Archive pour le Tag 'un projet'

Fillon :  »un projet réaliste » ?

Fillon :  »un projet réaliste » ?

« Mon projet est réaliste » déclare François Fillon dans une tribune publiée par les Échos. On sait que Juppé a mis en cause le réalisme de ce programme en particulier concernant la réduction de la dépense publique dont celle concernant les fonctionnaires. Pour résumer Juppé propose de supprimer moitié moins de fonctionnaires que Fillon 250 000 environ au lieu des 500 000 (initialement Fillon prévoyait 600 000. Première observation Fillon ne précise pas la nature et l’ampleur de chaque réduction de dépenses sans doute pour ne pas froisser les électeurs directement intéressés. Concernant le seul sujet des fonctionnaires on voit mal comment 500 000 postes pourraient être supprimées en cinq ans sachant qu’à peine 120 000 départs en retraite sont prévues chaque année sauf à inclure des effectifs types contractuels ou de sous-traitants qu’on ne pourra supprimer. Fillon finalement reprend la méthode Sarkozy qui consistait à ne remplacer qu’un départ en retraite sur deux, une méthode qui évite de choisir entre les deux emplois utiles et inutiles. En conclusion le projet de Fillon ce caractérise par un certain flou. Si certaines orientations peuvent paraître pertinents par compte les modalités de mise en œuvre peuvent nourrir le doute Notons enfin que Fillon hypothèque la gestion des effectifs des collectivités locales dont il n’a pas la responsabilité.

Interview de Fillon :

« La dépense publique française consomme chaque année 56% de notre richesse nationale. La France emprunte chaque mois sur les marchés financiers pour boucler ses fins de mois, ce qui augmente la dette que nous léguerons à nos enfants. Il faut donc réduire la dépense publique. Lorsque j’étais Premier ministre, nous avons réduit en 5 ans de 11% la dépense d’un périmètre limité à l’Etat central (ministères, administrations). Mon projet prévoit de réduire l’ensemble de la dépense publique de 100 milliards d’euros en cinq ans, soit 8% : rien d’irréaliste là dedans. La méthode est connue et a été appliquée avec succès dans de nombreux pays : passer en revue chaque politique publique, éliminer les dépenses inutiles, recentrer l’Etat sur ses principales missions. Chaque année, 240.000 fonctionnaires et contractuels (hors militaires et titularisation) quittent les trois fonctions publiques. Au total, cela représente 1,2 million de postes sur la durée du quinquennat. Entre 2007 et 2012, nous avons montré qu’on pouvait ne remplacer qu’un fonctionnaire sur deux partant en retraite sans dégrader le service public. En appliquant la même démarche, ce sont 600.000 postes qu’on pourrait supprimer sur cinq ans.  On voit donc que supprimer 500.000 postes sur le quinquennat est faisable et qu’il ne s’agit pas de geler les recrutements, puisque nous remplacerons un départ sur deux. Cela permettra de continuer à embaucher et de faire évoluer les profils en fonction des besoins, en privilégiant la voie contractuelle comme le ministère de la Défense fait depuis de nombreuses années. De plus en revenant à 39 heures par semaine dans les trois fonctions publiques (Etat, territoriale, hospitalière) c’est un volant d’heures équivalent à 500.000 postes que nous libérerons. Ce passage aux 39 heures s’accompagnera d’une négociation avec les représentants des agents de la fonction publique qui portera sur les perspectives de carrière, les conditions de travail, les compensations salariales. Ceux qui disent que je vais creuser les déficits n’ont pas du bien lire mon programme. J’ai pris des hypothèses réalistes. Notre estimation, faite en septembre 2016, montrait que nous devrions hériter d’un déficit de l’ordre de 4,7% en 2017. Ce n’est pas le déficit de François Fillon, c’est celui de François Hollande. Mon programme est le seul qui permet de revenir à l’équilibre en 2022 et de commencer à rembourser la dette. Si le déficit s’avère moins important que ce que nous avons anticipé, cela nous donnera des marges de manœuvre supplémentaires. Quand on me dit que mon programme risque de casser la croissance, je demande : quelle croissance ? La croissance en France est molle, ne crée pas d’emplois. Il faut donc un choc pour les relancer. C’est ce que je propose dans mon programme : 40 milliards de réductions de charges sociales et fiscales pour la compétitivité des entreprises qui s’ajoutent au CICE qui sera pérennisé, 10 milliards pour les ménages et pour leur pouvoir d’achat. Il faut ce choc pour relancer la machine et l’emploi. Les mesures homéopathiques ne suffisent plus. Il faut enfin sortir du renoncement et avoir le courage de transformer le modèle économique et social français. Il faut adapter la France aux réalités du 21e siècle. C’est pour cela que j’ai présenté aux Français un diagnostic sans concessions. Que je leur propose un programme à la hauteur des défis que la France doit enfin relever. Dans ma carrière j’ai mené à bien de nombreuses réformes, sans jamais faiblir. C’est ce que je ferai pour la France. »

