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Un appel au secours pour sauver la droite

Un appel au secours pour sauver la droite 

 

Quatre personnalités de l’UMP, qui ont en commun de refuser « une droite centriste » mais au contraire veulent « une droite qui assume son identité », lancent un appel pour « une révolution des valeurs », dans l’hebdomadaire Valeurs actuelles, en kiosque ce jeudi. Rachida Dati, Laurent Wauquiez, anciens ministres, Henri Guaino, ex-conseiller spécial de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, et Guillaume Peltier, co-fondateur de la Droite forte, premier courant, sarkosyste, de l’UMP, estiment tous quatre qu’il y a « urgence à sauver la droite » et dénoncent « la démission idéologique de l’UMP ». « Il y a urgence parce que tout s’effondre », affirme Guaino. « La droite de demain, l’UMP de demain, cela doit être à la fois ‘des racines et des ailes’. Des racines, avec la fierté de notre identité, de notre culture (…) et, en même temps, des ailes, parce qu’il n’est pas question d’être enfermés sur nous-mêmes », lance Peltier.  Wauquiez dénonce le « gloubi-boulga » dans lequel s’enfonce selon lui « toute une partie de la classe politique qui n’ose plus assumer et défendre ce que nous sommes ».  »Nous refusons la voie portée par certains d’une fusion avec le MoDem et l’UDI avant même d’avoir réfléchi à nos idées. C’est une fuite en avant vers une sorte de radical-socialisme où nous achèverions de nous renier », affirme ce fondateur de la Droite sociale, deuxième courant du parti. Pour l’ex-ministre de la Justice Rachida Dati, « le redressement passe aussi par la fierté de l’identité française. Dans ce désastre, la gauche a une vraie responsabilité, dans l’affaiblissement de notre identité et dans la montée des communautarismes ». Elle veut « une droite qui assume ses valeurs, sans tabou ». Selon l’ex-plume de Sarkozy, Henri Guaino, « c’est le culte de la modernité qui laisse la porte ouverte au communautarisme contre l’assimilation républicaine ».  »La droite de demain, pour s’en sortir, devra incarner deux idées simples : le courage et le mérite », renchérit Peltier. Tous quatre réitèrent leurs critiques contre l’Europe actuelle. Pour Wauquiez, auteur d’un récent ouvrage intitulé « Europe : il faut tout changer », l’UE s’est « trop élargie ». L’ancien ministre des Affaires européennes défend « le principe d’un protectionnisme européen » et se demande à nouveau s’il ne faut pas « revenir sur Schengen et sur la folie de l’Europe de l’immigration, qui est une passoire »?   »Ne faut-il pas remettre en avant l’identité européenne et ses racines judéo-chrétiennes? », s’interroge-t-il. Pour Rachida Dati, « la grande perdante des élections européennes, c’est la gauche au pouvoir. Il y a eu un mort, la gauche, et un blessé grave, l’UMP ». « Tout le monde a échoué, sauf le Front national », ajoute Guaino. Les « quatre mousquetaires », comme les surnomme le magazine, décochent également leurs flèches contre l’UMP, engluée dans l’affaire Bygmalion.  »Je regrette que le triumvirat qui dirige aujourd’hui l’UMP (ndlr les anciens Premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, François Fillon) soit trop éloigné des militants et des sympathisants », affirme Dati. Pour Guaino, « la situation que nous vivons à l’UMP ne doit pas être l’occasion d’une désastreuse séquence de règlements de comptes. Tous ceux qui voudraient en profiter pour se revancher, travailler à leur petite ambition personnelle ou vider leur rancoeur et leur haine nous entraîneraient dans un gouffre ».  »Nous sommes décidés à nous opposer à cela », ajoute-t-il, traduisant la pensée des trois autres.

 

Ecotaxe: Ecomouv’ et gouvernement un accord à 850 millions ! Pour rien !

Ecotaxe: Ecomouv’ et gouvernement un accord à 850 millions ! Pour rien !

Puisque l’écotaxe est remplacée par la taxe transit transport routier, on se demande à quoi vont servir les portiques et la logistique qui l’accompagne. Du coup l’Etat va payer 850 millions d’indemnités à Ecomouv’. Ecomouv’ et l’Etat on donc t mis fin à leur conflit au lendemain de l’annonce par Manuel Valls de la transformation de l’écotaxe. Le groupe italien Atlantia, qui détient la société française à 70%, a annoncé ce 23 juin que, sept mois après la suspension de l’écotaxe, la société qui opère les fameux portiques et le gouvernement ont trouvé un accord. Selon Reuters, l’exécutif envisagerait de dédommager le consortium Ecomouv’ à hauteur de 850 millions d’euros si l’écotaxe était définitivement abandonné. Le communiqué d’Atlantia précise simplement que « le gouvernement français reconnaît que le matériel développé par Ecomouv’ répond aux exigences énoncées dans le contrat ». Mais surtout, que « le gouvernement reconnaît sa dette envers l’entreprise et ne la tiendra pas pour responsable des coûts opérationnels et financiers résultant de la suspension de l’écotaxe ».  Le 29 octobre 2013, face à un mouvement de protestation massif, le gouvernement avait décidé de repousser la mise en place de l’écotaxe, initialement prévue le 1er janvier 2014. Un coup dur pour Ecomouv’: la société privée dont le reste du capital est partagé entre Thales, la SNCF, SFR, et Steria a été créée uniquement pour l’écotaxe. Elle a construit puis installé les portiques qui devaient permettre de récupérer la taxe, et devait gérer sa collecte. Sa survie dépendait donc de son maintien. Dans les premiers temps après la suspension de l’écotaxe, l’Etat a mis la pression sur Ecomouv’. Il a envisagé de lui réclamer des indemnités de retard, et lancé une enquête sur les conditions de l’octroi du marché à la société. Finalement, la commission d’enquête parlementaire avait conclu fin-mai que le contrat était régulier.  Selon un porte-parole de la société, le deal initial prévoyait qu’Ecomouv’ touche 18 millions par mois, payés par l’Etat à la société. Mais à condition seulement que la taxe soit perçue. Sur ces 216 millions annuels, l’entreprise devait reverser 50 millions d’euros aux Sociétés habilitées au télépéage (SHT), qui l’aident à collecter la taxe. De ce fait, Ecomouv’ devait percevoir au total 166 millions d’euros annuels. Selon le rapport d’enquête des parlementaires, l’Etat devait verser une redevance de 280 millions d’euros annuels à Ecomouv’, « dont 50 millions d’euros qui reviendront à l’Etat au titre de la TVA, et une soixantaine de millions d’euros » à se répartir entre l’entreprise française et les SHT. L’accord de ce 23 juin solde donc le contentieux lié à la suspension de l’écotaxe. Mais il ne règle pas les détails de la collaboration à venir entre l’Etat et Ecomouv’ sur la nouvelle taxe poids lourds. Les négociations sur ce sujet ne font que commencer.

