Archive pour le Tag 'Turquie'

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La Turquie pour sauver Schengen ?

La Turquie pour sauver Schengen ?

 

On voit mal comment l’union européenne pourrait désormais sauver Schengen tellement le décalage est grand entre les intentions d’intégrer les réfugiés et le nombre  réel de migrants. C’est ce décalage qui a contraint nombre de pays à fermer plus ou moins entièrement leurs frontières. L’union européenne s’était engagée à recevoir environ 200 000 réfugiés de l’ordre d’un million sont arrivés en 2015, autant ont demandé le statut de réfugié et sur la  tendance actuelle il pourrait en arriver encore 1 million en 2 016. Faute de pouvoir contrôler les frontières extérieures l’union européenne s’en remet maintenant à la Turquie pour maintenir sur place les réfugiés. En clair on demande à la Turquie de conserver chez elle les migrants ceux qui sont déjà, ce qui vont venir de Syrie ou  d’ailleurs et ceux  que compte renvoyer l’union européenne, ce qui représente plusieurs millions de réfugiés. Cela contre un inversement de 3 milliards pour indemniser la Turquie. On voit mal comment la Turquie pourrait réguler ces flux d’autant que sa politique vis-à-vis de l’Etat islamique demeure parfois ambiguë. Et de toute façon la Turquie n’a pas les moyens de stopper les mouvements migratoires vers l’Europe. Du coup la volonté de la commission européenne de rétablir le fonctionnement normal de la zone Schengen d’ici la fin de l’année relève de l’illusion. Réunis à Paris, François Hollande et Angela Merkel ont déclaré que les réfugiés devaient être prioritairement accueillis dans les pays limitrophes, ajoutant que leur objectif commun était le rétablissement de la libre circulation au sein de la zone Schengen, dont huit pays membres ont rétabli ces derniers mois des contrôles provisoires aux frontières. La zone Schengen compte 26 pays dont 22 membres de l’UE. « Nos efforts ne sont pas terminés », a souligné la chancelière allemande en ajoutant: « Je crois savoir que la Turquie attend aussi que l’Europe tienne ses engagements. »Angela Merkel a insisté, lors du Conseil européen de la mi-février, pour obtenir une rencontre avec le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu lors du Conseil européen de lundi. Elle espère notamment des résultats avant trois élections régionales le 13 mars qui pourraient voir son parti chrétien-démocrate subir des pertes face au parti anti-migrants AfD (Alternative pour l’Allemagne). Plus de 1,2 million de personnes ont déposé une première demande d’asile auprès des 28 pays membres de l’UE l’année dernière, parmi lesquelles 363.000 Syriens et 178.000 Afghans, selon une étude d’Eurostat, l’institut statistique de l’UE. Environ 442.000 demandes ont été déposées en Allemagne. Le pays, destination privilégiée des réfugiés, est suivi par la Hongrie, qui a enregistré 174.000 demandes avant d’ériger des barbelés à ses frontières, puis la Suède avec 156.000 demandes. Viennent ensuite l’Autriche (85.500), l’Italie (83.200) et la France (70.600). Si Bruxelles et Berlin poussent fortement en faveur d’une réponse européenne à la crise, de plus en plus d’Etats membres doutent du succès de cette dernière . 

La Turquie va faire éclater Schengen

La Turquie va faire éclater Schengen

C’est en creux ce que laisse entendre le responsable européen en charge des relations avec Ankara. En théorie un accord a été passé avec la Turquie (moyennant finances) pour empêcher les migrants de venir  en Europe notamment via la Grèce. La vérité c’est que la Turquie n’a ni la capacité ni la volonté de contrôler ces flux migratoires. Il faut dire que la Turquie accueille des centaines de milliers de réfugiés bien difficiles à contenir d’autant plus que sa politique étrangère vis-à-vis de l’État islamique demeure encore assez ambigüe. Du coup l’accord de Schengen pourrait bien voler en éclats d’autant  que la Grèce, elle-même, avec ses myriades d’îles est incapable de filtrer les migrants. « Le plan d’action a été conclu il y a plus de deux mois et nous ne voyons toujours pas de diminution significative du nombre de migrants », a déclaré à Reuters le commissaire à l’élargissement après une réunion à Amsterdam des ministres européens des Affaires étrangères à laquelle a assisté le chef de la diplomatie turque. Mevlut Cavusoglu a annoncé à cette occasion que son pays s’attendait à accueillir dans les prochains jours au moins 55.000 réfugiés syriens supplémentaires en raison de l’offensive gouvernementale appuyée par la Russie en cours dans la région d’Alep. Johannes Hahn a néanmoins estimé qu’Ankara pouvait renforcer davantage les contrôles le long de la côte de la mer Egée, d’où partent la plupart des bateaux de migrants se rendant dans les îles grecques toutes proches. La Commission européenne doit publier mercredi un rapport d’évaluation de la mise en oeuvre de l’accord du 29 novembre, qui devrait se montrer assez critique à l’égard des autorités turques, auxquelles l’UE s’est engagée à verser trois milliards d’euros en contrepartie de son action. Interrogé sur les conséquences d’un éventuel échec du plan euro-turc, le commissaire a répondu: « Cela accroît les pressions pour trouver d’autres solutions », notamment la construction de clôtures frontalières. Selon Johannes Hahn, l’érection de nouvelles clôtures aux frontières entre la Macédoine et la Grèce, la Bulgarie et la Grèce ou l’Autriche et la Slovénie aurait un « effet domino » qui compromettrait l’existence même de la zone de libre circulation européenne.

