Archive pour le Tag 'un'

Page 118 sur 130

Sarkozy : un retour casse-cou pour l’UMP

Sarkozy : un retour casse -cou pour l’UMP

Il est clair que l’UMP est englué d’une part dans les affaires, d’autre part dans les divisions ; Il est tout aussi clair qu’aucun leader naturel ne s’impose pour remettre de l’ordre et de la sérénité dans ce pari. D’où le retour possible de Sarkozy qui sans doute parviendrait à s’imposer à l’UMP. Toutefois, pour Sarko, l’UMP n’est qu’un tremplin pour 2017. Or avec toutes les casseroles qu’il traine, Sarko n’est pas du tout sûr d’être autorisé par la justice à se présenter à la présidentielle. Le risque, c’est donc qu’au denier moment un autre candidat UMP se présente et qu’il finisse en troisième position derrière Le Pen et derrière le candidat de gauche (qui ne sera sans doute pas Hollande). L’opération reconquête de l’UMP par Sarko se fait dans la précipitation. Il y a encore peu, Roger Karoutchi évoquait le mois d’octobre pour le retour du chef. L’affaire Bygmalion puis le sondage dans lequel Nicolas Sarkozy a perdu 12 points de popularité, laissant Alain Juppé devenir champion des électeurs de droite, montrent qu’il faut aller vite. Vite dans le calendrier et dans l’exécution. Sarkozy veut prendre l’UMP, la repeindre du sol au plafond et sauter la case primaire. Pour cela, il faut reculer légèrement le congrès prévu pour l’heure en octobre. D’où les remarques de Hortefeux et de Karoutchi pour un report d’un mois de la réunion des militants. Ensuite, il faut flinguer l’idée même d’une désignation par les adhérents du candidat pour la présidentielle de 2017. Hortefeux et Karoutchi ont également commencé à le faire. Sauf que la précipitation donne l’impression que les objectifs ont changé chez Nicolas Sarkozy. L’ex se voyait en recours pour la France. En janvier, il disait que quand on est « Président, on a un devoir ». L’été dernier, devant des parlementaires, il promettait « de ne pas laisser François Hollande et Marine Le Pen en tête-à-tête ». Désormais, il faut avant tout sauver le parti en piteux état. « Même Nicolas n’est pas certain de sauver le parti », s’inquiétait un sarkosyste dans le JDD dimanche. Ses adversaires à l’UMP expliquent qu’il s’agit pour lui de prendre de cours la justice en reprenant un statut politique officiel, en se déterminant comme futur candidat à la présidence de la République.

Platini : «un politicien comme les autres » (Cantonna)

Platini : «un politicien comme les autres » (Cantonna)

Il n’a pas tort Cantonna, Platini , merveilleux jouer, se montre une peu trop politicien come dirigeant. L’ attrubution de la coupe du monde eset bien une affaire de gros sous ( mê me si personnellemenet Platini n’est pas impliqué).  Et Eric Cantona ne parle pas souvent. Mais quand il parle, ce n’est jamais innocent. À l’occasion de la présentation de « Looking for Rio », « Canto » s’est retrouvé sous le feu des projecteurs. L’occasion pour lui de revenir sur la communication de Michel Platini, et l’attribution du Mondial 2022 au Qatar, qui nourrit de nombreuses polémiques. Le Qatar comme organisateur d’une Coupe du monde de football, c’est une un choix discutable pour l’ancien joueur de Manchester United, qui estime qu’il n’y a « rien à développer » dans un pays où « les gens ne s’intéressent pas à ce sport ».  Pour le King, le choix qatari pour le Mondial 2022 est avant tout le choix de l’argent : « Ce sont des pays émergents où il y’a beaucoup d’argent. Et la Coupe du monde a besoin de ça ». Il revient également sur le choix de l’Ukraine pour organiser l’Euro 2012, dans le même esprit : « Il a aussi donné un Championnat d’Europe à l’Ukraine, qui n’était pas non plus un exemple de démocratie« .  Platini attend que la Coupe du monde se passe bien, mais les gens ont juste besoin d’être entendus Eric Cantona Eric Cantona revient également sur une déclaration du 26 avril dernier, dans laquelle le président de l’UEFA affirmait, au sujet des tensions sociales au Brésil : « Faites un effort pendant un mois, calmez vous. Si les Brésiliens peuvent attendre au moins un mois avant de faire des éclats sociaux, ça serait bien pour l’ensemble du Brésil et la planète football« . Des déclarations que Cantona juge incohérentes, sachant que les Brésiliens seront « entendus grâce à la Coupe du monde ».  Mais derrière toutes ces frasques et des choix douteux, l’ancien numéro 7 voit des fins politiques : « Aujourd’hui, Platini est un politicien comme les autres ». En jeu, un poste de président de la FIFA, occupé aujourd’hui par Sepp Blatter. La prise de position de ce dernier mettant en doute le choix de Platini pour la Coupe du monde 2022 ne fait que confirmer ce que Cantona pense. Ce dernier affirme clairement : « On est dans du règlement de comptes, une guerre politique. Il veut être président de la Fifa, Blatter veut le rester ». À 23 jours de la Coupe du monde, ces déclarations démontrent que Michel Platini est loin de faire l’unanimité, y compris dans son pays.

 

Zone euro : et encore un membre de plus !

 

Zone euro : et encore un membre de plus !

