Archive pour le Tag 'Trump !!!'

Page 17 sur 18

Ce que Trump et Hollande se sont dit : rien !

Ce que Trump et Hollande se sont dit : rien !

On a appris de l’Élysée que l’entretien entre Hollande aurait duré 10 minutes, en réalité la conversation n’aurait pas dépassé quelques minutes. Juste de quoi échanger quelques propos diplomatiques anodins et pour rappeler certaines positions de François Hollande. Mais l’Élysée ne précise pas quelles ont été les réponses de Trump. En réalité rien n’a été abordé sur le fond. Comment s’en étonner ? Trump a dû en effet converser avec une bonne cinquantaine de chefs d’État sitôt après son élection et les propos échangés se sont limités simplement un échange de courtoisie. Hollande en a conclu que Trump et  lui-même allaient  travailler ensemble. On se demande bien quand. En effetTrump  ne sera opérationnel qu’à partir de février mars lorsque son administration sera mise en place. Hollande de son côté sera remerciée en mai. L’information diffusée par l’Élysée vise surtout à essayer de crédibiliser la posture internationale de François Hollande déjà bien affaibli en Europe. Leur coup de téléphone a duré 10 minutes. Vendredi, le président élu des Etats-UnisDonald Trump, et François Hollande se sont parlés au téléphone. Bien sûr, le milliardaire a en premier lieu, fort poliment, fait part de son intérêt et de son affection pour la France. « Le président américain est resté, comme souvent dans ce type d’échange, dans des généralités courtoises. Sauf que là, il y avait de la part de Donald Trump, comme il l’avait fait auprès d’autres dirigeants européens, la volonté de démontrer un apaisement et une volonté de travailler ensemble. Mais sans rien aborder au fond », rapporte un témoin de l’échange.

Trump, une catastrophe climatique (Ségolène Royal)

Trump, une catastrophe climatique (Ségolène Royal)

 

Trump n’est pas seulement une catastrophe démocratique. C’est une catastrophe climatique pour Ségolène Royal qui dénonce les propos du candidat républicain élu président des États-Unis qui lors de sa campagne a considéré le réchauffement climatique comme un canular.- Le projet de Donald Trump de se retirer de la convention des Nations unies sur le changement climatique serait « absolument catastrophique » et affaiblirait les Etats-Unis, a estimé vendredi la ministre française de l’Environnement, Ségolène Royal. Trempe a dit vouloir revenir sur l’accord de Paris, relancer les énergies fossiles aux Etats-Unis et supprimer tous les financements américains des programmes des Nations unies sur le réchauffement climatique. « Si de telles décisions sont prises, ce serait absolument catastrophique », a déclaré la ministre de l’Environnement qui est présente à la conférence sur le climat (COP 22) qui se tient à Marrakech au Maroc du 7 au 18 novembre. « J’ose croire que ce genre de choses sont des promesses de campagne pour satisfaire un certain électorat qui n’a pas compris que le réchauffement climatique est une réalité », a-t-elle ajouté. Ségolène Royal a toutefois estimé que Donald Trump pourrait faire marche arrière une fois entré en fonction en s’apercevant qu’une position de retrait « affaiblirait » les Etats-Unis. Elle a souligné que les Etats-Unis eux-mêmes étaient victimes du changement climatique, en citant comme exemple les incendies en Californie.

(Avec Reuters)

Trump ou l’obsolescence programmée de la démocratie

Trump ou l’obsolescence programmée de la démocratie

 

L’élection de Trump  donne l’occasion de s’interroger sur les facteurs explicatifs d’une telle caricature de la démocratie. Des facteurs explicatifs évidemment nombreux d’ordre politique, économique,  social, technologique et sociétal. Autant de facteurs interactifs qui complexifient la compréhension de la problématique. Pour tenter de comprendre- pas forcément réussir-  – il faut au moins accepter cette  complexité à moins comme Trump  de tomber dans le piège de la simplification populiste. Première observation : l’usure des partis politiques traditionnels qui ont tendance à se reproduire, à faire de la conquête du pouvoir le seul objectif en oubliant leur objet social à savoir le service de l’intérêt général. En cause notamment la professionnalisation du métier de politique. C’est vrai aux États-Unis, dans d’autres pays et surtout en France. Certes on change de temps en temps la tête d’affiche mais les superstructures qui entretiennent le système perdurent. En France en outre, on conserve souvent les mêmes têtes d’affiche pendant 20 ou 30 ans voire davantage. Aux États-Unis Républicains comme Démocrate n’ont pas su opérer la mutation sociologique nécessaire pour être réellement représentatifs des différentes catégories. Le même phénomène est  observé en France avec en plus une surreprésentation des fonctionnaires et assimilés. Autre faiblesse de la démocratie : sa réduction au dépôt d’un bulletin de vote une fois tous les quatre ou cinq ans. Une sorte de démocratie néandertalienne incapable d’installer une réflexion collective qui rende possible une adhésion suffisante aux réformes face aux mutations. La conséquence la plus directe,  c’est le désintérêt croissant de nombre d’électeurs. Aux États-Unis comme en France on atteint souvent 50 % pour les abstentions et les non-inscrits. Seconde difficulté, celle qui consiste à aborder les grandes évolutions économiques. Du coup le plus souvent là aussi on schématise avec d’un côté les partisans  naïfs et/ou  complices de la mondialisation financière, de l’autre les fervents du repli géographique avec restauration de frontières étanches voire de murs. Or la mondialisation est incontournable. L’extension géographique du champ des échanges va de pair avec l’émergence de nouvelles puissances économiques qui veulent sortir leur pays de la pauvreté. La vraie question est celle de la régulation. Un concept tabou presque un gros mot chez ceux qui considèrent que le marché à lui seul permet l’allocation des ressources la plus équitable. Pourtant force de constater que la mondialisation profite de manière excessive aussi aux puissances financières que sont notamment les grandes multinationales.  Lesquelles sont apatrides et jouent en permanence sur les trous de la régulation pour échapper aux contraintes légales notamment en matière d’imposition. L’organisation mondiale du commerce reposant essentiellement sur un libre-échange sans contrainte. Du coup ce commerce international est faussé par des conditions de concurrence qui ne sont pas soumises aux mêmes conditions économiques, sociales, sanitaires et environnementales. Le non-respect de conditions de concurrence harmonisées est largement responsable des délocalisations constatées dans les pays occidentaux notamment du secteur industriel (pas seulement). Un autre facteur concerne la croissance exponentielle des nouvelles technologies qui bouleversent les processus de production, d’échange et de distribution. Principales victimes de l’extension géographique des échanges et des mutations technologiques : les classes moyennes insuffisamment informées et formées pour s’adapter à la nouvelle donne. Enfin les transformations sociétales n’ont fait qu’ajouter à la complexité. (Le rapport au travail, l’individualisme triomphant, la crainte de la diversité, et les peurs relatives à l’insécurité etc.).  Enfin  la mode folle  de la métropolisolation qui conduit à la paupérisation d’une grande partie des populations dites périphériques et à la dégradation de la qualité de vie et de l’environnement. La victoire de Trump résulte de toutes  ces craintes, de toutes ces peurs par ailleurs insuffisamment prise en compte par les élites et les grands médias. Non pas qu’il s’agisse de les légitimer mais on a failli en les ignorant. Les populistes aux États-Unis, en Grande-Bretagne dans d’autres pays comme en France surfent évidemment sur ces peurs en rendant responsable l’autre. En instrumentalisant le climat anxiogène et en jouant sur le rejet et la haine à l’égard de la différence. Trump  illustre  la victoire du simplisme politique et de l’obsolescence d’une démocratie réduite à la démagogie. En France les extrêmes à gauche comme à droite pratiquent  la même rhétorique (avec des programmes très voisins). Cela d’autant plus facilement que les forces républicaines ont bien du mal à faire preuve de crédibilité,  de courage et de démocratie.

