Archive pour le Tag 'UE'

UE: L’Allemagne veut une politique étrangère unique

UE: L’Allemagne veut une politique étrangère unique face à la Russie 

Après avoir adopté pendant de longs mois d’une position assez ambiguë vis-à-vis de la Russie, l’Allemagne se réveille et souhaite maintenant une politique étrangère européenne unique qui ne soit plus entravée par les intérêts nationaux égoïstes. Ce changement net de posture signifie sans doute que l’Allemagne se prépare à une rupture totale de l’approvisionnement en gaz en provenance de la Russie et qu’elle va s’associer de manière plus dynamique aux sanctions contre Poutine. L’Union européenne ne peut plus se permettre des veto nationaux en matière de politique étrangère et de sécurité de l’Union si elle veut conserver un rôle de premier plan sur la scène mondiale, a déclaré le chancelier allemand Olaf Scholz. ( d’après Reuters)

La guerre menée par la Russie en Ukraine rend encore plus urgente l’unité des Européens et appelle la fin des « blocages égoïstes » des décisions européennes par certains États membres de manière individuelle, a déclaré Olaf Scholz dans un article publié dimanche par le journal Frankfürter Allgemeine.

« Nous ne pouvons tout simplement plus nous permettre des veto nationaux, par exemple en matière de politique étrangère, si nous voulons continuer à être entendus dans un monde de grandes puissances concurrentes », a-t-il ajouté.

Olaf Scholz a été critiqué par Kyiv et d’autres alliés occidentaux, qui reprochent à l’Allemagne de ne pas avoir joué un rôle de premier plan dans la crise ukrainienne, une accusation que le chancelier repousse.

L’invasion de l’Ukraine, que Moscou qualifie d’ »opération militaire spéciale », a provoqué un changement de la politique de défense de l’Allemagne après des décennies de pondération sur le plan militaire.

Le conflit a également poussé Berlin à jouer un rôle plus actif en matière de politique étrangère, notamment dans le cadre de sa présidence du G7, qui rassemble les sept pays les plus industrialisés.

De l’avis du dirigeant allemand, le G7 et d’autres pays pourraient travailler ensemble pour trouver des solutions à la crise alimentaire mondiale, au changement climatique et à la pandémie liée au coronavirus.

Il a déclaré que l’Allemagne ferait dans les mois à venir des propositions en faveur d’une politique migratoire européenne commune, en matière de défense européenne, de souveraineté technologique et de résilience démocratique.

UE : la fin des moteurs thermiques en 2035 !

 UE : la fin des moteurs thermiques en 2035 !

 

Les 27 États membres de l’UE ont décidé la fin des moteurs thermiques à partir de 2035. Dommage de n’avoir ps pas été profité de l’occasion pour rediscuter du concept même de l’automobile ( en moyenne 1 t de poids pour transporter une centaine de kilos ! Une aberration écologique!). De toute manière la perspective des véhicules électriques n’est pas totalement assurée. Elle pourrait même devenir obsolète avec la percée de l’hydrogène. A noter qu’à  la demande de quelques pays, dont l’Allemagne et l’Italie, les Vingt-Sept ont cependant accepté d’envisager un possible feu vert à l’avenir pour des technologies alternatives comme les carburants synthétiques ou les motorisations hybrides rechargeables si celles-ci permettent d’atteindre l’objectif de supprimer totalement les émissions de gaz à effet de serre des véhicules.

Les ministres européens de l’Environnement, réunis à Luxembourg, ont également approuvé une extension de cinq ans de l’exemption des obligations en matière de CO2 accordée aux constructeurs «de niche» ou ceux produisant moins de 10.000 véhicules par an, jusqu’à fin 2035. Cette clause, dite parfois «amendement Ferrari», profitera notamment aux marques de luxe.Un sujet qui risque de créer une grande polémique.

Par ailleurs l’industrie automobile risque d’être sérieusement perturbée particulièrement  en Europe.

La production de véhicules a chuté de 15 % à 25 % selon les régions du monde par rapport à 2019. Ce recul pénalise les équipementiers mais aussi les concessionnaires, les loueurs et le marché de l’occasion.

En 2022, les ventes mondiales devraient encore baisser par rapport à l’an dernier, pour tomber à 79 millions de véhicules, selon le cabinet AlixPartners. On sera très loin des 94 millions atteints en 2018. En Europe, les ventes devraient se limiter à 15,9 millions (16,7 millions en 2021). En France, seulement deux millions devraient s’écouler cette année, soit autant qu’en 2020, l’année noire du Covid. 2022 sera donc tout sauf l’année du rebond pour l’industrie automobile.

Après l’effondrement causé par les confinements en 2020, les pénuries de composants ont, à leur tour, restreint la production de véhicules et donc les transactions. La fin programmée des ventes de véhicules neufs à combustion en Europe en 2035 accentue la tendance.

UE: En raison de l’Ukraine petits arrangements avec la Pologne

UE: En raison de l’Ukraine petits arrangements  avec la Pologne

 

L’agression russe place l’UE face à un curieux paradoxe : le gouvernement européen, qui se trouve au cœur de l’aide occidentale à l’Ukraine, est celui dont la nature et les pratiques sont les plus hostiles aux valeurs de l’Europe.

Par Jakub Iwaniuk(Varsovie, correspondant du Monde)

 

Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’idée domine selon laquelle ce choc géopolitique majeur a contribué à renforcer l’Union européenne (UE), l’OTAN et le partenariat transatlantique. Ces trois piliers du monde occidental, qui multipliaient ces dernières années les signes de faiblesse, ont été consolidés par leurs réponses fermes et unies à la menace russe. Mais ce renouveau sur la forme pourrait bien s’opérer, par manque de vigilance, au détriment du socle commun des valeurs censées souder l’Occident.

Six ans après avoir enclenché une procédure inédite de « sauvegarde de l’Etat de droit » à l’encontre du gouvernement national conservateur polonais du PiS (Droit et justice), la Commission européenne s’apprête à débloquer 36 milliards d’euros du plan de relance post-Covid dû à Varsovie. Ces fonds étaient retenus depuis près d’un an en raison du refus du PiS, présidé par Jaroslaw Kaczynski, de se conformer aux exigences de la Cour de justice de l’Union européenne visant à défendre les normes de l’Etat de droit.

Les démocrates polonais sont pourtant unanimes : en dépit du vote d’une loi se voulant, en apparence seulement, aller dans le sens des exigences de la Commission, aucune des trois conditions initialement posées par Bruxelles n’est remplie. Fruit de laborieuses négociations, l’accord passé entre le gouvernement polonais et l’exécutif européen est qualifié de « compromis délétère » par les défenseurs de la démocratie libérale. Selon eux, aucune des mesures votées n’améliorera la condition de l’Etat de droit dans le pays, et l’approbation de ces solutions de façade pourrait constituer un dangereux précédent.

La Commission européenne détenait pourtant, pour la première fois, un outil de pression efficace pour mettre Varsovie face au mur, et s’attaquer au cœur des problèmes qui minent la démocratie polonaise. Cette occasion manquée laisse un goût amer. La Commission a cédé à la pression géopolitique du moment : avec la guerre en Ukraine, la Pologne est passée du statut de paria de l’Europe à celui de partenaire incontournable, jouant notamment un rôle décisif sur le dossier des livraisons d’armes à Kiev et ayant accueilli près de 2,5 millions de réfugiés.

Si la guerre a redoré le blason du pays et renforcé sa position politique, la nature du pouvoir du PiS, kleptocrate et antidémocratique, n’a en rien changé.

Le pays, instruit par son histoire

Taxe carbone UE: En principe à partir de 2023

Taxe carbone UE: En principe à partir de 2023

 

Réunis à Bruxelles, les ministres européens des Finances ont approuvé mardi à «une très large majorité» un compromis sur Le texte relatif à la taxe carbone aux frontières de l’union européenne.

Le texte approuvé reprend les propositions de la Commission sur les secteurs concernés par le mécanisme (les États n’ont pas voulu y ajouter l’hydrogène) et sur le calendrier (mise en place progressive entre 2023 et 2025). Restera cependant à vérifier si cette taxe ne contribue pas à enfoncer la compétitivité de l’union européenne du fait du renchérissement des produits importés mais aussi des mesures de rétorsion des pays hors UE exportateurs.

En revanche, les Vingt-Sept n’ont pas tranché sur le projet de supprimer parallèlement les quotas d’émissions gratuits alloués aux industriels européens pour leur permettre d’affronter la concurrence de pays tiers –seule façon selon Bruxelles d’assurer la compatibilité avec les règles de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC).

Les Etats sont en effet extrêmement divisés.

A l’unisson de plusieurs pays, la Pologne, dont l’industrie est très émettrice de CO2, a réclamé mardi le maintien des quotas gratuits «jusqu’à ce qu’il soit suffisamment prouvé que le mécanisme protège effectivement (l’UE) des fuites de carbone» hors d’Europe, et pour ne pas affaiblir le secteur énergétique face à l’impact du conflit ukrainien.

«Les éléments relatifs à la fin des quotas gratuits seront traités» dans un texte distinct visant à réformer le marché du carbone européen, actuellement en discussion au Parlement comme parmi les Etats, a précisé Bruno Le Maire. Les négociations avec le Parlement pour finaliser la taxe carbone aux frontières ne pourront pas démarrer sans des «progrès suffisants» sur la question des quotas gratuits, a-t-il averti.

UE : pour une agriculture innovante et réellement écologique

UE : pour une agriculture  innovante et réellement écologique

 Par Catherine Regnault-Roger, professeur des universités émérite à l’Université de Pau et des pays de l’Adour (chronique dans la Tribune)

Chronique

Dans un pays repu comme la France, nombre de Français oublient qu’ils vivent dans une situation d’abondance. Les jeunes générations ont oublié ce qu’avoir faim signifie. Or la pandémie de la Covid-19 a souligné combien l’agriculture était un secteur essentiel. Des signaux indiquent que la crise alimentaire n’est pas impossible. Récemment, des rapports du Sénat ou de la Cour des Comptes ont souligné que l’agriculture française était en difficulté, avec des pertes de marché significatives pendant que nos voisins européens, eux, progressent. Il serait bien que le gouvernement de notre pays se demande pourquoi les autres s’en sortent mieux. Peut-être se rendrait-il compte que ce déclin est dû aux choix hasardeux qui ont été faits par pure idéologie dans le domaine agricole au cours des dernières années, ainsi qu’à la promotion de la décroissance. Comment faire pour relancer la machine ?

Réviser la législation pour favoriser l’innovation sur les OGM

Malgré le dynamisme des programmes Horizon 2020, devenu Horizon Europe, le nombre de brevets européens en matière de biotechnologies végétales s’avère largement insuffisant comparé à la concurrence mondiale : la Chine en a déposé 10.624, les Etats-Unis 8.800, le Japon 2.143, pendant que l’Allemagne en a déposé 1.530 et la France 1.007, selon l’Organisation mondiale de la Propriété intellectuelle.  Notre pays souffre de lourdeurs administratives qui découragent la finalisation des inventions faites en France mais qui se développent à l’étranger. Les péripéties du vaccin anti-Covid19 de la société Valneva en donne un bel exemple. Le fait qu’Emmanuelle Charpentier, l’une des co-inventrices de CRISPR, système permettant de couper l’ADN à un endroit précis du génome, bien que née en France et ayant étudié à l’Institut Pasteur, ait créé avec Jennifer Doudna cette technologie révolutionnaire à l’étranger devrait ouvrir les yeux à nos politiques. Il faudrait simplifier les formalités administratives et un raccourcissement des délais mis à instruire les dossiers, répondre positivement à la créativité avec pragmatisme, donner de la souplesse pour mettre en place de nouvelles solutions, mais aussi supprimer les dispositifs quand ils n’ont plus raison d’être.

Principe d’inaction

Il faut être ouvert à l’innovation et ne pas ériger le principe de précaution en principe d’inaction. Le CRISP par exemple est une rupture technologique majeure  qui réunit toutes les qualités – plus précise, plus facile à mettre en œuvre et peu chère par rapport aux autres techniques existantes : plutôt que d’en faciliter le développement et l’utilisation, la Cour européenne de justice saisi par le Conseil d’Etat français a jugé en juillet 2018 qu’il fallait appliquer aux organismes obtenus par CRISPR la réglementation européenne sur les OGM, qui est une réglementation vieille d’il y a 20 ans et qui est aujourd’hui déphasée par rapport aux progrès scientifiques réalisés. Voici donc un sujet sur lequel la France pourrait revenir lors de sa présidence : moderniser la directive 2001/18 qui est obsolète et appuyer les initiatives européennes pour autoriser les produits d’édition du génome après des études au cas par cas. C’est un enjeu majeur pour faciliter notre innovation agricole.

Faire confiance aux agriculteurs pour choisir les bonnes solutions

A la suite de campagnes d’agri-bashing, le public en est venu à ne plus faire confiance aux agriculteurs : on les imagine répandant toutes sortes de substances sur leurs champs. Or, bien au contraire, ils agissent avec pragmatisme en fonction de la situation de leur parcelle, de leur historique pour protéger la culture qu’ils ont plantée avec soin et en fonction de la pertinence économique. Car les pesticides cela coûte cher et ce n’est pas de gaité de cœur qu’un agriculteur en répand.

Et pour ceux qui pensent naïvement qu’on peut s’en passer, il faut se souvenir que l’agriculture n’a pu se développer qu’en luttant contre les bioagresseurs des cultures : insectes ravageurs, agents provoquant des maladies, rongeurs et oiseaux, etc. Et pour cela, il existe des moyens mécaniques et physiques, des moyens génétiques (sélection variétale classique ou plus rapide via les biotechnologies dont les nouvelles techniques génomiques avec notamment CRISPR), la lutte biologique avec des organismes antagonistes (un insecte qui mange un autre insecte ou pond des œufs qui empêchent son ennemi de se développer), des techniques agronomiques (rotations, décalage des semis, etc.) avec tout un ensemble d’itinéraires techniques que l’on appelle l’agro-écologie, qui doit être pratiquée de manière pragmatique en fonction des situations de terrain sans être « idéologisée », et, enfin, les méthodes chimiques via le recours aux pesticides, qu’ils soient d’origine naturelle (extraits de plantes comme le pyrèthre, extraits de micro-organisme comme le spinosad) ou de nature chimique : minérale comme la  bouillie bordelaise ou de synthèse comme les pyréthrinoides qui ont été modifiées chimiquement à partir du pyrèthre.

 En termes d’écotoxicologie, les solutions ayant recours aux pesticides de synthèse ne sont pas forcément les pires contrairement à une idée reçue. La toxicité de la bouillie bordelaise, très utilisée en agriculture biologique, a été mentionnée à de nombreuses reprises. On se souvient aussi du cas de la coccinelle asiatique, utilisée en biocontrôle contre des pucerons mais qui a décimé des populations européennes de coccinelles endémiques et est devenue une espèce envahissante en Europe et en Amérique du Nord.

Avec les connaissances du moment, l’agriculture doit mettre en œuvre des stratégies combinant ces différentes approches. Et les politiques européens qui ont voté le programme F2F, un plan de développement agricole destiné à réduire les usages de terre de 10 %, d’engrais de 20 %, d’antibiotiques vétérinaires de 50 % et de pesticides de 50 % au sein de l’Union européenne (ce qui va mettre la production agricole européenne en difficulté, engendrant d’après les estimations les moins pessimistes une baisse de plus de 10 à 20% des productions européennes) feraient bien de revenir aux réalités du terrain, car là aussi nous risquons de subir la décroissance.

Or, il ne faudrait pas que pour des raisons idéologiques nous nous dirigions vers des impasses. Le cas du glyphosate en est un triste exemple. Le président Macron voulait qu’on en sorte en 2021 alors qu’il n’y a pas de solution de rechange satisfaisante. Quand on constate que la SNCF va utiliser à la place de l’acide pélargonique, un produit qu’on qualifie de « matière active naturelle » bien qu’il soit pour des raisons pratiques synthétisé par voie chimique, un produit qui est moins efficace comme herbicide, plus cher et toxique pour la faune du sol, où est le progrès ?

 Espérons donc que la France saura tirer des leçons de toutes ses erreurs passées pour conduire cette présidence du Conseil de l’Union européenne. Il en va de l’avenir de l’agriculture européenne.

UE : report encore sur les investissements « verts » du nucléaire et du gaz

UE : report encore sur les investissements « verts » du nucléaire et du gaz

 

Un nouveau report jusqu’au 21 janvier de la consultation lancée par l’union européenne pour qualifier les investissements verts y compris le nucléaire et le gaz. En fait une prolongation qui correspond à une situation politique pleine de contradictions. Des pays du Nord en effet s’opposent notamment à la reconnaissance du nucléaire pouvant bénéficier du label vert. L’inclusion du nucléaire et du gaz dans la liste des investissements verts découlait en réalité d’un compromis entre la France qui pousse le nucléaire et l’Allemagne qui a un besoin urgent de gaz russe.

Cet accord politique donne lieu à des remous au sein même de l’alliance politique allemande qui comprend des libéraux, des écolos et des sociaux-démocrates. On voit mal cependant comment la France et d’autres favorables au nucléaire pourraient accepter que le gaz russe bénéficie du label vert tandis que le nucléaire serait rejeté. Ce serait une incongruité y compris sur le plan écologique puisque le nucléaire ne rejette pas pratiquement de carbone contrairement au gaz. La Commission européenne a donc annoncé lundi avoir repoussé la date butoir avant laquelle les experts doivent se prononcer sur sa proposition intégrant le gaz naturel et l’énergie nucléaire dans la catégorie des investissements dits « verts ».

Cette classification, ou « taxonomie pour une finance durable », vise à mieux orienter les capitaux vers des activités durables dans l’ensemble de l’Union européenne, afin de contribuer à l’objectif européen d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Bruxelles a déclaré lundi que ses experts auraient jusqu’au 21 janvier pour faire part de leurs observations sur le projet. Ils avaient initialement jusqu’au 12 janvier pour se prononcer.

« Nous avons repoussé la date limite d’une semaine afin de donner un peu plus de temps aux experts pour faire part de leurs observations », a dit Eric Mamer, porte-parole de l’exécutif européen, lors d’une conférence de presse.

Quand les experts auront rendu leur avis, Bruxelles dévoilera son projet définitif, lequel ne devra pas ensuite être bloqué par une majorité qualifiée de pays de l’UE ou par le Parlement européen dans un délai de quatre mois pour entrer en vigueur.

UE- La lutte contre les sociétés écrans : un pari fou !

UE- La lutte  contre les sociétés écrans : un pari fou !

 

 

 

On ne peut effectivement que se féliciter de la volonté de la commission européenne de lutter contre les sociétés bidons qui n’ont d’autres objectifs que de favoriser l’évasion fiscale dans les pays à faible imposition. Deux obstacles vont s’opposer à ce combat contre la fraude fiscale. Le premier et pas des moindres est celui des Etats qui justement ont fait de la sous fiscalité un avantage économique. C’est le cas évidemment de l’Irlande mais aussi encore du Luxembourg ou des Pays-bas au sein de l’union européenne. Le second obstacle est d’ordre méthodologique,  il s’agira effectivement de savoir si la société fait ou non des activités pseudo commerciales ou si elle apporte une vraie valeur ajoutée au processus de production. Certes les sociétés boîte à lettre pourront rapidement être identifiées mais entre la société boîte à lettres sans effectif, sans activité réelle et sans implantation physique et les grandes sociétés , il y a tout un marais.

Les Echos  rendent compte des travaux européens ( extrait) et indiquent  que La Commission européenne a présenté mercredi une initiative visant à lutter contre l’utilisation abusive de sociétés écrans créées au sein de l’Union européenne (UE), à des fins d’évasion fiscale . Dans un second temps, Bruxelles s’attaquera aux sociétés fictives situées à l’étranger.

Ces coquilles vides permettent d’orienter les flux financiers d’une entreprise ou d’un particulier fortuné vers des juridictions qui prévoient une imposition nulle ou très faible ou qui permettent de contourner facilement les impôts. En clair, une société écran n’est qu’une boîte aux lettres par laquelle transitent les bénéfices en direction des paradis fiscaux .

La Commission estime la perte fiscale à environ 60 milliards d’euros par an, dont 40 milliards d’euros sont le fait d’investisseurs en dehors de l’UE. Ces chiffres proviennent presque exclusivement de deux pays européens : les Pays-Bas et le Luxembourg. Selon une étude du Fonds monétaire international (FMI), les flux d’investissements étrangers entrant dans l’UE et transitant par le Luxembourg représentent 56 fois le PIB du petit duché.

Trois critères ont été édictés par la Commission pour traquer les sociétés écrans. Si une entité répond à ces trois critères, alors elle devra fournir de nouvelles informations aux autorités fiscales, telles que l’adresse des locaux de la société, l’accès à ses comptes bancaires, à la résidence fiscale de ses dirigeants et de ses employés.

Ce sera le cas si plus de 75 % des recettes totales d’une société immatriculée dans l’Union européenne au cours des deux exercices fiscaux précédents ne proviennent pas de son activité commerciale ou si plus des trois quarts de ses actifs sont des biens immobiliers ou d’autres biens privés d’une valeur particulièrement élevée. Si la société perçoit la majorité de ses revenus au travers de transactions liées à une autre juridiction ou si elle transfère ces revenus à d’autres sociétés situées à l’étranger, alors elle sera supposée société écran. Enfin, le troisième critère concerne le traitement interne ou extérieur des services de gestion et d’administration.

Les sanctions fiscales

Ce sera à l’administration fiscale du pays concerné de décider si l’entité est considérée comme une société écran. « Ce qui laisse une possibilité d’appréciation subjective à l’administration fiscale de décider si l’entité en question est une société écran. La directive pourra être interprétée différemment selon les Etats », souligne Daniel Gutmann.

UE: Le piège de la taxe carbone

UE: Le piège de la taxe carbone

Le remède miracle pourrait bien se retourner comme un boomerang sur la compétitivité européenne. L’idée un peu simpliste consiste en effet à taxer le carbone des produits importés comme si cette surtaxation ne se retrouvera pas dans la réexportation des produits européens. D’une certaine manière, l’Europe se tire aussi une balle dans le pied sans parler des mesures de rétorsion inévitable de la part de pays victimes de cette taxe vis-à-vis de leurs exportations.

Avec ses nouvelles propositions  (application du plan climat), l ‘union européenne vise un double objectif d’une part diminuer d’au moins la moitié des émissions carbone d’ici 2030 d’autre part assurer la sécurité des approvisionnements. Et pour cela on compte en particulier sur la taxe carbone qui va s’appliquer aux frontières de l’Europe. La commission européenne espère jusqu’à 17 milliards d’euros de recettes annuelles supplémentaires pour le budget de l’UE, notamment via une taxe carbone aux frontières et un élargissement du marché carbone aux carburants et au fioul de chauffage, un dispositif controversé parmi les Etats. Le seul problème c’est qu’il faudrait évaluer en même temps les pertes de compétitivité car la taxe carbone va renchérir les produits destinés aux entreprises et aux particuliers.

Finalement les écolos ont réussi à convaincre nombre d’économistes d’internaliser la problématique environnementale via les prix du marché. La taxe carbone en très forte augmentation et progressivement applicable est supposée constituer le signal prix qui fera diminuer la consommation de produits à fort contenu de carbone.

Un pari un peu fou relevant le plus souvent d’analyse très théorique car la régulation pour atteindre des objectifs d’intérêt général ne saurait se limiter aux mécanismes de marché. Les économistes, la plupart très libéraux du fait de la formation se réjouissent  de la récupération par leur activité de la thématique environnementale. Les écologistes de leur côté sautent de joie à chaque augmentation de fiscalité qui limite, interdit et sanctionne.

La vraie régulation ne passe pas seulement par les prix mais par les progrès technologiques, par la normalisation aussi par le changement de comportement.

En l’absence d’alternative, le client final-entrepris ou particulier- subira tout simplement une taxe de plus qui viendra amputer la compétitivité et le pouvoir d’achat. Nombre de produits objets de la taxe carbone sont par ailleurs  réexportés et subiront donc un handicap de charge fiscale.

 

Longtemps envisagée, souvent repoussé, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) a été finalement adopté en juillet. L’idée ? Faire payer aux importateurs de marchandises en Europe les émissions polluantes liées à la fabrication de celles-ci, afin de mettre sur un pied d’égalité les entreprises de l’UE – soumises à des normes climatiques strictes – et leurs concurrents étrangers fortement émetteurs.

Mercredi, la Commission a notamment détaillé sa proposition qui se concentre finalement sur cinq secteurs (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) selon les émissions carbone liées à leur production et le prix européen de la tonne de CO2. Après une période transitoire en 2023-2026, cette « taxe carbone » aux frontières apporterait 1 milliard d’euros de recettes par an au budget de l’UE. Un raisonnement totalement technocratique, ce qui n’est guère étonnant puisque la quasi-totalité des personnels de l’union économique sont des fonctionnaires ( Comme la plupart d’ailleurs des économistes).

SONDAGE UE : 29% des Français seulement veulent davantage d’Europe

SONDAGE UE : 29% des Français seulement veulent davantage d’Europe

. L’analyse de Guillaume Klossa, fondateur du think tank EuropaNova.(extrait du JDD)

 

Une  EuropaNova-Ifop-JDD publiée simultanément dans le Corriere della sera et le Frankfurter Allgemeine Zeitung met en évidence le peu d’enthousiasme des Français vis-à-vis de l’Europe contrairement par exemple à l’Allemagne ou encore à l’Italie, les deux pays moteurs de l’Europe avec la France

 

 

Comment expliquer ces exceptions françaises? La nature du régime politique est certainement un facteur déterminant. La France est ainsi le seul pays à disposer d’un régime présidentiel fort tandis que les 26 autres états membres de l’Union sont des démocraties parlementaires où les partis doivent faire alliance.  Or un système présidentiel polarise l’opinion. Si le président s’affiche comme pro-européen et monopolise le discours sur l’Europe positive, les oppositions auront tendance à s’opposer à l’Europe de manière générale ou à négliger le sujet. En Italie, comme en Allemagne, la moindre personnalisation du pouvoir et la culture de coalition sont a contrario favorables à un portage politique positif des enjeux européens par l’ensemble des partis de gouvernement et plus largement par la société civile.

Les Français semblent aujourd’hui à contre-courant des citoyens des deux autres principales puissances de l’Union, ce qui est de nature à réduire leur capacité d’entraînement politique au sein de l’Union européenne. Menée dans un cadre trans-partisan, la PFUE (Présidence française de l’union économique)de 2008 avait permis d’entamer un travail de réconciliation des Français avec l’Union européenne, qui avait contribué à retourner une partie importante de la population en faveur de l’Europe. La concomitance des élections présidentielles et de la PFUE de 2022 va plutôt dans le sens d’une polarisation accrue. Il aurait sans doute été préférable de reporter la PUFE après l’élection présidentielle comme le président du Conseil européen Donald Tusk l’avait proposé au président de la République française Emmanuel Macron. »

Guillaume Klossa est fondateur d’EuropaNova et essayiste. Il a été conseiller spécial du Ministre chargé de la présidence française du Conseil de l’Union européenne de 2008.

Environnement-UE-le piège du marché carbone étendu

Environnement-UE-le piège du marché carbone étendu

Avec ses nouvelles propositions  (application du plan climat), l ‘union européenne vise un double objectif d’une part diminuer d’au moins la moitié des émissions carbone d’ici 2030 d’autre part assurer la sécurité des approvisionnements. Et pour cela on compte en particulier sur la taxe carbone qui va s’appliquer aux frontières de l’Europe. La commission européenne espère jusqu’à 17 milliards d’euros de recettes annuelles supplémentaires pour le budget de l’UE, notamment via une taxe carbone aux frontières et un élargissement du marché carbone aux carburants et au fioul de chauffage, un dispositif controversé parmi les Etats. Le seul problème c’est qu’il faudrait évaluer en même temps les pertes de compétitivité car la taxe carbone va renchérir les produits destinés aux entreprises et aux particuliers.

Finalement les écolos ont réussi à convaincre nombre d’économistes d’internaliser la problématique environnementale via les prix du marché. La taxe carbone en très forte augmentation et progressivement applicable est supposée constituer le signal prix qui fera diminuer la consommation de produits à fort contenu de carbone.

Un pari un peu fou relevant le plus souvent d’analyse très théorique car la régulation pour atteindre des objectifs d’intérêt général ne saurait se limiter aux mécanismes de marché. Les économistes, la plupart très libéraux du fait de la formation se réjouissent  de la récupération par leur activité de la thématique environnementale. Les écologistes de leur côté sautent de joie à chaque augmentation de fiscalité qui limite, interdit et sanctionne.

La vraie régulation ne passe pas seulement par les prix mais par les progrès technologiques, par la normalisation aussi par le changement de comportement.

En l’absence d’alternative, le client final-entrepris ou particulier- subira tout simplement une taxe de plus qui viendra amputer la compétitivité et le pouvoir d’achat. Nombre de produits objets de la taxe carbone sont par ailleurs  réexportés et subiront donc un handicap de charge fiscale.

 

Longtemps envisagée, souvent repoussé, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) a été finalement adopté en juillet. L’idée ? Faire payer aux importateurs de marchandises en Europe les émissions polluantes liées à la fabrication de celles-ci, afin de mettre sur un pied d’égalité les entreprises de l’UE – soumises à des normes climatiques strictes – et leurs concurrents étrangers fortement émetteurs.

Mercredi, la Commission a notamment détaillé sa proposition qui se concentre finalement sur cinq secteurs (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) selon les émissions carbone liées à leur production et le prix européen de la tonne de CO2. Après une période transitoire en 2023-2026, cette « taxe carbone » aux frontières apporterait 1 milliard d’euros de recettes par an au budget de l’UE. Un raisonnement totalement technocratique, ce qui n’est guère étonnant puisque la quasi-totalité des personnels de l’union économique sont des fonctionnaires ( Comme la plupart d’ailleurs des économistes).

UE-le piège du marché carbone étendu

UE-le piège du marché carbone étendu

Avec ses nouvelles propositions  (application du plan climat), l ‘union européenne vise un double objectif d’une part diminuer d’au moins la moitié des émissions carbone d’ici 2030 d’autre part assurer la sécurité des approvisionnements. Et pour cela on compte en particulier sur la taxe carbone qui va s’appliquer aux frontières de l’Europe. La commission européenne espère jusqu’à 17 milliards d’euros de recettes annuelles supplémentaires pour le budget de l’UE, notamment via une taxe carbone aux frontières et un élargissement du marché carbone aux carburants et au fioul de chauffage, un dispositif controversé parmi les Etats. Le seul problème c’est qu’il faudrait évaluer en même temps les pertes de compétitivité car la taxe carbone va renchérir les produits destinés aux entreprises et aux particuliers.

Finalement les écolos ont réussi à convaincre nombre d’économistes d’internaliser la problématique environnementale via les prix du marché. La taxe carbone en très forte augmentation et progressivement applicable est supposée constituer le signal prix qui fera diminuer la consommation de produits à fort contenu de carbone.

Un pari un peu fou relevant le plus souvent d’analyse très théorique car la régulation pour atteindre des objectifs d’intérêt général ne saurait se limiter aux mécanismes de marché. Les économistes, la plupart très libéraux du fait de la formation se réjouissent  de la récupération par leur activité de la thématique environnementale. Les écologistes de leur côté sautent de joie à chaque augmentation de fiscalité qui limite, interdit et sanctionne.

La vraie régulation ne passe pas seulement par les prix mais par les progrès technologiques, par la normalisation aussi par le changement de comportement.

En l’absence d’alternative, le client final-entrepris ou particulier- subira tout simplement une taxe de plus qui viendra amputer la compétitivité et le pouvoir d’achat. Nombre de produits objets de la taxe carbone sont par ailleurs  réexportés et subiront donc un handicap de charge fiscale.

 

Longtemps envisagée, souvent repoussé, le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) a été finalement adopté en juillet. L’idée ? Faire payer aux importateurs de marchandises en Europe les émissions polluantes liées à la fabrication de celles-ci, afin de mettre sur un pied d’égalité les entreprises de l’UE – soumises à des normes climatiques strictes – et leurs concurrents étrangers fortement émetteurs.

Mercredi, la Commission a notamment détaillé sa proposition qui se concentre finalement sur cinq secteurs (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) selon les émissions carbone liées à leur production et le prix européen de la tonne de CO2. Après une période transitoire en 2023-2026, cette « taxe carbone » aux frontières apporterait 1 milliard d’euros de recettes par an au budget de l’UE. Un raisonnement totalement technocratique, ce qui n’est guère étonnant puisque la quasi-totalité des personnels de l’union économique sont des fonctionnaires ( Comme la plupart d’ailleurs des économistes).

Accord commercial UE Vietnam: la nouvelle erreur européenne

Accord commercial UE Vietnam: la nouvelle erreur européenne

Julien Bouissou revient, dans sa chronique au Monde , sur l’accord de libre-échange, signé en 2020 entre l’UE et le Vietnam, mis à rude épreuve par les violations des droits de l’homme et des droits sociaux par la dictature communiste.

 

Chronique.

 

 « La politique commerciale peut être une force au service du bien. » C’est en ces termes que Phil Hogan, alors commissaire européen au commerce, salue avec un brin de grandiloquence, en juillet 2020, l’entrée en vigueur de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Vietnam. Cet accord dit de « nouvelle génération », le premier conclu entre un pays d’Asie du Sud-Est et le Vieux Continent, fait la fierté de Bruxelles pour sa clause consacrée au développement durable. Les deux parties s’engagent en effet à « respecter, promouvoir et mettre en œuvre de manière effective les principes relatifs aux droits fondamentaux du travail », ce qui passe entre autres par la ratification des principales conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT).

Les négociateurs européens ont même réussi à faire signer à la dictature communiste vietnamienne un texte qui affirme son « attachement à la charte des Nations unies signée à San Francisco le 26 juin 1945 et tenant compte des principes énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme ». « Je suis convaincu que cet accord accélérera le rythme des réformes au Vietnam, promettait déjà en janvier 2020 Geert Bourgeois, président de la commission du commerce international au Parlement européen. La ratification renforcera davantage les progrès en matière de normes du travail et environnementales ainsi qu’en termes de droits de l’homme. »

Quelques mois plus tard, c’est tout le contraire qui s’est produit. Fin octobre, cinq journalistes citoyens vietnamiens ont été envoyés en prison pour « abus de droits démocratiques ». Ils publiaient des enquêtes sur la corruption ou les acquisitions forcées de terresMi-décembrela célèbre journaliste et blogueuse vietnamienne Pham Doan Trang a été condamnée à neuf ans d’emprisonnement pour ses écrits « préjudiciables » à la stabilité sociale.

Les droits des travailleurs ne sont pas mieux respectés. Pendant le confinement, les ouvriers ont dû rester jour et nuit dans leurs usines et leurs salaires ont été amputés des heures supplémentaires, à tel point que les travailleurs migrants, traumatisés par ces conditions de travail, ont préféré revenir dans leurs régions natales. Quant à la lutte contre le changement climatique, si chère à Bruxelles, les scientifiques américains du réseau Climate Action Tracker (CAT) ont rangé le Vietnam dans la catégorie des pires pays en matière d’engagements climatiques.

L’UE fait-elle preuve de la même naïveté avec le Vietnam qu’avec la Chine il y a vingt ans, lorsqu’elle croyait que Pékin allait se convertir à la démocratie et à l’économie de marché en adhérant à l’Organisation mondiale du commerce ? Les deux pays sont des dictatures communistes, que le libre-échange et l’ouverture à l’économie mondiale ne semblent pas mener sur la voie de la démocratie.

Climat-UE- marchandage écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

Climat-UE- marchandage écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

 

Comme Il fallait s’y attendre on assiste à un marchandage entre l’Allemagne et la France concernant deux sources d’énergie à la fois stratégique pour l’économie mais aussi pour l’environnement. Ainsi la France a réussi à faire reconnaître de nucléaire comme une énergie verte contre la concession faite à l’Allemagne d’admettre que le gaz pouvait également être labellisé vert. Le président de la république Emmanuel Macron va s’efforcer d’entériner juridiquement ce compromis pendant sa présidence de l’union européenne

 

Car l’enjeu est majeur : il s’agit de déterminer à l’échelle communautaire la liste des activités bénéfiques pour le climat afin de flécher les investissements privés vers celles-ci, mais aussi, in fine, les futures subventions publiques. D’ici à la prochaine décennie, ce sont donc des centaines de milliards d’euros à lever sur les marchés financiers qui sont en jeu.

« La transition énergétique coûtera cher. Et les investisseurs n’auront pas envie de financer une activité qui ne rapportera pas d’augmentation de leur part « verte ». Si l’activité en question n’est pas incluse dans la taxonomie, trouver des financements ce sera plus difficile, et le coût sera donc peut-être plus élevé », explique Eric Duvaud, fondateur et responsable de l’équipe développement durable d’EY.

Alors qu’Emmanuel Macron a récemment affirmé vouloir construire de nouveaux réacteurs nucléaires sur le territoire pour garantir la « souveraineté électrique de la France » et « atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 », l’Hexagone espère ainsi orienter une partie de ces précieux fonds vers son industrie nucléaire.

UE- marchandage écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

UE- marchandage écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

 

Comme Il fallait s’y attendre on a assisté à un marchandage entre l’Allemagne et la France concernant deux sources d’énergie à la fois stratégique pour l’économie mais aussi pour l’environnement. Ainsi la France a réussi à faire reconnaître de nucléaire comme une énergie verte contre la concession faite à l’Allemagne d’admettre que le gaz pouvait également être labellisé verts. président de la république Emmanuel Macron va s’efforcer d’entériner juridiquement ce compromis pendant sa présidence de l’union européenne

 

Car l’enjeu est majeur : il s’agit de déterminer à l’échelle communautaire la liste des activités bénéfiques pour le climat afin de flécher les investissements privés vers celles-ci, mais aussi, in fine, les futures subventions publiques. D’ici à la prochaine décennie, ce sont donc des centaines de milliards d’euros à lever sur les marchés financiers qui sont en jeu.

« La transition énergétique coûtera cher. Et les investisseurs n’auront pas envie de financer une activité qui ne rapportera pas d’augmentation de leur part « verte ». Si l’activité en question n’est pas incluse dans la taxonomie, trouver des financements ce sera plus difficile, et le coût sera donc peut-être plus élevé », explique Eric Duvaud, fondateur et responsable de l’équipe développement durable d’EY.

Alors qu’Emmanuel Macron a récemment affirmé vouloir construire de nouveaux réacteurs nucléaires sur le territoire pour garantir la « souveraineté électrique de la France » et « atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 », l’Hexagone espère ainsi orienter une partie de ces précieux fonds vers son industrie nucléaire.

UE- marchandage Écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

UE- marchandage Écologique : le nucléaire et le gaz labellisés verts

 

Comme Il fallait s’y attendre on a assisté à un marchandage entre l’Allemagne et la France concernant deux sources d’énergie à la fois stratégique pour l’économie mais aussi pour l’environnement. Ainsi la France a réussi à faire reconnaître de nucléaire comme une énergie verte contre la concession faite à l’Allemagne d’admettre que le gaz pouvait également être labellisé verts. président de la république Emmanuel Macron va s’efforcer d’entériner juridiquement ce compromis pendant sa présidence de l’union européenne

 

Car l’enjeu est majeur : il s’agit de déterminer à l’échelle communautaire la liste des activités bénéfiques pour le climat afin de flécher les investissements privés vers celles-ci, mais aussi, in fine, les futures subventions publiques. D’ici à la prochaine décennie, ce sont donc des centaines de milliards d’euros à lever sur les marchés financiers qui sont en jeu.

« La transition énergétique coûtera cher. Et les investisseurs n’auront pas envie de financer une activité qui ne rapportera pas d’augmentation de leur part « verte ». Si l’activité en question n’est pas incluse dans la taxonomie, trouver des financements ce sera plus difficile, et le coût sera donc peut-être plus élevé », explique Eric Duvaud, fondateur et responsable de l’équipe développement durable d’EY.

Alors qu’Emmanuel Macron a récemment affirmé vouloir construire de nouveaux réacteurs nucléaires sur le territoire pour garantir la « souveraineté électrique de la France » et « atteindre l’objectif de neutralité carbone en 2050 », l’Hexagone espère ainsi orienter une partie de ces précieux fonds vers son industrie nucléaire.

UE: Comment contrer les Russes en Afrique

UE: Comment contrer les Russes en Afrique

 

L’union européenne se réveille enfin face aux menaces que constituent les mercenaires Wagner de Poutine qui viennent déstabiliser les régimes africains parfois avec la complicité des chefs d’État locaux comme au Mali ou en Centrafrique. Présent au Forum de Dakar sur la paix et la sécurité, le 6 et 7 décembre, le président du Conseil européen, Charles Michel, a développé l’offre de Bruxelles en matière de réponse aux crises sécuritaires et sanitaires en Afrique. L’Union européenne s’est dotée récemment de nouveaux outils pour contrecarrer l’offensive des sociétés militaires privées comme Wagner.

Traumatisée par l’arrivée des mercenaires de Wagner en Centrafrique, l’Union européenne réadapte sa stratégie de soutien aux armées africaines, jouant du bâton et de la carotte. Elle réduit actuellement drastiquement sa coopération sécuritaire avec le pays. « Nous ne pouvons pas former des militaires centrafricains qui vont ensuite être affectés dans des unités dirigées par des mercenaires russes et se rendre coupables d’exactions, justifie une source bruxelloise. Nous continuons seulement à conseiller le gouvernement pour la réforme du secteur de la sécurité et à former des sous-officiers et officiers ».

Bruxelles souhaite ainsi mettre le président centrafricain, Faustin-Archange Touadéra, devant ses responsabilités alors que ce dernier préfère toujours avoir recours à la Russie et aux mercenaires de Wagner pour la protection de son régime.

L’ UE veut un statut pour les livreurs et VTC

UE veut un statut pour les livreurs et VTC

L’union européenne veut définir un statut pour les livreurs des plates-formes et les chauffeurs VTC. Selon les critères de dépendance aux donneurs d’ordre, les personnels seront considérés comme salariés ou indépendants. Si au moins deux critères étaient remplis, la plateforme serait considérée comme employeur, et devrait se soumettre aux obligations du droit du travail (salaire minimum, temps de travail, normes de sécurité…) imposées par la législation du pays concerné. Le texte imposerait également une transparence accrue sur le fonctionnement des algorithmes des applications.

«Pendant trop longtemps, les plateformes ont réalisé d’énormes bénéfices en se soustrayant à leurs obligations fondamentales aux dépens des travailleurs, tout en assurant de façon mensongère qu’elles leur offraient le choix», estime Ludovic Voet, président de la CES (confédération de syndicats européens).

Les plateformes s’opposent farouchement à toute requalification importante des travailleurs: outre la fragilisation de leur modèle économique.

L’idée de « l’inflation temporaire » ressortie du tiroir (UE)

L’idée de  l’inflation temporaire ressortie du tiroir (UE)

 

 

Sans doute pour se rassurer par rapport au phénomène de l’inflation qui repart très nettement en Europe, l’union européenne sollicite à nouveau le concept d’inflation temporaire. Une inflation qui devrait se situer autour de 2, 4 % en moyenne en 2021 puis retombaient à 2,2 % l’an prochain. Notons que 2,2% s’appliqueront aussi sur la hausse précédente.(soit près de 6% en deux ans).  La commission européenne se réjouit de la progression de la croissance du PIB autour de 5 % en 2021. Un redressement indiscutable mais qui correspond cependant à la chute de 2020 pour 2022 le pronostic de l’union européenne avec une augmentation du pipe à 4,3 % ( prévisions revues en baisse) paraître bien optimiste

Après une chute historique de 6,6% en 2020, l’économie européenne reprend des couleurs. Elle avait retrouvé la croissance au printemps et celle-ci s’est poursuivie à un rythme soutenu durant l’été, grâce à la levée des restrictions sanitaires qui pesaient notamment sur les services liés aux loisirs (hôtellerie, restauration, voyage…).

Dans le détail, Bruxelles a légèrement augmenté sa prévision de croissance du PIB pour 2021, en passant de 4,8% à 5%, tout en abaissant son pronostic pour 2022 à 4,3%, contre 4,5% attendu jusqu’ici, en raison de la nouvelle flambée épidémique qui frappe l’Europe depuis plusieurs semaines, notamment dans les pays d’Europe centrale où la vaccination reste faible.

Le rebond est particulièrement fort en France (+6,6% de croissance du PIB en 2021, +3,8% en 2022) et en Italie (+6,2% et +4,3%), deux pays qui avaient été très touchés par la crise, tandis que le PIB de l’Allemagne, moins touchée en 2020, progressera de 2,7% cette année et 4,6% l’an prochain.

L’idée de l’inflation temporaire ressorti du tiroir (UE)

L’idée de  l’inflation temporaire ressorti du tiroir (UE)

 

 

Sans doute pour se rassurer par rapport au phénomène de l’inflation qui repart très nettement en Europe, l’union européenne sollicite à nouveau le concept d’inflation temporaire. Une inflation qui devrait se situer autour de 2, 4 % en moyenne en 2021 puis retombaient à 2,2 % l’an prochain. Notons que 2,2% s’appliqueront aussi sur la hausse précédente.(soit près de 6% en deux ans).  La commission européenne se réjouit de la progression de la croissance du PIB autour de 5 % en 2021. Un redressement indiscutable mais qui correspond cependant à la chute de 2020 pour 2022 le pronostic de l’union européenne avec une augmentation du pipe à 4,3 % ( prévisions revues en baisse) paraître bien optimiste

Après une chute historique de 6,6% en 2020, l’économie européenne reprend des couleurs. Elle avait retrouvé la croissance au printemps et celle-ci s’est poursuivie à un rythme soutenu durant l’été, grâce à la levée des restrictions sanitaires qui pesaient notamment sur les services liés aux loisirs (hôtellerie, restauration, voyage…).

Dans le détail, Bruxelles a légèrement augmenté sa prévision de croissance du PIB pour 2021, en passant de 4,8% à 5%, tout en abaissant son pronostic pour 2022 à 4,3%, contre 4,5% attendu jusqu’ici, en raison de la nouvelle flambée épidémique qui frappe l’Europe depuis plusieurs semaines, notamment dans les pays d’Europe centrale où la vaccination reste faible.

Le rebond est particulièrement fort en France (+6,6% de croissance du PIB en 2021, +3,8% en 2022) et en Italie (+6,2% et +4,3%), deux pays qui avaient été très touchés par la crise, tandis que le PIB de l’Allemagne, moins touchée en 2020, progressera de 2,7% cette année et 4,6% l’an prochain.

Le concept de l’inflation temporaire ressorti du tiroir (UE)

Le concept de l’inflation temporaire ressorti du tiroir (UE)

 

 

Sans doute pour se rassurer par rapport au phénomène de l’inflation qui repart très nettement en Europe, l’union européenne sollicite à nouveau le concept d’inflation temporaire. Une inflation qui devrait se situer autour de 2, 4 % en moyenne en 2021 puis retombaient à 2,2 % l’an prochain. Notons que 2,2% s’appliqueront aussi sur la hausse précédente.(soit près de 6% en deux ans).  La commission européenne se réjouit de la progression de la croissance du PIB autour de 5 % en 2021. Un redressement indiscutable mais qui correspond cependant à la chute de 2020 pour 2022 le pronostic de l’union européenne avec une augmentation du pipe à 4,3 % ( prévisions revues en baisse) paraître bien optimiste

Après une chute historique de 6,6% en 2020, l’économie européenne reprend des couleurs. Elle avait retrouvé la croissance au printemps et celle-ci s’est poursuivie à un rythme soutenu durant l’été, grâce à la levée des restrictions sanitaires qui pesaient notamment sur les services liés aux loisirs (hôtellerie, restauration, voyage…).

Dans le détail, Bruxelles a légèrement augmenté sa prévision de croissance du PIB pour 2021, en passant de 4,8% à 5%, tout en abaissant son pronostic pour 2022 à 4,3%, contre 4,5% attendu jusqu’ici, en raison de la nouvelle flambée épidémique qui frappe l’Europe depuis plusieurs semaines, notamment dans les pays d’Europe centrale où la vaccination reste faible.

Le rebond est particulièrement fort en France (+6,6% de croissance du PIB en 2021, +3,8% en 2022) et en Italie (+6,2% et +4,3%), deux pays qui avaient été très touchés par la crise, tandis que le PIB de l’Allemagne, moins touchée en 2020, progressera de 2,7% cette année et 4,6% l’an prochain.

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