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Société-SNCF: Une grève illégale et illégitime pour tuer le service public

Société-SNCF: Une grève illégale et illégitime pour tuer le service public

On connaît par avance les cris d’orfraie des extrémistes et autres corporatistes face à toute mise en débat des conditions de déroulement des grèves à la SNCF. Évidemment, on va solliciter le fallacieux argument de la défense du service public et de l’attaque au principe intouchable du droit de grève. Le seul problème qui caractérise l’entreprise, c’est que la grève n’est pas une situation d’exception mais une sorte de pratique permanente pour couvrir tous les mouvements de protestation et cela depuis des années et des années et surtout depuis la reconnaissance du syndicat Sud rail qui regroupe surtout des gauchistes préoccupés d’action révolutionnaire, de luttes anticapitalistes et anti impérialistes…. dans une entreprise d’État financé à hauteur de 20 milliards par par la collectivité. Certes, on peut expliquer une partie de ce soutien financier en particulier en raison de l’évolution démographique, reste cependant que même corrigés, les chiffres démontrent que les résultats de l’entreprise ne sont nullement à la hauteur des efforts énormes des pouvoirs publics et in fine du contribuable.

Pourtant l’idéologie de la grèviculture se nourrit chez bon nombre de cheminots de la fausse illusion qu’ils vivent des conditions de travail datant d’un siècle. Mais littéralement shootés à la monoculture corporatiste, nombre de de cheminots parviennent à s’en persuader. Or un conducteur par exemple de train travaille à peu près moitié moins qu’un chauffeur de poids-lourd pour gagner à peu près le double. Certes les responsabilités sont importantes, il s’agit de la sécurité des usagers. D’autres métiers comme les aiguilleurs, ceux qui participent de la régulation des trains sont aussi des métiers qui exigent vigilance et compétence.

Mais il en va différemment pour d’autres catégories qui se comportent surtout comme des fonctionnaires. De ce point de vue, la grève des contrôleurs est un peu surréaliste. Ce n’est pas et de loin la catégorie la plus soumise à des conditions de travail pénibles. On pourrait même dire que beaucoup de contrôleurs ne sont pas à la hauteur de ce qu’on attend de chef de bord si l’on compare avec les stewards de l’aviation.

Les connaissances exigées des contrôleurs sont également loin de celle des guichetiers qui doivent jongler avec la complexité des dispositifs tarifaires ou des responsables de sécurité à la réglementation également complexe. Il y a certes la question des horaires mais cette contrainte est consubstantielle aux métiers du rail.

Globalement au regard de leurs conditions de travail réelles, cette grève est largement illégitime. Elle est également illégale car il n’est pas admissible qu’un groupe décide de mettre l’entreprise en difficulté sans être déclaré comme organisation syndicale officielle. Dans un souci de concurrence et surtout par hypocrisie, Sud rail et la CGT couvrent théoriquement la grève des contrôleurs par un préavis. Pourtant,ils n’appellent pas clairement à la grève des contrôleurs. Il s’agit là d’un dévoiement du fond et de la forme du droit de grève..

La vérité, c’est que les syndicats ne cessent d’être pervertis par le gauchisme et le corporatisme qui minent entreprise depuis des dizaines d’années. Sans doute la meilleur moyen pour tuer une entreprise contrainte de ce fait d’abandonner nombre d’activités d’abord le transport express, ensuite le transport de messagerie puis en grande partie le transport par wagon de marchandises, les lignes secondaires, une grande partie aussi des trains inter-cités. Un véritable gâchis économique mais aussi syndical. En effet face à l’anarchie qui règne dans l’entreprise, les syndicats gauchistes ont provoqué la suppression du statut. De sorte qu’aujourd’hui subsiste dans l’entreprise une grande inégalité sociale avec ceux qui ont le statut et les nouveaux qui en sont privés.

De toute évidence une enquête devrait être diligentée pour analyser les dysfonctionnements d’une entreprise qui ne cesse de s’enfoncer dans l’anarchie sociale et qui discrédite les concepts d’intermodalités et de service public.

Grèves SNCF à Noel: pour tuer encore un peu plus l’entreprise

Grèves SNCF à Noel: pour tuer encore un peu plus l’entreprise

SUD-Rail et la CGT menacent encore de faire grève à Noël à la SNCF. La SNCF est pourtant une entreprise qui détient sans doute le record européen voire mondial des grèves. Il est clair que depuis des années et des années , les jusqu’au-boutistes ont décidé de tuer définitivement une entreprise particulièrement malade tant sur le plan économique que financier. Pire, l’action des extrémistes a même réussi à faire sauter le statut créant ainsi des inégalités inadmissibles entre anciens qui en bénéficient encore et nouveaux qui sont soumis aux règles du privé. On fait rarement pire en matière de résultats de l’action syndicale !

Ces extrémistes ont choisi le champ géographique de la SNCF pour s’exercer à la révolution. La gréviculture mine littéralement une entreprise qui perd régulièrement des parts de marché partout. C’est en raison de ses dysfonctionnements et d’un manque de compétitivité chronique que la SNCF a d’abord perdu le transport express, ensuite le transport de messagerie puis pratiquement une grande partie du transport de wagons et trains complets. En transport de personnes, la plupart des petites lignes ont été fermées. Les lignes inter cités sont très menacées. Restent surtout les lignes urbaines et la grande vitesse.

Ces gauchistes accordent peu d’importance d’ailleurs à la satisfaction même de la revendication, l’action compte bien davantage que le résultat ; L’objectif c’est la lutte contre le capitalisme ……dans une entreprise nationalisée de chemins de fer portée à bout de bras par l’État !