Agences de notation : la France menacée avec la Turquie, la Russie, l’Arabie Saoudite et d’autres

Agences de notation : la France menacée avec la Turquie, la Russie, l’Arabie Saoudite et d’autres

Les  agences de notation considèrent que la France doit toujours être placée sous perspective négative avec des risques de dégradation en 2016. En réalité contrairement à ce qu’affirme le gouvernement l’endettement de la France ne pourra pas être diminué en 2015, en 2016 et en 2017. En cause surtout une insuffisance de rentrée fiscale, aussi des dépenses toujours aussi incontrôlées aussi bien pour le budget de l’État que pour celui des collectivités locales ou pour les comptes sociaux (sécu, retraite ASSEDIC etc.) c’est la conséquence notamment de l’insuffisance de croissance qui va se situer autour de 1 % par exemple en 2015 pour la France alors  que cette croissance sera de 1,5 % pour l’ensemble de la zone euro. Les mêmes décalages seront enregistrés les années suivant pour 2015 comme pour 2016 le déficit devrait être proche des 4 % du PIB. La perspective attachée à la note « AA » attribuée par Standard & Poor’s à la France est négative depuis plus d’un an, ce qui pourrait conduire l’agence à prendre une décision dans un sens ou dans l’autre lorsqu’elle se penchera sur cas français le 22 avril ou le 21 octobre. Depuis la crise de la dette de la zone euro, l’Union européenne a contraint S&P, Moody’s et Fitch et d’autres agences à publier à l’avance les dates auxquelles elles passent en revue les notes des pays européens. « Ce qui est au programme l’année prochaine ? La perspective négative de la France. La perspective négative de la Turquie, la perspective négative de la Russie, la perspective négative de la Grande-Bretagne », a déclaré Moritz Kraemer, chargé des notes souveraines de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique chez S&P. « Il serait intéressant de suivre l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, le Nigeria et bien sûr le Brésil (…) Je pourrais rajouter la Chine pour la forme (…) », a-t-il ajouté. Les électeurs britanniques devraient être appelés au cours du second semestre 2016 à se prononcer sur l’avenir de l’appartenance de leur pays à l’Union européenne. S&P, qui a réaffirmé il y a quelques jours le « triple A » qu’elle accorde à la Grande-Bretagne, a laissé entendre qu’elle pourrait abaisser sa note de deux crans en cas de « Brexit ». « Le ‘Brexit’ est probablement le plus gros risque auquel sera confronté l’Europe l’année prochaine », a dit Fergus McCormick, chargé des notes souveraines chez DBRS, une agence plus modeste que les trois principales. Les incertitudes politiques en Espagne et au Portugal pourraient également conduire les agences à modifier leur jugement sur la solvabilité de ces deux pays. Ailleurs en Europe, la Hongrie est tout près d’atteindre une note appartenant à la catégorie investissement. En revanche, après la Russie et le Brésil, l’Afrique du Sud pourrait être le prochain pays du group des « BRICS » à basculer dans la catégorie spéculative en 2016.

UE : de l’argent à la Turquie pour gérer les migrants

UE : de l’argent à la Turquie pour gérer les migrants

Tout le monde sait que la Turquie est une véritable passoire qui permet les flux migratoires ;  une grande partie des réfugiés de la Syrie, d’Irak voire des Balkans ou d’Asie  passe par la Turquie ;  du coup faute de réels moyens de contrôler ses frontières extérieures l’union économique propose de l’argent aux pays voisins pour qu’ils retiennent ces migrants, aussi qu’ils améliorent  leur accueil et les renvoient  éventuellement chez eux. On peut sans doute s’interroger sur cette politique dont le coût sera assez significatif. Peut-être les sommes concernées seraient-elles plus utiles pour financer le contrôle aux frontières européennes. Mais ce n’est pas le choix de l’union européenne qui offrirait contre un  accord à Ankara des financements et une relance des négociations d’adhésion en échange de sa promesse de contribuer à endiguer le flot de migrants arrivant en Europe. D’après des diplomates, les Vingt-Huit ont négocié toute la journée de samedi pour s’entendre sur une position commune. « Nous avons trouvé un accord qui, je l’espère, sera accepté par toutes les parties aujourd’hui », a dit le président du Conseil européen, Donald Tusk, à son arrivée au sommet. Selon le projet de conclusion que Reuters a pu consulter en fin de matinée, « les deux parties vont, comme convenu et avec effet immédiat, mettre en œuvre leur coopération active sur les migrants qui ne nécessitent pas une protection internationale, en empêchant les entrées en Turquie et dans l’UE, en assurant la mise en œuvre des dispositions bilatérales de réadmission et en renvoyant rapidement les migrants qui ne nécessitent pas une protection internationale vers leurs pays d’origine ». En échange de son implication dans la plus grave crise migratoire en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement turc recevra trois milliards d’euros d’aide européenne pour financer la prise en charge des migrants se trouvant sur son territoire (ce montrant pourra être révisé ultérieurement en tenant compte des évolutions). De même, Ankara obtient la réouverture dès le mois prochain d’un nouveau chapitre des négociations sur une adhésion de la Turquie, dans l’impasse depuis 2005. A son arrivée à Bruxelles, Ahmet Davutoglu a salué un « jour historique dans notre processus d’accession à l’UE » et un « nouveau départ » dans les relations entre Ankara et les Européens.  Selon Donald Tusk, environ 1,5 million de personnes sont entrées illégalement dans l’UE en 2015. La plupart ont transité par la Turquie, faisant de ce pays un partenaire indispensable et incontournable, au point que des diplomates européens se demandaient samedi soir si Ankara, conscient de son statut central dans ce dossier, ne produirait pas de nouvelles demandes. D’après le projet d’accord, les Européens prévoient de verser trois milliards d’euros à la Turquie pour les 12 à 24 mois prochains en souhaitant qu’Ankara utilise cette enveloppe pour améliorer le quotidien des 2,3 millions de Syriens réfugiés sur son sol de sorte qu’ils soient moins incités à s’embarquer pour la Grèce, pays de « première arrivée » dans l’UE. L’UE veut aussi que le gouvernement turc rende la traversée de Turquie vers les îles grecques plus difficile et qu’il empêche d’entrer les Afghans et autres migrants asiatiques qui passent par la Turquie pour se rendre en Europe. Bruxelles veut enfin que la Turquie tienne sa promesse de reprendre les migrants qui ont réussi à atteindre la Grèce mais qui ensuite ne réussissent pas à obtenir l’asile politique. De son côté, la Turquie souhaite davantage de fonds. L’offre originelle de l’UE portait sur trois milliards d’euros sur deux ans. La nouvelle offre ne devrait plus comporter de calendrier précis parce qu’Ankara espère obtenir plus. Si Ankara remplit ses obligations, les ressortissants turcs obtiendront plus facilement des visas pour se rendre en Europe.

