Archive pour le Tag 'Turquie'

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Réfugiés : un accord bâtard entre l’UE et la Turquie

 

Réfugiés : un accord  bâtard entre l’UE et la Turquie

Un  accord bâtard et même scandaleux sera discuté à Bruxelles pour reporter sur la Turquie la responsabilité de la régulation des flux de migrants avec comme contrepartie de l’argent pour la Turquie, des visas pour les Turcs et l’accélération du processus d’intégration de la Turquie dans l’union européenne. Un marchandage scandaleux et sans doute inefficace d’autant que la Turquie n’a jamais été capable de contrôler sa propre frontière. Quant au retour éventuel de migrants en situation irrégulière le retour en Turquie relève de l’illusion. Dix jours donc après un sommet à rebondissements, les 28 se retrouvent jeudi à Bruxelles pour tenter de finaliser un important accord avec la Turquie, mais dont le contenu suscite de fortes réserves, en particulier de la part de Chypre. Ce nouveau sommet, sur deux jours, ne commencera que jeudi soir à aborder la brûlante crise migratoire, lors d’un dîner qui s’annonce tendu entre des dirigeants européens divisés. Les Européens recevront ensuite vendredi matin le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu. Pour la chancelière allemande Angela Merkel, qui a joué un rôle majeur dans les tractations avec les Turcs, sceller un accord donnerait une « première chance » de trouver une solution collective à la question migratoire. Mais cela ne se traduira pas par un chèque en blanc à Ankara, a-t-elle assuré. « L’objectif est clair: un accord acceptable pour les 28 Etats membres ainsi que pour nos partenaires turcs« , a répété mercredi soir le président du Conseil européen Donald Tusk, chargé par les pays européens de négocier avec Ankara, malgré des court-circuitages de Berlin qu’il a peu appréciés. L’Union européenne (UE), qui cherche depuis des mois à obtenir de la Turquie sa collaboration pour tarir les flux de migrants, a été surprise de l’ampleur de la nouvelle « proposition turque » lors du précédent sommet du 7 mars: Ankara se dit désormais disposée à reprendre tous les nouveaux migrants gagnant les îles grecques depuis ses côtes, y compris les demandeurs d’asile. L’idée a de quoi séduire une Union débordée par plus de 1,2 million de demandes d’asile en 2015, mais le contenu du projet pose aussi de nombreux problèmes. « La liste des problèmes à résoudre avant que nous puissions conclure un accord est longue« , a admis Donald Tusk dans sa lettre d’invitation au sommet adressée aux dirigeants des 28, fixant comme « priorité absolue de s’assurer que nos décisions respectent le droit européen et international« . Au milieu d’un concert de critiques du projet d’accord, notamment du renvoi de tous les migrants vers la Turquie, l’ONU a mis en garde contre l’illégalité des « possibles expulsions collectives et arbitraires« .

(Avec AFP)

Accord avec la Turquie des migrants : François Hollande se réveille !

Accord avec la Turquie des migrants :  François Hollande se réveille !

Il était temps que François Hollande se réveille à propos du projet d’accord avec la Turquie notamment en affirmant qu’il refuserait de faire des concessions demandées par les Turcs. En particulier en matière de demande de visas pour les Turcs et de droits de l’homme. Le premier scandale c’est de faire confiance à un pays dont la politique et la philosophie sont particulièrement ambigües vis-à-vis de l’État islamique sans parler du caractère antidémocratique du régime. Comment peut-on imaginer que le contrôle des frontières de l’Europe pourrait être assuré par un pays extérieur aussi peu sûr. Deuxième scandale celui qui consiste à penser que la Turquie pourra retenir chez elle les migrants et même accueillir ceux  qu’on va lui réexpédier ? D’autant que la Turquie demande la suppression des visas pour les turcs qui veulent se rendre en Europe. Comment distinguer un turc d’un syrien qui voudra voyager dans l’union européenne ? Il y a enfin le marchandage, celui qui consiste à donner de l’argent à la Turquie pour jouer le garde-chiourme de l’Europe. Enfin accéder à la demande de la Turquie d’entrer  dans l’union européenne relève de l’irresponsabilité la plus totale. Plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE réunis jeudi à Bruxelles ont donc  exprimé des réserves sur la suppression des visas pour les citoyens turcs, un des éléments clefs du projet d’accord entre l’Union et la Turquie sur les migrants. « Il est hautement contestable que la Turquie, qui prend le contrôle d’un journal qui critique son gouvernement, puisse présenter trois jours plus tard une liste de souhaits et qu’elle soit récompensée par des discussions portant sur une libéralisation des visas », a souligné la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner. « Je me demande si l’Union européenne n’est pas en train de jeter ses valeurs par-dessus bord », a-t-elle ajouté à son arrivée à Bruxelles, ajoutant qu’elle allait plaider en faveur de l’inclusion d’une clause d’annulation dans le texte final. Des ministres ont également fait part de leurs doutes vis-à-vis d’autres éléments du projet d’accord, expliquant que les migrants pourraient tenter d’emprunter de nouvelles routes pour entrer dans l’Union. Le texte, en l’état, prévoit en effet de « renvoyer tous les migrants en situation irrégulière qui partent de la Turquie pour gagner les îles grecques » et, en échange, de « procéder, pour chaque Syrien réadmis par la Turquie au départ des îles grecques, à la réinstallation d’un autre Syrien de la Turquie vers les États membres de l’UE ». Les ministres de l’Intérieur discuteront en outre du projet de création d’une garde-frontières et d’une garde-côtes européenne que le bloc espère pouvoir déployer à la fin de l’été pour améliorer la protection de ses frontières extérieures. Sans doute une piste beaucoup plus sérieuse -à condition d’y mettre les moyens- plutôt que de confier le contrôle des frontières à un pays aussi peu sûr que la Turquie.

 

Migrants accords avec la Turquie : un triple scandale

Migrants accords avec la Turquie : un triple scandale

 

 

Le premier scandale c’est de faire confiance à un pays dont la politique et la philosophie sont particulièrement ambigües vis-à-vis de l’État islamique sans parler du caractère antidémocratique du régime. Comment peut-on imaginer que le contrôle des frontières de l’Europe pourrait être assuré par un pays extérieur aussi peu sûr. Deuxième scandale celui qui consiste à penser que la Turquie pourra retenir chez elle les migrants et même accueillir ceux  qu’on va lui réexpédier ? D’autant que la Turquie demande la suppression des visas pour les turcs qui veulent se rendre en Europe. Comment distinguer un turc d’un syrien qui voudra voyager dans l’union européenne ? Il y a enfin le marchandage, celui qui consiste à donner de l’argent à la Turquie pour jouer le garde-chiourme de l’Europe. Enfin accéder à la demande de la Turquie d’entrer  dans l’union européenne relève de l’irresponsabilité la plus totale. Plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE réunis jeudi à Bruxelles ont donc  exprimé des réserves sur la suppression des visas pour les citoyens turcs, un des éléments clefs du projet d’accord entre l’Union et la Turquie sur les migrants. « Il est hautement contestable que la Turquie, qui prend le contrôle d’un journal qui critique son gouvernement, puisse présenter trois jours plus tard une liste de souhaits et qu’elle soit récompensée par des discussions portant sur une libéralisation des visas », a souligné la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner. « Je me demande si l’Union européenne n’est pas en train de jeter ses valeurs par-dessus bord », a-t-elle ajouté à son arrivée à Bruxelles, ajoutant qu’elle allait plaider en faveur de l’inclusion d’une clause d’annulation dans le texte final. Des ministres ont également fait part de leurs doutes vis-à-vis d’autres éléments du projet d’accord, expliquant que les migrants pourraient tenter d’emprunter de nouvelles routes pour entrer dans l’Union. Le texte, en l’état, prévoit en effet de « renvoyer tous les migrants en situation irrégulière qui partent de la Turquie pour gagner les îles grecques » et, en échange, de « procéder, pour chaque Syrien réadmis par la Turquie au départ des îles grecques, à la réinstallation d’un autre Syrien de la Turquie vers les États membres de l’UE ». Les ministres de l’Intérieur discuteront en outre du projet de création d’une garde-frontières et d’une garde-côtes européenne que le bloc espère pouvoir déployer à la fin de l’été pour améliorer la protection de ses frontières extérieures. Sans doute une piste beaucoup plus sérieuse -à condition d’y mettre les moyens- plutôt que de confier le contrôle des frontières à un pays aussi peu sûr que la Turquie.

Migrants : un accord avec la Turquie plein de contradictions

Migrants : un accord avec la  Turquie plein de contradictions

 

On se demande comment l’union européenne est parvenue à échafauder un plan aussi tordu avec la Turquie pour réguler le flux des migrants. Pour résumer à la demande surtout de l’Allemagne (en période électorale !), La Turquie s’engagerait à bloquer les candidats à la migration vers l’Europe, elle s’engagerait aussi à réceptionner les migrants parvenus illégalement en Europe. Cela contre une enveloppe financière significative de trois à 5 milliards et contre l’ouverture de négociations pour l’entrée de la Turquie dans l’union européenne. Des engagements évidemment complètement illusoires, la Turquie promet même de réexpédier les réfugiés dans leur pays d’origine. Une tâche évidemment impossible, pour preuve actuellement près de 3 millions de réfugiés sont présents sur le sol turc. La Turquie n’a jamais été capable de bloquer les flux de migrants, elle les a même encouragés grâce à sa politique laxiste vis-à-vis des passeurs. Il est pour le moins paradoxal que l’union économique demande un pays extérieur d’assurer la sécurité des frontières. Comment pourrait-on en outre faire davantage confiance à la Turquie qu’à la Grèce ? Compte tenu des  interrogations sur ce projet d’accord l’union économique s’est donnée une dizaine de jours de plus pour le finaliser. Pas sûr cependant que cela soit de nature à modifier en quoi que ce soit les politiques contradictoires des différents pays de l’union européenne vis-à-vis des flux migratoires

La Grèce et la Turquie pour arrêter les migrants !

La Grèce et la Turquie pour arrêter les migrants !

 

Il est clair que Angela Merkel est de plus en plus isolée en Europe vis-à-vis tant de la politique d’immigration que du principe de mobilité intra européenne que permet l’accord de Schengen. Très contestée désormais dans son propre pays Angela Merkel cherche en vain des alliés. Et elle réclame désormais surtout l’intervention de la Grèce et de la Turquie pour arrêter les migrants.  Angela Merkel a appelé samedi la Grèce à mettre en place les hébergements nécessaires aux quelque 50.000 réfugiés qui se trouvent sur son territoire et a plaidé pour que l’Union européenne aide Athènes dans cette entreprise. « La Grèce aurait dû créer 50.000 places d’hébergement pour les réfugiés à la fin de 2015″, explique la chancelière allemande au journal Bild am Sonntag. « Les retards doivent maintenant être résorbés très rapidement parce que le gouvernement grec doit garantir des conditions décentes de logement », ajoute-t-elle. Critiquée dans son pays et au sein de sa coalition pour avoir autorisé l’arrivée de plus d’un million de migrants en Allemagne l’an passé, Angela Merkel a précisé que la Grèce devait pouvoir compter sur l’aide de ses partenaires européens. Faute de pouvoir contrôler les flux migratoires Angela Merkel s’en remet maintenant à la Grèce et à la Turquie pour maintenir sur place les réfugiés. Elle  demande aussi à la Turquie de conserver chez elle les migrants ceux qui sont déjà, ce qui vont venir de Syrie ou  d’ailleurs et ceux  que compte renvoyer l’union européenne, ce qui représente plusieurs millions de réfugiés. Cela contre un inversement de 3 milliards pour indemniser la Turquie. On voit mal comment la Turquie pourrait réguler ces flux d’autant que sa politique vis-à-vis de l’Etat islamique demeure parfois ambiguë. Et de toute façon la Turquie n’a pas les moyens de stopper les mouvements migratoires vers l’Europe. Du coup la volonté de la commission européenne de rétablir le fonctionnement normal de la zone Schengen d’ici la fin de l’année relève de l’illusion. Plus de 1,2 million de personnes ont déposé une première demande d’asile auprès des 28 pays membres de l’UE l’année dernière, parmi lesquelles 363.000 Syriens et 178.000 Afghans, selon une étude d’Eurostat, l’institut statistique de l’UE. Environ 442.000 demandes ont été déposées en Allemagne. Le pays, destination privilégiée des réfugiés, est suivi par la Hongrie, qui a enregistré 174.000 demandes avant d’ériger des barbelés à ses frontières, puis la Suède avec 156.000 demandes. Viennent ensuite l’Autriche (85.500), l’Italie (83.200) et la France (70.600). Si Bruxelles et Berlin poussent fortement en faveur d’une réponse européenne à la crise, de plus en plus d’Etats membres doutent du succès de cette dernière. On voit mal comment l’union européenne pourrait désormais sauver Schengen tellement le décalage est grand entre les intentions d’intégrer les réfugiés et le nombre  réel de migrants. C’est ce décalage qui a contraint nombre de pays à fermer plus ou moins entièrement leurs frontières. L’union européenne s’était engagée à recevoir environ 200 000 réfugiés de l’ordre d’un million sont arrivés en 2015, autant ont demandé le statut de réfugié et sur la  tendance actuelle il pourrait en arriver encore 1 million en 2 016.

La Turquie pour sauver Schengen ?

La Turquie pour sauver Schengen ?

 

On voit mal comment l’union européenne pourrait désormais sauver Schengen tellement le décalage est grand entre les intentions d’intégrer les réfugiés et le nombre  réel de migrants. C’est ce décalage qui a contraint nombre de pays à fermer plus ou moins entièrement leurs frontières. L’union européenne s’était engagée à recevoir environ 200 000 réfugiés de l’ordre d’un million sont arrivés en 2015, autant ont demandé le statut de réfugié et sur la  tendance actuelle il pourrait en arriver encore 1 million en 2 016. Faute de pouvoir contrôler les frontières extérieures l’union européenne s’en remet maintenant à la Turquie pour maintenir sur place les réfugiés. En clair on demande à la Turquie de conserver chez elle les migrants ceux qui sont déjà, ce qui vont venir de Syrie ou  d’ailleurs et ceux  que compte renvoyer l’union européenne, ce qui représente plusieurs millions de réfugiés. Cela contre un inversement de 3 milliards pour indemniser la Turquie. On voit mal comment la Turquie pourrait réguler ces flux d’autant que sa politique vis-à-vis de l’Etat islamique demeure parfois ambiguë. Et de toute façon la Turquie n’a pas les moyens de stopper les mouvements migratoires vers l’Europe. Du coup la volonté de la commission européenne de rétablir le fonctionnement normal de la zone Schengen d’ici la fin de l’année relève de l’illusion. Réunis à Paris, François Hollande et Angela Merkel ont déclaré que les réfugiés devaient être prioritairement accueillis dans les pays limitrophes, ajoutant que leur objectif commun était le rétablissement de la libre circulation au sein de la zone Schengen, dont huit pays membres ont rétabli ces derniers mois des contrôles provisoires aux frontières. La zone Schengen compte 26 pays dont 22 membres de l’UE. « Nos efforts ne sont pas terminés », a souligné la chancelière allemande en ajoutant: « Je crois savoir que la Turquie attend aussi que l’Europe tienne ses engagements. »Angela Merkel a insisté, lors du Conseil européen de la mi-février, pour obtenir une rencontre avec le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu lors du Conseil européen de lundi. Elle espère notamment des résultats avant trois élections régionales le 13 mars qui pourraient voir son parti chrétien-démocrate subir des pertes face au parti anti-migrants AfD (Alternative pour l’Allemagne). Plus de 1,2 million de personnes ont déposé une première demande d’asile auprès des 28 pays membres de l’UE l’année dernière, parmi lesquelles 363.000 Syriens et 178.000 Afghans, selon une étude d’Eurostat, l’institut statistique de l’UE. Environ 442.000 demandes ont été déposées en Allemagne. Le pays, destination privilégiée des réfugiés, est suivi par la Hongrie, qui a enregistré 174.000 demandes avant d’ériger des barbelés à ses frontières, puis la Suède avec 156.000 demandes. Viennent ensuite l’Autriche (85.500), l’Italie (83.200) et la France (70.600). Si Bruxelles et Berlin poussent fortement en faveur d’une réponse européenne à la crise, de plus en plus d’Etats membres doutent du succès de cette dernière . 

La Turquie va faire éclater Schengen

La Turquie va faire éclater Schengen

C’est en creux ce que laisse entendre le responsable européen en charge des relations avec Ankara. En théorie un accord a été passé avec la Turquie (moyennant finances) pour empêcher les migrants de venir  en Europe notamment via la Grèce. La vérité c’est que la Turquie n’a ni la capacité ni la volonté de contrôler ces flux migratoires. Il faut dire que la Turquie accueille des centaines de milliers de réfugiés bien difficiles à contenir d’autant plus que sa politique étrangère vis-à-vis de l’État islamique demeure encore assez ambigüe. Du coup l’accord de Schengen pourrait bien voler en éclats d’autant  que la Grèce, elle-même, avec ses myriades d’îles est incapable de filtrer les migrants. « Le plan d’action a été conclu il y a plus de deux mois et nous ne voyons toujours pas de diminution significative du nombre de migrants », a déclaré à Reuters le commissaire à l’élargissement après une réunion à Amsterdam des ministres européens des Affaires étrangères à laquelle a assisté le chef de la diplomatie turque. Mevlut Cavusoglu a annoncé à cette occasion que son pays s’attendait à accueillir dans les prochains jours au moins 55.000 réfugiés syriens supplémentaires en raison de l’offensive gouvernementale appuyée par la Russie en cours dans la région d’Alep. Johannes Hahn a néanmoins estimé qu’Ankara pouvait renforcer davantage les contrôles le long de la côte de la mer Egée, d’où partent la plupart des bateaux de migrants se rendant dans les îles grecques toutes proches. La Commission européenne doit publier mercredi un rapport d’évaluation de la mise en oeuvre de l’accord du 29 novembre, qui devrait se montrer assez critique à l’égard des autorités turques, auxquelles l’UE s’est engagée à verser trois milliards d’euros en contrepartie de son action. Interrogé sur les conséquences d’un éventuel échec du plan euro-turc, le commissaire a répondu: « Cela accroît les pressions pour trouver d’autres solutions », notamment la construction de clôtures frontalières. Selon Johannes Hahn, l’érection de nouvelles clôtures aux frontières entre la Macédoine et la Grèce, la Bulgarie et la Grèce ou l’Autriche et la Slovénie aurait un « effet domino » qui compromettrait l’existence même de la zone de libre circulation européenne.

Agences de notation : la France menacée avec la Turquie, la Russie, l’Arabie Saoudite et d’autres

Agences de notation : la France menacée avec la Turquie, la Russie, l’Arabie Saoudite et d’autres

Les  agences de notation considèrent que la France doit toujours être placée sous perspective négative avec des risques de dégradation en 2016. En réalité contrairement à ce qu’affirme le gouvernement l’endettement de la France ne pourra pas être diminué en 2015, en 2016 et en 2017. En cause surtout une insuffisance de rentrée fiscale, aussi des dépenses toujours aussi incontrôlées aussi bien pour le budget de l’État que pour celui des collectivités locales ou pour les comptes sociaux (sécu, retraite ASSEDIC etc.) c’est la conséquence notamment de l’insuffisance de croissance qui va se situer autour de 1 % par exemple en 2015 pour la France alors  que cette croissance sera de 1,5 % pour l’ensemble de la zone euro. Les mêmes décalages seront enregistrés les années suivant pour 2015 comme pour 2016 le déficit devrait être proche des 4 % du PIB. La perspective attachée à la note « AA » attribuée par Standard & Poor’s à la France est négative depuis plus d’un an, ce qui pourrait conduire l’agence à prendre une décision dans un sens ou dans l’autre lorsqu’elle se penchera sur cas français le 22 avril ou le 21 octobre. Depuis la crise de la dette de la zone euro, l’Union européenne a contraint S&P, Moody’s et Fitch et d’autres agences à publier à l’avance les dates auxquelles elles passent en revue les notes des pays européens. « Ce qui est au programme l’année prochaine ? La perspective négative de la France. La perspective négative de la Turquie, la perspective négative de la Russie, la perspective négative de la Grande-Bretagne », a déclaré Moritz Kraemer, chargé des notes souveraines de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique chez S&P. « Il serait intéressant de suivre l’Afrique du Sud, l’Arabie saoudite, le Nigeria et bien sûr le Brésil (…) Je pourrais rajouter la Chine pour la forme (…) », a-t-il ajouté. Les électeurs britanniques devraient être appelés au cours du second semestre 2016 à se prononcer sur l’avenir de l’appartenance de leur pays à l’Union européenne. S&P, qui a réaffirmé il y a quelques jours le « triple A » qu’elle accorde à la Grande-Bretagne, a laissé entendre qu’elle pourrait abaisser sa note de deux crans en cas de « Brexit ». « Le ‘Brexit’ est probablement le plus gros risque auquel sera confronté l’Europe l’année prochaine », a dit Fergus McCormick, chargé des notes souveraines chez DBRS, une agence plus modeste que les trois principales. Les incertitudes politiques en Espagne et au Portugal pourraient également conduire les agences à modifier leur jugement sur la solvabilité de ces deux pays. Ailleurs en Europe, la Hongrie est tout près d’atteindre une note appartenant à la catégorie investissement. En revanche, après la Russie et le Brésil, l’Afrique du Sud pourrait être le prochain pays du group des « BRICS » à basculer dans la catégorie spéculative en 2016.

UE : de l’argent à la Turquie pour gérer les migrants

UE : de l’argent à la Turquie pour gérer les migrants

Tout le monde sait que la Turquie est une véritable passoire qui permet les flux migratoires ;  une grande partie des réfugiés de la Syrie, d’Irak voire des Balkans ou d’Asie  passe par la Turquie ;  du coup faute de réels moyens de contrôler ses frontières extérieures l’union économique propose de l’argent aux pays voisins pour qu’ils retiennent ces migrants, aussi qu’ils améliorent  leur accueil et les renvoient  éventuellement chez eux. On peut sans doute s’interroger sur cette politique dont le coût sera assez significatif. Peut-être les sommes concernées seraient-elles plus utiles pour financer le contrôle aux frontières européennes. Mais ce n’est pas le choix de l’union européenne qui offrirait contre un  accord à Ankara des financements et une relance des négociations d’adhésion en échange de sa promesse de contribuer à endiguer le flot de migrants arrivant en Europe. D’après des diplomates, les Vingt-Huit ont négocié toute la journée de samedi pour s’entendre sur une position commune. « Nous avons trouvé un accord qui, je l’espère, sera accepté par toutes les parties aujourd’hui », a dit le président du Conseil européen, Donald Tusk, à son arrivée au sommet. Selon le projet de conclusion que Reuters a pu consulter en fin de matinée, « les deux parties vont, comme convenu et avec effet immédiat, mettre en œuvre leur coopération active sur les migrants qui ne nécessitent pas une protection internationale, en empêchant les entrées en Turquie et dans l’UE, en assurant la mise en œuvre des dispositions bilatérales de réadmission et en renvoyant rapidement les migrants qui ne nécessitent pas une protection internationale vers leurs pays d’origine ». En échange de son implication dans la plus grave crise migratoire en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, le gouvernement turc recevra trois milliards d’euros d’aide européenne pour financer la prise en charge des migrants se trouvant sur son territoire (ce montrant pourra être révisé ultérieurement en tenant compte des évolutions). De même, Ankara obtient la réouverture dès le mois prochain d’un nouveau chapitre des négociations sur une adhésion de la Turquie, dans l’impasse depuis 2005. A son arrivée à Bruxelles, Ahmet Davutoglu a salué un « jour historique dans notre processus d’accession à l’UE » et un « nouveau départ » dans les relations entre Ankara et les Européens.  Selon Donald Tusk, environ 1,5 million de personnes sont entrées illégalement dans l’UE en 2015. La plupart ont transité par la Turquie, faisant de ce pays un partenaire indispensable et incontournable, au point que des diplomates européens se demandaient samedi soir si Ankara, conscient de son statut central dans ce dossier, ne produirait pas de nouvelles demandes. D’après le projet d’accord, les Européens prévoient de verser trois milliards d’euros à la Turquie pour les 12 à 24 mois prochains en souhaitant qu’Ankara utilise cette enveloppe pour améliorer le quotidien des 2,3 millions de Syriens réfugiés sur son sol de sorte qu’ils soient moins incités à s’embarquer pour la Grèce, pays de « première arrivée » dans l’UE. L’UE veut aussi que le gouvernement turc rende la traversée de Turquie vers les îles grecques plus difficile et qu’il empêche d’entrer les Afghans et autres migrants asiatiques qui passent par la Turquie pour se rendre en Europe. Bruxelles veut enfin que la Turquie tienne sa promesse de reprendre les migrants qui ont réussi à atteindre la Grèce mais qui ensuite ne réussissent pas à obtenir l’asile politique. De son côté, la Turquie souhaite davantage de fonds. L’offre originelle de l’UE portait sur trois milliards d’euros sur deux ans. La nouvelle offre ne devrait plus comporter de calendrier précis parce qu’Ankara espère obtenir plus. Si Ankara remplit ses obligations, les ressortissants turcs obtiendront plus facilement des visas pour se rendre en Europe.

Avion russe abattu par la Turquie : un mauvais coup porté à l’alliance internationale contre l’EI

Avion russe abattu par la Turquie : un mauvais coup porté à l’alliance internationale contre l’EI

 

 

Cet événement met en lumière les contradictions de l’alliance unique internationale que souhaite Hollande pour combattre l’État islamique. Il faut bien reconnaître que la Turquie comme la Russie  joue avec le feu. La Russie en effet n’est pas très claire quant à ses objectif, certes elle combat maintenant l’État islamique mais aussi les rebelles syriens opposés à Bachar El-Assad. La présence de cet avion russe près de la frontière turque en témoigne. De son côté la Turquie tout en affirmant sa volonté de combattre aussi l’État islamique n’a pas complètement coupé les ponts avec certaines composantes de cette organisation. Pour preuve elle fait preuve elle témoigne d’un très grand laxisme en autorisant la circulation des biens et des personnes en provenance ou vers l’État islamique. Elle facilite le commerce de l’État islamique notamment l’exportation de son pétrole. Hollande aura bien du mal à constituer cette alliance globale avec ce dernier incident. D’autant plus que les États-Unis sont toujours aussi réticents à coopérer avec la Russie et Bachar El-Assad. L’armée de l’air turque a donc abattu mardi un chasseur-bombardier russe à proximité de la frontière syrienne après lui avoir adressé, affirme Ankara, une série d’avertissements pour violation de l’espace aérien. Moscou conteste cette version et assure que cet incident aura de « graves conséquences ». C’est le premier événement de ce type depuis le 30 septembre, date à laquelle l’aviation russe est intervenue en Syrie, où la coalition formée par les Etats-Unis pour combattre les djihadistes de l’Etat islamique opère depuis l’été 2014.Jamais depuis les années 1950 les forces armées d’un pays de l’Otan, dont la Turquie occupe le flanc sud-est, n’avaient abattu un avion russe ou soviétique. « Nous ne tolérerons jamais des crimes comme celui qui a été commis aujourd’hui », a réagi le président russe Vladimir Poutine. Son homologue turc Tayyip Recep Erdogan, appuyé par ses alliés de l’Otan, a réaffirmé pour sa part « le droit de la Turquie à défendre ses frontières ». Cet incident devrait peser sur les initiatives en cours pour tenter d’édifier un front uni face à la menace posée par l’Etat islamique (EI). A Washington, Barack Obama et François Hollande ont mis en garde contre un risque de surenchère. « Toute escalade (…) serait extrêmement dommageable par rapport à la seule cause qui convienne, qui est de lutter contre le terrorisme et contre Daech », a dit le président français, qui se rendra jeudi à Moscou.

Turquie : la minute de silence sifflée !

Turquie : la minute de silence sifflée !

À l’occasion du match de foot entre la Turquie et la Grèce non seulement l’hymne grec a été sifflé mais en plus la minute de silence consacrée à l’hommage rendu aux victimes du terrorisme l’a été également. De quoi ternir un peu plus l’image d’un pays dont les dirigeants comme une partie de la population manifestent  une certaine ambiguïté vis-à-vis de l’État islamique ;  un incident qui peut peut-être être considéré comme mineur mais qui ne va pas encourager l’Europe à intégrer économiquement un pays qui témoigne parfois d’une attitude assez éloignée de la culture européenne. Heureusement cette  attitude a déclenché la colère de Fatih Terim, le sélectionneur turc, après la rencontre : « Nous faisions une minute de silence pour les victimes. Vous ne pouvez pas juste être patient pendant une minute ? Ce n’est pas un jeu d’enfants. C’est significatif. La menace terroriste augmente. Le sport est un des instruments les plus importants qui peut être utilisé pour la paix et la fraternité. » . Fatih Terim n’a pas non plus apprécié que l’hymne grec soit sifflé avant ce match : « Huer l’hymne ? C’est quoi ça ? Nous valons mieux que cela. Si cela avait été fait contre nous, nous serions très en colère. La Grèce est notre voisine. Aujourd’hui (mardi), c’est un jour où tout le monde est voisin, mais nos supporters ne se sont pas comportés comme des voisins.

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

Pour sauver Schengen il faut un accord entre l’union européenne et la Turquie

L’Europe se rencontre avec un peu de retard qu’elle est incapable de contrôler ses frontières intérieures et du coup que c’est le principe même de Schengen qui va être rapidement remis en cause. En effet dès lors que les migrants parviennent à mettre un pied en Europe la liberté de circulation est assurée. Faute de donc de pouvoir contrôler ses frontières intérieures, l’Europe est  réduite à solliciter  les pays qui font office de frontière extérieure comme la Turquie. La Turquie est en effet le principal point d’entrée de la migration vers l’Europe et aussi par parenthèses la principale voie de communication qui permet à l’État islamique d’engranger d’énormes ressources financières grâce au pétrole. Malheureusement ce point n’a pas été traité par les dirigeants européens réunis à Malte.  Pour résumer,  les pays européens vont proposer de l’argent à la Turquie afin qu’elle fixe les migrants sur leur territoire mais compte tenu des positions très ambiguës de la Turquie il est probable que ce pays continuera d’être une véritable passoire. Ce qui n’empêche pas les responsables européens de vouloir engager une négociation inutile avec la Turquie. L’Europe est engagée dans une « course contre la montre » pour sauver l’espace Schengen et mettre en place un contrôle renforcé des flux migratoires à ses frontières extérieures, a souligné Donald Tusk, le président du Conseil européen. Le numéro deux de la Commission européenne, Frans Timmermans, mène actuellement des négociations avec Ankara et a proposé que le sommet avec le président Erdogan se tienne le 22 novembre mais le président français, François Hollande, a annoncé que cette date ne pourrait pas convenir. La chancelière allemande Angela Merkel a indiqué qu’aucune date n’avait encore été fixée et a évoqué la possibilité que ce sommet puisse avoir lieu fin novembre ou début décembre.   »Il s’agit d’un sommet UE-Turquie pour démontrer que nous travaillons très étroitement les uns avec les autres et que nous partageons de manière raisonnable les défis nés de la guerre civile en Syrie et des situations difficiles dans d’autres pays », a dit Angela Merkel. A Berlin, le vice-chancelier allemand, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a déclaré que l’Allemagne devrait financer seule l’aide à Ankara si les pays de l’Union n’arrivaient pas à se mettre d’accord. « Si les Européens ne peuvent assurer qu’une partie du projet, je juge raisonnable que l’Allemagne consente à faire une avance ou qu’elle paye elle-même », a-t-il dit lors d’une réunion de son parti. Pour Donald Tusk, « sauver Schengen est une course contre la montre et nous sommes déterminés à remporter cette course ». « Cela suppose, d’abord et avant tout, de rétablir les contrôles aux frontières extérieures. Sans contrôles frontaliers efficaces, les accords de Schengen ne survivront pas », a-t-il dit.

Turquie: Erdogan à nouveau majoritaire au parlement

Turquie ; Erdogan à nouveau majoritaire au parlement

 

Selon AKP (parti d’Erdogan), un résultat final de 45 à 46% des voix. Peut-être les conséquences de l’attentat meurtrier qui avait fait 100 morts. « C’est aujourd’hui une victoire de notre démocratie et de notre peuple. Nous espérons bien vous servir au cours des quatre prochaines années et nous présenter à nouveau face à vous en 2019″, a déclaré le Premier ministre Ahmet Davutoglu, s’adressant à des partisans rassemblés devant son domicile de Konya, dans le centre du pays.  C’est la seconde fois en cinq mois que les électeurs étaient appelés à désigner leurs députés. En juin, l’AKP avait perdu la majorité absolue qu’il détenait depuis 2002. Un cadre du CHP a reconnu qu’à la vue des résultats, il n’y avait aucune probabilité que l’AKP soit contraint de former une coalition gouvernementale. Quant au parti pro-kurde HDP, révélation du dernier scrutin, il recueillerait 10,3% des voix, soit près de trois points de moins qu’en juin. Un haut responsable du HDP a jugé ce résultat décevant, tout en soulignant qu’il serait représenté au Parlement puisqu’il semble avoir franchi le seuil des 10%. Le mouvement a fait une campagne discrète après l’attentat du 10 octobre qui visait ses partisans réunis à Ankara.  A Diyarbakir, ville du Sud-Est majoritairement kurde, la police a fait usage de gaz lacrymogène dimanche soir pour disperser plusieurs dizaines de manifestants, dont certains leur lançaient des pierres. La situation est restée tendue toute la journée et certains électeurs ont dû voter sous la protection de la police.

Migrants :aide financière à la Turquie

Migrants :aide financière à la Turquie

A l’issue d’un Conseil européen consacré à la crise migratoire et dominé par la question épineuse des concessions à accorder à Ankara, dont le soutien est jugé clé dans de nombreuses capitales, les dirigeants de l’UE ont fait savoir qu’ils s’étaient mis d’accord sur un « plan d’action » commun.  Bien que ce plan ne précise pas le montant de l’aide « substantielle et concrète » qui sera apportée à la Turquie, la chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que le chiffre de trois milliards d’euros demandé par les Turcs avait été discuté.  Aucun montant n’a toutefois été arrêté et beaucoup dépendra des mesures concrètes mises en œuvre par les deux parties, a-t-elle dit. « Il s’agit de savoir ce que ces fonds peuvent avoir comme effet », a de son côté déclaré François Hollande, ne reprenant pas le chiffre de trois milliards d’euros.  Au terme d’un Conseil qui s’est achevé aux premières heures du jour vendredi, il a été offert à la Turquie la perspective d’une accélération de la libéralisation de ses visas, sous réserve qu’elle respecte certains engagements. A l’occasion de discussions à Ankara avant la tenue du Conseil, des ministres turcs ont demandé à une délégation de la Commission européenne de commencer à assouplir l’obtention de visas au milieu de l’année prochaine, selon des responsables européens. Angela Merkel, qui est attendue dimanche dans la capitale turque, a souligné le rôle indispensable du pays dans l’effort européen pour « organiser et freiner le mouvement de réfugiés ». Environ deux millions de réfugiés syriens se trouvent actuellement en Turquie.

Attentat Turquie : la piste djihadiste ? Pas sûr !

Attentat Turquie : la piste djihadiste ? Pas sûr !  

D’après les milieux officiels turcs l’attentat qui a fait une centaine de morts serait à attribuer au djihadistes. Une piste qui n’est pas impossible pour autant compte tenu de la situation trouble en Turquie d’autres hypothèses peuvent être retenues. Le gouvernement turc n’écartait pas la possibilité d’une responsabilité du PKK. Toutefois on voit mal ce parti cautionner un attentat justement à l’occasion d’une manifestation des kurdes contre la répression organisée par le parti au pouvoir. Du coup la version officielle évolue et oriente la responsabilité vers l’État islamique. Reste à savoir si ce tragique événement ne permet pas de renforcer la position nationaliste d’Erdogan à la veille des élections de novembre. Les premiers éléments de l’enquête sur le double attentat de samedi à Ankara semblent mettre en cause les djihadistes de l’Etat islamique (EI), une piste privilégiée par les enquêteurs, a-t-on appris dimanche de deux sources haut placées au sein des services de sécurité turcs. L’une de ces sources, qui a requis l’anonymat, a précisé que l’attentat qui a tué au moins 95 personnes – 128, selon le parti prokurde HDP – présente beaucoup de similarités avec celui qui a fait 34 morts le 20 juillet dernier à Suruc, ville turque proche de la frontière syrienne, et imputé à l’EI. « Cet attentat est dans le style de celui de Suruc et tous les signes montrent que c’en est en quelque sorte la copie (…) Ces éléments désignent l’EI (…) Nous nous consacrons à cette piste. » Selon l’agence de presse Anatolie, 43 suspects ont été arrêtés à travers le territoire turc, notamment à Izmir, Antalya et Sanliurfa, lors d’opérations visant des sympathisants présumés de l’EI.  Plusieurs milliers de personnes en deuil, beaucoup criant des slogans contre le gouvernement turc, se sont rassemblées dans la matinée dans le centre d’Ankara, près du lieu de l’attentat, le plus meurtrier jamais commis en Turquie. Le HDP (Parti démocratique des peuples), très présent lors de la manifestation pour la paix visée par les explosions, a déclaré que le bilan s’élevait à 128 morts et a dit avoir pu identifier toutes les victimes à l’exception de huit. Le gouvernement nie toute implication dans l’attentat de samedi. Parmi les commanditaires possibles, Ahmet Davutoglu, le Premier ministre,  a cité l’Etat islamique (EI), les nationalistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et un groupe révolutionnaire d’extrême gauche, le Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C).  Notons UE L’armée de l’air turque a cependant poursuivi ses raids contre les séparatistes samedi et dimanche dans le sud-est de la Turquie et dans le nord de l’Irak. 

Turquie : attentat 86 morts

Turquie : attentat  86 morts

Un terrible attentat qui a fait 86 mœurs et 186 blessés samedi à l’occasion d’un rassemblement de sympathisants de gauche et de militants militants pro kurde. Il s’agissait dans le cadre de ce rassemblement de protester contre la répression à l’égard des kurdes. A priori il pourrait s’agir d’une manipulation de l’État turc pour encourager le nationalisme et permettre aux présidents Erdogan de retrouver une majorité aux prochaines élections sur tellement la situation est complexe. L’attente peut aussi provenir de l’État islamique à l’égard duquel le président turc a longtemps manifesté une position très ambiguë. Un double attentat à la bombe a donc fait 86 morts et 186 blessés samedi lors d’une manifestation rassemblant des militants de gauche et des sympathisants pro-kurde devant la principale gare ferroviaire d’Ankara. Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a annoncé samedi trois jours de deuil national. Des preuves solides suggèrent que la double explosion est le fait de deux kamikazes, a-t-il ajouté. Il a évoqué comme suspects potentiels l’Etat islamique, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et le groupuscule révolutionnaire d’extrême gauche, le Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C).  L’attentat intervient à trois semaines des élections législatives anticipées du 1er novembre. Il s’agit de l’attentat le plus meurtrier jamais commis sur le sol turc.  La Turquie, Etat membre de l’Otan, vit en alerte renforcée depuis que Recep Tayyip Erdogan, a déclenché en juillet une « guerre synchronisée contre le terrorisme », à la fois contre l’Etat islamique (EI) à en Syrie et contre des bases arrière des séparatistes du Parti des travailleurs des Kurdistan (PKK) dans le nord de l’Irak. Certains voient la main de l’Etat dans ces trois attentats contre des intérêts kurdes et accusent Erdogan et l’AKP de chercher à attiser le sentiment nationaliste, accusation que les dirigeants turcs rejettent avec véhémence.

 

 

 

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Contre l’ Etat islamique, la Turquie construit un mur

Contre l’ Etat islamique,  la  Turquie construit un mur

Il aura fallu du temps pour que le gouvernement turc comprenne que sa position ambiguë vis-à-vis de l’État islamique constituait  un véritable cheval de Troie pour le terroriste. Ce sont les attentats perpétrés en Turquie qui ont enfin convaincu que ce pays devait se positionner clairement contre l’État islamique. Par contre la Turquie entretient la confusion en décidant de lutter en même temps contre les kurdes et l’État islamique. Des kurdes qui doivent désormais non seulement faire face à la menace islamiste mais aussi à celle du gouvernement turc. Le mur a été érigé ces derniers jours à Reyhanli, district situé dans le sud de la Turquie, à la frontière avec la Syrie. Le rempart de béton, qui s’élève à trois mètres de hauteur et s’étend sur huit kilomètres, a pour objectif d’empêcher toute intrusion de membres de l’EI sur le territoire turc depuis la ville syrienne d’Alep, comme le rapporte l’agence progouvernementale Anatolie.  En plus du rempart en béton, plus de 360 km de tranchées ont été creusés, de la terre amoncelée sur 70 km pour freiner l’avancée des djihadistes et 145 km de barbelés ont été renouvelés, selon l’agence Anatolie.  Outre sa proximité avec la ville d’Alep et de zones contrôlées par l’EI, la région d’Hatay, où se situe la ville de Reyhanli, est également l’un des lieux de passage pour les quelque 1,8 million de Syriens qui ont fui les violences dans leur pays et trouvé refuge en Turquie depuis le début du conflit il y a 4 ans.  L’agence Anatolie précise que les forces de sécurité avaient édifié un mur pareil dans le district de Yayladagi, encore plus au sud, dans le but de renforcer la sécurité à la frontière. La province d’Hatay a été le lieu d’un attentat à la voiture piégée en mai 2013 qui a causé la mort de 52 personnes. La Turquie avait imputé cette attaque à un groupuscule clandestin d’extrême gauche turc lié, selon ses responsables, aux services de renseignement du régime du président syrien Bachar al-Assad, ce que ce dernier a démenti. Plus récemment, un attentat suicide survenu le 20 juillet à Suruç (sud), et attribué à l’EI, a causé la mort de 33 jeunes partisans de la cause kurde, un bilan revu à la hausse vendredi après le décès à l’hôpital d’une des victimes.   Les autorités turques, accusées à de nombreuses reprises de complaisance à l’égard de l’organisation de l’EI, ont procédé à de nombreuses arrestations ces dernières semaines. Accusant le gouvernement de ne pas avoir suffisamment protégé les Kurdes, les combattants du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont quant à eux rompu un cessez-le-feu en vigueur depuis 2013 avec Ankara et repris les armes, attaquant dans un premier temps des policiers.  La Turquie a riposté le 24 juillet en lançant une « guerre contre le terrorisme » qui vise simultanément le PKK et les combattants de l’EI, le long de sa frontière avec la Syrie et l’Irak.

 

La Turquie bombarde l’Etat Islamique

La Turquie bombarde l’Etat Islamique

Après le récent attentat, la Turquie se réveille et sort enfin de sa position ambigüe vis-à-vis des islamistes. De bombardiers turcs sont en effet intervenus ce matin en Syrie contre l’Etat Islamique. Un changement d’attitude et de stratégie  qui devrait renforcer de manière significative l’alliance internationale contre l’EI. Hier, un groupe de cinq djihadistes a donc ouvert le feu sur un poste avancé de l’armée turque à la frontière avec la Syrie, dans la partie qu’occupe l’Etat Islamique depuis un an. L’Armée turque s’est retrouvée alors engagée dans un duel d’artillerie. Les militants de l’Etat Islamique auraient tiré sur les militaires turcs stationnés là quand ceux-ci leur ont refusé l’accès au territoire turc. Ensuite les tanks turcs ont riposté en pilonnant les positions des islamistes. Bilan: un sous-officier a été tué et deux autres militaires blessés. En représailles la Turquie a bombardé tôt ce matin des positions du groupe Etat islamique. Même si les choses en restaient la, ce grave incident entre l’Armée turque et les forces de l’Etat Islamique marque un tournant, une aggravation dans la confrontation de plus en plus directe entre les deux parties, qui risque de ne pas en rester là. De plus selon un responsable militaire américain, Ankara a enfin autorisé les Etats-Unis à utiliser plusieurs de ses bases aériennes, dont celle d’Incirlik dans le sud pour mener des raids aériens contre des cibles du groupe Etat islamique en Syrie ou en Irak.

Attentat Turquie : 30 morts

Attentat Turquie : 30 morts

 

 

Un attentat tragique en Turquie qui devrait faire réfléchir Erdogan et sa politique ambigüe vis-à-vis de l’Etat islamique. Attenta suicide imputé à l’Etat islamique (EI) qui a fait au moins 30 morts et une centaine de blessés lundi devant un centre culturel de la ville turque de Suruc, à quelques kilomètres de la frontière syrienne. Les premiers éléments de l’enquête accréditent la thèse d’un attentat suicide commis par les djihadistes de l’EI, ont déclaré à Reuters deux hauts responsables turcs. En visite à Chypre, le président turc Recep Tayyip Erdogan a condamné les responsables de cet « attentat terroriste ». « Le terrorisme n’a pas de religion, pas de pays, pas de race », a-t-il dit. Le Premier ministre Ahmed Davutoglu a également mis en cause l’EI, soulignant que la Turquie prenait et continuerait à prendre toutes les mesures nécessaires pour combattre ce groupe. Il a ajouté que les mesures de sécurité à la frontière syrienne allaient être renforcées. D’après le quotidien turc Hurriyet, l’attentat a été commis par une jeune fille de 18 ans.

Turquie : Erdogan sans majorité

Turquie : Erdogan sans  majorité

 

Une victoire au goût de défaite pour Erdogan et son pari qui perdent la majorité absolue. Du coup Erdogan devra renoncer à se réforme institutionnelle qui devait renforcer son pouvoir pourtant déjà très pesant.  Lors des élections législatives de ce dimanche, le parti du président Erdogan (AKP) perd donc  la majorité absolue. Le parti kurde fait son entrée au Parlement avec 80 députés.  Le parti kurde, qui promettait une percée, a réussi son pari et fait son entrée au Parlement. Selon les résultats définitifs, L’AKP obtient 255 sièges sur 550 avec 40,7% des voix. Le président Recep Tayyip Erdogan espérait une large victoire qui lui aurait permis de renforcer les pouvoirs présidentiels. Ses rêves de super-présidence ont été brisés ce dimanche. Le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) a obtenu 25,1% (133 sièges) des voix et le Parti de l’action nationaliste (MHP, droite) 16,45% (82 sièges). Le parti kurde HDP rassemble 12,9% des suffrages et les projections lui donnent 80 députés au Parlement. « C’est la victoire de la paix contre la guerre, de la modestie contre l’arrogance« , a déclaré un des leaders kurdes. Le HDP avait 29 députés dans l’Assemblée sortante mais ils y étaient entrés sous l’étiquette indépendante, car le HDP n’avait pas obtenu les 10% minimum. Ils avaient retrouvé leurs couleurs une fois en fonction.

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