L’Obamacare sera « amendée » (Trump)

L’Obamacare sera   »amendée » (Trump)

 

 

 

Fidèle à sa rhétorique populiste Trump dit tout et son contraire. Après avoir affirmé qu’il annulerait la réforme de santé d’Obama, il vient de déclarer qu’il pourrait seulement l’amender. La réforme de l’assurance santé Obamacare pourrait être « amendée » au lieu d’être abrogée, a en effet affirmé au quotidien Wall Street Journal le nouveau président élu Donald Trump, qui avait proposé en campagne son abrogation, dans un entretien publié vendredi. L’une des raisons de ce revirement, a expliqué M. Trump au journal, est sa rencontre jeudi avec le président sortant Barack Obama, qui lui a suggéré de conserver plusieurs pans de l’Affordable Care Act. « Je lui ai dit que j’étudierai ses suggestions et, par respect, je le ferai », a déclaré M. Trump dans l’interview réalisée dans sa tour Trump à New York. La loi « Obamacare sera soit amendée, soit abrogée, soit remplacée », a encore dit M. Trump. Une déclaration qui autorise tout !

Hollande et Trump vont travailler ensemble !!!!

Hollande et Trump vont travailler ensemble !!!!

 

 

Après la prise de contact très diplomatique entre Trump et Hollande, le chef de l’Etat français sollicite un peu trop   les enjeux de cette courte conversation. Tous les chefs d’Etat importants du monde ont bien fait la même démarche, bref le minimum diplomatique. En conclure que Trump est prêt à travailler avec Hollande c’est aller vite en besogne. D’abord parce que que Trump ne commencera à être opérationnel qu’en février. Ensuite parce qu’en mai Hollande sera renvoyé à ses chères études et sans doute sans ménagement puisque les sondages ne prévoit qu’un score en troisième, quatrième, voire cinquième position au premier tour des présidentielles (s’il se présente bien entendu !). Enfin et surtout parce que la France pèse de bien peu de poids dans l’échiquier international. Selon l’Elysée, le chef de l’Etat français s’est entretenu au téléphone à la mi-journée avec le président élu américain. « L’entretien s’est passé dans de bonnes conditions avec la volonté de travailler en commun », déclare-t-on dans l’entourage de François Hollande. François Hollande et Donald Trump auraient  exprimé vendredi leur volonté de travailler ensemble pour clarifier leurs positions sur un certain nombre de dossiers sensibles comme la lutte contre le terrorisme, la situation au Proche-Orient et l’accord international sur le climat.la vérité c’est que Hollande se sert de cette petite conversation très protocolaire pour tenter de se donner une petite stature internationale. Malheureusement il ne faut rien espérer de cette collaboration franco américaine avec Hollande lequel n’a pas même été capable de convaincre en Europe notamment Merkel sur des sujets aussi stratégiques que la relance de la croissance , l’austérité budgétaire ou encore la stratégie militaire vis à vis des conflits du moyen orient. D’ici l’élection française Trump aura sans doute d’autres chefs d’Etat  autrement importants à rencontrer.

(Avec Reuters)

Pourquoi Trump pouvait l’emporter ?

Pourquoi Trump pouvait l’emporter ?

 

Rétrospective sur une interview de  Laure Mandeville  publiée il y a un mois dans le Figaro  l’occasion de la sortie de son livre «Qui est vraiment Donald Trump ?»,

 

Vous consacrez un livre* à Donald Trump que vous suivez pour Le Figaro depuis le début de la campagne. A vous lire, on a l’impression qu’un Trump médiatique (mèche de cheveux, vulgarité etc.…) cache un Donald Trump plus complexe. Comment expliquer ce décalage?

 

La grande difficulté, avec Donald Trump, c’est qu’on est à la fois face à une caricature et face à un phénomène bien plus complexe. Une caricature d’abord, car tout chez lui, semble magnifié. L’appétit de pouvoir, l’ego, la grossièreté des manières, les obsessions, les tweets épidermiques, l’étalage voyant de son succès sur toutes les tours qu’il a construites et qui portent son nom. Donald Trump joue en réalité à merveille de son côté caricatural, il simplifie les choses, provoque, indigne, et cela marche parce que notre monde du 21e siècle se gargarise de ces simplifications outrancières, à l’heure de l’information immédiate et fragmentée. La machine médiatique est comme un ventre qui a toujours besoin de nouveaux scandales et Donald, le commercial, le sait mieux que personne, parce qu’il a créé et animé une émission de téléréalité pendant des années. Il sait que la politique américaine actuelle est un grand cirque, où celui qui crie le plus fort a souvent raison parce que c’est lui qui «fait le buzz».

 

Derrière l’image télévisuelle simplificatrice, se cache un homme intelligent, rusé et avisé, qui a géré un empire de milliards de dollars et employé des dizaines de milliers de personnes.

En même temps, ne voir que la caricature qu’il projette serait rater le phénomène Trump et l’histoire stupéfiante de son succès électoral. Derrière l’image télévisuelle simplificatrice, se cache un homme intelligent, rusé et avisé, qui a géré un empire de milliards de dollars et employé des dizaines de milliers de personnes. Ce n’est pas rien! Selon plusieurs proches du milliardaire que j’ai interrogés, Trump réfléchit de plus à une candidature présidentielle depuis des années, et il a su capter, au-delà de l’air du temps, la colère profonde qui traversait l’Amérique, puis l’exprimer et la chevaucher. Grâce à ses instincts politiques exceptionnels, il a vu ce que personne d’autre – à part peut-être le démocrate Bernie Sanders – n’avait su voir: le gigantesque ras le bol d’un pays en quête de protection contre les effets déstabilisants de la globalisation, de l’immigration massive et du terrorisme islamique; sa peur du déclin aussi. En ce sens, Donald Trump s’est dressé contre le modèle dominant plébiscité par les élites et a changé la nature du débat de la présidentielle. Il a remis à l’ordre du jour l’idée de protection du pays, en prétendant au rôle de shérif aux larges épaules face aux dangers d’un monde instable et dangereux.

 

En privé, le personnage de Donald Trump est plus nuancé, plus modéré, plus pragmatique, sait écouter les autres et ne choisit pas toujours l’option la plus extrême…

 

Cela révèle au minimum une personnalité sacrément indépendante, un côté indomptable qui explique sans doute l’admiration de ses partisans…Ils ont l’impression que cet homme explosif ne se laissera impressionner par rien ni personne. Beaucoup des gens qui le connaissent affirment d’ailleurs que Donald Trump a plusieurs visages: le personnage public, flashy, égotiste, excessif, qui ne veut jamais avouer ses faiblesses parce qu’il doit «vendre» sa marchandise, perpétuer le mythe, et un personnage privé plus nuancé, plus modéré et plus pragmatique, qui sait écouter les autres et ne choisit pas toujours l’option la plus extrême…Toute la difficulté et tout le mystère, pour l’observateur est de s’y retrouver entre ces différents Trump. C’est loin d’être facile, surtout dans le contexte de quasi hystérie qui règne dans l’élite médiatique et politique américaine, tout entière liguée contre lui. Il est parfois très difficile de discerner ce qui relève de l’analyse pertinente ou de la posture de combat anti-Trump. Dans le livre, je parle d’une expérience schizophrénique, tant le fossé est grand entre la perception des partisans de Trump et celle de ses adversaires. Au fond, Trump reste largement insaisissable, malgré les millions d’articles qui lui sont consacrés.

 

En quoi son enfance et la figure de son père éclairent-elles son parcours?

Donald Trump a toujours été un leader, mais aussi un rebelle, une forte tête, qui bombardait ses instituteurs de gommes et tirait les cheveux des filles même si c’était un bon élève.