Avion russe abattu par la Turquie : un mauvais coup porté à l’alliance internationale contre l’EI

Avion russe abattu par la Turquie : un mauvais coup porté à l’alliance internationale contre l’EI

 

 

Cet événement met en lumière les contradictions de l’alliance unique internationale que souhaite Hollande pour combattre l’État islamique. Il faut bien reconnaître que la Turquie comme la Russie  joue avec le feu. La Russie en effet n’est pas très claire quant à ses objectif, certes elle combat maintenant l’État islamique mais aussi les rebelles syriens opposés à Bachar El-Assad. La présence de cet avion russe près de la frontière turque en témoigne. De son côté la Turquie tout en affirmant sa volonté de combattre aussi l’État islamique n’a pas complètement coupé les ponts avec certaines composantes de cette organisation. Pour preuve elle fait preuve elle témoigne d’un très grand laxisme en autorisant la circulation des biens et des personnes en provenance ou vers l’État islamique. Elle facilite le commerce de l’État islamique notamment l’exportation de son pétrole. Hollande aura bien du mal à constituer cette alliance globale avec ce dernier incident. D’autant plus que les États-Unis sont toujours aussi réticents à coopérer avec la Russie et Bachar El-Assad. L’armée de l’air turque a donc abattu mardi un chasseur-bombardier russe à proximité de la frontière syrienne après lui avoir adressé, affirme Ankara, une série d’avertissements pour violation de l’espace aérien. Moscou conteste cette version et assure que cet incident aura de « graves conséquences ». C’est le premier événement de ce type depuis le 30 septembre, date à laquelle l’aviation russe est intervenue en Syrie, où la coalition formée par les Etats-Unis pour combattre les djihadistes de l’Etat islamique opère depuis l’été 2014.Jamais depuis les années 1950 les forces armées d’un pays de l’Otan, dont la Turquie occupe le flanc sud-est, n’avaient abattu un avion russe ou soviétique. « Nous ne tolérerons jamais des crimes comme celui qui a été commis aujourd’hui », a réagi le président russe Vladimir Poutine. Son homologue turc Tayyip Recep Erdogan, appuyé par ses alliés de l’Otan, a réaffirmé pour sa part « le droit de la Turquie à défendre ses frontières ». Cet incident devrait peser sur les initiatives en cours pour tenter d’édifier un front uni face à la menace posée par l’Etat islamique (EI). A Washington, Barack Obama et François Hollande ont mis en garde contre un risque de surenchère. « Toute escalade (…) serait extrêmement dommageable par rapport à la seule cause qui convienne, qui est de lutter contre le terrorisme et contre Daech », a dit le président français, qui se rendra jeudi à Moscou.

Turquie : la minute de silence sifflée !

Turquie : la minute de silence sifflée !

À l’occasion du match de foot entre la Turquie et la Grèce non seulement l’hymne grec a été sifflé mais en plus la minute de silence consacrée à l’hommage rendu aux victimes du terrorisme l’a été également. De quoi ternir un peu plus l’image d’un pays dont les dirigeants comme une partie de la population manifestent  une certaine ambiguïté vis-à-vis de l’État islamique ;  un incident qui peut peut-être être considéré comme mineur mais qui ne va pas encourager l’Europe à intégrer économiquement un pays qui témoigne parfois d’une attitude assez éloignée de la culture européenne. Heureusement cette  attitude a déclenché la colère de Fatih Terim, le sélectionneur turc, après la rencontre : « Nous faisions une minute de silence pour les victimes. Vous ne pouvez pas juste être patient pendant une minute ? Ce n’est pas un jeu d’enfants. C’est significatif. La menace terroriste augmente. Le sport est un des instruments les plus importants qui peut être utilisé pour la paix et la fraternité. » . Fatih Terim n’a pas non plus apprécié que l’hymne grec soit sifflé avant ce match : « Huer l’hymne ? C’est quoi ça ? Nous valons mieux que cela. Si cela avait été fait contre nous, nous serions très en colère. La Grèce est notre voisine. Aujourd’hui (mardi), c’est un jour où tout le monde est voisin, mais nos supporters ne se sont pas comportés comme des voisins.

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

L’Europe se rencontre avec un peu de retard qu’elle est incapable de contrôler ses frontières intérieures et du coup que c’est le principe même de Schengen qui va être rapidement remis en cause. En effet dès lors que les migrants parviennent à mettre un pied en Europe la liberté de circulation est assurée. Faute de donc de pouvoir contrôler ses frontières intérieures, l’Europe est  réduite à solliciter  les pays qui font office de frontière extérieure comme la Turquie. La Turquie est en effet le principal point d’entrée de la migration vers l’Europe et aussi par parenthèses la principale voie de communication qui permet à l’État islamique d’engranger d’énormes ressources financières grâce au pétrole. Malheureusement ce point n’a pas été traité par les dirigeants européens réunis à Malte.  Pour résumer,  les pays européens vont proposer de l’argent à la Turquie afin qu’elle fixe les migrants sur leur territoire mais compte tenu des positions très ambiguës de la Turquie il est probable que ce pays continuera d’être une véritable passoire. Ce qui n’empêche pas les responsables européens de vouloir engager une négociation inutile avec la Turquie. L’Europe est engagée dans une « course contre la montre » pour sauver l’espace Schengen et mettre en place un contrôle renforcé des flux migratoires à ses frontières extérieures, a souligné Donald Tusk, le président du Conseil européen. Le numéro deux de la Commission européenne, Frans Timmermans, mène actuellement des négociations avec Ankara et a proposé que le sommet avec le président Erdogan se tienne le 22 novembre mais le président français, François Hollande, a annoncé que cette date ne pourrait pas convenir. La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu’aucune date n’avait encore été fixée et a évoqué la possibilité que ce sommet puisse avoir lieu fin novembre ou début décembre.   »Il s’agit d’un sommet UE-Turquie pour démontrer que nous travaillons très étroitement les uns avec les autres et que nous partageons de manière raisonnable les défis nés de la guerre civile en Syrie et des situations difficiles dans d’autres pays », a dit Angela Merkel. A Berlin, le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a déclaré que l’Allemagne devrait financer seule l’aide à Ankara si les pays de l’Union n’arrivaient pas à se mettre d’accord. « Si les Européens ne peuvent assurer qu’une partie du projet, je juge raisonnable que l’Allemagne consente à faire une avance ou qu’elle paye elle-même », a-t-il dit lors d’une réunion de son parti. Pour Donald Tusk, « sauver Schengen est une course contre la montre et nous sommes déterminés à remporter cette course ». « Cela suppose, d’abord et avant tout, de rétablir les contrôles aux frontières extérieures. Sans contrôles frontaliers efficaces, les accords de Schengen ne survivront pas », a-t-il dit.

Turquie: Erdogan à nouveau majoritaire au parlement

Turquie ; Erdogan à nouveau majoritaire au parlement

 

Selon AKP (parti d’Erdogan), un résultat final de 45 à 46% des voix. Peut-être les conséquences de l’attentat meurtrier qui avait fait 100 morts. « C’est aujourd’hui une victoire de notre démocratie et de notre peuple. Nous espérons bien vous servir au cours des quatre prochaines années et nous présenter à nouveau face à vous en 2019″, a déclaré le Premier ministre Ahmet Davutoglu, s’adressant à des partisans rassemblés devant son domicile de Konya, dans le centre du pays.  C’est la seconde fois en cinq mois que les électeurs étaient appelés à désigner leurs députés. En juin, l’AKP avait perdu la majorité absolue qu’il détenait depuis 2002. Un cadre du CHP a reconnu qu’à la vue des résultats, il n’y avait aucune probabilité que l’AKP soit contraint de former une coalition gouvernementale. Quant au parti pro-kurde HDP, révélation du dernier scrutin, il recueillerait 10,3% des voix, soit près de trois points de moins qu’en juin. Un haut responsable du HDP a jugé ce résultat décevant, tout en soulignant qu’il serait représenté au Parlement puisqu’il semble avoir franchi le seuil des 10%. Le mouvement a fait une campagne discrète après l’attentat du 10 octobre qui visait ses partisans réunis à Ankara.  A Diyarbakir, ville du Sud-Est majoritairement kurde, la police a fait usage de gaz lacrymogène dimanche soir pour disperser plusieurs dizaines de manifestants, dont certains leur lançaient des pierres. La situation est restée tendue toute la journée et certains électeurs ont dû voter sous la protection de la police.

Migrants :aide financière à la Turquie

Migrants :aide financière à la Turquie

A l’issue d’un Conseil européen consacré à la crise migratoire et dominé par la question épineuse des concessions à accorder à Ankara, dont le soutien est jugé clé dans de nombreuses capitales, les dirigeants de l’UE ont fait savoir qu’ils s’étaient mis d’accord sur un « plan d’action » commun.  Bien que ce plan ne précise pas le montant de l’aide « substantielle et concrète » qui sera apportée à la Turquie, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que le chiffre de trois milliards d’euros demandé par les Turcs avait été discuté.  Aucun montant n’a toutefois été arrêté et beaucoup dépendra des mesures concrètes mises en œuvre par les deux parties, a-t-elle dit. « Il s’agit de savoir ce que ces fonds peuvent avoir comme effet », a de son côté déclaré François Hollande, ne reprenant pas le chiffre de trois milliards d’euros.  Au terme d’un Conseil qui s’est achevé aux premières heures du jour vendredi, il a été offert à la Turquie la perspective d’une accélération de la libéralisation de ses visas, sous réserve qu’elle respecte certains engagements. A l’occasion de discussions à Ankara avant la tenue du Conseil, des ministres turcs ont demandé à une délégation de la Commission européenne de commencer à assouplir l’obtention de visas au milieu de l’année prochaine, selon des responsables européens. Angela Merkel, qui est attendue dimanche dans la capitale turque, a souligné le rôle indispensable du pays dans l’effort européen pour « organiser et freiner le mouvement de réfugiés ». Environ deux millions de réfugiés syriens se trouvent actuellement en Turquie.

Attentat Turquie : la piste djihadiste ? Pas sûr !

Attentat Turquie : la piste djihadiste ? Pas sûr !  

D’après les milieux officiels turcs l’attentat qui a fait une centaine de morts serait à attribuer au djihadistes. Une piste qui n’est pas impossible pour autant compte tenu de la situation trouble en Turquie d’autres hypothèses peuvent être retenues. Le gouvernement turc n’écartait pas la possibilité d’une responsabilité du PKK. Toutefois on voit mal ce parti cautionner un attentat justement à l’occasion d’une manifestation des kurdes contre la répression organisée par le parti au pouvoir. Du coup la version officielle évolue et oriente la responsabilité vers l’État islamique. Reste à savoir si ce tragique événement ne permet pas de renforcer la position nationaliste d’Erdogan à la veille des élections de novembre. Les premiers éléments de l’enquête sur le double attentat de samedi à Ankara semblent mettre en cause les djihadistes de l’Etat islamique (EI), une piste privilégiée par les enquêteurs, a-t-on appris dimanche de deux sources haut placées au sein des services de sécurité turcs. L’une de ces sources, qui a requis l’anonymat, a précisé que l’attentat qui a tué au moins 95 personnes – 128, selon le parti prokurde HDP – présente beaucoup de similarités avec celui qui a fait 34 morts le 20 juillet dernier à Suruc, ville turque proche de la frontière syrienne, et imputé à l’EI. « Cet attentat est dans le style de celui de Suruc et tous les signes montrent que c’en est en quelque sorte la copie (…) Ces éléments désignent l’EI (…) Nous nous consacrons à cette piste. » Selon l’agence de presse Anatolie, 43 suspects ont été arrêtés à travers le territoire turc, notamment à Izmir, Antalya et Sanliurfa, lors d’opérations visant des sympathisants présumés de l’EI.  Plusieurs milliers de personnes en deuil, beaucoup criant des slogans contre le gouvernement turc, se sont rassemblées dans la matinée dans le centre d’Ankara, près du lieu de l’attentat, le plus meurtrier jamais commis en Turquie. Le HDP (Parti démocratique des peuples), très présent lors de la manifestation pour la paix visée par les explosions, a déclaré que le bilan s’élevait à 128 morts et a dit avoir pu identifier toutes les victimes à l’exception de huit. Le gouvernement nie toute implication dans l’attentat de samedi. Parmi les commanditaires possibles, Ahmet Davutoglu, le Premier ministre,  a cité l’Etat islamique (EI), les nationalistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et un groupe révolutionnaire d’extrême gauche, le Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C).  Notons UE L’armée de l’air turque a cependant poursuivi ses raids contre les séparatistes samedi et dimanche dans le sud-est de la Turquie et dans le nord de l’Irak. 

Turquie : attentat 86 morts

Turquie : attentat  86 morts

Un terrible attentat qui a fait 86 mœurs et 186 blessés samedi à l’occasion d’un rassemblement de sympathisants de gauche et de militants militants pro kurde. Il s’agissait dans le cadre de ce rassemblement de protester contre la répression à l’égard des kurdes. A priori il pourrait s’agir d’une manipulation de l’État turc pour encourager le nationalisme et permettre aux présidents Erdogan de retrouver une majorité aux prochaines élections sur tellement la situation est complexe. L’attente peut aussi provenir de l’État islamique à l’égard duquel le président turc a longtemps manifesté une position très ambiguë. Un double attentat à la bombe a donc fait 86 morts et 186 blessés samedi lors d’une manifestation rassemblant des militants de gauche et des sympathisants pro-kurde devant la principale gare ferroviaire d’Ankara. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a annoncé samedi trois jours de deuil national. Des preuves solides suggèrent que la double explosion est le fait de deux kamikazes, a-t-il ajouté. Il a évoqué comme suspects potentiels l’Etat islamique, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le groupuscule révolutionnaire d’extrême gauche, le Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C).  L’attentat intervient à trois semaines des élections législatives anticipées du 1er novembre. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier jamais commis sur le sol turc.  La Turquie, Etat membre de l’Otan, vit en alerte renforcée depuis que Recep Tayyip Erdogan, a déclenché en juillet une « guerre synchronisée contre le terrorisme », à la fois contre l’Etat islamique (EI) à en Syrie et contre des bases arrière des séparatistes du Parti des travailleurs des Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak. Certains voient la main de l’Etat dans ces trois attentats contre des intérêts kurdes et accusent Erdogan et l’AKP de chercher à attiser le sentiment nationaliste, accusation que les dirigeants turcs rejettent avec véhémence.

 

 

 

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  • site poèmes-chansons-théâtre de l’auteur

Contre l’ Etat islamique, la Turquie construit un mur

Contre l’ Etat islamique,  la  Turquie construit un mur

Il aura fallu du temps pour que le gouvernement turc comprenne que sa position ambiguë vis-à-vis de l’État islamique constituait  un véritable cheval de Troie pour le terroriste. Ce sont les attentats perpétrés en Turquie qui ont enfin convaincu que ce pays devait se positionner clairement contre l’État islamique. Par contre la Turquie entretient la confusion en décidant de lutter en même temps contre les kurdes et l’État islamique. Des kurdes qui doivent désormais non seulement faire face à la menace islamiste mais aussi à celle du gouvernement turc. Le mur a été érigé ces derniers jours à Reyhanli, district situé dans le sud de la Turquie, à la frontière avec la Syrie. Le rempart de béton, qui s’élève à trois mètres de hauteur et s’étend sur huit kilomètres, a pour objectif d’empêcher toute intrusion de membres de l’EI sur le territoire turc depuis la ville syrienne d’Alep, comme le rapporte l’agence progouvernementale Anatolie.  En plus du rempart en béton, plus de 360 km de tranchées ont été creusés, de la terre amoncelée sur 70 km pour freiner l’avancée des djihadistes et 145 km de barbelés ont été renouvelés, selon l’agence Anatolie.  Outre sa proximité avec la ville d’Alep et de zones contrôlées par l’EI, la région d’Hatay, où se situe la ville de Reyhanli, est également l’un des lieux de passage pour les quelque 1,8 million de Syriens qui ont fui les violences dans leur pays et trouvé refuge en Turquie depuis le début du conflit il y a 4 ans.  L’agence Anatolie précise que les forces de sécurité avaient édifié un mur pareil dans le district de Yayladagi, encore plus au sud, dans le but de renforcer la sécurité à la frontière. La province d’Hatay a été le lieu d’un attentat à la voiture piégée en mai 2013 qui a causé la mort de 52 personnes. La Turquie avait imputé cette attaque à un groupuscule clandestin d’extrême gauche turc lié, selon ses responsables, aux services de renseignement du régime du président syrien Bachar al-Assad, ce que ce dernier a démenti. Plus récemment, un attentat suicide survenu le 20 juillet à Suruç (sud), et attribué à l’EI, a causé la mort de 33 jeunes partisans de la cause kurde, un bilan revu à la hausse vendredi après le décès à l’hôpital d’une des victimes.   Les autorités turques, accusées à de nombreuses reprises de complaisance à l’égard de l’organisation de l’EI, ont procédé à de nombreuses arrestations ces dernières semaines. Accusant le gouvernement de ne pas avoir suffisamment protégé les Kurdes, les combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont quant à eux rompu un cessez-le-feu en vigueur depuis 2013 avec Ankara et repris les armes, attaquant dans un premier temps des policiers.  La Turquie a riposté le 24 juillet en lançant une « guerre contre le terrorisme » qui vise simultanément le PKK et les combattants de l’EI, le long de sa frontière avec la Syrie et l’Irak.

 

La Turquie bombarde l’Etat Islamique

La Turquie bombarde l’Etat Islamique

Après le récent attentat, la Turquie se réveille et sort enfin de sa position ambigüe vis-à-vis des islamistes. De bombardiers turcs sont en effet intervenus ce matin en Syrie contre l’Etat Islamique. Un changement d’attitude et de stratégie  qui devrait renforcer de manière significative l’alliance internationale contre l’EI. Hier, un groupe de cinq djihadistes a donc ouvert le feu sur un poste avancé de l’armée turque à la frontière avec la Syrie, dans la partie qu’occupe l’Etat Islamique depuis un an. L’Armée turque s’est retrouvée alors engagée dans un duel d’artillerie. Les militants de l’Etat Islamique auraient tiré sur les militaires turcs stationnés là quand ceux-ci leur ont refusé l’accès au territoire turc. Ensuite les tanks turcs ont riposté en pilonnant les positions des islamistes. Bilan: un sous-officier a été tué et deux autres militaires blessés. En représailles la Turquie a bombardé tôt ce matin des positions du groupe Etat islamique. Même si les choses en restaient la, ce grave incident entre l’Armée turque et les forces de l’Etat Islamique marque un tournant, une aggravation dans la confrontation de plus en plus directe entre les deux parties, qui risque de ne pas en rester là. De plus selon un responsable militaire américain, Ankara a enfin autorisé les Etats-Unis à utiliser plusieurs de ses bases aériennes, dont celle d’Incirlik dans le sud pour mener des raids aériens contre des cibles du groupe Etat islamique en Syrie ou en Irak.

Attentat Turquie : 30 morts

Attentat Turquie : 30 morts

 

 

Un attentat tragique en Turquie qui devrait faire réfléchir Erdogan et sa politique ambigüe vis-à-vis de l’Etat islamique. Attenta suicide imputé à l’Etat islamique (EI) qui a fait au moins 30 morts et une centaine de blessés lundi devant un centre culturel de la ville turque de Suruc, à quelques kilomètres de la frontière syrienne. Les premiers éléments de l’enquête accréditent la thèse d’un attentat suicide commis par les djihadistes de l’EI, ont déclaré à Reuters deux hauts responsables turcs. En visite à Chypre, le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné les responsables de cet « attentat terroriste ». « Le terrorisme n’a pas de religion, pas de pays, pas de race », a-t-il dit. Le Premier ministre Ahmed Davutoglu a également mis en cause l’EI, soulignant que la Turquie prenait et continuerait à prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre ce groupe. Il a ajouté que les mesures de sécurité à la frontière syrienne allaient être renforcées. D’après le quotidien turc Hurriyet, l’attentat a été commis par une jeune fille de 18 ans.

Turquie : Erdogan sans majorité

Turquie : Erdogan sans  majorité

 

Une victoire au goût de défaite pour Erdogan et son pari qui perdent la majorité absolue. Du coup Erdogan devra renoncer à se réforme institutionnelle qui devait renforcer son pouvoir pourtant déjà très pesant.  Lors des élections législatives de ce dimanche, le parti du président Erdogan (AKP) perd donc  la majorité absolue. Le parti kurde fait son entrée au Parlement avec 80 députés.  Le parti kurde, qui promettait une percée, a réussi son pari et fait son entrée au Parlement. Selon les résultats définitifs, L’AKP obtient 255 sièges sur 550 avec 40,7% des voix. Le président Recep Tayyip Erdogan espérait une large victoire qui lui aurait permis de renforcer les pouvoirs présidentiels. Ses rêves de super-présidence ont été brisés ce dimanche. Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) a obtenu 25,1% (133 sièges) des voix et le Parti de l’action nationaliste (MHP, droite) 16,45% (82 sièges). Le parti kurde HDP rassemble 12,9% des suffrages et les projections lui donnent 80 députés au Parlement. « C’est la victoire de la paix contre la guerre, de la modestie contre l’arrogance« , a déclaré un des leaders kurdes. Le HDP avait 29 députés dans l’Assemblée sortante mais ils y étaient entrés sous l’étiquette indépendante, car le HDP n’avait pas obtenu les 10% minimum. Ils avaient retrouvé leurs couleurs une fois en fonction.

Turquie : pas prête à entrer dans l’union européenne !

Turquie : pas prête à entrer dans l’union européenne !

 

C’est pas demain que la Turquie pourra entrer  dans l’Union européenne avec les conceptions démocratiques du parti au pouvoir. D’abord l’attentat contre les forces kurdes d’opposition est inexcusable ensuite le président s’est comporté en partisan en ne manifestant même pas la compassion qui s’imposait. à la veille des législatives. Ces atteintes permanentes  à la démocratie, la position ambigües de la Turquie vis-à-vis de l’Etat Islamique constituent à l’évidence des obstacles à toute perspective d’entrée de la Turquie dans l’union européenne.  A la veille des élections législatives en Turquie, le chef du parti d’opposition pro-kurde HDP a donc fustigé samedi la réaction du président Recep Tayyip Erdogan au double attentat qui a fait 2 morts et des centaines de blessés lors d’un meeting électoral du HDP vendredi à Diyarbakir.   »Il faut qu’il s’excuse (auprès des proches des victimes), qu’il leur exprime sa tristesse. Il devrait aller à Diyarbakir. N’est-il pas le président de 77 millions de personnes? Il faut qu’il dépose des fleurs là où ces gens ont été tués », a déclaré Selahattin Demirtas, le chef du HDP, lors d’une réunion électorale dans la partie asiatique d’Istanbul.  Tayyip Erdogan s’est rendu vendredi à un meeting après les attentats sans les mentionner dans son discours, a accusé Demirtas. Le président turc a dénoncé par la suite une « provocation » destinée à saper les élections de dimanche.  Erdogan espère que l’AKP, le parti islamo-conservateur au pouvoir, obtiendra la majorité des deux tiers (au moins 367 des 550 élus du Parlement) nécessaire à l’adoption de pouvoirs élargis pour le chef de l’Etat. Mais s’il passe le seuil des 10% des suffrages, le HDP pourrait remettre en cause ce scénario. Le président turc, qui a finalement présenté vendredi soir ses condoléances, a répliqué à Demirtas lors d’un meeting dans l’est de la Turquie. Il a déclaré que c’était au chef du HDP de s’excuser d’être l’instigateur d’une vague de violences qui a fait plusieurs dizaines de morts en octobre dernier. De nombreux Kurdes se sont rendus samedi sur le lieu des explosions pour y déposer des œillets rouges.  Selon des sources médicales, plus de 200 personnes ont été hospitalisées.

 

La Turquie laisse tomber les kurdes

La Turquie laisse tomber les kurdes

 

La Turquie continue dans sa politique très ambigüe vis-à-vis de la Syrie et de l’Etat islamique ; Officiellement la Turquie est engagée dans le front anti-islamique mais en fait laisse les djihadistes progresser jusqu’à sa frontière. Une manière auusi de régler des comptes avec ses kurdes turbulents. La Turquie n’est sans doute pas pour rien dans la difficulté à faire parvenir des armes aux kurdes assiégés par les djihadistes. Du coup partout dans le pays les kurdes régissent mais la répression est sanglante ; Neuf personnes au moins ont péri et des dizaines d’autres ont été blessées mardi lors de violents accrochages entre policiers et Kurdes qui manifestaient dans le sud-est de la Turquie en soutien à la ville kurde syrienne de Kobani, assiégée par les djihadistes du groupe Etat islamique (EI). Au total, ce sont des milliers de Kurdes qui ont défilé pour protester contre la non intervention des troupes turques aux côtés des Kurdes de Kobani, ville proche de la frontière turque et contre laquelle les combattants de l’EI ont lancé une offensive voici trois semaines. La police a fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser les protestataires, qui ont incendié des véhicules et des pneus lors des manifestations, essentiellement dans le sud-est du pays. Des heurts ont cependant été signalés également à Istanbul, la plus grande ville du pays, ainsi que dans la capitale Ankara. Cinq personnes ont péri à Diyarbakir, la plus grande ville kurde du sud-est de la Turquie, lors de violents heurts avec les forces de l’ordre, ont rapporté des médias turcs. Deux personnes sont mortes dans la province de Siirt et une autre dans celle de Batman. Un jeune de 25 ans a trouvé la mort à Varto, dans la province de Mus dans l’est de la Turquie. Un couvre-feu a été instauré dans cinq provinces à prédominance kurde du sud-est de la Turquie après les manifestations, durant lesquelles des commerces et des banques ont été saccagés. Le ministre de l’Intérieur, Efkan Ala, a appelé à l’arrêt des manifestations. « La violence n’est pas une solution. La violence entraîne des représailles. Cette attitude irrationnelle doit cesser tout de suite », a-t-il dit à la presse. Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont réussi à s’emparer de plusieurs immeubles d’un quartier situé dans le sud-ouest de Kobani, ville très proche de la frontière turque. Ils ont progressé à tel point que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a estimé mardi que Kobani était sur le point de tomber aux mains de l’EI. Deux drapeaux noirs de l’EI flottent toujours dans la périphérie est de la ville. Cette dégradation de la situation accroît la pression sur la Turquie pour qu’elle intervienne militairement dans ce conflit. « C’est un énorme mensonge que de dire que la Turquie ne fait rien concernant Kobani », a déclaré le vice-Premier ministre turc, Yalcin Akdogan, sur Twitter. « La Turquie fait tout ce qu’elle peut sur le plan humanitaire », a-t-il affirmé, allusion au fait qu’elle a accueilli sur son sol plus de 180.000 réfugiés ayant quitté Kobani et passé la frontière depuis le début de l’offensive des djihadistes. Le vice-Premier ministre s’est insurgé en outre contre l’appel à manifester qu’avait lancé lundi soir le parti politique turc pro-kurde HDP, accusant cette formation de « faire de la politique de façon irresponsable ».

 

Les djihadistes aux portes de la Turquie

Les djihadistes aux portes de la Turquie

 

 

Curieuse attitude de la Turquie  vis à avis de l’Etat islamique lorsque que les djihadistes sont désormais aux portes du pays. Les djihadistes auraient pris trois quartiers à l’est de Kobané. Pour la première fois lundi, la ville frontalière entre Syrie et Turquie est le théâtre de combats de rue entre les membres de l’organisation terroriste Daech et les Kurdes. Cette ville est un point-clé puisque que sa prise permettrait aux djihadistes de contrôler sans discontinuité une longue bande de territoire frontalière de la Turquie. « Ils ont pris la cité industrielle, Maqtala al-Jadida et Kani Arabane, dans l’est de Kobané après de violents combats contre les Unités de protection du peuple kurde (YPG). Plusieurs centaines de civils résidant dans les quartiers est ont fui vers la Turquie voisine face à la progression des djihadistes« , a indiqué lundi le directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane. Depuis près de trois semaines, la ville est défendue par des combattants kurdes, qui manquent de moyens et dont la situation est de plus en plus précaire. Les frappes aériennes de la coalition américano-arabe ont contribué à freiner les djihadistes, mais les Kurdes réclament   »des armes et des munitions ». Au moins 20 djihadistes de l’organisation Daech ont été tués dans la nuit de dimanche à lundi après s’être infiltrés à l’intérieur de la cité, en bonne partie vidée de ses habitants. Des combats avaient lieu encore lundi, comme le tweetait l’envoyé spécial de France Info :  Un peu plus tôt lundi, des drapeaux noirs à la couleur des terroristes de l’organisation Daech flottaient aux limites est de la ville de Kobané. Les djihadistes ont hissé ces drapeaux lundi après-midi, plusieurs sur une colline, et un sur un bâtiment à l’est de la ville, symbolisant ainsi le début de leur potentiel assiègement de la ville. C’est ce qu’a constaté un photographe de l’AFP. Mais interrogé par l’agence de presse, un responsable syrien local s’était alors refusé à confirmer que les djihadistes étaient entrés dans la ville. De l’autre côté de la frontière, juste en face de Kobané, l’armée turque a déployé d’importants renforts, notamment chars et véhicules blindés, autour de son poste-frontière de Mursitpinar. Le Parlement turc a accordé jeudi son feu vert au gouvernement islamo-conservateur d’Ankara pour intervenir militairement contre le groupe terroriste Daech en Syrie comme en Irak. Mais l’armée turque n’est pas intervenue pour l’instant.

 

La Turquie et l’Australie dans la coalition contre l’Etat islamique

La Turquie et l’Australie dans la coalition contre l’Etat islamique

 

« Aujourd’hui, le gouvernement a autorisé des frappes aériennes australiennes en Irak, à la demande du gouvernement irakien et pour soutenir le gouvernement irakien », a déclaré le Premier ministre australien, Tony Abbott. « Aussi, le gouvernement a autorisé le déploiement de forces spéciales australiennes en Irak pour conseiller et assister les forces irakiennes », a-t-il ajouté, précisant que cette décision devait être entérinée par des documents juridiques. Environ 200 soldats parmi lesquels des troupes spéciales sont arrivés à la mi-septembre aux Emirats arabes unis, un point stratégique pour des opérations militaires dans la région, alors que l’Australie se préparait à rejoindre la coalition internationale contre l’EI menée par les Etats-Unis. Ces soldats sont soutenus par des avions militaires, notamment des Super Hornet F/A-18F, un avion de détection lointaine et de contrôle E-7A, et un avion de transport et de reconnaissance KC-30A. Les troupes spéciales se sont « pas envisagées » pour participer directement à des missions de combat, mais pour « aider les forces irakiennes à planifier et coordonner les opérations », a souligné le chef du gouvernement australien. Ces troupes vont opérer à une « échelle nettement inférieure » à celle de pays alliés, a-t-il encore dit. L’Australie s’était déjà jointe aux Etats-Unis dans le cadre des efforts internationaux pour acheminer des armes aux forces kurdes combattant les extrémistes de l’EI dans le nord de l’Irak. Outre les Etats-Unis, La France participe depuis la mi-septembre aux frappes aériennes contre le groupe EI en Irak. Jeudi, le Parlement turc a autorisé une intervention militaire contre les jihadistes en Irak et en Syrie, où la ville kurde de Kobané, frontalière de la Turquie, était asphyxiée par l’EI.

 

Municipales : referendum aussi en Turquie

Municipales :  referendum aussi en Turquie

 

Municipales en Turquie qui comme en France ont des allures de referendum. Dans un climat pollué par les affaires politico-financières visant le régime, ce scrutin s’est transformé en vote de confiance pour Recep Tayyip Erdogan, qui dirige le pays sans partage depuis douze ans. Le chef du gouvernement, 60 ans, est acclamé par ses partisans comme l’artisan de l’impressionnant développement économique turc, et dénoncé comme un « dictateur » par ceux qui lui reprochent sa dérive islamiste et autoritaire. La dernière journée de la campagne électorale, âpre et violente, a illustré samedi ces fractures. Fidèle à sa rhétorique agressive et provocatrice, Recep Tayyip Erdogan a appelé ses troupes à donner une « grosse claque » à ses adversaires et à « donner une leçon » aux « espions » et aux « traîtres » qui complotent contre lui. Dans sa ligne de mire, l’organisation de l’imam Fethullah Gülen, retiré aux Etats-Unis, accusée d’avoir infiltré l’Etat, notamment la police et la magistrature, et de propager des accusations de corruption et des écoutes téléphoniques embarrassantes pour nuire à son régime.  Cette guerre fratricide entre les deux ex-alliés de la mouvance islamo-conservatrice a connu son apogée jeudi, avec la diffusion du script d’une réunion « top secret », dans laquelle quatre hauts responsables évoquent l’opportunité, en pleine agitation électorale, d’une intervention militaire en Syrie. Malmenés par ces révélations en cascade, le gouvernement et son chef ont répondu par des purges et des mesures autoritaires, notamment le blocage des réseaux sociaux Twitter et YouTube qui leur ont valu une pluie de critiques. Ravie de l’aubaine, l’opposition a sauté sur l’occasion et tape à bras raccourcis sur Recep Tayyip Erdogan et son régime, devenus à ses yeux « illégitimes ».  »Il nous faut laver la classe politique de ceux qui la salissent », a vociféré samedi le chef du Parti républicain du peuple (CHP), Kemal Kiliçdaroglu en point final à sa campagne. Dix mois après la grande fronde antigouvernementale du printemps dernier, des centaines de milliers de personnes ont profité ce mois-ci des funérailles d’un adolescent mortellement blessé par la police pour descendre dans la rue et exiger la démission de « l’assassin » Erdogan. Depuis sa mise en cause dans un vaste scandale de corruption en décembre, le Premier ministre aborde ce scrutin affaibli, mais il dispose encore de solides bases au cœur de l’Anatolie pieuse et modeste. Son Parti de la justice et du développement (AKP) a remporté toutes les élections depuis 2002 et devrait rester dimanche le premier parti de Turquie, mais nettement en-dessous des 50% obtenus aux législatives de 2011. La course aux mairies d’Istanbul, qui réunit 20% des électeurs du pays, et d’Ankara s’annonce serrée et la chute d’une des deux plus grandes villes du pays entre les mains de l’opposition constituerait un revers personnel pour le Premier ministre. « Celui qui gagne Istanbul remporte la Turquie », a répété lui-même l’ancien maire de la mégapole aux 15 millions d’habitants.  Le sort de ces deux villes et le score national de l’AKP vont largement déterminer le calendrier politique du pays et l’avenir de Recep Tayyip Erdogan. Une large victoire, improbable, peut le décider à briguer en août la présidence de la République, disputée pour la première fois au suffrage universel direct. Un score plus serré le convaincrait plutôt de prolonger son mandat à la tête du gouvernement lors des législatives de 2015, au prix d’une modification des statuts de l’AKP. Il y a toutefois peu de chance que le scrutin de dimanche ne parvienne à apaiser les tensions dans un pays aujourd’hui à vif.  »Qu’Erdogan reste au-delà de 2015 ou pas, les dégâts provoqués par cette crise sont immenses et ne seront pas réparés facilement », juge Brent Sasley, chercheur à l’université du Texas, « la politique de la peur et de la conspiration semble plus enracinée que jamais dans la vie politique turque ».

 

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