Bref, il y a longtemps que certains syndicats se sont transformés en véritables fossoyeurs d’une entreprise qui ne cesse de se ratatiner en même temps que de s’enfoncer dans un endettement incommensurable même en dépit de l’immense aide de l’État.

Les départs en vacances de Noël risquent donc virer au cauchemar pour les clients de la SNCF.

Les syndicats Sud rail et CGT ont maintenu leur préavis de grève pendant Noël mais sans appeler nettement à la grève. Un

SNCF : des grèves à Noel pour tuer encore un peu plus l’entreprise

SNCF : des grèves à Noel pour tuer encore un peu plus l’entreprise

SUD-Rail et la CGT menacent encore de faire grève à Noël à la SNCF. La SNCF est pourtant une entreprise qui détient sans doute le record européen voire mondial des grèves. Il est clair que depuis des années et des années , les jusqu’au-boutistes ont décidé de tuer définitivement une entreprise particulièrement malade tant sur le plan économique que financier. Pire, l’action des extrémistes a même réussi à faire sauter le statut créant ainsi des inégalités inadmissibles entre anciens qui en bénéficient encore et nouveaux qui sont soumis aux règles du privé. On fait rarement pire en matière de résultats de l’action syndicale !

Ces extrémistes ont choisi le champ géographique de la SNCF pour s’exercer à la révolution. La gréviculture mine littéralement une entreprise qui perd régulièrement des parts de marché partout. C’est en raison de ses dysfonctionnements et d’un manque de compétitivité chronique que la SNCF a d’abord perdu le transport express, ensuite le transport de messagerie puis pratiquement une grande partie du transport de wagons et trains complets. En transport de personnes, la plupart des petites lignes ont été fermées. Les lignes inter cités sont très menacées. Restent surtout les lignes urbaines et la grande vitesse.

Ces gauchistes accordent peu d’importance d’ailleurs à la satisfaction même de la revendication, l’action compte bien davantage que le résultat ; L’objectif c’est la lutte contre le capitalisme ……dans une entreprise nationalisée de chemins de fer portée à bout de bras par l’État !

Bref, il y a longtemps que certains syndicats se sont transformés en véritables fossoyeurs d’une entreprise qui ne cesse de se ratatiner en même temps que de s’enfoncer dans un endettement incommensurable même en dépit de l’immense aide de l’État.

Les départs en vacances de Noël risquent donc virer au cauchemar pour les clients de la SNCF.

Les syndicats Sud rail et CGT ont maintenu leur préavis de grève pendant Noël mais sans appeler nettement à la grève. Une attitude particulièrement hypocrite et irresponsable.

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Taux d’intérêt de la BCE : de nouveaux taux pour tuer la croissance

Le gouverneur la Banque de France, dit la voix de son maître, veut une nouvelle hausse des taux rejoignant une nouvelle fois l’orthodoxie monétaire allemande.


Avec le gouverneur de la Banque de France, on sait que ses propos vont dans le sens du vent du pouvoir. Le pouvoir de l’Allemagne et de la BCE. Il est clair qu’après le relèvement opéré par la Banque fédérale américaine,la BCE devra évidemment suivre au moins à distance pour ne pas trop porter ombrage à l’euro. Et en même temps pour ne pas plomber la croissance.

Et le gouverneur de la Banque de France de débiter des banalités; La Banque centrale européenne (BCE) est prête «à aller au-delà pour vaincre l’inflation», même si l’objectif «n’est évidemment pas de provoquer une récession», a averti samedi dans un entretien au Journal du Dimanche le gouverneur de la Banque de France.Le seul problème c’est que cette récession va affecter l’Europe en raison de l’inflation mais aussi de la question stratégique de l’énergie.

«Nous avons agi vite et fort depuis le printemps, lorsque nous avons vu que l’inflation énergétique importée se diffusait dans le reste de l’économie», a défendu François Villeroy de Galhau, tandis que la hausse des prix en zone euro a atteint 10,1% en novembre sur un an.

«Nos taux d’intérêt ont donc déjà été relevés à quatre reprises successives, passant de -0,5% à 2%. Et nous sommes prêts à aller au-delà pour vaincre l’inflation, même si notre objectif n’est évidemment pas de provoquer une récession», a-t-il expliqué en relevant que «pour qu’une politique monétaire anti-inflationniste produise ses effets» il faut entre 18 mois et deux ans.

La hausse des prix refluerait de 4% à la fin de l’année prochaine. Car ce qui constitue évidemment un énorme mensonge car en 2023 il faudra supporter une inflation supérieure à 10 % par rapport à 2020 même si la hausse des prix est encore de 4 % en 2023

François Villeroy de Galhau se trouve ainsi pleinement aligné sur les positions de la présidente de la BCE Christine Lagarde qui a multiplié jeudi les formules pour indiquer que le resserrement monétaire n’était pas terminé: «Nous avons encore du chemin à faire», «nous devons aller plus loin», ou encore «nous sommes dans un long match».

Le hausse d’inflation va tuer la croissance

Le hausse d’inflation va tuer la croissance

Le rebond de l’inflation a eu des conséquences directes sur la croissance qui n’a progressé que de 0,2 % au troisième trimestre. Au quatrième,les perspectives ne sont pas plus réjouissantes. Au contraire et on pourrait tutoyer la récession en 2023. La croissance française est surtout soutenue en majorité par la consommation or cette consommation était atone depuis l’été.