La zone euro est déjà ingérable mais on ajoute encore un membre : la Lituanie ( après avoir ajouté la Croatie à l’union européenne).  Commission européenne et la Banque centrale européenne (BCE) ont donné leur feu vert mercredi à une entrée de la Lituanie dans la zone euro au 1er janvier 2015. Pour adopter l’euro, un pays doit, entre autres, avoir une dette publique qui ne dépasse pas 60% du PIB, un déficit budgétaire inférieur à 3% du PIB, une inflation basse et une monnaie stable face à l’euro. Sur les 28 pays membres de l’Union européenne, seuls le Danemark et la Grande-Bretagne n’ont pas adopté l’euro, en vertu de dispositions particulières. Tous les autres ont l’obligation de passer à l’euro à un moment ou à un autre pour autant que les critères d’adhésion soient respectés.  L’exécutif européen évalue ce dernier point tous les deux ans par le biais d’un rapport de convergence. La décision définitive pour la Lituanie sera prise par les ministres des Finances de l’UE dans la deuxième quinzaine de juillet. Ces derniers adopteront également un taux de conversion du litas en euro.  Avec l’intégration de la Lituanie, la zone euro comptera 336 millions d’habitants et un PIB de l’ordre de 7.000 milliards d’euros.  L’adhésion de la Lituanie aura une conséquence particulière pour la BCE en ce que le conseil des gouverneurs atteindra alors une taille réclamant un système de vote différent. Les gouverneurs – qui seront alors au nombre de 19 – seront répartis en deux groupes en fonction de la taille des économies pour assurer en principe une prise de décision fluide au sein de la BCE. Si la Lituanie respecte les critères de convergence, il y a toutefois quelques soucis à se faire pour l’évolution de son inflation, observe l’institut d’émission, qui réclame par ailleurs de Vilnius des réformes budgétaires et du marché du travail.

 

165 000 euros pour former un énarque, c’est cher !

165 000 euros pour former un énarque, c’est cher !

 

 

165 000 euros pour former un énarque qui apprennent  essentiellement comment ne pas répondre aux questions qu’on leur  pose ; hormis quelques disciplines juridiques et administratives, l’ENA n’enseigne rien de sérieux. C’est une grande école qui organise  surtout la future mafia administrative, politique et économique du pays. La filière la pus classique consiste à se faire affecter dans un corps d’Etat, à ne pratiquement jamais y mettre les pieds pour s’orienter vers les cabinets ministériels et ensuite à se faire nommer grâce au tremplin politique dans une grande direction privée ou publique, à moins de choisir la carrière politique comme Hollande, Fabius, Sapin, Royal ; Giscard, Chirac et tant d’autres qui étouffent le pays. .A l’heure de recherches d’économie tous azimuts, l’information est cocasse. L’an dernier, la formation d’un jeune énarque a coûté 82.357 euros à la collectivité, soit 576 euros de moins que l’année précédente. C’est cependant plus qu’en 2011 où les futurs hauts fonctionnaires avaient coûté 79.639 euros (traitement de l’élève compris). Il y a actuellement 164 élèves en formation à Strasbourg, soit deux promotions en même temps, plus 149 stagiaires étrangers. La formation étant étalée sur deux ans, le coût total d’un énarque atteignait donc 165.290 euros à la fin 2013. C’est ce qui ressort des documents budgétaires annexés au projet de loi de règlement 2013 qui sera examiné prochainement par les parlementaires.  Comme les autres services de l’Etat, l’Ecole nationale d’administration a dû faire des efforts d’économies. En 2012, son budget a été réduit de 3 millions d’euros pour s’établir à 29,5 millions (-13%). Les effectifs sont cependant passés de 514 à 516 personnes, enseignants compris. Pour 2014, ce budget sera en augmentation à 32,4 millions.

Régions : un redécoupage bâclé

Régions : un redécoupage bâclé

En quelques jours et même quelques heures, Hollande a redécoupé la France. Un redécoupage qui souvent ne tient pas compte de réalités économiques, culturelles notamment historiques. Sur  le plan économique il aurait par exemple fallu tenir compte des flux de biens autour des grands pôles logistique (donc des zones de production et de distribution) :  à peine une dizaine en France. Sur le plan culturel, aucune identité commune ne justifie certains rapprochements. Exemple la fameuse région centre, Poitou, Charentes, Limousin. La région la plus vaste de France qui en fait ressemble à une réserve d’indiens. Historiquement la région centre ne ressemblait déjà à rien, cette fois ce sera moins que rien. En fait Hollande a slalomé entre les procurations électorales des barons, les susceptibilités et les réalités. Alors que 7 des 22 régions actuelles resteraient seules, selon la réforme voulue par l’Elysée, un seul cas propose la fusion de trois d’entre elles : le Poitou-Charentes, le Centre et le Limousin. Résultat : une vaste région grande comme l’Autriche qui s’étend du bassin parisien à l’estuaire de la Gironde – en passant par la Corrèze -, sans capitale « naturelle ». Ses deux principales villes, Limoges et Tours, ne sont en effet pas parmi les 20 plus peuplées de France. Les responsables PS actuels des trois régions ont tenté de faire valoir les points positifs de cet alliage inattendu. La surprise est surtout pour le Limousin, qui pensait rejoindre l’Aquitaine. Le président socialiste de la région, Jean-Paul Denanot, affirmait lundi encore que cette fusion était « actée ». Ses services font désormais savoir que l’union avec le Poitou-Charentes permet tout de même l’accès espéré à la façade atlantique. A la tête du Poitou-Charentes, le successeur de Ségolène Royal, Jean-François Macaire, s’est félicité que sa région n’a pas été démantelée mais compte déjà sur « des évolutions » au Parlement. Enfin, François Bonneau, pour la région Centre, s’est également réjouit d’un territoire « tourné vers l’Ouest ». Mais le choix de François Hollande n’est pas du goût de tout le monde, en particulier des responsables UMP qui jugent cet ensemble incohérent. Les élus du Poitou-Charentes, notamment, regardaient déjà vers l’Aquitaine. « Socialisme féodal! », s’est insurgé sur Twitter l’ex-Premier ministre et sénateur de la Vienne, Jean-Pierre Raffarin. Le président du conseil général de Charente-Maritime, Dominique Bussereau a évoqué au Parisien une « magouille politique » entre les « trois copains de la promotion Voltaire de l’ENA » : François Hollande (Limousin), Ségolène Royal (Poitou-Charentes) et Michel Sapin (Centre). Statu quo pour l’une des régions qui alimentait le plus de crispations sur son sort. Entre la Bretagne, qui ne voulait pas d’elle, et la nouvelle région à l’Est qui englobe le Poitou-Charentes, les Pays-de-la-Loire resteront entre eux. A sa tête, le socialiste Jacques Auxiette, qui s’était prononcé pour une union avec l’ancienne région de Ségolène Royal, a estimé « raisonnable » la nouvelle carte. Il est surtout satisfait que l’unité de cette région ait été préservée, avant tout en ce qui concerne la Loire-Atlantique, dont le retour en Bretagne était évoqué. « Hollande confirme Vichy », s’est ainsi insurgé le député breton Marc Le Fur (UMP). Président PS de la région, Pierrick Massiot a quant à lui demandé un vote dans le département nantais. Egalement très en colère, le député EELV de la Loire-Atlantique, François de Rugy a regretté que cette nouvelle carte ait été « faite sur un coin de table ». Partisan lui aussi du rattachement du département à la Bretagne, il estime « incompréhensible » le maintien de la région Pays-de-la-Loire, « complètement artificielle » selon lui. Les partisans d’une fusion Bretagne-Pays-de-la-Loire, parmi lesquels l’ex-Premier ministre et maire de Nantes Jean-Marc Ayrault, en sont aussi pour leurs frais. « François Hollande fait du François Hollande, une politique du ni-ni », a résumé le président UMP du conseil général de Vendée, Bruno Retailleau. Autre surprise de taille : la région Picardie va devoir fusionner, non pas avec le Nord-Pas-de-Calais comme l’Elysée le souhaitait dans un premier temps, mais avec… la Champagne-Ardenne. Le président PS du conseil régional de Picardie, Claude Gewerc, s’est dit ainsi « très surpris » de cette union. « J’ai beaucoup de respect pour la Champagne, mais je ne comprends pas bien la cohérence », a-t-il déclaré, ajoutant que ce scénario « n’a jamais été évoqué » lors de ses discussions avec le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Avec sept départements, cette grande région aura un poids démographique modeste (3,3 millions d’habitants) mais son territoire sera très hétérogène : il s’étendra sur plus de 450 km entre le plateau de Langres, en Haute-Marne, et la baie de Somme. L’ensemble sera également frontalier de la Belgique, via les Ardennes. Une fusion « aberrante » pour le député UMP de la Haute-Marne Luc Chatel, qui a estimé que la logique de sa région était « le grand Est ». Un axe « Nord-Est » avec la Lorraine, mais sans l’Alsace, c’est aussi ce que souhaite le président PS de Champagne-Ardenne, Jean-Paul Bachy. Mais ce dernier dit désormais « chiche » à une union avec la Picardie. Député UMP du Pas-de-Calais, Daniel Fasquelle, affirme quant à lui « qu’il aurait été beaucoup plus cohérent de rattacher la Picardie, au moins la Somme, au Nord-Pas-de-Calais ».

