Archive pour le Tag 'UMP'

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Bygmalion : la grosse magouille qui va faire sauter l’UMP et tuer Sarko

Bygmalion : la grosse magouille qui va faire sauter l’UMP et tuer Sarko

 

 

 

 

C’est évidemment une magouille énorme d’abord pour s’affranchir des règles financières de la campagne électorale ensuite pour financer des copains ; Qui était au courant ? Sans doute beaucoup ou alors ce sont des irresponsables quand on ne peut pas gérer l’argent d’un parti, on peut encore moins gérer les intérêts économiques d’un pays. L’UMP devra certainement changer de nom et Sarko est cuit par ce scandale (en plus des autres casseroles). L’UMP ne pourra pas sortir indemne de cette énorme magouille financière.  L’enquête sur de fausses facturations émises dans le cadre de la campagne présidentielle 2012 s’oriente de plus en plus vers les proches de l’ancien président de l’Union pour un mouvement populaire (UMP) Jean-François Copé, d’une part, et vers la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy, d’autre part. Une nouvelle occasion pour les membres du parti de demander une opération de nettoyage plus ou moins étendue et ciblée. A la question « qui a fauté ? », chacun a sa propre réponse. Lors de sa garde à vue, Jérôme Lavrilleux, l’homme par qui le scandale Bygmalion est arrivé, assume ses responsabilités dans ce système et pointe la responsabilité du directeur de la campagne, Guillaume Lambert. Mais l’ancien directeur de campagne de M. Sarkozy et ancien bras droit de Jean-François Copé, veut dédouaner ces deux derniers. Il affirme au Monde que, face aux enquêteurs, il a « confirmé » aux policiers n’avoir jamais parlé de ce système « ni à Jean-François Copé ni à Nicolas Sarkozy ».  Cependant, un SMS dévoilé par Le Figaro, envoyé par Jérôme Lavrilleux à Guillaume Lambert le 28 avril 2012, montrerait que Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy auraient été tous les deux mis au courant que les comptes de campagne étaient dans le rouge. Dans une lettre adressée au parquet de Paris, que Le Figaro s’est procurée, M. Lambert cible M. Lavrilleux. Selon le directeur de campagne, c’était au bras droit de Jean-François Copé à l’UMP qu’incombait l’organisation matérielle de la campagne.

UMP affaire « Piquemillion »: Lavrilleux en garde à vue

UMP affaire « Piquemillion »:  Lavrilleux en garde à vue

Jérôme Lavrilleux, ancien directeur adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, était en garde à vue depuis mardi matin dans l’enquête sur « l’affaire Bygmalion », un système présumé de fausses factures à l’UMP destiné à masquer un surplus de dépenses estimé entre 11 et 17 millions d’euros. Elu député européen le 25 mai, l’ancien directeur de cabinet de Jean-François Copé à la tête de l’UMP est entendu par la police judiciaire. Il ne bénéficie pas pour l’heure de l’immunité parlementaire, censée prendre effet lors de la session inaugurale du Parlement de Strasbourg début juillet. Jérôme Lavrilleux a admis le 26 mai un montage de fausses facturations à l’UMP afin d’absorber une « dérive » des frais de campagne pour un montant, précisait-il, de l’ordre de 10 à 11 millions d’euros. Selon des documents comptables de la filiale événementielle de Bygmalion, société de communication fondée par deux proches de Jean-François Copé, publiée mardi par Mediapart, le dépassement s’élèverait à quelque 17 millions d’euros.   »Il y a eu un engrenage irrésistible d’un train qui file à grande vitesse et les personnes qui auraient dû tirer le signal d’alarme ne l’ont pas fait », avait déclaré Jérôme Lavrilleux sur BFM TV, précisant, sans citer de noms, qu’il n’était pas « le seul dans le wagon ». Guillaume Lambert, chef de cabinet de Nicolas Sarkozy à l’Elysée, fut le directeur de la campagne de 2012, Jérôme Lavrilleux s’occupant de la logistique. Eric Cesari, directeur général des services de l’UMP, veillait également à la gestion de la campagne, notamment. Il a été écarté lundi de son poste par la direction collégiale qui a succédé à Jean-François Copé.

 

UMP affaire « Piquemillion » : 17 millions dissimulé par Sarkozy (Médiapart)

UMP affaire « Piquemillion » : 17 millions dissimulé par Sarkozy (Médiapart)

 

D’après Mediapart, l’ancien chef de l’État aurait dissimulé 17 millions d’euros à la commission des comptes de campagne, soit six millions d’euros de plus que ce qui était jusque-là soupçonné. Le média en ligne dit avoir eu accès au détail des factures réglées à Event & Cie (article payant), une filiale de la société d’événementiel, Bygmalion. Alors qu’elle est censée lui avoir versé 4,3 millions d’euros, l’équipe de Nicolas Sarkozy lui aurait en réalité adressé 21,2 millions d’euros. L’intégralité des meetings organisés pour le président-candidat aurait donc été sous-évaluée de plusieurs centaines de milliers d’euros. Ainsi un meeting à Villepinte annoncé à 444.206 euros aurait-il, par exemple, coûté plus de 1,8 million d’euros. Pis, deux réunions publiques organisées à la Concorde et au Trocadéro ne figurent dans aucun document. Selon Mediapart, ces deux événements auraient respectivement coûté 1.877.989 euros et 576.241 euros. Des chiffres contenus dans une clef USB découverte par les enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption, le 26 mai dernier. Interrogé par MediapartJérôme Lavrilleux, qui a reconnu le dépassement du budget et sa dissimulation par le biais de l’UMP, met en cause Guillaume Lambert, directeur de campagne, et Eric Césari, le directeur général des services du parti.  Selon lui, la décision d’établir de fausses factures aurait été prise « lors d’une réunion dans le bureau d’Eric Césari, en présence de Guillaume Lambert, de Franck Attal, de Bygmalion, et Fabienne Liadzé, la directrice financière de l’UMP ».

 

Sarko : OK pour une primaire à l’UMP

Sarko : OK pour une primaire à l’UMP

Nicolas Sarkozy devait s’imposer naturellement comme l’unique candidat. Sauf que le message n’a pas pris. Ni politiquement, ni médiatiquement. Alors les sarkozystes ajustent leur communication. Brice Hortefeux, celui qui ne parle jamais sans l’aval de Nicolas Sarkozy, l’expliquait début juin au Monde :  » Une primaire est utile lorsqu’il y a incertitude. Elle devient inutile lorsqu’un choix s’impose naturellement car elle encourage des combats stériles. » Sous-entendu : Nicolas Sarkozy n’est pas de ce niveau-là. Ultra-sarkozyste et co-fondateur de la Droite forte, Geoffroy Didier, quelques jours plus tôt, était sur la même longueur d’onde : « Tout exercice démocratique est salutaire mais si Nicolas Sarkozy décidait librement de revenir à la politique à l’occasion du Congrès UMP, il s’imposerait naturellement comme le prochain candidat à la présidentielle. Les primaires sont saines par principe mais elles peuvent devenir superflues du fait des circonstances politiques. » Mais leur message n’a pas entraîné une vague de soutien parmi les cadres de l’UMP. Au contraire, Bruno Le Maire s’est lancé dans une campagne pour la présidence du parti. Même le très sarkozyste Christian Estrosi s’est déclaré candidat pour la primaire de 2016, sauf si son ami se présente. Roger Karoutchi, proche de l’ancien chef d’Etat et fervent partisan de la primaire, n’a pas changé d’avis. Les « prises de guerre » de Nicolas Sarkozy comme François Baroin ou Gérald Darmanin continuent de rouler pour leur champion, François Fillon et Xavier Bertrand. Du coup, le message a changé. Invité de RTL dimanche, Brice Hortefeux a dit ne pas être « opposé au principe » d’une primaire. « J’ai souvent exprimé des réserves » mais « jamais d’hostilité ». « Si cela permet d’aider à ce qu’il y ait une candidature » unique « de l’opposition, je pense qu’il ne faut rien écarter », a-t-il déclaré. Il y a trois jours, au Talk du Figaro, Geoffroy Didier assurait que la primaire devait « avoir lieu ». En privé, d’autres sarkozyste encore assurent que leur patron devra passer par cette étape, devenue obligatoire. Reste à convaincre Nicolas Sarkozy lui-même.

 

UMP « Piquemillion « : « Lavrilleux un rouage dans une organisation plus large »

UMP «  Piquemillion « : « Lavrilleux un rouage dans une organisation plus large »

Bastien Millot, l’un de ses fondateurs de Bygmalion, explique que l’ancien bras droit de Jean-François Copé « Jérôme Lavrilleux n’a pas monté tout cela tout seul, ni n’avait les capacités pour le faire, il n’a été qu’un rouage dans une organisation plus large ». Un autre cadre de l’entreprise assure que la directrice financière de l’UMP était impliquée.   »On a décidé de jouer cartes sur table avec la justice, tout ce qu’on sait, on l’a dit, comme ça, c’est clair. » Devant les enquêteurs, Guy Alves, le patron de Bygmalion  et son collaborateur Franck Attal, responsable de la filiale Event & Cie, ont assuré qu’outre Jérôme Lavrilleux, Fabienne Liadzé, la directrice des affaires financière de l’UMP, était impliquée dans le système de double facturation. Au JDD, Bastien Millot, proche de Jean-François Copé et fondateur de Bygmalion, explique que « Jérôme Lavrilleux n’a pas monté tout cela tout seul, ni n’avait les capacités pour le faire, il n’a été qu’un rouage dans une organisation plus large ». Devant plusieurs de ses proches, Jérôme Lavrilleux a assuré ces derniers jours que « Eric Cesari et Guillaume Lambert étaient parfaitement au courant ». Ce que ces derniers nient. D’ultimes factures, dont un chèque d’un million d’euros, ont été payées par l’UMP en novembre 2012. Jean-François Copé, alors secrétaire général de l’UMP, a-t-il pu passer à côté de cette affaire pendant toute cette période?

