Archive pour le Tag 'Turquie'

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Turquie : pas prête à entrer dans l’union européenne !

Turquie : pas prête à entrer dans l’union européenne !

 

C’est pas demain que la Turquie pourra entrer  dans l’Union européenne avec les conceptions démocratiques du parti au pouvoir. D’abord l’attentat contre les forces kurdes d’opposition est inexcusable ensuite le président s’est comporté en partisan en ne manifestant même pas la compassion qui s’imposait. à la veille des législatives. Ces atteintes permanentes  à la démocratie, la position ambigües de la Turquie vis-à-vis de l’Etat Islamique constituent à l’évidence des obstacles à toute perspective d’entrée de la Turquie dans l’union européenne.  A la veille des élections législatives en Turquie, le chef du parti d’opposition pro-kurde HDP a donc fustigé samedi la réaction du président Recep Tayyip Erdogan au double attentat qui a fait 2 morts et des centaines de blessés lors d’un meeting électoral du HDP vendredi à Diyarbakir.   »Il faut qu’il s’excuse (auprès des proches des victimes), qu’il leur exprime sa tristesse. Il devrait aller à Diyarbakir. N’est-il pas le président de 77 millions de personnes? Il faut qu’il dépose des fleurs là où ces gens ont été tués », a déclaré Selahattin Demirtas, le chef du HDP, lors d’une réunion électorale dans la partie asiatique d’Istanbul.  Tayyip Erdogan s’est rendu vendredi à un meeting après les attentats sans les mentionner dans son discours, a accusé Demirtas. Le président turc a dénoncé par la suite une « provocation » destinée à saper les élections de dimanche.  Erdogan espère que l’AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir, obtiendra la majorité des deux tiers (au moins 367 des 550 élus du Parlement) nécessaire à l’adoption de pouvoirs élargis pour le chef de l’Etat. Mais s’il passe le seuil des 10% des suffrages, le HDP pourrait remettre en cause ce scénario. Le président turc, qui a finalement présenté vendredi soir ses condoléances, a répliqué à Demirtas lors d’un meeting dans l’est de la Turquie. Il a déclaré que c’était au chef du HDP de s’excuser d’être l’instigateur d’une vague de violences qui a fait plusieurs dizaines de morts en octobre dernier. De nombreux Kurdes se sont rendus samedi sur le lieu des explosions pour y déposer des œillets rouges.  Selon des sources médicales, plus de 200 personnes ont été hospitalisées.

 

La Turquie laisse tomber les kurdes

La Turquie laisse tomber les kurdes

 

