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Internet : un traité international pour museler l’info en Russie, en Chine et autres démocratures

Internet : un traité international pour museler l’info en Russie, en Chine et autres démocratures

Curieusement c’est sur initiative de la Russie qu’un texte a été adopté par l’ONU pour tenter de réguler un peu Internet. Une initiative d’autant plus suspecte qu’elle est aussi soutenue par la Chine et d’autres qui ne sont pas des modèles de démocratie. Sans doute s’agi- il là de la part de certains pays à régime théocratique de limiter la pénétration d’Internet dans leur zone géographique. Les russes comme les Chinois n’ont droit  en effet qu’à un Internet très limité qui évite notamment d’informer sur les conflits internes au pays. Par exemple en Chine, Internet ignore l’internement de plus de 2 millions  de ouïgours.  En tout cas, une  résolution de l’ONU  prévoit la création en 2020 d’un comité intergouvernemental chargé de la rédaction d’un futur traité, a été adoptée par 79 pays. Soixante Etats ont voté contre, 33 pays se sont abstenus. Outre la Chine, le Belarus, le Cambodge, la Corée du Nord, la Birmanie, le Nicaragua et le Venezuela étaient co-parrains de cette résolution. Aucune échéance n’a encore été fixée pour approuver le futur traité.

« Avec l’idée d’une convention mondiale, les Russes veulent au passage imposer des restrictions sur internet », déplore un diplomate occidental s’exprimant sous couvert d’anonymat.

 

Un traité restrictif pourrait faciliter l’arrêt des accès à internet et renforcer le contrôle de ses utilisateurs dans certains pays, craignent des experts. Moscou s’est défendu de toute arrière-pensée, Pékin a évoqué un « vide juridique » à combler.

« C’est une mauvaise idée si l’objectif est de développer une convention qui permette à des pays de légalement fermer internet et de pratiquer la censure tout en criminalisant la libre expression », résume Louis Charbonneau, de l’Ong Human Rights Watch. « Nous espérons que les Etats s’opposeront aux tentatives d’Etats répressifs de museler plus facilement les critiques », précise-t-il à l’AFP, en relevant que les co-sponsors du texte constituent « une galerie de pays les plus répressifs sur Terre ».

A ce jour, un seul instrument international contraignant existe en matière de cybercriminalité. Il s’agit de la Convention sur la cybercriminalité, également appelée Convention de Budapest, entrée en vigueur en 2004.

A la différence du texte mondial envisagé par la Russie, cette convention n’a qu’une portée régionale. Elle sert de référence pour les pays européens qui se dotent d’une législation sur la cybercriminalité et de cadre pour la coopération internationale parmi les Etats signataires. Si un nouveau texte est approuvé, il pourrait à terme rendre caduque la Convention de Budapest, s’inquiètent aussi les détracteurs de l’initiative russe.

 

Retour à 90 km/h : un retour adapté aux caractéristiques accidentogènes ( D. Busserreau)

Retour à  90 km/h : un retour adapté aux caractéristiques accidentogènes ( D. Busserreau)

 

Dominique Bussereau,  président de l’Assemblée des Départements de France, a raison de ne pas se précipiter tête baissée vers un retour généralisé 90 km/h désormais permis par la loi. Il ne veut pas commettre la même erreur que le gouvernement qui a pris une mesure très globale ne tenant pas compte du caractère accidentogène des différentes portions de route. Dominique Bussereau propose donc un retour prudent et surtout adapté aux caractéristiques plus ou moins dangereux des routes. Ce qu’il a déclaré dans une interview à sur Europe 1  

La loi mobilité, promulguée la semaine dernière, permet désormais aux départements de choisir s’ils veulent ou non revenir à une limitation de vitesse de 90 km/h sur certaines routes du réseau secondaire, après la tentative avortée du gouvernement de généraliser les 80 km/h. Mais même après cela, l’éventuel retour aux 90 km/h s’annonce périlleux. « La loi a été promulguée, on n’attend pas de décret d’application. Mais c’est assez compliqué », a prévenu Dominique Bussereau, président du conseil départemental de Charente-Maritime et président de l’Assemblée des Départements de France, samedi soir sur Europe 1.

Chaque département va pouvoir choisir une solution qui lui convient, et Dominique Bussereau anticipe d’ores et déjà trois cas de figure. D’abord, « ceux qui vont rester aux 80 km/h, parce qu’ils estiment que c’est compliqué, qu’il faut remettre les panneaux, que ça va coûter de l’argent, ou parfois par conviction personnelle de leurs exécutifs ». Ensuite, « ceux qui vont essayer de repasser au maximum à 90 km/h », notamment les territoires ruraux comme le Cantal ou la Corrèze. Et enfin, « une autre catégorie, à laquelle appartient mon département, la Charente-Maritime, où on va faire du coup par coup. »

Et Dominique Bussereau de détailler cette fameuse méthode : « On va consulter les pompiers, les gendarmes, la police, les maires, la préfecture et on va remettre du 90 km/h là où on aura de bonnes statistiques d’accidentologie, on va laisser beaucoup à 80 km/h et on pourra mettre de courts tronçons à 70 km/h. » Selon lui, c’est d’ailleurs ce que l’exécutif aurait dû faire depuis le début, en réunissant tous les acteurs autour de la table. « Cela aurait évité la colère, la démagogie et peut-être certaines exactions comme ce qui se passe actuellement [avec] de nouveaux radars incendiés régulièrement sur toutes les routes de France », analyse le président de l’ADF.

Quant à savoir si toutes ces limitations de vitesse différentes vont perturber les automobilistes, Dominique Bussereau n’y voit pas vraiment de difficulté. « Tout cela est compliqué mais dans une ville, vous avez du 50, du 30, du 20… l’automobiliste français est habitué tous les jours à des vitesses différentes. »

Élisabeth Borne, encore un ministre de l’environnement qui risque de sauter

Élisabeth Borne, encore un ministre de l’environnement qui risque de sauter

 

 

Jusque-là la technocrate Élisabeth borne avait  effectué un parcours presque sans faute,  se limitant à la gestion technique des dossiers et évitant ainsi de s’impliquer dans les questions politiques particulièrement dangereuses. On notera d’ailleurs que sur le thème de l’environnement, elle s’est montrée particulièrement discrète pour ne pas dire complètement absente se contentant de banalités et de propos de bistrot. Les ennuis sont venus quand Macon et le Premier ministre ont incité les différents ministres à s’investir davantage dans les orientations politiques gouvernementales. Le problème, c’est que Élisabeth borne est une technocrate, ingénieur des ponts, qui n’a aucune expérience politique et encore moins expérience sociale. En plus un peu psychorigide. Avec beaucoup de maladresse , elle a commencé à adresser des mises en garde , des condamnations  aux responsables sociaux sur un sujet qu’elle ne connaît absolument pas. Les contradictions de l’intéressée ont éclaté quand  on s’est aperçu que la principale responsable ministérielle du conflit des transports envoyait  ses tweets moralisateurs depuis sa résidence de vacances à Marrakech. Une faute qu’elle paiera sans doute leur d’un prochain remaniement ministériel. Et encore un ministre de l’environnement qui n’aura pas résisté longtemps.

Le Parisien a en effet révélé qu’ Élisabeth borne qui multiplie les mises en garde par rapport à la situation sociale était en  fait en vacances à Marrakech. Une erreur de communication disent ceux  qui veulent l’excuser. sans doute plutôt une grave erreur politique car cela témoigne à l’évidence que certains membres du gouvernement entretiennent des relations assez ésotériques avec les réalités sociales et économiques.. En effet, Élisabeth Borne n’est pas la seule à avoir déserté son bureau ministériel. Comme si on voulait afficher officiellement la stratégie du gouvernement qui a choisi le pourrissement pour  gérer le conflit en cours. Une stratégie à risque car sur les actions  en cours pourraient se greffer d’autres motifs de mécontentement et d’autres actions de protestation. On notera également le grand silence d’Édouard Philippe pendant la trêve des fêtes, la gestion gouvernementale était en grève. Une curieuse conception de la gestion de l’intérêt général. Finement pourtant Matignon avait souhaité que les ministres les plus concernés par la crise actuelle ne s’éloignent pas.

