Archive pour le Tag 'UE'

Le chef militaire d’Al Qaïda tué par la France

Le chef militaire d’Al Qaïda tué par la France

 

Pendant que les militaires maliens engagent des négociations avec certains rebelles présents dans les régions proches de l’Algérie, la France, elle, mène des opérations de grande envergure contre les terroristes. Non seulement la force Barkhane  a tué il y a quelques jours une cinquantaine de djihadistes mais  hier encore une dizaine ;  en plus elle a tué le chef militaire de la branche sahélienne d’Al Qaïda, le Malien Bah ag Moussa, au cours d’une opération aéroportée menée mardi soir dans le nord-est du Mali, annonce vendredi la ministre des Armées, Florence Parly. De quoi contrarier un peu plus les négociations entre le gouvernement militaire du Mali et les terroristes. Des négociations condamnées par la France.

L’ancien officier de l’armée malienne, également connu sous le nom de Bamoussa Diarra, était un lieutenant d’Iyad Ag Ghali, le chef touareg du Rassemblement pour la victoire de l’Islam et des musulmans (RVIM), lié à Al Qaïda.

“Cadre historique de la mouvance djihadiste au Sahel, Bah ag Moussa est considéré comme responsable de plusieurs attaques contre les forces maliennes et internationales”, dit Florence Parly dans un communiqué qui salue “un succès majeur dans la lutte contre le terrorisme”.

La ministre des Armées précise que “d’importants moyens de renseignement ainsi qu’un dispositif d’interception composé d’hélicoptères et de troupes au sol” ont été mobilisés.

Cette intervention a été lancée alors que vient de s’achever une opération d’envergure de la force Barkhane et ses alliés africains et européens contre les groupes liés à Al Qaïda et à l’Etat islamique dans la zone dite des “trois frontières”, pendant laquelle des dizaines de djihadistes ont été tués.

Bah ag Moussa avait déserté l’armée malienne dès 2012 pour rejoindre la rébellion et fonder avec Iyad ag Ghali le groupe djihadiste Ansar Dine, devenu RVIM (ou GSIM ou JNIM, selon l’acronyme retenu) à la faveur d’une fusion avec Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et d’autres groupes islamistes.

Trêve douanière US–UE : nouveau chantage américain

Trêve douanière US–UE : nouveau chantage américain

 

Les États-Unis ressortent l’éternel dossier des aides passées des Etats au secteur aéronautique pour lever les sanctions douanières prises vis-à-vis de l’union économique. On sait que le même reproche de soutien illégal est fait par l’union économique à Boeing.

L’OMC a jugé que les allègements fiscaux dont a bénéficié Boeing étaient infondés et que les prêts bonifiés obtenus par Airbus auprès des Etats européens l’étaient également. Airbus comme Boeing disent depuis s’être conformés aux décisions rendues par l’organisation internationale.

Un porte-parole de la Commission a par ailleurs indiqué que l’Union européenne avait adressé en juillet 2019 une première proposition globale aux Etats-Unis qui a été actualisée en septembre. Cette proposition portait sur les problèmes en cours et le soutien futur au secteur aéronautique.

“La première réaction américaine nous est parvenue à la fin de la semaine dernière. C’est la première fois que nous recevons une réponse de la part des Etats-Unis sur des éléments de fond de notre proposition. Nous avons désormais donné notre réponse et nous sommes prêts à poursuivre ces discussions”, a-t-il déclaré.

La proposition américaine a peu de chances d’être acceptée par l’UE qui semble prête à imposer de nouveaux droits de douane à l’issue d’une réunion de l’OMC prévue le 26 octobre.

L’organisation internationale avait rendu en octobre dernier un jugement similaire en faveur des Etats-Unis, les autorisant à appliquer des droits de douane sur 7,5 milliards de dollars d’importations en provenance de l’UE, dont le vin français, le fromage italien et le whisky écossais.

Le litige entre Boeing et Airbus, le plus important jamais traité par l’OMC, remonte à 16 ans plus tôt et pèse sur les relations commerciales entre l’Europe et les Etats-Unis, s’étendant à de multiples secteurs allant du luxe à l’agriculture.

Pour les analystes, chaque camp cherche avec ces propositions à renforcer ses positions avant une éventuelle négociation.

Accord UE-Mercosur : la France dit non

Accord UE-Mercosur : la France dit non

En raison notamment des préoccupations environnementales la France s’oppose à l’accord commercial prévu entre l’union économique et le Mercosur. D’autres éléments de nature économique ont également été pris en compte dans la mesure où ils constituent  des distorsions de concurrence.

. « Sans améliorations sur la lutte contre la déforestation, la reconnaissance du travail de nos agriculteurs et le respect de nos normes, la France s’oppose et continuera à s’opposer au projet d’accord », ajoute-t-il.

S’il suit jusqu’au bout les recommandations du rapport d’experts, Paris devrait inviter Bruxelles à revoir sa copie dans ses négociations d’accords commerciaux en prenant mieux en compte le développement durable dans les évaluations d’impact ; de clarifier le principe de précaution ; d’attribuer au respect de l’Accord de Paris sur le climat le statut de clause essentielle ; d’introduire de nouvelles disciplines environnementales à portée commerciale et de positionner le mandat de négociation commerciale de la Commission dans les réflexions sur la taxe carbone à la frontière.