Donald Trump a plusieurs fois raconté qu’il n’avait pas fondamentalement changé depuis le cours préparatoire. C’est dire si l’enfance compte pour cerner sa turbulente personnalité! Il a toujours été un leader, mais aussi un rebelle, une forte tête, qui bombardait ses instituteurs de gommes et tirait les cheveux des filles même si c’était un bon élève. A l’école élémentaire, le coin réservé au piquet, avait même été baptisé de ses initiales, DT, parce qu’il y séjournait souvent! A l’âge de 13 ans, son père décide même de l’envoyer à l’Académie militaire de New York pour le dresser, parce que, inspiré par West Side story, Donald a été pris en train de fomenter une descente avec sa bande dans Manhattan, avec des lames de rasoir!

 

Son frère Fred Junior a fini par mourir d’alcoolisme. Cela a beaucoup marqué Donald qui a décidé qu’il ne se laisserait jamais dominer et ne montrerait jamais ses faiblesses contrairement à son frère.

Cela vous donne une idée du profil psychologique du père Fred Trump, un homme intransigeant et autoritaire, qui a eu une influence décisive dans la formation de la personnalité de son fils. Fred s’était fait à la force du poignet, en amassant un capital de plusieurs millions de dollars grâce à la construction d’immeubles d’habitation pour les classes populaires à Brooklyn, et il a clairement fait de Donald son héritier, brisant et déshéritant en revanche le fils aîné, Fred Junior, un être charmeur, mais moins trempé et plus dilettante, qui avait eu le malheur de préférer être pilote de ligne que promoteur, et a fini par mourir d’alcoolisme. Cela a beaucoup marqué Donald qui a décidé qu’il ne se laisserait jamais dominer et ne montrerait jamais ses faiblesses contrairement à son frère. Fred Trump a élevé ses enfants dans la richesse – la famille vivait dans une grande maison à colonnades dans le quartier de Queens – mais aussi dans une éthique de dur labeur et de discipline, pas comme des gosses de riches, un modèle que Donald a d’ailleurs reproduit avec ses enfants. L’homme d’affaires raconte souvent que son paternel l‘a formé à «la survie», en lui recommandant d’«être un tueur» pour réussir.

Trump : des promesses économiques bidon

 Trump : des promesses économiques bidon

Pour résumer Trump a promis de réduire les impôts (surtout des entreprises), d’augmenter les dépenses d’infrastructures (1000 milliards !), en permettant tout autant des mesures libérales que des mesures protectionnistes (le mur avec le Mexique !, taxe des produits chinois, l’augmentation des salaires). Des mesures évidemment contradictoires qui entraineront la réaction des partenaires économiques des Etats Unis. Surtout des mesures qui ne sont pas fiancées. Problème: « Ces mesures ne sont pas financées », confirme  Alexis Karklins, directeur général délégué du cabinet de conseil financier Eight Advisory. Pourtant il faudra des recettes copieuses pour couvrir « les baisses massives d’impôts qui figurent dans le programme de Trump, une baisse de 2 points du taux d’imposition des ménages les plus fortunés, avec la tranche la plus haute qui descendrait à 33%, et la baisse du taux d’imposition sur les bénéfices des entreprises, qui passerait de 35 à 15% », estime Alexis Karklins. Alors oui, les élections au congrès qui se tenaient parallèlement à la présidentielle ont laissé la majorité aux Républicains. En théorie, Donald Trump devrait pouvoir compter sur leur soutien pour mettre en place ses projets. Mais « le congrès va bloquer, parce qu’en matière de conservatisme fiscal, les Républicains campent sur leurs positions », prévoit Alexis Karklins. « Les déficits budgétaires qui ont été chiffrés, simulés avec le programme de Trump, ne seront pas acceptés par le Congrès », ajoute-t-il. Ces promesses de baisses d’impôts, pourtant, ont visiblement été déterminantes dans la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle. Aujourd’hui, les Américains ne paient pas d’impôt lorsqu’ils gagnent moins de 9.700 dollars par an. Au-delà, ils paient 14%. Puis à partir de 30.000 dollars, 30%. Le taux passe à 41% à partir de 72.000 dollars, et 45% au-dessus de 165.000 dollars. La promesse de Trump, c’est de supprimer toute imposition sous le seuil de 29.000 dollars de revenus annuels. « Donc il se met les classes pauvres dans la poche », souligne Gérard Guyard, président-directeur général de Gravotech. Et d’un autre côté, il réduit le plus haut taux d’imposition à 33%, à partir de 72.000 dollars annuels. De quoi séduire les ménages les plus aisés. En tout cas l’incertitude née de l’élection de Trump a de quoi inquiéter les entreprises françaises. À cause de ces mesures intenables, mais aussi des promesses du candidat républicain de revoir les accords de libre-échange avec ses partenaires commerciaux, coupables selon lui de détruire les emplois américains. « Nous faisons presque 40% de notre chiffre d’affaires aux États-Unis », indique le PDG de Gravotech, un industriel de la gravure. « Nous sommes en train de bâtir notre plan à 5 ans. La question est: comment en tant qu’industriel, je mets ceci en perspective au moins pour les quelques mois qui sont devant nous »?

(Avec la Tribune) 

Trump, un vocabulaire pauvre pour les pauvres (Matthew Baum)

Trump, un vocabulaire pauvre pour les pauvres (Matthew Baum)

 

Ce qui frappe c’est la pauvreté de son vocabulaire, attestée scientifiquement. En effet, les discours des candidats à la primaire républicaine ont été passés au crible d’un test conçu pour la marine américaine et du nom de ses concepteurs, le test Flesch-Kincaid. Une méthode qui permet de déterminer la complexité d’un texte écrit en anglais, en fonction de la longueur de ses phrases et du nombre de syllabes dans les mots utilisés. Plus précisément, ce sont les introductions et conclusions de ces discours qui y ont été soumises. Résultat: c’est Donald Trump qui a le langage le plus pauvre avec un discours que des enfants de 9-10 ans auraient pu comprendre. Très peu de mots de plus de trois syllabes. Une multitude de répétitions de mots courts qui appuient et renforcent le propos. Ce qui permet à certains de se moquer de ce niveau consternant. Et les journalistes ou ses adversaires démocrates de dresser des listes de ses impairs, de ricaner. Les humoristes des shows nocturnes de se gausser à l’unisson, sur la simplicité ô combien ridicule de cette façon de parler.  Mais Matthew Baum, professeur de communication à l’école d’administration Harvard Kennedy School, ne l’analyse pas du tout comme cela. Pour lui, «une certaine frange d’Américains associent la simplicité à l’honnêteté. Ils ne croient plus aux discours trop élaborés, ils les jugent trompeurs.» Trump, tout milliardaire qu’il est, avec ses mots accessibles et compréhensibles reste proche de tout un électorat qui se sent exclu par un vocabulaire trop recherché et complexe. Pas de quoi rire. «Donald Trump tente de rassurer son auditoire, en touchant nos instincts politiques primaires. Il répète des mots simples», explique Peter Lawler, professeur de sciences politiques à l’université Berry College, et auteur d’un livre sur la rhétorique politique américaine.

(AFP)

 » Trump : « opportuniste, escroc, bateleur » (Liam Kennedy )

 » Trump : « opportuniste, escroc,  bateleur » (Liam Kennedy )

Une tribune parue dans France info de Liam Kennedy est professeur d’études américaines l’University College Dublin (UCD) et directeur du Clinton Institute, un programme de recherche universitaire. La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

 

« Voilà, c’est plié : Donald Trump sera le 45e président des Etats-Unis. La campagne qui l’a mené à la fonction suprême a été brutale, sale et insolite. Elle a empoisonné la démocratie américaine, et les effets de ce poison ne sont pas près de se disperser. Sans vergogne, le candidat a encouragé l’abandon résolu de la civilité et de la raison, brisé les convenances sociales et les protocoles politiques, et banalisé les préjugés et la malhonnêteté.