Avant Noël, Matignon avait donné pour consigne aux ministres de rester « joignables » et de « pourvoir se rendre disponible rapidement selon leur portefeuille » : « De fait, les ministres les plus concernés par les retraites et la grève sont sur le pont pour des questions évidentes de suivi et de gestion », expliquait-on du côté du Premier ministre. Le cabinet d’Élisabeth Borne assure que la ministre respecte « ce cadre », « le reste relève de la vie privée ». Élisabeth Borne a ainsi « décalé son départ et raccourci son séjour pour être à Paris ce week-end et suivre le week-end de grands départs et les intempéries », précise son cabinet à BFMTV. « Elle était dimanche d’ailleurs en salle de crise chez Enedis ».

« Il n’y a pas de règle kilométrique ou d’interdiction de sortie du territoire pour les ministres », poursuit le cabinet d’Élisabeth Borne, qui insiste sur le fait que la ministre est « totalement joignable et mobilisable » et « peut être de retour à Paris en quelques heures ». Alors que les Français peinent à rejoindre leurs familles pour les fêtes de fin d’année, faute de trains disponibles, les vacances de la ministre au Maroc passent mal. « C’est un peu choquant », a notamment réagi Claude Goasguen, député Les Républicains de la 14e circonscription de Paris le 25 décembre sur France Info.  »J’avais cru comprendre qu’il (Emmanuel Macron, NDLR) avait demandé à ses ministres de rester tout près, c’est vrai que Marrakech n’est pas si loin en avion mais franchement c’est un peu choquant de voir un ministre important du gouvernement qui va prendre des petites vacances dorées à Marrakech » a ajouté Claude Goasguen sur France Info.

Le secrétaire fédéral du syndicat Sud Rail, Eric Meyer, a de son côté dénoncé sur France Info une « stratégie du pourrissement » des négociations. »Si aujourd’hui on était face à un gouvernement qui voulait sortir du conflit, tous les jours on serait en négociations, on serait face au secrétaire d’État des transports, face à la ministre de l’Écologie, mais on voit bien qu’aujourd’hui, consigne a été donnée de couper court à toute discussion, de renvoyer ça mi-janvier », a ainsi déclaré le secrétaire de Sud Rail.

 

Société-Crise sociale: un affrontement hystérique entre gauchistes et réactionnaires

Société-Crise sociale: un affrontement hystérique   entre gauchistes  et réactionnaires  

 

En France le débat social est souvent réduit à une caricature entre le point de vue des gauchistes et celui des réactionnaires. Les chaînes d’info continue se régalent  de ce spectacle de Guignol parce qu’il hystérise  les positions et participe ainsi au théâtre médiatique en quête de sensationnalisme. Il y a quelque chose de surréaliste de part et d’autre. D’un côté,  il y a les positions des gauchistes qui s’appuient sur une idéologie révolutionnaire le plus souvent marxiste et de l’autre la droite la plus bête du monde qu’on trouve notamment au Medef, chez certains républicains et la bourgeoisie journalistique.

Une tendance par ailleurs largement représentée dans le parti en marche, sorte de cocktail qui regroupe d’anciens socialistes mollassons en recherche autant d’idéologies que de carrières, de nombreux arrivistes sortis d’on ne sait où et d’anciens républicains psychorigides comme le Premier ministre par exemple. Des deux côtés, les positions obéissent davantage à des postures idéologiques qu’à une prise en compte de l’intérêt général. Certains leaders gauchistes vont même jusqu’à reconnaître que leur véritable objectif est la révolution ( et sans doute derrière un régime de type communiste comme peut-être en Chine où au Venezuela). De l’autre côté, on affirme sans vergogne, qu’il faut préserver les intérêts financiers des plus favorisés. Ainsi sur la question de l’âge de la retraite, les positions sont inconciliables.

 

Les républicains souhaitent un report de cet âge à 65 ans tandis que des gauchistes défendent des départs anticipés autour de 55 ans dans les régimes spéciaux. Deux positions complètement idiotes et injustes. La généralisation de la retraite à 65 ans est en effet complètement impossible pour certaines catégories sociales dont  les conditions de travail sont particulièrement difficiles voire accidentogènes. Pour cette catégorie, un âge de 60 ans est déjà très limite. En outre,  entre 60 et 65 ans, seuls 25 % sont encore actifs, les autres sont soit au chômage, soit en maladie, soit sans ressources autres que les aides sociales.

La posture des gauchistes n’est ni réaliste, ni juste socialement. Les gauchistes  raisonnent par corporation, par statut et souhaite le maintien de la retraite autour de 55 ans y compris pour des sédentaires qui ont passé toute leur carrière dans les bureaux et qui n’ont pas été soumis à des contraintes de pénibilité. D’un côté, ces gauchistes veulent ignorer totalement l’environnement économique et financier. De l’autre, les réactionnaires agitent le chiffon rouge de la faillite budgétaire pour mieux protéger les intérêts des privilégiés. Dans cet affrontement caricatural, il y a peu de place pour les syndicats de salariés réformistes et pour un patronat modéré.

Il faut ajouter à cela le manque de culture économique générale aussi bien des gauchistes que des journalistes et autres experts dont beaucoup se contentent de propos de bistrot. Bref un débat assez lamentable, pas au niveau des enjeux ; un débat qui cumule  la caricature, l’incompétence et l’hypocrisie. Une situation pas tellement étonnante dans la mesure où la France cultive toujours la maladie du centralisme théocratique, les méthodes de l’ancien régime et refuse délibérément un paritarisme qui priverait de leurs pouvoirs les technocrates. De part et d’autre, ont fait ainsi émerger les plus radicaux, les plus forts en gueule et les plus incompétents. Pas étonnant qu’ avec de tels interlocuteurs la France soit presque ingouvernable.

 

Edouard Philippe : un exemple d’évolution politique d’un technocrate

Edouard Philippe : un exemple  d’évolution politique d’un technocrate

 

 