 

A quand un syndicalisme moderne ?

A quand un syndicalisme moderne ?

 

Dans un sondage diffusé sur France Info, 70% des français jugent la CGT trop négative ; L’image d’ensemble du syndicalisme est mauvais même s’il faudrait faire des distinctions entre les organisations. De fait globalement les syndicats paraissent corpos et réacs, une situation liée au fait que ces syndicats sont peu représentatifs (3 à 4% de syndiqués). Le plus souvent la stratégie de ces organisations correspond à des logiques d’appareils. Une raison fondamentale, le syndicalisme est comme en politique trop souvent considéré comme une carrière. D’où de fait une coupure entre la base et les directions, une coupure surtout de ces directions avec les réalités économiques et sociales. La plupart des permanents sont par ailleurs issu de la fonction publique et du secteur nationalisé, ce qui n’arrange rien en matière de compréhension  des questions économiques et financières ( voire même sociales). Finalemenet les syndicats globalement sont victimes d’un discrédit assez comparable à celui de la politique. Dommage pour Hollande qui veut pratiquer la sociale démocratie. Du coup faut de réelle représentativité, les syndicats ne jouent qu’un rôle très secondaire. C’est une sorte d’alibi pour les gouvernements, ces syndicats ne sons consultés que de manière très anecdotique. Une grande différence avec l’Allemagne ou pour essentielle la négociation se déroule entre les syndicats et le patronat et en l’absence de l’Etat le plus souvent . La mutation syndicale interviendra-elle ou les syndicats sont-ils condamnés à mourir ? Vraisemblablement il faudra du temps pour une vraie évolution mais des progrès évidents sont faits dans ce sens avec la CFDT surtout, aussi, ‘l’UNSA, la CGC notamment. Il ya encore du chemin à parcourir et c’est sans doute la première fois qu’un leader comme celui de la CFDT condamne une grève de la SNCF avec fermeté. Un courage qu’il faut souligner.

Foot mondial : un grand bonheur contre la Suisse

Foot mondial : un grand bonheur contre la Suisse

 

Oui, un très grand bonheur avec ce match exceptionnel non seulement du fait du score  mais surtout du fait de la solidarité de cette équipe. De sa classe auusi. La France s’est vraiment réconciliée  avec son équipe ; on objectera peut-être à juste titre que le Suisse n’était pas vraimenet à la hauteur, sans doute mais tout a été mis en place que pour la Suisse ne puisse développer son jeu. Tous les joueurs ont été bons, les attaquants, Giroud, Benzema ; le petit Valbuena, égal à lui-même, c’est à dire brillant, lucide, courageux. Le milieu a été parfait et finalemenet la défense n’a pas eu à trop faire d’efforts, du coup les latéraux ont pu auusi briller ; bref du football champagne. Du coup on se met à rêver. Il faudra cependant se confronter à une grande équipe en forme pour vérifier si effectivement l’équipe de France à franchi définitivement un pas dans le classement mondial. Ce qui séduit le plus chez les bleus, c’est cette envie qui combinée avec la classe des joueurs leur  permet de gagner les duels et de transformer la plupart des attaques en occasions.  Vraiment un moment magnifique même si évidemment rien n’est joué car les équipes d’Amérique latine ont-elles auusi la même envie, Brésil excepté.

Grève SNCF : un coût de 3 milliards pour un mouvement pathétique

Grève SNCF : un cout de 3 milliards pour un mouvement pathétique

 

La grève SNCF finira cette semaine faute de combattants et de manière pathétique. La faute évidemment aux syndicats corpos réacs qui ont géré le mouvement comme des irresponsables. En La faute surtout aux gauchistes corpos de sud que la CGT a suivi pour ne pas perdre le contact avec les plus radicaux. Bilan :  sans doute l’un des derieirs mouvements à la SNCF dont limage a été grandement affectée dans l’opinion publique. A prévoir auusi une raclée aux élections professionnelles pour Sud et la CGT. Du coup pour éviter ce type de grève les gouvernements seront de plus en plus incités à donner des coups de canifs dans ce statut de cheminot. Un bilan donc catastrophique au plan économique et social. Un coût de l’ordre de 3 milliards déjà pour l’économie et de 150 millions pour la seule SNCF. Au 9eme jour de grève de certains cheminots, le patron de la SNCF estime le coût du conflit à 153 millions d’euros pour l’entreprise publique. La facture totale atteindrait selon certaines estimations 400 millions par jour pour l’économie française.  Le 16 juin, Guillaume Pepy estimait sur RMC à 80 millions d’euros le coût de la grève pour la SNCF. Ce jeudi 19 juin, dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, le patron de l’entreprise publique affirme qu’il est désormais de 153 millions au 9eme jour de conflit. « Cela fait 15 trains franciliens. Soit un tiers de notre résultat de l’année dernière. C’est énorme », constate-t-il. Pour le transport de fret, la moitié des marchandises qui étaient sur les trains sont passées par la route, ajoute-t-il.  « Il y a des risques que des entreprises ne reviennent pas. Il y a une perte de confiance, et ça c’est grave ». « Il y a un risque que cela laisse des traces à cause de ces clivages, des pressions qu’il y a eus entre grévistes et ceux qui travaillent », ajoute le président de la SNCF.  Plus globalement, le conflit entraînerait un coût global de 300 à 400 millions d’euros par jour en conséquences directes et indirectes pour les entreprises comme pour les salariés. C’est ce qu’affirme en tout cas Frédéric Gonand, professeur à Paris-Dauphine dans le Parisien, qui se base sur les conflits précédents dans les transports.  Mais le fait que la grève actuelle intervienne en mai, mois des ponts où les salariés prennnent des RTT en cascade, pourrait réduire le manque à gagner supplémentaire pour les entreprises. A l’inverse, le secteur du tourisme pourrait être davantage impacté que si le conflit se déroulait en hiver. L’Insee ne devrait rendre son verdict qu’au début 2015.

