Archive pour le Tag 'Uber'

Fin du statut hybride des taxis Uber

Fin du statut hybride des taxis Uber

Cette fois c’est bien fini le gouvernement a décidé de mettre un terme à ce statut hybride qui permettait à Uber  de s’affranchir des dispositions réglementaires de régulation,  d’autre part de reporter les charges sociales, fiscales et financières sur le chauffeur. Ne subsistera donc que 2 statuts : les taxis traditionnels autorisés à stationner et à marauder et les VTC (anciennes voitures de remise) qui ne peuvent exercer leur activité que sur réservation. Les plus anciens chauffeurs Uber devront donc opter pour l’un des deux statuts autorisés. A l‘issue d‘une réunion avec le secteur vendredi, la ministre des Transports a confirmé “l‘application de la loi Grandguillaume au 1er janvier 2018 qui mettra fin au détournement du statut LOTI”. “Ainsi, il sera désormais uniquement possible pour les chauffeurs d‘exercer comme taxi ou comme VTC” dans les grandes villes. Moins exigeant en terme d‘heures de formation qu‘une licence VTC ou a fortiori taxi, ce statut était largement détourné dans les villes par les plateformes de transport à la demande. Inquiet de cette échéance comme d‘autres acteurs du secteur, Steve Salom, le directeur général d‘Uber France, déplorait jeudi sur franceinfo une “situation d‘urgence sociale” menaçant 10.000 emplois. Pour tous les chauffeurs citadins dont le statut expire au premier janvier, la course est lancée pour se reporter vers l‘un des deux statuts désormais disponibles, VTC ou taxi. “L‘Etat s‘engage à ce que l‘ensemble de ces dossiers soit traité dans les meilleurs délais. Cela permettra que l’échéance du 1er janvier 2018 ne constitue pas un couperet”, promet Elisabeth Borne. Signe d‘un report massif vers la catégorie VTC, 8.000 à 8.5000 cartes VTC auront été délivrées au titre de l‘année 2017, déclare-t-elle, dont 6.000 à 6.500 par voie d’équivalence pour les chauffeurs Loti justifiant d‘un an d‘expérience, et 2.000 par réussite à l‘examen d‘accès. La ministre revient sur l‘autre aspect de la loi Grandguillaume votée il y a un an, la mise en place d‘un tronc commun d‘examen pour les taxis et les VTC, dénoncé par les seconds comme trop difficile. Un simple permis de conduire suffisait auparavant pour exercer le métier de VTC.L’épreuve théorique de cet examen (qui comprend une partie commune) représente en effet une barrière importante pour les VTC, puisque seuls 36% des candidats qui s‘y présentent la réussissent, contre 74% chez les taxis. Après l’épreuve pratique, l’écart se resserre avec un taux d‘admission final de 21% pour les VTC et de 33% pour les taxis, montrent toutefois les chiffres communiqués par Elisabeth Borne. Tout en saluant un “effort de dialogue” de la ministre, Uber a fustigé dans un communiqué un “examen, toujours plus difficile, sélectif et coûteux” qui “décourage aujourd‘hui même les plus motivés, créant de nouvelles barrières à l‘entrée”.

Grande-Bretagne: Uber doit salarier ses conducteurs

 Grande-Bretagne: Uber doit salarier ses conducteurs

Si les décisions de la justice britannique font jurisprudence ce pourrait être un coup dur pour Uber. En Grande-Bretagne considère en effet que les chauffeurs Uber doivent bénéficier des acquis sociaux des salariés. En clair qu’Uber doit salarier les chauffeurs qu’elle utilise. Or tout le système d’Hubert repose sur le principe de l’externalisation des charges sociales et financières sur le chauffeur. Ce pourrait être une remise en cause totale du modèle économique d’Uber. L‘an dernier, un tribunal britannique a donné gain de cause à deux conducteurs britanniques qui arguaient qu‘Uber exerçait sur eux un contrôle suffisamment important pour qu‘ils soient en droit de réclamer certains avantages sociaux comme un salaire minimum, des congés payés ou des pauses pendant leur travail. La décision, confirmée vendredi par l‘Employment Appeal Tribunal (EAT), ne s‘appliquera pas automatiquement aux 50.000 conducteurs d‘Uber en Grande-Bretagne, mais pourrait inciter d‘autres chauffeurs à présenter des recours.  Elle pourrait aussi profiter aux employés de milliers d‘autres entreprises dont celles appartenant à l’économie dite de partage ou “gig economy”, dans laquelle les individus travaillent sans contrat pour de multiples employeurs.

Risque d’éclatement de la bulle Uber

Risque d’éclatement de la bulle Uber

Selon un analyste Uber qui ne cesse d’accumuler les pertes risque d’éclater en plein vol du faîte d’une valorisation complètement artificielle.  Cette valorisation avoisine les 70 milliards de dollars.  Un gérant de fonds estime que les investisseurs qui ont misé dans Uber sont victimes d’un système s’apparentant à une pyramide de Ponzi. Selon Hamid Douglass, il n’y a que 1% de chance que le groupe évite la faillite dans les dix ans qui viennent. Pointé du doigt par une partie de ses chauffeurs et même de ses clients après les polémiques déclenchées par son patron Travis Kalanick, Uber commence à l’être également par certains investisseurs. Hamid Douglass, le co-fondateur d’une société d’investissement qui gère plus de 37 milliards de dollars, estime que dans les dix ans qui viennent, Uber a moins de 1% de chance de survie. « Quand je regarde Uber … je pense que c’est l’un des investissements les plus stupides de l’histoire. La probabilité de faillite de cette entreprise dans une décennie est de 99% », a déclaré le dirigeant de Magellan Financial Group.  Hamid Douglass va même plus loin et compare les levées de fonds d’Uber à un système de Ponzi, un montage financier frauduleux qui consiste à rentabiliser les investissements des anciens actionnaires essentiellement par les fonds procurés par les nouveaux entrants.  »La société perd constamment de l’argent, et sa stratégie de levée de fonds ressemble de plus en plus à un système de Ponzi (…) Tout ce qu’ils font avec les levées de fonds est de continuer à faire progresser la valorisation de l’entreprise car il y a toujours quelqu’un pour dire, ‘je vais mettre de l’argent dans l’entreprise puisque la prochaine levée de fonds se fera à un prix plus élevé’ ». Hamid Douglass n’est pas le seul à critiquer la valorisation d’Uber. Certains analystes doutent également de la capacité de groupe à devenir rentable. En 2016, le groupe américain a enregistré une perte de 2,8 milliards de dollars, soit près de 1 milliard de dollars de plus qu’en 2015. Une somme colossal qui est difficile à comprendre pour une entreprise qui ne compte que 6.700 salariés dans le monde (dont à peine 120 en France) et aucun site industriel.

Uber : l’échec prévisible du médiateur

Uber : l’échec prévisible du médiateur

D’une certaine façon, l’échec du médiateur qui a tenté de trouver un compromis entre les positions d’Uber et les chauffeurs concernés était prévisible. On se demande bien pourquoi le gouvernement a choisi un ancien de la SNCF qui a aussi officié à la RATP et d’autres entreprises publiques pour tenter de résoudre un problème de politique  des transports du privé. Sans doute uniquement parce que l’intéressé est un ancienne énarque. Il ne manquait pourtant pas d’économistes, d’universitaires ou d’experts professionnels compétents pour aborder cette problématique. Une problématique bien connue par ailleurs dans le secteur du transport de marchandises et qui a été en grande partie réglée. Dans ce secteur, certains opérateurs avaient aussi trouvé la martingale en reportant sur leur salarié les contraintes de financements de matériel et les contraintes fiscales et sociales. En clair, les chauffeurs de camions, comme les chauffeurs d’Uber se retrouvaient en situation de dépendance totale de leur donneur d’ordre. Dommage que la mémoire de la politique des transports ait  été aussi vite oubliée. La mission de Jacques Rapoport s’est donc terminée avec la rencontre entre Uber et les six organisations qui représentent les chauffeurs de VTC. La filiale française du groupe américain a confirmé son intention d’aider les chauffeurs en difficulté. Dans les conclusions publiées sur son blog, le médiateur considère que c’est une « proposition satisfaisante », mais admet qu’elle ne répond pas aux demandes des chauffeurs qui réclament une baisse de la commission et une hausse du tarif minimum. Jean-Luc Albert, de l’association Actif-VTC, estime que « les raisons du conflit ne sont pas résolues ». Pour Sayah Baaroun (Unsa-VTC), c’est même un « enfumage total » et « la médiation n’a pas réussi son objectif ». Un constat que partage le médiateur lui-même, Jacques Rapoport. Sur son blog, l’ex-président de SNCF Réseaux reconnaît en effet « l’impossibilité » de réconcilier Uber et les organisations de VTC. « L’obtention d’un accord général reste inaccessible » à cause du « climat de défiance intense ». D’un côté, des chauffeurs « frustrés par [le] mode de décision unilatérale [d’Uber], notamment sur les tarifs et les déconnexions ». De l’autre, une entreprise privée qui veut maîtriser sa stratégie commerciale. Jacques Rapoport conclut finalement que selon lui, « les positions d’Uber et des associations de chauffeurs paraissent irréconciliables ». Avant de remettre son rapport à Alain Vidalies, ministre des Transports, Jacques Rapoport « recommande au gouvernement d’avoir une disposition législative sous le coude ». Il espère toutefois que le « législateur puisse intervenir en fixant un barème minimal ». Une solution cependant très partielle car elle ne résout pas la question de la dépendance économique totale.

Uber : « L’indépendance fiction» » (Jean-Paul Teissonnière)

Uber : « L’indépendance fiction» » (Jean-Paul Teissonnière)

Jean-Paul Teissonnière, expert, estime à juste titre que l’indépendance des chauffeurs  est une fiction dans une interview à Challenges. De fait,  les chauffeurs d’uber sont économiquement complètement dépendants de la société. Par ailleurs les chiffres évoqués par uber concernant la rémunération des chauffeurs qui tournerait autour de 1500 à 2000 € et complètement fantaisiste. En effet les chauffeurs doivent supporter le coût des charges sociales, des assurances, de la fiscalité en général aussi de l’amortissement de véhicules coûteux. En moyenne, les revenus ce situe à moins de 1000 € notamment depuis le relèvement de la commission d’uber.

 

Pourquoi considérez-vous que les chauffeurs de VTC travaillant pour Uber ne sont pas indépendants?

Cette indépendance est en effet une fiction absolue. Plusieurs faits montrent qu’ils sont au contraire dans une situation d’hyper dépendance. Ils ignorent tout de leurs passagers dont ils n’ont pas accès aux coordonnées qui sont gérées par la plateforme. Ils ne connaissent pas non plus le montant de la course ni les conditions dans lesquelles ils l’ont acceptée. Tous ces paramètres sont entre les mains d’Uber qui a un contrat avec le passager.

N’y-a-t-il pas également une situation de dépendance économique?

En effet et cela ne fait que renforcer cette notion de dépendance: les chauffeurs sont obligés pour la plupart de travailler 70 heures par semaine pour gagner un peu moins que le Smic. Ceux qui disent qu’ils gagnent 2.000 euros par mois, oublient qu’il faut encore déduire la TVA et les cotisations sociales obligatoires.

Pourquoi les chauffeurs n’ont-ils pas fait valoir cet argument auparavant?

C’est compliqué de mener un bras de fer avec un employeur si puissant. Par exemple, j’entends des chauffeurs me dire qu’ils sont immédiatement déconnectés de la plateforme s’ils sont repérés par la société en train de manifester. Cette notion de déconnexion sans recours possible est d’ailleurs un critère supplémentaire qui plaide en faveur de la requalification des contrats.

Quelle est votre action exactement?

C’est Sayah Baaroun, secrétaire général de l’Unsa-SCP-VTC qui nous a sollicités pour mener une action devant les tribunaux. Nous devrions saisir de manière collective les prud’hommes d’ici la fin de la semaine, début de semaine prochaine sur la question de la requalification des contrats de chauffeurs. Nous voulons également déposer une plainte au pénal dans le cadre de « travail dissimulé » qui rejoint l’action menée par l’Urssaf Ile-de-France en 2015.

Uber : l’avenir en voiturette et des chauffeurs en salopettes

Uber : l’avenir en voiturette et des chauffeurs en salopettes

 

 

Ces Uber qui le dit, les coûts sont trop élevés d’où la pression extrême sur les prix pour contraindre les chauffeurs à davantage de rentabilité. Certains vont même jusqu’à proposer d’abandonner le concept grosse voiture et chauffeur en costume pour des véhicules plus petits. Pourquoi pas aussi des voiturettes avec des chauffeurs en salopette avec un prélèvement de 50 % d’Uber sur le prix des prestations. La question est effectivement économique car Uber est une énorme bulle qui risque un jour d’éclater. L’entreprise américaine qui n’apporte pas de réelle valeur ajoutée s’est simplement installée entre le client et le producteur de services. Bref une simple plate-forme comme il en existe depuis au moins 40 ans dans le transport de marchandises le problème c’est Uber en dépit de son énorme valorisation autour de 60 milliards ne parvient pas à être rentable et sa valorisation repose surtout sur un développement frénétique qui écrase au passage les chauffeurs taxi traditionnels ou VTC. Des taxis qui  ont une large responsabilité dans la mesure où il y a longtemps qu’ils auraient dû mettre en place des plates-formes performantes. Avec retard, le processus est en cours ; heureusement  d’une certaine manière Uber sera un jour ubérisée et la bulle éclatera. La logique de développement de ce type d’entreprise repose surtout sur une valorisation artificielle qui permettra à l’entreprise de se vendre très cher rapidement. Du coup des impératifs fiscaux, sociaux ou les risques des capitaux concernant les chauffeurs sont balayés et contournés. Les marges de manœuvre de la négociation entre VTC et Uber sont infimes car des concessions significatives de la part de la société mettraient en cause son existence. Pas étonnant si les négociations sont bloquées Les chauffeurs VTC ont repris vendredi leur mouvement aux alentours des aéroports parisiens et dans la capitale pour maintenir la pression sur Uber, trois jours après l’échec de négociations avec la plateforme américaine. La société avait annoncé mardi la création d’un fonds de deux millions d’euros destiné à aider les chauffeurs en difficulté, mais elle a refusé de baisser ses commissions de 25 à 20% et d’augmenter ses tarifs comme le demandaient les associations de VTC et un syndicat. Dans une interview à Alternatives économiques mise en ligne par le magazine, Thibaud Simphal, le directeur Europe de l’Ouest d’Uber, ne ferme pas la porte à une baisse des marges à condition que toutes les plateformes en fassent autant. « Nous serions prêts à rogner nos marges et/ou à augmenter nos tarifs auprès des consommateurs, à condition que tout le secteur suive. Pour l’heure, nous sommes les seuls à proposer cette démarche », dit-il. Mais huit organisations de chauffeurs VTC, qui parlent d’un « échec amer » des négociations du début de semaine, veulent le gel immédiat de l’augmentation des commissions de la plateforme, comme l’avait réclamé le gouvernement. Thibaud Simphal, le directeur Europe de l’Ouest d’Uber, conteste que les tarifs pratiqués par la plateforme soient « indignes », comme l’affirment les chauffeurs, en s’appuyant sur plusieurs études. « Selon l’étude de BCG (Boston Consulting Group), ils parviennent à dégager en moyenne entre 1.400 et 1.600 euros net par mois pour 45 heures de travail hebdomadaires », dit-il dans Alternatives économiques. Il rappelle plusieurs mesures déjà prises par Uber pour améliorer la situation des chauffeurs-partenaires, comme la négociation de tarifs préférentiels avec les compagnies d’assurance. « Depuis un an, nous essayons d’aider les chauffeurs à faire baisser leurs coûts », dit-il. Thibaud Simphal propose ainsi de renoncer au « modèle d’un chauffeur en costume au volant d’une grosse berline », expliquant que de plus petites voitures réduiraient les dépenses.

Uber : le conflit aussi de la pseudo révolution numérique

Uber : le conflit aussi de la pseudo révolution numérique

 

 

 

 

Une confusion sémantique totale qui masque en réalité une exploitation éhontée des travailleurs du secteur par une multinationale américaine. Une confusion qui mélange la révolution numérique avec l’économie collaborative, la robotisation, bref le progrès technique et social avec la recherche effrénée de profits. Les technologies d’information n’ont pas grand-chose à voir dans l’affaire. Il s’agit pour uber d’augmenter sa commission pour la passer de 20 à 25 %. Un énorme prélèvement évidemment sur les revenus des taxis qui utilisent la plate-forme et qui n’arrivent  déjà pas à dégager un SMIC comme salaire. D’une certaine manière uber illustre l’Inter médiation quasi mafieuse entre le client et le producteur réel de services. Mafieuse puisque la méthode uber consiste à s’affranchir des contraintes fiscales, sociales et des contraintes de capital. uber aujourd’hui valorisé à hauteur de 60 milliards dans le monde constitue l’exemple même de l’asservissement des travailleurs. Des travailleurs dits indépendants et qui dépendent économiquement entièrement de leurs donneurs d’ordres. Eu égard aux enjeux financiers il n’est pas étonnant que le conflit s’éternise. La plateforme américaine a en effet refusé hier  de geler l’augmentation de sa commission comme le lui demandait le secrétaire d’Etat aux Transports et proposé un fonds d’aide aux chauffeurs qui ne satisfait pas les intéressés. Plusieurs organisations de VTC en conflit avec Uber, dont CAPA VTC, ont appelé en conséquence à des actions tôt vendredi matin autour des aéroports parisiens d’Orly et de Roissy. Le gouvernement a rendu la plateforme responsable de l’impasse. Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a déclaré au Sénat que le gouvernement était « absolument déterminé » à ce qu’Uber « s’engage dans la voie du progrès ». Le secrétaire d’Etat aux transports Alain Vidalies avait demandé lundi à la société Uber une « avancée immédiate » : le gel temporaire, le temps des négociations, de sa commission, récemment passée de 20 à 25%. Il a déploré mardi son refus, regrettant dans un communiqué un choix « qui ne favorise pas le bon déroulement des discussions à venir ». En contrepartie, la filiale française de la société américaine a annoncé la création d’un fonds de deux millions d’euros pour ses chauffeurs partenaires en difficulté en France, un geste dont le gouvernement a simplement pris acte. Les conducteurs de véhicules de transport avec chauffeurs (VTC) font du retour à 20% de la commission prélevée par Uber sur les courses un préalable pour continuer les discussions.

Uber ou l’art d’exploiter les travailleurs

 

Uber ou l’art d’exploiter les travailleurs

Il est clair que pour s’enrichir on ne peut compter sur son propre travail,  ce qu’a compris Uber qui exploite outrageusement les travailleurs des taxis en se libérant totalement des contraintes de capital, des contraintes sociales et des contraintes fiscales. Le rêve évidemment pour tous les capitalistes qui veulent faire fortune en quelques années. Un phénomène qui serait lié directement à la révolution numérique ou à l’économie collaborative. Des désignations complètement usurpées. Uber s’est en effet placé entre le client et le prestataire pour détourner la valeur ajoutée. Un phénomène connu depuis longtemps dans le transport de marchandises lorsque certains intermédiaires de transport routier ont voulu imposer le modèle économique de la sous-traitance qui lui aussi faisait peser les charges de capital, les charges fiscales et les charges sociales sur le salarié. Un secteur heureusement qui  a pu en grande partie être assaini grâce à la régulation mise en place et dont on pourrait bien s’inspirer. Mais les politiques ont une mémoire à la hauteur de leur compétence et ne connaissent pas grand-chose du secteur dont ils ont la charge. Certes le secteur traditionnel des taxis n’était pas sans défauts mais la question est de savoir à qui en incombe la responsabilité. Une responsabilité qui revient pour l’essentiel aux Pouvoirs publics qui ont limité c’est-à-dire contingenté le nombre de taxis faisant monter grimper de façon inconsidérée le coût de l’accès à la profession ; une licence pouvait en effet atteindre de l’ordre de  200 000 €. Il est clair que là aussi, comme en transport routier de marchandises, on aurait pu réguler le marché en organisant des décontingentements progressifs. Du coup une plus grande concurrence aurait imposé une modernisation plus rapide aux taxis traditionnels. Mais la  concurrence de part Uber est complètement faussée par les conditions insoutenables qu’elle impose aux chauffeurs qui travaillent  avec la plate-forme. Présenté la plate-forme comme une révolution relève de la fumisterie en effet toujours dans le transport de marchandises il y a déjà 40 ans que ces plates-formes de mise en relation entre le client et le prestataire existent. La grande différence c’est que la plate-forme Uber impose de telles obligations de moyens qu’en réalité les chauffeurs sont en situation de dépendance économique totale avec un taux de rentabilité dérisoire.  Le secrétaire d’Etat chargé des Transports, Alain Vidalies, serait bien inspiré de prendre en compte cette problématique qui n’est pas nouvelle dans le transport. Ministre qui   a annoncé dans la soirée par voie de communiqué qu’il réunirait lundi matin l’ensemble des plateformes et des représentants de conducteurs de véhicules de transport avec chauffeur (VTC), « afin de définir ensemble les modalités d’une sortie de crise ». Il serait temps !

Moins de chômage et plus de croissance avec Uber et Airbnb !!! (Coface)

Moins de chômage et plus de croissance avec Uber et Airbnb !!! (Coface)

 

Une évaluation au doigt mouillé et très surprenante de la Coface (ancien établissement public aujourd’hui privatisé et contrôlé par un groupe bancaire) ; La Coface qui considère que Uber et Airbnb  a permis de limiter le chômage et de soutenir la croissance. D’abord on peut s’étonner qu’une institution (maintenant privatisée)  dont l’objet est surtout d’apporter des garanties pour soutenir les exportations françaises se lance maintenant dans l’évaluation de politiques économiques intérieures, en la circonstance  celle des taxis et de la location d’appartement. Pas vraiment une compétence connue de la Coface. En outre surtout ce type d’évaluation est toujours très approximatif voir même impossible en raison de l’absence de période de référence. Il faudrait comparer la même période (et non deux périodes différentes) avec Uber et Airbnb  et sans. En fait il s’agit surtout d’un plaidoyer pour éviter de taxer les deux secteurs visés et plus généralement de militer contre leur régulation. D’après la Coface Uber et Airbnb seraient  bénéfiques pour l’économie française. Telle est la conclusion inattendue d’une étude de la Coface, dévoilée ce mardi, sur l’ubérisation de l’économie. L’assureur-crédit identifie deux effets positifs principaux. D’une part des créations nettes d’emplois et d’autre part une baisse des prix pour le consommateur. Anticipant plusieurs lois réglementant les plateformes de VTC et de l’économie collaborative, à l’instar d’Airbnb, la Coface s’inquiète de leurs conséquences pour l’économie française. La taxation des revenus liés à l’économie collaborative risque de réduire l’offre et l’obligation pour ceux qui loueraient leur logement plus de 120 jours par an de modifier le statut de leur résidence «devrait représenter un manque à gagner à court terme pour l’économie» de l’ordre de 400 millions d’euros, prévient la Coface. En effet, les touristes se tournant vers les locations Airbnb principalement dans l’idée de faire des économies par rapport à une réservation dans un hôtel, ces derniers ne se reporteraient pas forcément sur le parc hôtelier s’ils n’ont plus la possibilité de louer une chambre ou un appartement via Airbnb. La Coface met également en garde les autorités sur une réglementation trop contraignante vis-à-vis des plateformes de VTC et notamment d’Uber. En outre, la Coface souligne qu’une réduction de l’offre aura «des conséquences sur l’emploi» dont il s’agira seulement de déterminer l’ampleur. Elle a ainsi calculé qu’un recul de «20% du nombre de VTC» aboutirait à «une augmentation du taux de chômage de 0,15 point».

 

Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur):

Société d’assurance-crédit dont la mission est de protéger les entreprises d’éventuels impayés de la part d’autres sociétés clientes. Créée en 1946 et privatisée en 1994, la Coface est une société anonyme avec un conseil d’administration constitué en France. Depuis juin 2014, elle est cotée en bourse au marché réglementé d’Euronext Paris, indice CAC Small. Au 31 décembre 2015, 58,52 % de son capital est coté en bourse, 41,24 % est détenu par le groupe bancaire Natixis4

Uber menacé aussi au Royaume-Uni et en France ?

Uber menacé aussi au Royaume uni et en France ?

 

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Un jugement qui pourrait faire jurisprudence celui d’un tribunal anglais. Une condamnation identique a eu  lieu à New York enfin en France l’URSSAF a engagé des poursuites contre Uber aux fins de faire requalifier les contrats.  Un tribunal des prud’hommes anglais a donc donné raison à deux chauffeurs réclamant le statut d’employés. La décision ouvre la voie à des plaintes de dizaines de milliers d’indépendants auxquels les plateformes de transport, mais aussi de livraison, ont recours.  L’entreprise américaine de VTC vient de subir un important revers au Royaume-Uni, où un tribunal du travail, l’équivalent britannique des prud’hommes, a donné raison à deux chauffeurs qui réclamaient le statut d’employés. Le tribunal a précisé que les chauffeurs ne pouvaient pas être considérés comme des travailleurs indépendants, ce que défend ardemment Uber. Cela signifie qu’ils doivent être payés sur la base du salaire minimum en vigueur et qu’ils doivent bénéficier de jours de congés payés. «C’est une victoire monumentale, qui aura un impact hautement positif sur les chauffeurs… mais aussi sur les milliers d’autres travailleurs dans d’autres industries où l’auto-entrepreneuriat est répandu», s’est félicitée Maria Ludkin, directrice des affaires légales du syndicat GMB, qui a soutenu le dossier des chauffeurs. Cette décision ouvre en effet la porte à des milliers de plaintes potentielles, d’abord des 40.000 chauffeurs qui travaillent pour Uber outre-Manche, mais aussi des livreurs œuvrant pour des plateformes comme Deliveroo, originaire du Royaume-Uni. De son côté, Uber a manifesté son intention de faire appel. Valorisée près de 70 milliards de dollars, la société a beaucoup à perdre en cas de requalification. Son modèle repose en effet sur la flexibilité de ses chauffeurs, et leur moindre coût lié à leur statut d’indépendants. Une requalification obligerait l’entreprise à s’acquitter de cotisations sociales. Uber a défendu devant la justice britannique que, pour la plupart, ses chauffeurs appréciaient le statut d’indépendants, qui leur permet de choisir quand ils veulent travailler. L’étau se resserre néanmoins sur le modèle économique du géant américain. La Californie, État d’origine d’Uber, avait été la première l’année dernière à questionner le fonctionnement de l’entreprise et à ouvrir la porte à la requalification de ses chauffeurs en autorisant ces derniers à déposer un recours collectif en ce sens. Menacé, Uber avait alors proposé un accord amiable à 100 millions de dollars pour clore le dossier, ainsi que celui concernant un autre recours, dans le Massachussetts. Cet accord a été invalidé par la justice américaine en août dernier, rouvrant la voie à un procès. Il y a quelques jours, c’était au tour de la justice new-yorkaise de conclure qu’un lien de subordination existe entre Uber et ses chauffeurs. C’est ainsi qu’elle a accordé à deux anciens chauffeurs, dont les comptes avaient été désactivés par la plateforme, le droit de prétendre à des indemnités chômage, leur accordant implicitement le statut d’anciens employés. En France aussi, le débat est ouvert. En mai, l’Urssaf, l’organisme collecteur des cotisations de sécurité sociale, a entamé des poursuites contre Uber pour requalifier le statut de ses chauffeurs.

 

Taxis : Ubériser Uber

Taxis : Ubériser Uber

Ce que tente l’État dans les taxis avec une plate-forme destinée à mettre les taxis en relation directe avec les clients. Une sorte d’ubérisation  d’Uber.  La plateforme regroupe les données des exploitants de taxis agréés (Opendata) et permet de mettre en relation, via diverses applications pour smartphones, des personnes cherchant un taxi et les 6.000 chauffeurs ayant adhéré, à ce jour, à ce service de « maraude électronique » lancé en mars, mais manquant peut-être de médiatisation.  En commandant lui-même un taxi via une application de téléphone portable, le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies a lancé officiellement mardi à Paris la plateforme « le.taxi », qui permet de héler un véhicule par smartphone. « Voilà, il doit arriver dans 2 minutes », a constaté mardi le secrétaire d’Etat, penché sur l’écran d’un téléphone où s’affichait le trajet du taxi, commandé quelques secondes plus tôt et répertorié dans la plateforme électronique développée par l’Etat. « Il fallait une infrastructure numérique pour cette profession artisanale et fragmentée« , a estimé le secrétaire d’Etat devant la presse et des représentants du secteur. Pour rappel, « le.taxi » était prévue par la loi Thévenoud du 1er octobre 2014. La plateforme regroupe les données des exploitants de taxis agréés (Opendata) et permet de mettre en relation, via des applications pour smartphones, des personnes cherchant un taxi et les 6.000 chauffeurs ayant adhéré, à ce jour, à ce service de « maraude électronique » mis en place le 22 mars dernier, dans la ville de Montpellier d’abord, puis à Marseille, Aix-en-Provence, La Rochelle, Rennes et Paris. Depuis, quelque 20.000 commandes ont été réalisées au niveau national, assure Alain Vidalies. Concrètement, il s’agit pour un client de e-héler un véhicule, au lieu d’en arrêter un physiquement dans la rue. C’est-à-dire que le client signale son besoin via l’une des applications de la plateforme (Zaléou, Triperz, MonTaxi, TaxiProxi, ou encore TedyCab) qui va alors « piocher » dans l’Opendata pour afficher – et solliciter – tous les taxis présents dans la zone. Le chauffeur intéressé accepte ensuite (ou non) la course en direct. Cependant, quelle différence y-a-t-il pour le consommateur entre e-héler un taxi de cette manière, ou à effectuer une « commande immédiate » via une application existante de taxis comme celles de Taxis Bleus ou de G7 par exemple ? Car il y en a effectivement une. Et pas des moindres. Outre le fait de permettre à l’usager de noter la course, comme cela se fait déjà sur Taxis Bleus ou G7, le client ne paie aucun frais d’approche, alors que via les applications de taxis précédemment évoquées, le passager payerait des frais d’approche – plafonnés à 4 euros pour les commandes immédiates et à 7 euros pour les réservations à l’avance.

 

Uber : condamné à 800 000 €

Uber : condamné à 800 000 €

Uber France a été condamné jeudi à 800.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis, pour la mise en service et la promotion de l’application UberPop, offre payante de transport entre particuliers suspendue depuis près d’un an. Deux de ses dirigeants, Pierre-Dimitri Gore-Coty, aujourd’hui chargé de l’Europe, de l’Afrique et du Moyen-Orient, et Thibaud Simphal, chargé du marché français, ont respectivement été condamnés à 30.000 euros et 20.000 euros d’amende, dont la moitié avec sursis. Ils ont échappé à une interdiction temporaire de gérer une entreprise demandée par le parquet. Le tribunal a estimé dans son jugement, lu en partie à l’audience, que les trois prévenus avaient « incité un très grand nombre de personnes à entamer une activité qui les a conduites à des condamnations ». Le tribunal a aussi estimé que l’application UberPOP avait entraîné une « durable désorganisation » du secteur des transports, et rappelé que son lancement, vécu comme une déclaration de guerre par les taxis, avait été émaillé d’incidents « d’une gravité certaine » sur la voie publique. Un porte-parole d’Uber France a indiqué que la société et ses deux dirigeants feraient immédiatement appel. Cette décision « n’a toutefois pas d’impact sur l’activité d’Uber en France aujourd’hui : l’application met en relation 12.000 chauffeurs professionnels avec leurs 1,5 million de clients », a-t-il ajouté dans un communiqué. Les prévenus ont notamment été reconnus coupables de pratique commerciale trompeuse, de complicité d’exercice illégal de la profession de taxi et de certains délits liés à la conservation de données personnelles. Ils devront payer solidairement près de 50.000 euros de dommages et intérêts aux 38 parties civiles, qui réclamaient plus de 119 millions d’euros. Le tribunal a jugé qu’Uber avait dénié aux taxis certaines exigences propres à leur métier. « Je pense qu’on est en présence d’une décision fondatrice puisque le tribunal a eu à cœur de stigmatiser l’attitude d’Uber (jugée) contraire à l’ordre public et économique », a dit Jean-Paul Levy, qui représente notamment l’Union nationale des taxis. Pierre-Dimitri Gore-Coty et Thibaud Simphal contestaient toute responsabilité, faisant valoir qu’ils étaient salariés de la compagnie. Une analyse rejetée par le tribunal, d’après qui ils représentaient « valablement » la filiale française. Uber France multiplie les écueils judiciaires en France. En décembre dernier, la compagnie a été condamnée en appel à une amende de 150.000 euros pour « pratiques commerciales trompeuses » après avoir présenté UberPOP comme du covoiturage. Elle s’est pourvue en cassation. L’Urssaf d’Ile-de-France, qui estime que ses chauffeurs devraient être reconnus comme des salariés, a par ailleurs engagé à son encontre une procédure de redressement de cotisations sociales pour la période allant de janvier 2012 à juin 2013. Mais Uber conteste cette procédure. UberPOP, application pour smartphone qui représentait, avant sa suspension, environ 20% des courses de la société en France, a toujours été particulièrement dans le viseur des autorités. Sous leur pression, ainsi que celle des chauffeurs de taxi, Uber l’a suspendue en juillet 2015. Deux mois plus tard, le Conseil constitutionnel confirmait son interdiction. La France est le deuxième plus gros marché européen pour Uber, juste derrière le Royaume-Uni. Elle y a enregistré un chiffre d’affaires d’environ six millions d’euros et un profit d’environ 500.000 euros en 2014, comme l’a indiqué à l’audience le directeur légal d’Uber en Europe. En Allemagne, jeudi, un tribunal a confirmé l’interdiction dans tout le pays d’UberPop. Outre l’Allemagne et la France, UberPop est considéré comme illégal en Italie et en Espagne, et une procédure d’appel est en cours en Belgique et aux Pays-Bas La Commission européenne toujours très libérale  a rappelé fin mai que les services liés à l’économie dite « de partage », tels Uber, ne devaient pas être interdits dans l’Union européenne, sauf en dernier recours, et que d’éventuelles restrictions de ces services devaient tenir compte de l’intérêt public. « Le débat sur le transport à la demande entre particuliers continue », estime un porte-parole d’Uber France.

(Reuters))

Requalification en salariés des chauffeurs Uber ?

Requalification en salariés des chauffeurs Uber ?

 

Il est clair que le statut d’indépendant des chauffeurs d’Hubert relève d’une vaste escroquerie visant à contourner les normes sociales, fiscales et les charges d’amortissement du matériel. Notons par parenthèse qu’ une situation du même type a été rencontrée il y a maintenant plusieurs dizaines d’années dans le transport routier de marchandises et que la fausse sous-traitance a été interdite en raison précisément du lien de subordination. Chez Hubert le lien de subordination est évident de sorte que les chauffeurs d’Uber sont des salariés déguisés en patrons. L’Urssaf poursuit donc  Uber pour requalifier ses chauffeurs, aujourd’hui considérés comme des indépendants, en salariés, faisant valoir qu’il existe un « lien de subordination » entre eux et la plateforme, a-t-on appris vendredi auprès de l’Acoss. Deux procédures ont été engagées par l’Urssaf d’Ile-de-France, l’une devant le Tribunal des affaires de sécurité sociale (Tass), l’autre au pénal auprès du procureur de la République de Paris. L’antenne francilienne des Urssaf a « requalifié, pour tous les chauffeurs Uber, la situation d’indépendant en situation de salarié au titre de la sécurité sociale » et a réclamé « les cotisations correspondantes », a indiqué à l’AFP Jean-Marie Guerra, directeur de la Réglementation, du Recouvrement et du Service à l’Acoss, qui gère le réseau des Urssaf. Mais « l’entreprise n’ayant pas accepté de payer, l’affaire est désormais entre les mains du Tribunal des affaires de sécurité sociale », a-t-il poursuivi, précisant que le « redressement » était « de l’ordre de quelques millions d’euros ». L’Urssaf a par ailleurs « transmis un procès-verbal de travail dissimulé au procureur de la République de Paris, fondé sur le principe du détournement de statut ». Le parquet a désormais la possibilité d’ouvrir une enquête préliminaire. L’organisme collecteur des cotisations de sécurité sociale estime avoir « produit la démonstration qu’il existe un lien de subordination entre Uber et ses chauffeurs ». « C’est Uber qui recrute, qui forme, la commission est plafonnée, ils prennent un pourcentage dessus, la course n’est pas libre, les chauffeurs doivent rendre des comptes… Toute une série d’éléments montrent que le salarié travaille bien dans le cadre d’un service organisé par Uber pour le compte de l’ensemble des chauffeurs », détaille Jean-Marie Guerra. « Et sur le plan pénal, il s’agit bien d’un montage: Uber a intentionnellement organisé une forme de détournement de statut », plaide-t-il. Les deux procédures, lancées « à la rentrée 2015″, ne devraient pas aboutir avant « 5 ou 6 ans » selon l’Acoss, qui s’attend à ce qu’Uber aille jusqu’en cassation. Selon M. Guerra, l’enjeu dépasse le cas d’Uber: « Aujourd’hui, des plateformes collaboratives de service, il y en a des centaines » et « cela devient un enjeu pour le financement de notre protection sociale, aujourd’hui construit essentiellement sur les salaires ». De son côté, « Uber conteste fermement la régularité et le bien-fondé des procédures mais laisse aux juridictions saisies le soin de se prononcer », a assuré un porte-parole du groupe à l’AFP. « Des dizaines de milliers de Français choisissent de devenir chauffeur professionnel indépendant: c’est le cas des VTC comme de la quasi-totalité (90%) des taxis parisiens », fait-il valoir. Il cite un « récent sondage Ifop » selon lequel « 87% des partenaires Uber » choisissent de devenir indépendants « pour pouvoir travailler de manière autonome ». 

(Le Parisien et AFP)

Uber aussi sur le marché du transport de colis

Uber aussi sur le marché du transport de colis

 

 

Après le transport de personnes par taxi, Uber  s’attaque maintenant aux transports de petits colis de marchandises. De quoi bousculer encore un marché très concurrencé. Amazon avait déjà mis un pied sur ce marché en mettant en place son propre service de distribution. Cette fois il s’agit de s’adresser à tous les utilisateurs de transports express. Le groupe commencera par démarcher  la clientèle individuelle mais rapidement va  se rendre compte que l’essentiel du marché est constitué par les entreprises. Certes le phénomène de bourse de fret n’est pas nouveau dans le transport, il existe depuis des dizaines et des dizaines d’années (a même commencé avec le Minitel en France avant évidemment d’être informatisé).  Le danger c’est évidemment la puissance d’Uber, ses moyens technologiques et sa couverture mondiale. Surtout pour se faire une place et s’imposer dans ce monde,  Uber n’hésitera certainement pas à écraser les prix ce qui risque de fragiliser nombreux  transporteurs classiques spécialisés dans l’express mais aussi d’autres entreprises de transport qui à côté du transport complet ou du transport de lots font aussi du transport express. D’un certain point de vue,  on ne peut pas dire il s’agit d’une vraie révolution technologique mais d’une tentative de mettre  en sous-traitance les acteurs actuels. On sait par ailleurs que c’est le dernier kilomètre de livraison qui plombe le coût  du transport express, dès leur on risque de voir apparaître des opérateurs qui comme pour les VTC vont intervenir avec des statuts juridiques très flous voire sans statut du tout quand des  automobilistes ne seront pas sollicités pour effectuer les livraisons terminales. Déjà confrontés à la concurrence d’Amazon, les groupes européens de services postaux et de livraison express de colis, comme Deutsche Post, PostNL ou Royal Mail, risquent de devoir faire face à celle d’Uber et d’autres start-up intéressées par ce marché.  UberRUSH, qui permet de trouver via une application un coursier, et de nouveaux entrants tels que PiggyBaggy ou Nimber, pourraient en effet venir grignoter des parts de marché aux opérateurs historiques, estiment des analystes financiers et des gérants interrogés par Reuters.  Ces derniers commencent à prendre en compte dans leurs calculs de valorisation l’impact à long terme de cette nouvelle concurrence, pour l’instant incarnée par Amazon avec le lancement de son propre service de messagerie express dans certaines régions d’Europe.  Pour eux, cette initiative du géant américain du commerce en ligne pourrait bien n’être qu’une première étape de ce qui attend le marché.

Uber : Des chauffeurs lancent leur propre application

Uber : Des chauffeurs lancent leur propre application

 

Uber prix a contre-pied par se propres chauffeurs qui ont tout simplement décidé de gérer leur propre plate-forme et de se passer de intermédiation d’UBER. Des chauffeurs de la plateforme UBER ont décidé de contrer le géant américain. France Info vous le révèle ce lundi matin, ces chauffeurs de VTC viennent de créer leur application « pour les VTC, gérée par les VTC ».  Ils l’ont baptisé VTC CAB. Cela fait neuf mois que les chauffeurs de l’association des VTC de France travaillent sur leur nouvelle application. Ces dernières semaines, ils l’ont testée en région parisienne. D’allure, VTC Cab ressemble beaucoup à Uber, comme sur la plateforme américaine, on se géolocalise, on choisit et on commande sa voiture. Mohammed Radi, est l’un des fondateurs de cette nouvelle application, chauffeur toujours actif sur la plateforme Uber, et malgré son costume cravate et une histoire ancienne dans la finance, il l’assure : « Mon objectif n’est pas de gagner de l’argent. L’objectif c’est de garder le contrôle sur notre avenir, c’est de garder le contrôle sur notre travail« , et il ajoute, fier de sa formule : « C’est du made in France, c’est une application faîte par les VTC, pour les VTC, gérée par les VTC ». Depuis qu’Uber a subitement baissé ses tarifs de 20 %, il y a deux semaines, sachant qu’ils doivent payer sur chaque course une commission de 20 euros par mois, certains chauffeurs ont fait le calcul, pour eux, cela représente une perte mensuelle de 1500 euros. Avec cette nouvelle application de l’association des VTC de France, la commission prélevée sur les courses sera inférieure à 7%. La moins cher du marché. C’est avec cet argument qu’ils comptent attirer bon nombre de chauffeurs sur leur plateforme. Une application qui veut également s’étendre à toutes les petites villes de France.

Uber : ou l’art d’exploiter à l’américaine les travailleurs

 

Uber : ou l’art  d’exploiter à l’américaine les travailleurs

Sous prétexte d’évolution technologique, Uber dans le monde entier à réussi à mettre en place une formidable organisation pour exploiter les salariés. Juridiquement il ne s’agit d’ailleurs pas de salariés puisqu’en fait les travailleurs sont contraints de supporter les charges financières relatives à l’achat d’un véhicule aux normes d’Huber, qu’ils sont par ailleurs considérés comme des travailleurs indépendants ce qui leur permet de ne pas être soumis aux normes sociales des salariés. Une formidable escroquerie contestée d’ailleurs dans de nombreux pays qui permet d’externaliser toutes les contraintes sociales et financières et d’internaliser les profits. En réalité quand un chauffeur d’Huber en France réussit  à dégager environ 2000 € de chiffre d’affaires mensuels  c’est pour plus de 70 heures de travail. Évidemment c’est mieux que d’être au chômage mais c’est en même temps un piège surtout quand Huber décide comme en France de réduire de 20 % la rémunération des chauffeurs partenaires. En fait ces chauffeurs ne sont pas partenaires mais sont sous la dépendance économique d’Huber. Un phénomène déjà connu dans le transport routier concernant la sous-traitance et qui avait conduit à réguler le secteur. La baisse unilatérale de 20 % des prix des prestations payées par Hubert ne fait qu’empirer des conditions d’exploitation déjà très critiquable. Certes on peut légitimement considérer que le tarif des taris des taxis classiques est un peu excessif en regard de la qualité pour autant contourner les règles financières et sociales ne semble pas le mode de régulation le plus pertinent pour améliorer la compétitivité de ce type de transport Les dirigeants de la plateforme Uber  qui met en relation passagers et véhicules de transport avec chauffeurs (VTC), ont bien conscience en effet que certains de leurs partenaires ne voient pas d’un bon œil la baisse de tarifs qu’ils leur ont imposée depuis la semaine passée. Pourtant Uber assure que la même mécanique a été fructueuse à New York, où la baisse du prix des courses a engendré une augmentation du volume des trajets, avec au final, un gain pour les chauffeurs dont certains sosnt très en colère.  Cela dit, Uber assure qu’il s’agit-là d’une minorité de chauffeurs. Ceux ayant manifesté leur mécontentement représenteraient selon eux seulement 1% de leurs partenaires. Avec lesquels ils comptent user de « pédagogie ». Chiffres à l’appui, puisqu’en effet, d’après le premier bilan effectué par Uber « après la baisse des prix de 20% des UberX à Paris, le nombre de trajets sur UberPool était en hausse de 40%, et les revenus horaires des chauffeurs sont restés constants le week-end dernier« . Du côté d’Uber il ne s’agit pas a priori de « négocier » quoi que ce soit pour l’instant, alors que certains chauffeurs comptent bien créer un syndicat professionnel afin de défendre leurs intérêts.

Taxis : manif contre Uber à Bruxelles

Taxis : manif contre Uber à Bruxelles

La mobilisation contre Uber continue, cette fois au plan européen. Des centaines de chauffeurs de taxi venus de plusieurs pays d’Europe ont perturbé la circulation mercredi dans le centre de Bruxelles afin de protester contre l’application UberPop qui permet de réserver un véhicule de tourisme avec chauffeur (VTC). Selon le syndicat des transports FGTB-UBT, environ 1.200 chauffeurs de taxi, venus de France, de Grande-Bretagne, de Suisse, d’Espagne et du Portugal, ont participé à cette manifestation. Les manifestants ont roulé à allure réduite en direction du rond-point Schuman devant les institutions européennes. La police a signalé 400 manifestants. Depuis son arrivée en Europe il y a quatre ans, la société américaine Uber est la cible des taxis de plusieurs pays européens qui dénoncent une concurrence déloyale. « Ils (les chauffeurs Uber) ne paient pas de charges, ils n’ont pas de Sécurité sociale, ils ne sont même pas assurés pour transporter des clients », a déclaré un chauffeur parisien. Il y a deux semaines Uber a lancé à Bruxelles un service low cost baptisé UberX, assez voisin de son service UberPop qu’il entend maintenir dans la capitale belge contrairement à ce que la start-up américaine a été contrainte de faire à Paris.

Vers une loi européenne concernant UBER ?

Vers une loi européenne concernant UBER

La commission européenne s’est enfin décidée à se saisir du conflit qui oppose la société Uber à certains états concernant les taxis. La commission européenne risque de rechercher un impossible compromis entre des règles très strictes relatives à l’exercice  classique de taxis et la libéralisation qui permet de s’affranchir de ces règles. Derrière Uber se pose aussi la question du statut des plates-formes sur Internet aussi de leur fiscalité. La Commission européenne va donc  lancer en septembre une étude pour tenter de régler le litige opposant la société californienne Uber aux chauffeurs de taxis à travers l’Europe, ont déclaré trois sources au fait du dossier à l’agence Reuters. Cette étude visera à déterminer les bases juridiques sur lesquelles la Commission européenne pourra s’appuyer pour déterminer si Uber est un service de transports ou un service numérique, a déclaré un représentant de l’exécutif européen. La société de San Francisco se décrit comme une plate-forme en ligne mettant en relation des chauffeurs volontaires et des utilisateurs. Pourquoi, Parce que le fait d’être considérée comme une entreprise de transports la soumettrait à des règles plus strictes en termes d’accréditation, d’assurance ou de sécurité, alors que les taxis l’accusent de contourner ces obligations et donc d’exercer une concurrence illégale. Les lois nationales encadrant l’exercice de la profession de taxis seront passées en revue dans l’ensemble des pays membres afin de déterminer si une loi européenne est nécessaire. Parallèlement à cette étude, l’exécutif européen continuera d’examiner les plaintes déposées par Uber contre les interdictions prononcées à son encontre par la justice allemande et la justice espagnole, ainsi que contre la loi française dite « Thévenoud » de 2014. Les décideurs sont déconcertés par les services comme Uber ou Airbnb par exemple, partagés entre la volonté de soutenir l’économie collaborative et la nécessité de garantir une concurrence non biaisée. « Il faut trouver un juste milieu », a déclaré un fonctionnaire européen.

 

Taxis, VTC, Uber : Macron veut mettre fin au grand bordel, bon courage !

Taxis, VTC, Uber : Macron veut mettre fin au grand bordel, bon courage !

 

Autant le dire le transport collectif en automobiles est devenu un grand bordel. Avec des règles très contraintes pour les taxis, des règles allégées pour les VTC et pas de règle du tout pour les Uber et autres associations lucratives «  collaboratives ». Macron veut repenser le modèle économique du secteur, bon courage ! D’autant qu’il ne s’attaque qu’à un aspect de la mobilité urbaine. Or toute perspective pertinente doit prendre en compte la totalité des modes afin notamment d’articuler la problématique de la mobilité avec la problématique environnementale. Ce n’est certainement pas avec une  table ronde d’uen journée que Macron y parviendra. Le ministre de l’Economie a donc annoncé la mise en place d’un groupe de travail afin de trouver une solution d’entente entre les différents acteurs du transport de personnes, quitte à réécrire la loi Thévenoud, qui ne satisfait ni les taxis ni les voitures de transport avec chauffeur (VTC). Le ministre de l’Economie Emmanuel Macron a indiqué lundi 27 juillet qu’il allait organiser fin août une table ronde réunissant les représentants des taxis et des voitures de transport avec chauffeur (VTC), afin de « repenser le modèle économique de tout ce secteur ». « On ne peut pas changer la loi tous les six mois sur tel ou tel paramètre, ou accepter qu’il y ait des violences comme celles que nous avons connues« , a expliqué Emmanuel Macron, faisant allusion à la dernière grève des taxis fin juin, en marge d’une visite d’un « accélérateur de start-up » à Paris, menée en compagnie du ministre des Finances britannique George Osborne. « Ce que nous souhaitons faire, c’est repenser le modèle économique de tout ce secteur, de manière à l’adapter à la modernité, à la demande de nos concitoyens qui veulent se déplacer plus simplement, parfois à moindre coût, et aussi au juste droit de l’ensemble des salariés des professionnels du secteur« . « A partir de la fin de l’été, nous allons mettre en place un travail apaisé avec l’ensemble des acteurs de ce secteur pour pouvoir proposer des solutions de long terme et constructives ». « On peut développer des nouvelles formes de transport, ce qu’on appelle les VTC ou autres, en prenant en compte les intérêts des taxis et en respectant les intérêts acquis ». « Notre rôle, c’est de donner un cadre mais de le donner de manière durable et juste, en permettant l’innovation et l’amélioration du service pour tous ». Le ministre n’a pas exclu au terme de ces discussions une réécriture de la loi Thévenoud du 1er octobre 2014, qui a renforcé les sanctions contre les services comme UberPop, dont les chauffeurs ne sont pas des professionnels du VTC, comme les chauffeurs UberX par exemple, mais de simples particuliers.

Deutschland über alles : ralbol !

Deutschland über alles : ralbol !

 

Cette fois l’Allemagne a montré sa vraie philosophie dominatrice et sans complexe en plus. Pour résumer « tout pour ma gueule ». Car Si on ne peut reprocher à l’Allemagne d’être à la fois travailleuse et rigoureuse c’est quand même aussi grâce justement au laxisme des autres pays de l’Europe qui se sont gavés de produits allemands. Des produits achetés à crédit qui ont faat le bonheur de l’excédent commercial de l’Allemagne. Cela vaut pour de nombreux pays européens notamment du sud y compris la Grèce. Et aujourd’hui l’Allemagne veut imposer l’austérité à tous considérant que les dettes des autres pays qui l’ont enrichie ne sont plus tolérables. Belle hypocrisie (qui n’efface cependant pas le laxisme des autres). La mainmise de l’Allemagne sur l’Europe n’est pas tolérable surtout dans la forme. Aucun autre pays que le Grèce (surtout pas la France) n’aurait accepté humiliation qu’on fait subir aux grecs. Merkel et surtout son ministre des fiances Schäuble se comportent comme des dictateurs. Il suffit pour s’en persuader de prendre connaissance de la manière dont se déroule les réunions des ministres des finances  à Bruxelles, c’est Schäuble qui mène la danse et c’est tout juste si Sapin ose de temps en temps faire une  petite observation. Il est clair que derrière la question grecque se dissimule la question plus générale de l’endettement en Europe et notamment celui de la France. Or dans la logique du système monétaire européen, il y a nécessairement mutualisation de risques. L’Allemagne comme les autres subira le moment venu (avec la montée des taux) une dévaluation de l’euro (le processus est entamé)  il n’y aura pas moyen de rembourser les dettes. Les dettes de nombre de pays sont impossibles à rembourser. L’Allemagne  devra payer aussi à travers la dévaluation de la monnaie. Une perspective que ne veut pas l’Allemagne qui se bat contre des moulins à vent ; au surplus qui se trompe  de logique économique. L’urgence n’est pas en effet à l’austérité mais à la relance de la croissance en Europe sinon l’endettement ne fera qu’empirer. Il ne s’agit pas de dédouaner le laisser aller des pays endettés notamment comme la France mais simplement de faire comprendre à l’Allemagne que son attitude n’est plus tolérable. Deutschland über alles : ralbol !

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