La Turquie continue dans sa politique très ambigüe vis-à-vis de la Syrie et de l’Etat islamique ; Officiellement la Turquie est engagée dans le front anti-islamique mais en fait laisse les djihadistes progresser jusqu’à sa frontière. Une manière auusi de régler des comptes avec ses kurdes turbulents. La Turquie n’est sans doute pas pour rien dans la difficulté à faire parvenir des armes aux kurdes assiégés par les djihadistes. Du coup partout dans le pays les kurdes régissent mais la répression est sanglante ; Neuf personnes au moins ont péri et des dizaines d’autres ont été blessées mardi lors de violents accrochages entre policiers et Kurdes qui manifestaient dans le sud-est de la Turquie en soutien à la ville kurde syrienne de Kobani, assiégée par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Au total, ce sont des milliers de Kurdes qui ont défilé pour protester contre la non intervention des troupes turques aux côtés des Kurdes de Kobani, ville proche de la frontière turque et contre laquelle les combattants de l’EI ont lancé une offensive voici trois semaines. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires, qui ont incendié des véhicules et des pneus lors des manifestations, essentiellement dans le sud-est du pays. Des heurts ont cependant été signalés également à Istanbul, la plus grande ville du pays, ainsi que dans la capitale Ankara. Cinq personnes ont péri à Diyarbakir, la plus grande ville kurde du sud-est de la Turquie, lors de violents heurts avec les forces de l’ordre, ont rapporté des médias turcs. Deux personnes sont mortes dans la province de Siirt et une autre dans celle de Batman. Un jeune de 25 ans a trouvé la mort à Varto, dans la province de Mus dans l’est de la Turquie. Un couvre-feu a été instauré dans cinq provinces à prédominance kurde du sud-est de la Turquie après les manifestations, durant lesquelles des commerces et des banques ont été saccagés. Le ministre de l’Intérieur, Efkan Ala, a appelé à l’arrêt des manifestations. « La violence n’est pas une solution. La violence entraîne des représailles. Cette attitude irrationnelle doit cesser tout de suite », a-t-il dit à la presse. Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont réussi à s’emparer de plusieurs immeubles d’un quartier situé dans le sud-ouest de Kobani, ville très proche de la frontière turque. Ils ont progressé à tel point que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a estimé mardi que Kobani était sur le point de tomber aux mains de l’EI. Deux drapeaux noirs de l’EI flottent toujours dans la périphérie est de la ville. Cette dégradation de la situation accroît la pression sur la Turquie pour qu’elle intervienne militairement dans ce conflit. « C’est un énorme mensonge que de dire que la Turquie ne fait rien concernant Kobani », a déclaré le vice-Premier ministre turc, Yalcin Akdogan, sur Twitter. « La Turquie fait tout ce qu’elle peut sur le plan humanitaire », a-t-il affirmé, allusion au fait qu’elle a accueilli sur son sol plus de 180.000 réfugiés ayant quitté Kobani et passé la frontière depuis le début de l’offensive des djihadistes. Le vice-Premier ministre s’est insurgé en outre contre l’appel à manifester qu’avait lancé lundi soir le parti politique turc pro-kurde HDP, accusant cette formation de « faire de la politique de façon irresponsable ».

 

Les djihadistes aux portes de la Turquie

Les djihadistes aux portes de la Turquie

 

 

Curieuse attitude de la Turquie  vis à avis de l’Etat islamique lorsque que les djihadistes sont désormais aux portes du pays. Les djihadistes auraient pris trois quartiers à l’est de Kobané. Pour la première fois lundi, la ville frontalière entre Syrie et Turquie est le théâtre de combats de rue entre les membres de l’organisation terroriste Daech et les Kurdes. Cette ville est un point-clé puisque que sa prise permettrait aux djihadistes de contrôler sans discontinuité une longue bande de territoire frontalière de la Turquie. « Ils ont pris la cité industrielle, Maqtala al-Jadida et Kani Arabane, dans l’est de Kobané après de violents combats contre les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Plusieurs centaines de civils résidant dans les quartiers est ont fui vers la Turquie voisine face à la progression des djihadistes« , a indiqué lundi le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Depuis près de trois semaines, la ville est défendue par des combattants kurdes, qui manquent de moyens et dont la situation est de plus en plus précaire. Les frappes aériennes de la coalition américano-arabe ont contribué à freiner les djihadistes, mais les Kurdes réclament   »des armes et des munitions ». Au moins 20 djihadistes de l’organisation Daech ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi après s’être infiltrés à l’intérieur de la cité, en bonne partie vidée de ses habitants. Des combats avaient lieu encore lundi, comme le tweetait l’envoyé spécial de France Info :  Un peu plus tôt lundi, des drapeaux noirs à la couleur des terroristes de l’organisation Daech flottaient aux limites est de la ville de Kobané. Les djihadistes ont hissé ces drapeaux lundi après-midi, plusieurs sur une colline, et un sur un bâtiment à l’est de la ville, symbolisant ainsi le début de leur potentiel assiègement de la ville. C’est ce qu’a constaté un photographe de l’AFP. Mais interrogé par l’agence de presse, un responsable syrien local s’était alors refusé à confirmer que les djihadistes étaient entrés dans la ville. De l’autre côté de la frontière, juste en face de Kobané, l’armée turque a déployé d’importants renforts, notamment chars et véhicules blindés, autour de son poste-frontière de Mursitpinar. Le Parlement turc a accordé jeudi son feu vert au gouvernement islamo-conservateur d’Ankara pour intervenir militairement contre le groupe terroriste Daech en Syrie comme en Irak. Mais l’armée turque n’est pas intervenue pour l’instant.

 

La Turquie et l’Australie dans la coalition contre l’Etat islamique

La Turquie et l’Australie dans la coalition contre l’Etat islamique

 

« Aujourd’hui, le gouvernement a autorisé des frappes aériennes australiennes en Irak, à la demande du gouvernement irakien et pour soutenir le gouvernement irakien », a déclaré le Premier ministre australien, Tony Abbott. « Aussi, le gouvernement a autorisé le déploiement de forces spéciales australiennes en Irak pour conseiller et assister les forces irakiennes », a-t-il ajouté, précisant que cette décision devait être entérinée par des documents juridiques. Environ 200 soldats parmi lesquels des troupes spéciales sont arrivés à la mi-septembre aux Emirats arabes unis, un point stratégique pour des opérations militaires dans la région, alors que l’Australie se préparait à rejoindre la coalition internationale contre l’EI menée par les Etats-Unis. Ces soldats sont soutenus par des avions militaires, notamment des Super Hornet F/A-18F, un avion de détection lointaine et de contrôle E-7A, et un avion de transport et de reconnaissance KC-30A. Les troupes spéciales se sont « pas envisagées » pour participer directement à des missions de combat, mais pour « aider les forces irakiennes à planifier et coordonner les opérations », a souligné le chef du gouvernement australien. Ces troupes vont opérer à une « échelle nettement inférieure » à celle de pays alliés, a-t-il encore dit. L’Australie s’était déjà jointe aux Etats-Unis dans le cadre des efforts internationaux pour acheminer des armes aux forces kurdes combattant les extrémistes de l’EI dans le nord de l’Irak. Outre les Etats-Unis, La France participe depuis la mi-septembre aux frappes aériennes contre le groupe EI en Irak. Jeudi, le Parlement turc a autorisé une intervention militaire contre les jihadistes en Irak et en Syrie, où la ville kurde de Kobané, frontalière de la Turquie, était asphyxiée par l’EI.

 

Municipales : referendum aussi en Turquie

Municipales :  referendum aussi en Turquie

 

Municipales en Turquie qui comme en France ont des allures de referendum. Dans un climat pollué par les affaires politico-financières visant le régime, ce scrutin s’est transformé en vote de confiance pour Recep Tayyip Erdogan, qui dirige le pays sans partage depuis douze ans. Le chef du gouvernement, 60 ans, est acclamé par ses partisans comme l’artisan de l’impressionnant développement économique turc, et dénoncé comme un « dictateur » par ceux qui lui reprochent sa dérive islamiste et autoritaire. La dernière journée de la campagne électorale, âpre et violente, a illustré samedi ces fractures. Fidèle à sa rhétorique agressive et provocatrice, Recep Tayyip Erdogan a appelé ses troupes à donner une « grosse claque » à ses adversaires et à « donner une leçon » aux « espions » et aux « traîtres » qui complotent contre lui. Dans sa ligne de mire, l’organisation de l’imam Fethullah Gülen, retiré aux Etats-Unis, accusée d’avoir infiltré l’Etat, notamment la police et la magistrature, et de propager des accusations de corruption et des écoutes téléphoniques embarrassantes pour nuire à son régime.  Cette guerre fratricide entre les deux ex-alliés de la mouvance islamo-conservatrice a connu son apogée jeudi, avec la diffusion du script d’une réunion « top secret », dans laquelle quatre hauts responsables évoquent l’opportunité, en pleine agitation électorale, d’une intervention militaire en Syrie. Malmenés par ces révélations en cascade, le gouvernement et son chef ont répondu par des purges et des mesures autoritaires, notamment le blocage des réseaux sociaux Twitter et YouTube qui leur ont valu une pluie de critiques. Ravie de l’aubaine, l’opposition a sauté sur l’occasion et tape à bras raccourcis sur Recep Tayyip Erdogan et son régime, devenus à ses yeux « illégitimes ».  »Il nous faut laver la classe politique de ceux qui la salissent », a vociféré samedi le chef du Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kiliçdaroglu en point final à sa campagne. Dix mois après la grande fronde antigouvernementale du printemps dernier, des centaines de milliers de personnes ont profité ce mois-ci des funérailles d’un adolescent mortellement blessé par la police pour descendre dans la rue et exiger la démission de « l’assassin » Erdogan. Depuis sa mise en cause dans un vaste scandale de corruption en décembre, le Premier ministre aborde ce scrutin affaibli, mais il dispose encore de solides bases au cœur de l’Anatolie pieuse et modeste. Son Parti de la justice et du développement (AKP) a remporté toutes les élections depuis 2002 et devrait rester dimanche le premier parti de Turquie, mais nettement en-dessous des 50% obtenus aux législatives de 2011. La course aux mairies d’Istanbul, qui réunit 20% des électeurs du pays, et d’Ankara s’annonce serrée et la chute d’une des deux plus grandes villes du pays entre les mains de l’opposition constituerait un revers personnel pour le Premier ministre. « Celui qui gagne Istanbul remporte la Turquie », a répété lui-même l’ancien maire de la mégapole aux 15 millions d’habitants.  Le sort de ces deux villes et le score national de l’AKP vont largement déterminer le calendrier politique du pays et l’avenir de Recep Tayyip Erdogan. Une large victoire, improbable, peut le décider à briguer en août la présidence de la République, disputée pour la première fois au suffrage universel direct. Un score plus serré le convaincrait plutôt de prolonger son mandat à la tête du gouvernement lors des législatives de 2015, au prix d’une modification des statuts de l’AKP. Il y a toutefois peu de chance que le scrutin de dimanche ne parvienne à apaiser les tensions dans un pays aujourd’hui à vif.  »Qu’Erdogan reste au-delà de 2015 ou pas, les dégâts provoqués par cette crise sont immenses et ne seront pas réparés facilement », juge Brent Sasley, chercheur à l’université du Texas, « la politique de la peur et de la conspiration semble plus enracinée que jamais dans la vie politique turque ».

 

Union européenne Turquie: Hollande le turc

Hollande le turc

 

On se demande bien pourquoi Hollande a fait semblant de rassurer la Turquie sur son entrée dans l’union européenne. D’abord cette éventuelle entrée n’est pas pour demain, en Turquie on évoqué 2023 mais en fait il faudra bien compter au moins 10 ans ou 15 ans de plus. Il ya longtemps que Hollande aura disparu de la scéne politique. En outre le processus proposé à savoir referendum en Turquie bien sûr mais aussi en France (et en Autriche pour l’instant) n’est pas sérieux. Jusque là on élargissait « en douce » sans consultation démocratique. Si chaque pays de l’union devait décider unilatéralement un référendum national, ce serait évidemment l’échec assuré. Pour l’élargissement, il faudra donc un nouveau processus avec un référendum, un seul referendum pour toute l’Europe. Finalemenet entre Sarkozy qui ne voulait pas de la Turquie et Hollande qui en veut bien mais avec des conditions intenables, il n’y a guère de différence, sinon l’hypocrisie. François Hollande s’est efforcé lundi de refermer la blessure ouverte dans la relation entre Paris et Ankara par le refus de Nicolas Sarkozy de considérer la Turquie comme un pays susceptible d’adhérer à l’Union européenne. Dès le début de sa visite d’Etat en Turquie, la première depuis 22 ans pour un président français, il a demandé la poursuite du processus chapitre par chapitre, rappelant toutefois que « négociation ne veut pas dire adhésion ». Ce « processus doit se poursuivre » mais « aucune date n’est prévue », a-t-il souligné à l’adresse d’une opinion française hostile à la perspective d’une entrée de la Turquie dans l’UE. Un thème délicat à quatre mois des élections européennes, pour lesquelles les sondages prédisent une poussée de l’extrême droite en France et dans d’autres pays. « Nous ne sommes pas pressés », a souligné pour sa part le président turc Abdullah Gül, pour qui la crise politique que traverse actuellement son pays ne saurait influer sur le processus européen « essentiellement technique ». Pour l’heure, 14 chapitres sur 35 sont ouverts en vue d’une éventuelle adhésion, qui devra faire l’objet le cas échéant d’un référendum en Turquie, mais aussi en France et en Autriche. Selon l’article 88-5 introduit en 2005 dans la Constitution française, parallèlement à l’ouverture des négociations avec la Turquie, toute nouvelle adhésion doit en effet être soumise à une consultation populaire à l’issue plus qu’incertaine. Selon une enquête publiée la semaine dernière dans Valeurs actuelles, 83% des Français sondés sont opposés à l’entrée de la Turquie dans l’Union.

Turquie: crise sociale, politique et financière

Turquie: crise sociale, politique et financière

 

La devise turque s’échangeait vendredi soir à la clôture des marchés financiers turcs à 2,1492 livres pour un dollar, portant sa baisse depuis le début décembre à plus de 7,5% et depuis le début de l’année à plus de 15%.  La monnaie s’échangeait vendredi soir à 2,9616 livres pour un euro, non loin de la barre symbolique des 3 livres pour un euro.  La situation n’était guère meilleure à la Bourse stambouliote, où l’indice vedette BIST100 a clôturé à 63,885.22, en baisse de 1,04% par rapport à la veille. Il avait déjà chuté de 2,33% jeudi et de 4,2% mercredi.   »La Turquie s’enlise dans une crise politique et la livre turque est à un niveau historiquement bas », observait Olivier Jakob du cabinet Petromatrix.  Cette tourmente intervient malgré la décision de la banque centrale turque, annoncée mardi, d’injecter des liquidités pour tenter d’enrayer la chute de la livre, déjà fragilisée par le resserrement monétaire annoncé par la Fed américaine et qui défavorise les investissements internationaux dans les marchés émergents.  La banque centrale turque a prévu d’injecter 450 millions de dollars chaque jour d’ici au 31 décembre et un total de 3 milliards USD en janvier.  Le Premier ministre islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan traverse sa plus grave crise politique depuis son arrivée au pouvoir en 2002, son entourage étant touché par un scandale politico-financier de grande ampleur.  La crise politique se ressent aussi sur le marché obligataire, où le taux de l’obligation à 10 ans atteignait vendredi 10,63% pour 9,84% le 25 décembre et 9,37% au début décembre.   »La situation en Turquie est grave, c’est le moins que l’on puisse dire », souligne à l’AFP Markus Huber, courtier chez Peregrine and Black.   »Pas seulement à cause de la chute de la livre turque et de la Bourse mais aussi en raison de la très grande incertitude qui règne et qui ne va pas s’atténuer dans un proche avenir », ajoute-t-il.  Selon Markus Huber, « l’une des principales raisons pour laquelle la Turquie se redressait ces dernières années était la stabilité intérieure qui aidait à attirer les investisseurs et l’argent dans le pays et contribuer à une forte croissance économique ».  Selon lui, « il faut encore savoir combien de personnes sont impliquées dans le scandale de corruption et, pour les investisseurs, combien de temps il faudra pour y mettre fin ou si cela sera étouffé pour ressortir plus tard ».  Le Premier ministre avait annoncé mercredi le remplacement de près de la moitié de son gouvernement après la démission de trois ministres (Intérieur, Environnement, Economie) mis en cause par une enquête de la justice visant un trafic d’or avec l’Iran soumis à des sanctions internationales et des irrégularités sur des appels d’offres publics immobiliers.  Des manifestations devaient se tenir vendredi soir dans plusieurs grandes villes de Turquie, dont Ankara et Istanbul, pour réclamer la démission de M. Erdogan.  Le chef du gouvernement avait déjà été il y a six mois la cible d’une vague de manifestations qui a fait vaciller son pouvoir.   »Le feu est important, plus important que ce que l’on prévoyait, et se propage vite », a écrit vendredi l’éditorialiste Huseyin Gulerce dans le quotidien Zaman, proche du prédicateur musulman Fetullah Gülen, exilé au Etats-Unis.  Sa confrérie, omniprésente dans la police et la magistrature, n’a pas pardonné au gouvernement sa décision de fermer les nombreux établissements de soutien scolaire, une de ses importantes sources de revenus.

 

Corruption en Turquie : démission de la moitié du gouvernement et de 500 policiers

Corruption en Turquie : démission de la moitié du  la moitié du gouvernement et de 500 policiers

Enième affaire de corruption dans le milieu politique, cette fois en Turquie ou la moitié du gouvernement et 500 policiers ont été démissionnés. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé mercredi soir le remplacement de dix des vingt ministres de son gouvernement, après la démission de trois d’entre eux dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de corruption. Les ministres de l’Intérieur, de l’Economie et de l’Environnement avaient démissionné dans la journée après l’arrestation chacun de leur fils dans une affaire qui tourne à l’épreuve de force entre le chef du gouvernement et la justice. Parmi les ministres remplacés figure celui des Affaires européennes, Egemen Bagis, dont le nom a été mentionné dans le dossier de corruption présumée, mais qui n’avait pas démissionné. Immédiatement après l’annonce de sa démission, Erdogan Bayraktar, ministre de l’Environnement, a conseillé à Recep Tayyip Erdogan de quitter lui aussi ses fonctions, ce qui marque une contestation inédite du Premier ministre dans son propre camp. « Pour le bien de cette nation et de ce pays, je crois que le Premier ministre devrait démissionner », a dit sur une chaîne de télévision Erdogan Bayraktar, dont le fils a brièvement été arrêté le 17 décembre, au début de l’enquête publique. Ses collègues de l’Intérieur et de l’Economie, Muammer Guler et Zafer Caglayan, comptent eux aussi un fils chacun parmi les 24 personnes interpellées ce jour-là. Ils affirment l’un comme l’autre que leurs proches sont innocents. Idris Naim Sahim, actuel député et prédécesseur de Muammer Guler au ministère de l’Intérieur a par ailleurs, annoncé mercredi son départ du Parti pour la justice et du développement (AKP), la formation islamiste et conservatrice de Recep Tayyip Erdogan. L’enquête, qui implique en premier lieu le directeur général de la banque publique Halkbank, a fragilisé Recep Tayyip Erdogan. De nombreux observateurs lient l’agitation en cours à la rivalité entre le Premier ministre et un ancien allié, l’influent prédicateur Fethullah Gülen, exilé aux Etats-Unis. Le Premier ministre a répliqué à la vague d’arrestations en limogeant plusieurs responsables de la police nationale, dont ceux de plusieurs services de la police d’Istanbul, où se trouve le siège d’Halkbank. Selon le journal Hürriyet, au moins 550 policiers, dont de hauts gradés, ont été limogés la semaine dernière à travers le pays, par Muammer Guler. Le gouvernement présente l’affaire comme une campagne orchestrée depuis l’étranger dans le but de semer la discorde en Turquie. Lors d’un meeting de l’AKP, Recep Tayyip Erdogan a juré mercredi que la formation islamiste « ne sous-estime ou ne tolère pas la corruption », mais n’a pas réagi aux démissions. « Si l’opposition rend un verdict dès le deuxième jour de l’enquête, à quoi bon avoir des juges? », a-t-il demandé. « Si les médias prennent la décision, à quoi bon avoir de longues procédures de justice? » « Comment savoir à quoi est employé cet argent? », a-t-il aussi dit en référence à des images, diffusées par des chaînes de télévision, de boîtes à chaussures remplies de billets et supposément saisies au domicile de suspects. Aux yeux des analystes politiques, l’enquête anti-corruption en cours et ses développements politiques pourraient nuire au soutien populaire dont bénéficie l’AKP, mais ne devrait pas menacer pour autant le gouvernement dans l’immédiat. Ces affaires pourraient toutefois affecter les résultats des élections locales de mars. Les prochaines législatives doivent elles avoir lieu en 2015. « J’ai démissionné de mon poste de ministre de l’Economie pour aider à la manifestation de la vérité et pour permettre de faire échouer cet horrible complot, qui a touché entre autres mon enfant et certains de mes plus proches collègues de travail », a expliqué Zafer Caglayan dans un communiqué. Dans un communiqué distinct, Muammer Guler a qualifié l’affaire en cours de « montage sordide visant notre gouvernement, notre parti et notre pays ». Même si bon nombre d’investisseurs internationaux étant absents en ce jour de Noël, le principal indice de la Bourse turque a perdu plus de 2% après les déclarations du ministre de l’Environnement en faveur de la démission de Recep Tayyip Erdogan. La livre, tombée vendredi à un plus bas historique de 2,0983 pour un dollar, restait à un bas niveau.

 

Turquie : nouvelle manifestation

Turquie : nouvelle manifestation

Environ 10.000 opposants s’étaient donné rendez-vous dans le calme sur la place, théâtre de manifestations de masse contre le gouvernement pendant trois semaines de la fin mai et à la mi-juin. Ils ont déposé des œillets rouges à la mémoire des quatre personnes mortes pendant les troubles, avant d’être dispersés au canon à eau par la police. Au même moment, lors d’un nouveau meeting, le quatrième en quelques jours, le chef du gouvernement a eu recours à un angle d’attaque inédit contre les protestataires, les accusant par leur comportement de manquer de respect à la religion musulmane. « Qu’on les laisse entrer dans les mosquées avec leurs chaussures, qu’on les laisse boire de l’alcool dans nos mosquées, qu’on les laisse lever la main sur nos filles coiffées du foulard. Une seule prière de notre peuple est suffisante pour déjouer leurs plans », a-t-il dit devant ses supporters à Samsun, une ville de la mer Noire bastion du parti AKP au pouvoir. À la fin de son allocution, le chef du gouvernement a lancé des œillets rouges à la foule qui l’acclamait en agitant le drapeau national. Auparavant, il avait repris une thèse déjà développée, selon laquelle les troubles, fomentés selon lui par ses adversaires en Turquie et à l’étranger, ne servaient qu’une seule cause, celle de la finance et de la spéculation. « Qui a gagné avec ces trois semaines de protestation ? Le lobby des taux d’intérêt, les ennemis de la Turquie. Qui a perdu ? L’économie turque, même modestement, et le tourisme », a jugé Erodant. Place Taksim, devant des centaines de policiers anti-émeute qui les ont d’abord observés sans intervenir, les opposants ont martelé l’un de leurs slogans préférés, « Ce n’est qu’un début, le combat continue ». La foule s’est rapidement dispersée, tandis que des camions équipés de canon à eau prenaient position à plusieurs entrées de la place, « Policiers, ne trahissez pas votre peuple », ont scandé les manifestants, tandis les riverains de la place ont tambouriné avec des casseroles et des poêles en signe de solidarité avec les protestataires.

 

Manifestations Turquie : la police anti-émeute investit la place Taksim

Manifestations Turquie : la police anti-émeute investit la place Taksim

Des dizaines de policiers anti-émeutes ont investi ce mardi 11 juin la place Taksim à Istanbul, coeur des manifestations qui secouent le pays depuis douze jours. Les policiers, secondés par des blindés munis de canons à eau, ont pris d’assaut les barricades érigées par les manifestants sur certaines avenues menant à la place, mais ne faisaient pas mouvement vers le parc Gezi, jouxtant la place, où des centaines de protestataires ont installé leurs tentes.  Le gouverneur d’Istanbul, Hüseyin Avni Mutlu, a assuré que l’objectif de l’opération n’était pas de chasser les manifestants du parc.« Notre intention est d’ôter les pancartes et les dessins sur la place. Nous n’avons pas d’autre objectif », a déclaré M. Mutlu sur Twitter.   »On ne touchera en aucun cas au parc Gezi et à Taksim, on ne vous touchera absolument pas. A partir de ce matin, vous êtes confiés à vos frères policiers », a également affirmé le gouverneur, appelant les manifestants à « rester à l’écart des possibles méfaits » de provocateurs. De nombreux jeunes se sont cependant répandus dans les rues proches de la place Taksim et ripostaient à la police avec des lance-pierres et des cocktails Molotov, tandis que les canons à eau sont entrés en action.

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