 

Habitat : transition énergétique , un coût de 15 à 30 000 euros

Habitat : transition énergétique , un coût de 15 à 30 000 euros 

François Brottes, le président de la commission des Affaires économiques à l’Assemblée nationale les détails relatifs à  la rénovation thermique de l’habitat, qui constitue l’un des défis majeurs des prochaines années. Selon lui, le futur texte aura un triple avantage « Aujourd’hui, c’est très compliqué d’obtenir un « écoprêt ». Il faut devoir faire toutes sortes de travaux, etc. On va simplifier la norme, ce qui peut permettre de gagner du temps et de l’énergie à la sortie », a assuré François Brottes. « On va avoir un système de crédit d’impôt qui va être doublé, donc beaucoup plus attractif », a affirmé le député socialiste. Interrogé sur le manque à gagner pour l’Etat, il a tenu à relativiser. « Quand vous faites un crédit d’impôt pour que les gens fassent des travaux, quand vous faites travailler des entreprises qui vont payer des impôts, qui vont mobiliser de la TVA, qui vont neutraliser du chômage (qui coûte cher à toute la société), vous avez tout de suite des dépenses passives qui se transforment en dépenses actives pour la croissance », a-t-il indiqué. François Brottes a également insisté sur le concept de tiers financeur. Il s’agit en fait de « permettre aux gens d’avoir quelqu’un qui porte le financement à leur place ».  « On peut convaincre les propriétaires. La rénovation thermique, cela coûte entre 15.000 et 30.000 euros par logement. Le tiers financeur porte le financement de cet investissement, et récupère le capital qu’il a investi et les intérêts au moment de la mutation (héritage, vente, etc.) », a-t-il détaillé. « Comme le bien a pris de la valeur, et comme le propriétaire a bénéficié du confort, il est tout de même gagnant. Il faut juste qu’il accepte qu’il y ait un moment de remboursement. Le problème, c’est d’avoir des acteurs tiers financeurs qui portent le financement pendant plusieurs dizaines d’années ».

 

UMP « Piquemillion « : « Lavrilleux un rouage dans une organisation plus large »

UMP «  Piquemillion « : « Lavrilleux un rouage dans une organisation plus large »

Bastien Millot, l’un de ses fondateurs de Bygmalion, explique que l’ancien bras droit de Jean-François Copé « Jérôme Lavrilleux n’a pas monté tout cela tout seul, ni n’avait les capacités pour le faire, il n’a été qu’un rouage dans une organisation plus large ». Un autre cadre de l’entreprise assure que la directrice financière de l’UMP était impliquée.   »On a décidé de jouer cartes sur table avec la justice, tout ce qu’on sait, on l’a dit, comme ça, c’est clair. » Devant les enquêteurs, Guy Alves, le patron de Bygmalion  et son collaborateur Franck Attal, responsable de la filiale Event & Cie, ont assuré qu’outre Jérôme Lavrilleux, Fabienne Liadzé, la directrice des affaires financière de l’UMP, était impliquée dans le système de double facturation. Au JDD, Bastien Millot, proche de Jean-François Copé et fondateur de Bygmalion, explique que « Jérôme Lavrilleux n’a pas monté tout cela tout seul, ni n’avait les capacités pour le faire, il n’a été qu’un rouage dans une organisation plus large ». Devant plusieurs de ses proches, Jérôme Lavrilleux a assuré ces derniers jours que « Eric Cesari et Guillaume Lambert étaient parfaitement au courant ». Ce que ces derniers nient. D’ultimes factures, dont un chèque d’un million d’euros, ont été payées par l’UMP en novembre 2012. Jean-François Copé, alors secrétaire général de l’UMP, a-t-il pu passer à côté de cette affaire pendant toute cette période?

 

Sondage : JM. Le Pen, un boulet pour le FN

Sondage : JM.  Le Pen,  un boulet pour le FN

Jean-Marie Le Pen est aujourd’hui considéré comme un « handicap » pour le Front national pour une très large majorité de Français, selon deux sondages publiés samedi 14 juin. Selon un sondage BVA pour I<télé-CQFD, Jean-Marie Le Pen est qualifié de « handicap » par 83% des Français, tandis que seulement 8% considèrent qu’il est un « atout » (9% ne se prononcent pas). Ce résultat est confirmé auprès des sympathisants FN, qui sont un peu plus nombreux à qualifier Jean-Marie Le Pen « d’atout » (14%), mais qui sont encore plus nombreux que l’ensemble des Français à le considérer comme un handicap (86%). De son côté, un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France indique que pour plus de 6 Français sur 10 (63%), la présence de Jean-Marie Le Pen à la présidence d’honneur du Front national est un « handicap » pour son parti. Les sympathisants de la formation d’extrême droite estiment, dans la même proportion (63%), que la présence de Jean-Marie Le Pen pénalise le parti. Ils ne sont, à l’inverse, que 16% à la considérer comme un avantage. Pour un peu plus d’un sympathisant FN sur cinq (21%), ce n’est ni un atout, ni un handicap. Dans ce contexte, toujours selon l’Ifop, 58% des sympathisants du FN souhaitent le voir quitter le Front national, 19% ne le souhaitent pas et 23% y sont indifférents. 34% de l’ensemble des personnes interrogées répondent qu’elles souhaitent voir Jean-Marie Le Pen quitter son parti, 8% ne le souhaitent pas et 58% y sont indifférentes. Et si Jean-Marie Le Pen quittait le parti, 14% des personnes interrogées répondent que cela pourrait les inciter à voter Front national lors de prochaines élections, et 86% que cela ne les inciterait pas. Par ailleurs, selon le sondage BVA, 7 Français sur 10, et 9 sympathisants FN sur 10, estiment que Marine Le Pen est meilleur président du Front national que ne l’a été son père.