Parmi les facteurs explicatifs, la reprise de la progression de l’inflation qui atteint le niveau historique de 6,2 % sur un an. L’inflation atteint même 7,1% selon l’indice harmonisé d’Eurostat.
Tous les secteurs connaissent une poussée de fièvre. par exemple l’inflation des produits alimentaires Officiellement atteint près de 12 %, un niveau de hausse qui n’était pas attendu avant décembre par l’Insee. Les prix des biens manufacturés ont augmenté, eux aussi, de 4,2%.

La croissance est donc à la peine en France. Le PIB a progressé d’un modeste 0,2 % au troisième trimestre après avoir augmenté de 0,5 % au cours des trois mois précédents, selon les données publiées ce vendredi matin par l’Insee.

Alors que l’inflation poursuit sa course en avant, dépassant même les 6,2 % au mois d’octobre, la consommation des ménages, le principal moteur de la croissance du PIB dans l’Hexagone, a été totalement atone (+0 %).

En berne depuis le début de l’année, les achats de biens ont enregistré un nouveau recul de 0,5 %, en volume, cet été. Ce, en dépit d’un mois de septembre plutôt encourageant où les dépenses ont augmenté de 1,2 %, portées par les dépenses d’énergie et de biens d’équipement. En revanche, la flambée des prix a conduit les ménages à réduire leurs dépenses alimentaires (-0,7 %).

Grèves EDF: : des actions ciblées qui vont tuer l’entreprise

Grèves EDF: : des actionsciblées qui vont tuer l’entreprise

Il est évident que les salariés EDF comme d’autres sont légitimes à faire valoir leurs revendications salariales mais en ciblant le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires, ils s’attaquent directement à la demande des usagers et à l’intérêt national.

En cause le fait que la fédération de l’énergie CGT fait partie de l’avant-garde mobilisée par la confédération suite aux déconvenues de la CGT chez Total. (Un accord a été signé par des syndicats majoritaires mais la CGT continue le mouvement au moins jusqu’à la grève confédérale de mardi).

Dans le même temps, la France est contrainte d’importer de l’électricité de l’étranger ce qui participe encore à l’écroulement de la balance commerciale dont le déficit va atteindre record de 150 milliards en 2022. De quoi aussi renchérir les conditions de production dans l’économie française.

Ce ciblage est évidemment complètement irresponsable surtout à un moment où le nucléaire pourtant indispensable est encore discuté.

Les conséquences de cette politique syndicale irresponsable sont évidemment graves pour l’avenir de la filière mais aussi pour EDF. Il ne faudra pas se plaindre si un jour EDF est remis en cause dans sa situation juridique voire même dans le statut des travailleurs. C’est la même radicalité qui a contraint la SNCF à recroqueviller dans son activité ( abandon du trafic express, abandon de la messagerie, pratiquement marginal désormais en transport de marchandises, abandon de petites lignes). Pire d’un point de vue syndical le statut de cheminot a été supprimé.

EDF a été forcé de repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires en raison de la grève pour les salaires de ses employés sur certains sites.

EDF a donc été contraint de repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires en raison de la grève de ses employés sur certains sites. (SICCOLI PATRICK/SIPA)

Les mouvements sociaux peuvent « avoir un impact sur le planning de retour en production de certains réacteurs ». Voilà le message diffusé samedi matin par une porte-parole d’EDF. En raison de la grève de ses salariés sur certains sites, le groupe a dû repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires. « Pour les réacteurs en production, cela peut se traduire par des baisses de puissance temporaire », a-t-elle ajouté. Ces retards vont d’un jour à près de trois semaines selon les réacteurs, précise le site du géant de l’électricité français.

Depuis le début de la grève, EDF a ainsi identifié des mouvements sociaux sur six sites vendredi, tandis que la CGT en dénombrait neuf samedi matin (Belleville, Bugey, Cattenom, Cruas, Dampierre, Gravelines, Paluel, Saint-Alban et Tricastin). Dans chacune de ces centrales, le syndicat recense des blocages dans les travaux programmés sur un ou plusieurs réacteurs, ainsi que parfois des baisses de puissance.

Ce mouvement vise à faire pression sur les négociations salariales des entreprises du secteur de l’énergie et notamment EDF, où une première réunion est prévue mardi.

EDF: des grèves ciblées qui vont tuer l’entreprise

EDF: : des grèves ciblées qui vont tuer l’entreprise

Il est évident que les salariés EDF comme d’autres sont légitimes à faire valoir leurs revendications salariales mais en ciblant le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires, ils s’attaquent directement à la demande des usagers et à l’intérêt national.

En cause le fait que la fédération de l’énergie CGT fait partie de l’avant-garde mobilisée par la confédération suite aux déconvenues de la CGT chez Total. (Un accord a été signé par des syndicats majoritaires mais la CGT continue le mouvement au moins jusqu’à la grève confédérale de mardi).

Dans le même temps, la France est contrainte d’importer de l’électricité de l’étranger ce qui participe encore à l’écroulement de la balance commerciale dont le déficit va atteindre record de 150 milliards en 2022. De quoi aussi renchérir les conditions de production dans l’économie française.

Ce ciblage est évidemment complètement irresponsable surtout à un moment où le nucléaire pourtant indispensable est encore discuté.

Les conséquences de cette politique syndicale irresponsable sont évidemment graves pour l’avenir de la filière mais aussi pour EDF. Il ne faudra pas se plaindre si un jour EDF est remis en cause dans sa situation juridique voire même dans le statut des travailleurs. C’est la même radicalité qui a contraint la SNCF à recroqueviller dans son activité ( abandon du trafic express, abandon de la messagerie, pratiquement marginal désormais en transport de marchandises, abandon de petites lignes). Pire d’un point de vue syndical le statut de cheminot a été supprimé.

EDF a été forcé de repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires en raison de la grève pour les salaires de ses employés sur certains sites.

EDF a donc été contraint de repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires en raison de la grève de ses employés sur certains sites. (SICCOLI PATRICK/SIPA)

Les mouvements sociaux peuvent « avoir un impact sur le planning de retour en production de certains réacteurs ». Voilà le message diffusé samedi matin par une porte-parole d’EDF. En raison de la grève de ses salariés sur certains sites, le groupe a dû repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires. « Pour les réacteurs en production, cela peut se traduire par des baisses de puissance temporaire », a-t-elle ajouté. Ces retards vont d’un jour à près de trois semaines selon les réacteurs, précise le site du géant de l’électricité français.

Depuis le début de la grève, EDF a ainsi identifié des mouvements sociaux sur six sites vendredi, tandis que la CGT en dénombrait neuf samedi matin (Belleville, Bugey, Cattenom, Cruas, Dampierre, Gravelines, Paluel, Saint-Alban et Tricastin). Dans chacune de ces centrales, le syndicat recense des blocages dans les travaux programmés sur un ou plusieurs réacteurs, ainsi que parfois des baisses de puissance.

Ce mouvement vise à faire pression sur les négociations salariales des entreprises du secteur de l’énergie et notamment EDF, où une première réunion est prévue mardi.

Électricité : des grèves ciblées qui vont tuer EDF

Électricité : des grèves ciblées qui vont tuer EDF

Il est évident que les salariés EDF comme d’autres sont légitimes à faire valoir leurs revendications salariales mais en ciblant le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires, ils s’attaquent directement à la demande des usagers.

En cause le fait que la fédération de l’énergie CGT fait partie de l’avant-garde mobilisée par la confédération suite aux déconvenues de la CGT chez Total. (Un accord a été signé par des syndicats majoritaires mais la CGT continue le mouvement au moins jusqu’à la grève confédérale de mardi).

Dans le même temps, la France est contrainte d’importer de l’électricité de l’étranger ce qui participe encore à l’écroulement de la balance commerciale dont le déficit va atteindre record de 150 milliards en 2022. De quoi aussi renchérir les conditions de production dans l’économie française.

Ce ciblage est évidemment complètement irresponsable surtout à un moment où le nucléaire pourtant indispensable est encore discuté.

Les conséquences de cette politique syndicale irresponsable sont évidemment graves pour l’avenir de la filière mais aussi pour EDF. Il ne faudra pas se plaindre si un jour EDF est remis en cause dans sa situation juridique voire même dans le statut des travailleurs. C’est la même radicalité qui a contraint la SNCF à recroqueviller dans son activité ( abandon du trafic express, abandon de la messagerie, pratiquement marginal désormais en transport de marchandises, abandon de petites lignes). Pire d’un point de vue syndical le statut de cheminot a été supprimé.

EDF a été forcé de repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires en raison de la grève pour les salaires de ses employés sur certains sites.

EDF a donc été contraint de repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires en raison de la grève de ses employés sur certains sites. (SICCOLI PATRICK/SIPA)

Les mouvements sociaux peuvent « avoir un impact sur le planning de retour en production de certains réacteurs ». Voilà le message diffusé samedi matin par une porte-parole d’EDF. En raison de la grève de ses salariés sur certains sites, le groupe a dû repousser le redémarrage de cinq réacteurs nucléaires. « Pour les réacteurs en production, cela peut se traduire par des baisses de puissance temporaire », a-t-elle ajouté. Ces retards vont d’un jour à près de trois semaines selon les réacteurs, précise le site du géant de l’électricité français.

Depuis le début de la grève, EDF a ainsi identifié des mouvements sociaux sur six sites vendredi, tandis que la CGT en dénombrait neuf samedi matin (Belleville, Bugey, Cattenom, Cruas, Dampierre, Gravelines, Paluel, Saint-Alban et Tricastin). Dans chacune de ces centrales, le syndicat recense des blocages dans les travaux programmés sur un ou plusieurs réacteurs, ainsi que parfois des baisses de puissance.

Ce mouvement vise à faire pression sur les négociations salariales des entreprises du secteur de l’énergie et notamment EDF, où une première réunion est prévue mardi.

Des taux de réussite à 95 % et plus vont tuer le Bac

Des taux de réussite à 95 % et plus vont tuer le Bac

L’augmentation globale des notes a abouti à un taux record de réussite peu compatible avec la restauration de la valeur du baccalauréat, pourtant un des objectifs de sa réforme. ( papier du Monde)

 

Analyse.

 

La réforme du baccalauréat, annoncée au début de 2018 par Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’éducation nationale, poursuivait plusieurs objectifs. Le premier était la « reconquête du mois de juin » permise, espérait-on, par la simplification de l’examen. Le deuxième objectif, sans doute le plus ambitieux, était d’améliorer le « moins trois, plus trois », c’est-à-dire la transition entre l’enseignement secondaire (trois ans avant le bac) et l’université (trois ans après). Le baccalauréat devait être plus « tourné » vers le supérieur, dont il est officiellement le premier diplôme. La prise en compte des notes de spécialité dans Parcoursup devait y concourir. Le dernier objectif était « la restauration de la valeur de l’examen ».

Sur le premier objectif, le résultat est limité : entre 30 % et 40 % des élèves de collège et de lycée ont été libérés bien avant la date officielle du 7 juillet, selon le syndicat SNES-FSU. Sur les deux derniers points, la réforme du baccalauréat s’est pris les pieds dans le tapis : l’inflation généralisée des notes, sous l’effet combiné de l’introduction du contrôle continu pour 40 % de la note finale, du Covid-19 et de Parcoursup, a abouti à un taux record de réussite peu compatible avec la « restauration » de sa valeur.

 

En 2020, il s’agissait d’éviter le crash collectif d’une cohorte d’élèves à peine sortie de confinement. En l’absence de copies d’examen, les bulletins scolaires – forcément disparates – ont été harmonisés en masse, toujours à la hausse. Un an plus tard, alors que quelques épreuves avaient pu se tenir, la bienveillance est restée de mise et le taux de réussite au bac général s’est stabilisé au-dessus de 95 %.

Le taux d’admis pour 2022 n’est pas encore connu. Mais sur le terrain, l’inflation des notes semble parfois irréversible. Une partie des enseignants considère qu’il ne lui revient pas de limiter l’avenir de ses élèves, alors que le dossier scolaire des deux dernières années de scolarité compte dans Parcoursup. Les notes aux épreuves de spécialité de la mi-mai, elles, ont aussi, semble-t-il, été harmonisées à la hausse pour éviter de pérenniser des réputations de « spécialité difficile ».

Quant à l’effet Covid-19, il laisse des traces même s’il devrait s’estomper avec le temps. Acceptera-t-on, d’ici deux ou trois ans, alors que les candidats marqués par la pandémie ne seront plus là, de faire redescendre le taux d’admission de cinq points ?

 

Le système français, friand de concours en tout genre à l’aune desquels il aime mesurer son attachement au mérite républicain, pourrait trouver ici l’occasion de faire son aggiornamento. En effet, nul n’a besoin que d’autres aient échoué pour donner de la valeur à ce qu’il a réussi.

La taxe carbone qui va tuer l’industrie européenne

La taxe carbone qui va tuer l’industrie européenne

 

 

Pour une fois et paradoxalement les écolos et la plupart des économistes étaient convenus qu’ils avaient trouvé la martingale pour lutter avec efficacité à la fois contre les conditions de concurrence faussée de l’étranger et pour améliorer la qualité de l’environnement notamment les émissions mondiales de dioxyde de carbone.

Le problème c’est qu’on a vécu presque en temps réel l’impact d’une surtarification des importations nécessaires à notre industrie et la perte de compétitivité de nos exportations plombée par l’envol des prix . Certains objecteront qu’il ne s’agissait pas d’une taxe à proprement dit ; mais dans les prix de revient la hausse a le même effet qu’il s’agisse d’une fiscalité ou d’une hausse des tarifs.

 

Concrètement, les producteurs européens soumis au marché de tarification du carbone – le système d’échanges de quotas d’émissions de l’UE (SEQE) – et exposés à un risque important de concurrence internationale, bénéficient déjà depuis plusieurs années d’un soutien contre la distorsion de compétitivité : les quotas gratuits. Autrement dit des « droits à polluer » qui leur sont gracieusement distribués, afin d’éviter de gonfler leurs prix et leur permettre de tenir le coup sur un marché mondialisé fortement concurrentiel.

Mais en parallèle de la mise en place du MACF, ces allocations disparaîtraient peu à peu, afin d’éviter une « double protection ». Les entreprises concernées devraient donc acheter tous leurs quotas sur le marché, ce qui fera automatiquement grimper leurs coûts de production, à l’heure où la tonne de CO2 dépasse les 80 euros.

Surtout, le texte voté par les parlementaires accélère cette suppression, désormais prévue dès janvier 2029, soit sept ans plus tôt que ce que proposait jusqu’ici l’exécutif bruxellois. Une « énorme ligne rouge », qui pourrait « décourager les investissements nécessaires dans les technologies » et présenterait « des risques sans précédent pour l’emploi, l’investissement et l’inflation », s’alarme AEGIS Europe.

« Cette accélération du calendrier inquiète d’autant plus les industriels qu’ils ont peur que ce qui remplace les quotas gratuits s’avère inefficace. En plus, la proposition de la commission parlementaire ne dessine pas de plan B », souligne Caroline Mini, cheffe de projet au groupe de réflexion La Fabrique de l’industrie et auteure d’une note sur le sujet.

D’autant que le texte raccourcit également de trois à deux ans la période de transition avant la mise en œuvre progressive, lors de laquelle les exigences en matière de déclaration seraient en vigueur, mais aucune redevance à la frontière ne serait imposée. « On va juste collecter des données, ça ne permettra pas d’avoir une étude d’impact sérieuse », déplore Bernard Lombard, directeur de la Confédération européenne des industries papetières.

 L’impact sera d’autant plus fort que l’Europe traverse une crise du gaz sans précédent, avec des prix multipliés par quatre sur les marchés boursiers par rapport à l’été dernier. A cela s’ajoute une hausse sans précédent du tarif du CO2 dans l’UE, qui a largement dépassé les prévisions ces derniers mois, malgré une récente baisse de 90 à 80 euros la tonne. « Il faut faire attention à ne pas fragiliser des entreprises qui traversent déjà une période difficile », fait-on ainsi valoir chez d’AEGIS Europe.

 Ainsi, selon une autre note récente de La Fabrique de l’Industrie, un prix de la tonne de CO2 au-delà des 100 euros pourrait handicaper certaines industries européennes, au moment même où celles-ci doivent investir considérablement dans la transition. Si ce prix continue d’augmenter pour atteindre 250€ en 2030, les émissions des producteurs français coûteraient même 58 milliards d’euros (autour de 2,5 points de PIB), selon les calculs du think tank. « Ce qui forcerait les industriels à choisir entre préserver leur marge ou leurs parts de marché », notamment en cas de suppression des quotas gratuits et de hausse des prix de l’énergie, avertissent les auteurs.

« 

Dans ces conditions, les industriels pourraient demander à exclure du marché du CO2 européen les émissions liées à la production de biens exportés. « Mais il y aurait un risque de contournement : les industriels de l’UE qui développent deux techniques de production, dont l’une plus polluante que l’autre, exporteraient leurs biens les plus polluants, puisque ça leur éviterait de payer un prix CO2 là-dessus », avertit Philippe Quirion. Une autre option consisterait à exempter une partie de la production située en Europe du prix du CO2, en retenant des facteurs d’émissions par défaut. « Mais cette solution ne semble pas retenue aujourd’hui », note Caroline Mini. Pour l’heure, la question reste donc entièrement en suspens. En même temps que l’efficacité de la taxation du carbone. La seule taxation ne pouvant remplacer l’action régulatrice.

Inflation :Une politique monétaire trop restrictive peut tuer la croissance

Inflation :Une politique monétaire trop restrictive peut tuer la croissance

 

La hausse des prix actuelle n’est pas un phénomène monétaire mais structurel, elle dicte donc des choix politiques inédits, estiment les économistes Jean-Luc Gaffard et Francesco Saraceno, dans une tribune au « Monde ».

 

L’inflation a resurgi, alors qu’on la croyait éradiquée grâce à la seule action des banques centrales, éclairée par une théorie qui en faisait un phénomène purement monétaire. La tentation de la juger temporaire a dû céder devant une réalité faite de chocs, certes imprévisibles, mais rapidement générateurs de déséquilibres sectoriels aux conséquences durables.

Qu’elle provienne des coûts de production ou de la hausse de la demande, l’inflation révèle l’existence de déséquilibres sectoriels, qui naissent d’innovations incluant nouveaux produits, nouvelles technologies, nouvelles sources de matières premières. Il suffit d’une asymétrie des mouvements de prix et de salaires, plus flexibles à la hausse qu’à la baisse, pour que des tensions inflationnistes persistent, voire s’aggravent, quand la désarticulation sectorielle est accrue.

La situation actuelle en est une illustration. La crise sanitaire, la crise écologique puis l’agression militaire de l’Ukraine par la Russie ont suscité des pénuries dans différents secteurs – matières premières, productions agricoles, composants industriels – qui ont fait exploser les prix. Ce qui semble temporaire peut devenir persistant dans les secteurs où, en dépit d’une demande qui restera forte assez longtemps, les investissements sont appelés à stagner voire à diminuer, soit parce que l’activité est condamnée à terme du fait de la pollution (typiquement l’activité gazière), soit parce que l’incertitude est grande sur la configuration future du marché. Dans ce contexte, les hausses des prix en cascade portent atteinte au pouvoir d’achat des ménages avec pour conséquence possible des excédents d’offre et des pertes d’emploi dans certains secteurs. Le spectre de la stagflation – comme pendant les années 1970 – revient sur le devant de la scène. Les distorsions de prix relatifs non anticipées et non désirées ne peuvent que conduire à des transferts de richesse et à une mauvaise allocation des ressources.

Face à ces phénomènes de nature structurelle, la tentation existe toujours de les réduire à des causes monétaires. Si l’on suit cette théorie, il appartiendrait alors à la Banque centrale de l’endiguer en augmentant ses taux d’intérêt, avec comme seul souci de casser les anticipations inflationnistes, afin d’éviter que ne se déclenche une spirale prix-salaires.

Pourtant, dans la situation actuelle, avec une dette publique et privée élevée, une forte incertitude et, au moins dans la zone euro, une demande globale peu dynamique, une politique monétaire restrictive comprimerait la consommation et l’investissement, et créerait des problèmes de gestion de la dette, publique comme privée, sans s’attaquer à aucune des causes réelles de l’inflation. Les tensions inflationnistes seraient contenues, mais au prix d’une pénalisation des investissements productifs, d’une hausse du taux de chômage et de retards apportés aux nécessaires mutations structurelles de la transition énergétique et industrielle.

Erdogan : Veut continuer à tuer la démocratie

 Erdogan : Veut continuer à tuer la démocratie

 

 

Avec la condamnation du philanthrope Osman Kavala à une perpétuité incompressible, le président turc nargue l’opinion internationale et veut afficher la puissance d’Ankara, analysent les chercheurs Ahmet Insel et Nora Seni dans une tribune au « Monde ».

Conforté par le rapprochement avec les puissances occidentales à l’occasion de la guerre contre l’Ukraine, le président turc Recep Tayyip Erdogan se sent libre de poursuivre dans son pays une politique de criminalisation de toute contestation et de répression tous azimuts. Ainsi le philanthrope Osman Kavala a été condamné à la perpétuité incompressible, à l’issue d’un procès où le droit a été bafoué allégrement aussi bien sur la forme que sur le fond de l’aveu même d’un des trois juges du tribunal pénal qui s’est opposé à ce verdict et a réclamé l’acquittement et la libération de l’accusé.

 

Détenu depuis le 1er novembre 2017, Osman Kavala est accusé de tentative de « renversement du gouvernement » en programmant, dirigeant et finançant les événements de Gezi, du nom de ce soulèvement populaire provoqué par le projet de réaménagement du parc du même nom, au centre d’Istanbul en mai-juin 2013. Sept autres prévenus, dont trois femmes, sont condamnés à la réclusion pour dix-huit ans pour « avoir aidé » Osman Kavala. Avocat, urbaniste, architecte, cinéastes, dirigeants d’université et d’ONG, ils comparaissaient libres. Ils ont été incarcérés le soir même du verdict.

Or, en février 2020, un autre tribunal pénal avait acquitté tous les prévenus de ce même procès en soulignant qu’aucune preuve concrète n’accompagnait l’épais réquisitoire du procureur pour justifier ses accusations. Mais quelques heures avant sa libération à l’issue de la décision d’acquittement, Osman Kavala était arrêté sur ordre du procureur d’Istanbul avec deux nouvelles accusations échafaudées à l’occasion : espionnage et participation à la tentative du coup d’Etat de juillet 2015. Le président turc était intervenu pour contester la décision d’acquittement, comme il était intervenu auparavant plusieurs fois publiquement contre Osman Kavala, alors que son procès était en cours.

Aujourd’hui, ce qui n’est plus qu’une mascarade de justice prend une tournure tragique avec la condamnation à perpétuité d’Osman Kavala pour les chefs d’accusation dont il avait été acquitté, comme tous les autres prévenus, il y a deux ans. Il est cette fois-ci acquitté des accusations d’espionnage inventées par ce procureur, promu depuis membre de la Cour constitutionnelle. Kafka lui-même aurait eu du mal à imaginer un tel procès.

 

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné la Turquie pour la détention abusive d’Osman Kavala et elle a décrété la nullité des preuves portées à charge contre lui. Au nom de l’indépendance des tribunaux turcs et de leur souveraineté (!), Recep Tayyip Erdogan avait invité les juges à ne pas suivre l’arrêt de la CEDH. De son côté, le Conseil de l’Europe a entamé une procédure de sanction contre la Turquie pour le non-respect de la décision de la CEDH, mais la procédure est bien longue.

Les banques centrales vont-elles tuer la croissance ?

Les banques centrales vont-elles tuer la croissance ?

Ils n’ont rien appris, rien oublié. Les banquiers centraux risquent de commettre une erreur historique en resserrant leur politique monétaire trop tôt dans le cycle économique, fragilisant davantage l’occident dans une confrontation historique avec la Russie.

 

Tribune de Emmanuel Sales est président de la Financière de la Cité. dans « l’Opinion ».

 

L’inflation que nous connaissons est liée aux tensions sur les chaînes de production et à la hausse du prix des matières premières. Il n’y a chez nous aucun signe d’une boucle « prix-salaires » qui pourrait justifier un durcissement de la politique monétaire. La hausse des salaires négociés en zone euro s’élève à 1,6 % sur un an. L’inflation sous-jacente, qui mesure l’évolution des prix hors énergie, est à moins de 2 % hors effet rattrapage post Covid-19. Nous ne sommes plus dans la situation des années 1970. L’absence de mécanismes d’indexation limite le risque de spirale inflationniste. Remonter les taux d’intérêt dans ces conditions, c’est accentuer les difficultés des entreprises et des ménages alors que l’économie européenne est encore loin d’avoir rattrapé sa tendance d’avant crise.

Depuis une vingtaine d’années, l’Europe souffre d’un réglage monétaire trop étroit consécutif à la mise en place de l’euro, accentué par les politiques de contraction de la demande menées à la suite de la crise financière. Nous subissons aujourd’hui les conséquences de ces choix. L’Europe est plus dépendante de l’extérieur pour ses débouchés et pour ses approvisionnements. L’invasion de l’Ukraine a mis au jour les périls de cette stratégie mercantiliste. Le commerce n’adoucit pas les mœurs. Sans armée crédible, le système bismarckien caressé par les élites allemandes de réassurance avec la Russie ne mène nulle part.

La situation américaine est différente. Là-bas, les mesures de soutien à la demande ont créé une dynamique de croissance comparable à celle des années 1950. La Fed peut se permettre une erreur de politique monétaire, la BCE, non

Agenda de croissance. Face aux autocraties, l’Europe devrait donc adopter un agenda de croissance interne fondé sur des politiques monétaires et budgétaires ambitieuses. La situation américaine est différente. Là-bas, les mesures de soutien à la demande ont créé une dynamique de croissance comparable à celle des années 1950. La Fed peut se permettre une erreur de politique monétaire, la BCE, non.

Le moment semble favorable. Le résultat des élections présidentiellesdonne un nouvel élan aux idées françaises. L’Italie, l’Espagne, les pays au contact avec la Russie, l’Angleterre enfin, se retrouvent dans nos choix. La France a une capacité de frappe nucléaire tous azimuts, une armée digne de ce nom, une industrie agro-alimentaire puissante, un mix énergétique adapté, un fort potentiel de croissance. Tout ce dont nos voisins sont privés. Dans les prochaines années, sa population active devrait dépasser celle de l’Allemagne.

Dans cette logique, la question de la dette publique va passer au second plan. Le retour d’une croissance soutenue par la demande interne favorisera la réduction de l’endettement de façon plus sûre et durable que les « réformes structurelles ». La mise en place d’outils communs de financement à la suite de la crise du Covid-19 constitue un tournant stratégique majeur.

L’emprise idéologique que l’Allemagne continue d’exercer sur la BCE devra donc se desserrer. Dans la situation actuelle, la BCE ne peut plus gérer l’euro comme l’étalon-or, en faisant fi des méfaits économiques et sociaux des politiques déflationnistes. Le « modèle allemand », si cher aux élites françaises, a vécu. L’Europe n’est pas encore une puissance au sens classique du terme, mais elle n’a pas d’autre choix que de le devenir.

Emmanuel Sales est président de la Financière de la Cité.

Poutine veut tuer la démocratie en Ukraine

 Poutine veut tuer la démocratie en Ukraine 

Le vice-président de la Commission européenne Josep Borrell rappelle, dans une tribune au « Monde », que l’Union européenne refuse toute confrontation avec le peuple russe. Il exhorte les pays européens à l’union, à s’« armer moralement », à se « protéger économiquement » et à « se préparer au pire ».

 

De nouveau, sur le territoire européen, une grande puissance mène une guerre d’agression contre un voisin pacifique et démocratique. Et cette puissance dispose d’armes nucléaires qu’elle n’exclut pas d’utiliser contre ceux qui viendraient en aide au peuple ukrainien. Cette agression a d’ores et déjà causé des milliers de morts.L’ampleur de l’invasion montre que l’intention de Vladimir Poutine est bien d’occuper le pays, d’y détruire la démocratie et d’installer un gouvernement fantoche à Kiev. Ce qui est en question, c’est donc la survie de l’Ukraine en tant qu’Etat indépendant, une menace très grave pour la sécurité européenne.

Les inquiétudes exprimées par la Russie en matière de sécurité n’étaient visiblement qu’un prétexte visant avant tout à protéger le régime russe d’une contagion démocratique. Ce qui explique cette agression n’est en effet ni la défense des minorités russophones, ni l’adhésion potentielle de l’Ukraine à l’OTAN, ni le déploiement imaginaire d’armes nucléaires aux frontières de la Russie. Le fond de l’affaire réside dans la nature de plus en plus autoritaire du régime de Vladimir Poutine, dans sa conviction profonde que l’extension de la liberté et de la démocratie à ses frontières constituerait une menace existentielle pour son pouvoir. Il s’agit pour lui de siffler la fin de la récréation démocratique de l’Ukraine, un acte bel et bien prémédité.

Après avoir écouté le président Zelensky s’adresser au Conseil européen, je ne peux pas m’empêcher de penser à un précédent que je peine à formuler mais qui s’impose à moi : celui de l’invasion de la Tchécoslovaquie en 1938 par Adolf Hitler.

Pourtant, malgré les informations dont nous disposions sur la préparation de cette agression, nous espérions pouvoir éviter une guerre ouverte contre l’Ukraine. Nous préférons toujours, en effet, une paix négociée à la guerre, le dialogue, même rugueux, à la confrontation, la raison à la passion violente et l’accommodement, même provisoire, au déchirement irréversible. Et nous espérions qu’un chef d’Etat qui nous disait officiellement et solennellement que jamais il n’envahirait l’Ukraine respecterait sa parole.

Invasion par Hitler

L’Union européenne s’est construite, en effet, sur le refus de la guerre, et nous avons progressivement chassé son spectre de notre esprit. Certes, nous avons déjà eu à affronter en Europe des guerres et des conflits. Certains d’entre eux ont provoqué de terribles souffrances, comme pendant la désintégration de l’ex-Yougoslavie. Mais aucun n’avait la gravité de celle-ci, avec un agresseur surarmé, doté d’armes nucléaires et déterminé à détruire une nation dont il nie jusqu’au droit à l’existence.

L’enquête de «Cash investigation» qui va tuer des EHPAD privés

L’enquête de «Cash investigation» qui va tuer des EHPAD privés

 

Dans un tweet, la présentatrice de l’émission diffusée sur France 2, Elise Lucet, a promis «de nouvelles révélations» à l’issue d’une enquête que mène son équipe «depuis plus d’un an sur les Ehpad privés». «On souhaite terminer le reportage le plus vite possible. La diffusion va être dans les semaines qui viennent», a confirmé à l’AFP Emmanuel Gagnier, rédacteur en chef de Cash Investigation. La diffusion d’une enquête sur le groupe de restauration rapide McDonald’s prévue pour mi-février a été reprogrammée pour se concentrer sur le scandale dans les exploitants de maisons de retraite.

L’annonce d’une émission de cash investigation sur les EHPAD privés va faire plonger les établissements dépendant de grands groupes financiers. Dès cette annonce, les actions des groupes intéressés ont plongé. Le titre Orpea, qui a chuté d’environ 60% depuis sa mise en cause dans un livre dénonçant de graves défaillances dans ses établissements, a fini vendredi en forte chute de 12,44% à 33,71 euros, dans un marché en baisse de 0,77%. Pire encore, l’action Korian dévissait de 16,81% à 17,57 euros à la clôture. LNA Santé pointait à -9,41% à 39 euros.

Dans «Les Fossoyeurs», le journaliste Victor Castanet décrit le rationnement des fournitures médicales et de la nourriture dans des établissements aux tarifs pourtant très élevés, une maltraitance chronique des résidents, des objectifs financiers imposés à des directions contrôlées de très près par le siège. Des accusations que le groupe réfute en bloc.

Évidemment on ne peut pas procéder par amalgame et certains EHPAD privés s’acquittent correctement de leurs missions de la même manière que les EHPAD publics ou  semi publics ( dont certains peuvent cependant faire l’objet de critiques). Reste que si le montant de la pension des résidents est en moyenne au moins de 2000 €, il paraît difficile de justifier des montants qui vont jusqu’à 5000 € et même bien au-delà surtout quand les prestations sont défaillantes.

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