Comme la plupart des technocrates Édouard Philippe aborde les enjeux majeurs de manière superficielle, globale et théorique. Certes comme Macron, il donne l’impression d’être intelligent et de posséder ses dossiers. La vérité c’est qu’il a complètement sous-estimé les conséquences de sa réforme et son entêtement correspond surtout à la posture politique qui pourrait lui donner un jour l’occasion de prétendre à la responsabilité de président de la république. De ce point de vue, avant toute décision gouvernementale, avant toute orientation législative, il serait urgent de faire évaluer la fameuse réforme avec toutes ses exceptions et ses modifications par la Cour des Comptes. Il se pourrait en effet que la fameuse retraite à point soit plus coûteuse que l’ancienne même si cette dernière mérite d’être progressivement ajustée pour des raisons d’équité et d’équilibre financier. Édouard Philippe illustre parfaitement la dérive droitière d’une partie de la technocratie française. Certes, Édouard Philippe aime à rappeler que son grand-père était communiste mais rapidement il  a sans doute senti qu’une carrière politique n’était pas assurée  à  gauche. Alors qu’il était encore étudiant à l’institut d’études politiques de Paris et à l’ENA, il a  milité dans les années 90 au  parti socialiste, un passage au demeurant rapide avant de rejoindre les thèses de plus en plus libérales de la droite. Un libéralisme d’autant plus dogmatique qu’il n’a pratiquement jamais travaillé dans le privé sinon comme lobbyiste. Il doit surtout sa carrière politique pour avoir été choisi par Alain Juppé comme membre du cabinet de ce dernier au ministère de l’écologie à partir de 2007 (un Juppé utilisé à contre emploi et qui ne laissa pas un grand souvent!). On pourrait citer nombre d’exemples de ces politiciens de carrière qui commencent  à gauche voire  à l’extrême gauche , qui flirtent ensuite avec la social-démocratie pour virer carrément à droite. Cohn-Bendit par exemple l’ancien révolutionnaire de 68,  devenu adepte de l’ultra libéralisme de Macron en est sans doute l’exemple le plus significatif. Même chose pour Romain Goupil,  le leader lycéen de 68. Avec l’âge, les bons dîners en ville, le patrimoine qui s’arrondit comme le ventre, les convictions s’amollissent !  Mais on pourrait citer nombre d’anciens responsables  du parti socialiste , anciens trotskistes ou maoïstes,  révolutionnaires de papier dans leur jeunesse qui ont ensuite nagé dans les eaux troubles du parti socialiste avant de rejoindre la droite puis  Macron. La vérité, c’est que le Premier ministre- comme nombre des professionnels de la politique -n’entretient qu’un rapport très approximatif avec les réalités économiques et sociales. En outre, il ne peut justifier d’aucun  passé professionnel qui légitime ses connaissances et ses orientations. Ce type de personnalité a besoin de se relégitimer en permanence en rajoutant du libéralisme au libéralisme. Un exercice d’autant plus facile qu’il n’en  mesure pas les conséquences. Dernier exemple en date, évidemment le report idiot et général de la retraite à 64 ans. Une réforme bête et inefficace. Si effectivement les Français doivent travailler davantage pour retrouver la compétitivité qui manque cruellement à l’économie ce n’est pas en retardant l’âge de la retraite 62 à 64 ans mais en augmentant la durée de travail annuelle des actifs puisque la France a la durée la plus faible de l’Europe ( ne parlons pas du monde). Aussi en  améliorant le rapport entre actifs et inactifs. La France est encore là le pays qui détient le record de personnes inactives comparées à ceux qui travaillent. Bref, Édouard Philippe est bien le fils spirituel de Juppé, un exemple de cette élite qui a transformé le mandat politique en métier, qui ne connaît rien aux réalités pour n’avoir pratiquement jamais travaillé dans le monde de la production et qui sans doute comme son mentor finira vraisemblablement au conseil constitutionnel et dans les pages oubliées de l’histoire .

Un débat mortifère entre gauchistes et réactionnaires

Un débat mortifère  entre gauchistes  et réactionnaires  

 

En France le débat social est souvent réduit à une caricature entre le point de vue des gauchistes et celui des réactionnaires. Les chaînes d’info continue se régalent  de ce spectacle de Guignol parce qu’il hystérise  les positions et participe ainsi au spectacle médiatique en quête de sensationnalisme. Il y a quelque chose de surréaliste de part et d’autre. D’un côté,  il y a les positions des gauchistes qui s’appuient sur une idéologie révolutionnaire le plus souvent marxiste et de l’autre la droite la plus bête du monde qu’on trouve notamment au Medef, chez certains républicains et la bourgeoisie journalistique. Une tendance par ailleurs largement représentée dans le parti en marche, sorte de cocktail qui regroupe d’anciens socialistes mollassons en recherche autant d’idéologies que de carrières, de nombreux arrivistes sortis d’on ne sait et d’anciens républicains psychorigides comme le Premier ministre par exemple. Des deux côtés, les positions obéissent davantage à des postures idéologiques qu’à une prise en compte de l’intérêt général. Certains leaders gauchistes vont même jusqu’à reconnaître que leur véritable objectif est la révolution( et sans doute derrière un régime de type communiste comme peut-être en Chine où au Venezuela). De l’autre côté, on affirme sans vergogne, qu’il faut préserver les intérêts financiers des plus favorisés. Ainsi sur la question de l’âge de la retraite, les positions sont inconciliables. Les républicains souhaitent un report de cet âge à 65 ans tandis que des gauchistes défendent des départs anticipés autour de 55 ans dans les régimes spéciaux. Deux positions complètement idiotes et injustes. La généralisation de la retraite à 65 ans est en effet complètement impossible pour certaines catégories sociales dont  les conditions de travail sont particulièrement difficiles voire accidentogènes. Pour cette catégorie, un âge de 60 ans est déjà très limite. En outre,  entre 60 et 65 ans, seuls 25 % sont encore actifs, les autres sont soit au chômage, soit en maladie, soit sans ressources autres que les aides sociales. La posture des gauchistes n’est ni réaliste, ni juste socialement. Les gauchistes  raisonnent par corporation, par statut et souhaite le maintien de la retraite autour de 55 ans y compris pour des sédentaires qui ont passé toute leur carrière dans les bureaux et qui n’ont pas été soumis à des contraintes de pénibilité. D’un côté, ces gauchistes veulent ignorer totalement l’environnement économique et financier. De l’autre, les réactionnaires agitent le chiffon rouge de la faillite budgétaire pour mieux protéger les intérêts des privilégiés. Dans cet affrontement caricatural, il y a peu de place pour les syndicats de salariés réformistes et pour un patronat modéré. Il faut ajouter à cela le manque de culture économique générale aussi bien des gauchistes que des journalistes et autres experts dont beaucoup se contentent de propos de bistrot. Bref un débat assez lamentable, pas au niveau des enjeux ; un débat qui cumule  la caricature, l’incompétence et hypocrisie. Une situation pas tellement étonnante dans la mesure où la France cultive toujours la maladie du centralisme théocratique, les méthodes de l’ancien régime et refuse délibérément un paritarisme qui priverait de leurs pouvoirs les technocrates. De part et d’autre, ont fait ainsi émerger les plus radicaux, les plus forts en gueule et les plus incompétents. Pas étonnant qu’ avec de tels interlocuteurs la France soit presque ingouvernable.

 

Renoncement de Macron à la retraite: un pied de nez au sénat

Renoncement de Macron à la retraite:  un pied de nez au sénat

 

 

Il est clair qu’il y a quelque chose de démagogique dans le renoncement de Macron à la retraite de président. Mais c’est surtout une occasion de mettre en contradiction ceux qui proposent davantage  de rigueur pour l’ensemble des Français et qui en même temps ne l’appliquent  pas pour eux-mêmes. Une manière aussi de claquer le bec à François Hollande qui ne cesse de titiller le pouvoir mais qui profite d’un confortable patrimoine et  d’une très bonne situation financière en cumulant les retraites de  nombre de mandats et qui n’a  jamais démissionné de son statut de la Cour des Comptes où pratiquement il n’a jamais mis les pieds. Ceci étant, on  peut sans doute se rassurer quant à l’avenir financier de Macron capable en quelques  mois  d’accumuler des millions dans la banque sur des opérations opaques ; des millions qui curieusement se seraient rapidement envolés ! Il  y a évidemment quelque chose de très contradictoire, pour  ne pas dire de scandaleux, dans la position de la majorité sénatoriale. On sait que celle-ci propose de reporter l’âge  la retraite à 65 ans et milite pour un rééquilibrage financier qui fera diminuer en moyenne toutes les pensions. Par contre, les mêmes sénateurs sont totalement opposés à la suppression de leurs régimes  spécifiques au motif qu’il s’agirait d’une caisse autonome. Le problème c’est que cette caisse  autonome est alimentée par les fonds publics destinés au fonctionnement du sénat. Le montant moyen de la retraite tourne autour de 1400 € en France mais avec des écarts autour de cette moyenne, certains  devant se contenter de moins de 1000 €. Cela à  un âge  de la retraite qui se situe réellement aujourd’hui à plus de 63 ans. Par comparaison, les sénateurs réellement en moyenne atteignent de 4000 € nets de retraite après seulement 6 ans d’activité minimum.  Les sénateurs ne toucheraient plus que de leurs de 600 € si le régime devait être aligné sur le système universel ! Comme les députés qui ne touchent plus depuis la dernière réforme de leur retraite qu’environ 600 €.

Les sénateurs ont droit, après un seul mandat de six ans, à une retraite de 2 190 euros net par mois. Mais combien sont-ils à ne faire qu’un mandat ​? Au 1er mars 2018, la pension mensuelle moyenne nette de retraite d’un sénateur s’établissait à environ 3 856 euros, hors majoration pour enfants. A l’Assemblée nationale, le montant de la pension est passé depuis le 1er janvier 2018 de 1 053 euros net mensuel à 664 euros, après que les élus du Palais Bourbon ont voté l’alignement sur le droit commun de leur régime de retraites. Entre 2007 et 2018, l’Assemblée nationale a ainsi baissé son montant de pensions de 60 %.

Pour un président de la république,  en vertu de l’article 19 de la loi du 3 avril 1955, la pension annuelle de retraite d’un ancien président de la République est égale au “traitement indiciaire brut d’un conseiller d’Etat en service ordinaire”. A l’heure actuelle, un conseiller d’Etat touche un traitement indiciaire brut annuel de quelque 75.000 euros. Le montant d’une retraite présidentielle s’élève ainsi à environ 6.000 euros bruts mensuels, qui peuvent être cumulés avec d’autres émoluments provenant d’autres emplois.

“Emmanuel Macron a confirmé (…) que la réforme du système des retraites s’appliquerait à lui et qu’il ne percevrait pas, à l’issue de son mandat en 2022, les sommes prévues par les dispositions de la loi de 1955. Les dispositions de la loi de 1955 ont vocation à être ‘normalisées’ à terme”, lit-on dans le communiqué de l’Elysée. “Il s’agit d’exemplarité, mais tout simplement aussi de cohérence”, poursuit le palais présidentiel, ajoutant qu’Emmanuel Macron “a démissionné de la fonction publique avant de prendre ses fonctions (et qu’)il a par ailleurs indiqué qu’il n’entendait pas siéger au conseil constitutionnel à l’issue de son/ses mandats”.

Automobiles- PSA et Fiat Chrysler : un mariage de cocus ou d’amour ?

Automobiles- PSA et Fiat Chrysler : un mariage de cocus  ou  d’amour ?

 

Le rapprochement de PSA avec un autre grand de l’automobile était sans doute nécessaire. PSA avait besoin d’un effet de taille à l’international . FCA avait besoin de se rapprocher avec un constructeur qui maîtrise un peu mieux les perspectives de développement du véhicule électrique et la régulation des émissions polluantes. L’alliance entre PSA et Fiat Chrysler en fait sur le papier un des premiers constructeurs automobiles. Le problème est de savoir si cette alliance est équilibrée. Ce n’est pas certain car dans la nouvelle structure de commandement , les deux parties détiendront le même nombre d’administrateurs. L’arbitrage repose uniquement  sur la personnalité de Carlos Tavares . Or  des accidents peuvent intervenir à de grands chefs d’entreprise et leur remplacement peut alors être l’occasion de changer les rapports de force des conseils d’administration. Ce qui paraît curieux, c’est que FCA était valorisé 18 milliards d’euros, contre 22 milliards pour PSA. De la même manière la marge rationnelle est au profit de PSA. Avec une marge de 7,6% – de 8,5% si on enlève Opel -, PSA est très loin devant FCA en matière de rentabilité opérationnelle (6%). En outre, il va falloir restructurer l’appareil industriel de FCA où des usines sont largement sous-utilisées, et investir des milliards pour relancer les marques, notamment italiennes

 

Le noyau dur qui contrôle PSA (famille Peugeot, BPI France et DongFeng) ne sera donc pas reconduit au capital de la nouvelle entité, et la part des autres actionnaires restants sera diluée. Pour la famille Peugeot, il y a un risque de prise de contrôle de fait du nouveau groupe par la famille Elkann. La semaine dernière, et de concert avec Bpifrance, elle a demandé des précisions sur les modalités de gouvernance du nouveau groupe, dans le cas d’une succession de Carlos Tavares. « La famille Peugeot et BPI, notamment, craignent que PSA ne perde son déséquilibre favorable si quelque chose arrive à Carlos Tavares », a indiqué à l’agence Reuters une source bien informée.

 

L’ambiguïté contractuelle réside sur la ventilation du conseil d’administration. Composé de 11 membres, la famille Elkann en nommera 5, tandis que les actionnaires de PSA en nommeront 5. Le onzième membre est Carlos Tavares. Sauf que pour l’heure, rien ne stipule si ce siège est attribué au camp français ou au camp italien en cas de disparition de celui-ci.

 

En effet le risque c’est que la France puisse perdre le contrôle de son ancien groupe PSA et surtout qu’on assiste à des délocalisations dans la mesure où nombre d’entreprises du groupe FCA sans notoirement sous-utilisées.  John Elkann accomplit donc un coup de maitre puisqu’il se retrouve à la tête du 4ème constructeur automobile mondial sans coup férir à l’image de l’acquisition pour trois bouchées de pain du groupe Chrysler en 2008 alors que celui-ci était au bord de la faillite. Le sens des affaires de John Elkann  combiné à  la rigueur opérationnelle de Carlos Tavares est porteur de promesses pour le  nouveau groupe qui n’est pas certain par ailleurs de maintenir son niveau actuel de production en France.

 

PSA et Fiat Chrysler : un mariage de cocus ou d’amour ?

PSA et Fiat Chrysler : un mariage de cocus  ou  d’amour ?

 

Le rapprochement de PSA avec un autre grand de l’automobile était sans doute nécessaire. PSA avait besoin d’un effet de taille à l’international . FCA avait besoin de se rapprocher avec un constructeur qui maîtrise un peu mieux les perspectives de développement du véhicule électrique et la régulation des émissions polluantes. L’alliance entre PSA et Fiat Chrysler en fait sur le papier un des premiers constructeurs automobiles. Le problème est de savoir si cette alliance est équilibrée. Ce n’est pas certain car dans la nouvelle structure de commandement , les deux parties détiendront le même nombre d’administrateurs. L’arbitrage repose uniquement  sur la personnalité de Carlos Tavares . Or  des accidents peuvent intervenir à de grands chefs d’entreprise et leur emplacement peut alors être l’occasion de changer les rapports de force des conseils d’administration. Ce qui paraît curieux c’est que FCA était valorisé 18 milliards d’euros, contre 22 milliards pour PSA. De la même manière la marge rationnelle est au profit de SA. Avec une marge de 7,6% – de 8,5% si on enlève Opel -, PSA est très loin devant FCA en matière de rentabilité opérationnelle (6%). En outre, il va falloir restructurer l’appareil industriel de FCA où des usines sont largement sous-utilisées, et investir des milliards pour relancer les marques, notamment italiennes

 

Le noyau dur qui contrôle PSA (famille Peugeot, BPI France et DongFeng) ne sera donc pas reconduit au capital de la nouvelle entité, et la part des autres actionnaires restants sera diluée. Pour la famille Peugeot, il y a un risque de prise de contrôle de fait du nouveau groupe par la famille Elkann. La semaine dernière, et de concert avec Bpifrance, elle a demandé des précisions sur les modalités de gouvernance du nouveau groupe, dans le cas d’une succession de Carlos Tavares. « La famille Peugeot et BPI, notamment, craignent que PSA ne perde son déséquilibre favorable si quelque chose arrive à Carlos Tavares », a indiqué à l’agence Reuters une source bien informée.

 

L’ambiguïté contractuelle réside sur la ventilation du conseil d’administration. Composé de 11 membres, la famille Elkann en nommera 5, tandis que les actionnaires de PSA en nommeront 5. Le onzième membre est Carlos Tavares. Sauf que pour l’heure, rien ne stipule si ce siège est attribué au camp français ou au camp italien en cas de disparition de celui-ci.

En effet le risque c’est que la France puisse perdre le contrôle de son ancien groupe PSA et surtout qu’on assiste à des délocalisations dans la mesure où nombre d’entreprises du groupe FCA sans notoirement sous-utilisées.  John Elkann accomplit donc un coup de maitre puisqu’il se retrouve à la tête du 4ème constructeur automobile mondial sans coup férir à l’image de l’acquisition pour trois bouchées de pain du groupe Chrysler en 2008 alors que celui-ci était au bord de la faillite. Le sens des affaires de John Elkann combiné la rigueur opérationnelle de Carlos Tavares promet un avenir radieux au nouveau groupe qui n’est pas certain de maintenir son niveau actuel de production en France.

 

Retraites : un simulateur complètement bidon !

Retraites : un simulateur complètement bidon   !

Il fallait s’y attendre le simulateur de retraites du gouvernement est complètement bidon. Il n’affiche que quelques cas type et surtout pas le montant des retraites en fonction des situations réelles. Et pour cause, les fondamentaux de la réforme ne sont pas encore connus. Pour preuve on a même pas intégré l’âge pivot de 64 ans par exemple. Cette annonce de simulateur en place semble relever du gag. En effet, comment pourrait-on procéder à des évaluations des futures retraites sans connaître au préalable les principes et  les paramètres du nouveau système. Évidemment, on va se contenter pendant longtemps de cas type complètement théoriques qui  ne correspondent  à aucune réalité. De ce point de vue, sémantiquement le dispositif envisagé mérite bien le nom de simulateur. Observons que le projet dit universel doit être adressé à l’assemblée nationale qui décidera en dernier ressort et que la discussion va durer six mois voire davantage. Personne n’est en capacité de fournir les données nécessaires de cadrage pour permettre à chaque retraité d’avoir une idée de la future pension. Dès lors ,  cette annonce de premier simulateur dès mercredi constitue  évidemment une arnaque méthodologique et  un outil de propagande idéologique. Un premier simulateur officiel, intitulé « Suis-je concerné par la réforme ? », est  donc  mis en ligne depuis mercredi 18 décembre.

Cet outil est , dans sa version initiale, un comparateur plutôt qu’un véritable simulateur. Il « permettra de vérifier si on est ou non concerné par la réforme« , précise Matignon à franceinfo. On pourra aussi  »voir des exemples des montants de retraite qui peuvent être attendus pour les générations qui feront toute leur carrière dans le système universel, et voir la réparti

tion entre la retraite calculée selon les règles actuelles et la retraite du système universel pour tous ceux qui auront une partie de carrière dans les deux systèmes« .

Ce « prototype de simulateur » sera enrichi à partir du 22 janvier 2020, jour de l’examen du projet par le Conseil des ministres,  »avec environ 150 situations individuelles«  et « sera rapidement complété pour atteindre 300 situations individuelles« , ajoute Matignon. Un  »simulateur individuel exhaustif sur les données personnelles de carrière de chaque Français sera disponible dans les six mois qui suivront l’adoption de la loi par le Parlement ».

Dans un entretien au Parisien, dimanche, Edouard Philippe affirme que ce simulateur est « en train d’être construit ». « Ce n’est pas facile« , car « il faut que toutes les hypothèses, toutes les données soient stabilisées« , précise le Premier ministre. Dès lors, on se demande pourquoi devant tant d’incertitudes,  on affiche la prétention de calculer ce qui est pour le moment incalculable.

Pietraszewski a voulu licencier une caissière pour un pain au chocolat !

Pietraszewski a voulu licencier une  caissière pour  un pain au chocolat !

L e nouveau « monsieur retraites » du gouvernement n’a pas laissé que de bons souvenirs lorsqu’il était à la direction des ressources humaines du groupe Auchan. En 2002, un incident éclate alors qu’il est responsable des ressources humaines dans le magasin Auchan de Béthune, dans le Pas-de-Calais. Une caissière, qui est par ailleurs à l’époque déléguée syndicale CFDT, offre à une cliente un pain au chocolat qui était trop cuit. Immédiatement mise à pied, elle est placée en garde à vue pour vol. « Cela a été d’une violence sans nom », témoigne sur franceinfo Guy Laplatine, à l’époque délégué régional pour la CFDT.

 

« Cela a fini par s’arranger et notre collègue a été réintégrée », poursuit Guy Laplatine. « C’est une erreur de jeunesse, après, il s’est calmé », assure-t-il. De son côté, Laurent Pietraszewski assume :  »Mon rôle a été d’examiner des éléments objectifs. Après avoir sollicité l’inspection du travail, j’ai pris cette décision. La collaboratrice ne l’a pas contesté aux prud’hommes », explique-t-il dans le journal L’Humanité.

Chargé de remplacer le démissionnaire Jean-Paul Delevoye, rattrapé par une semaine de révélations sur ses activités parallèles et mandats non déclarés, Laurent Pietraszewski va devoir mener à son terme la très contestée réforme des retraites mais il pourrait bien exploser en vol car il n’a ni l’expérience, ni la compétence et peut être ni la probité exigée.( affaire des 72 000 euros reçus très récemment d’Auchan et affaire des licenciements chez Auchan notamment  cette affaire d’une caissière pour un pain au chocolat périmé offert à une cliente°. .

Retraites: L. Pietraszewski : un total inconnu sur un dossier casse-gueule

L. Pietraszewski : un total inconnu sur un dossier casse-gueule

 

Il faut croire que la république en marche qui dispose pourtant d’une énorme majorité à l’Assemblée nationale ne peut compter que sur des seconds couteaux pour occuper des postes aussi  stratégiques que celui des retraites. Ce poste après la démission de la loi a donc été confié à un novice en politique qui s’est découvert comme tous les autres élus  de la république en marche une subite vocation de responsable national pour diriger la France ( avec en plus quelques vieux crocodiles de la politique en provenance du PS ou des Républicains). On objectera que l’intéressé avait des fonctions dans le privé comme chargé de ressources humaines dans un groupe de distribution. Un parcours quand même un peu léger égard à la complexité du dossier et à ses enjeux  socio-économiques. L’objectif pour le gouvernement était de trouver un profil type Jean-Paul Delevoye-  mais honnête-  disposant à la fois d’une solide expérience politique et d’une bonne connaissance d’un dossier particulièrement difficile. Pour tout dire, le gouvernement envoie le néophyte au casse- pipe. Ce n’est évidemment pas avec une expérience politique de deux ans qu’on peut prétendre disposer à la fois de compétences techniques et politiques suffisantes pour gérer un dossier aussi explosif. Le problème c’est que ce manque de compétences  de l’intéressé pourrait rapidement conduire à son explosion en vol. Un futur nouveau bouc émissaire pour masquer les insuffisances du gouvernement. Il est clair que sur un tel sujet le gouvernement devait choisir un poids-lourd de la majorité. D’une part ils sont peu nombreux, d’autre part le dossier est tellement suicidaire que peu de volontaires ont dû se manifester. alt= »Laurent Pietraszewski sera nommé ce matin «secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la santé et des solidarités, en charge de la réforme des retraites». » srcset= »https://i.f1g.fr/media/cms/414x233_crop/2019/12/18/66eee110eaf4a024e37bb4788d184cf1b483c22f3fff7010fe705ea4f413184f.jpeg 414w, https://i.f1g.fr/media/cms/584x329_crop/2019/12/18/66eee110eaf4a024e37bb4788d184cf1b483c22f3fff7010fe705ea4f413184f.jpeg 584w, https://i.f1g.fr/media/cms/616x347_crop/2019/12/18/66eee110eaf4a024e37bb4788d184cf1b483c22f3fff7010fe705ea4f413184f.jpeg 616w, https://i.f1g.fr/media/cms/767x431_crop/2019/12/18/66eee110eaf4a024e37bb4788d184cf1b483c22f3fff7010fe705ea4f413184f.jpeg 767w » sizes= »(min-width: 64em) 616px, (min-width: 48em) and (max-width: 63.9375em) 584px, 100vw » class= »css-1s74sae ewz1ycu0″ v:shapes= »_x0000_i1025″>D’une certaine façon, c’est le drame de la république en marche qui pour l’essentiel a choisi ses responsables au hasard sur Internet, des responsables pour la plupart sans aucune expérience, ni légitimité politique. De toute manière une chèvre aurait été élue après le succès de Macon dans n’importe quelle circonscription. La faiblesse des représentants macronistes  se vérifie tous les jours dans les institutions et dans les médias. Le parti enMarche  a été incapable de faire émerger le moindre responsable d’une certaine épaisseur et d’une certaine personnalité. La plupart sont des perroquets qui répètent assez bêtement les éléments de langage de la communication gouvernementale . Exemples: retraite universelle, un euro égale un euro, retraite à points avec en plus des erreurs monumentales sur la réalité actuelle. C’est ainsi qu’on a découvert par exemple brusquement qu’il conviendrait d’augmenter les enseignants pour éviter une chute drastique des pensions, une augmentation des rémunérations d’un coût de 10 milliards par an ! Bien entendu, il faudra ajouter d’autres exceptions qui ne manqueront pas de compléter la liste, celle de la police par exemple.

Inconnu du grand public, Laurent Pietraszewski est un macroniste de la première heure. Élu député du Nord en 2017, il est présenté par l’Elysée comme un «spécialiste reconnu» des relations sociales et des ressources humaines, «fin connaisseur des questions sociales et du système des retraites». Laurent Pietraszewski s’est notamment fait remarquer par le chef de l’Etat lorsqu’il a endossé le rôle de rapporteur des ordonnances travail. «Il était d’ailleurs pressenti pour être rapporteur de la loi sur les retraites», assure un proche du président de la République. «C’est un parlementaire expérimenté et légitime pour occuper cette fonction exigeante et technique», assure-t-on à l’Elysée. C’est bien le moins. Laurent Pietraszewski est prévenu, le plus difficile est à venir. «Le poste n’est pas un cadeau», reconnait un conseiller d’Emmanuel Macron. «C’est super casse-gueule ! Il n’y a que des coups à prendre. En gros, c’est comme récupérer les commandes d’un chalutier en pleine tempête…», ajoute-t-on de même source.

Croissance Japon : un douzième mois de recul des exportations qui témoigne du tassement mondial

Croissance Japon : un douzième mois de recul des exportations qui témoigne du tassement mondial

 

 

L’évolution des exportations japonaises constitue d’un certain point de vue une sorte d’indicateur de la santé économique mondiale. En effet ces importations sont très liées à la situation du marché chinois où nombre de produits abonnés sont exportés mais aussi à la situation du marché mondial car le Japon exporte  de manière significative vers les États-Unis et d’autres zones. D’après les statistiques officielles communiquées mercredi, les exportations du Japon ont chuté le mois dernier de 7,9% en rythme annuel, un déclin toutefois moins important que ne l’anticipaient en moyenne les économistes interrogés par Reuters (-8,6%).

La croissance du Japon essaye de résister mais Le PIB n’a progressé que de 0, 2 % au troisième trimestre et va très probablement se contracter sur les trois derniers mois de l’année. Le pays souffre en effet particulièrement de la guerre commerciale entre Washington et Pékin  et du manque de confiance de ses ménages. La baisse des exportations plombe l’activité nipponne.

Le Japon en effet enregistré la plus longue période de contraction des exportations depuis celle de 14 mois qui a pris fin en novembre 2016, alors que les livraisons d’automobiles vers les Etats-Unis et de produits chimiques vers la Chine ont reculé.

L’économie japonaise a progressé au troisième trimestre à un rythme nettement plus important qu’attendu, selon des données publiées la semaine dernière, du fait du rebond de l’investissement et de la résistance de la consommation privée.

Mais les inquiétudes demeurent sur l’essoufflement de l’économie nippone alors que le gouvernement a relevé en octobre la TVA et affecté ainsi la confiance des entreprises et des ménages.

La troisième puissance économique mondiale subit de plein fouet les effets des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, ses deux principaux marchés à l’exportation.

D’après les statistiques du ministère des Finances, les livraisons à destination de la Chine ont reculé en novembre de 5,4% en rythme annuel, soit un neuvième mois consécutif de déclin.

Les exportations vers les Etats-Unis ont diminué pour un quatrième mois consécutif, chutant le mois dernier de 12,9% en rythme annuel.

Les importations du Japon ont décliné de 15,7% en rythme annuel, soit leur plus important recul depuis octobre 2016, alors que le consensus donnait une diminution de 12,7%.

Marché automobile européen: recul limité à 0.3% sur un an

Marché automobile européen: recul limité à 0.3% sur un an  

 

 

Les trois derniers mois de hausse des immatriculations compensent à-peu-près les baisses des autres mois. En novembre, une progression de 4,5 % a été atteinte. Sur l’ensemble de l’année pour l’instant le recul par rapport à l’année dernière a ainsi été limité à 0,3 % sur un an. Les chiffres des  immatriculations font du yo-yo depuis des mois pour des raisons conjoncturelles et d’autres plus structurelles. Le ralentissement général des économies se ressent évidemment sur la vente des voitures. Par ailleurs,  les nouvelles normes européennes draconiennes ont largement pesé sur le marché.

Chez les consommateurs, des incertitudes demeurent quant au choix à faire pour le remplacement des  véhicule, véhicules diesels, véhicules à essence, véhicules hybrides, véhicules électriques sans parler à plus long terme, de l’automobile à hydrogène. En outre, le coût de véhicules électriques est encore excessif nombre d’automobilistes. Les immatriculations de voitures neuves en Europe ont donc augmenté de 4,5% en novembre, troisième hausse mensuelle consécutive, montrent les données publiées mardi par l’Association des constructeurs européens d’automobiles (ACEA), qui souligne la base de comparaison favorable avec le même mois de 2018.

 

Les immatriculations s’étaient effondrées en fin d’année dernière avec l’entrée en vigueur des nouvelles normes antipollution WLTP. Il s’est immatriculé en novembre 1.210.860 véhicules neufs dans les pays de l’Union européenne et de l’Association européenne de libre-échange (Islande, Norvège et Suisse).Sur les 11 premiers mois de l’année, les immatriculations en Europe reviennent quasiment à leur niveau de l’an dernier avec un recul désormais limité à 0,3% à 14.542.126 unités. Sur le seul mois de novembre, la hausse a été limitée à 0,7% en France alors qu’elle a atteint 9,7% en Allemagne, premier marché du continent. Au niveau des constructeurs, le groupe Renault a vu ses ventes progresser de 4,1% alors que celles de PSA se sont contractées de 7,9%. Le groupe Volkswagen a enregistré une hausse de ses ventes de 13,4%.

Retraites : un premier simulateur bidon dès mercredi !

Retraites : un premier simulateur bidon dès mercredi  !

Cette annonce de simulateur en place dès mercredi semble relever du gag. En effet, comment pourrait-on procéder à des évaluations des futures retraites sans connaître au préalable les principes et  les paramètres du nouveau système. Évidemment, on va se contenter pendant longtemps de cas type complètement théoriques qui  ne correspondent  à aucune réalité. De ce point de vue, sémantiquement le dispositif envisagé mérite bien le nom de simulateur. Observons que le projet dit universel doit être adressé à l’assemblée nationale qui décidera en dernier ressort et que la discussion va durer six mois voire davantage. Personne n’est en capacité de fournir les données nécessaires de cadrage pour permettre à chaque retraité d’avoir une idée de la future pension. Dès lors ,  cette annonce de premier simulateur dès mercredi constitue  évidemment une arnaque méthodologique et  un outil de propagande idéologique. Un premier simulateur officiel, intitulé « Suis-je concerné par la réforme ? », serait donc  mis en ligne dès mercredi 18 décembre, a appris franceinfo auprès de Matignon, confirmant une information du Journal du dimanche.

Cet outil sera, dans sa version initiale, un comparateur plutôt qu’un véritable simulateur. Il « permettra de vérifier si on est ou non concerné par la réforme« , précise Matignon à franceinfo. On pourra aussi  »voir des exemples des montants de retraite qui peuvent être attendus pour les générations qui feront toute leur carrière dans le système universel, et voir la répartition entre la retraite calculée selon les règles actuelles et la retraite du système universel pour tous ceux qui auront une partie de carrière dans les deux systèmes« .

Ce « prototype de simulateur » sera enrichi à partir du 22 janvier 2020, jour de l’examen du projet par le Conseil des ministres,  »avec environ 150 situations individuelles«  et « sera rapidement complété pour atteindre 300 situations individuelles« , ajoute Matignon. Un  »simulateur individuel exhaustif sur les données personnelles de carrière de chaque Français sera disponible dans les six mois qui suivront l’adoption de la loi par le Parlement ».

Dans un entretien au Parisien, dimanche, Edouard Philippe affirme que ce simulateur est « en train d’être construit ». « Ce n’est pas facile« , car « il faut que toutes les hypothèses, toutes les données soient stabilisées« , précise le Premier ministre. Dès lors, on se demande pourquoi devant tant d’incertitudes,  on affiche la prétention de calculer ce qui est pour le moment incalculable.

Retraites : « un calendrier loufoque » (Jacques Attali )

Retraites :  « un calendrier loufoque » (Jacques Attali )

A juste titre , L’économiste Jacques Attali dénonce le calendrier complètement surréaliste et même loufoque de la réforme des retraites  (samedi 14 décembre sur franceinfo) . Il propose par ailleurs d’inscrire cette réforme dans la constitution pour en garantir la stabilité. . « On est dans une situation complètement surréaliste, juge-t-il, parce qu’on a un Premier ministre qui le 11 décembre annonce qu’il va déposer un projet de loi le 22 janvier, pour une réforme qui entrerait en vigueur au plus tôt en 2024. C’est-à-dire après la fin du mandat du président de la République. Donc le calendrier est loufoque », a affirmé Jacques Attali.

D’après l’ancien conseiller de François Mitterrand, ce calendrier n’est pas adapté au sujet spécifique des retraites, qui est « un sujet de très long terme. On a pris deux ans pour réfléchir, on aurait pu prendre un peu plus, ne pas créer les conditions pour que ceci se passe au pire moment de l’année [la période des fêtes de fin d'année]. Je pense que le timing est absurde ».

Comment un président de la République qui, par définition, n’est que de passage, peut décider sur des sujets de très long terme ? C’est un problème profond de nos sociétés, qui renvoie à la confiance en quelqu’un aujourd’hui pour décider ce qu’il va se passer dans 40 ans.

Jacques Attali a jugé que la réforme des retraites devrait faire l’objet « d’une réforme de la Constitution ». Cela permettrait de garantir la valeur du point d’indice qui va mesurer la valeur de la retraite selon lui. « La définition de ce point, si elle n’est pas gravée dans le marbre, qui empêchera quelqu’un dans 5 ou 10 ans de le diviser par quatre ? Si on prend cette réforme vraiment au sérieux, il faut que ses principes fondamentaux soient inscrits dans la Constitution. »

Le gouvernement promet toutefois une règle d’or dans la loi, qui permettrait de stabiliser la valeur de ce point fixée par les partenaires sociaux. C’est insuffisant pour Jacques Attali :  » Une loi peut être modifiée par une autre loi. Et qui sait ce que serait la majorité parlementaire dans dix ans ? Je propose que les principes de sujets de très long terme, qui engagent notre collectivité nationale sur des décennies, soient mis dans la Constitution ».

Commerce- Etats-Unis et Chine: un accord bâtard

Commerce- Etats-Unis et Chine: un accord bâtard

Officiellement d’après l’entourage de Trump,  un accords pourrait  intervenir rapidement entre les États-Unis et la Chine. En fait, il ne s’agit pas d’un véritable accord mais d’une solution assez bâtarde qui  résulte de la décision des États-Unis de réduire de moitié le champ d’application des hausses douanières. Une sorte de décision unilatérale à laquelle pour l’instant les Chinois n’ont pas répondu. Pas plus qu’ils n’ont encore prient l’engagement d’acheter davantage de produits agricoles ou de s’engager sur la propriété intellectuelle et les services financiers. Ceci étend Trump  s’efforce de présenter son orientation comme un accord. On voit mal comment la Chine pourrait cependant refuser de voir des droits de douane américains moins importants que prévus. cette  décision américaines sera toutefois bien accueillie  par les milieux d’affaires qui aurait sans doute espéré un accord plus conséquent et davantage partagé. Pour tenter de conclure cet accord dit de « phase 1″, les négociateurs américains ont proposé récemment à leurs interlocuteurs chinois une réduction allant jusqu’à 50% des droits de douane déjà en vigueur sur 375 milliards de dollars (337 milliards d’euros) de produits d’importation et le report de ceux qui devaient s’appliquer dimanche 15 décembre à 160 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires.

Edouard Philippe un exemple de la dérive droitière de l’élite technocratique

Edouard Philippe un exemple de la dérive droitière de l’élite technocratique

 

 

Édouard Philippe illustre parfaitement la dérive droitière d’une partie de la technocratie française. Certes, Édouard Philippe aime à rappeler que son grand-père était communiste mais rapidement Phillipe  a sans doute senti qu’une carrière politique n’était pas assurée  dans cette gauche. Alors qu’il était encore étudiant à l’institut d’études politiques de Paris et à l’ENA, il a  milité dans les années 90 au  parti socialiste, un passage au demeurant rapide avant de rejoindre les thèses très libérales de la droite. Un libéralisme d’autant plus dogmatique qu’il n’a pratiquement jamais travaillé dans le privé sinon comme lobbyiste. Il doit surtout sa carrière politique à avoir été choisi par Alain Juppé comme membre du cabinet de ce dernier au ministère de l’écologie à partir de 2007. On pourrait citer nombre d’exemples de ces politiciens de carrière qui commencent  à gauche voir à l’extrême gauche , qui flirtent ensuite avec la social-démocratie pour virer carrément à droite. Cohn-Bendit par exemple l’ancien révolutionnaire de 68 devenu adepte de l’ultra libéralisme de Macron en est sans doute l’exemple le plus significatif. même chose pour Romain Goupil; le leader lycéen de 68.  Mais on pourrait citer nombre d’anciens responsables  du parti socialiste , anciens trotskistes ou maoïstes,  révolutionnaires de papier dans leur jeunesse qui ont ensuite nagé dans les eaux troubles du parti socialiste avant de rejoindre la droite puis  Macron. La vérité, c’est que le Premier ministre comme nombre des professionnels de la politique n’entretient qu’un rapport très approximatif avec les réalités économiques et sociales. En outre il ne peut justifier d’aucun  passé professionnel qui légitime ses connaissances et ses orientations. Ce type de personnalité a besoin de se relégitimer en permanence en rajoutant du libéralisme au libéralisme. Un exercice d’autant plus facile qu’il n’en  mesure pas les conséquences. Dernier exemple en date, évidemment le report idiot et général de la retraite à 64 ans. Une réforme bête et inefficace. Si effectivement les Français doivent travailler davantage pour retrouver la compétitivité qui manque cruellement à l’économie ce n’est pas en retardant l’âge de la retraite 62 à 64 ans mais en augmentant la durée de travail annuelle des actifs puisque la France a la durée la plus faible de l’Europe ( ne parlons pas du monde). Aussi en  améliorant le rapport entre actifs et inactifs. La France est encore là le pays qui détient le record de personnes inactives comparées à ceux qui travaillent. Bref, Édouard Philippe est bien le fils spirituel de Juppé, un exemple de cette élite qui a transformé le mandat politique en métier, qui ne connaît rien aux réalités pour n’avoir pratiquement jamais travaillé dans le monde de la production et qui sans doute comme son mentor finira vraisemblablement au conseil constitutionnel et dans les pages oubliées de l’histoire .

Mobilisation transports: un tassement inévitable

Mobilisation transports: un tassement inévitable

 

Le tassement de la mobilisation dans les transports était inévitable compte tenu de la durée du conflit. On sait que les gauchistes et autres anarcho-populistes  des organisations radicales sont lancés dans une course mortifère. Il s’agit de montrer à la base quelle  est l’organisation la plus intransigeante. Le problème, c’est qu’avec une telle stratégie, on perd en participation. Il est clair qu’après le succès de jeudi dernier, les organisations auraient dû faire une pause et attendre les déclarations du Premier ministre avant de se relancer dans un nouveau conflit. Si les organisations radicales continuent sur cette voie stratégique ils connaîtront le sort des gilets jaunes qui ont épuisé leurs troupes pour les mêmes raisons. Le problème, c’est que le bal est mené par les gauchistes de Sud et que la CGT ne veut pas se montrer moins radicale. Malheureusement les gauchistes de Sud ( solidaires) poursuivent un objectif politique et non un objectif syndical. La priorité de Sud n’est pas d’aboutir à un compromis mais de contester et de détruire le système politique en place. Un objectif qui n’est pas de la responsabilité d’une organisation syndicale.

 Partout, les cortèges ont été moins fournis que lors de l’acte I,: selon le ministère de l’Intérieur, 12.000 personnes ont manifesté dans le calme à Marseille contre 25.000 jeudi dernier, 7000 à Rennes contre 10.000, 5000 à Limoges contre 12.000 ou encore 2500 à Avignon contre 10.000. À Paris, seules 27.000 personnes ont défilé, beaucoup moins que cinq jours plus tôt, selon le cabinet Occurrence pour le compte d’un collectif de médias, dont Le Figaro. Au total, 339.000 manifestants ont été recensés en France, contre 800.600 jeudi.

Pour Philippe Martinez, qui s’est sans surprise dit «satisfait», la mobilisation est restée «importante», même si le patron de la CGT reconnaît qu’il y avait «moins de monde». Au motif que «le mécontentement reste haut», il réclame donc toujours le retrait du projet qu’Édouard Philippe doit présenter ce mercredi midi«Aujourd’hui, on est dans l’installation d’un mouvement», a quant à lui précisé Yves Veyrier, le numéro un de FO. Une intersyndicale, qui s’est réunie dans la soirée, a décidé de deux nouvelles dates de mobilisation interprofessionnelle et de grève les jeudi 12 et mardi 17 décembre.

Le conflit a également baissé en intensité dans le service public, où les taux de grévistes étaient en chute libre: 6,15 % dans les trois fonctions publiques, versus 26 % le 5 décembre, avec une décroissance dans l’hospitalière. À EDF, la mobilisation est restée forte, avec 26,9 % de grévistes contre 41,4 % jeudi dernier. Idem dans l’Éducation nationale: 12,41 % des personnels dans le primaire et 19,41 % dans le secondaire étaient en grève, contre respectivement 51 % et 42 % cinq jours plus tôt, du jamais-vu depuis 2003.  Comme jeudi dernier, la RATP a tourné au ralenti: neuf lignes de métro à Paris sont restées fermées tandis qu’un RER A sur deux et un RER B sur trois circulaient aux heures de pointe. Comme la veille, sept dépôts de bus ont été bloqués jusqu’à ce que les forces de l’ordre les libèrent en fin de matinée. À la SNCF, où 20 % des TGV et des Transiliens étaient en service, plus de trois quarts des conducteurs étaient en grève, soit le même taux que la veille, mais en repli de plus de 10 points par rapport à vendredi, au deuxième jour d’un mouvement reconductible de jour en jour.

Aucune amélioration notable dans les transports n’est à attendre à court terme, surtout en Île-de-France«La circulation sera difficile jusqu’à la fin de la semaine», prédit le directeur général de SNCF Transilien, Alain Krakovitch, et ce même si les prévisions de trafic sont en très légère hausse pour ce mercredi. Par souci de sécurité, la direction de l’entreprise ferroviaire recommande toujours, toutefois, «de ne pas venir en gare et d’utiliser d’autres moyens de transport».

La situation ne devrait pas s’arranger non plus à la RATP, puisque la poursuite de la grève a été votée dans tous les dépôts, parfois jusqu’à… vendredi. «La semaine est morte», résume Thierry Babec, de l’Unsa-RATP, premier syndicat de la régie. La débrouille (covoiturage, vélos et trottinettes) et la patience, notamment en région parisienne, vont donc rester encore quelque temps de mise. 

Au delà des retraites, un ras-le-bol social général

Au delà des retraites, un ras-le-bol social général

 

 Certains experts politiques passent leur temps à expliquer qu’il n’y a pas une vraie convergence des luttes mais plutôt juxtaposition de revendications dont certaines peuvent même être contradictoires . L’analyse n’est pas complètement  fausse dans la mesure où le thème des retraites concerne la plupart des Français  mais s’y ajoutent des revendications spécifiques concernant les effectifs, le service public les rémunérations ou les conditions de travail. S’il fallait trouver un point réellement commun à toutes ces protestations, on pourrait convenir qu’il s’agit d’un ras-le-bol social général à l’égard de la politique de Macron. Une politique jugée à la fois inefficace et injuste par presque 70 % de l’opinion. Or on ne peut pas réformer un pays en étant soutenu par 30 à 35 % des Français. Cette réforme des retraites vient beaucoup trop tard. Elle aurait pu être imposée dés le débuts du mandat mais elle n’a plus aujourd’hui la légitimité politique même si la légitimité juridique ne peut être mise en cause.

Pour le gouvernement, les mécontentements sont  dus à une incompréhension de la réforme. En réalité sous couvert d’universalité, il s’agit d’un plan pour réduire de manière assez drastique le niveau moyen des pensions (niveau moyen prévu de 1000 euros en 2050 au lieu  de 1400 aujourd’hui en euros constants ) et d’opérer une redistribution, prendre aux uns et donner aux autres. Mais pas forcément une réforme plus  juste et plus progressiste. Le concept de retraite par points est  en effet une énorme arnaque qui consiste à calculer la retraite sur l’ensemble de la carrière au lieu des meilleures années. Mécaniquement les droits vont diminuer pour  tout le monde. Il y aura cependant des catégories qui risquent de payer davantage comme les enseignants, les femmes à carrière courte, les cadres, les infirmiers ou les avocats. En même temps, c’est l’occasion de répondre favorablement à une très vieille revendication du Medef concernant la mise en cause d’une partie du système par répartition pour y substituer des assurances. Des assurances dans le cout sera forcément exorbitant pour  d’obtenir des compléments un peu significatif. La réforme se résume à une baisse générale des pensions et à une privatisation du risque découlant de cette baisse. On ne peut évidemment nier le problème de déséquilibre démographique dans le système actuel de répartition qui fait peser évidemment le financement des retraites sur les actifs. Or la grande faiblesse de la France c’est précisément l’insuffisance de ce nombre d’actifs, environ 7 à 9 millions de personnes qui ne travaillent pas. Deuxième grande faiblesse de la France, l’insuffisance de sa compétitivité qui  vient en grande partie à d’ une productivité trop faible. En moyenne sur une année, les français sont ceux qui travaillent de moins en Europe. La réforme aurait consisté à s’attaquer à ce problème fondamental de compétitivité pour créer de la richesse au lieu de viser la méthode classique du rabot qui consiste à diminuer le montant des prestations.

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