 

Duflot cogne sur Valls , un duel d’incompétence

Duflot  cogne sur Valls , un duel d’incompétence

 

Finalemenet assez pathétique ses reproches réciproques entre Valls et Duflot car ni l’un, ni l’autre ne connaissent grand chose au logement ou à l’économie. Ce sont tous les deux des apparatchiks. Hier vendredi 13 juin, Manuel Valls annonçait « qu’il fallait apporter un certain nombre de modifications » à la loi Duflot afin de relancer la construction en France. Ce samedi, dans Le Parisien/Aujourd’hui en France, l’ancienne ministre écologiste du Logement répond.   »Abroger la loi Alur reviendrait à trahir des engagements de campagne sans aucun effet positif sur la construction. La crise et l’effondrement des constructions datent de début 2008 avant la victoire de François Hollande et avant que la loi Alur soit évoquée », explique-t-elle.  Elle ajoute:  » Alur est une loi de régulation et de justice sociale. Elle vise à mettre fin aux excès de certains professionnels de l’immobilier, aux excès des loyers grâce à leur encadrement et aux marchands de sommeil ».  Outre défendre sa loi, Cécile Duflot s’en prend aussi à Manuel Valls.  « Ne soyons pas dupes, il s’agit d’une opération qui consiste à attaquer une des véritables lois de gauche de ce mandat », lance-t-elle. « Les locataires qui sont les vaches à lait du système ont moins de moyens de se faire entendre, eux ne peuvent pas faire de lobbying ». « L’encadrement des loyers n’est pas seulement l’affaire de Cécile Duflot, c’est une promesse de campagne de candidat à la présidentielle François Hollande », rappelle-t-elle. « Je serais choquée que Manuel Valls prête l’oreille à ce genre de discours », ironise-t-elle.  Cécile Duflot évoque également dans cette interview la politique budgétaire du gouvernement.  » On ne peut accepter (le collectif budgétaire) tel qu’il est ».  » Ce budget ne répond pas à la crise sociale et fait peu de cas de la transition écologique. Je ne suis pas d’accord pour qu’on utilise l’argent des prestations sociales pour faire des chèques sans contreparties à certaines entreprises, 1 milliard aux banques, 3 milliards à la grande distribution ». Cécile Duflot ne précise cependant pas si les parlementaires écologistes votent contre le collectif.  » Aujourd’hui, celui qui s’éloigne de cette majorité, c’est le gouvernement », répond-elle en forme de pirouette. « Le choix qui est fait (par le gouvernement) semble être de céder à la vulgate libérale avec pour seul cap un horizon budgétaro-chiffré ».

 

Mitsubishi, Siemens : une solution pour dépatouiller un gouvernement paumé

Mitsubishi, Siemens : une solution pour dépatouiller un gouvernement paumé

 

 

Dans le dossier Alstom le gouvernement est perdu, à cela s’ajoute les contradictions entre Hollande et Montebourg (Hollande est pour la vente aux américains de GE). . Du coup l’offre de Mitsubishi  combinée avec celle de siemens pour sortir le gouvernent du pétrin dans lequel il s’embourbe depuis des mois. La composante numéraire de l’offre de reprise d’une partie de la branche énergie d’Alstom envisagée par le japonais Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et l’allemand Siemens atteint près de neuf milliards d’euros, a-t-on appris vendredi de sources proches du dossier. Un éventuel apport à Alstom des actifs ferroviaires de Siemens porterait le montant cette offre à quelque 13 milliards, a précisé l’une des sources interrogées par Reuters. Selon une autre source au fait du projet, MHI pourrait en outre prendre « entre 5 et 10% » du capital d’Alstom aux côtés de l’Etat français et le japonais s’appuierait sur le principe d’un partenariat et non d’un rachat de la branche énergie du français.  Vendredi après-midi, un responsable syndical a précisé à l’issue d’une rencontre avec le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg qu’une entrée de MHI et de l’Etat au capital se ferait à parité, via le rachat d’une partie de la participation de Bouygues, qui actuellement contrôle 29% d’Alstom. « Le ministre nous a exposé l’offre de Mitsubishi. (…) C’est très clairement un schéma qui vient en contrepoint de celui de GE et qui est un schéma d’alliance », a déclaré Gabriel Artero, président de la fédération métallurgie de la CFE-CGC. Siemens et MHI ont fait savoir qu’il envisageaient de présenter une offre à Alstom le 16 juin au plus tard.  Ils pourraient ainsi contrer l’offre ferme de 16,9 milliards de dollars (12,49 milliards d’euros au taux de change actuel) du géant américain General Electric, valable jusqu’au 23 juin, négociée avec Alstom mais que le gouvernement français n’a pas acceptée jusqu’à présent. MHI investirait dans la branche énergie d’Alstom à travers une augmentation de capital, a ajouté cette source, précisant que Siemens rachèterait de son côté les turbines à gaz du français et serait prêt à renforcer la branche ferroviaire de celui-ci en lui apportant ses activités dans la signalisation et une partie de son matériel roulant. Le projet MHI-Siemens pourrait aussi se traduire par la création d’une ou plusieurs coentreprises avec Alstom et laisser entre les mains d’Alstom les activités dans les réseaux électriques (Grid) et les renouvelables. « Rien n’est définitivement arrêté même si on s’approche d’une solution. Aujourd’hui, la négociation est entre Mitsubishi et Siemens pour faire une offre que le gouvernement français juge acceptable », a précisé une source proche de MHI. « L’offre aurait un caractère industriel, avec un avenir pour Alstom dans l’énergie, alors que GE a plutôt un projet financier. Mitsubishi et Siemens injecteraient de l’argent et participeraient à la création de valeur avec un projet industriel qui serait une nouvelle aventure. » Alstom, Siemens, MHI et Bouygues n’ont pas souhaité commenter ces informations.  Une source proche du groupe allemand indiquait jeudi que celui-ci prévoyait de réunir son conseil de surveillance dimanche sur le dossier Alstom. Une source proche de ce dernier estimait par ailleurs ces derniers jours qu’une opération avec Siemens et MHI risquait d’entraîner un « dépeçage » du groupe français. Paris a cherché ces dernières semaines à obtenir de GE et de Siemens qu’ils améliorent leurs propositions afin de protéger l’emploi, l’avenir du pôle ferroviaire d’Alstom ou encore des activités clés telles que les turbines pour centrales nucléaires, les éoliennes et l’hydroélectricité. Dans un entretien au quotidien Le Parisien publié vendredi, le ministre de l’Economie Arnaud Montebourg a déclaré que MHI « pourrait proposer une alliance » et constituer « une alternative sérieuse », ajoutant toutefois que le gouvernement attendait l’offre du japonais.  GE s’est de son côté engagé fin mai à créer 1.000 emplois industriels en France en trois ans en cas de rachat de la branche énergie d’Alstom.

 

Affaires : encore un élu écroué

Affaires : Encore un élu  écroué

Le maire divers droite de Capesterre Belle-Eau (Guadeloupe), Joël Beaugendre a été mis en examen jeudi 12 juin au soir et placé en détention provisoire pour détournement de fonds publics, usage de faux en écriture privée et favoritisme dans une affaire de marché public. Il a été écroué au centre pénitentiaire de Baie-Mahault. Le maire, ancien député UMP de 2002 à 2007, et le directeur administratif et financier de la commune, André Velayadon, avaient été interpellés et placés en garde à vue la veille. André Velayadon a été placé sous contrôle judiciaire. L’enquête porte sur la facturation à la commune, « pour plus d’un million d’euros », par une société de droit monégasque, d’importantes quantités d’enrobés à froid vendus à des tarifs particulièrement élevés sans qu’ils aient fait l’objet d’un appel d’offres. Une centaine de tonnes d’enrobés à froid a été commandée durant la période 2011-2014 et une vingtaine de tonnes seulement livrée, a-t-on appris de sources proches de l’enquête. Selon le procureur de la République de Basse-Terre, Samuel Simielz, le prix de ces enrobés à froid « était supérieur d’environ 650 % au tarif d’un fournisseur local« . « Les services techniques municipaux n’avaient pas entendu parler de cette commande, qui n’avait pas fait l’objet d’un marché public » a-t-il précisé. Selon lui « le directeur administratif et financier, chez lequel quelques factures ont été retrouvées, a admis qu’il s’agissaient de fausses factures et qu’il avait mis en place un circuit de paiement spécifique à la demande du maire ». Le procureur a précisé que « le maire a contesté toute responsabilité, indiquant se contenter de contrôles sommaires des factures présentées par ses services ». Maire de Capesterre Belle-Eau depuis 1995, Joël Beaugendre avait été réélu avec 53,65 % des suffrages exprimés au second tour des municipales de mars dernier.

Scandale BNP : un patron évincé

Scandale BNP : un patron évincé

 

Conséquence du scandale BNP, Georges Chodron de Courcel, 64 ans, directeur général délégué de BNP Paribas, prendra sa retraite le 30 septembre prochain, a annoncé jeudi la banque française. Ce départ intervient alors que le premier établissement bancaire de la zone euro pourrait prochainement se voir infliger une amende de quelque 10 milliards de dollars pour avoir financé des opérations en dollar avec des pays placés sous embargo américain, comme l’Iran et le Soudan. Une source proche du dossier avait indiqué la semaine dernière à Reuters que le régulateur bancaire de New York avait demandé le départ de Georges Chodron de Courcel dans le cadre d’un règlement de ce contentieux. BNP avait alors refusé de commenter cette information. Jeudi après-midi, une autre source a déclaré que les discussions entre la banque et les autorités américaines étaient en train de s’accélérer. « Les discussions ne sont pas terminées mais tout le monde souhaite que ça s’arrête. Les autorités américaines aimeraient qu’un règlement intervienne au plus tard avant le 4 juillet (date anniversaire de la déclaration d’indépendance des Etats-Unis, NDLR) », a-t-elle dit, avant de préciser que la direction de la banque était en contact avec les autorités américaines plusieurs fois par jour. Une porte-parole de BNP Paribas s’est refusé à tout commentaire. « Compte tenu de la situation, des têtes devaient tomber, c’est logique. C’est probablement (aussi) le signe qu’un accord est proche. Au-delà du montant d’une potentielle amende, le risque pour la banque porte sur sa réputation », a réagi Philippe de Vandière, analyste chez Altedia Investment, au sujet du départ du directeur général délégué. Dans son communiqué, BNP Paribas ne mentionne pas l’affaire en cours mais précise que Georges Chodron de Courcel sera, « à sa demande », déchargé le 30 juin de sa fonction de directeur général délégué pour se conformer à la nouvelle loi bancaire française qui limite le nombre de mandats d’administrateur de sociétés cotées des dirigeants d’entreprises de crédit.

Affaire : Un proche conseiller de Hollande visé par une enquête

Affaire : Un proche conseiller de Hollande visé par une enquête

 

Après « l’affaire Aquilino Morelle », encore une mauvaise nouvelle pour François Hollande. Alors qu’il vient d’opérer un vaste remaniement de ses conseillers, le chef de l’Etat voit un de ses proches collaborateurs inquiétés par la justice. Une enquête préliminaire ouverte en janvier 2013 par le parquet de Paris vise en effet Faouzi Lamdaoui, son conseiller chargé des questions d’égalité et de diversité. « Recel d’abus de biens sociaux » et de « fraude fiscale ».Selon L’Express, l’enquête a été confiée à l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et Faouzi Lamdaoui « pourrait être entendu prochainement ». Les enquêteurs soupçonnent l’existence d’irrégularités dans deux sociétés dont ce conseiller du président aurait été « le gérant de fait », explique l’hebdomadaire. Ces faits pourraient être qualifiés de « recel d’abus de biens sociaux » et de « fraude fiscale ».

 

Cybercriminalité : un coût de 445 milliards de dollars

Cybercriminalité : un coût de  445 milliards de dollars

La cybercriminalité coûte environ 445 milliards de dollars par an (327 milliards d’euros) à l’économie mondiale en termes de croissance, d’innovation et de compétitivité, selon un rapport publié ce lundi 9 juin par le Center for Strategic and International Studies (CSIS). « La cybercriminalité est un impôt sur l’innovation; elle ralentit le rythme de l’innovation dans le monde en réduisant la rémunération des innovateurs et des inventeurs », déclare Jim Lewis du CSIS dans un communiqué. Le rapport a été commandé par la société de logiciels de sécurité McAffee, filiale du groupe Intel. Géographiquement, la facture pèse surtout sur les grandes puissances économiques : le coût pour les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Allemagne atteint un total de 200 milliards de dollars (près de 150 milliards d’euros).  Les pertes liées aux données personnelles, telles que les données des cartes de crédit volées, sont estimées à 150 milliards de dollars. Aux Etats-Unis, 40 millions de personnes, soit environ 15% de la population, ont été victimes de vols de données personnelles par les hackers. Une collaboration internationale plus étroite dans la lutte contre la cyber-criminalité commence à porter ses fruits, souligne McAfee. Lundi dernier, la justice américaine a annoncé avoir démantelé un réseau international de pirates informatiques qui avaient réussi à contaminer des centaines de millions d’ordinateurs dans le monde. Une douzaine de pays ainsi que des entreprises de sécurité privées ont collaboré pour traquer les responsables du réseau, baptisé Gameover Zeus, du nom du virus principal utilisé par les pirates.

 

La cybercriminalité coûte environ 445 milliards de dollars par an (327 milliards d’euros) à l’économie mondiale en termes de croissance, d’innovation et de compétitivité, selon un rapport publié ce lundi 9 juin par le Center for Strategic and International Studies (CSIS). « La cybercriminalité est un impôt sur l’innovation; elle ralentit le rythme de l’innovation dans le monde en réduisant la rémunération des innovateurs et des inventeurs », déclare Jim Lewis du CSIS dans un communiqué. Le rapport a été commandé par la société de logiciels de sécurité McAffee, filiale du groupe Intel. Géographiquement, la facture pèse surtout sur les grandes puissances économiques : le coût pour les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Allemagne atteint un total de 200 milliards de dollars (près de 150 milliards d’euros).  Les pertes liées aux données personnelles, telles que les données des cartes de crédit volées, sont estimées à 150 milliards de dollars. Aux Etats-Unis, 40 millions de personnes, soit environ 15% de la population, ont été victimes de vols de données personnelles par les hackers. Une collaboration internationale plus étroite dans la lutte contre la cyber-criminalité commence à porter ses fruits, souligne McAfee. Lundi dernier, la justice américaine a annoncé avoir démantelé un réseau international de pirates informatiques qui avaient réussi à contaminer des centaines de millions d’ordinateurs dans le monde. Une douzaine de pays ainsi que des entreprises de sécurité privées ont collaboré pour traquer les responsables du réseau, baptisé Gameover Zeus, du nom du virus principal utilisé par les pirates.

 

Bygmalion : un juge pour enterrer Sarko et l’UMP

Bygmalion : un juge pour enterrer Sarko et l’UMP

 

L’UMP est cuite comme Sarko. L’UMP ne se relèvera pas de cette affaire d’argent détournée (sans parler de l’argent des parlementaires… et du reste). Hollande, là, va vraiment mettre son énergie (et  » l’indépendance de la justice « ! ) pour enfoncer définitivement Sarko. C’est d’ailleurs la seule stratégie qui lui reste : empêcher Sarko de se présenter en 2017 pur finir deuxième et compter sur le reflexe républicain pour être réélu. Une vrai démarche de putassier ; D’abord il n’est pas certain de finir jusqu’en 2017, ensuite il n’est pas sût d’être choisi aux primaires enfin, il pourrait bien finir troisième même en l’ absence de Sarkozy. La bagarre judiciaire s’annonce donc sanglante comme la bagarre politique à ‘intérieur de l’UMP Pour l’heure, après les perquisitions opérées chez ¬Bygmalion dans le cadre de l’enquête préliminaire, le parquet de Paris n’a pas encore décidé s’il ouvrait ou non une information judiciaire. « Cela va se faire rapidement », indique au JDD un haut magistrat. En attendant, après la double comptabilité saisie chez Bygmalion (nos informations du 1er juin), qui tendrait à démontrer que la campagne présidentielle de 2012 a bel et bien dépassé les plafonds autorisés de 11 millions d’euros, les hommes de l’ancien président affûtent leurs arguments. Ils seront trois en première ligne face à l’enquête judiciaire : le directeur de campagne, Guillaume Lambert, actuel préfet de Lozère ; le trésorier, Philippe Briand, député UMP d’Indre-et-Loire ; et Éric Cesari, l’actuel directeur général de l’UMP. Aucun des trois ne souhaite pour l’heure s’exprimer. Mais les trois, selon leurs proches, entendent démontrer, « le moment venu », que la version jusque-là défendue tant par le copéiste Jérôme Lavrilleux que par les hommes de Bygmalion « cache une autre réalité ». « Il y en a qui ont tout simplement pété les plombs et d’autres qui se sont servis largement », pronostique-t-on, unanimement, dans l’entourage des trois hommes. Ambiance tendue donc… Côté Philippe Briand, le coût réel des 42 meetings de Nicolas Sarkozy à 19 millions d’euros (ventilés ensuite pour 5 millions en officiels et 14 millions via l’UMP, dont 11 millions en fausses factures, selon nos informations du 1er juin) paraît « parfaitement irréaliste ». « Les meetings ont réellement coûté 85.000 euros pour les petits, et 150.000 euros pour les plus gros et pas du tout 250.000 euros et 450.000 euros, ce qui serait délirant », assure un proche du trésorier. « D’ailleurs, ajoute-t-il, ces coûts sont dans la norme, tant de ce qu’a déclaré François Hollande en 2012 que NKM pour sa campagne de Paris en 2014. »

Immobilier : une montée de taux qui va tuer un peu plus le marché

Immobilier : une montée de taux qui va tuer un peu plus le marché

 

Paradoxalement les décisions de la BCE d’abaisser les taux va surenchérir ceux de l’immobilier, de quoi assommer un peu plus un marché complètement atone. En réalité les risques d’explosion de la bulle immobilière existaient déjà car les candidats à l’accession ne sont plus solvables face à des prix trop excessifs ; en outre le robinet des crédits bancaires s’est nettement refermé face aux risques.  «Si la Banque centrale atteint son objectif, le marché des actions reprendra de la vigueur face à celui des obligations, qui verra alors ses taux augmenter. Or, le coût du crédit immobilier est indexé sur ces taux longs, analyse Philippe Taboret, directeur général adjoint de Cafpi. C’est donc la première pierre de la remontée des taux de crédit qui a été annoncée jeudi.» Si elle se produit, la hausse des taux à long terme, et donc de l’OAT, pourrait cependant être modérée. «Le taux de l’OAT, qui se négociait hier à 1,72 %, pourrait progressivement monter et atteindre 2 % à 2,2 % pendant l’été», estime Axel Botte, stratégiste obligataire chez Natixis AM, qui rappelle que l’OAT s’échangeait aux alentours de 2,5 % en début d’année. D’autres éléments risquent aussi de légèrement renchérir le coût des prêts immobiliers dans les mois qui viennent. Pour faire face aux nouvelles exigences réglementaires, les banques envisagent en effet de recourir à la titrisation d’une partie de ces prêts. Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a d’ailleurs plaidé dans ce sens en début d’année. Longtemps gelée, la titrisation des prêts immobiliers est réapparue en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas et en Italie en 2010. «Contrairement aux banques américaines, les établissements européens n’ont jamais commis d’excès», souligne Stéphane Caron, responsable gestion crédit structuré chez Natixis AM. En France, le Crédit foncier a réalisé avec succès, il y a quelques semaines, la première opération de titrisation de crédits immobiliers depuis 1995. «La demande des investisseurs pour l’opération du Crédit foncier a été importante, ce qui a rassuré les autres grandes banques ; et certaines d’entre elles devraient lancer des opérations de titrisation d’ici la fin de l’année», explique Fabrice Faure-Dauphin, avocat associé au cabinet Allen & Overy. Ce qui pourrait avoir un impact sur les emprunteurs. «Les banques devront augmenter leurs marges pour rémunérer les investisseurs. Cela devrait donc se traduire par une légère hausse des taux des crédits immobiliers», estime Stéphane Caron. Des hausses qui pourraient atteindre 0,10 % à 0,15 %, selon certains experts. Ce possible durcissement des conditions d’emprunt devrait pénaliser avant tout les jeunes et les ménages modestes, qui peinent de plus en plus à accéder au crédit immobilier, compte tenu des prix toujours élevés de la pierre et de la sélectivité renforcée des banques. «Nous avons vu le taux de désistement pour refus de prêt doubler en quelques mois, passant de 10 % à 20 %», constate François Payelle, président de la FPI (Fédération des promoteurs immobiliers). Pour décrocher un prêt, les emprunteurs doivent montrer patte blanche (apport minimum de 10 %, capacité d’épargne…). «Les banques sont plus attentives qu’il y a quelques mois au respect des critères qu’elles se sont fixé, explique Sandrine Allonier, responsable relations banques chez VousFinancer.com. Elles mettent désormais en place des systèmes de scoring, reposant à la fois sur des critères financiers et subjectifs permettant d’évaluer le potentiel du client.»

 

Un chinois à la tête du FMI ?

Un chinois à la tête du FMI ? 

Le Fonds monétaire international n’a pas vocation à être dirigé éternellement par des Européens, a estimé vendredi sa directrice générale, La Française Christine Lagarde, et le FMI pourrait même, selon elle, être amené un jour à déménager de Washington à Pékin, ou ailleurs. « Je ne pense pas (…) que le destin du FMI soit d’être dirigé par un Européen », a-t-elle dit à la London School of Economics lors d’une conférence diffusée sur internet. Depuis 1944, année de la création du FMI et de la Banque mondiale, et la conclusion d’un pacte non écrit, le Fonds est dirigé par un Européen tandis que la direction de la Banque mondiale échoit à un Américain. Christine Lagarde a expliqué que le FMI avait son siège aux Etats-Unis parce que c’est le pays qui apporte la contribution la plus élevée à ses activités. « Mais vu la manière dont les choses évoluent, je ne serais pas surprise qu’un jour le siège du FMI déménage à Pékin, par exemple », a-t-elle dit. Elle a par ailleurs fustigé l’attitude de Washington qui bloque une réforme du Fonds qui permettrait de donner davantage de poids aux économies émergentes, comme la Chine ou le Brésil. Les Etats-Unis sont le seul grand pays à ne pas avoir ratifié cette réforme, en raison notamment de l’opposition du Congrès. « Je pense que la crédibilité de l’institution, son intérêt, sont étroitement liés à une représentation juste de ses membres », a-t-elle dit. « Et il ne peut y avoir de juste représentation des membres si la Chine a une part et une voix minuscules. »

 

PMA : un manifeste des 343 fraudeuses

PMA : un manifeste des 343 fraudeuses

Des femmes affirment publiquement dans un « manifeste des 343 fraudeuses » avoir eu recours illégalement à la procréation médicalement assistée (PMA) à l’étranger afin de fonder une famille, a-t-on appris jeudi auprès d’une association de défense des droits des parents homosexuels. Dans ce manifeste, publié par le journal Libération en Une de son édition de vendredi, les signataires revendiquent « avoir eu une insémination avec donneur afin de fonder une famille », un procédé seulement autorisé en France pour les couples hétérosexuels infertiles mis interdite à partir d’un certain âge pour le père. En fait, les PMA s’effectuent le plus souvent en Belgique ou en Espagne et donne lieu à un business important démontrant s’il le fallait que la législation nationale set complètement obsolète et injuste.

La BCE décide enfin….un peu !

La BCE décide enfin….un peu !

 

Pas de rachats d’actifs mais des mesures plus accomodantes. La BCE a en effet baissé ses taux directeurs à de nouveaux plus bas historiques afin de prévenir tout risque de déflation au sein de la zone euro et d’affaiblir le taux de change de l’euro. Le taux de refinancement a été abaissé de 0,10 point à 0,15% tout comme le taux de la facilité de dépôt qui passe ainsi en territoire négatif, à -0,10%. Le taux de prêt marginal a été abaissé de 0,35 point, à 0,40%. La BCE est ainsi la première des grandes banques centrales à se lancer dans l’aventure de taux négatifs, qui reviennent pratiquement à faire payer aux banques le fait de déposer une partie de leurs liquidités auprès de l’institut d’émission. En revanche, elle n’est pas allée jusqu’à mettre en oeuvre un programme d’achats massifs d’actifs à l’instar de ceux déployés par la Réserve fédérale américaine, la Banque d’Angleterre ou la Banque du Japon. Son président Mario Draghi n’a toutefois pas exclu de nouvelles mesures d’assouplissement si nécessaire. Il a présenté un programme de refinancement ciblé de 400 milliards d’euros sur quatre ans afin d’inciter les banques à développer le crédit au secteur privé non financier de la zone euro. « Nous sommes maintenant dans un monde totalement différent », a déclaré Draghi lors de la conférence de presse qui a suivi la réunion de politique monétaire de l’institution. Il a évoqué un environnement « d’inflation basse, de reprise fragile et de faible dynamisme de la monnaie et du crédit. » Les mesures, adoptées à l’unanimité par les membres du conseil des gouverneurs de la BCE, sont destinées à accroître les prêts à « l’économie réelle », a-t-il dit. Elles comprennent aussi une prolongation au moins jusqu’à la fin 2016 des opérations de refinancement à taux fixes pour des montants illimités et l’injection d’environ 170 milliards de liquidités supplémentaires du fait de l’arrêt de la stérilisation des achats d’obligations souveraines effectués dans le cadre du Programme pour le marché de titres. Draghi a de plus annoncé que la BCE menait des travaux préparatoires pour des achats discrétionnaires de titres adossés à des actifs (ABS) afin de soutenir les prêts aux petites et moyennes entreprises.

Sarkozy : un retour casse-cou pour l’UMP

Sarkozy : un retour casse -cou pour l’UMP

Il est clair que l’UMP est englué d’une part dans les affaires, d’autre part dans les divisions ; Il est tout aussi clair qu’aucun leader naturel ne s’impose pour remettre de l’ordre et de la sérénité dans ce pari. D’où le retour possible de Sarkozy qui sans doute parviendrait à s’imposer à l’UMP. Toutefois, pour Sarko, l’UMP n’est qu’un tremplin pour 2017. Or avec toutes les casseroles qu’il traine, Sarko n’est pas du tout sûr d’être autorisé par la justice à se présenter à la présidentielle. Le risque, c’est donc qu’au denier moment un autre candidat UMP se présente et qu’il finisse en troisième position derrière Le Pen et derrière le candidat de gauche (qui ne sera sans doute pas Hollande). L’opération reconquête de l’UMP par Sarko se fait dans la précipitation. Il y a encore peu, Roger Karoutchi évoquait le mois d’octobre pour le retour du chef. L’affaire Bygmalion puis le sondage dans lequel Nicolas Sarkozy a perdu 12 points de popularité, laissant Alain Juppé devenir champion des électeurs de droite, montrent qu’il faut aller vite. Vite dans le calendrier et dans l’exécution. Sarkozy veut prendre l’UMP, la repeindre du sol au plafond et sauter la case primaire. Pour cela, il faut reculer légèrement le congrès prévu pour l’heure en octobre. D’où les remarques de Hortefeux et de Karoutchi pour un report d’un mois de la réunion des militants. Ensuite, il faut flinguer l’idée même d’une désignation par les adhérents du candidat pour la présidentielle de 2017. Hortefeux et Karoutchi ont également commencé à le faire. Sauf que la précipitation donne l’impression que les objectifs ont changé chez Nicolas Sarkozy. L’ex se voyait en recours pour la France. En janvier, il disait que quand on est « Président, on a un devoir ». L’été dernier, devant des parlementaires, il promettait « de ne pas laisser François Hollande et Marine Le Pen en tête-à-tête ». Désormais, il faut avant tout sauver le parti en piteux état. « Même Nicolas n’est pas certain de sauver le parti », s’inquiétait un sarkosyste dans le JDD dimanche. Ses adversaires à l’UMP expliquent qu’il s’agit pour lui de prendre de cours la justice en reprenant un statut politique officiel, en se déterminant comme futur candidat à la présidence de la République.

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