 

2017: « Sarkozy, c’est du passé »( Arlette Grosskost, UMP)

« Sarkozy, c’est du passé »( Arlette Grosskost, UMP)

« Ne regardons pas le rétroviseur, allons de l’avant », lance Arlette Grosskost au cours d’un entretien avec Mediapart diffusé mercredi 11 juin. Dans cette interview vidéo, la députée UMP du Haut-Rhin affirme que « Sarkozy, c’est du passé pour l’instant ». Et d’insister : « Je ne pense pas qu’il faille le revoir sur le devant de la scène. » Si elle reconnaît que l’ancien président de la République « avait une capacité à gouverner extraordinaire », elle rappelle que « les Français l’ont décrié lors du dernier vote » en 2012. Arlette Grosskost estime que donner des conférences « réussit » à Nicolas Sarkozy. « Je lui souhaite qu’il puisse continuer dans cette voie », déclare-t-elle. Et d’après elle, elle n’est « pas la seule » à penser que le retour de l’ancien président n’est pas opportun pour l’UMP. « Je ne suis pas la seule parmi mes collègues, et pas la seule non plus parmi nos électeurs, nos concitoyens et nos sympathisants. » Et si Nicolas Sarkozy parvient à revenir à la tête de l’UMP, et qu’il ne passe pas par la case primaire avant 2017 ? « Je démissionne », répond aussitôt la députée du Haut-Rhin.

Le Maire candidat à la présidence de l’UMP ou le charisme d’une limande

Le Maire candidat à la présidence de l’UMP ou le charisme d’une  limande

Encore une énarque comme candidat à la présidence de l’UMP, celui-là a le charisme d’une limande. Mercredi matin, l’UMP devrait en effet connaître un nouveau candidat pour la présidence, dont le sort se décidera lors du congrès, à l’automne. Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC et BFMTV à 8h30, Bruno Le Maire devrait annoncer,  qu’il brigue la tête du parti. Il n’en faisait déjà pas mystère la semaine dernière. En coulisses, il se préparait à franchir cette étape. Déterminé, il expliquait au JDD :  »Sur le marché du renouveau, je suis le seul. Il faut rompre avec les pratiques politiques du passé. L’hypothèse que j’aille à la présidence de l’UMP est forte. Y compris contre Sarkozy. » Dimanche soir, il glissait sur BFMTV :  »Tout est ouvert, ce n’est pas la peine de se précipiter dans la vie, laissons les choses se faire au bon rythme ». L’ancien ministre de l’Agriculture s’est prévu un véritable plan média pour annoncer sa candidature. Après, il doit filer à Vernon, dans l’Eure, son département, pour un déjeuner militant auxquels plusieurs journalistes sont conviés.

 

UMP : sauvetage provisoire ?

UMP : sauvetage provisoire ?

 

Une bel unanimité pour sauver le parti mais jusqu’à quand ? Premier défi : redéfinir une ligne politique pour arrêter de faire le grand écart entre les libéraux et les populistes réactionnaires. Deuxième défi : gérer le cas Sarkozy. Sans conteste Sarko pourrait obtenir la majorité pour la présidence de l’UMP et au-delà pour se présenter en 2017. Problème toutefois avec ses casseroles juridiques, Sarko risque d’entrainer tout l’UMP vers l’effondrement. Dernier défi mettre fin à la guerre des chefs (prétendants aux hautes fonctions en 2017) L’UMP a donc affiché mardi son unité en s’accordant à l’unanimité sur une période de transition, encore incertaine, qui la mènera d’ici novembre à un congrès de refondation dont les sarcocystes pourraient faire une rampe de lancement pour l’ancien président. Au terme de plus de deux heures de débats, le bureau politique du parti a entériné l’installation d’un « triumvirat » composé des anciens Premiers ministres Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon et doté de larges pouvoirs. Il assurera l’intérim à compter du 15 juin, date effective de la démission du président Jean-François Copé, emporté par l’affaire Bygmalion. Le trio sera assisté du vice-président délégué sortant Luc Chatel au poste de secrétaire général. Le congrès extraordinaire appelé à désigner le futur président du parti aura lieu « au plus tard en novembre ». « Il y a eu un vote unanime sur une résolution qui précise le rôle, la place des anciens Premiers ministres, le calendrier, le périmètre de leur action qui est très important », a dit à Reuters le député Bernard Accoyer. Les trois « sages » ont proposé au bureau politique, qui l’a acceptée, la nomination de Luc Chatel au poste de secrétaire général, précise la motion. Des secrétaires généraux adjoints et un trésorier national seront nommés le 17 juin à leur initiative, lors d’un nouveau bureau politique. D’autres nominations seront actées « sans délai » pour assurer la transition.

L’UMP à vendre (NKM)

L’UMP à vendre (NKM)

 

Finalement il faut tout bazarder à l’UMP, le siège, le nom, les anciens dirigeants sans doute d’après Nathalie Kosciusko-Morizet La présidente du groupe UMP au Conseil de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet dit souhaiter un changement de nom et la vente du siège de l’UMP, dans une interview au Parisien/Aujourd’hui en France publié ce mardi, avant un bureau politique à haut risque. »L’UMP d’aujourd’hui a déçu. Le congrès de l’automne doit être celui de la refondation », déclare l’ancienne porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy. « Je suis favorable à des actes symboliques forts comme le changement de nom de l’UMP. Je souhaite aussi que l’on vende notre siège, rue de Vaugirard. Il est froid, glacial, à présent il rappelle de mauvais souvenirs, et nous avons de toute façon besoin d’argent ». La députée de l’Essonne appelle également à « retrouver l’ADN de l’UMP, c’est à dire privilégier l’alliance entre la droite et le centre pour une alternative majoritaire et une alternative gagnante ». « Nous n’avons plus le droit à l’erreur », martèle NKM. « Il faut tourner la page et ne pas laisser l’UMP aux mains de ceux qui l’ont abîmée ». L’UMP, déstabilisée par le scandale de l’affaire Bygmalion et en proie à une véritable guerre des chefs, doit tâcher de panser ses blessures, lors d’un bureau politique à haut risque aujourd’hui qui doit fixer la date du prochain congrès et désigner une direction intérimaire. Derrière les divergences politico-juridiques entre sarkosyste, copéistes, fillonistes, juppéistes ou non-alignés autour de la future direction du mouvement, se profile le véritable enjeu de la bataille : le nom du candidat UMP à la présidentielle de 2017.

Bygmalion : un juge pour enterrer Sarko et l’UMP

Bygmalion : un juge pour enterrer Sarko et l’UMP

 

L’UMP est cuite comme Sarko. L’UMP ne se relèvera pas de cette affaire d’argent détournée (sans parler de l’argent des parlementaires… et du reste). Hollande, là, va vraiment mettre son énergie (et  » l’indépendance de la justice « ! ) pour enfoncer définitivement Sarko. C’est d’ailleurs la seule stratégie qui lui reste : empêcher Sarko de se présenter en 2017 pur finir deuxième et compter sur le reflexe républicain pour être réélu. Une vrai démarche de putassier ; D’abord il n’est pas certain de finir jusqu’en 2017, ensuite il n’est pas sût d’être choisi aux primaires enfin, il pourrait bien finir troisième même en l’ absence de Sarkozy. La bagarre judiciaire s’annonce donc sanglante comme la bagarre politique à ‘intérieur de l’UMP Pour l’heure, après les perquisitions opérées chez ¬Bygmalion dans le cadre de l’enquête préliminaire, le parquet de Paris n’a pas encore décidé s’il ouvrait ou non une information judiciaire. « Cela va se faire rapidement », indique au JDD un haut magistrat. En attendant, après la double comptabilité saisie chez Bygmalion (nos informations du 1er juin), qui tendrait à démontrer que la campagne présidentielle de 2012 a bel et bien dépassé les plafonds autorisés de 11 millions d’euros, les hommes de l’ancien président affûtent leurs arguments. Ils seront trois en première ligne face à l’enquête judiciaire : le directeur de campagne, Guillaume Lambert, actuel préfet de Lozère ; le trésorier, Philippe Briand, député UMP d’Indre-et-Loire ; et Éric Cesari, l’actuel directeur général de l’UMP. Aucun des trois ne souhaite pour l’heure s’exprimer. Mais les trois, selon leurs proches, entendent démontrer, « le moment venu », que la version jusque-là défendue tant par le copéiste Jérôme Lavrilleux que par les hommes de Bygmalion « cache une autre réalité ». « Il y en a qui ont tout simplement pété les plombs et d’autres qui se sont servis largement », pronostique-t-on, unanimement, dans l’entourage des trois hommes. Ambiance tendue donc… Côté Philippe Briand, le coût réel des 42 meetings de Nicolas Sarkozy à 19 millions d’euros (ventilés ensuite pour 5 millions en officiels et 14 millions via l’UMP, dont 11 millions en fausses factures, selon nos informations du 1er juin) paraît « parfaitement irréaliste ». « Les meetings ont réellement coûté 85.000 euros pour les petits, et 150.000 euros pour les plus gros et pas du tout 250.000 euros et 450.000 euros, ce qui serait délirant », assure un proche du trésorier. « D’ailleurs, ajoute-t-il, ces coûts sont dans la norme, tant de ce qu’a déclaré François Hollande en 2012 que NKM pour sa campagne de Paris en 2014. »

UMP : vers l’implosion

UMP : vers l’implosion

 

L’UMP, après les différents scandales et les luttes appareils, voit son image très dégradée dans l’opinion au point que se pose maintenant la question de son implosion. Même Sarkozy paraît discrédité, ses casseroles et sa piètre gestion du pays ne semblent guère le requalifier pour reprendre la tête de l’UMP et à fortiori pour se représenter en 2017. Ce serait encore du pain béni pour Marine Lepen d’évoquer la litanie des affaires de l’ancien président. Comme aucun leader ne s’impose et que les postions des dirigeants sont complètement contradictoires, on peut penser que l’UMP risque de disparaître. En effet alors que le PS et le président Hollande connaissent une période d’impopularité très importante, l’UMP n’en profite pas. Selon un sondage IFOP publié dimanche par le JDD, seuls 31% des Français pensent que le parti d’opposition a « des dirigeants de qualité » et 26% jugent qu’il est « proche des préoccupations des Français». Dans ce sondage réalisé les 30 et 31 mai, après la crise qui a conduit à la démission de Jean-François Copé de la tête du mouvement, 52% des personnes interrogées sont « plutôt d’accord » avec le fait que le principal parti d’opposition « s’oppose suffisamment au gouvernement » (47% « plutôt pas d’accord »). En revanche, elles ne sont que 31% à juger que l’UMP « a des dirigeants de qualité », contre 69% qui pensent le contraire. En août 2012, 41% des sondés répondaient par l’affirmative, un chiffre qui était ensuite déjà tombé à 33% en novembre de la même année, après la bataille Fillon-Copé pour la présidence du mouvement. Chez les seuls sympathisants UMP, 62% pensent encore que leur mouvement a des dirigeants de qualité, loin toutefois des chiffres de 2012 (86% en août, 76% en novembre). 70% des sondés estiment par ailleurs que l’UMP n’a pas de « projet pour la France » (29% jugent que si, 1% n’ont pas d’avis). Même parmi les sympathisants de l’UMP, ils ne sont que 59% à penser que leur mouvement a un projet pour le pays, alors qu’ils étaient 86% en août 2012 et 89% en novembre de la même année. Enfin seuls 26% des sondés pensent que le parti « est proche des préoccupations des Français » (73% sont d’un avis contraire, 1% ne savent pas). Un chiffre qui remonte 58% pour les seuls sympathisants UMP, bien loin toutefois des 90% d’août 2012 (85% en novembre 2012).

Les français souhaitent la dissolution de l’UMP

Les français souhaitent la dissolution de l’UMP

 

Plus de deux Français sur trois (65%) estiment « plutôt » ou « tout à fait » qu’il faudrait « dissoudre l’UMP pour créer un nouveau parti d’opposition »selon une enquête de OpinionWay pour Clai/metronews/LCI publiée ce vendredi 6 juin. Ils sont 40% à considérer qu’aucun des partis habituels ne  »s’oppose le mieux au gouvernement ».  Pour 34% des sondés, le Front national est la formation politique qui offre la meilleure opposition, loin devant l’UMP, citée par 14% des personnes interrogées. Par rapport à la dernière enquête, remontant à mai 2013, le FN progresse de 13 points et l’UMP chute de 7 points.  Après le FN et l’UMP viennent ensuite le Front de gauche (7%, -11), le MoDem (3%, +1), l’UDI, stable à 2%. Sondage réalisé auprès d’un échantillon de 1.004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus et interrogé par téléphone à domicile du 2 au 4 juin. Méthode des quotas.

 

Sarkozy : un retour casse-cou pour l’UMP

Sarkozy : un retour casse -cou pour l’UMP

Il est clair que l’UMP est englué d’une part dans les affaires, d’autre part dans les divisions ; Il est tout aussi clair qu’aucun leader naturel ne s’impose pour remettre de l’ordre et de la sérénité dans ce pari. D’où le retour possible de Sarkozy qui sans doute parviendrait à s’imposer à l’UMP. Toutefois, pour Sarko, l’UMP n’est qu’un tremplin pour 2017. Or avec toutes les casseroles qu’il traine, Sarko n’est pas du tout sûr d’être autorisé par la justice à se présenter à la présidentielle. Le risque, c’est donc qu’au denier moment un autre candidat UMP se présente et qu’il finisse en troisième position derrière Le Pen et derrière le candidat de gauche (qui ne sera sans doute pas Hollande). L’opération reconquête de l’UMP par Sarko se fait dans la précipitation. Il y a encore peu, Roger Karoutchi évoquait le mois d’octobre pour le retour du chef. L’affaire Bygmalion puis le sondage dans lequel Nicolas Sarkozy a perdu 12 points de popularité, laissant Alain Juppé devenir champion des électeurs de droite, montrent qu’il faut aller vite. Vite dans le calendrier et dans l’exécution. Sarkozy veut prendre l’UMP, la repeindre du sol au plafond et sauter la case primaire. Pour cela, il faut reculer légèrement le congrès prévu pour l’heure en octobre. D’où les remarques de Hortefeux et de Karoutchi pour un report d’un mois de la réunion des militants. Ensuite, il faut flinguer l’idée même d’une désignation par les adhérents du candidat pour la présidentielle de 2017. Hortefeux et Karoutchi ont également commencé à le faire. Sauf que la précipitation donne l’impression que les objectifs ont changé chez Nicolas Sarkozy. L’ex se voyait en recours pour la France. En janvier, il disait que quand on est « Président, on a un devoir ». L’été dernier, devant des parlementaires, il promettait « de ne pas laisser François Hollande et Marine Le Pen en tête-à-tête ». Désormais, il faut avant tout sauver le parti en piteux état. « Même Nicolas n’est pas certain de sauver le parti », s’inquiétait un sarkosyste dans le JDD dimanche. Ses adversaires à l’UMP expliquent qu’il s’agit pour lui de prendre de cours la justice en reprenant un statut politique officiel, en se déterminant comme futur candidat à la présidence de la République.

Sondage UMP : Sarkozy en tête mais contesté

UMP : Sarkozy en tête mais contesté

Nicolas Sarkozy meilleur candidat de la droite mais de plus en plus contesté par l’appareil UMP. Une candidature par ailleurs largement hypothéquée par le nombre de casseroles que Sarko traîne, la dernière étant le financement tde sa  campagne de 2012.  demeure le meilleur opposant à François Hollande et au gouvernement pour 44% des sympathisants de l’UMP devant Alain Juppé (37%), selon un sondage BVA-I>Télé-CQFD et Le Parisien/Aujourd’hui en France publié samedi 31 mai.  A la question, parmi les personnalités suivantes de l’UMP, quel est le meilleur opposant à François Hollande et au gouvernement, Nicolas Sarkozy arrive en tête avec 44%, chez les sympathisants de l’UMP, devançant Alain Juppé (37%) et François Fillon (7%). Sur l’ensemble des Français, en revanche, Alain Juppé arrive en tête (39%) devant Nicolas Sarkozy (23%) et François Fillon (12%). « Juppé semble s’installer en rival de Sarkozy pour incarner l’opposition, alors même que l’ancien président de la République est confronté à un climat affairiste défavorable« , souligne Erwan Lestrohan, directeur d’études chez BVA Opinion. Enfin, les sympathisants de droite souhaitent à 49% que le positionnement politique de l’UMP soit « ni plus ni moins à droite« , 37% « plus à droite », 11% « moins à droite

Affaire « pique millions » -UMP : Copé le tricheur viré

Affaire « pique millions » -UMP : Copé le tricheur viré

Copé viré sans ménagement ; il était temps car l’UMP était prête à imploser. Depuis les tricheries sur son élection à la présidence de l’UMP, le parti de droite ne s’est jamais remis. Copé a donc été viré sans ménagement. Copé aura du mal à faire admettre qu’il n’était pas au courant des fausses factures. Invité du 20h00 de TF1, Copé a demandé aux Français de « ne pas douter » de son « intégrité », affirmant que « des collaborateurs » avaient « abusé de (sa) confiance ». « Une page se tourne, je ferai de la politique autrement », a-t-il dit. « Quand il y a une extrême droite qui peut tout se permettre, toute faiblesse devient une faute », a déclaré Hollande à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles. « Si tous les partis ne sont pas intraitables par rapport à ces questions là, c’est la démocratie qui peut s’en trouver affectée, infectée même », a-t-il ajouté. Jean-François Copé, a tout tenté pour se maintenir à la présidence de l’UMP, poste conquis de très haute lutte en 2012, ferraillant pendant plus de deux heures devant ses pairs réunis en bureau politique depuis 8H30 à l’Assemblée nationale. Mais les ténors comme François Fillon, Xavier Bertrand, NKM ou François Baroin faisaient de son départ la condition sine qua non de la survie du mouvement créé en 2002 par  Jacques Chirac.  Fillon en particulier lui avait demandé de « se mettre en réserve » du parti, faute de quoi il se retirerait de la direction. « Nous n’avons que quelques semaines pour sauver l’UMP du désastre », avait prévenu l’ancien Premier ministre. Un congrès extraordinaire devrait se tenir à Paris le 12 octobre, un an avant la date prévue -une proposition soutenue notamment par la chef de l’opposition à Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet. En attendant ce congrès, trois anciens Premiers ministres – l’actuel favori des sondages, Alain Juppé, le sénateur Jean-Pierre Raffarin et François Fillon – prennent la barre du parti.  Nécessaire pour permettre au mouvement de retrouver sa « sérénité »Alain Juppé Le maire de Bordeaux a salué mardi soir la décision « courageuse » de Copé, nécessaire pour permettre au mouvement de retrouver sa « sérénité », annonçant au passage qu’il ne briguerait pas lui-même la présidence du mouvement lors du congrès. L’UMP a été devancée de quatre points par le Front national aux élections européennes de dimanche et son siège parisien a été perquisitionné toute la nuit de lundi à mardi, dans le cadre de l’enquête Bygmalion.  L’atmosphère du Bureau politique été, selon plusieurs grands élus, « extrêmement violente ».  »Tu as servi tes amis, ça se retourne contre toi ! », a cinglé NKM, tandis que Baroin avertissait : « Nous ne nous serrons plus la main ». L’accusé n’a guère trouvé de soutien, à la rare exception de Nadine Morano ou Renaud Muselier.  J’ai compris, je démissionneJean-François Copé « J’ai compris, je démissionne », a fini par lâcher Copé. « Donnez-moi quinze jours pour régler les affaires courantes », a-t-il demandé, selon un participant au Bureau politique. Le député-maire de Meaux avait convoqué le bureau politique la semaine dernière, afin de faire la lumière sur les relations de l’UMP avec la société de communication Bygmalion, fondée par deux de ses proches, et dont une filiale fait l’objet d’une enquête préliminaire pour faux, abus de biens sociaux et abus de confiance, en raison des montants astronomiques qu’elle a facturés à l’UMP et à Nicolas Sarkozy en 2012.  Selon un grand élu, le nom de Nicolas Sarkozy n’a pas été cité lors du bureau politique. Pourtant « l’affaire Bygmalion, c’est l’affaire des comptes de campagne de Sarkozy », avait accusé la veille l’avocat de cette agence de communication, Patrick Maisonneuve. Lundi 26 mai, le trésorier de campagne de Sarkozy, Philippe Briand, a contesté cette version et Brice Hortefeux, l’un des plus proches de Nicolas Sarkozy, a assuré mardi que l’ex-chef de l’Etat était « très mécontent de voir son nom associé » à la « curieuse actualité » autour de Bygmalion. Auréolée de sa victoire aux Européennes, Marine Le Pen s’est elle réjouie que Nicolas Sarkozy soit désormais « totalement disqualifié ». 

 

Copé : règlements de comptes et trahison à l’UMP

Copé : règlements de comptes et trahison à l’UMP

Ce sera la grande lessive mardi à l’UMP ou Copé sera bien contraint de trahir ses amis de Bygmalion s’il veut sauver sa peau. La « preuve » est entre les mains de Jean-François Copé depuis vendredi après-midi. Un document interne  d’une page et demie. Il a été remis au patron de l’UMP par sa directrice financière  Fabienne Liadzé. En deux pages, Jean-François Copé dispose de toutes les sorties comptables de l’UMP en lien avec la société de communication Bygmalion et de ses filiales entre le 1er janvier et le 30 juin 2012. Selon le JDD, les vérifications internes à l’UMP confirment l’enquête accablante publiée par Libération. Elle détaille les 70 prestations suspectes commandées à l’UMP pour un montant de « 18 millions et quelque ». « Il n’y a aucun doute en interne que la plupart de ces opérations ont été soit surfacturées soit n’ont carrément pas existé », admet au JDD une source très haut placée dans l’appareil néo-gaulliste. Au siège de l’UMP, les règlements de comptes ont commencé. L’ambiance est lourde en attendant les inévitables perquisitions. Sur le plan politique, la semaine s’annonce très tendue pour Jean-François Copé. Conseillé par Jean-Pierre Raffarin, le maire de Meaux va faire ce qu’il faut « faire pour que la gangrène ne l’atteigne pas » selon l’expression d’un proche. Il devrait annoncer les remplacements de son directeur de cabinet Jérôme Lavrilleux et du directeur général des services de l’UMP Eric Cesari. Le sacrifice de deux fusibles sera-t-il suffisant? Pas certain. Mais les barons de l’UMP – les Juppé, Fillon, Le Maire, Bertrand et les autres – s’observent. Pas pressé de renverser un Copé désormais à la tête d’un parti au bord de la banqueroute et abandonné par un nombre croissant de militants. 20% seulement d’entre eux auraient, selon certaines sources internes, renouvelé leur adhésion.

 

UMP- Affaire Bygmalion : d’autres entreprises impliquées

UMP- Affaire Bygmalion : d’autres entreprises impliquées

L’affaire Bygmalion pourrait s’étendre à d’autres entreprises. Soupçonnée d’avoir surfacturé l’organisation de meetings de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, l’entreprise fait l’objet d’une enquête. Cette société, fondée par deux proches de Jean-François Copé, patron de l’UMP, aurait touché au moins 8 millions d’euros pendant la campagne de 2012. La cellule anti-blanchiment de Bercy, Tracfin « a été saisie de vérifications bancaires sur au moins trois sociétés de prestations annexes », selon les informations de M6. Elles auraient fourni du matériel vidéo et de sonorisation à Bygmalion pour des meetings de l’ancien Président de la République. Les dirigeants et les actionnaires de ces entreprises seraient des proches de l’UMP ou de son ancêtre le RPR, explique M6. Le site ajoute que « Tracfin épluche les comptes bancaires de ces entreprises pour s’assurer qu’il n’existe pas « de surfacturations ou de mouvements bancaires anormaux ».

UMP : soupçons de détournements de fonds punblics

UMP : soupçons de détournements fonds

Le groupe du parti au Sénat fait l’objet selon Le Parisien d’une enquête pour détournement de fonds publics. « Face au silence assourdissant des dirigeants de notre parti, il est un moment où les Français, les militants et élus UMP de base disent stop », écrit Lionel Tardy dans une lettre ouverte à Jean-François Copé publiée mardi sur le site de France info. « En vous exprimant depuis le siège de l’UMP, vous avez tenté d’amalgamer une affaire personnelle (affaire Bygmalion), avec les affaires de l’UMP, ce qui a été tout a fait dommageable pour l’image de notre parti », ajoute-t-il. Lionel Tardy s’était déjà livré à une violente charge contre le dirigeant du parti après les nouvelles révélations de la presse sur la société Bygmalion. Dans l’affaire du Sénat, le groupe UMP affirme que les versements effectués au profit d’une association, l’Union républicaine du Sénat (URS), « s’inscrivent dans le cadre de la libre administration des groupes politiques. » « Ils correspondent à la mise à disposition de moyens à ces sensibilités afin qu’elles puissent dans le respect de leur objet social respectif exercer leurs actions politique et législative en complément de l’action menée par le groupe UMP lui-même », écrit-il dans un communiqué. Selon Le Parisien paru mardi, le parquet de Paris a ouvert une information judiciaire pour « détournements de fonds publics », « abus de confiance » et « blanchiment ».

Elections européennes : l’UMP remonte, le PS à 16%

Elections européennes : l’UMP remonte, le PS à 16%

 

Avec un taux d’abstention qui se situe entre 5à et 60%, les sondages varient. Selon un sondage Opinion Way réalisé pour Le Figaro et publié ce vendredi, l’UMP l’emporterait avec 23% des voix lors des élections du 25 mai. Le FN arriverait juste derrière (22%). A neuf jours des élections européennes, l’UMP et le FN sont au coude à coude. Selon un sondage OpinionWay réalisé pour Le Figaro publié ce vendredi, l’UMP arriverait en tête, devant le FN lors des élections du 25 mai, avec 23% des voix contre 22%. Le PS arriverait en troisième (16%), suivi par le MoDem/UDI (10,5 %), les Verts (9 %) le Front de Gauche (8 %), Debout la République (2,5 %) et Nouvelle Donne (2,5 %). « Quand les écarts sont petits, il faut être très prudent », prévient Bruno Jeanbart, directeur des études politiques d’OpinionWay ajoutant que 1 point de résultat aux européennes représente seulement 150 000 voix, soit environ deux fois moins qu’à la présidentielle (360 000 voix). « Cette élection s’annonce une nouvelle fois avec très faible participation, ce qui rend d’autant plus incertains les résultats », avertit-il.

Des meetings « bidon « facturés à l’UMP

Des meetings  »bidon  »facturés  à l’UMP

 

 Libération affirme dans son édition de jeudi que L’UMP a réglé pendant la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 près de 20 millions d’euros à une filiale de Bygmalion, agence de communication dirigée par des proches de Jean-François Copé. Expliquant avoir eu accès aux factures de la filiale Event&Cie, sur la période de janvier à juin 2012, couvrant la campagne présidentielle, Libération insiste en particulier sur les 12,7 millions d’euros versés par l’UMP pour au moins 55 « conventions thématiques » qui ont laissé peu de souvenir aux principaux intéressés. Le journal cite notamment une « conférence sur l’accès au crédit » le 30 mai 2012, trois semaines après la défaite de Sarkozy, facturée 299.000 euros. Or le député UMP Pierre Lellouche, supposé en être le principal intervenant, ne s’y est pas rendu selon ses agendas et ses souvenirs. Libération relève également une conférence salle Gaveau le 14 avril 2012, où il ne semble y avoir ni foule ni invités prestigieux, facturée pour la somme exorbitante de 680.950 euros et consacrée une semaine avant le premier tour à « La France avec les printemps africains – Regards croisés ». « Ont-elles existé? », s’interroge le quotidien à propos des fameuses « conventions ». Au sein du parti, « les cadres interrogés sursautent, voire s’étouffent, à l’énoncé des montants », assure Libération. « Ce sont des francs CFA? » s’étonne un ancien ministre UMP, cité par le journal. Jérôme Lavrilleux, directeur de cabinet de Jean-François Copé, a confirmé à Libération l’existence de « 80 évènements » en 2012 et un chiffre global de 19 millions d’euros versés par l’UMP à Bygmalion pour cette même année. Il affirme avoir les preuves de la tenue de ces réunions sans accepter de les fournir au quotidien, qui évoque l’hypothèse de « frais de campagne déguisés ». Et ce alors que le plafond autorisé pour la campagne était de 22,5 millions d’euros et que les comptes de campagne de M. Sarkozy ont déjà été retoqués. L’avocat de Bygmalion, Me Patrick Maisonneuve conteste dans le journal « toute accusation de surfacturation » et « toute rétrocommission ». Dans son édition du 27 février 2014, Le Point avait affirmé que Jean-François Copé avait favorisé Bygmalion, fondée par deux de ses proches, Bastien Millot et Guy Alvès. L’hebdomadaire évoquait alors une somme de 8 millions d’euros empochée par la société en « charge(ant) la mule sur certaines prestations facturées à l’UMP hors appel d’offres ». Pendant que Bygmalion jouit d’une santé financière « florissante », l’UMP a dû faire appel à ses sympathisants pour éponger les 11 millions manquants après l’invalidation des comptes du candidat Sarkozy, rappelait Le Point. En mars, Jean-François Copé avait dénoncé un « coup monté » et « un tissu de mensonges ». Il avait porté plainte contre Le Point. Event&Cie fait l’objet d’une enquête préliminaire pour faux, abus de biens sociaux et abus de confiance.

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