A présent, le pays est si divisé que les démocrates et les républicains sont incapables de s’entendre sur les réalités les plus factuelles. Une sombre rhétorique, annonçant à « certains groupes » qu’ils peuvent s’attendre à une vengeance violente, souffle sur le pays. Comment en est-on arrivé là ? Quand les historiens analyseront cette élection, comment verront-ils la campagne et l’héritage de Trump ? S’en souviendra-t-on comme d’une exception dans l’histoire, ou comme l’initiateur d’une révolution au sein du parti républicain, voire même en Amérique ? En réalité, la maladie que cette élection révèle couve depuis longtemps. Trump est un symptôme, pas seulement un agent pathogène. Il a su habilement canaliser les griefs et le sentiment d’insécurité de ceux qui sont mécontents des changements économiques et sociaux aux Etats-Unis – principalement, mais pas uniquement, des Blancs de la classe ouvrière. Il a ainsi axé sa campagne sur une politique d’identité que les républicains utilisent depuis longtemps pour à la fois apaiser et mobiliser leur base. Ce type d’ingénierie politique est apparu au début des années 1990. Jusque-là, c’était un processus insidieux, généralement associé à la tactique du sifflet pour chien. Trump s’en est emparé et l’a transformé en instrument contondant ; il a doublé la mise en mobilisant ouvertement le vote des Blancs et en évitant soigneusement de s’adresser aux minorités. Mais à un niveau structurel, la victoire de Trump est conforme à la façon dont la politique américaine fonctionne. Même si les choix de l’électorat américain sont de plus en plus façonnés par la démographie du pays, les dynamiques culturelles sous-jacentes sont aussi à l’œuvre. Dans un contexte de divisions extrêmes entre les partis, la stratégie de Trump, qui a consisté à faire appel aux votes du noyau dur républicain plutôt que de tenter de convaincre les indécis, s’est révélée très efficace pour gagner les élections. En mettant l’accent sur les divisions entre les groupes politiques, Trump a accentué la polarisation qui sclérose les Etats-Unis – et aussi le mépris de plus en plus manifeste entre démocrates et républicains. Répétons-le, Trump n’a pas créé cette polarisation, mais il l’a exacerbée et s’en est servi à ses propres fins. Rien de tout cela ne signifie qu’il va vraiment servir les intérêts de ceux qui ont voté pour lui. Trump représente le plus américain des archétypes américains : le bateleur ou l’escroc – un personnage fort issu d’une longue tradition dans la culture américaine, depuis le début du XIXe siècle, ce charlatan dont les plans échouent à tous les coups. A la fin de l’histoire, il quitte la ville, laissant ceux qu’il a arnaqués méditer sur leur sort. L’escroc est souvent un personnage comique. Il apparaît entre autres dans les romans d’Herman Melville et de Mark Twain, dans les satires féroces d’une société obsédée par le commerce. Parfois, c’est juste un beau parleur, un comique un peu dérangé – voyez le Sergent Bilko ou le chat chapeauté. Mais l’escroc peut aussi revêtir des visages plus sombres. Il abuse de la confiance des autres afin de les voler ou de les rabaisser. Les filous de la trempe de Trump disent aux gens ce qu’ils ont envie d’entendre, expriment ce qu’ils n’osent pas exprimer et capitalisent sur leur crédulité. La campagne de Trump a été un vaste tour de passe-passe. Les électeurs américains en colère, les laissés-pour-compte sont une cible de choix pour Trump ; ils sont ses pigeons. Il ne leur a demandé qu’une chose : leur confiance aveugle. Trump prétend dire « les choses comme elles sont » à ses supporters, excédés par l’establishment, persuadés que « Washington » les manipule et leur ment. La plupart d’entre eux ont perdu confiance dans les institutions, et méprisent les élites du pays – et pourtant, dans leur quête d’un champion honnête, ils ont misé sur Trump, sans l’ombre d’une hésitation.  Quels que soient les blocages qui ont secoué le gouvernement Obama, ce qui s’annonce est vraiment hideux. La campagne de Trump a placé la barre très haut en termes de dysfonctionnements. Les républicains, qui tiennent à la fois la Chambre et le Sénat, continueront à alimenter la colère des supporters de Trump. Ils feraient bien de se souvenir de la déclaration de Trump lui-même : « Il faudra des émeutes pour que l’Amérique retrouve sa grandeur. » Trump est un opportuniste, pas un idéologue – et il n’est certainement pas guidé par de profondes convictions politiques. Selon certains observateurs, il n’avait pas vraiment l’intention d’aller jusqu’à la présidence, mais il cherchait à promouvoir sa marque à peu de frais. Surpris par son propre succès, son ego aurait pris le dessus. C’est possible – mais cela revient à négliger le fait qu’il a plusieurs fois envisagé de briguer la présidence du pays, et à surestimer la place de l’improvisation et du hasard dans sa campagne. Alors que beaucoup ont trouvé l’approche de Trump risible même à la fin de la campagne, sa stratégie a été payante – même s’il a trébuché à plusieurs reprises, sa capacité à « s’enfoncer » par des propos douteux a été terriblement efficace. »

Trump et l’économie : «début du chaos »

Trump et l’économie : «début du chaos »

 

Dans le Figaro des  experts décryptent  le programme à la fois contradictoire et fantaisiste de Trump. Ils en concluent que le risque de chaos économiquee est grand surtout à long terme. (Extraits)

 

• Bruno Colmant, chef économiste à la Banque Degroof Petercam : «Ce résultat n’est pas tout à fait une surprise. Il résulte du vote d’une classe moyenne éreintée, perdue, depuis la crise de 2008. Il reflète aussi la tentation isolationniste et protectionniste des Américains. Concernant le programme de Donald Trump, à court terme, il peut entraîner un peu de croissance. Mais pas à long terme. Les effets seront alors plus négatifs. S’il met en place les barrières douanières, comme il l’a annoncé, la Chine risque de réagir en dévaluant son yuan. On entrera alors dans une guerre des monnaies qui sera nuisible à l’économie mondiale avec des dévaluations en cascade qui ont pour conséquence une mauvaise inflation. Le début du chaos commence peut-être aujourd’hui!

 

Mabrouk Chetouane, directeur de la recherche et de la stratégie de BFT Investment managers :

 

«Cette victoire n’est pas une surprise. Pendant la campagne, les électeurs ne révèlent pas leur intention de vote. D’où cette sous-estimation de l’électorat Trump. D’un point de vue économique, on retient le volet fiscal très agressif de son programme et une hausse des dépenses dans l’infrastructure, ce qui est sûrement la seule mesure de bon sens. À court terme, cela pourrait avoir un effet bénéfique sur la croissance. Mais le problème, c’est que la baisse des impôts ne sera pas compensée par une hausse de l’activité. Le ratio dette sur PIB (Produit intérieur brut) risque d’exploser. Par ailleurs, d’un point de vue commercial, la mise en place de barrières douanières entraînera des mesures de rétorsion ce qui risque d’être très dangereux pour les États-Unis et pour le commerce international.».

 

• Eric Bourguignon, responsable de l’activité pour compte de tiers de Swiss Life Asset Managers :

«On est tous surpris mais on savait qu’il y avait un doute. Ce vote est un bouleversement par rapport au libéralisme des 20 à 30 dernières années. On revient à un isolationnisme et un protectionnisme. Cela pourrait être bon à court terme mais à moyen et long terme, c’est destructeur de richesses. Ce qui est troublant dans le programme économique de Trump, c’est ce mélange entre une politique proche du keynésianisme, avec des baisses d’impôts, une hausse de la dépense, un déficit colossal. Et une politique reaganienne, avec un soutien aux entreprises. C’est un mélange d’étatisme éhonté et d’économie de l’offre dure. C’est assez obscur… Les barrières douanières constituent le risque central de ce programme car il est sûr que les pays qui en seront victimes réagiront. De manière globale, si les États-Unis se referment, tous les pays qui exportent vers là-bas, comme les émergents ou l’Allemagne, seront en première ligne. Pour l’instant, nous sommes dans l’incertitude, ce que les marchés détestent. Avec Clinton, ils savaient qu’il y aurait une continuité dans la politique économique. Mais ils n’aiment pas le caractère irrationnel de Trump. Or le doute est l’ennemi mortel des marchés. Bien que la réaction des marchés soit modérée, il est trop tôt pour dire que la baisse des Bourses est un épiphénomène. C’est un tel bouleversement que les investisseurs resteront prudents».

 

• Lieven Jacobs, directeur de la gestion de Quilvest Asset Management : «Contrairement à ce que

 

Certains peuvent affirmer, cette victoire est une grande surprise. On a le sentiment de revivre le Brexit…La grande particularité de Trump, c’est qu’il n’a pas encore d’équipe autour de lui. Pour l’instant, ses déclarations ressemblent plus à un slogan qu’à un programme. Mais avec le Congrès acquis à sa cause, on peut imaginer qu’il n’aura aucune résistance. Dans le parti républicain, il y a des personnes qui se sont opposées à lui pendant la campagne et qui vont vouloir se racheter. Ils adopteront une attitude conciliante à son égard. Résultat: on devrait avoir des États-Unis protectionnistes, qui vont s’isoler. Le pays va s’afficher comme une puissance mondiale, qui ne cherche pas le compromis. Son programme sera focalisé là-dessus. On ne va pas immédiatement en voir les conséquences car ce repli sera compensé par une hausse des dépenses. Mais les effets se verront à moyen et long terme».

 

• Laurent Schwartz, PDG du Comptoir national de l’Or:

«Donald Trump apporte son lot d’incertitudes pour de nombreuses années. L’effet sur le cours de l’or est similaire à celui du Brexit en juin dernier qui avait offert un rallye haussier de près de 8% dans la nuit du vote. Le premier scenario consiste à ce qu’assez rapidement, Donald Trump se révèle moins anarchique et beaucoup plus raisonnable que ce qu’il a laissé entendre durant toute la campagne. Ajoutez à cela une hausse des taux de la Fed en décembre conforme aux anticipations, et nous verrons une stabilisation du cours, au pire une consolidation progressive vers les 1300$ l’once d’ici la fin de l’année. Second scenario plus vraisemblable et très favorable à l’or, Donald Trump tient ses promesses et exacerbe les tensions au plan monétaire, économique et géopolitique. La tension sur les marchés financiers est à son comble. Autant de facteurs susceptibles de propulser le cours de l’or à 1500 $ l’once d’ici à la fin de l’année voir bien plus en 2017».

 

Victoire de Trump : l’expression de la colère des couches moyennes

 

La victoire de Trump a surpris la plupart des décideurs et des observateurs. Il s’agit sans doute moins d’une adhésion à un programme relativement contradictoire et flou que de l’expression d’un ras-le-bol de couches moyennes victimes en quelque sorte de la mondialisation. Ce qu’on reproche aux États-Unis comme dans d’autres pays développés c’est la mise à l’écart des couches moyennes (ouvriers, petits employés, indépendants). La mondialisation a globalement permis un enrichissement global assez considérable mais la répartition des profits s’est réalisée de manière très inégalitaire. Pour parler clair les bénéficiaires ont surtout été les grandes sociétés, les multinationales, les cadres de la nouvelle économie. De ce point de vue là désindustrialisation a  ruiné  nombre de populations qui constituent cette couche moyenne. Une situation qu’on retrouve dans nombre de pays développés qui ont abandonné le secteur industriel en le sous-traitant au pays en voie de développement et en se contentant de tirer profit de la nouvelle chaîne de valeur ajoutée en particulier via le développement des services. Ce constat ne saurait légitimer un  protectionnisme appauvrissant mais il pose la problématique d’un équilibre à retrouver entre activités industrielles, activités financières et services

Avec Trump gros coup de tabac sur les marchés financiers

Avec Trump gros coup de tabac sur  les marchés financiers

Conséquences directe de l’élection de Trump, les marchés financiers seront très bousculés pendant plusieurs jours au moins. Les marchés financiers craignent en effet un bouleversement de la régulation des échanges internationaux caractérisée notamment par le protectionnisme américain et l’augmentation de droits de douane susceptibles de freiner de manière significative le commerce international. Les bourses asiatiques chutent de 3% mercredi, le dollar recule dans les mêmes proportions face au yen et le peso mexicain plongeait de plus de 12% au vu de premiers résultats de l’élection présidentielle américaine montrant une réelle chance de victoire pour le candidat républicain Donald Trump. De leur côté, les futures sur indices new-yorkais plongeaient de 4% tandis que des valeurs refuge telles que l’or et les emprunts du Trésor américain à 10 ans prenaient respectivement 3,5% et 1,2%. Les intervenants de marché pensent qu’une victoire de Donald Trump pourrait provoquer des incertitudes économiques et mondiales d’une telle ampleur que cela pourrait conduire la Réserve fédérale américaine à s’abstenir de relever ses taux d’intérêt en décembre, comme c’était largement anticipé jusqu’ici. Vers 04h10 GMT, l’indice Nikkei perdait 4,4% et l’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) abandonnait pour sa part quelque 3,1% En chutant de quelque 12% face au dollar, le peso mexicain, considéré comme le « thermomètre Trump », est tombé à un plus bas historique face au billet vert. « C’est la panique sur le marché, où les intervenants n’avaient certainement pas anticipé un tel résultat », a déclaré Juan Carlos Alderete, chargé de la stratégie chez Banorte-IXE. Les craintes de voir Donald Trump rentrer dans la Maison blanche pèsent depuis des mois sur la devise mexicaine en raison notamment des menaces du candidat républicain de remettre en cause un accord de libre-échange entre les Etats-Unis et le Mexique.

(Avec Reuters)

Trump : plainte pour fraude fiscale

Trump : plainte  pour fraude fiscale

 

Un Mexicain a annoncé dimanche à l’AFP avoir porté plainte contre le candidat républicain à la Maison Blanche Donald Trump pour une fraude fiscale découlant de sa participation à un projet immobilier qui n’a jamais vu le jour au Mexique.  »M. Trump n’a pas payé un seul peso au fisc mexicain pour l’achat-vente et les revenus tirés de la vente anticipée » du complexe « Trump Ocean Resort Baja Mexico », a expliqué Jaime Martinez Veloz. M. Martinez Veloz est commissaire pour le dialogue avec les peuples indigènes du Mexique mais dit avoir porté plainte à titre personnel. La plainte a été déposée à Tijuana, ville frontalière de l’Etat américain de Californie, où le projet immobilier aurait dû sortir de terre. En 2006, la société Irongate Capital Partners, basée à Los Angeles, a démarré la prévente d’appartements de luxe et d’un hôtel qu’elle disait vouloir construire en bord de mer, avec Donald Trump. Le milliardaire américain et sa fille Ivanka se sont même fendus d’une vidéo promotionnelle dans laquelle ils disaient vouloir faire de ce complexe « le nouveau Los Cabos », du nom d’un lieu de villégiature mexicain très prisé des Américains. Selon le texte de la plainte, les ventes ont connu un franc succès, mais le fisc mexicain n’aurait été tenu au courant d’aucune transaction. Puis, en 2009, la presse a annoncé que les travaux n’avaient jamais commencé. Donald Trump s’est alors dissocié du projet, arguant qu’il n’avait fait que prêter son nom, ce qui n’a pas empêché des acheteurs qui se sont sentis floués de porter plainte contre lui.

