collectivité a du mal à assumer. Ce coût explique largement que le pays détienne le double record du monde de prélèvement obligatoire et de dépenses publiques par rapport au PIB. Un record qui porte atteinte à la compétitivité donc aussi à l’emploi. Dans son acception un peu générale, la tendance est forte d’assimiler service public, secteur  public voire statut des personnels. Trois notions pourtant à distinguer. La première découle du champ régalien de l’État (ou plus généralement des collectivités)  lequel mériterait sans doute d’être mieux défini, sans doute plus restreint et en même temps mieux assumé.  Certaines tâches doivent être toujours être assumés par l’État directement mais sans nécessairement gérer directement la logistique. La deuxième confusion concernant le service public vise le statut des personnels. Si on peut comprendre par exemple  que les infirmières ou ASH soient fonctionnaires, c’est plus discutable pour les jardiniers, les menuisiers, et autres comptables. Le problème c’est qu’on résume souvent la problématique des conditions de travail par exemple du personnel des hôpitaux à celle des infirmières. La troisième dimension du service public est liée à la structure juridique qui l’effectue. Or rien n’indique que l’intérêt général doive être exclusivement assumé par le secteur public. De nombreuses fonctions d’intérêt général sont en effet exercées notamment  par voie de délégation à des organisations parapubliques ou privées (santé, transport, formation etc.) Du coup, l’amalgame des trois définitions conduit souvent en fait à masquer une défense corporatiste et coûteuse du service public qui au total porte atteinte à la qualité, à l’accessibilité et à la compétitivité de ce service. Faute de cela non seulement tout service public disparaîtra des petites communes mais nombre de fonctions d’intérêt général vont aussi s’étioler dans les petites et moyennes villes (les hôpitaux par exemple).  La problématique n’est pas simple, le service public pour certaines de ses activités constitue un atout indiscutable pour le progrès social mais aussi économique, il n’en demeure pas un  boulet financier qui hypothèque son avenir. Avant d’envisager cette réforme du service public, il sera nécessaire au préalable de procéder à une évaluation qualitative et quantitative des contenus, du fonctionnement et du coût. L’évaluation qualitative est indispensable car ce n’est par la même chose par exemple en terme d’accessibilité d’avoir la possibilité d’obtenir un rendez vous au bout de 15  jours ou au bout de 5 mois chez un cardiologue ou un ophtalmologue. Autre exemple, Ce n’est pas non plu la même chose de disposer en permanence de la 4G en téléphonie mobile et de recevoir des SMS le lendemain de leur émission dans le zones blanches ou mal couvertes. Enfin, le traitement est différent quand il suffit de  faire 500 m pour retirer 100 euros à la Poste ou faire 40 kms.

 

Coup politique : l’opposition veut un référendum anti Macron contre la privatisation d’Aéroports de Paris

Coup politique : l’opposition veut un référendum anti Macron contre la privatisation d’Aéroports de Paris

 

 

Les parlementaires de l’opposition sont en passe de réussir un véritable coup politique en réclamant l’organisation d’un référendum d’initiative partagée prévu par les institutions sur la question de la privatisation de l’aéroport de  Paris. Il faudra cependant que ce référendum soit maintenant soutenu par 10 % au moins du corps électoral, soit 4,5 millions d’électeurs dans le délai de neuf mois. Cependant précisément cette nécessité va ouvrir un large débat sur une question très controversée puisque l’opposition considère que la privatisation d’aéroports de Paris est un véritable cadeau financier pour Vinci et autres investisseurs. Une opération du même type que celle des autoroutes qui rapportaient  pourtant beaucoup à l’Etat. Bref la vente de bijoux de famille pourtant très lucratifs. En fait,  ce référendum pourrait bien se transformer en consultation anti macro, car il se pourrait bien qu’une majorité de Français ne soit pas très favorables  à la privatisation d’un équipement aussi stratégique. En outre ce référendum d’initiative partagée pourrait bien faire concurrence au référendum envisagé par  Emmanuel Macron sans doute sur des modifications d’ordre constitutionnel. Bref l’opposition vient de jeter un sérieux pavé dans la mare de l’agenda présidentiel. Transmise mardi en fin de journée au bureau de l’Assemblée, la proposition de loi référendaire ne contient qu’un article, visant à faire de «l’aménagement, de l’exploitation et du développement» des aérodromes parisiens un «service public national» incessible. «Il s’agit de demander aux Françaises et aux Français s’ils sont d’accord» pour que l’aménagement et la gestion de ces plateformes aériennes «revêtent le caractère de service public national» et reste donc sous la férule de l’État, a précisé l’opposition.

Informations sur les Publicités Twitter et confidentialité Entré en vigueur en 2015, le référendum d’initiative partagée est lancé par une proposition de loi référendaire signée par un cinquième des parlementaires – députés comme sénateurs -, soit 185 élus au total. Celle-ci ne peut porter que sur certains domaines spécifiques, dont «l’organisation des pouvoirs publics» ou les «réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent». Le projet doit ensuite être validé par le Conseil constitutionnel. En cas d’approbation, il doit par la suite être signé par 10% du corps électoral, soit 4,5 millions de personnes, en neuf mois tout au plus, via internet ou par des «points d’accès» disséminés sur le territoire français. Une fois toutes ces étapes franchies, si le Parlement n’a pas examiné de texte sur le même sujet dans les six mois, le président de la République doit convoquer un référendum sur la proposition de loi.

 

Brexit: un report court ou un report long ?

Brexit: un report court ou un report long ?

La question qui se pose maintenant n’est plus de savoir comment on va gérer le Brexit  mais quel délai supplémentaire on va accorder au Royaume-Uni pour quitter l’union européenne, soit un report court ou un report long. Le danger avec le report court c’est qu’il risque de se renouveler. La date initiale de mise en application du Brexit était fixée à fin mars, elle a déjà été reportée au 12 avril mais Teresa May demande maintenant un report jusqu’à fin juin. Or en l’état de la situation politique très contradictoire à la chambre des communes, il n’est pas certain qu’une majorité se dégage pour définir une position britannique commune. En outre, il n’est pas certain par ailleurs que cette position soit acceptée par l’union européenne. Le temps nécessaire à la clarification politique Royaume-Uni qui pourrait passer par un changement de premier ministre et des élections législatives. De toute manière, on semble préférer  un temps long côté union européenne un. – Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a redit mardi soir, à la veille d’un Conseil européen à Bruxelles, sa préférence pour un report long de la date du Brexit, proposant qu’il puisse aller jusqu’à un an, avec possibilité pour les Britanniques de partir plus tôt. Dans une lettre adressée aux dirigeants de l’UE, il estime qu’accorder un report long mais flexible permettrait d’éviter une accumulation d’extensions de courte durée, assorties de sommets extraordinaires, et donnerait à Londres le temps de repenser sa stratégie de sortie. L’octroi d’un long report sera cependant assorti d’un certain nombre de conditions, ajoute-t-il en les énumérant: «Pas de renégociation de l’Accord de retrait; pas d’ouverture de négociations sur la relation future, sinon dans le cadre de la Déclaration politique; le Royaume-Uni devra maintenir une coopération sincère durant cette période cruciale, d’une manière qui reflète sa situation d’Etat membre en instance de départ”, lit-on dans la lettre du président du Conseil européen. De son côté la France exigerait que le Royaume-Uni ne participe plus aux décisions structurantes de l’union européenne pendant le nouveau délai de report. Cette probable décision d’un nouveau délai crée cependant ou plus exactement prolonge les incertitudes concernant les conséquences économiques du départ du Royaume-Uni à un moment où la croissance européenne se tasse sérieusement

France:un service national ratatiné

France:un service national ratatiné

 

Le service national universel (SNU), était une promesse de Macron. Mais ce dernier en raison des contraintes budgétaires notamment est bien incapable de la tenir. Du coup, on envisage un service ratatiné, qui ne sera même pas militaire, d’un mois. Un service qui pourrait éventuellement devenir obligatoire. Il pourrait être suivi d’un service volontaire de trois mois mais toujours pas militaire mais d’intérêt général. En fait une sorte de colonie de vacances pour un public très “Dès l’an prochain en 2020, l’ensemble des départements français participeront au service national universel et (…) on pourrait accueillir autour de 40.000 jeunes”, a déclaré Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’éducation nationale sur France 3. “On va mettre les moyens pour que ce soit possible”, a-t-il ajouté. Le secrétaire d’Etat a salué un “vrai engouement” autour de cette phase de préfiguration, précisant que les candidatures continuaient d’affluer alors même que l’objectif des 3.000 volontaires dans les 13 départements pilotes a déjà été atteint, avec “autant de garçons que de filles». Appelé à devenir obligatoire à terme, le SNU devrait comporter une première phase “de cohésion” d’une durée d’un mois maximum dont une quinzaine de jours en hébergement collectif et une “période d’engagement” prenant la forme d’une mission d’intérêt général. La seconde phase, d’”engagement volontaire”, permettra la poursuite de cette mission pendant au moins trois mois auprès d’associations, de collectivités ou de services publics, par exemple auprès de l’armée, la police ou les services des pompiers par exemple. Gabriel Attal a confirmé que “les jeunes qui feront la phase de cohésion du service national universel auront une prise en charge du code de la route” et précisé qu’une éventuelle intégration du permis de conduire pendant le SNU faisait “partie des sujets sur lesquels on travaille (…) dans le cadre du grand débat” (au moins une mesure qui serait utile et qu’il était d’ailleurs à l’époque du service militaire obligatoire).

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