 

Régions : Valls refuse un referendum

Régions : Valls refuse un referendum

 

Pas fou Valls, il ne veut pas de referendum qui inévitablement se transformerait en vote anti-Hollande. Dans un contexte de révolte d’une minorité grandissante de parlementaires socialistes et de la défiance de l’opinion, l’exercice aurait été extrêmement périlleux dans les deux cas. Le Premier ministre, Manuel Valls, a exclu de consulter les Français compte tenu de l’impopularité de François Hollande. « Face à cette question d’intérêt général, vous répondriez à une autre question, vous répondriez concernant le président de la République car ce serait lui qui poserait la question », a estimé sur BFM-TV Manuel Valls, qui a dit redouter « l’addition de tous les contraires » sur ce type de scrutin. Afin d’apaiser la « grogne » suscitée par la réforme, le Premier ministre a promis de laisser une part d’initiative, encore à définir, aux parlementaires. « Il peut y avoir des évolutions, l’essentiel est de réduire le nombre de régions », a dit le Premier ministre, précisant que le débat s’ouvrirait en juillet au Sénat, après la présentation de deux textes de loi en conseil de ministre, le 18 juin. Le gouvernement espère boucler la réforme en novembre, au prix d’une bataille parlementaire, afin de pouvoir procéder aux élections régionales et départementales l’année suivante. Le coût politique de la réforme s’annonce lourd pour le président qui ne peut compter sur ses effets à court terme pour réduire la dépense publique. Pour le secrétaire d’Etat à la Réforme territoriale, André Vallini, les synergies attendues de la création des super-régions dotées de pouvoirs économiques élargis ne viendront que dans quelques années seulement. « Je pense qu’à moyen terme, entre cinq et dix ans, en faisant des économies d’échelle, en supprimant les chevauchements de compétences, les doublons, on peut arriver à une dizaine de milliards d’euros d’économies », soit un peu moins de 5% du budget global des collectivités locales françaises. Mais des spécialistes des finances publiques, de gauche comme de droite, et des experts indépendants doutent de ce chiffre et tablent sur des économies plus faibles.

Scandale BNP : vite un nouveau Kerviel

Scandale BNP : vite un nouveau Kerviel

 

La BNP risque une amende de 10 milliards de dollars pour infraction grave aux règles du commerce, faut-il s’attendre pour autant à une sanction de ses dirigeants. Sans doute pas et pas davantage que pour les scandales financiers précédents puisqu’après la crise financière aucun dirigeant de banques n’a été inquiété. Seul le lampiste Kerviel a été mis en prison. Coupable sans doute mais pas responsable de la politique aventuriste des banques. Pour la BNP, il est même vraisemblable qu’il n’y aura pas même de procès en France. La justice, on le sait c’est surtout pour les pauvres. Pour les grandes affaires financières, les procédures peuvent durer des années et des années et sous l’effet des changements de gouvernement la justice enterre la plupart des scandales. En cherchant bien on doit bien trouver une concierge portugais du siège  de la BNP qui pourrait faire l’affaire, comme Kerviel. En plus s’il est étranger, le profil sera encore plus pertinent. Un seul exemple de l’incurie de la justice : l’affaire Tapie. Lagarde à époque ministre des finances a donné son feu vert aux 450 millions dont 50 millions pour préjudice moral (record mondial !). A –t- elle été inquiété ? Non, seulement témoin assisté alors que son directeur de cabinet le sieur Richard actuellement PDG d’Orange affirme que c’est elle qui a pris la décision. Il est évident qu’on hésite à trop impliquer la directrice du FMI car la France a besoin de la mansuétude de cet organisme international. Conséquence : les clients de la BNP paieront la facture avec le personnel et les petits actionnaires (les gros auront vendu leurs parts avant la baisse de l’action). En France on ne s’attaque pas à la mafia des énarques et des polytechniciens qui monopolisent tous les postes administratifs, politiques et économiues. Mais cela ne met nullement en cause évidemment l’indépendance et la grandeur de notre justice !