 

(AFP)

Présidentielle américaine: Trump plonge

Présidentielle américaine: Trump plonge

Même si le résultat d’une élection n’est jamais joué il se pourrait que les carottes soient presque cuites pour Trump  qui s’effondre dans les sondages. Ce n’est pas la décision du président républicain à la chambre des représentants des États-Unis qui refuse de faire campagne pour Trump  qui va améliorer la popularité du candidat républicain  Selon le sondage pour le Wall Street Journal et NBC, Donald Trump compte désormais 14 points de retard sur Hillary Clinton. C’est 7 % de moins que le mois dernier. Dans un match à quatre avec Garry Johnson et Jill Klein, l’écart est de 11 %. Un sondage de Rasmussen réalisé avant la diffusion de l’enregistrement – mais après les deux semaines difficiles de Trump – donne un écart de 7 % entre les deux candidats. Trump perd gros chez l’électorat féminin. Alors qu’il est stable chez les hommes, il compte désormais un déficit de 21 % chez les femmes dans l’étude pour NBC, un plongeon de 9 % en un mois. A l’heure actuelle, la question n’est plus de savoir si Hillary Clinton va devenir présidente – Sam Wang, l’expert sondages de Stanford lui donne 95 % de chances. L’enjeu du 8 novembre concerne surtout le Congrès. Et l’écart national entre les deux partis atteint désormais 7 %. Cela pourrait permettre aux démocrates d’obtenir la majorité au Sénat mais également d’avoir une chance de reconquérir la Chambre, ce qui semblait impensable il y a deux semaines. Avec tout ça, on comprend mieux la position du Speaker Paul Ryan, qui aurait indiqué en privé qu’il allait arrêter de soutenir Donald Trump pour tenter de protéger le maximum de républicains. Et alors que des rumeurs circulent sur l’existence d’autres enregistrements encore plus catastrophiques, le parti conservateur peut se préparer au pire.

Débat Trump –Clinton : match nul, vraiment nul

Débat Trump –Clinton : match nul, vraiment nul

 

Un débat qui se conclut par un match nul vraiment nul puisque consacré pour l’essentiel à des attaques personnelles. Une vraie caricature de confrontation à la télévision pourtant dans l’une des plus grandes démocraties du monde. C’est tout juste s’il a été possible d’aborder d’autres sujets comme la Syrie,l’immigration, la santé ou l’environnement. De quoi vraiment s’interroger sur le support médiatique que constitue la télévision car inévitablement le spectacle tourne au cirque et les sujets de fond sont traités de manière caricaturale et superficielle. Un débat qui dans la forme pourrait bien inspirer la primaire de la droite en France. Droite où on voit ce multiplier aussi les attaques personnellss. Le format de ces émission sert peu la cause démocratique. . Le récent débat avec Juppé sur France 2 a démontré à cet égard les limites de l’exercice. La faute aussi aux animateurs et aux intervenants qui visiblement n’étaient pas à la hauteur ce jour-là. Pendant plus de 90 minutes, Hillary Clinton et Donald Trump se sont donc écharpés à l’université Washington de Saint-Louis, dans le Missouri, lors du deuxième débat télévisé. Et c’est le républicain qui lancé les hostilités pour tenter de sauver sa campagne, en attaquant Bill Clinton sur ses frasques sexuelles. Chose rare dans l’histoire politique américaine, Donald Trump a même promis d’envoyer sa rivale en prison s’il était élu à la Maison-Blanche. Dans la tourmente après la divulgation par le Washington Post d’une vidéo dans laquelle on le voir tenir des propos obscènes à l’endroit des femmes, le magnat de l’immobilier a opté pour un affrontement personnel. « Je n’en suis pas fier, je me suis excusé auprès de ma famille et des Américains », a-t-il lancé en évoquant la vidéo. Mais il a aussitôt rebondi sur les frasques supposées de Bill Clinton, « bien pires« , selon lui. Le républicain affirme en effet que l’ancien président avait « abusé des femmes ». Durant ce débat d’une extrême violence, toutes les polémiques ont été évoquées. Affaire des e-mails d’Hillary Clinton, drame de Benghazi ou gaffe de la démocrate sur les électeurs « pitoyables » de Trump.  »Si je gagne, je vais donner l’ordre à mon ministre de la Justice de nommer un procureur spécial pour faire la lumière sur votre situation, parce qu’il n’y a jamais eu autant de mensonges, autant de choses cachées« , a-t-il lancé.  Hillary Clinton ne s’est pas non plus privée d’user de critiques personnelles. La démocrate est bien évidemment revenue sur la vidéo dans laquelle son rival tient des propos machistes, mais également sur son mépris envers les minorités. Pour preuve, son altercation avec les parents du soldat Khan, un musulman tué en Irak. On a tout juste effleuré quelques questions essentielles comme la Syrie, la santé ou encore l’environnement et encore avec une brutalité très théâtrale.

États-Unis : Trump n’a pas payé d’impôts depuis 20 ans, et alors ?

États-Unis : Trump n’a pas payé d’impôts depuis 20 ans, et alors ?

 

 

Haro sur  le candidat à la présidentielle des États-Unis qui  n’aurait pas payé d’impôts depuis 20 ans, il aurait ainsi économisé de l’ordre leur de 50 millions. Et alors ? S’il fallait interdit tout les candidats qui ont trouvé des accommodements financiers et où fiscaux un peu borderline par rapport à la légalité comment fonctionnerait notre  démocratie ? De toute manière Trump  est cohérent ;  le candidat républicain sert surtout les intérêts des plus riches mêmes si évidemment il utilise la démagogie pour rabattre les voies des gogos qui payent, eux, des impôts. Ces responsables ne font que gérer leur fortune au mieux de leur intérêt. En France aussi certains de nos responsables sont bien contraints de solliciter les textes fiscaux pour ne pas se faire déplumer par la fiscalité. Dans le gouvernement de gauche actuelle 14 ministres sont soumis à l’ISF, comment ne pas imaginer qu’il ne protège pas leurs avoirs par exemple en sous-estimant la valeur de leur patrimoine immobilier ou encore par le biais de sociétés civiles immobilières bidons quand ce n’est pas des comptes cachés à l’étranger. En France plusieurs candidats à l’échéance de 2017 ce sont livrés à quelques manœuvres de ce type pour assurer leur retraite. La démocratie fonctionne ainsi il faut être riche et où fonctionnaire pour avoir des ambitions politiques et surtout pour les satisfaire. Les États-Unis de ce point de vue nous offrent une sorte de caricature dans nous nous nous inspirons largement à la fois en matière de sociologie du personnel politique mais aussi concernant le niveau du débat qui relève davantage du cirque médiatique que de l’échange d’idées. À cet égard si la crise actuelle à des dimensions économiques et sociales graves elle découle aussi d’une grave crise de la démocratie. Selon le New York Times, le candidat républicain a donc bénéficié en toute légalité d’importants avantages fiscaux après l’échec de plusieurs opérations financières au début des années 1990. Donald Trump pourrait avoir évité, de manière légale, de payer des impôts pendant près de deux décennies. Le New York Times dit ainsi avoir reçu par la poste d’une source anonyme une copie de sa déclaration d’impôts de 1995. Selon le quotidien, le magnat de l’immobilier y fait état d’une perte de 916 millions de dollars qui a pu déclencher une déduction fiscale lui évitant de s’acquitter d’impôt pendant près de 18 ans. Bien que les revenus du candidat républicain après 1995 restent inconnus, le journal estime qu’il aurait donc potentiellement pu effacer chaque année 50 millions de dollars de ses impôts. Les pertes abyssales qu’aurait encaissées l’homme d’affaires au début des années 1990 seraient notamment dues, selon le New York Times, à ses échecs dans le monde des casinos d’Atlantic City, sur la côte Est, ainsi qu’à d’autres débâcles, dans le secteur hôtelier et le transport aérien. À croire les experts fiscaux engagés par le journal pour analyser le dossier, le code fiscal, particulièrement avantageux pour les déclarants aisés, aurait ainsi permis à Donald Trump de soustraire de ses impôts un montant équivalent à cette perte. Soit, étalé sur 18 ans, 50 millions de dollars chaque année.

  • (Avec AFP))

Etats-Unis Trump « inapte » pour la Maison Blanche, (USA Today)

Etats-Unis Trump « inapte » pour la Maison Blanche, (USA Today)

Après le New York Times, le Washington post, c’est au tour du journal le plus lu aux États-Unis de considérer que Donald TRUMP est inapte aux fonctions présidentielles. Pas vraiment un motif pour l’empêcher d’être élu. Aux États-Unis comme ailleurs les inaptes  ayant réussi à se faire élire sont nombreux ce qui explique en particulier la situation dans laquelle se trouve le monde aujourd’hui. La compétence n’a jamais été le critère dominant pour désigner les dirigeants de notre planète même si on compte de  brillantes exceptions. La démagogie a toujours mieux réussi que le sérieux en politique. Selon USA Today, « Du jour où il a déclaré sa candidature il y a 15 mois au premier débat présidentiel cette semaine, Donald Trump a démontré à plusieurs reprises qu’il n’a pas le tempérament, la connaissance, la stabilité et l’honnêteté dont l’Amérique a besoin », indique le comité éditorial du journal dans un « consensus unanime ». Pour autant, USA Today , n’est pas parvenu à ce même consensus pour soutenir la candidate démocrate Hillary Clinton. Alors, aux électeurs, le journal écrit : « Allez voter, mais simplement pas pour Donald Trump ». Selon USA Today, Donald Trump est « inconstant », « mal préparé pour être commandant en chef » des armées et un « menteur en série ». De plus, il « fait circuler des préjugés », « parle de manière irréfléchie », alourdit le dialogue national, a une carrière dans les affaires en dents de scie et n’a pas joué franc jeu avec les électeurs sur un certain nombre de sujets comme sa déclaration de revenus.  Le milliardaire a refusé jusqu’à présent de se soumettre à la tradition des candidats de publier leurs déclarations d’impôts, au prétexte qu’il fait l’objet d’un audit des services fiscaux américains. Et pour cause le candidat à la Maison-Blanche n’aurait pas payé d’impôt pendant une vingtaine d’années milliardaire Dans une tribune publiée à côté de la prise de position du quotidien, le colistier de Donald Trump, Mike Pence, assure au contraire que l’homme d’affaires « est prêt à diriger ».

(Avec les Échos)

 

Débat télévisé CLINTON-TRUMP : match insipide avec avantage à Hillary

Débat télévisé CLINTON-TRUMP : match insipide avec avantage à Hillary

 

 

Il ne fallait évidemment pas s’attendre à un débat de haute tenue dans ce match entre les deux candidats à la magistrature suprême. Un débat encore plus nul que ce qu’on peut connaître en France. Pour résumer Trump promet des emplois, Hillary aussi. Trump veut baisser les impôts, pas pour lui puisqu’il se débrouille pour ne pas en payer. Trump se mélange les pieds sur la politique étrangère et ne se souvient plus qu’il était en faveur de l’intervention militaire en Irak. Suivent surtout des attaques personnelles réciproques. Bref du cirque où d’après les premiers sondages Hillary aurait fait le meilleur numéro. Le compte rendu que fait le Parisien de ce match rend bien compte de l’indigence du débat :

 

« 3h05. Hillary Clinton, « Il faut de nouveaux emplois, des emplois de qualité. Il faut une économie plus équitable, en augmentant le salaire minimum ». Hillary Clinton se tourne vers Trump. Dans un sourire, elle rappelle que l’enjeu du débat de ce soir est de savoir qui sera capable de présider à la destinée des Etats-Unis. Donald Trump lui répond.   »Nous devons empêcher nos emplois de partir à l’étranger. » Il promet des baisses d’impôts massives et la renégociation des accords de libre échange.  « C’est un plan pour les nantis ! C’est un plan à la Trump. Il a eu beaucoup de chance dans la vie, en empruntant 14 millions de dollars à son père. » Elle insiste sur les différences de parcours entre elle et son concurrent.  

 

3h10. Donald Trump souligne la responsabilité des démocrates dans les difficultés économiques du pays. 

 

3h18. Clinton égrène ses propositions pour créer des emplois, comme la pose de panneaux solaires. Trump enchaîne sur la politique énergétique et l’endettement du pays. « Nous devons faire mieux, nous devons être plus efficaces pour maintenir les emplois. Regardez le Michigan et l’Ohio ! Hillary, vous jouez à ce jeu depuis 30 ans ! »

 

3h21. Le ton monte. Donald Trump renvoie Hillary Clinton au bilan de son mari Bill, signataire de l’Accord de libre-échange nord-américain (Nafta). Il lui demande ce qu’elle pense de l’accord transpacifique signé par le président Obama, que l’ancienne sénatrice a désapprouvé. 

Trump répète sa promesse de baisses d’impôts, « la plus importante depuis Reagan ». « Vous allez les augmenter ! », lance-t-il. Clinton nuance : elle veut taxer davantage les plus riches. Elle assure que son plan peut créer 10 millions d’emplois.

 

 

3h29. Trump s’explique sur sa déclaration de revenus. « Je publierai ces documents quand elle aura transmis ses 33 000 mails effacés! » tente Trump. Clinton s’engouffre dans la brèche : « Je crois qu’il a quelque chose à cacher. Il n’est peut-être pas aussi riche et généreux qu’il le prétend ». 

 

3h37. Au tour de Clinton d’évoquer l’affaire des emails diplomatiques adressés via une messagerie privée lorsqu’elle était secrétaire d’Etat. « C’était une erreur », plaide la candidate. 

 

3h39. Donald Trump évoque le mauvais état des infrastructures américaines. Il évoque le gaspillage d’argent à l’étranger. Clinton revient sur le parcours du businessman Trump.  »Beaucoup de personnes ont été flouées par vous ! Vous avez refusé de les payer une fois les travaux terminés. » Défense de Trump : « Ce ne sont que des mots. J’ai utilisé le cadre légal. Elle ne vous dit pas qu’il y a des milliers de personnes qui m’adorent ». 

 

3h45. Lester Holt demande aux candidats de s’exprimer sur les tensions raciales et les bavures qui touchent les minorités. Clinton reproche à Trump de donner une image uniquement négative des communautés noire et hispanique. Elle est contre les contrôles au faciès et les fouilles au corps sans motif. Trump assure pourtant que cette politique est efficace. « Je suis allé partout, dans ces villes, contrairement à vous, vous restiez chez vous », lance le républicain. « Je me préparais pour être présidente des Etats-Unis », répond Clinton. Applaudissements dans la salle.  

 

4h00. Le modérateur demande à Trump pourquoi il a longtemps mis en doute la nationalité américaine du président Obama. « Il a montré son certificat de naissance, j’ai fait du bon travail ». Il essaie de contourner la question en revenant sur les relations inter raciales aux Etats-Unis. Clinton : « Donald a commencé sa carrière politique sur la base d’une affirmation raciste. Dans les années 1970, il a été poursuivi pour discrimination raciale car il refusait de louer ses appartements à des Afro-américains. Il a un lourd passif en la matière ». 

 

4h08. Clinton pointe les amitiés troubles de Trump avec le président russe Vladimir Poutine. La sécurité informatique est présentée comme un enjeu majeur. 

 

 

4h13. Clinton : « Il faut redoubler nos frappes contre Daech. Ils ont des armes et des combattants venus de l’étranger. C’est une priorité absolue. Il faut couper la tête du mouvement. Trump : « La manière de sortir d’Irak était une catastrophe. Si on avait laissé des troupes là-bas, on en serait pas là. Si nous avions pris le pétrole, l’Etat islamique n’aurait pas pu se former. Maintenant l’EI est aussi en Lybie ». Clinton :  »Messieurs les vérificateurs d’information, il y a du travail ! ». 

 

4h15. L’Otan ? « Il y a 28 pays dans l’Otan, beaucoup d’entre eux ne payent pas leur part. Ils devraient au moins nous payer ce qu’ils nous doivent. Ils ne sont pas concentrés sur le terrorisme. Ils viennent d’ouvrir un département antiterroriste. Nous payons 73% des frais ». 

« Daech a vu le jour dans ce vide créé par la secrétaire d’Etat et Barack Obama, ça n’aurait pas dû arriver ». Le modérateur lui demande pourquoi, en 2002, il était pour la guerre en Irak.   »Je n’étais pas en faveur de la guerre en Irak. C’est un mensonge des médias ! », s’emporte Trump.  

 

4h23. Donald Trump digresse et s’en prend au « tempérament » de Clinton. « OK ! », sourit la candidate d’un air moqueur, avant de reprendre la parole. Rires dans la salle.

 

4h26. Trump critique la normalisation des relations avec l’Iran : »La plus grande menace qui pèse sur nous est l’arme nucléaire, pas le réchauffement climatique ».  Il évoque la Corée du Nord, puis le Yémen. Il dénonce le versement de fonds (« 400 Mds de dollars ») à Téhéran. 

Clinton :  »Les paroles importent lorsque vous briguez la présidence. Je souhaite rassurer nos alliés. Nous avons des accords, il est crucial que la parole des Etats-Unis soit respectée ». Elle demande à Trump quelle est l’alternative pour battre Daech. « Il dit qu’il a un plan secret. En fait, il n’a pas de plan ».

 

4h34. Trump : « Je veux aider tous nos alliés. Mais nous perdons des milliards, nous ne pouvons pas être la police du monde. Tous les problèmes que nous avons, elle aurait pu les résoudre il y a dix ans ».

Les dernières minutes du débat sont très tendues. Trump s’en prend personnellement à Clinton : « Elle n’a pas l’endurance. Pour être président de ce pays, vous avez besoin d’une énergie phénoménale »

 

Clinton : « Quand il aura visité 112 pays pour négocier des accords de paix, un cessez-le-feu, libérer des dissidents et témoigner 11 heures devant un comité commercial, là il pourra nous parler d’endurance ! » Réponse de Trump  »Elle a de l’expérience d’accord. Mais une mauvaise expérience. »

 

Clinton lâche ses coups et pointe le sexisme de son adversaire.  « Il traite les femmes de truies, de chiennes, dit que la grossesse est un inconvénient, il contre la parité des salaires. » Trump :  »J’allais dire quelque chose de très méchant sur votre famille…. mais je me suis retenu ». 

 

 

Ou l’exemple d’un débat démocratique à l’époque Néandertalienne

 

 

 

Les Clinton fondateurs de l’État islamique !!! (Trump)

Les Clinton fondateurs de l’État islamique !!! (Trump) 

Bien qu’en délicatesse dans les sondages Trump  multiplie les bavures, cette fois il accuse les Clinton d’être les fondateurs, avec Obama, de l’État islamique. Du coup même dans les rangs républicains on s’interroge sur l’état mental de l’intéressé certain souhaitant même qu’il retire sa candidature. Pour se défendre de l’accusation portée, Donald Trump a déclaré qu’il s’agissait d’ironie ! Des propos qui ont soulevé une nouvelle fois la question de savoir si le candidat républicain était présidentiable. Plus de 70 républicains, choqués par la campagne du milliardaire et inquiets du risque d’une déroute du parti en novembre, ont écrit à leur parti pour qu’il arrête de la financer et qu’il se concentre plutôt sur les élections législatives qui auront lieu en même temps que la présidentielle, a révélé le quotidien Politico, vendredi. « ILS NE COMPRENNENT PAS LE SARCASME ? » a tweeté le candidat républicain, s’attaquant comme il le fait fréquemment aux médias et dans ce cas à la chaîne CNN. C’est la deuxième fois en quelques semaines que M. Trump invoque le sarcasme pour essayer de calmer une tempête de critiques qu’il a déclenchée. Dans le cas de l’EI, l’argument du candidat semble peu probant. Dans un entretien avec Hugh Hewitt, un animateur d’une émission de radio conservatrice qui lui a donné à plusieurs reprises l’occasion de revenir sur l’usage du terme « fondateur », M. Trump a affirmé que c’était bien le mot qu’il voulait utiliser. Donald Trump avait déjà affirmé avoir été sarcastique et sciemment mal compris par une presse hostile lorsqu’il avait incité les services de renseignement russes à retrouver des messages privés d’Hillary Clinton, son adversaire dans la course à la Maison Blanche. Une déclaration qui avait provoqué un tollé, y compris dans les rangs des agences de renseignement américaines. Un ancien directeur de la CIA, qui a servi sous plusieurs présidents y compris républicain, avait même accusé M. Trump d’être un agent de la Fédération de Russie qui s’ignore. Après la nouvelle polémique sur l’EI, l’équipe de campagne de Mme Clinton a affirmé une nouvelle fois « que quiconque capable de tomber si bas, aussi souvent, ne devrait jamais être autorisé à devenir notre commandant-en-chef ». Côté républicain pour les signataires de la lettre à la direction du parti, la coupe est également pleine.  »La capacité de Donald Trump à diviser, son incompétence, ses imprudences et son impopularité record risquent de transformer cette élection en raz-de-marée démocrate », avancent-ils dans cet avertissement au président du parti républicain, Reince Priebus.

(Avec AFP)

Trump déraille encore

Trump déraille encore

Hillary Clinton a estimé mercredi que son rival républicain Donald Trump était allé trop loin en suggérant, selon elle, une résistance des détenteurs d’armes en cas d’élection de la démocrate à la Maison Blanche en novembre.  »Hier, nous avons été les témoins de nouveaux propos qui ont dépassé les bornes, dans une longue lignée de déclarations à l’emporte-pièce », a déclaré Hillary Clinton à Des Moines, dans l’Iowa. La démocrate a énuméré la « cruauté » de son adversaire envers les parents d’un militaire américain musulman tué en Irak en 2004, son ouverture à ce que d’autres pays acquièrent l’arme nucléaire, puis le fait qu’il a, selon elle, « incité à la violence » mardi lors d’un meeting.  »Chacun de ces incidents démontre que Donald Trump n’a pas le caractère requis pour devenir président et commandant en chef des Etats-Unis », a déclaré Hillary Clinton. . Donald Trump a prévenu mardi ses partisans lors d’une réunion publique à Wilmington, en Caroline du Nord, que si Hillary Clinton était élue présidente en novembre, elle pourrait nommer les prochains juges à la Cour suprême dans le but, selon lui, d’abolir le deuxième amendement de la Constitution, qui concerne le droit de posséder des armes. Puis dans une phrase ambigüe et incomplète, il a déclaré: « Si elle a la possibilité de choisir ses juges, il n’y a rien que vous puissiez faire, les amis. Quoique les gens (qui soutiennent le) deuxième amendement… peut-être que si, je ne sais pas ». Cette formulation a été interprétée à gauche et par des éditorialistes comme un appel à peine voilé à une résistance armée. Mais Donald Trump a affirmé qu’il voulait simplement dire que les détenteurs d’armes devaient se faire entendre en allant voter en novembre lors du scrutin présidentiel.

 

(AFP)

1...1415161718



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol