Archive pour le Tag 'Tunisie'

Terrorisme : la peine de mort en Tunisie

Terrorisme : la peine de mort en Tunisie

Rédigée à la suite des attentats survenus à Sousse le 26 juin dernier, la nouvelle loi antiterroriste adoptée par le Parlement tunisien dans la nuit de vendredi, prévoit entre autres la peine de mort pour crime terroriste ainsi que la possibilité de maintenir un suspect en garde à vue pendant quinze jours sans avocat.  Un texte drastique controversé, qui fait la fierté de la majorité mais provoque la colère des ONG qui estiment qu’il porte atteinte aux libertés individuelles.   Le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Mohamed Ennaceur, a évoqué un « effort extraordinaire » pour renforcer la sécurité en Tunisie. Le pays s’inquiète tout particulièrement des djihadistes qui s’infiltrent dans le pays à partir de la Libye voisine où Daech a profité du chaos ambiant – deux gouvernements et deux parlements se disputent le pouvoir – pour établir une présence. La Tunisie a d’ailleurs annoncé avoir commencé à ériger un mur et un fossé le long de sa frontière avec la Libye, qui court sur 168 km.  La transition vers la démocratie s’est faite de façon plutôt pacifique en Tunisie, depuis le soulèvement de 2011, mais le pays doit désormais faire face à une insurrection islamiste. Le mois dernier, 39 touristes, principalement britanniques, ont trouvé la mort dans un attentat dans la station balnéaire de Sousse. En mars, au musée du Bardo à Tunis, deux hommes ont tué 21 touristes étrangers et un policier tunisien.  Ces deux attentats ont été revendiqués par le groupe Etat islamique.

 

 

Laurent Fabius passera ses vacances en Tunisie pour « montrer l’exemple »…il ferait mieux de les passer en France

Laurent Fabius passera ses vacances en Tunisie pour « montrer l’exemple »…il ferait mieux de les passer en France

Curieux pour une ministre chargé désormais du commerce extérieur d’aller passer ses vacances à l’étranger. D’autant que la France est la première destination mondiale des touristes. Nombre de français n’iront pas ‘ l’étranger, même en Tunisie (au moins 50%) à du faiat de l’austérité . Ministre des Affaires étrangères, du Tourisme et du Commerce extérieur, Laurent Fabius pourra bientôt ajouter « ambassadeur du tourisme tunisien » à ses nombreuses casquettes. L’ancien premier ministre a en effet promis de passer ses vacances en Tunisie afin de « montrer l’exemple ». « La Tunisie a fait un grand chemin, il lui reste encore à décider de sa loi électorale et à voter. Mais pour le reste, la Constitution est à bien des égards exemplaire et il y a une pacification », estime-t-il. Laurent Fabius a par ailleurs promis une « mobilisation de la France et de l’Europe » pour que le pays poursuive ses progrès « sur les plans économique et sécuritaire ». Le Premier ministre tunisien se rendra en France, mardi 29 avril. Medhi Jomaa effectuera un séjour de deux jours au cours duquel il doit rencontrer François Hollande, Manuel Valls et Laurent Fabius.  Les vacances tunisiennes du ministre des Affaires étrangères lui permettront peut-être de faire oublier son séjour polémique de l’été 2013. Laurent Fabius avait passé quelques jours en Tanzanie alors que les membres du gouvernement, exception faite des Ultramarins, avaient pour consigne de rester à moins de deux heures de Paris.