BNP : un exemple de la république bananière en France

BNP : un exemple de la république bananière en France

 

La condamnation de la BNP à 10 milliards pose la question de la responsabilité des dirigeants de la banque et notamment de son PDG qui forcément ne pouvait ignorer ces infractions. Or Jean-Laurent Bonnafé est un exemple de cette république bananière. Ancien fonctionnaire, puis conseiller dans les cabinets ministériels, il doit sa promotion à ses amitiés politiques. Il n’a jamais mis un sou dans sa banque ; c’est sans doute pourquoi aus si il a négligé les risques. Qui va payer ? Les clients de la BNP évidemment, le personnel aussi et un peu les actionnaires. C’est le mal profond de la gouvernance des grandes entreprises française, la plupart dirigées par des anciens fonctionnaires passés par les cabinets ministériels. Une véritable mafia qui gangrène le pays.  . La banque française est donc  menacée d’une amende record et d’un retrait de sa licence bancaire aux Etats-Unis où elle est accusée d’avoir contourné l’embargo contre Cuba, l’Iran et le Soudan. La pénalité s’élèverait à plus de 10 milliards de dollars, affirmait jeudi le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier non identifiées. BNP négocierait pour payer un peu moins de 8 milliards de dollars, écrit le quotidien. L’amende serait en tout cas au-dessus de 5 milliards de dollars, a indiqué à l’AFP une source proche du dossier ayant requis l’anonymat. Ces chiffres sont supérieurs aux quelque 4 milliards de dollars évoqués jusqu’ici et dépassent de loin l’amende infligée en 2012 à la banque britannique HSBC (1,9 milliard de dollars), accusée de complicité de blanchiment, et celle ayant frappé sa compatriote Standard Chartered Bank (670 millions de dollars) pour violation de l’embargo contre l’Iran. L’amende s’annonce en tout cas comme l’une des plus grosses jamais infligées à une banque aux Etats-Unis. Washington accuse BNP Paribas d’avoir contourné entre 2002 et 2009 des sanctions américaines contre l’Iran, le Soudan et Cuba, en effectuant des paiements en dollars dans ces pays. Une enquête interne de la banque avait recensé au début d’année un « volume significatif d’opérations qui pourraient être considérées comme non autorisées au regard des lois » américaines. Les transactions incriminées ont été effectuées depuis l’Iran, Cuba et le Soudan, pays où ces opérations étaient légales, argue une source. Seul hic, elles l’ont été en dollars, autrement dit compensées à un moment donné sur le territoire américain, ce qui les rend délictueuses, les Etats-Unis imposant des sanctions à ces trois Etats. Une amende de 10 milliards de dollars représenterait plus de quatre fois le bénéfice net réalisé par BNP Paribas au premier trimestre (1,7 milliard d’euros).

 

L’euroscepticisme rebat les cartes…un peu

L’euroscepticisme rebat les cartes…un peu

 

Même si les eurosceptiques n’occupent que 131 sièges sur 751, c’est quand même un coup de pied dans la fourmilière. Et les débats risquent d’être tendus entre trop d’Europe, pas assez d’Europe, trop de libéralisme, pas assez de libéralisme, trop de bureaucratie, davantage de moyens pour l’Europe. Mais il ne faut guère s’attendre à de grands changements avec Juncker le libéral ou Schulz le socialiste très modéré. Du coup ce vote risque de constituer un coup d’épée dans l’eau. Car la vérité c’est que les responsables politiques ne savent pas quoi faire pour relancer la croissance, du coup ils s’en remettent aux technocrates (les 55 000 fonctionnaires de Bruxelles) qui eux mêmes sont encore plus incompétents que les politiques. Comme habitude on va trouver un mauvais compromis pour la désignation du président de la commission et pour la réorientation des politiques, un mauvais compromis comme d’ habitude car cette Europe à 28 est complètement ingouvernable et finalement c’es t Merkel qui tire les ficelles.. Pour redémarrer la machine économique, les conservateurs et Juncker veulent conjuguer la poursuite de la rigueur à une ouverture accélérée des marchés. Les sociaux-démocrates et Schulz ne parlent pas ouvertement de relance, mais se montraient prêts à desserrer l’étau budgétaire afin d’endiguer le chômage. La France est en première ligne. Les électeurs ont choisi, mais un débat plus têtu se profile entre les 28 capitales: après cinq ans de crise, et face au désamour confirmé des Européens, faut-il revoir l’architecture et le fonctionnement même de l’UE? Les vingt-huit chefs d’État et de gouvernement s’en empareront dès demain soir, lors d’un dîner à huis clos officiellement convoqué pour «tirer la leçon du scrutin». Maître de la cérémonie, Herman Van Rompuy assure qu’il sera «trop tôt pour se décider sur les noms» du chef de l’exécutif européen et de tous ceux qui prendront la relève à Bruxelles d’ici à la fin de l’année. Mais le président du Conseil signale que «la forme future de l’UE» sera tout de suite sur la table. Bref, avant de choisir les hommes, il faut parler du programme qui doit restaurer la confiance dans le projet européen. Ce brutal changement de perspective risque de ne plaire ni au vainqueur de dimanche, ni au Parlement fraîchement élu, ni même aux électeurs qui croyaient élire à coup sûr le futur président de la Commission. Le conflit de légitimité pourrait conduire à l’épreuve de force entre le Conseil européen (où siègent les États) et les 751 eurodéputés, lorsque le premier devra «proposer» et le second «élire» le successeur de Barroso. Mais le débat, désormais bien lancé, sur la nécessaire transformation de l’UE comme de la zone euro n’en restera pas là. Parmi les Vingt-Huit, le Britannique David Cameron, soucieux d’offrir des gages à un électorat de plus en plus eurosceptique, est celui qui a poussé le plus loin la donne. Il veut rogner les ailes de l’UE et rapatrier des pans entiers de souveraineté concédés à Bruxelles. Angela Merkel et François Hollande parlent d’approfondir l’union entre les 18 pays de la zone euro, mais ils divergent sur les objectifs comme sur les moyens. Moins d’Europe, plus d’Europe, c’est déjà l’union à deux vitesses, voire à trois. Une autre ligne de clivage se profile dans les jours qui viennent. Entre les dirigeants qui veulent repenser rapidement l’UE – notamment les conservateurs au Nord – et ceux qui veulent avancer à pas comptés, avec François Hollande.

Débat européennes à la télé : un révélateur des incompétences

Débat européennes à la télé : un révélateur des incompétences

Sur France 2, le grand débat des européennes à mis en lumière l’incompétence générale des participant surtout en matière économique. Paradoxalement, c’est l’écolo qui s’en est le mieux tiré (même si certains aspects relèvent de l’utopie). Pour le reste, les prestations ont été assez pitoyables, confuses, contradictoires (avec quelques lueurs parfois de lucidité sur les facteurs explicatifs de l’immigration ou sur les interactions des échanges économiques) ; La confirmation que le personnel politique n’est pas à la hauteur de l’enjeu. D e toute évidence les leaders politiques ne connaissent pas les dossiers, ni sur la France, ni sur l’Europe, ni sur environnement international. Un débat vraiment pitoyable de pros de la politique qui s’invectivent, mentent, ne cessent de se contredire. Ils sont coupés de réalités économiques et sociales, n’ont pas de compétence technique et comblent par la mauvaise foi permanente leurs insuffisances. Il faut dire auusi que l’animateur Pujadas n’a guère aidé à prendra de la hauteur (contrairement aux deux autres journalistes). Visiblement Pujadas ne sait pas non plus de quoi il parle. Pas vraiment une émission pour encourager les lecteurs à voter.

Alstom: un « plan C » avec capitaux français

Alstom: un « plan C » avec capitaux français
Il a raison de se secouer Montebourg car si Alstom disparait en tant qu’entreprise française, le fantasque ministre de l’économie pourrait disparaitre du paysage politique et rejoindre la troupe des humoristes de « on ne demande qu’à en rire de France 2. (Mais là on pourra auusi pleurer).  Montebourg a donc indiqué l’existence de ce « plan C » lors d’une rencontre, ce jeudi 22 mai, avec les syndicats d’Alstom au cours de laquelle il a réaffirmé son opposition aux offres en l’état des deux prétendants étrangers du groupe. « Nous avons mis à l’étude le plan C », a-t-il par ailleurs déclaré à Reuters en marge d’une visite à la Cité de la Mode et du Design, en précisant qu’il reposait sur des capitaux « de boîtes privées (et) peut-être de boîtes publiques ». « Le plan A c’est GE, le plan B c’est Siemens, le plan C c’est une solution ‘maison France’, a-t-il ajouté.   Selon Philippe Pillot, délégué syndical FO d’Alstom Transport, le ministre a indiqué clairement la veille que « ni l’offre de GE ni celle de Siemens ne lui conviennent » en l’état et qu’il était prêt à utiliser le décret récemment publié sur les acquisitions d’entreprises stratégiques pour les bloquer. « Il a dit qu’à sa demande, ses services étudiaient un plan C dans le style de celui qui a été fait en 2003″, a ajouté le syndicaliste en faisant référence au plan de sauvetage qui avait abouti à l’entrée de l’Etat français dans le capital d’Alstom à hauteur de 21% pour un montant, à l’époque de 720 millions d’euros.

 

Pôle emploi condamné à verser 23.373 euros à un ex salarié

Pôle emploi condamné à verser 23.373 euros à un ex salarié

 

On savait déjà que Pôle emploi ne servait à rien pour les chômeurs mais on ignorait que cette administration ne respectait pas la réglementation pour ses propres salariés. Pôle emploi a été condamné par les prud’hommes à verser 23.373 euros à une de ses ex-salariées qui a enchaîné des contrats aidés pendant quatre ans sans être accompagnée dans sa recherche d’emploi. Pôle emploi n’a pas souhaité faire de commentaire. Requalifiée en CDI. La plaignante, âgée de 59 ans, a travaillé en tant qu’agent administratif à l’agence Pôle emploi de Chelles (Seine-et-Marne) du 1er novembre 2007 au 31 octobre 2011, en contrat d’avenir puis en contrat unique d’insertion (CUI). Dans son jugement prononcé le 10 avril, le conseil de prud’hommes de Paris a ordonné la « requalification » de ces contrats en contrat à durée indéterminée (CDI), « en l’absence de démonstration par l’employeur du respect des obligations (…) de formation et d’accompagnement professionnel », et a requalifié la rupture de contrat en « licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse ». La directrice de l’agence déboutée. Pour la défense de Pôle emploi, la directrice de l’agence de Chelles, tutrice de la salariée, avait fait valoir que la plaignante « avait accès aux propositions de postes » de Pôle emploi, selon le jugement. La directrice territoriale déléguée de Pôle emploi a pour sa part assuré avoir fait parvenir « deux numéros d’offre d’emploi » à la plaignante le 31 octobre 2011, au dernier jour de son dernier contrat avec Pôle emploi. « Ces faits ne peuvent être analysés comme des actions d’accompagnement personnalisé », leur oppose le jugement. Un jugement pour « tous les contrats aidés ». Bénéficiant d’aides publiques, les contrats aidés prévoient un accompagnement professionnel et des actions de formation professionnelle de la part de l’employeur. Ces contrats sont destinés à favoriser le retour à l’emploi des personnes rencontrant des difficultés d’insertion professionnelle. Le syndicat SNU Pôle emploi Ile-de-France, qui a accompagné les démarches de l’ex-salariée, a affirmé mardi dans un communiqué que « ce jugement a vocation à s’appliquer à tous les contrats aidés de Pôle emploi ».

 » Kerviel: un procès très déséquilibré » (Joly )

 » Kerviel: un procès   très déséquilibré » (Joly )

Juge d’instruction aux affaires financières et aujourd’hui candidate écolo en Ile-de-France aux européennes, Eva Joly revient pour leJDD.fr sur le feuilleton Jérôme Kerviel. L’ancienne candidate à la présidentielle dénonce un « procès déséquilibré », « dominé par la Société générale ». Elle évoque également les citoyens « trahis » par François Hollande, qui n’a selon elle, jamais concrétisé le discours du Bourget.  (INTERVIEW –JDD)

Jérôme Kerviel a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi, puis incarcéré à Nice. Quelle est votre réaction?
Il a choisi de faire face à ses responsabilités avec courage. Pour moi, ce procès est très déséquilibré. Il a pris trois ans ferme. En comparaison, la peine de Jean-Marie Messier dans l’affaire Vivendi – rendue lundi par la même présidente de Cour d’appel de Paris, Mireille Filippini – a été réduite à dix mois avec sursis, contre trois ans avec sursis en première instance. Jérôme Kerviel et Jean-Marie Messier avaient en commun d’être très joueur. Mais l’un appartient à l’establishment et l’autre non. De plus, l’ancien trader a été interpellé à la frontière comme si la sécurité du pays en dépendait. Tout se passe comme s’il y avait une urgence. L’urgence est en fait de faire croire que l’affaire est terminée et qu’il n’y a qu’un coupable.

Que contestez-vous dans cette affaire?
S’il est vrai qu’un trader junior peut prendre des positions aussi importantes sans contrôle, c’est un réel souci. Le procès a été dominé par la Société générale. D’ailleurs, je rends hommage au talent infini de Me Veil qui a réussi un tour de passe-passe : le fait que l’une des plus grandes banques françaises soit complètement dépourvue de contrôle a été occulté. Ce procès s’est fait, sans regard extérieur, sur les éléments produits par la banque. Or, la peine n’est pas la même si l’on pense que les dettes étaient de l’ordre de 4,9 milliards ou si la Société générale a fait des bénéfices. Personne n’a regardé les comptes globaux de la banque en 2008 : elle a gagné 16 milliards d’euros sur les produits dérivés. Cela me pose question.

Vous condamnez donc l’attitude de la Société générale?
De manière incroyable, la banque a également réussi à se faire payer 1,7 milliard d’euros par les contribuables sur des pertes que personne n’a vérifiées. Ce n’est pas normal. Je demande l’ouverture d’une information judiciaire sur les conditions dans lesquelles ce paiement est intervenu, afin de savoir si réellement la Société générale y avait droit.

«La finance a un visage et trop de pouvoir»

Malgré tout, vous ne remettez pas en cause la culpabilité de Jérôme Kerviel?
Non. Mais la question est de quoi au juste est-il coupable? Dans ce système fou, c’est un joueur et il a perdu la tête. Mais les soit disant règles de sécurité mises en place pour l’en empêcher n’ont pas fonctionné. 

Mardi, avec Pascal Canfin, vous allez faire un « Finance tour » dans Paris. Pourquoi une telle action?
Je veux montrer que la finance a un visage et qu’elle a trop de pouvoir. Il faut la remettre au service des européens et non l’inverse. Par exemple, le monde serait très différent si l’on avait réellement combattu les paradis fiscaux. Aujourd’hui, les actifs gérés à partir des paradis fiscaux sont de 26.000 milliards de dollars, soit près de la moitié d’un PIB mondial (en 2012, le PIB mondial était en fait de 72.000 milliards de dollars, Ndlr). C’est colossal. Et le problème s’est aggravé ces dernières années. En même temps, le changement est possible et il passe par plus d’Europe. Au Parlement européen, nous allons porter une véritable séparation entre les banques d’investissements et celles de dépôt. Nous avons obtenu la transparence pour les banques, nous la souhaitons également pour l’ensemble des multinationales européennes. Pendant cinq ans, nous avons travaillé sur ces sujets. Il faut finir le travail. La lutte contre le monde de la finance est ma priorité.

«L’urgence est de mettre fin à l’austérité»

Quel est l’objectif des écologistes pour les européennes? Selon vous, avoir le même nombre d’élus qu’en 2009 (soit 14, Ndlr) est-il possible?
L’objectif est d’avoir un maximum d’élus. Les citoyens savent que notre avenir est européen et que c’est le bon niveau pour agir. Contre le dérèglement climatique ou pour remettre la finance à sa place. L’urgence est de mettre fin à l’austérité pour engager la transition écologique. Les citoyens ont malheureusement vu que trop souvent les discours ne se sont pas transformés en actes. Contre la finance, les mains ont tremblé devant la pression des lobbies. En Europe mais aussi à Paris. Ils ont pu légitimement se sentir trahis, lorsque le discours du Bourget de François Hollande n’a pas donné lieu à une véritable séparation des activités bancaires.

Il avait pourtant indiqué que la finance était son « véritable adversaire ». Qu’en est-il dans les faits selon vous?
Comment comprendre aussi qu’après une année 2013 faites de promesses contre le secret bancaire et pour la transparence au niveau européen, M. Moscovici (ancien ministre de l’Economie et des Finances, Ndlr), qui pourrait être proposé au poste de commissaire européen, ait retiré les Bermudes et Jersey de la liste des paradis fiscaux? En France comme au niveau européen, les hésitations et les reculs ont fait du mal à la confiance des citoyens dans la politique.  Les engagements n’ont pas été tenus.

 

Un milliard d’euros d’impôts en moins pour acheter les votes aux européennes

Un milliard d’euros d’impôts en moins pour acheter les votes aux européennes

 

 

Après avoir augmenté les impôts directs et indirects, Valls vient de lâcher 1 milliard sur l’impôt sur les revenus. Une manœuvre évidemment démagogique (mais non négligeable pour les revenus modestes) mais qui vient trop tard pour empêcher la déroute du PS aux européennes et menacer la légitimité du gouvernement. Manuel Valls a annoncé vendredi un milliard d’euros de pouvoir d’achat supplémentaire pour les ménages français modestes sous la forme d’une réduction d’impôt sur le revenu (IR) qui profitera à 3,2 millions d’entre eux dès cette année. Son financement ne remettra pas en cause les équilibres du budget 2014 et proviendra « majoritairement » des recettes de la lutte contre la fraude fiscale, qui sont supérieures aux prévisions, a-t-on indiqué au ministère des Finances. « La mesure va bénéficier à plus de trois millions de ménages. Elle va faire sortir de l’impôt sur le revenu 1,8 million de ménages », a dit le Premier ministre sur Europe 1. « C’est un milliard d’impôt en moins, un milliard d’euros de pouvoir d’achat en plus pour les Français, notamment les plus modestes. » La réduction d’impôt et le nombre de ses bénéficiaires vont bien plus loin que ce que Manuel Valls avait lui-même annoncé dimanche, en évoquant une revalorisation du bas du barème de l’impôt sur le revenu qui profiterait à 650.000 ménages. A moins de dix jours d’élections européennes qui se présentent mal pour le Parti socialiste au pouvoir, le gouvernement a pris connaissance entre-temps des très médiocres chiffres de l’économie française, qui a connu une croissance nulle au premier trimestre du fait notamment d’un recul de la consommation des ménages.   »Il faut sortir de cette logique de l’impôt (…) qui empêche les ménages de consommer et qui empêche notre économie de retrouver la compétitivité », a dit le chef du gouvernement.

 

Réforme territoriale : imposer un referendum pour éviter la magouille

Réforme territoriale : imposer un referendum pour éviter la magouille

 

 

Repousser les élections, bricoler le découpage administratif, tripatouiller le nombre d’élus et surtout éviter de consulter les Français, c’est la démarche de Hollande qui s’oppose à tout référendum sur la question. Cette réforme- nécessaire – ne doit pas se faire sans consulter les électeurs (qui approuvent en majorité sur le principe mais pas sur la méthode), il s’agit en effet dune modification constitutionnelle qui ne peut s’effectuer en douce. François Hollande est resté sourd aux appels de l’opposition, de droite comme de gauche, réclamant un référendum sur la réforme territoriale à propos de laquelle le président a achevé vendredi l’audition des partis politiques représentés au Parlement.  Du premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, à la présidente du Front national, Marine Le Pen, le chef de l’Etat a consulté sur trois jours les élus de 14 formations sur son plan qui prévoit la réduction de moitié du nombre de régions et la suppression des conseils départementaux.  Cette réforme pourrait permettre à l’Etat de faire entre 12 et 25 milliards d’euros d’économies par an à terme, selon le secrétaire d’Etat chargé du dossier, André Vallini.  L’entourage de François Hollande a décrit des entretiens « riches et fournis », où chacun « a constaté qu’une réforme est nécessaire ». « Après, il peut y avoir des nuances, voire des divergences sur la carte territoriale, le calendrier, la mise en œuvre de la réforme et les conséquences pour les élections ».  On annonce de même source que « le président s’exprimera prochainement pour faire le bilan » sans préciser la forme ni la date de cette intervention.  François Hollande prendra d’ici là « le temps de réfléchir » et de consulter le Premier ministre, Manuel Valls, et les ministres concernés, ajoute-t-on.

 

L e FMI prône un Smic plus flexible, …comprendre plus bas

L e FMI prône un Smic plus flexible, …comprendre plus bas

Le FMI n’a pas honte de réclamer un SMIC plus bas ( plus flexible ») notamment  sa directrice Lagarde qui gagne 100 000 euros nets dimpôts par mois. Surtout que cette dernière n’a aucune formation et aucune compétence en matière d’économie et qu’elle n’a été nommée l qu’en récompense des services rendus à Sarkozy (l’affaire Tapie ?). L’avis du FMI risque de ne pas plaire à tout le monde. Le Fonds monétaire international s’est dit, ce jeudi 15 mai, favorable à une indexation « plus flexible » du Smic. Edward Gardner, chef d’une mission d’observation de la France au FMI, a jugé qu’en plus de s’orienter selon l’inflation et l’évolution du salaire moyen, l’évolution du Smic pourrait « peut-être aussi faire référence au chômage » des personnes les moins qualifiées, ainsi qu’à la « situation conjoncturelle ». Le Smic « est un choix qui a une valeur sociale que nous ne remettons pas en question », mais il « a aussi des effets d’exclusion sur le marché du travail », estime-t-il.  Dans un résumé de son rapport consacré à la France, le FMI juge que si le salaire minimum permet « d’assurer un niveau de vie suffisant aux travailleurs », il « pèse par ailleurs sur les créations d’emplois pour les travailleurs les moins productifs » et les plus touchés par le chômage. Le Fonds rejoint un débat déjà virulent en France sur le Smic, que le président du Medef, Pierre Gattaz, propose d’abaisser de manière temporaire pour les chômeurs de longue durée et les jeunes sans formation. Le Smic est actuellement de 1.118 euros net par mois. Il est revalorisé le 1er janvier de chaque année.

 

Alstom: un décret pour quoi faire ?

Alstom: un décret pour quoi faire ?

 

 Comme Hollande et Sapin sont persuadés de l’intérêt de la reprise d’Alstom par GE, il faut donner des gages à Montebourg. A cette fin on a sorti  du tiroir un décret sur les entreprises stratégiques ; de quoi calmer pendant quelque temps le bouillant et inutile Montebourg.  Surtout, ne pas y voir une attaque opportune contre la Commission Barroso à 10 jours des élections européennes. Ce jeudi 15 mai, en élargissant le décret sur les « entreprises stratégiques » à cinq secteurs (énergie, santé, télécoms, eau, transports), le gouvernement et Arnaud Montebourg ont donné une nouvelle tournure au dossier Alstom.  Le ministre de l’Economie a justifié son choix de « patriotisme économique » dans un entretien au Monde, évoquant « un réarmement fondamental de la puissance publique ».  « Avec ce décret, nous rééquilibrons le rapport de force entre les intérêts des entreprises multinationales et les intérêts des Etats, qui ne sont pas toujours alignés. Les conditions d’une négociation juste et équilibrée sont maintenant réunies », s’est-il réjoui.  Si Bruxelles a déjà mis en garde le gouvernement contre ce qui pourrait s’apparenter à du protectionnisme, Arnaud Montebourg ne s’en laisse pas compter. Selon lui, l’initiative du gouvernement français « démontre justement qu’il existe des alternatives au laisser-faire qui domine en Europe ». Le ministre s’est ensuite livré à une attaque en règle: « plus de sept millions de chômeurs de plus qu’en 2008, la déflation qui menace, une incapacité chronique à faire revenir la croissance en raison de la multiplication des plans d’austérité les plus durs de l’histoire: c’est l’échec de ces choix-là », déclare-t-il ainsi. « Il est normal que nous les combattions, dans la campagne, par des propositions. Ce décret signe un changement fort et profond d’orientation politique ». Quant aux réactions éventuelles de la classe politique française, Arnaud Montebourg se veut résolument optimiste, indiquant qu’il « souffle sur cette affaire un vent d’union nationale ».

 

Crash Rio-Paris : « Un rapport bidonné »

Crash Rio-Paris : « Un  rapport bidonné »

 

Avec le rapport de contre-expertise sur le crash du vol Rio-Paris en 2009, ébruité mardi, revient la douleur des familles de victimes. Et la colère aussi. Joint par Europe 1, Laurent Lamy, le frère d’une des 228 victimes de ce crash d’un vol Air France, a refusé d’accabler les pilotes, bien que le rapport souligne la « réaction inappropriée de l’équipage » au moment du décrochage de l’avion. Un rapport « bidonné ». « Pour moi, ce rapport est complètement bidonné et ces conclusions ne correspondent pas du tout à la réalité », lance-t-il. « Les pilotes ne sont pas la cause mais les conséquences. Ce sont tous ces instruments qui ont indiqué de mauvaises informations aux pilotes qui ont fait que cet avion s’est crashé », a-t-il expliqué. « Trop d’informations étaient fausses ». On aurait pu mettre n’importe quel équipage aux commandes, on serait arrivé au même résultat dans la mesure où trop d’informations étaient fausse : l’altitude, la vitesse, l’alarme de décrochage qui fonctionnait à l’envers. Aucun être humain n’aurait pu comprendre cette situation », a-t-il conclu.

 

SNCF : un plan de départs volontaire

SNCF : un plan de départs volontaire

Conséquence de mauvais résultats financiers mais surtout de la baisse du trafic, la SNCF doit annoncer ce mardi la mise en place d’un plan de départs volontaires, Un plan de départs volontaires devrait  donc être présenté ce mardi 13 mai par la SNCF, pour inciter les salariés nés en 1959, 1960 et 1961 à anticiper leur retraite, révèle Challenges ce lundi 12 mai. Plusieurs milliers de cheminots pourraient quitter l’entreprise par ce biais, selon le journal économique, surtout dans les branches « gares et connections », voyage, activités commerciales et chez les agents d’escale TGV, affirme Challenges.  »Demain (mardi), la SNCF va annoncer les conditions de départs, il restera à déterminer quels postes seront concernés », a-t-on estimé à l’Unsa-Cheminots. Selon le journal, les salariés concernés pourront quitter la SNCF sous conditions avec une prime équivalente à un an de salaire, deux ou trois ans avant la date normale de départ à la retraite. Le Figaro s’est également procuré le document interne faisant référence à ce plan de départs. Son intitulé est clair : « Cessation de fonctions des agents du cadre permanent- départ volontaire ». D’après Le Figaro, le plan devrait se dérouler entre le 1er juin 2014 et le 21 décembre 2016. « C’est bien un plan de départs volontaires qui va être présenté demain au CCE », a-t-on assuré au sein de l’Unsa-Cheminots.  »Les organisations syndicales ont reçu un document détaillant les conditions, qui demeure confidentiel jusqu’au CCE de demain ». Dans un communiqué, la SNCF a démenti « catégoriquement l’existence d’un quelconque plan de départs volontaires ».  »Le CCE du 13 mai examinera entre autres (…) une mise à jour du référentiel RH 0281 qui définit, depuis 1954, les conditions d’indemnisation de tout agent qui choisit volontairement de quitter l’entreprise », a précisé l’entreprise. « C’est exactement le même référentiel qui a été utilisé lors des précédents plans de départs volontaires », a-t-on réagi à l’Unsa-Cheminots. La SNCF a plongé dans le rouge en 2013 et enregistré une perte nette de 180 millions d’euros, en raison d’une révision en baisse drastique de la valeur comptable de son parc de rames TGV, diminuée de 1,4 milliard. Environ 165.000 cheminots travaillent à la SNCF.

 

Taubira vire un procureur

Taubira vire un procureur

 

Le procureur de la République de Saint-Denis-de-la-Réunion, Philippe Muller, s’est vu notifier son déplacement d’office «dans l’intérêt du service» mercredi par la chancellerie, selon une information de nos confrères du Parisien. La ministre de la Justice, Christiane Taubira a en effet décidé sa mutation «pour le bon fonctionnement de la juridiction». FO magistrats, qui assure la défense du procureur, dénonce une mutation d’office en dehors de toute procédure disciplinaire et irrégulière. «Philippe Courroye, dernier magistrat du parquet muté, avait eu accès à son dossier. Ce qui n’est pas le cas pour Philippe Muller!», s’insurge Emmanuel Poinas, secrétaire général de FO magistrats. Et de rappeler que le Conseil d’État stipule que tout magistrat déplacé d’office doit préalablement avoir accès à son dossier. Le problème n’est finalement pas tant les faits qui lui sont reprochés que le procédé utilisé. «Je ne suis pas là pour dire que la procédure est infondée, ce n’est pas le sujet, puisque de toutes façons nous n’avons pas eu accès au fond, je dis juste qu’elle n’est pas régulière», insiste Emmanuel Poinas. Le syndicat explique réfléchir à la suite à donner à l’affaire. «Le CHSCT a été alerté à plusieurs reprises des agissements de Philippe Muller, raconte pour sa part Christophe Régnard, président de l’Union syndicale des magistrats (USM), et l’inspection du travail avait même été saisie. Le procureur traitait particulièrement mal ses équipes». L’USM avait écrit plusieurs fois à la garde des Sceaux pour lui faire part du comportement du magistrat. La mutation d’office en dehors de faute disciplinaire établie suscite toutefois de nouvelles inquiétudes au sein de la magistrature sur le statut des magistrats du parquet, soucieux de leur indépendance. v

1...116117118119120...130



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol