Archive pour le Tag 'UE'

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UE : nouvelles priorités ? ( Olli Rehn)

UE : nouvelles priorités ? ( Olli Rehn)

Le commissaire aux affaires européennes se réveille et découvre lui auusi que la priorité c’est l’emploi et la croissance. Mieux vaut tard que jamais mais contrairement à ce que dit Olli Rehn  les préoccupations macro ne sont pas contradictoires avec les problèmes micro économiques ; les deux aspects doivent être articulés. Après avoir réglé la crise des dettes souveraines, la zone euro doit se concentrer sur la recherche de nouveaux marchés pour son industrie manufacturière et son secteur tertiaire et s’assurer de son approvisionnement énergétique, a déclaré samedi Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires. L’économie de la zone euro doit renouer cette année avec la croissance après quatre années de crise qui ont conduit à adopter d’ambitieuses réformes institutionnelles, a ajouté Olli Rehn dans une interview à Reuters.  Maintenant que la crise est terminée, les priorités doivent changer, a-t-il insisté. « En jargon économique, il faut passer de la macro à la micro. » « Pour le moment, nous nous sommes occupés de la macro – nous avons stabilisé l’économie européenne. Il est temps maintenant de se concentrer sur le renforcement de la compétitivité économique et l’entrepreneuriat, au nom des créations d’emplois. » Le taux de chômage dans la zone euro est passé de 12% à 11,9% en octobre dernier et il est resté stable depuis lors. Olli Rehn a souligné la nécessité de réduire les tracas administratifs et la paperasse pour les entrepreneurs et de faire de l’Union européenne un vrai grand marché où tous les biens et les services peuvent circuler librement et où les 500 millions d’Européens peuvent travailler. « Au lieu de disputes institutionnelles, nous devons nous concentrer sur des efforts pratiques, concrets, en vue de renforcer la reprise économie et les créations d’emploi en Europe », a-t-il dit. Olli Rehn a également souligné la nécessité d’assurer la sécurité de l’UE en matière énergétique, relevant que certains pays étaient trop dépendants du gaz russe. « C’est un grand défi », a-t-il reconnu.

 

Grande–Bretagne : un Britannique sur deux favorable à une sortie de l’UE

Grande–Bretagne : un Britannique sur deux favorable à une sortie de l’UE

Selon un sondage publié ce dimanche 23 mars par le journal Sun on Sunday, seuls 41% des Britanniques estiment que la Grande-Bretagne doit rester dans l’Union européenne. A l’inverse, 41% des sondés se déclarent favorables à sa sortie. Un autre sondage réalisé pour le journal Mail on Sunday révèle lui que 48% de Britanniques voteraient pour sortir de l’UE dans le cas d’un référendum et 39% se prononceraient pour y rester contre 13% d’indécis. Par ailleurs seuls 20% des sondés estiment que David Cameron peut ménager un meilleur sort à la Grande-Bretagne au sein de l’UE alors que le Premier ministre a promis un référendum sur la question en 2017 s’il est réélu en 2015. Celui-ci promet depuis des mois de tenir un référendum d’ici la fin 2017 s’il est réélu l’année prochaine et se targue d’être le seul grand dirigeant de parti à vouloir demander leur avis au peuple britannique. Sur une échelle de préférence de 27 pays et institutions, le parlement européen – pour le renouvellement duquel des élections vont avoir lieu en mai – n’arrive en outre qu’à la 21e place et l’Union européenne seulement à la 23e place. Dans le classement des préférences, seuls l’Arabie saoudite, l’Iran et la Corée du Nord arrivent derrière le parlement européen.

 

Hausse de 8% des ventes de voitures neuves dans l’UE mais pas en France

Hausse de 8% des ventes  de voitures neuves dans l’UE mais pas en France

 

 

Pour le sixième mois consécutif, les immatriculations de voitures neuves dans l’Union européenne sont en hausse, progressant de 8% sur un an, mais elles sont restées à un niveau historiquement bas, a annoncé mardi l’ACEA.  861.058 véhicules ont été vendus le mois dernier dans les 27 pays de l’UE (hors Malte), selon les données de l’Association des constructeurs automobiles européens. Ceci correspond « au deuxième niveau le plus bas jamais enregistré pour un mois de février depuis 2003″ et le début de la collecte des données dans l’Union élargie.  Parmi les principaux marchés, seule la France s’est inscrite en recul, à -1,4%. A l’inverse, les immatriculations en Grande-Bretagne ont progressé de 3%, de 4,3% en Allemagne, de 8,6% en Italie et de 17,8% en Espagne.  Les groupes automobiles ont aussi connu des sorts différents. Le numéro un européen, Volkswagen, a progressé de 8%. Les américains General Motors et Ford ont aussi connu un bon mois, avec des augmentations de 12,6% et 12,2%. Renault a enregistré un bond de ses immatriculations de 11,7% grâce à sa marque à bas coûts Dacia, tandis que PSA Peugeot Citroën a souffert de la mauvaise tenue de la marque aux chevrons. Ses immatriculations n’ont gagné que 3,6%. Les immatriculations du japonais Toyota ont pris 16,2% sur un an.  Sur les deux premiers mois de l’année, les immatriculations de voitures neuves dans l’UE se sont accrues de 6,6% à 1,8 million. Parmi les principales marques, Renault, Ford et Toyota ont connu des croissances de leurs ventes de plus de 10%.

 

UE: Hollande et Cameron en désaccord sur tout

UE: Hollande et Cameron en désaccord sur tout

 

Il ne faut pas se faire d’illusion les félicitations de Cameron à l’égard du pacte de responsabilité relève de humour britannique ; En fait Hollande et Cameron sont en désaccord sur tout sur la manière de relancer la croissance ( la Grande Bretagne elle a réussi grâce en particulier à la politique très accommandante de la banque centrale), sur la révision des traités européens, sur la bureaucratie de Bruxelles etc. ; En fait t il est même probable que Cameron prépare la sorte de l’Europe via la référendum qui aura lieu avant 2017.  Le président français et le Premier ministre britannique qui se retrouvaient pour la première fois dans le cadre d’un tel sommet bilatéral n’ont pas cherché à cacher leurs divergences lors d’une conférence de presse.  Certes, M. Hollande a pris soin d’indiquer qu’il « respectait parfaitement » le projet de son hôte d’organiser d’ici 2017 un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne, et qu’il partageait son aspiration à une UE « plus efficace ».  Mais « on ne peut pas faire peser sur l’Europe le choix britannique », a tranché le chef de l’État pour qui les réformes souhaitées par Londres en préalable au référendum ne sont « pas la priorité ».   La mise au point n’a aucunement dissuadé M. Cameron de réitérer sa détermination à obtenir des dérogations et des amendements aux traités européens, selon le calendrier qu’il s’est fixé.   »Nous voulons ces changements, nous voulons cette renégociation, cette renégociation impliquera des changements dans le traité », a-t-il martelé.   »Le référendum se tiendra d’ici la fin 2017. Il n’y a aucun doute là-dessus ».  Ce dialogue de sourds avait été précédé d’échanges autrement plus policés.  M. Hollande a ainsi salué « l’accueil exceptionnel » qui lui a été réservé. M. Cameron a salué le pacte de responsabilité de son invité qui « a choisi la bonne voie pour augmenter les investissements et créer des emplois ».  Il a aussi félicité « François » pour « son leadership courageux et déterminé » en Centrafrique et au Mali, et promis un accroissement de l’aide militaire logistique de l’armée britannique à l’armée française.  David Cameron s’est par ailleurs employé à détendre l’atmosphère en relevant « le léger déficit (de son pays) dans la balance commerciale en ce qui concerne le vin, bien que l’industrie viticole britannique soit en train de combler son retard ». Et assuré que le Royaume-Uni « produisait presque autant de fromages que la France ».  Le quotidien des milieux d’affaires Financial Times avait anticipé l’étendue des désaccords dans un éditorial intitulé en franglais « An entente that is not very cordiale ».

UE : compétitivité, croissance et emploi devront attendre

UE : compétitivité,  croissance et emploi devront attendre

 

L’Allemagne serait prête à soutenir enfin la croissance mais en contrepartie d’efforts structurels des pays pour améliorer leur compétitivité. Une sorte de plus forte intégration qui ne plaît pas à la France qui a peur de perdre sa souveraineté  et qu’on la contraigne à engager les reformes nécessaires. Curieux de la part de Hollande  qui voulait contraindre Bruxelles à rééquilibrer austérité et croissance !  C’est l’idée de « contrats » par lesquels les Etats de l’Union européenne s’engageraient à effectuer des réformes structurelles en échange d’un soutien financier a buté lors du Conseil européen de Bruxelles sur les réticences de nombreux pays. Ces « partenariats pour la croissance, l’emploi et la compétitivité » prônés par Berlin mais considérés avec prudence par d’autres, dont Paris, sont au cœur du débat sur l’approfondissement de l’union économique et monétaire (UEM). Ces arrangements engloberaient un large éventail de mesures destinées à favoriser la croissance et l’emploi, notamment en ce qui concerne le marché du travail, l’efficacité du secteur public, la recherche, l’innovation, la formation, etc. Le soutien financier associé à l’engagement dans une telle politique serait destiné à aider le pays signataire à surmonter le coût économique et social initial de telles réformes. Mais ce concept se heurte précisément à la question du financement et de l’équilibre entre nouvelles contraintes et effort de solidarité exigé des autres pays en contrepartie. « Le problème c’est qui apporte les soutiens financiers, et comme cette question n’est pas pour l’instant réglée, il y a une interrogation », a expliqué jeudi soir François Hollande lors d’une conférence de presse en marge du Conseil européen. En tout état de cause, ces soutiens ne peuvent être financés par le budget européen, ni par une éventuelle « capacité budgétaire » dont serait dotée la zone euro, dans la mesure où ces arrangements concerneraient potentiellement toute l’UE, a fait valoir le président français. Il a estimé que la Banque européenne d’investissement pourrait jouer un rôle d’accompagnement. Mais il se dit surtout favorable, comme le président du Conseil italien Enrico Letta, à la possibilité de recourir à l’emprunt – ce qu’il appelle une « capacité financière ».  

 

UE : Un accord avec l’Ukraine en échange de 20 milliards !

UE : Un accord avec l’Ukraine en échange de 20 milliards !

 

En échange d’un accord commercial avec l’Union européenne, l’Ukraine veut 20 milliards. En fait une sorte de chantage de la part de l’Ukraine qui avait récemment renoncé à cet accord commercial à la demande de la Russie.  Une manière aussi de se désengager du conflit interne où les opposants à Poutine occupent la rue. La question est de savoir si l’accord est réellement commercial ou politique et s’il sera respecté. . L’Ukraine signera donc   »bientôt » un accord d’association et de libre-échange avec l’Union européenne, a annoncé jeudi le Premier vice-Premier ministre ukrainien Serhiy Arbouzov, alors que l’opposition continue à manifester à Kiev. Le ministre s’est rendu à Bruxelles avec une délégation comprenant notamment le ministre des Finances et le chef de la banque centrale, pour solliciter une aide financière de la part de Bruxelles en échange de la signature de l’accord, auquel Kiev avait brutalement renoncé le mois dernier. Le commissaire européen chargé de l’Elargissement, Stefan Füle, avec lequel s’est entretenu le Premier vice-Premier ministre ukrainien, s’est engagé à fournir une aide financière et à aider l’Ukraine à négocier un emprunt auprès du FMI, en cas de signature de l’accord par Kiev. Il n’a pas évoqué de montants précis si ce n’est que l’aide de l’UE deviendrait « de plus en plus importante ». Il a souligné que si l’Ukraine s’engageait clairement à signer l’accord, l’UE préparerait une feuille de route pour sa mise en oeuvre. Serhiy Arbouzov n’a pour sa part pas donné de date prévisionnelle pour la signature de l’accord. « L’Ukraine signera bientôt cet accord d’association avec l’Union européenne, prenant en compte les intérêts stratégiques nationaux », a-t–il simplement déclaré. « Nous devons aider l’Ukraine à restaurer rapidement la confiance, non seulement de ses citoyens mais aussi des investisseurs et des créanciers internationaux, en une économie stable et prévisible », a déclaré Stefan Füle aux journalistes. Mercredi, le Premier ministre ukrainien Mikola Azarov a déclaré qu’il avait demandé 20 milliards d’euros à l’UE pour compenser le coût de la signature de l’accord commercial.

 

UE : un nouveau fonds pour les crises bancaires

UE : un nouveau fonds pour les crises bancaires  

 

La mise sur pied d’un dispositif d’accompagnement des restructurations des banques de la zone euro est un volet incontournable du projet d’union bancaire ébauché en réponse aux crises financières traversées par la zone euro depuis 2008. Le projet actuellement sur la table prévoit qu’un « conseil de résolution unique », alerté par la Banque centrale européenne (BCE) des difficultés d’une banque de la zone euro, préparerait un plan de restructuration, à charge pour la Commission européenne de décider de déclencher ou non celui-ci. Le rôle de la Commission est un des points durs des discussions, l’Allemagne refusant qu’elle ait le dernier mot. « Je n’ai pas d’idéologie sur cette question », a dit le commissaire européen au Marché intérieur, Michel Barnier. « Si on trouve une meilleure idée que la Commission pour appuyer sur le bouton, pourquoi pas. » D’autres sujets font aussi problème. Ainsi, les Allemands s’inquiètent de la base juridique du futur mécanisme et du financement d’éventuelles restructurations pendant la phase de montée en puissance du Fonds unique de résolution abondé par les banques dont il sera doté ce mécanisme. « Ce fonds doit bénéficier d’un filet de sécurité financier (…) et ce back stop, dans l’état de ce qui existe aujourd’hui, ce doit être le mécanisme européen de stabilité (MES) », a dit lundi soir le ministre français de l’Economie, Pierre Moscovici.

Sommet UE: Merkel fait son show électoral devant Hollande et l’union européenne

Sommet UE:  Merkel fait son show électoral devant Hollande et l’union européenne

 Désormais c’est officiel, c’est bien Merkel qui dirige l’Europe. Elle réuni les 27 pour faire semblant de répondre à la préoccupation du chômage des jeunes ; décision :  on reverra la question en novembre ! Avec un tout petit plan de 6 milliards ! Deuxième point elle a imposé son point de vue sur les négociations entre l’Europe et les Etats Unis, négociations que Hollande voulait suspendre. La chancelière Angela Merkel, en campagne électorale, a donc reçu mercredi ses partenaires européens pour une nouvelle réunion sur le chômage, qui s’est soldée par des promesses de mesures concrètes… d’ici quelques mois. La rencontre, un grand raout de tous les ministres de l’Emploi de l’UE, de 18 chefs d’Etat et de gouvernement et nombre d’autres personnalités européennes, a permis de dégager une position commune sur un tout autre sujet : le début des négociations de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis, sujet qui a parasité le sommet après un différend entre Paris et Berlin sur la marche à suivre.  Il a finalement été convenu que, malgré les révélations fracassantes sur l’espionnage des Américains, les négociations commenceraient bien la semaine prochaine comme prévu.  Sur le chômage des jeunes, « la priorité la plus urgente » en Europe à l’heure actuelle selon le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, les participants ont affirmé avoir beaucoup avancé et convenu de se retrouver pour une réunion du même type à Paris en novembre.   »Nous voulons nous mettre nous-mêmes un peu la pression, nous avons créé des attentes », a déclaré Mme Merkel lors d’une conférence de presse.   »Nous avons une obligation d’avancer, une obligation de résultat », a affirmé comme en écho M. Hollande, tandis que le président du Parlement européen Martin Schulz a prévenu qu’à moins de tenir ses promesses sur le chômage, l’Europe risquait « une rupture systémique ».  Les responsables européens ont discuté de formation, d’accès au crédit des PME, de mobilité des jeunes, ainsi que du meilleur moyen d’utiliser les fonds européens à disposition. Il s’agissait d’un « échange de bonnes pratiques », devant permettre aux pays concernés de puiser de l’inspiration dans ce qui se fait ailleurs. Autriche, Danemark ou encore Pays-Bas ont notamment expliqué leurs modèles.  Les 27 pays de l’UE avaient déjà confirmé la semaine dernière le déblocage rapide de 6 milliards d’euros supplémentaires pour lutter contre un chômage dramatique par endroits, mais l’UE a bien d’autres moyens à disposition, a précisé la chancelière, avec notamment les fonds sociaux et structurels européens. La Banque européenne d’investissement va en outre étoffer son programme de crédits aux PME, a déclaré la ministre de l’Emploi allemande Ursula von der Leyen.  Son rival dans la course à la chancellerie, Peer Steinbrück, a accusé la chancelière de « faire de la campagne électorale sur le dos de 6 millions de chômeurs ».   »Tout ce qu’elle fait, c’est par rapport à des principes et des réalités électorales », admettait-on dans l’entourage du président français.  Mme Merkel a également à coeur de restaurer l’image de l’Allemagne, vue dans le Sud de l’Europe comme directement responsable de la misère économique de par son intransigeance sur le redressement des finances publiques.  Plusieurs syndicats européens ont tenu à faire entendre leur voix, en organisant un événement à proximité de la chancellerie. « Puisqu’ils ont réussi à trouver des solutions pour les banques, aujourd’hui c’est pour les jeunes qu’il faut trouver des solutions », a martelé Emilie Trigo, du syndicat français Unsa, lors de cette manifestation parallèle à laquelle participaient environ 300 jeunes venus de toute l’Europe.  La présidente lituanienne Dalia Grybauskaité, dont le pays préside depuis lundi l’UE, a toutefois prévenu que « la dimension sociale, la question sociale, ne (pouvait) être résolue que par les gouvernements nationaux ».  Elle veut éviter à tout prix « que certains gouvernements aient une excuse pour ne rien faire en pensant que l’Europe va les aider ».

 

 

Négociations UE-Etats-Unis : Hollande se couche

Négociations UE-Etats-Unis : Hollande se couche

 

Comme d’habitude Hollande a un discours pour la France et un discours pour Bruxelles. Sa menace sur les négociations Europe Etats-Unis n’aura pas tenu longtemps. Il s’est couché devant l’Allemane et la commission. En fait la même attitude que celle adoptée pour le pacte budgétaire. En France on le conteste, à Bruxelles on le signe. Un double langage qui discrédite la parole de la gouvernance française aux yeux de nos partenaires. La France, qui voulait retarder l’ouverture des négociations sur un accord de libre échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis en raison des accusations d’espionnage formulées contre Washington, s’est ralliée mercredi à un compromis qui permettra aux pourparlers de débuter la semaine prochaine. Devant le refus de l’Allemagne et de l’immense majorité des partenaires européens de Paris d’envoyer ce signal négatif aux Etats-Unis, un groupe de travail euro-américain sur les activités des services de renseignement sera créé simultanément. « Il ne peut pas y avoir d’ouverture de négociations commerciales sans qu’il y ait dans le même temps, à la même date, l’ouverture de discussions et de vérifications avec les Etats-Unis sur l’activité des services de renseignement américains dans nos pays et la protection des données privées », a déclaré le président français à Berlin à l’issue d’une réunion européenne consacrée à l’emploi des jeunes. La France avait pourtant toute la journée de mercredi défendu une position ferme à la suite d’articles du Guardian et du Spiegel qui ont fait état d’un programme d’espionnage mené par l’Agence nationale de sécurité (NSA), notamment sur des pays européens. La porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, avait déclaré lors de son compte rendu du conseil des ministres présidé par François Hollande qu’il serait « sage » de reporter de 15 jours l’ouverture des discussions commerciales. « Il ne s’agit pas d’arrêter les négociations sur l’accord de libre échange avec les Etats-Unis », avait-elle dit. « En revanche, il nous paraît sage de les suspendre temporairement, de les suspendre pour une durée de 15 jours sans doute, pour éviter toute polémique et le temps d’obtenir les informations que nous avons demandées. » Le ministre français des Affaires étrangères avait ensuite abondé dans le même sens lors des questions au gouvernement à l’Assemblée, même si la France ne pouvait pas s’opposer à l’ouverture des négociations lundi prochain, la Commission négociant sur ce dossier au nom des Vingt-Huit.

 

Négociations UE-Etats-Unis : report selon Fabius

Négociations UE-Etats-Unis : report selon Fabius

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a jugé mercredi inopportun de commencer les négociations commerciales entre Washington et l’Union européenne dans le climat de « méfiance » provoqué par les allégations d’espionnage d’institutions de l’UE par les Américains.  L’accord transatlantique est un accord très important, pour les Etats-Unis, très important pour l’Europe. Commencer à en discuter dans un climat de méfiance ne serait évidemment pas opportun », a déclaré Laurent Fabius, devant les députés français.  Dans la matinée, la porte-parole du gouvernement français Najat Vallaud-Belkacem avait jugé « sage » de les suspendre pour une durée de quinze jours « pour éviter toute polémique », le temps d’obtenir les informations demandées à Washington sur l’espionnage des institutions européennes.   »Pour qu’on puisse commencer à négocier, il faut le faire dans un climat de confiance, c’est l’évidence », a insisté à son tour Laurent Fabius. « Or comment peut-on avoir un véritable climat de confiance, alors qu’on ne sait même pas si les délégations seraient ou non espionnées ? ».

 

UE- Chômage des jeunes: du bla-bla

UE- Chômage des jeunes: du bla-bla

 

Encore une rencontre entre Merkel et Hollande pour pas grand-chose. Cette fois sur le chômage des jeunes ; certes des mesures d’adaptation sont nécessaires pour l’entrée sur le marché du travail (exemple le développement de l’apprentissage mais la France n’a pas besoin de l’Europe pour l’encourager) ; sans croissance supplémentaire, on voit mal ce qui pourrait changer , ce n’est surtout pas le mini plan européen de 6 milliards qui fera évoluer significativement la situation de jeunes demandeurs d’emplois ; Le chômage des jeunes (actifs de moins de 25 ans) européens est actuellement l’un des sujets de préoccupation majeur des dirigeants du Vieux Continent. Après avoir été placé en une de l’agenda du sommet européen des 27 et 28 juin dernier, une conférence lui est consacrée, ce mercredi 3 juillet, à Berlin. A cette occasion, la chancelière allemande, Angela Merkel reçoit une vingtaine partenaires européens, dont François Hollande. Une conférence commune entre les deux dirigeants européens est ainsi programmée pour 17h15. « La grande conférence de Berlin est le moyen de commencer à partager avec précision nos expériences concrètes sur les mesures qui fonctionnent », a déclaré Angela Merkel dans une interview publiée par six quotidiens européens dont Le Monde. Elle y affirme que le chômage des jeunes est le « problème européen le plus pressant ».  Berlin souhaite pouvoir présenter à l’automne des mesures concrètes pour aider les quelque 6 millions de jeunes Européens au chômage, au moyen de fonds européens qu’il s’agira d’utiliser « de la manière la plus ciblée possible ». Le gouvernement allemand conçoit la réunion de mercredi comme un « échange de bonnes pratiques » où chacun pourra expliquer ce qui marche bien chez lui et permettre aux autres d’y puiser de l’inspiration. « Les Allemands, forts de ce qu’ils ont vécu après la Réunification en matière de baisse du chômage via des réformes structurelles, peuvent aujourd’hui apporter leur expérience », assure la chancelière. « Il ne saurait y avoir de génération perdue », poursuit-elle, reprenant l’expression fétiche de Martin Schulz, le président du Parlement européen, qui avait alerté dès mars dernier l’opinion sur la montée du chômage des jeunes. Lors d’une récente visite à Berlin, Barack Obama avait également évoqué cette « génération perdue » de jeunes chômeurs européens.  Ce qui a poussé les dirigeants européens à agir. Vendredi dernier, les 27 se sont entendus pour débloquer 6 milliards d’euros très rapidement pour cette cause. Fin mai, Angela Merkel et François Hollande avaient présenté une initiative commune « qualifiée d’offensive pour l’emploi des jeunes », à laquelle la réunion de mercredi fait écho. « Notre intérêt à nous c’est de montrer que la France et l’Allemagne sont d’accord pour travailler ensemble », explique-t-on dans l’entourage du président. De source diplomatique française, une autre réunion de même nature devrait être organisée à Paris dans les mois qui viennent.

 

UE : taxe Tobin au rabais

UE : taxe Tobin au rabais

S’exprimant devant le Parlement européen, Algirdas Semeta a dit qu’il préférait voir le taux de cette taxe être revu à la baisse pour les transactions sur des produits tels que les obligations souveraines plutôt que d’arriver à une exemption pure et simple. Ces déclarations pourrait permettre de remettre sur les rails un projet qui a suscité des divisions au sein même des 11 pays qui en ont adopté le principe -France, Allemagne, Italie, Espagne, Autriche, Portugal, Belgique, Estonie, Grèce, Slovaquie, Slovénie. « La Commission est prête à examiner les suggestions allant dans le sens d’une introduction de la taxe avec des taux moins élevés pour des produits de segments de marché spécifiques », a dit Algirdas Semeta, ajoutant que ce taux pourrait être revu par la suite. « Aussi bien les obligations souveraines que les fonds de pension devrait être visés par la directive. Toutefois, pour ces deux catégories de produits, un taux réduit (…) pourrait être une bonne manière d’aller de l’avant et devrait être examinée. » A la fin du mois de mai, un responsable proche des négociations sur la taxe avait dit à Reuters que les pays européens envisageaient de réduire radicalement la portée de cette taxe, avec notamment un taux effectif qui serait divisé par 10 par rapport au projet initial. De hauts fonctionnaires européens pensaient que la taxe sur les transactions financières permettrait de lever jusqu’à 35 milliards d’euros par an. Mais ce calcul prenait pour base une taxe représentant 0,1% de la valeur des transactions boursières concernées alors que, suivant la dernière mouture du projet, elle serait ramenée à 0,01%, avaient expliqué des responsables. La France et l’Italie ne souhaitent pas voir cette taxe s’imposer également aux transactions sur fonds d’Etat, craignant que cela décourage les investisseurs. En cas d’adoption d’une taxe au rabais, ce serait une victoire pour les banques et les intermédiaires financiers qui ont jeté toutes leurs forces dans la bataille contre le mécanisme.

 

UE : l’inutile Barnier attaque l’inutile Montebourg

UE : l’inutile Barnier attaque l’inutile Montebourg

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L’inutile Barnier dont la seule action d’éclat  aura été de proposer à plusieurs reprises la création d’une agence de notation européenne (aussi de ne plus noter les Etats !), proposition balayée à chaque fois s’en prend au tout aussi inutile Montebourg (qui cependant n’avait pas tort de déclarer que Barroso était le carburant du FN). . les déclarations d’Arnaud Montebourg qui accusait José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, d’être « le carburant du Front national », n’en finissent pas de faire parler d’elles. Une attaque « absurde et injuste » selon Michel Barnier.  »Il y a une différence claire entre la ligne du chef de l’Etat, qui est claire, la même que celle de François Mitterrand ou Jaques Delors, et celle d’un ministre », ajoute le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services, au micro de Jean-Michel Aphatie sur RTL, ce vendredi 28 juin. « Il y a un problème, il y a une crise, il y a des crises, il y a de grandes menaces et nous avons à les affronter en même temps », énumère l’ancien ministre de l’Agriculture. « La question est de savoir si on les affronte ensemble ou chacun chez soi« , précise-t-il.  L’Europe n’est donc pas responsable des maux de la France. « Tous ceux qui disent que c’est la faute de Bruxelles affaiblissent la France parce que la France reste le premier actionnaire de l’Europe », assure Michel Barnier, avant de lancer : « Attaquer l’Europe, c’est attaquer la France ». « La France et l’Europe vont ensemble depuis 60 ans. Ce n’est pas une option d’être européen et en même temps qu’être patriote », assure l’ancien ministre. Et le commissaire européen de recommander « à certain ministres d’avoir comme livres de chevet le rapport Migaud et le rapport Gallois : tout y est ». Pour lui, la France doit s’engager dans des réformes nécessaires. « La France a obtenu deux années supplémentaires (pour ramener son déficit public à 3%). Ce ne sont pas deux années de répit mais deux années de réformes », jure Michel Barnier. « Le gouvernement doit avoir le courage politique de faire ces réformes et l’opposition doit avoir le courage de les soutenir », conclut-il.

 

UE : chômage jeunes et PME, encore des mesurettes

UE : chômage jeunes et PME, encore des mesurettes

 

 

 

Un problème, une réunion, des mesurettes. Méthode classique de l’union européenne incapable de prendre la question centrale de la croissance à bras le corps. Cette fois pour les jeunes , quelques milliards pour les envoyer en formation et des mesurettes aussi pour les PME Les dirigeants de l’Union européenne se sont mis d’accord dans la nuit de jeudi à vendredi à Bruxelles sur les modalités d’un plan de lutte contre le chômage des jeunes et de mesures pour faciliter le financement des PME. Ce Conseil européen a également validé l’accord conclu dans la matinée entre ses négociateurs et le Parlement européen sur le cadre budgétaire de l’Union européenne pour 2014-2020, malgré un ultime débat sur le « rabais » britannique. La France s’est pour sa part félicitée d’avoir obtenu une réécriture de la recommandation de la Commission européenne sur les réformes structurelles à entreprendre, en particulier pour assurer l’équilibre du système de retraites. Les Vingt-Sept ont accepté de concentrer sur 2014 et 2015 six milliards d’euros de crédits budgétaires européens initialement prévus pour sept ans, afin de financer un mécanisme garantissant à de jeunes chômeurs européens de retrouver un emploi, un stage, une formation ou un apprentissage. Selon la Commission européenne, le taux de chômage des moins de 25 ans atteint 23,5% en Europe -six millions de personnes. Experts et économistes jugent l’enveloppe de six milliards d’euros très insuffisante. Pour répondre à cette objection, les dirigeants de l’UE ont décidé qu’elle pourrait être complétée, au-delà de 2015 par des crédits dégagés grâce à la flexibilité introduite dans la gestion des lignes budgétaires de l’Union. « La flexibilité signifie qu’il y aura substantiellement plus d’argent disponible que les six milliards », a dit à la presse le président du Conseil, Herman Van Rompuy, qui a évalué la totalité des sommes ainsi disponibles à huit milliards d’euros. Le président français a pour sa part déclaré que les Vingt-Sept avaient décidé de consacrer en priorité à l’emploi des jeunes « toutes les marges de manœuvre supplémentaires qui pourront être dégagées à partir de 2015-2016″. « Ce qui veut dire qu’en réalité nous aurons non seulement les six milliards mais sans doute deux à trois fois plus de crédits européens pour lutter contre le chômage des jeunes » sur l’ensemble de la période 2014-2020, a ajouté François Hollande. La Banque européenne d’investissement (BEI) financera pour sa part des infrastructures d’apprentissage et d’enseignement supérieur, la formation des jeunes et des prêts étudiants, a également dit le président français. Ce programme sera concentré sur les régions de l’UE où le taux de chômage des jeunes est supérieur à 25%. Pour la France, a souligné François Hollande, cela représentera 600 millions d’euros en 2014-2015, pour 300.000 jeunes. La BEI, dont le capital a été augmenté de 10 milliards d’euros dans le cadre du pacte de croissance conclu il y a un an par les Etats membres de l’UE, sera aussi mise à contribution dans un plan d’investissement et de financement des PME. Il s’agit de dégager 50 à 100 milliards d’euros de prêts aux PME par des mécanismes alliant effet de levier et garantie de ces crédits par les fonds structurels européens. Trois scénarios plus ou moins complexes sont proposés. Le choix sera fait en octobre. « A mes yeux, le meilleur est celui qui est mis en oeuvre le plus vite possible », a estimé François Hollande. « Il vaut mieux faire simple et tout de suite. »

 

UE : « Un sommet inutile, avec des chefs de gouvernement inutiles » (Cohn Bendit)

UE : « Un sommet inutile, avec des chefs de gouvernement inutiles » (Cohn Bendit)

Le sommet de Bruxelles, exceptionnellement court, s’est achevé sans décision concrète, ni sur l’énergie ni sur la fiscalité. Pour lutter contre la fraude et l’évasion fiscale, les 27 se sont mis d’accord pour concrétiser l’échange automatique d’informations d’ici la fin de l’année. Mais pour Daniel Cohn-Bendit, co-président du groupe Verts au Parlement européen, le Conseil européen s’est borné à un simple exercice de communication.  En fait, Les dirigeants européens ne sont pas parvenus mercredi à lever les obstacles pour lutter efficacement contre la fraude fiscale, mais tablent sur un accord d’ici la fin de l’année pour une levée partielle du secret bancaire.  A l’issue d’un sommet inhabituellement court, les 27 n’ont pas pris de décision concrète mais ont établi un calendrier. Ils pourront ainsi se présenter moins désunis au G8 qui se tiendra mi-juin en Irlande du Nord.  Il y a « un consensus sur la révision de la directive épargne », qui devrait élargir le champ d’application de l’échange automatique d’informations sur les revenus de l’épargne. « Le Conseil appelle à son adoption avant la fin de l’année », a déclaré le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, à l’issue du sommet.   »C’est un très, très grand pas en avant », a estimé la chancelière allemande, Angela Merkel.   »Dès le mois de juin, l’Europe fera en sorte de favoriser les échanges automatiques d’information », a déclaré le président français François Hollande. Ensuite, quoi qu’il arrive, « la directive épargne sera adoptée à la fin de l’année », a-t-il assuré.  Le Luxembourg et l’Autriche bloquaient depuis 2008 l’adoption de cette directive révisée, arguant qu’ils voulaient avant tout être traités sur un pied d’égalité avec d’autres pays comme la Suisse.  Mercredi, les deux pays ont montré des signes de bonne volonté.   »D’ici la fin de l’année, je pense que nous aurons l’échange automatique d’informations et que des règles supplémentaires seront mises en place avec les pays tiers » comme la Suisse, a déclaré le chancelier autrichien, Werner Faymann, dont le pays est pourtant un farouche défenseur du secret bancaire.  Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a déclaré que pour son pays, le plus important était l’ouverture de négociations avec les pays tiers, parmi lesquels se trouvent aussi le Liechtenstein, Monaco, Andorre et Saint-Marin.  Les négociations avec ces cinq pays ne sont « pas une pré condition », a affirmé M. Juncker, qui a rappelé que son pays avait déjà accepté début avril d’appliquer l’échange automatique d’informations à partir du 1er janvier 2015 sur certaines données bancaires.  Les négociations avec les pays comme la Suisse « vont commencer dès que possible pour faire en sorte que ces pays continuent d’appliquer des mesures équivalentes à celles appliquées dans l’UE », selon les conclusions du sommet. Les discussions seront menées par la Commission européenne. Elle fera par ailleurs des propositions en juin pour élargir encore le champ de l’échange automatique d’informations à d’autres revenus des particuliers.  Concernant la fiscalité des entreprises, « il est tout à fait décisif qu’il y ait une lutte contre l’optimisation fiscale », qui « n’est rien d’autre que la recherche de la fiscalité zéro pour un certain nombre de groupes », a indiqué M. Hollande lors de sa conférence de presse.  Une polémique enfle sur l’absence d’harmonisation fiscale internationale, qui permet à des multinationales comme Google ou Amazon de payer des impôts dérisoires.   En dépit de ces avancées, le sommet de mercredi n’est que de la « gesticulation », a lancé l’eurodéputé belge Philippe Lamberts (Verts). Selon lui, « il n’y a clairement pas de volonté politique » d’avancer sur le dossier fiscal et le risque est grand que le sommet de décembre ne débouche sur rien.  Sur l’autre sujet du sommet, l’énergie, les chefs d’Etat et de gouvernement ont affiché leur volonté d’unir leurs efforts pour réduire leur facture énergétique. « Nous pouvons faire beaucoup de choses si nous agissons ensemble », a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso.  L’UE vise un triple objectif: garantir des prix abordables pour les clients, réduire la facture des importations et assurer une production domestique continue, mais elle se retrouve confrontée à ses contradictions.   »Les dirigeants de l’UE veulent faire plus d’Europe avec moins d’argent. Il faut qu’ils expliquent comment ils comptent faire », a estimé un responsable européen sous couvert de l’anonymat.

 

UE – Evasion fiscale : on ne parlera pas des multinationales

UE – Evasion fiscale : on ne parlera pas des multinationales

Le sommet européen parlera uniquement de la fiscalité des particuliers mais pas des multinationales. Sujet à la fois complexe et délicat eu égard aux relations entre pouvoir économique et pouvoir politique. « Nous n’avons pas l’intention de parler d’harmonisation de l’impôt sur les sociétés », a confié un diplomate européen. Et ce, en dépit de la polémique suscitée par les déclarations du président du conseil d’administration de Google, Eric Schmidt, et des révélations sur les pratiques du groupe informatique Apple pour contourner l’impôt.  Eric Schmidt a admis dimanche que « le droit fiscal international gagnerait très vraisemblablement à être réformé ». « Au moment où des familles doivent se serrer la ceinture », la fiscalité des entreprises « est à juste titre un sujet brûlant », écrit-il dans une tribune, tout en assurant que son groupe respectait la loi.  Google et d’autres groupes américains comme Amazon ou Starbucks sont sous le feu des critiques au Royaume-Uni car ils y payent peu voire pas d’impôts sur leurs milliards de livres de bénéfices gagnés dans le pays, grâce à des artifices comptables.  Aux Etats-Unis, une commission d’enquête parlementaire a mis en cause le complexe réseau de filiales étrangères utilisé par Apple pour contourner le paiement d’impôts sur des dizaines de milliards de dollars de bénéfices.   »Nous ne dépendons pas d’artifices fiscaux » et « ne dissimulons pas d’argent dans des paradis fiscaux », s’est défendu le patron d’Apple, Tim Cook, lors d’une audition mardi au Sénat américain. n »Ces abus doivent cesser de manière urgente », a réagi mardi Michael Jenning, un porte-parole de la Commission européenne. « Nous voulons des mesures qui rendent plus difficile aux entreprises le recours à des montages fiscaux », a-t-il poursuivi, même si l’exécutif européen reste impuissant sur ces dossiers qui requièrent l’unanimité des 27 Etats membres.  La Commission européenne avait relancé au printemps 2011 une proposition qui prévoyait de créer une « assiette commune pour l’impôt des sociétés », c’est-à-dire un régime unique pour le calcul du revenu imposable des entreprises exerçant leur activité dans l’UE.  Actuellement, les sociétés doivent se soumettre à 27 législations et traiter avec autant d’administrations fiscales. Mais ce projet est encore dans les cartons.  En cause notamment la position de l’Irlande, régulièrement accusée de faire le jeu des multinationales en proposant un impôt sur les sociétés particulièrement bas, de seulement 12,5% alors que la moyenne dans la zone euro est de 23%. D’après l’enquête parlementaire américaine, certains groupes comme Apple négocient même un taux encore plus bas, de moins de 2%.   »Nous avons un système fiscal tout à fait transparent », s’est récemment défendu le ministre des Finances, Michael Noonan, dont le pays occupe la présidence de l’UE jusqu’à fin juin.  En outre, « si des entreprises étrangères, notamment américaines, sont attirées par l’impôt sur les sociétés en Irlande, il y a des critères bien plus importants: le fait que nous parlions anglais, que nous soyons dans la zone euro », a-t-il plaidé.  Dans ce contexte, l’heure est plus à un nouvel « élan » pour lutter contre les montages fiscaux, en espérant que le thème de l’harmonisation des taux d’imposition des sociétés s’impose progressivement, a indiqué une source diplomatique.  Sur la table, figurent des propositions de Bruxelles rendues publiques fin 2012 qui encouragent les Etats membres à renforcer leurs conventions en matière de double imposition, pour empêcher que les entreprises échappent à l’impôt.

 

Télécoms : enquête UE sur le dumping chinois

Télécoms : enquête UE sur le dumping chinois

 

Le commissaire européen au Commerce extérieur a pour la première fois mis en cause nommément les équipementiers télécoms chinois Huawei et ZTE pour violation des règles de la concurrence, tard vendredi soir à New York.Karel De Gucht a confirmé que Bruxelles était prête à lancer une enquête formelle sur les violations présumées des règles antidumping et antisubventions afin de protéger un secteur « stratégique » pour l’économie de l’Union européenne. « Huawei et ZTE pratiquent le dumping de leurs produits sur le marché européen », a déclaré le commissaire européen au cours d’un entretien exclusif accordé à Reuters. Les noms des fabricants de téléphones mobiles Huawei et ZTE avaient été cités à Reuters par des sources communautaires après l’annonce d’un accord de principe sur l’ouverture d’une enquête, mercredi. Huawei nie toute violation des règles de la concurrence. « En Europe et partout ailleurs, Huawei respecte toujours les règles et nous gagnons des parts de marché et la confiance de nos clients grâce à notre technologie innovante et la qualité de nos services, plus qu’avec les prix et les subventions », a dit l’équipementier chinois dans un communiqué envoyé par courriel à Reuters. La Chine s’est dite prête à riposter à toute enquête de l’UE, initiée -fait exceptionnel- par la Commission européenne et non par les professionnels concernés. Les équipementiers européens Ericsson, Alcatel-Lucent et Nokia Siemens Networks, qui souffrent des importations à bas prix de leurs homologues chinois, ont en effet dit craindre des représailles de la part de Pékin. Le président de Huawei pour l’Europe de l’ouest a néanmoins mis en cause ses concurrents européens dans une interview accordée au China Daily. « Certaines sociétés européennes ont imputé leurs pertes aux sociétés chinoises, mais elles ont parfois résulté de leur propre paresse », a déclaré Tao Jingwen.

 

Guerre commerciale : Chine et UE s’affrontent

Guerre commerciale : Chine et UE s’affrontent

La réplique de la Chine est tombée vendredi après la proposition mercredi de la Commission européenne de taxer en moyenne à 47% les panneaux solaires chinois importés en Europe, accusés de laminer injustement les acteurs européens du secteur.  Pékin a annoncé une enquête antidumping sur « certains tubes sans soudure utilisés à haute température et haute pression importés de l’Union européenne, du Japon et des Etats-Unis », selon le ministère chinois du Commerce.  Jeudi, la très officielle agence de presse Chine nouvelle a, dans un commentaire, mis en garde l’Union européenne contre un « retour de bâton » après sa proposition de taxes de la veille.   »L’idée que la Chine va rester inactive et accepter les taxes les bras croisés n’est tout simplement pas réaliste », a écrit Chine nouvelle.  Ces deux importants acteurs du commerce mondial ont plusieurs dossiers de contentieux sur la table et font chacun face à leurs difficultés économiques: récession en Europe, et ralentissement en Chine, assorti d’un affaiblissement tendanciel de la balance commerciale.  Les deux entités s’opposent sur le libre accès au marché chinois, la défense des droits de propriété intellectuelle, ou encore la taxation en Europe de la pollution provoquée par les compagnies aériennes.  Illustration de ces relations compliquées: l’UE, qui veut ouvrir des négociations de libre-échange avec les Etats-Unis, le Canada et le Japon, n’est pas pressée d’en entamer avec la Chine, préférant déjà avancer sur un projet de traité bilatéral d’investissement qui marque le pas.  Vendredi, l’annonce de Pékin a provoqué un recul de la cotation de l’action d’un groupe français de tubes sans soudures, Vallourec, mais celui-ci s’est voulu rassurant, affirmant que moins de 1% de son chiffre d’affaires serait concerné.  Ces manoeuvres protectionnistes font office de cadeau de bienvenue au nouveau patron l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le brésilien Roberto Azevedo, représentant des pays émergents chargé de débloquer des négociations de libéralisation au point mort. M. Azevedo a été désigné mercredi. Il sera formellement nommé la semaine prochaine et prendra ses fonctions le 1er septembre.  Le choix d’un représentant des pays émergents pour diriger cette institution embourbée dans des antagonismes puissants a suscité un certain espoir.   »L’OMC est capable de s’ajuster, de se transformer en fonction des grandes évolutions de l’économie mondiale et notamment de ce grand basculement qu’on a connu au cours des dernières années et que la crise a accéléré, entre les pays avancés comme l’Europe ou les Etats-Unis et les pays émergents », a jugé mercredi le dirigeant sortant, le français Pascal Lamy.  Pour autant, ceci ne devrait pas changer la donne entre ces deux blocs de pays, selon lui. « Ce serait aller un peu loin parce que comme ces prédécesseurs, le directeur de l’OMC doit être neutre », a-t-il dit.  Chine et UE ont elles aussi salué sa désignation, Chine nouvelle ajoutant que « personne ne devrait ignorer que les efforts d’Azevedo pour relancer les négociations commerciales et combattre les mesures protectionnistes nuisibles ne pourront réussir que si les puissances économiques mondiales se rallient derrière lui et résolvent leurs divergences ».

 

UE: la BCE va superviser les banques

UE: la BCE va superviser  les banques

La BCE aura le pouvoir  d’encadrer dès la mi-2014 toutes les banques de la région, un premier pas vers la création d’une véritable union bancaire au sein de l’UE.  « Il s’agit d’une étape fondamentale vers une véritable union bancaire qui doit restaurer la confiance dans les banques de la zone euro et assurer la solidité du secteur bancaire », a déclaré Michel Barnier, le commissaire européen au Marché intérieur et aux Services. L’accord intervient toutefois alors même que le projet de taxation des dépôts bancaires à Chypre pour renflouer le système financier du pays vient souligner les difficultés persistantes du secteur. Pour le ministre irlandais des Finances Michael Noonan, dont le pays assure jusqu’en juin la présidence tournante de l’Union, « le superviseur unique est l’élément clé de l’union bancaire et une étape vitale pour briser le cercle vicieux entre les banques et les souverains ».  L’accord prévoit que la BCE supervisera toutes les banques dont les actifs dépassent 30 milliards d’euros ou 20% du produit intérieur brut (PIB) de leur pays d’origine. La prochaine étape de la construction de l’Union bancaire devrait être la création d’un mécanisme et d’un fonds uniques de « résolution » destiné à gérer le démantèlement éventuel d’établissements en grande difficulté en lieu et place des Etats. Mais la réticence de plusieurs pays, Allemagne en tête, à alimenter un tel fonds pourrait poser problème. Pour Paul De Grauwe, économiste à la London School of Economics, le projet de taxation des dépôts à Chypre illustre d’ailleurs le manque de soutien de certains Etats à la mutualisation des ressources nationales.  « C’est un coup presque fatal porté à l’union bancaire », a-t-il dit. « L’élément clé de l’union bancaire, c’est un système qui permet de s’aider mutuellement et de partager les coûts quand une crise bancaire se produit dans un pays donné. Mais la volonté d’y parvenir est absente. »

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Budget de l’UE: un accord possible mais avec des coupes budgétaires

Budget de l’UE: un accord possible mais avec des coupes budgétaires

 

Un accord sera finalemenet trouvé (même avec retard) mais avec de sérieuses coupes budgétaires comme le voulait le  premier ministre britannique soutenu en faiat par la chancelière Merkel. Pour la France les réductions de budget se feront sur les retombées de la PAC.  La partie est loin d’être jouée et tout le monde s’attend à de longues et difficiles négociations jusqu’au bout de la nuit de jeudi à vendredi, voire jusqu’à samedi.  Elles risquent de faire passer à la trappe les autres sujets inscrits à l’ordre du jour du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement.   »Si le temps nous est donné », le président François Hollande voudrait parler avec ses pairs de la situation au Mali, après l’intervention des forces françaises. Les dirigeants européens devraient également parler de la stratégie pour aider au suivi des Printemps arabes, et évoquer l’accord de libre-échange à négocier, notamment avec les Etats-Unis.  Il faudrait pour cela que les 27 s’entendent rapidement sur le budget européen. « Il y a urgence à trouver un accord », a averti le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, dans sa lettre d’invitation.  Il va mettre sur la table une nouvelle proposition dès l’ouverture du sommet. L’enveloppe serait de 960 milliards d’euros pour les crédits d’engagement, qui correspondent au plafond autorisé, et de 900 milliards d’euros pour les crédits de paiement, soit les dépenses effectives. La taille est sévère: 13 milliards en moins sur les engagements et 43 milliards en moins pour les paiements par rapport à sa proposition de novembre.  C’est ce que demandait le Premier ministre britannique David Cameron, qui ne raisonne qu’en termes de crédits de paiement, plus compréhensibles pour les citoyens. C’est également ce que souhaitait la chancelière allemande Angela Merkel.  Les coupes vont porter sur l’enveloppe destinée aux projets d’infrastructures, les frais de fonctionnement des institutions, les moyens d’actions du controversé Service d’action extérieure, mais aussi sur les budgets pour la Recherche et l’Innovation, l’aide au développement et l’aide destinée aux citoyens européens les plus pauvres.  Le Parlement européen a dit non. François Hollande, venu présenter mardi sa vision de l’Europe aux députés, a été mandaté pour refuser un tel compromis. « Vous demandez à un socialiste d’empêcher les conservateurs de faire un mauvais budget », a-t-il lancé aux élus du Parti populaire européen, qui l’avaient invité à user de son droit de veto. « Mais mon devoir est de rechercher un compromis », a-t-il expliqué.  Toute la négociation jeudi va consister à remonter la proposition de M. Van Rompuy afin de trouver un équilibre entre les positions les plus radicales et les lignes rouges du Parlement européen.  Un accord est donné pour certain. Outre l’image désastreuse pour l’Europe, un nouvel échec ferait des perdants, à commencer par l’Allemagne qui joue un milliard d’euros, soit le montant du rabais obtenu sur sa contribution pour la période 2007-2013.  La France et le Royaume-Uni en revanche pourraient se satisfaire d’une absence d’accord. Le rabais obtenu par Londres est inscrit dans les traités. Pour Paris, ce serait l’assurance de conserver le même niveau pour les aides agricoles, ce qu’elle n’a pas obtenu avec le projet de compromis sur la table.

 

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