Tunisie : manifestation contre le gouvernement

Tunisie : manifestation contre le gouvernement

 Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté mardi soir dans le centre de Tunis pour réclamer le départ du gouvernement dirigé par les islamistes, manifestation d’opposition la plus importante depuis le début de la crise politique dans le pays il y a deux semaines. L’opposition, en colère après deux assassinats dans ses rangs, réclame la démission du gouvernement d’Ali Larayedh, issu du parti islamiste Ennahda, ainsi que la dissolution de l’Assemblée constituante qui a pratiquement terminé de rédiger le projet de constitution et la nouvelle loi électorale. Les chefs de file de l’opposition sont galvanisés par l’exemple de l’Egypte, où le président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, a été déposé le 3 juillet par l’armée malgré sa large victoire électorale un an plus tôt. La Tunisie traverse sa crise la plus grave depuis le renversement du régime autoritaire du président Zine el Abidine ben Ali, crise renforcée par une instabilité croissante due aux attaques de plus en plus fréquentes des activistes islamistes. Ce rassemblement de mardi intervient près de deux semaines après l’assassinat, le 25 juillet, du député laïque Mohamed Brahmi et six mois jour pour jour après le meurtre de Chokri Belaïd, autre grande figure de l’opposition laïque. « Le peuple veut la chute du régime », criait la foule rassemblée mardi sur la place Bardo, reprenant le slogan popularisé lors de la chute de Ben Ali en 2011. Samedi soir, une manifestation en faveur du gouvernement avait réuni 150.000 personnes selon ses organisateurs. Mardi, les manifestants étaient très nombreux mais pas autant que ceux de la manifestation des pro-Ennahda, selon les estimations d’un journaliste de Reuters sur place. Dans un autre mouvement surprise, le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC) a annoncé la suspension des travaux de la chambre mardi soir, au tout début de la manifestation. Il a dit que l’Assemblée ne se réunirait plus tant qu’il n’y aurait pas l’ouverture d’un dialogue entre le gouvernement et l’opposition laïque. Moustapha ben Jaafar, dont le parti Ettakatol est membre de la coalition au pouvoir, a expliqué sa décision au nom des intérêts du pays « dans le but de garantir sa transition vers la démocratie ». Cette suspension est un « coup d’Etat inacceptable » de Mustafa Ben Jaafar a déclaré Nejib Mrad, membre de l’ANC appartenant à Ennahda, à la chaîne de télévision Al Moutaouassit. À minuit passé, les manifestants continuaient d’affluer par centaines. Des feux d’artifices ont été lancés. Des élus d’opposition sont montés sur une estrade dressée au milieu de la foule, en faisant le signe de la victoire. Ils ont été acclamés. L’imam de la mosquée Zaitouna, située dans la vieille ville, est également monté sur la scène pour lire des versets du Coran. Les dirigeants de l’opposition espèrent ainsi envoyer un message clair : ils sont contre Ennahda, pas contre l’islam. « Dieu est grand », a crié la foule en réponse à l’imam. « Nous ne bougerons pas tant qu’ils (Ennahda) ne nous laisseront pas tranquilles », affirme Warda Habibi, une manifestante. « Nous n’avons pas eu peur de Ben Ali et nous n’avons pas peur de Ghannouchi. » Lundi, le président d’Ennahda, Rachid Ghannouchi, a exclu le départ du Premier ministre et la dissolution de l’ANC dans un entretien accordé à Reuters, mais il s’est dit favorable à la tenue d’un référendum et à des discussions avec ses adversaires. Commentant la foule réunie mardi soir place Bardo, Mongy Rahoui, un dirigeant Front populaire, une coalition de partis d’opposition, a déclaré : « Ces foules par légion sont une réponse à Ghannouchi et nous lui disons que nous sommes prêts pour un référendum (…) Nous sommes ceux avec la légitimité de la rue. Votre légitimité est une contrefaçon. » Parallèlement, la police a fort à faire avec la montée de violences attribuées aux islamistes depuis l’assassinat de Brahimi. Mardi soir, la police a abattu un activiste islamiste à Raoued, une banlieue de Tunis, a-t-on appris auprès du ministère de l’Intérieur. D’après l’agence de presse officielle Tap, il a été tué par des policiers de la brigade antiterrorisme qui l’avaient pris en chasse et sur lesquels il a ouvert le feu. Dimanche, un militant islamiste a été tué par la police à Tunis et quatre autres arrêtés. Le 29 juillet, huit militaires avaient été tués par des activistes près de la frontière algérienne.

 

Nouveau printemps arabe en Tunisie

Nouveau printemps arabe en Tunisie

 

Des dizaines de milliers de Tunisiens protestaient hier pour obtenir le départ du gouvernement dirigé par les islamistes d’Ennahda qui sont empêtrés dans une profonde crise déclenchée depuis l’assassinat du député Mohamed Brahmi le 25 juillet.  Quelques heures plus tôt, le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar, annonçait suspendre les travaux de ce Parlement pour tenter de forcer Ennahda et leurs détracteurs à la table des négociations.  Les manifestants, qui étaient au moins 40.000 vers 22h30 (21h30 GMT) selon un responsable policier, scandaient « le peuple veut la chute du régime » ou encore « le gouvernement va tomber aujourd’hui ». Des représentants de l’opposition ont évoqué dans les médias des chiffres allant de 100 à 200.000 personnes. Vers 01h00, aucun incident n’avait été signalé et la manifestation touchait à sa fin. L’hétéroclite coalition d’opposition, de l’extrême gauche au centre-droit soutenu par le puissant syndicat UGTT, organise chaque nuit des rassemblements contre le pouvoir depuis l’assassinat du député Mohamed Brahmi le 25 juillet, attribué à la mouvance salafiste. Cette manifestation est de loin la plus importante depuis le début de la contestation. De nombreux manifestants tenaient des portraits de cet élu et de l’opposant Chokri Belaïd, tué il y a six mois, le 6 février. « C’est un rassemblement (…) pour l’espoir pour une deuxième république dans laquelle les objectifs de la révolution (de janvier 2011) seront réalisés », a jugé Mohsen Marzouk, un dirigeant du parti Nidaa Tounes. Les détracteurs d’Ennahda, le parti islamiste au pouvoir accusé d’être responsable de l’essor des jihadistes, réclament en choeur un gouvernement de salut national. Une partie d’entre eux veulent aussi la dissolution de la constituante dont les travaux sont paralysés depuis des mois. Les islamistes ont rejeté ces revendications, proposant en retour d’élargir la coalition gouvernementale et des élections en décembre. « Dans les régimes démocratiques, les manifestations ne changent pas les gouvernements », a jugé Rached Ghannouchi, chef d’Ennahda dans le journal La Presse. Tentant d’arracher l’ouverture de négociations, le président de l’ANC a annoncé à la télévision geler les travaux de cet organe qui ne parvient pas à achever la constitution 21 mois après son élection et deux ans et demi après la révolution. « J’assume ma responsabilité de président de l’ANC et suspends les travaux de l’assemblée jusqu’au début d’un dialogue », a dit cet allié laïque d’Ennahda, estimant que « les Tunisiens en ont marre ». Ni le gouvernement, ni la présidence, ni Ennahda n’avaient réagi dans la soirée, alors que dans les rangs de l’opposition on évoquait une initiative positive mais insuffisante. « C’est une victoire pour la rue, mais ce n’est pas suffisant », a jugé la député Maya Jribi, du Parti républicain. « C’est un premier pas vers l’apaisement (…) mais ce n’est pas suffisant, il faut aller jusqu’à la dissolution de l’ANC et la chute du gouvernement », a souligné Mahmoud Baroudi du parti Massar. L’ANC s’est réunie mardi 6 août au matin, malgré le boycott d’une soixantaine de députés, pour débattre de la menace « terroriste ». Outre la traque des assassins des opposants, une opération militaire « aérienne et terrestre » d’ampleur est en cours au Mont Chaambi depuis jeudi, à la frontière algérienne, pour « éradiquer » un groupe armé lié à Al-Qaïda responsable de la mort de dix militaires depuis le 29 juillet.

 

Tunisie : le Premier ministre veut rester au pouvoir

Tunisie : le Premier ministre veut rester au pouvoir

« Le gouvernement continuera à exercer ses devoirs et ne les abandonnera pas, non pas parce qu’il souhaite détenir le pouvoir. Nous conserverons nos responsabilités jusqu’au dernier moment », a dit à la télévision le chef du gouvernement. « Nous concentrons nos efforts sur l’organisation des élections avant la fin de l’année. Notre date est le 13 décembre », a-t-il ajouté. La date n’a pas été choisie au hasard. Le 13 décembre 2010, Mohamed Bouazizi, vendeur de rue à Sidi Bouziz, s’était immolé en public pour protester contre la politique du gouvernement. Son geste avait déclenché une vague de manifestations dans le pays qui ont entraîné le départ du président Zine Ben Ali et constitué le premier épisode du « printemps arabe ». Le Premier ministre s’est engagé à organiser un scrutin libre et transparent et indiqué que des observateurs étrangers seraient autorisés à en surveiller le déroulement. Le parti laïque de centre gauche Ettakatol, membre de la coalition au pouvoir en Tunisie emmenée par les islamistes d’Ennahda, avait auparavant réclamé la démission du gouvernement tripartite et la constitution d’un cabinet d’union nationale. « Nous avons demandé la dissolution du gouvernement en faveur d’un nouveau gouvernement d’union qui incarnerait la forme la plus large de consensus », a déclaré à Reuters Lobni Jribi, l’un des dirigeants de cette formation. « En cas de rejet de cette suggestion par Ennahda, nous nous retirerions du gouvernement », a-t-il ajouté. D’ores et déjà, le ministre de l’Education Salem Labyedh, un indépendant, a présenté sa démission au Premier ministre, ont rapporté les médias tunisiens. Ettakatol a lancé son appel quelques heures après le bouclage par l’armée d’une place de la capitale, Tunis, où des heurts s’étaient produits entre manifestants rivaux. L’armée a bouclé à l’aide de barbelés l’accès à la place du Bardo, sur laquelle donne l’Assemblée nationale et l’a déclarée « zone militaire fermée », après des affrontements entre manifestants des deux camps. « Le Premier ministre sera tenu responsable pour toute goutte de sang qui coulera lors du sit-in du Bardo », a prévenu Manji Rahaoui, un cadre de l’opposition. Les deux camps ont prévu de manifester de nouveau place du Bardo malgré la prise de contrôle des lieux par l’armée, ont rapporté des médias tunisiens. Le président de l’Assemblée constituante, Moustafa Ben Jaafar, est membre d’Ettakatol. Son assemblée, dit-il, a encore plusieurs semaines de travail avant de pouvoir soumettre à référendum une Constitution dont la rédaction a déjà subi des retards. L’opposition laïque, encouragée par l’intervention de l’armée égyptienne qui a déposé le 3 juillet le président égyptien Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans, rejette désormais toute concession et tous les efforts de réconciliation menés par le gouvernement. L’opposition réclame aussi la dissolution de l’Assemblée constituante, dont, ces derniers jours, 70 des 217 membres se sont retirés pour observer un sit-in place du Bardo, devant le bâtiment où elle siège. A Sidi Bouzid dans le sud de la Tunisie, des manifestants en colère ont tenté lundi de prendre le contrôle de l’hôtel de ville et d’empêcher les employés de travailler, ce qui a provoqué des affrontements avec des partisans d’Ennahda, ont rapporté des habitants. L’armée est intervenue pour protéger l’Hôtel de ville et les policiers ont tiré des gaz lacrymogènes, mais, selon des habitants, des milliers de manifestants continuaient de se rassembler dans la ville, qui fut le berceau de la « révolution du jasmin » en décembre 2010 et au début 2011. Les dirigeants de l’opposition clament depuis le week-end qu’ils pourraient mettre en place un « gouvernement de salut », rival du gouvernement en place. Ils devaient débattre de cette idée lundi dans la soirée. Pour Noureddine Bhiri, porte-parole d’Ali Larayedh, les manifestations d’opposition équivalent à un appel à la « destruction de l’Etat », au moment où le gouvernement cherche à gérer la situation après l’assassinat de Mohamed Brahmi, un opposant de gauche tué par balles jeudi dernier à Tunis. « Quelles solutions de rechange proposent-ils après une dissolution du gouvernement? Rien d’autre que la violence et la destruction. Nous devons restés unis pour franchir cette étape et mettre fin au terrorisme », a ajouté le porte-parole. Ali Larayedh, qui a été reçu par le chef de l’Etat, le président Moncef Marzouki et a vu également les commandants des forces de sécurité, devait s’adresser à la nation en fin de journée. Les puissants syndicats tunisiens ont rencontré lundi des représentants des partis de l’opposition et devaient envisager la possibilité d’une nouvelle grève. Vendredi, la grève déclenchée par la grande centrale syndicale UGTT au lendemain de l’assassinat de Mohamed Brahmi avait paralysé une bonne partie du pays.

Tunisie-Hollande : une visite qui tombe mal

Tunisie-Hollande : une visite qui tombe mal

Démocratie en panne, révolte  en Egypte, Hollande risque de ne pas être très à l’aise lors de sa visite en Tunisie. Aucune date n’a été fixée. Selon un premier calendrier, très ambitieux, les deuxièmes élections post-révolution auraient dû se tenir un an après les premières, soit le 23 octobre 2012. La coalition au pouvoir, dominée par les islamistes d’Ennahda, évoque désormais un scrutin pour la fin de l’année. « Une fable », tranche Selim Kharrat, de l’association al-Bawsala (« la Boussole »), qui a monté un observatoire l’assemblée constituante. L’ONG, comme d’autres, calcule que « le vote ne peut pas avoir lieu avant mi-2014″. C’est l’instance indépendante des élections, que les élus peinent à composer, qui choisira la date. Il faut aussi que l’assemblée adopte la loi électorale, celle sur la justice transitionnelle… Ce qui promet encore de longs mois de luttes. Après un an et demi d’âpres discussions, la quatrième version de l’avant-projet doit enfin être présentée lundi aux députés, pour un débat général qui s’annonce très long. Mais le vote, article par article, n’est pas encore fixé, et risque de ne débuter qu’après l’été. Sur le fond, des concessions significatives ont été faites. La liberté de conscience est clairement énoncée, de même que « l’égalité des chances » entre hommes et femmes. Les « droits de l’homme universels » ne sont plus conditionnés aux « spécificités culturelles du peuple tunisien ». Plusieurs points font encore débat, comme l’article 141, qui fait de l’islam la « religion d’Etat ». Les limites posées à la liberté d’expression sont jugées floues. Le régime politique, la répartition des pouvoirs, reste la question la plus problématique. Toutes les ONG s’inquiètent de la multiplication des atteintes à la liberté d’expression, chèrement conquise. Depuis deux ans, de nombreux artistes, journalistes, opposants, ont en effet été victimes de violences – impunies -, ou bien traînés en justice. Parmi les cas les plus emblématiques du moment, celui du rappeur Weld el 15, condamné à deux ans de prison pour une chanson sur la police. Le verdict en appel sera dévoilé mardi. Amina, la jeune Femen, est détenue depuis plus d’un mois « sans fondements », dénonce sa défense. Elle repasse devant le juge le 4 juillet, le jour de l’arrivée de François Hollande.

 




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