Investissements Chine-UE : la Chine pressée !

Investissements Chine-UE : la Chine pressée !

La Chine voudrait conclure d’ici la fin de l’année. Le chef de la diplomatie chinoise, Wang Yi semble en effet désormais très pressé que son pays passe un accord avec l’union européenne sur la question des investissements réciproques. En cause, évidemment le problème du contrôle économique de certaines activités dans chacune des zones et la crainte européenne que la Chine procède à des détournements de technologies voir même de subventions.

 

D’un certain point de vue, les critiques de l’union européenne sont assez proches de celles des États-Unis vis-à-vis de la Chine. Ce qui explique que les négociations en cause durent maintenant depuis longtemps. Il est curieux que le chef de la diplomatie chinoise place au même rang la nature des ouvertures politiques dans chacune des zones. Témoin ce propos : « Nous avons tous deux des traditions d’ouverture politique, importantes pour éviter que la bureaucratie ne s’enlise dans des détails techniques », a-t-il ajouté un peu comme si les démocraties étaient de même nature !

 

Chinois et Européens négocient depuis sept ans cet accord sur la protection des investissements étrangers entre l’Union européenne et la Chine, qui rejoint nombre de préoccupations soulevées par les États-Unis dans leur guerre commerciale contre la Chine: respect de la propriété intellectuelle, fin des transferts de technologie imposés aux firmes étrangères et des subventions aux entreprises publiques chinoises.

De ce point de vue on peut se réjouir que  Jean-Yves Le Drian « ait  rappelé les graves préoccupations de la France quant à la dégradation de la situation des droits de l’Homme en Chine, en particulier à Hong Kong et au Xinjiang », région du nord-ouest de la Chine peuplée en particulier de Ouïghours, une minorité majoritairement musulmane et de langue turcique, où Pékin est accusé de graves atteintes aux droits de l’Homme, ce que Wang Yi a réfuté dimanche.

 

UE Accord du 21 juillet : quel esprit européen ?

UE Accord du 21 juillet : quel esprit européen ?

 

Dans une tribune au « Monde », L’économiste Bruno Alomar donne une lecture profondément pessimiste du plan de relance européen du 21 juillet qui ne résout rien aux problèmes fondamentaux de la construction européenne .

Tribune.

 

La cause est entendue : l’accord trouvé de haute lutte par les chefs d’Etat et de gouvernement européens le 21 juillet a sauvé l’Union européenne (UE). Face à une crise économique d’une ampleur inédite en temps de paix, les gouvernants européens ont consolidé le projet européen en posant une pierre d’angle à la constitution d’une Europe fédérale : le principe d’émission d’une dette en commun.

A l’issue d’un sommet à propos duquel certains ont parlé de « moment hamiltonien », en référence à l’étape essentielle que la République des Etats-Unis d’Amérique a connu sous l’influence d’Hamilton à la fin du XVIIIe siècle [Alexander Hamilton (1757-1804), premier secrétaire au Trésor des Etats-Unis], conscients et heureux du travail accompli, tous les participants sont retournés dans leur pays avec le « V » de la victoire : la France et l’Allemagne, qui ont sauvé le couple franco-allemand et l’UE dans un même geste ; les pays « frugaux », qui estiment avoir obtenu les garanties de conditionnalité suffisante de la part des pays dispendieux du Sud ; les pays de l’est européen, notamment la Hongrie, qui estiment que l’accord n’empiétera pas sur leur système politique ; les pays du Sud, exsangues, qui pensent avoir sauvé et leur économie et leur honneur, pour des raisons strictement inverses à celles que les « frugaux » ont en tête. Que dire de plus ?

Bien sûr, tout ceci pourrait être regardé avec ironie. Certains esprits chagrins souligneraient qu’en fait de « nouveau monde », rien de plus éculé – et inquiétant pour ceux qui aiment l’Europe – qu’un sommet à l’issue duquel tout le monde se félicite.

Un solde de tout compte

D’autres esprits chagrins rappelleraient qu’en fait d’« esprit européen », l’une des plaies de l’UE, c’est-à-dire l’existence du « rabais » britannique, a survécu au Brexit et que le relais a été passé aux « frugaux », pérennisant une pratique contraire à l’esprit européen.

Tout indique que le schisme Nord-Sud né avec la crise de la dette souveraine du début des années 2010, est une fracture puissante, pérenne, au même titre que le schisme Est-Ouest sur les questions migratoire et de société

D’autres encore insisteraient sur la réduction du budget 2021-2027 qui a été nécessaire, dont les victimes essentielles auront été, triste paradoxe, en pleine crise du Covid-19 et alors que le thème de la souveraineté fait florès, les questions de santé et de défense.

 

Plan relance UE : la France recevra 40 milliards d’euros mais en paiera 90 !

Plan relance UE : la France recevra 40 milliards d’euros mais en paiera 90 !

Le ministre de l’économie se félicite de ce plan de relance qui va permettre à la France de toucher 40 des 400 milliards de subventions prévues. Il oublie simplement de préciser que ces subventions ne sont pas financées et qu’il incombera aux Etats d’en supporter le coût. ( la perspective de taxe carbone aux frontières comme les taxes des grands numériques étant complètement illusoires comme ressources suffisantes). Or en fonction de la contribution habituelle de la France à hauteur de 22 % budget européens (30 % pour l’Allemagne) , la part de financement de ces subventions va correspondre environ 90 milliards pour la France. D’ailleurs Macron au pire moment de la négociation à clairement affirmer que les états frugaux ( rigoureux) étaient mal placés pour justifier leur réticence  » car c’est l’Allemagne et la France qui vont pour l’essentiel financer le plan », ce qui est exact et pour plus de la moitié.

Ces subventions, « ça veut dire 40 milliards d’euros de subventions pour la France (…) et surtout qui sont immédiatement disponibles », a affirmé naïvement le ministre sur Franceinfo.

« Parce que (…) la relance c’est maintenant, il n’y a pas un instant à perdre », a-t-il insisté, précisant que cet argent contribuera à financer le plan de relance français de 100 milliards d’euros sur deux ans. Les grandes lignes avaient été dévoilées la semaine dernière par le Premier ministre Jean Castex, comprenant une enveloppe de 40 milliards d’euros pour le développement de l’industrie et 20 milliards pour la transition écologique.

Le détail du plan de relance sera présenté en conseil des ministres dans un mois. « Le dernier temps de la relance, c’est le plan de relance que je présenterai au Conseil des ministres du 24 août », a déclaré M. Le Maire sur Franceinfo.

Déjà, sur la transition écologique, le ministre a exprimé sa volonté d’y consacrer « 30% » du plan de relance, soit 30 milliards d’euros », indiquant travailler sur le sujet avec la ministre de l’Ecologie Barbara Pompili. On se demande bien comment le ministre de l’économie trouve ce chiffre de 30 milliards !

 

 

« UE: plan de relance écologique de grande envergure »

« UE:  plan de relance écologique de grande envergure »

Encore un écolo par ailleurs économiste qui s’enflamme à propos du plan de relance européenne qu’il repeint sans doute un peu trop en vert.  L’économiste Simone Tagliapietra, dans une tribune au « Monde », estime que le plan de relance signé à Bruxelles par les 27 pays de l’Union européenne (UE) constitue une percée significative pour l’écologisation des politiques européennes. Et les exemples qu’il cite comme les réseaux électriques intelligents ou les infrastructures de recharge des voitures électriques ne paraissent guère convaincants.

 

«  Il a fallu 91 heures de négociations, mais le plan de relance de l’Union européenne est maintenant une réalité. Et il est écologique. Le 21 juillet, les dirigeants européens se sont mis d’accord sur un total de 1 800 milliards d’euros visant à relancer l’économie européenne affaiblie par retombées socio-économiques du Covid-19. Ces 1 800 milliards ne constituent pas seulement un plan de relance d’envergure. C’est aussi le plan, de relance le plus écologique au monde.

Les dirigeants européens ont introduit l’objectif d’allouer au climat 30 % du montant total des dépenses de l’UE. Cela signifie que, sous différentes formes et à différents moments, entre 2021 et 2027, environ 547 milliards d’euros de fonds européens seront mis à disposition pour la transition écologique sur tout le continent. Ce montant est significatif, car il représente environ un quart des investissements nécessaires pour poursuivre les objectifs du « pacte vert » européen et il peut susciter des investissements supplémentaires de la part des gouvernements et du secteur privé.

C’est notamment le cas des « investissements structurels », tels que les réseaux électriques intelligents ou les infrastructures de recharge des voitures électriques, qui sont nécessaires pour débloquer les investissements du secteur privé dans les énergies propres et la mobilité. L’accord comprend également un engagement pour réactualiser l’objectif de réduction des émissions de l’UE pour 2030 d’ici à la fin de l’année 2020.

C’est important, car le relèvement de l’objectif actuel indique que la trajectoire de décarbonisation de l’UE se dirige résolument vers la neutralité climatique d’ici à 2050. Et c’est essentiel pour donner une indication claire à tous les acteurs du marché sur la vitesse de la transition écologique en fonction de laquelle les décisions d’investissement peuvent être prises aujourd’hui.

Ursula von der Leyen, présidente de l’exécutif européen, s’est engagée à faire passer l’objectif de réduction des émissions de l’UE de 40 % à 50-55 % par rapport aux niveaux de 1990. De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel a récemment soutenu cette initiative, s’engageant à utiliser sa présidence tournante de l’UE pour y parvenir. L’engagement des dirigeants européens renforce à présent ce processus, qui pourrait également permettre à l’UE de montrer l’exemple lors des négociations des Nations unies sur le climat qui se tiendront à Glasgow (Ecosse) en 2021, où les pays devront présenter leurs nouveaux engagements de réduction des émissions pour 2030 dans le cadre de l’accord de Paris de décembre 2015.

Plan relance UE : la France pourra demander 40 milliards d’euros de subventions mais en paiera 90 !

Plan relance UE : la France pourra demander 40 milliards d’euros de subventions mais en paiera 90 !

Le ministre de l’économie se félicite de ce plan de relance qui va permettre à la France de toucher 40 des 400 milliards de subventions prévues. Il oublie simplement de préciser que ces subventions ne sont pas financées et qu’il incombera aux Etats d’en supporter le coût. ( la perspective de taxe carbone aux frontières comme les taxes des grands numériques étant complètement illusoires comme ressources suffisantes). Or en fonction de la contribution habituelle de la France à hauteur de 22 % budget européens (30 % pour l’Allemagne) , la part de financement de ces subventions va correspondre environ 90 milliards pour la France. D’ailleurs Macron au pire moment de la négociation à clairement affirmer que les états frugaux ( rigoureux) étaient mal placés pour justifier leur réticence  » car c’est l’Allemagne et la France qui vont pour l’essentiel financer le plan », ce qui est exact et pour plus de la moitié.

Ces subventions, « ça veut dire 40 milliards d’euros de subventions pour la France (…) et surtout qui sont immédiatement disponibles », a affirmé naïvement le ministre sur Franceinfo.

« Parce que (…) la relance c’est maintenant, il n’y a pas un instant à perdre », a-t-il insisté, précisant que cet argent contribuera à financer le plan de relance français de 100 milliards d’euros sur deux ans. Les grandes lignes avaient été dévoilées la semaine dernière par le Premier ministre Jean Castex, comprenant une enveloppe de 40 milliards d’euros pour le développement de l’industrie et 20 milliards pour la transition écologique.

Le détail du plan de relance sera présenté en conseil des ministres dans un mois. « Le dernier temps de la relance, c’est le plan de relance que je présenterai au Conseil des ministres du 24 août », a déclaré M. Le Maire sur Franceinfo.

Déjà, sur la transition écologique, le ministre a exprimé sa volonté d’y consacrer « 30% » du plan de relance, soit 30 milliards d’euros », indiquant travailler sur le sujet avec la ministre de l’Ecologie Barbara Pompili. On se demande bien comment le ministre de l’économie trouve ce chiffre de 30 milliards !

«UE: la questions des égoïsmes nationaux». (Dacian Ciolos*)

«UE: la questions des égoïsmes nationaux». (Dacian Ciolos*)

Dacian Ciolos est député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe depuis 2019. ancien Premier ministre de Roumanie, il  insiste sur la question des égoïsmes nationaux.  ( l’Opinion)

 

 

« Wir schaffen das ! Nous y arriverons ! En prononçant ces mots le 31 août 2015, la chancelière allemande Angela Merkel n’avait sans doute pas mesuré l’ire que cette formule allait déclencher à l’extrême droite de l’échiquier politique, ni la frilosité de ses partenaires à répondre à son appel.

Néanmoins, pour bon nombre d’Européens, cette main tendue et cette volonté sans faille de faire passer les valeurs d’accueil et de solidarité avant une gestion étroite et égocentrée d’un pays avait réchauffé le cœur et donné de la fierté de porter les couleurs européennes, bien au-delà des frontières allemandes.

Alors que l’Allemagne vient de prendre la présidence tournante de l’Union, les défis de ces six prochains mois sont au moins aussi grands, sinon plus, que ceux de la crise migratoire de 2015. Déjà, l’extrême droite se tient en embuscade pour souffler sur les braises des drames humains générés par la crise économique, qui suit la crise sanitaire du coronavirus. Déjà, les plans sociaux se succèdent à la Une des journaux.

A nouveau, il s’agit de faire passer nos valeurs et nos principes avant nos égoïsmes nationaux pour construire une réponse solidaire et efficace. Sous l’impulsion notamment de la France et du Parlement européen, s’est dessiné un plan de reconstruction unique en son genre, fondé sur une volonté de solidarité financière sur plusieurs décennies, entre Européens, pour relever les défis de la crise, symbolisé par l’émission de dette commune. Ce sursaut de solidarité doit maintenant avoir un écho au-delà des frontières franco-allemandes ou des portes du Parlement européen et transcender les clivages qui divisent trop souvent nos Etats membres.

Avant d’ajuster les chiffres pour remporter l’assentiment de chacun, les Vingt-sept devront s’entendre sur des principes qui traduisent une vision de l’avenir commun de nos pays

Conditionnalité. La tentation pourrait exister de se focaliser sur les chiffres, rabais et chèques, qui font partie du rituel classique d’une négociation budgétaire dans la dernière ligne droite. Toutefois, on ne fonde pas une politique sur une approche comptable, mais sur une vision et des valeurs partagées. Avant d’entamer la ligne droite permettant d’ajuster les chiffres pour remporter l’assentiment de chacun, les Vingt-sept devront s’entendre sur des principes qui traduisent une vision de l’avenir commun de nos pays. La conditionnalité des fonds à l’Etat de droit en est une. Le développement de ressources propres permettant de donner une véritable autonomie et souveraineté budgétaire à l’Europe en est une autre.

Bien entendu, Charles Michel, qui porte les négociations budgétaires européennes depuis des mois, le sait parfaitement : ces deux principes, Etat de droit et ressources propres sont battus en brèche, notamment par le président hongrois Viktor Orban ou la Pologne du PiS. Ces deux régimes préfèrent tirer les bénéfices à court terme de l’Union sans aucun engagement de long terme. Mais, encore une fois, et comme le Président du Conseil le fait depuis le début de son mandat, les valeurs doivent venir avant les chiffres, et toute inversion des valeurs doit être fermement rejetée. Et c’est en cela – être solide sur nos valeurs – que le renfort de la présidence allemande de l’UE sera attendu.

Dacian Ciolos est député européen, président du groupe centriste et libéral Renew Europe depuis 2019. Il est ancien Premier ministre de Roumanie. Sa chronique «Europa» est publiée en alternance avec celle de Manfred Weber, président du groupe PPE, chaque dimanche sur lopinion.fr et le lundi dans le journal. »

UE: une discussion « sans tabou » avec la Turquie ?

UE: une discussion « sans tabou » avec la Turquie ?

La France estime que l’Union européenne doit ouvrir une “discussion de fond sans tabou ni naïveté” sur ses relations avec la Turquie, a déclaré mercredi le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian.

Les relations entre Paris et Ankara se sont dégradées ces dernières semaines, notamment sur le conflit en Libye ou les explorations turques de gisements gaziers en Méditerranée orientale.

Visiblement la France ne parvient pas à entamer de véritables négociations quant au partage  du pouvoir à intérieure  de la Libye. La France est accusée par la Turquie (soutenue par la Russie ) d’aider une  faction et la même accusation est  portée contre la France concernant l’autre tendance. Pas sûr que l’union européenne se sorte mieux de ce bourbier que la France elle-même car s’il y a des intérêts économiques, il y a aussi des intérêts géo stratégiques soutenus notamment par la Russie. “La France estime indispensable que l’Union européenne ouvre très vite une discussion de fond, sans tabou, sans naïveté sur les perspectives de la relation future de l’UE avec Ankara et que l’UE défende fermement ses propres intérêts car elle en a les moyens”, a déclaré Jean-Yves Le Drian lors de la séance des questions au gouvernement devant le Sénat.

“Il faut des clarifications sur le rôle que la Turquie entend jouer en Libye où j’estime que nous assistons à une syrianisation de la Libye puisque l’intervention militaire de la Turquie se fait par des supplétifs syriens”, a-t-il poursuivi.

La Turquie, qui soutient en Libye le gouvernement d’entente nationale, a estimé mardi qu’Emmanuel Macron souffrait de “trous de mémoire” dans le dossier libyen.

Plongée dans le chaos depuis 2011, la Libye est divisée en deux camps rivaux entre le gouvernement d’entente nationale (GEN) dirigé par Fayez el Sarraj, qui siège à Tripoli et qui est reconnu par la communauté internationale, et un gouvernement parallèle soutenu par le maréchal Khalifa Haftar, dans l’Est.

Le 25 juillet 2017, une réunion interlibyenne sous l’égide du gouvernement français se tient au château de La Celle, en présence du président de la République, Emmanuel Macron, et du ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian ; la réunion se conclut par la signature d’un accord entre Fayez el-Sarraj et le maréchal Haftar qui s’engagent à un cessez-le-feu en Libye19. Le 17 décembre 2017, deux ans après la signature des accords de Skhirat, le maréchal Haftar affirme que le mandat du Conseil présidentiel, reconnu par la communauté internationale, mais qu’il n’a jamais reconnu, a pris fin20.

Considéré comme l’homme fort de l’Est libyen, il retourne fin 2017 la situation politique à son avantage, ses forces contrôlant une grande partie du pays, au détriment du gouvernement d’entente nationale.

 

Ces deux camps sont soutenus officiellement ou officieusement par des puissances régionales – la Turquie pour le GEN et la Russie, l’Egypte ou encore les Emirats arabes unis pour le maréchal Haftar.

Economie UE : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Economie UE  : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Si le principe semble maintenant acquis après l’accord entre Merkel et Macron restent à en finir définir les modalités ce qui est loin d’être le cas notamment concernant le montant des aides, des prêts et des conditions de gestion budgétaire que certains pays exigent. Les pays d’une nord  sont très réticents à accorder des sortes de subventions à des pays considérés comme irresponsables sur le plan budgétaire. Ces pays visés sont l’Italie mais aussi l’Espagne, la Grèce et la France qui voudrait bien s’inviter, elle aussi, à cette nouvelle modalité de financement des emprunts pour éviter d’avoir à subir une augmentation de taux d’intérêt de la part des agences de notation.

Dans sa «lettre d’invitation» au sommet, le président du Conseil européen, Charles Michel, estime qu’«un consensus se fait jour» sur la nécessité d’un tel plan et sur le fait qu’il devra «être financé par des emprunts» communs. Mais les divergences restent nombreuses, qu’il s’agisse de son montant, de sa durée, de l’équilibre entre prêts et subventions, des critères de répartition des aides, ainsi que de la délicate question d’une «conditionnalité», c’est-à-dire la contrepartie (par exemple des réformes) réclamée à un Etat en échange de ces fonds.

 

Partisans d’une plus grande rigueur financière, les quatre «frugaux» réclament un niveau de dépense «proportionné», beaucoup moins élevé que les 750 milliards annoncés. Et il optent pour des prêts, que chaque Etat devra donc rembourser, plutôt que des subventions, dont les modalités de remboursement ne sont pas définies dans la proposition de la Commission. Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, se dit «très critique sur le fait que l’UE devrait réunir 500 milliards d’euros (…) pour les distribuer ensuite sous forme de subventions, sans aucune obligation de remboursement, envoyant ainsi la facture aux futurs contribuables». Il faut noter que les divergences sont encore importantes sur la nature et les modalités de cette mutualisation des aides européennes. En outre sur ce terrain l’unanimité incontournable d’où une difficulté diplomatique qui pourra sans doute rallonger les délais au-delà de juillet.

 

Economie UE : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Economie UE  : Plan de relance à 27 : c’est loin d’être ficelé

Si le principe semble maintenant acquis après l’accord entre Merkel et Macron restent à en finir définir les modalités ce qui est loin d’être le cas notamment concernant le montant des aides, des prêts et des conditions de gestion budgétaire que certains pays exigent. Les pays d’une nord  sont très réticents à accorder des sortes de subventions à des pays considérés comme irresponsables sur le plan budgétaire. Ces pays visés sont l’Italie mais aussi l’Espagne, la Grèce et la France qui voudrait bien s’inviter elle aussi à cette nouvelle modalité de financement des emprunts pour éviter d’avoir à subir une augmentation de taux d’intérêt de la part des agences de notation.

Dans sa «lettre d’invitation» au sommet, le président du Conseil européen, Charles Michel, estime qu’«un consensus se fait jour» sur la nécessité d’un tel plan et sur le fait qu’il devra «être financé par des emprunts» communs. Mais les divergences restent nombreuses, qu’il s’agisse de son montant, de sa durée, de l’équilibre entre prêts et subventions, des critères de répartition des aides, ainsi que de la délicate question d’une «conditionnalité», c’est-à-dire la contrepartie (par exemple des réformes) réclamée à un Etat en échange de ces fonds.

Partisans d’une plus grande rigueur financière, les quatre «frugaux» réclament un niveau de dépense «proportionné», beaucoup moins élevé que les 750 milliards annoncés. Et il optent pour des prêts, que chaque Etat devra donc rembourser, plutôt que des subventions, dont les modalités de remboursement ne sont pas définies dans la proposition de la Commission. Le Premier ministre suédois, Stefan Löfven, se dit «très critique sur le fait que l’UE devrait réunir 500 milliards d’euros (…) pour les distribuer ensuite sous forme de subventions, sans aucune obligation de remboursement, envoyant ainsi la facture aux futurs contribuables». Il faut noter que les divergences sont encore importantes sur la nature et les modalités de cette mutualisation des aides européennes. En outre sur ce terrain l’unanimité incontournable d’où une difficulté diplomatique qui pourra sans doute rallonger les délais au-delà de juillet.

UE: des aides aux grandes entreprises transformées en participations au capital

UE: des aides aux grandes entreprises transformées en participations au capital

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C’est la piste que recommande l’union européenne. Pour l’instant par exemple en France, on a simplement promis des prêts significatifs aux grosses entreprises en grande difficulté mais il n’avait pas été question de transformer ces aides exceptionnelles en prise de participation au capital. On sait que le ministre de l’économie favorable à un plan massif de soutien à l’économie n’est d’une façon générale pas favorable aux prises de participation de l’État.

La Commission européenne a adopté vendredi des dispositions autorisant les Etats membres de l’Union à aider les entreprises durement touchées par la crise du coronavirus en prenant des parts de leur capital qui seront soumises à une interdiction de dividendes, de rachats d’actions, de bonus et d’acquisitions.

Selon un dirigeant européen, ils pourront en outre accorder à ces entreprises des prêts subordonnés à des conditions favorables.

UE : Vers un échec des négociations avec Londres ?

UE : Vers un échec des négociations avec Londres ?

 

Le commissaire européen au commerce s’interroge sur la volonté réelle de Londres de parvenir à un accord suite au brexit.  Rien n’indique que le gouvernement britannique ait réellement l’intention de s’entendre avec l’Union européenne sur le cadre de leurs futures relations commerciales et il semble qu’il soit décidé à imputer un éventuel échec des discussions à la crise du coronavirus, a estimé jeudi le commissaire européen au Commerce.

“Malgré l’urgence et l’énormité du défi que représentent les négociations, je crains que nous ne progressions que très lentement (…) Rien n’indique vraiment que nos amis britanniques abordent les discussions avec l’intention d’aboutir. J’espère me tromper, mais je ne le pense pas”, a déclaré Phil Hogan à la radiotélévision irlandaise (RTE).

“Je pense que les responsables politiques et le gouvernement du Royaume-Uni ont décidé que le COVID serait tenu responsable de tous les échecs du Brexit et j’ai le sentiment qu’ils ne veulent pas que les négociations durent jusqu’en 2021, parce qu’ils peuvent effectivement tout imputer au COVID”, a-t-il ajouté.

UE: un besoin de 1000 milliards… et une mutualisation partielle des dettes ?

UE: un besoin de 1000 milliards… et une mutualisation partielle des dettes

 

Pour résumer en l’état actuel de la situation, 500 milliards ont déjà été décidés en Europe pour sortir de la crise. Il en faudra encore 500 d’après le président du MES. mais la question est de savoir si c’est 500 nouveaux milliards seront mutualisés ou pas. Pour la première tranche de 500 milliards l’Allemagne et les pays du Nord s’y sont opposés. Pour la seconde tranche l’hypothèse est de faire garantir les prêts par le budget de l’union européenne ce qui serait une forme de mutualisation. Pas sûr que cela passe mieux auprès d’Allemagne ou encore des Pays-Bas.

Dans un entretien publié dimanche par le journal italien Corriere della Sera, le dirigeant du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds d’urgence de la zone euro, déclare que la manière la plus simple de réunir ces fonds serait de passer par la Commission européenne et le budget de l’UE .

“Je dirais que, pour la deuxième phase, nous avons besoin d’encore 500 milliards d’euros de la part des institutions européennes, mais cela pourrait être davantage”, poursuit Klaus Regling.

“A cet effet, nous devons discuter de nouveaux instruments avec un esprit ouvert mais il s’agit aussi de faire appel à des institutions existantes parce que c’est plus facile, en particulier la Commission et le budget européen”, ajoute-t-il.

“Repenser les fonds européens peut largement contribuer au maintien de la cohésion au sein de l’Union européenne.”

Le 9 avril, les ministres des Finances de l’UE sont convenus d’un plan de soutien de 500 milliards d’euros pour faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire du coronavirus, après des semaines de querelles qui ont souligné les douloureuses divisions au sein du bloc communautaire.

L’Europe est particulièrement touchée par l’épidémie, qui a mis l’économie mondiale à l’arrêt, déplorant non loin de 60% du total mondial des décès liés à la maladie, qui s’approche des 160.000, selon les dernières données Reuters.

Les dirigeants de l’Union européenne doivent se réunir par visioconférence le 23 avril. Un compromis possible pourrait être trouvé dans le principe d’une Commission européenne empruntant sur le marché avec la garantie du budget européen à long terme.

UE : 15 jours pour décider d’une la ligne de crédit spécial

 

Face à la demande de rebondir formuler notamment par Macron et les pays du Sud la réponse de Merkel a été nette : pas question. La chancelière allemande a refusé une nouvelle fois la mutualisation de dettes supplémentaires qui découleraient des gestions laxistes des pays du Sud. La chancelière a renvoyé au dispositif actuel notamment le mécanisme européen de stabilité (MES) qui dans certaines limites permet d’aider les pays en difficulté à gérer leurs problèmes budgétaires.

Les dirigeants européens ont décidé de demander aux ministres des Finances de la zone euro régler sous quinzaine la question de la ligne de crédit spécial qui pourrait être sollicitée auprès du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds européen de gestion des crises financières et de sauvetage, a-t-on appris jeudi de sources diplomatiques.

Des pays comme l’Italie, la Grèce et l’Espagne demandent à ce la zone euro ne s’épargne aucun effort pour lutter contre les retombées de la crise sanitaire tandis que d’autres pays, Allemagne et Pays-Bas notamment, veulent adopter une ligne plus prudente.

 

Pas d’ accord UE-Grande-Bretagne d’ici fin 2020 (Macron)

Pas d’ accord UE-Grande-Bretagne d’ici fin 2020

 

 

Comme l’avait déjà indiqué le ministre des affaires étrangères, jean -Yves le Drian, les discussions fiscales entre l’union européenne et la Grande-Bretagne seront particulièrement difficiles. L’enjeu est en effet de taille. De toute évidence la Grande-Bretagne vise à se constituer en sorte de porte d’entrée privilégiée des produits étrangers vers l’union européenne grâce au dumping fiscal. La proximité de la Grande Bretagne avec les grands ports européens d’une nord constitue évidemment un atout. Mais pour l’union européenne il y a deux raisons majeures pour s’opposer à cette perspective. La première concerne évidemment les distorsions de concurrence de certains produits étrangers d’un point de vue économique, et environnemental. La seconde raison est plus stratégique. Il n’est pas question d’accorder à la Royaume-Uni ( l’Irlande reste évidemment un membre de l’union économique) un statut attractif qui serait susceptible d’intéresser d’éventuels autres membres de l’union économique manifestant des velléités d’indépendance vis-à-vis de l’UE. De ce point de vue, la France en particulier- et notamment Le président de la République Emmanuel Macron- veut régler des comptes avec un Royaume-Uni qui n’a cessé de torpiller de nombreuses de propositions d’intégration à l’intérieur de l’union économique. Le président de la république a  donc exprimé samedi des doutes quant à la capacité de l’Union européenne et du Royaume-Uni de parvenir à un accord commercial dans le cadre du Brexit d’ici la fin de l’année, les tractations sur la pêche s’annonçant très difficiles.

“Ça va se durcir car ils seront très durs… Boris Johnson a une carte en main, c’est la pêche. Et avec ça, ils vont essayer d’obtenir l’accès au marché”, a dit Emmanuel Macron à des représentants de la filière française de la pêche au 57e Salon international de l’agriculture à Paris. “Il n’est pas sûr qu’on aura un accord global d’ici la fin de l’année”, a-t-il ajouté.

Le dossier de la pêche est pour la France l’un des multiples enjeux sensibles des négociations à venir entre l’Union européenne et le Royaume-Uni après la sortie de celui-ci de l’UE. Le président de la République a fait savoir jeudi que la France réclamera des compensations si ses pêcheurs sont privés de l’accès à certaines eaux à cause du Brexit.

La pêche a été l’objet des toutes premières frictions “post-Brexit” entre Paris et Londres début février après que les bateaux de pêche français étant privés de l’accès aux eaux de l’île anglo-normande de Guernesey. Le Royaume-Uni a accordé à la France une autorisation de pêche dans cette zone valable jusqu’à la fin de l’année.

UE: Macron désormais pour l’adhésion de la Macédoine et de l’Albanie !

UE: Macron désormais pour l’adhésion de la Macédoine et de l’Albanie !

 

Finalement, Macron se couche devant les Allemands en acceptant l’extension de l’union européenne aux Balkans. Pourtant, il avait fait de la réforme de l’Europe un préalable à toute nouvelle adhésion à l’union économique sorte de patchwork qui se réduit à un grand marché qui se laisse progressivement grignoter par les grandes sociétés internationales notamment américaines et chinoises.

Sur les grands enjeux internationaux, l’union européenne n’existe pas plus que sur les grands enjeux technologiques. Preuve par exemple, sa dépendance au  chinois Huwei pour la technologie 5G  sans parler évidemment des grandes plates-formes numériques qui vont mettre l’économie européenne en tutelle.

Le président français espère en  retour obtenir le soutien allemand pour les réformes qu’il veut  impulser en Europe. En effet jusque-là, toute velléité de transformation de cette Europe par Macron était bloquées par l’Allemagne du fédérale. Pas sûr cependant que Macron soit assuré d’un retour.

D’abord parce que la situation politique en Allemagne est très instable, ensuite parce que les positions de Macron sont loin d’être partagées en Europe sauf par des pays économiquement fragiles comme l’Italie ou l’Espagne. Sur la croissance,  la mutualisation des dettes et des investissements, l’Allemagne et les pays du nord  restent farouchement contre.

 

L’UE et le Vietnam signent un accord commercial avec une dictature !

L’UE et le Vietnam signent un accord commercial avec une dictature !

On vérifie chaque jour le fait que l’Europe se réduit essentiellement à un marché, c’est-à-dire à un espace d’échange commercial comme d’ailleurs le souhaiter les Britanniques les plus généralement les anglo-saxons. On sait que l’Europe fait les yeux doux à la Chine, certains pays passant même directement des accords commerciaux. Pour l’essentiel il s’agit de favoriser le business et de s’asseoir un peu surtout le reste (y compris d’ailleurs la réciprocité en matière d’échange commerciaux). De sorte que les conditions d’échange sont beaucoup plus favorables à la Chine qu’à l’Europe. Les questions de démocratie ou de droit de l’homme sont à peu près ignorées. Cela même un moment où le champ des libertés démocratiques ne cesse de ce réduire en Chine. Dès lors, on peut s’étonner que l’Europe décide de passer un accord commercial permettant de supprimer la quasi-totalité des droits de douane avec la dictature du Vietnam. D’une part l’enjeu commercial ne méritait pas une telle compromission sans parler des atteintes aux libertés fondamentales d’un des régimes les plus durs au monde.   »C’est incroyable que l’Union européenne décide de se lancer dans les conditions actuelles dans un partenariat économique complet avec Hanoï », a critiqué Phil Robertson, de l’ONG Human Rights Watch. « Je ne pense pas que cet accord commercial puise résoudre ces problèmes, mais cela ouvre un canal de discussions franches », a réagi la commissaire européenne au Commerce Cecilia Malmström, interrogée par l’AFP après la signature.

Cet accord, dont les négociations ont été conclues en décembre 2015, a été approuvé par l’ensemble des Etats membres, mais il devra encore être voté par le nouveau Parlement européen pour entrer en vigueur.

L’Union européenne vise à consolider sa place au Vietnam, marché de plus de 95 millions de consommateurs, dont elle est l’un des principaux partenaires commerciaux. Les deux parties échangent chaque année pour environ 50 milliards d’euros de biens et 4 milliards dans les services, largement au désavantage des Européens.

UE-nominations : on cherche des nuls pour faire l’unanimité

UE-nominations : on cherche des nuls pour faire l’unanimité

Les candidatures de deux ténors ont été balayées, celles de Manfred Weber, l’allemand,  et celle du -démocrate néerlandais Frans Timmermans qui semblaient pourtant  faire consensus. En faite le choix des nominations à la tête de l’Europe résulte d’un savant équilibre entre eux les intérêts de chaque pays, les tendances politiques et les personnalités. Par exemple comme la France ne veut pas d’un président de commission allemand, il faut bien se rabattre sur un responsable ni allemand ni français. (L’Allemagne ne veut pas non plus d’un Français comme président  de commission) Et ceci vaut pour d’autres postes. D’une façon générale,  on aura donc tendance à choisir des seconds couteaux sans grande personnalité afin qu’il puisse être toujours contrôlés par les Etats. C’est de cette façon que Juncker, la marionnette, avait été choisi. Et le bilan de ce dernier est assez catastrophique puisque sous sa présidence la cohésion de l’Europe s’est beaucoup affaiblie. Paradoxalement c’est peut-être la banque centrale européenne qui aura fait preuve de plus de personnalité avec Draghi, pourtant assez critiqué lors de sa nomination. Pour surmonter toutes ces contradictions, l’Europe pourrait bien se satisfaire de candidats venant par exemple de Malte ! En tout cas de pays ne pesant pas trop lourd dans l’Europe et de candidats assez transparents. Tout cela découle évidemment du mode d’élection des Européens choisis par pays.

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