Réforme scolaire: « lire, écrire, compter, un projet trop traditionnel » ! »

Réforme scolaire : « lire, écrire, compter, un projet trop traditionnel » ! »

Le  projet de loi de Peillon est « historique », s’enthousiasme l’historien de l’éducation Claude Lelievre (proche de Peillon). Des propos surréalistes quand il qualifie de traditionnel l’ancien projet de Chevènement « lire, écrire, compter », alors que c’est la question centrale. Pas étonnant qu’avec de tels spécialistes, le système scolaire soit dans un tel état. ; En réalité Peillon s’attaque aux moyens (-surtout  des enseignants en plus- mais pas au fond)  C’était une mesure phare du programme de François Hollande. Et l’Assemblée nationale l’a confirmé dans la nuit de jeudi à vendredi: 60 000 postes seront créés dans l’éducation. Les députés ont voté l’article 1er du projet de loi sur la refondation de l’Ecole, qui fixe notamment le nombre et la répartition de ces contrats. Une promesse tenue qui fait pourtant peu de bruit ce vendredi. Signe que le sujet est relégué au second plan? L’Express a posé la question à Claude Lelièvre, historien de l’éducation et proche de Vincent Peillon

Les débats en cours à l’Assemblée nationale sur l’école ne suscitent pas vraiment d’engouement. Comment l’expliquer?

Je le regrette parce que je pense que les députés doivent s’emparer de ces questions. Mais en tant qu’historien, je ne m’en étonne qu’à moitié. Pour les lois Jospin (1989) et Fillon (2005), l’assiduité des parlementaires avait déjà été toute relative et les discussions peu prolongées dans la presse. En 2005, la réflexion sur une évolution du bac avait saturé les débats au détriment du reste, alors qu’elle n’était pas prévue par le rapport Thélot. Nous sommes cette fois un peu dans le même cas de figure avec les rythmes scolaires qui éclipsent le texte débattu à l’Assemblée nationale. J’ai l’impression qu’il faut une opposition dramatique pour qu’un sujet prenne de l’importance dans l’agenda médiatique. 

Ce ne serait pas possible sur des mesures comme la création de 60 000 postes dans l’éducation?

Le commencement doit être bien fait pour envisager la suite 

Si, mais les discussions ont déjà eu lieu. François Hollande en a parlé très tôt, cela a fait débat pendant la primaire socialiste puis la présidentielle. Il n’y a donc pas de raison que le débat revienne. Le paradoxe, c’est qu’on parle peu du contenu de la loi alors qu’il y a trois nouveautés fortes: une programmation de l’action -notamment sur les postes-, les moyens mis sur la formation professionnelle des enseignants et la priorité donnée au primaire. Ces trois choix sont sans précédent. 

Un engagement fort du président a été voté dans la nuit et les responsables de la majorité n’en ont pas ou peu parlé depuis. Le sujet n’est donc pas porteur pour eux?

C’est surtout que les responsables politiques sont, comme les médias, dans l’opinion et dans l’actualité. Ce projet de loi est historique, j’insiste. Mais ce n’est pas une nouvelle puisqu’il était déjà en grande partie tenu pour acquis. 

Certains expliquent ce manque d’enthousiasme par les lacunes du projet, voire son manque d’ambition…

Mais il est impossible de faire une réforme d’ensemble du système éducatif! Il faut donc choisir un point de départ. Souvent, c’était le « haut »: le lycée, l’enseignement supérieur… Cette fois, c’est le « bas »: la maternelle et le primaire. Pour « refonder » l’école, il faut d’abord s’attaquer aux fondations. Le commencement doit être bien fait pour pouvoir envisager la suite. 

La mauvaise passe de Vincent Peillon, notamment sur les rythmes scolaires, pourrait tout de même menacer la suite de ses projets?

Bien sûr, il est difficile de réformer l’école sur la durée. Il faut être déterminé sur ce qui est essentiel et ce qui doit se faire en premier. Sinon, on bute sur des questions secondaires ou qui auraient pu être traitées plus tard. Mais à l’inverse, l’attention portée à cette mesure permettra peut-être d’aborder d’autres sujets plus sereinement. Jean-Pierre Chevènement, sous Mitterrand, avait attiré l’attention avec un projet « traditionnel », l’accent mis sur le « lire, écrire, compter ». Parallèlement, il avait fait passer des mesures modernes comme un plan informatique. Vincent Peillon n’a sans doute pas fait un tel calcul, mais s’il reste ministre dans la durée, il peut prendre parti des difficultés rencontrées sur les rythmes scolaires et mener d’autres projets.  Il a été cohérent en attaquant ce dossier par le primaire, comme pour le reste. Et ces discussions ne bloquent pas les autres réformes, qui ne sont pas liées

 

Taxe 75% : un projet bientôt pour faire plus gauche

Taxe 75% : un projet bientôt pour faire plus gauche

 

A l’analyse des sondages,  Hollande ne pourra pas enterrer complètement la taxe 75% ; de plus en plus dans son camp on  pense que sa politique n’est pas à gauche (voir articles sondages). Or la taxe 75% sortie d’un chapeau la veille d’un meeting est la seule mesure emblématique  de Hollande même si son rapport financier est insignifiant au regard de la fiscalité globale supportée par  tous les français. Les Français ont beau être de moins en moins favorables à la taxation des hauts revenus à 75 %, le gouvernement confirme qu’un nouveau dispositif sera dévoilé d’ici la fin du mois. C’est ce qu’a déclaré le ministre de l’Économie et des Finances, Pierre Moscovici dimanche dans «13h15 le magazine», sur France 2. «Dans les 2 à 3 semaines qui viennent, vous saurez ce qu’est la position du gouvernement, au plus tard d’ici la fin février», a-t-il ainsi expliqué. Fin 2012, cette mesure phare de la campagne présidentielle de François Hollande avait été censurée par les Sages du Conseil constitutionnel, au motif que le dispositif figurant dans le budget 2013 rompait l’égalité des contribuables devant l’impôt. Elle devait s’appliquer pendant deux ans aux revenus d’activité excédant 1 million d’euros, conduisant à les imposer à 75 %. «Je veux rester près des principes qui ont été définis par le Conseil constitutionnel, par exemple, la conjugalisation de la taxe en question», a ajouté Pierre Moscovici. Une déclaration qui pourrait laisser entendre que le gouvernement a opté pour une surtaxe payée par les ménages (et fonctionnant par foyer, et non par personne) et qu’il aurait abandonné les deux autres pistes – une taxe prélevée au niveau de l’entreprise ou une tranche supplémentaire d’impôt sur le revenu. À Bercy, on déclare toutefois qu’«il ne faut pas supputer quoi que ce soit» et que «rien n’est arrêté à l’heure actuelle».

 

 

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