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Sécurité sociale : le trou s’agrandit

Sécurité sociale : le trou s’agrandit

 

Un cri d’alarme de la commission des comptes de la Sécu qui constate une augmentation des dépenses liées en particulier aux retites et en même temps une diminution des ressources du fait des exonérations consenties par Macon.  On se souvient évidemment que Marisol Touraine avait bien imprudemment déclaré lorsqu’elle était ministre de la santé que la sécurité sociale était désormais en équilibre. Certes les comptes se sont améliorés en 2018 avec un déficit limité à un peu plus de 1 milliard. Mais pour 2019 la tendance devrait s’inverser; Selon la Commission des comptes, cette rechute « résulte pour l’essentiel d’une croissance de la masse salariale « hausse des retraites notamment). Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril. Mais à cause de la « prime Macron » votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%. Soit, au bout du compte, des « recettes plus faibles qu’attendu » de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront « respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros », estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le « creusement » du déficit « qui atteindrait alors 4,4 milliards », poursuit-elle, ajoutant que « la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause ».

Le «trou de la Sécu» : rebouché ?

Le «trou de la Sécu» : rebouché ?

 

 

Une bonne nouvelle puisque La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), organisme public chargé de combler le «trou de la Sécu», a remboursé 15,4 milliards d’euros en 2018, en ligne avec ses objectifs. En fait, cette dette pourrait être totalement remboursée en 2024. Le problème c’est que ce dispositif d’amortissement via la CRDS pourrait être prolongé non pas tellement pour boucher un nouveau trou de la sécu mais pour financer cette fois la dépendance. Théoriquement ce prélèvement a caractère exceptionnel devait cesser en 2024 (il a quand même été prolongé deux fois). Il pourrait être prolongé à nouveau voir pérenniser complètement justement pour assurer le financement de la dépendance du grand âge. En fait, la CRDS produit un tel rendement fiscal qui paraît difficile que le pouvoir se prive de cette ressource (qui tourne en moyenne autour de 10 milliards par an). Notons que discrètement le pouvoir reporte des charges sur la Sécu déjà sur la caisse d’amortissement de la dette sociale. Bref on n’en a sûrement pas terminé avec ce prélèvement dit à caractère exceptionnel de la CRDS dont on vante l’efficacité. «Près de 60% de la dette sociale reprise depuis 1996» ont été «amortis à fin 2018», indique la Cades dans un communiqué diffusé mercredi.

«Sur 260,5 milliards d’euros repris, il reste désormais 105,3 milliards d’euros à amortir», précise la Caisse, qui ne tient pas compte des 15 milliards de dette supplémentaires transférés par le budget 2019 de la Sécu. Une charge additionnelle qui ne modifie pas l’échéance du remboursement définitif, toujours prévu pour 2024.

 

Sécu : trou ou pas trou ?

Sécu : trou ou pas trou ?

 

 

Régulièrement depuis plusieurs années, on remet le fard sur la situation financière de la sécurité sociale. En son temps Marisol Touraine alors ministre de la santé avait en quelque sorte décrétée l’équilibre de la Sécu. Sans doute de manière un peu prématurée. De la même manière on annonce désormais un déficit très réduit pour 2018. En réalité l’équilibre des comptes est surtout dépendant du rapport entre cotisants et bénéficiaires. Pour 2019, on pourrait reparler de trou du fait du tassement de la croissance qui mécaniquement va entrainer la hausse du chômage et la baisse du nombre de cotisants.  Le déficit de la Sécurité sociale devrait doc se réduire fortement en 2018, selon une synthèse de la Commission des comptes consultée par l’AFP, lundi 24 septembre. Celui-ci devrait se limiter à 400 millions d’euros, bien en dessous des 2,2 milliards initialement visés par le gouvernement.

« Sans mesures nouvelles », le déficit de la Sécurité sociale pourrait de toute façon replonger à 3 milliards d’euros en 2019, prévient le document de la commission des comptes. . Mais le gouvernement doit dévoiler mardi son projet de budget de la Sécu pour 2019, qui comprendra notamment un plan de 3,8 milliards d’euros d’économies pour l’Assurance maladie et un quasi-gel des retraites et des allocations familiales.

 

 

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Lentement mais sûrement Édouard Philippe fait son trou dans l’opinion publique. Certes il ne procède pas comme Macron à coups de conférences, de réunions internationales ou de déclarations tapageuses qui occupent presque chaque jour les médias mais il creuse son sillon à la fois de manière discrète et relativement efficace. Les Français apprécient surtout cette discrétion tout autant que sa compétence et sa personnalité non clivante. Un changement assez radical par rapport à d’autres premiers ministres comme Valls par exemple. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo les Français se disent satisfaits à hauteur de 50 % concernant le premier ministre de 56%, en hausse de 10 points sur 3 mois, selon les résultats d’un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo. Point positif pour Édouard Philippe, cette forte progression est principalement due à une hausse conjointe de la satisfaction tant auprès des électeurs de gauche (+17%) que de droite (+13%). Un premier ministre «et de droite et de gauche» en somme qui bénéficie en outre d’un score de dictateur africain auprès des sympathisants LREM qui jugent son action satisfaisante à 99%. Il n’y a guère que chez les frontistes que l’on n’apprécie pas Édouard Philippe. Et encore. Ils sont 33% des sympathisants du FN à approuver son action.  Les Français le jugent ainsi majoritairement «sympathique» et «compétent» (60% et 58%). À titre de comparaison, Jean-Marc Ayrault n’enregistrait sur ces deux critères que 39% et 40% à la même période après sa nomination. Comparé à ce prédécesseur, premier ministre de François Hollande au début de son quinquennat, Édouard Philippe réalise même une performance sur le critère du charisme. 41% des Français le jugent ainsi «charismatique» quand ils n’étaient que 15% à porter le même jugement sur Jean-Marc Ayrault. Quant aux relations entre Emmanuel Macron et son premier ministre, les Français la jugent plutôt bien équilibrée puisqu’ils sont 60% à assurer que «chacun des deux occupe l’espace politique qu’il faut». Un score étonnant pour Édouard Philippe. Chef de la majorité par fonction, il n’est pourtant affilié à aucun parti, pas même celui du président de la République.

 

 

Déficit : un trou supplémentaire de 8 à 9 milliards

Déficit : un trou supplémentaire de 8 à 9 milliards

 

Un trou supplémentaire  qui vient s’ajouter au trou de l’ordre de 60 milliards. Sur la tendance, il sera donc impossible d’atteindre une limitation à 2,8 % promis par Hollande, la dérive portera porterait le déficit à 3,2 %. Il ne reste plus que six mois pour réaliser des économies et atteindre les 3 % que souhaite le Premier ministre Édouard Philippe. Environ 2 milliards pourraient être trouvés par le gel du point d’indice des fonctionnaires. Il faudra en trouver bien davantage non seulement pour réduire le déficit mais aussi pour financer les promesses électorales de Macron. Des promesses qui pourraient être décalées au début de 2018 puisqu’aucun collectif budgétaire n’est envisagé  mais pas davantage d’augmentation de la fiscalité. L’effort portera donc sur les économies internes à réaliser dans chaque ministère. Des ministères qui en général défendent bec et ongles leurs ressources. Du coup, il serait bien nécessaire de mettre en place audits  indépendants des  ministères pour passer au crible chaque dépense. La même méthode pouvant être utilisé au plan des collectivités territoriales.  Des mesures d’économies seront prises pour contenir le déficit public de la France à 3% du produit intérieur brut (PIB) en fin d’année, a donc déclaré jeudi le Premier ministre Edouard Philippe après la publication d’un rapport de la Cour des comptes constatant la nécessité d’une « action vigoureuse et rapide » pour permettre à la France de respecter ses engagements européens. Au vu de ce rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques intégrant l’audit réalisé à la demande du chef du gouvernement et ne prenant en compte que les mesures déjà votées, le quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a débuté dans un contexte économique plutôt favorable risque de connaître une entame plus complexe sur le plan budgétaire. Les marges de manœuvre manquent pour concilier sa volonté de sérieux budgétaire et la mise en œuvre du programme sur lequel il a été élu le 7 mai, notamment les mesures fiscales en faveurs des entreprises et des ménages ainsi que le plan d’investissements publics annoncé pendant la campagne. La Cour évoque « des dépenses publiques manifestement sous-évaluées » et « des recettes publiques un peu surestimées » par le précédent gouvernement et relève « l’importance des éléments d’insincérité » dans les prévisions budgétaires. Avec un risque de dépassement des dépenses estimé à 5,9 milliards d’euros sur le seul budget de l’Etat et des recettes surévaluées d’environ 2 milliards, le risque de dérapage par rapport à l’objectif d’un déficit public ramené à 2,8% du PIB fin 2017 affiché dans le programme de stabilité présenté en avril est estimé à 0,4 point de PIB. Conséquence : en l’état, sans mesures d’économies supplémentaires au-delà de la confirmation des deux à trois milliards d’euros d’annulation de crédits effectuées par le précédent gouvernement, le retour du déficit public sous le seuil de 3% du PIB « apparaît aujourd’hui peu probable » et le respect de l’objectif de 2,8% de PIB à fin 2017 « hors d’atteinte », observe la Cour des comptes . En plus de l’exécution effective de ces annulations de crédits qui permettraient simplement d’afficher un déficit à 3,2% du PIB en fin d’année, il faudrait en effet dégager dès le second semestre 4 à 5 milliards pour revenir à 3%, voire 8 à 9 milliards pour atteindre la cible de 2,8%, a souligné lors d’une conférence de presse le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud.

 » Un trou d’air intellectuel depuis une trentaine d’années »(Aude Lancelin)

 » Un trou d’air intellectuel depuis une trentaine d’années »(Aude Lancelin)

Aude Lancelin, la directrice adjointe de L’Obs, a  été licenciée en mai 2016? L’hebdomadaire de gauche avance une simple raison managériale. Aude Lancelin, compagne de l’économiste radical Frédéric Lordon, proche du mouvement Nuit Debout, avance d’autres pistes : une intervention de François Hollande, irrité par la trop grande place offerte à la gauche radicale dans un hebdomadaire social-démocrate, et un trio d’actionnaires (Pierre Bergé, Xavier Niel, Matthieu Pigasse) trop proches du pouvoir en place. Sans prendre parti, Le Journal du Dimanche a décidé de lui donner la parole. Le Monde libre, bien au-delà des portraits cruels de journalistes et intellectuels parisiens, pose à sa manière le problème de la liberté d’expression. Interview JDD :

 

 

Ce qui vous arrive, un licenciement, est la réalité de millions de Français. Pourquoi en faire un livre?
Le film des frères Dardenne sur la lutte acharnée d’une ouvrière d’usine pour échapper à un licenciement, Deux Jours, une nuit, est une des œuvres qui m’ont le plus bouleversée ces dernières années. Donc en soi un licenciement est un sujet fort et légitime qui concentre souvent dans un drame singulier la vérité de tout un fonctionnement social. Mais ce n’est pas le sujet de mon livre, et vous m’accorderez que j’y étale assez peu mes états d’âme. Le projet de ce livre est de décrire le système qui a abouti à la destruction d’un métier, le journalisme, écrasé par l’extension du domaine du management, par la promotion de la médiocrité la plus crasse, et la soumission toujours plus complète aux puissances d’argent. Il est également de penser la dérive d’une gauche de gouvernement aux abois, qui en est rendue à commanditer des licenciements politiques pour tenter d’échapper au verdict des urnes. Je me dois, en effet, de faire remarquer que, en tant qu’ex- »numéro 2″ du dernier grand hebdomadaire de la gauche française, le licenciement que j’ai connu a une dimension assez particulière. Pour reprendre les mots mêmes de Jean Stern, référence dans le domaine de l’histoire des médias, au cours d’une récente émission : c’est « la première fois depuis la Libération » qu’un journaliste est ouvertement licencié pour délit d’opinion.

De quoi L’Obs, que vous appelez l’ »Obsolète », est-il le nom?
De la déchéance de la gauche officielle, prétendument « sociale-démocrate », en réalité néolibérale et autoritaire, dont ce journal s’est fait au fil du temps le miroir, jusqu’à vouloir l’accompagner dans sa chute finale. Une gauche obligée de mentir en permanence sur elle-même, mais dont plus grand monde n’est tout à fait dupe désormais.

 

Ne craignez-vous pas de tomber dans le règlement de comptes, la vengeance?
Il fallait que les choses soient dites. À la suite de Guy Hocquenghem, l’auteur de Lettre ouverte à ceux qui sont passés du col Mao au Rotary, un journaliste de Libération en rupture de ban au milieu des années 1980, je dirais qu’il n’existe pas de divorce tacite. Je me devais d’autant plus de révéler toutes ces choses, la censure, le faux-semblant, la brutalité des coulisses médiatiques, que tout cela est d’un intérêt public extrême. Il faut que les gens sachent comment se fabriquent les idées qu’on essaie de leur faire penser, il faut qu’ils sachent comment se nouent concrètement les liens entre éditorialistes, grands capitalistes et puissance publique. Il est important de leur dire, par exemple, qu’aujourd’hui un président de la République peut alerter un actionnaire de presse au sujet de l’orientation politique d’une journaliste, ainsi que de sa vie privée, en pensant que la chose restera dans l’ombre.

Avez-vous écrit un pamphlet?
Si le pamphlet est une œuvre contestataire visant à destituer un pouvoir abusif, alors je vous répondrai oui. Si l’on y voit au contraire une entreprise de dénigrement systématique, cherchant à tout prix l’outrance, alors je dirai pas du tout. Car tout ce qui est relaté ici est vrai. Pas un seul fait, aussi révoltant ou burlesque qu’il puisse paraître, n’a été inventé.

On reconnaît tout le monde (le cofondateur de L’Obs Jean Daniel ; l’actuel directeur, Matthieu Croissandeau ; les actionnaires Xavier Niel, Matthieu Pigasse…) mais vous n’utilisez pas toujours les vrais noms. Pourquoi?
Ce sont des gens que j’ai tous connus personnellement, à une exception près, Xavier Niel, qui, quoique ne m’ayant jamais rencontrée, a estimé qu’il était opportun que je parte. Mais Matthieu Pigasse, par exemple, conserve mon estime. Écrire sur eux n’était donc pas toujours émotionnellement facile. L’usage du surnom ou du pseudo m’a aidée à prendre de la distance. Il a communiqué au livre la légèreté du romanesque. Cela m’a permis de traiter ces personnages bien réels à la manière de « caractères » littéraires.

 

Ne versez-vous pas dans l’ingratitude en dénonçant un journal qui vous a donné votre chance?
Un licenciement aussi cynique et brutal remet les compteurs à zéro, vous ne trouvez pas? Je dirais plutôt que c’est la direction de L’Obs qui s’est montrée très peu reconnaissante tout au long de son histoire à l’égard des « cautions de gauche » dans mon genre, qui ont pourtant beaucoup fait pour son image de marque. Même le grand André Gorz [l'un des fondateurs du journal en 1964, ndlr] a notoirement payé sa radicalité par de nombreux tourments lorsqu’il y travaillait. Le comble de l’ingratitude, c’est plutôt, lorsqu’on est un enfant de L’Obs, de contribuer à un plan de départs d’une grande brutalité. Mes rapports sont de vive amitié aujourd’hui encore avec la base de L’Obs. Celle-ci m’a massivement soutenue dans la tourmente et la plupart comprennent très bien aujourd’hui que ce n’est pas le journal que j’attaque mais ceux qui sont en train de le saccager, au contraire.

Vos pires ennemis reconnaissent tous votre courage. Il vient d’où?
Vous me l’apprenez. [Rires.] Je crois aux idées, rien de plus. Celles-ci me paraissent suffisamment importantes pour qu’on accepte de souffrir pour elles, c’est tout.

 

Comment jugez-vous la vie intellectuelle en France, manque-t-elle justement de courage?
De courage, je ne dirais pas ça. Mais il y a eu un véritable trou d’air, un spectaculaire affaissement de la vie intellectuelle française depuis une trentaine d’années et les médias y ont largement contribué. Pendant les années 1990 et 2000 notamment, la plupart ont entièrement truqué les éléments du débat au profit d’imposteurs et poussé toutes sortes d’énergumènes toujours violemment réactionnaires sur le devant de la scène. L’esprit public en a été durablement abîmé. Nous allons mettre du temps à remonter cette pente-là.

Le livre dénonce une gauche de plus en plus à droite. Qu’est-ce qu’être de gauche aujourd’hui?
Avant tout, c’est défendre le faible contre la myriade d’exploitations variées que le fort est en train de réinventer sous couvert de « modernité ». Le contraire du « monde Uber » et du « monde El Khomri » prônés par les Valls et les Macron, en somme. En faut-il de l’impudence, et même de la perversion, pour se dire de gauche quand on œuvre sans relâche à la destruction de ce qui protège encore les plus démunis! Ce qui s’est passé ces cinq dernières années est à cet égard voué à entrer dans l’Histoire.

Vous n’assurez pas vos arrières. Comment voyez-vous votre avenir professionnel?
Ce livre est évidemment une lettre d’adieu à ces lieux qu’on appelle encore « journaux » par habitude, mais où l’esprit a été vaincu, où les combats ne sont plus que d’apparence. Pour autant, ce n’est nullement un adieu à ce métier. Les journalistes étouffent, nous sommes nombreux à ne plus supporter d’être les hochets de géants des télécoms instrumentalisant la presse à leurs propres fins. Avec l’aide de lecteurs, eux aussi, spoliés, une autre histoire reste à écrire.

Le Monde libre, Aude Lancelin, Les liens qui libèrent, 240 p., 19 € (en librairies mercredi).

Fin du trou de la sécu : la presse conteste Marisol Touraine

Fin du trou de la sécu : la presse conteste Marisol Touraine

 

 

La  presse conteste la fin du trou de la sécu annoncée par Marisol Touraine. Cette annonce constitue évidemment une escroquerie ( déjà confirmée deux jours après par les augmentations de dépenses d’août). D’abord les comptes ne seront pas équilibrés en 2017. Ensuite on oublie la dette de 160 milliards qui, elle demeure. C’est un peu comme si dans un ménage on parvenait à qui libère ses compte en devant mais en ayant une dette représentant 25% des ses revenus. Certes. La situation s’est certes améliorée un peu, c’est tant mieux mais le résultat doit beaucoup aussi à la baisse des taux d’intêret. Au moins 2 milliards ont été ainsi économisé. Comme pour la tête de l’État qui a encore augmenté mais pourtant dont la charge des intérêts s’est stabilisée à 40 milliards. Enfin et peut-être surtout la Sécu n’a pas provisionné les futures retraites des fonctionnaires. L’État pas davantage.  Une bricole qui représente environ 2000 milliards  « Fini le trou de la sécu » affirme pourtant l’inénarrable Touraine . Pour elle, le déficit de la sécu est réglé. Pour la ministre de la Santé, « l’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux ». (Sécu, Assedic, retraites tous dans le rouge avec des dettes colossales NDLR) »Nous aurons sauvé la Sécu », poursuit-elle. Avec des chiffres qui disent le contraire : « Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c’est l’épaisseur du trait », ajoute-t-elle. Le déficit du Fonds de solidarité vieillesse « sera stabilisé » à 3,8 milliards d’euros en 2016 et en 2017. L’assurance-vieillesse dégagera quant à elle un excédent de 1,6 milliard en 2017, et le déficit de l’assurance-maladie passera de 4,1 milliards en 2016 à 2,6 milliards d’euros en 2017. Il faudra que Marisol Touraine refasse ses additions. En outre elle hypothèque les résultats de 2017 alors qu’elle ne sera plus ministre de la santé après les élections présidentielles. On parle de la ministre favorite de Hollande en Indre et Loire (mairie de tours), là où l’ancienne favorite de Louis XIV, Louise de La Vallière, s’était déjà retirée près de Tours avoir été écarté du pouvoir de séduction. La Vallière était entrée dans les ordres, Touraine mériterait de se convertir dans  ordres comptables ! Du coup la presse massacre à juste titre la ministre de la santé. La presse n’est pas dupe du discours gouvernemental et de son « habillage de communication », pour reprendre l’expression de Jean-Louis Hervois dans La Charente libre« Dommage que l’on ne soit pas plus souvent en période préélectorale. Nous aurions chaque jour une excellente nouvelle du gouvernement sortant », se gausse Jean-Michel Servant dans Le Midi libre« Voilà que le légendaire trou de la Sécurité sociale est sur le point d’être comblé. Bouché. Effacé en deux temps et trois mouvements, après d’ultimes +réglages+ budgétaires. »  Dans La Montagne, Bernard Stephan remarque qu‘ »une déclaration gouvernementale qui annonce la fin du trou de la Sécu en 2017, au lendemain de l’élection présidentielle, est forcément suspectée ». De fait, Le Parisien rappelle que la ministre n’a parlé « que du régime général » et a « +oublié+, dans son décompte, le fonds de solidarité vieillesse » et son déficit prévu de 3,8 Mds d’euros. Encore plus sceptique, Le Figaro explique « comment le gouvernement embellit les comptes de la Sécurité sociale »: « un résultat obtenu grâce à la réforme Woerth sur les retraites, mais aussi à des artifices comptables, à des hausses de taxes et à des économies annoncées mais encore à réaliser ». « Bref, ce n’est pas tout à fait la fin du trou », conclut Libération.« Ce sont d’abord les Français qui, soit en mettant doublement la main à la poche, soit en renonçant pour certains à se faire soigner, ont permis ce résultat en trompe l’œil », insiste Bruno Dive dans son éditorial de Sud-Ouest. Dans La Voix du Nord, Matthieu Verrier note que « la tatillonne Cour des comptes préconise plus d’efforts et les prévisions de croissance sur lesquelles se base le ministère sont optimistes ». Conclusion: « la véritable fin du trou ne pourra être constatée qu’en fin 2017, après la présidentielle ». Certes, « François Hollande laissera une situation bien meilleure que celle dont il a hérité (plus de 20 milliards de déficit en 2011) », admet Philippe Marcacci dans L’Est républicain. Mais« de là à voir le malade guéri ! Il y a un monde. Même, pour une ministre de la Santé, cela revient à confondre courte période de rémission à guérison totale »

Fin du trou de la sécu : la presse conteste Marisol Touraine dans actu-économie politique

Trou de la sécu : hausse des dépenses en août

Trou de la sécu : hausse des dépenses en août

Pas de chance pour Marisol Touraine qui, il y a quelques jours, annonçait la fin du trou de la sécu. Une annonce erronée évidemment et contredite par les récentes hausses des dépenses. Les dépenses du régime général d’assurance maladie ont en effet augmenté de 3,7% le mois dernier en France par rapport au mois d’août 2015, accélérant leur progression par rapport à juillet (+2,8%), selon les données corrigées des jours ouvrés et des variations saisonnières publiées lundi par la Cnamts. La Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés précise que leur progression sur les douze derniers mois s’est établie à 1,9% en août, confirmant l’accélération entamée en juillet, où elle s’était élevée à 1,6% après être progressivement passée de 2,2% à fin janvier à 1,5% à fin juin. L’annonce de Marisol Touraine constituait bien entendu une escroquerie. Les comptes ne seront pas équilibrés en 2017. Ensuite on oublie la dette de 160 milliards qui, elle,  demeure. C’est un peu comme si dans un ménage on parvenait à qui libère ses compte en devant mais en ayant une dette représentant 25% des ses revenus. Certes. La situation s’est certes améliorée un peu, c’est tant mieux mais le résultat doit beaucoup aussi à la baisse des taux d’intérêt. Au moins 2 milliards ont été ainsi économisé. Comme pour la tête de l’État qui a encore augmenté mais pourtant dont la charge des intérêts s’est stabilisée à 40 milliards. Enfin et peut-être surtout la Sécu n’a pas provisionné les futures retraites des fonctionnaires. L’État pas davantage.  Une bricole qui représente environ 2000 milliards  « Fini le trou de la sécu » affirme pourtant l’inénarrable Touraine qui est à la santé ce que Poivre d’Arvor est à la littérature ou McDo à la gastronomie. Bref une énarque. Pour elle, le déficit de la sécu est réglé. Pour la ministre de la Santé, « l’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux ». (Sécu, Assedic, retraites tous dans le rouge avec des dettes colossales NDLR) »Nous aurons sauvé la Sécu », poursuit-elle. Avec des chiffres qui disent le contraire : « Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c’est l’épaisseur du trait », ajoute-t-elle. Le déficit du Fonds de solidarité vieillesse « sera stabilisé » à 3,8 milliards d’euros en 2016 et en 2017. L’assurance-vieillesse dégagera quant à elle un excédent de 1,6 milliard en 2017, et le déficit de l’assurance-maladie passera de 4,1 milliards en 2016 à 2,6 milliards d’euros en 2017. Il faudra que Marisol Touraine refasse ses additions. En outre elle hypothèque les résultats de 2017 alors qu’elle ne sera plus ministre de la santé après les élections présidentielles. On parle de la ministre favorite de Hollande en Indre et Loire (mairie de tours), là où l’ancienne favorite de Louis XIV, Louise de La Vallière, s’était déjà retirée près de Tours avoir été écarté du pouvoir de séduction. La Vallière était entrée dans les ordres, Touraine mériterait de se convertir dans  ordres comptables

 

Fin du trou de la sécu : la presse conteste Marisol Touraine

Fin du trou de la sécu : la presse conteste Marisol Touraine

 

 

La  presse conteste la fin du trou de la sécu annoncée par Marisol Touraine. Cette annonce constitue évidemment une escroquerie escroquerie bien. D’abord les comptes ne seront pas équilibrés en 2017. Ensuite on oublie la dette de 160 milliards qui, elle demeure. C’est un peu comme si dans un ménage on parvenait à qui libère ses compte en devant mais en ayant une dette représentant 25% des ses revenus. Certes. La situation s’est certes améliorée un peu, c’est tant mieux mais le résultat doit beaucoup aussi à la baisse des taux d’intêret. Au moins 2 milliards ont été ainsi économisé. Comme pour la tête de l’État qui a encore augmenté mais pourtant dont la charge des intérêts s’est stabilisée à 40 milliards. Enfin et peut-être surtout la Sécu n’a pas provisionné les futures retraites des fonctionnaires. L’État pas davantage.  Une bricole qui représente environ 2000 milliards  « Fini le trou de la sécu » affirme pourtant l’inénarrable Touraine qui est à la santé ce que Poivre d’Arvor est à la littérature ou McDo à la gastronomie. Bref une énarque. Pour elle, le déficit de la sécu est réglé. Pour la ministre de la Santé, « l’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux ». (Sécu, Assedic, retraites tous dans le rouge avec des dettes colossales NDLR) »Nous aurons sauvé la Sécu », poursuit-elle. Avec des chiffres qui disent le contraire : « Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c’est l’épaisseur du trait », ajoute-t-elle. Le déficit du Fonds de solidarité vieillesse « sera stabilisé » à 3,8 milliards d’euros en 2016 et en 2017. L’assurance-vieillesse dégagera quant à elle un excédent de 1,6 milliard en 2017, et le déficit de l’assurance-maladie passera de 4,1 milliards en 2016 à 2,6 milliards d’euros en 2017. Il faudra que Marisol Touraine refasse ses additions. En outre elle hypothèque les résultats de 2017 alors qu’elle ne sera plus ministre de la santé après les élections présidentielles. On parle de la ministre favorite de Hollande en Indre et Loire (mairie de tours), là où l’ancienne favorite de Louis XIV, Louise de La Vallière, s’était déjà retirée près de Tours avoir été écarté du pouvoir de séduction. La Vallière était entrée dans les ordres, Touraine mériterait de se convertir dans  ordres comptables ! Du coup la presse massacre à juste titre la ministre de la santé. La presse n’est pas dupe du discours gouvernemental et de son « habillage de communication », pour reprendre l’expression de Jean-Louis Hervois dans La Charente libre. « Dommage que l’on ne soit pas plus souvent en période préélectorale. Nous aurions chaque jour une excellente nouvelle du gouvernement sortant », se gausse Jean-Michel Servant dans Le Midi libre« Voilà que le légendaire trou de la Sécurité sociale est sur le point d’être comblé. Bouché. Effacé en deux temps et trois mouvements, après d’ultimes +réglages+ budgétaires. »  Dans La Montagne, Bernard Stephan remarque qu‘ »une déclaration gouvernementale qui annonce la fin du trou de la Sécu en 2017, au lendemain de l’élection présidentielle, est forcément suspectée ». De fait, Le Parisien rappelle que la ministre n’a parlé « que du régime général » et a « +oublié+, dans son décompte, le fonds de solidarité vieillesse » et son déficit prévu de 3,8 Mds d’euros. Encore plus sceptique, Le Figaro explique « comment le gouvernement embellit les comptes de la Sécurité sociale »: « un résultat obtenu grâce à la réforme Woerth sur les retraites, mais aussi à des artifices comptables, à des hausses de taxes et à des économies annoncées mais encore à réaliser ». « Bref, ce n’est pas tout à fait la fin du trou », conclut Libération.« Ce sont d’abord les Français qui, soit en mettant doublement la main à la poche, soit en renonçant pour certains à se faire soigner, ont permis ce résultat en trompe l’œil », insiste Bruno Dive dans son éditorial de Sud-Ouest. Dans La Voix du Nord, Matthieu Verrier note que « la tatillonne Cour des comptes préconise plus d’efforts et les prévisions de croissance sur lesquelles se base le ministère sont optimistes ». Conclusion: « la véritable fin du trou ne pourra être constatée qu’en fin 2017, après la présidentielle ». Certes, « François Hollande laissera une situation bien meilleure que celle dont il a hérité (plus de 20 milliards de déficit en 2011) », admet Philippe Marcacci dans L’Est républicain. Mais« de là à voir le malade guéri ! Il y a un monde. Même, pour une ministre de la Santé, cela revient à confondre courte période de rémission à guérison totale »

En 2017 : disparition du trou de la sécu ou de Marisol Touraine ?

En 2017 : disparition du trou de la sécu ou de Marisol Touraine ?

 

 

Fini le trou de la sécu affirme l’inénarrable Touraine qui est à la santé ce que Poivre d’Arvor est à la littérature ou McDo à la gastronomie. Bref une énarque. Pour elle, le déficit de la sécu est réglé. Pour la ministre de la Santé, « l’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux ». (Sécu, Assedic, retraites tous dans le rouge avec des dettes colossales NDLR) »Nous aurons sauvé la Sécu », poursuit-elle. Avec des chiffres qui disent le contraire : « Le régime général, qui affichait 17,4 milliards de déficit en 2011, sera à 400 millions de l’équilibre. Pour un budget de 500 milliards, c’est l’épaisseur du trait », ajoute-t-elle. Le déficit du Fonds de solidarité vieillesse « sera stabilisé » à 3,8 milliards d’euros en 2016 et en 2017. L’assurance-vieillesse dégagera quant à elle un excédent de 1,6 milliard en 2017, et le déficit de l’assurance-maladie passera de 4,1 milliards en 2016 à 2,6 milliards d’euros en 2017. Il faudra que Marisol Touraine refasse ses additions. En outre elle hypothèque les résultats de 2017 alors qu’elle ne sera plus ministre de la santé après les élections présidentielles. On parle de la ministre favorite de Hollande en Indre et Loire (mairie de tours), là où l’ancienne favorite de Louis XIV, Louise de La Vallière, s’était déjà retirée près de Tours avoir été écarté du pouvoir de séduction. La Vallière était entrée dans les ordres, Touraine mériterait de se convertir à l’ordre comptable !

Le Trou de la sécu sera bouché…. Bientôt !(Touraine)

Le Trou de la sécu sera bouché…. Bientôt !(Touraine)

 Période électorale oblige il faut valoriser le bilan,  Marisol Touraine ne fait pas dans la dentelle en annonçant que le règlement des déséquilibres financiers de la Sécu est à portée de main ! Marisol Touraine a annoncé dimanche que la prévision déjà améliorée en juin est revue à la baisse à moins de 5 milliards en 2016 pour le régime général. Mais en oubliant de parler du fond solidarité vieillesse. En réalité le déficit de 1016 pourrait être de 9 milliards au lieu de 10. En outre Marisol Touraine à aussi omis  de parler des conditions d’apurement de l’énorme déficit cumulé de l’ordre de 230 milliards, une paille !  Certes on constate une légère réduction du déficit mais le rétablissement des équilibres financiers est encore loin.  La Cour des Comptes avait indiqué qu’elle était dans l’incapacité de prévoir une date pour le rééquilibrage des comptes de la Sécu (pas avant 2020) la commission des comptes de la sécurité sociale est plus complaisante ;  elle juge qu’il faudra faire des efforts supplémentaires par rapport à ceux demandés par le gouvernement. Une sorte d’euphémisme puisque ce déficit de la sécu est de l’ordre  de 9 milliards et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards !  La vérité c’est que la dérive est incontrôlable et que la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent. Le gouvernement doit aller au-delà des efforts de maîtrise des dépenses de santé déjà prévus pour tenir ses objectifs de baisse du déficit de la protection sociale en 2016, juge donc  la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Ce qui n’empêche pas Marisol Touraine de déclarer « Je suis en mesure de vous annoncer que les résultats 2016 seront encore meilleurs que ce que l’on envisageait au mois de juin », a déclaré la ministre des Affaires sociales Marisol Touraine dimanche au Grand Jury RTL- « Le Figaro » -LCI, en évoquant un déficit du régime général « nettement en dessous de 5 milliards ». En oubliant bien sûr les 4 milliards du fonds de solidarité vieillesse (FSV). Les chiffres définitifs seront communiqués par la Commission des comptes de la Sécurité sociale le 22 septembre. En attendant, la prévision officielle demeure celle de juin : un solde négatif de 9,1 milliards en 2016, composé de 5,2 milliards de déficit du côté des quatre branches du régime général, et de 3,9 milliards en y ajoutant le Fonds de solidarité vieillesse (FSV). Ce dernier est plombé par le grand nombre de chômeurs car il finance les retraites des travailleurs n’ayant pas assez cotisé.

Déchets radioactifs : dans un trou en attendant 100 000 ans

Déchets radioactifs : dans un trou en attendant 100 000 ans

Dans sa « grande sagesse », le Parlement français a donc approuvé le projet de stockage provisoire pendant 100 000 ans de déchets radioactifs les plus dangereux. Un  feu vert à la poursuite du projet de Centre industriel de stockage géologique (Cigéo) à Bure (Meuse), dans la nouvelle région Grand Est André Vallini, secrétaire d’Etat au développement, a apporté lundi le soutien du gouvernement à cette proposition. « C’est une étape importante dans un processus de long terme », a-t-il dit. « Le gouvernement soutient pleinement ce texte ». Comme au Sénat, tous les groupes de l’Assemblée ont voté ce texte à l’exception des élus écologistes qui ont défendu, en vain, plusieurs motions de procédure. Le projet de loi prévoit la conservation des déchets à vie longue à 500 mètres de profondeur dans une couche d’argile. Les écologistes estiment notamment que ces déchets « resteront radioactifs pendant plus de 100.000 ans et certains pendant un million d’années », mettant ainsi « en danger la nappe phréatique et les terres en surface ». Cette proposition de loi, qui complète notamment la loi du 28 juin 2006, ne porte pas sur le principe même du stockage souterrain mais sur les modalités de la réversibilité de ce stockage dans le but de la prévoir et de la faciliter si une autre solution technique était mise au point à l’avenir. Ce texte ne vaut pas décision d’exploitation du centre, la décision ultime revenant au pouvoir public. Celui-ci devra prendre le décret d’autorisation de création après une enquête publique, sous le contrôle de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Ce n’est qu’après ce décret d’autorisation, prévu vers 2025, qu’une phase industrielle pilote sera mise en oeuvre pendant une période d’au moins cinq ans. Le rapporteur de la commission, Christophe Bouillon (PS), a précisé que durant cette phase industrielle pilote seront réalisées des opérations d’essais de stockage.

(Avec Reuters)

Retraites complémentaires fonctionnaires : encore un trou financier

Retraites complémentaires fonctionnaires : encore un trou financier

 

Les sociétaires du Corem, un régime de retraite complémentaire en grande partie destiné aux agents de la fonction publique, n’ont pas fini de mettre la main au portefeuille… ni d’arpenter les couloirs des tribunaux. Selon leur association de défense, le parquet de Paris vient en effet d’ouvrir une enquête préliminaire visant l’union mutualiste retraite (UMR), qui gère le Corem, consécutive à leur plainte pour tromperie.  Le Corem un régime de retraite complémentaire en grande partie destiné aux agents de la fonction publique, a été vendu comme un produit «sûr et performant», bien distinct du tristement célèbre Cref auquel il succède et qui était le principal complément de retraite facultatif des fonctionnaires jusqu’en 2002. Dissous à cette date, le produit avait fait 450.000 personnes lésées. Alors que les versements de ce fonds étaient supposés être indexés sur les traitements de la fonction publique, ils avaient au contraire baissé. L’affaire avait valu à l’Etat une condamnation pour faute lourde.  Mais malgré les promesses de l’UMR (l’union mutualiste retraite), qui lui ont permis d’attirer 30.000 nouveaux cotisants depuis 2002, les sociétaires du Corem dénoncent aujourd’hui «un scénario identique à celui de 2002, en plus sévère». Ils ont récemment avalé plusieurs couleuvres: 110.000 anciens fonctionnaires allocataires de ce produit financier ont subi une baisse de 30% des rentes, depuis le 1er janvier dernier. Les plus vieux allocataires avaient déjà essuyé une baisse de leurs rentes de 16% en 2002. Les cotisants ont aussi vu le taux de rendement de leurs cotisations baisser, et ils doivent désormais attendre 62 ans et non plus 60 ans pour percevoir leur retraite complémentaire à taux plein. «Une nouvelle fois, des centaines de milliers d’adhérents sont trompés et trahis dans les engagements pris dans la commercialisation du Cref/Corem», s’indigne le comité d’information et de défense des sociétaires du CREF (CIDS). Le régime est en effet doublement plombé financièrement. Par l’héritage du Cref d’abord, qui induit un passif que l’UMR a «soigneusement caché à ses futurs cotisants dans les documents promotionnels», dénonce le CIDS. Après la quasi-faillite du Cref en 2002, un décret avait en effet donné 25 ans à son successeur pour reconstituer ses provisions, et combler le trou d’un milliard d’euros constaté en 2002. Par les taux bas ensuite, qui «se traduisent mécaniquement par une réduction de la capacité [des retraites complémentaires] à distribuer des pensions en ligne avec les attentes de leurs cotisants», met en garde le régulateur du secteur de l’assurance. En juin dernier, le sous-gouverneur de la Banque de France rappelait ainsi, visant notamment le Corem, que «les montants annoncés lors de la souscription de ces contrats ne sont en aucun cas garantis. Il importe que la communication soit très claire sur ce point et sur les risques courus par les souscripteurs».

 

(Info Le Figaro)

 

Croissance Japon : L’industrie sort du trou

Croissance Japon : L’industrie sort du trou

C’est pas le Pérou en mai mais c’est mieux qu’avant notamment en avril. L’indice qui mesure l’évolution de l’industrie passe la barre des 50 qui mesure la limite entre progression et contraction. L’industrie japonaise a renoué avec la croissance en mai avec la progression des nouvelles commandes et de la production, montre l’étude Markit/JMMA auprès des directeurs d’achat publiée lundi. L’indice PMI manufacturier Markit/JMMA s’est élevé à 50,9 en mai en version définitive, ce qui est inchangé par rapport à sa version préliminaire et supérieur au 49,9 enregistré en avril. En fait comme dans d’autres pays la croissance du japon faiat du yo-yo.  La croissance s’est accélérée au premier trimestre au Japon, mais l’activité manufacturière s’est contractée en avril pour la première fois depuis près d’un an puis s’est donc redresse en mai.   Le pays sort difficilement de la récession. Ses entreprises renâclent à investir malgré des bénéfices records et les consommateurs continuent de tenir fermement serrés les cordons de la bourse. Dans ce contexte, la Banque du Japon (BoJ) peine à respecter son engagement de redresser l’inflation à 2% alors qu’elle fait massivement tourner la planche à billets. L’inflation de base a certes atteint 2,2% sur un an en avril mais elle devrait replonger vers zéro en mai lorsqu’aura disparu l’effet de la hausse de la TVA intervenue le 1er avril 2014. Contrairement aux espoirs de la BoJ, ses injections de liquidités n’entraînent pas non plus de revalorisation des salaires. Les statistiques montrent que les salaires de base n’ont quasiment pas évolué en mars et que les salaires réels, ajustés de l’inflation, déclinent depuis désormais deux ans. La croissance s’est cependant  accélérée au premier trimestre au Japon, qui se relève doucement d’une récession, mais la consommation des ménages reste atone, un défi pour le gouvernement et la Banque du Japon (BoJ) aux prises avec une déflation tenace. Le produit intérieur brut (PIB) a progressé entre janvier et mars de 0,6% d’un trimestre sur l’autre, après une expansion de 0,3% dans les trois derniers mois de 2014, selon des statistiques publiées ce matin. Si certains économistes ont salué « de bons chiffres du PIB », tous n’étaient pas de cet avis. « L’accélération s’explique essentiellement par le bond constaté au niveau des stocks » (des entreprises), a ainsi estimé Marcel Thieliant, de Capital Economics, qui prédit « un ralentissement » au deuxième trimestre et une croissance « proche de zéro » sur l’ensemble de 2015. Point noir, la consommation des ménages, fortement ébranlée par une augmentation de la TVA nippone en avril 2014, a encore manqué d’éclat en ce début d’année. La faute à des rémunérations qui ont tendance à stagner dans un marché du travail certes quasiment en plein emploi (taux de chômage de 3,4%), mais où la précarité progresse.  En 2014, le Japon a vu son PIB se contracter de 0,1%, un revers pour le gouvernement, après une croissance de 1,7% en 2012 et de 1,6% en 2013.

Budget 2014:nouveau trou de 10 milliards d’euros

Budget 2014:nouveau  trou de 10 milliards d’euros

 

L’impôt tue l’impôt ; la preuve, il manque 10 milliards dans le budget 2014 et du coup le déficit va complètement dériver. De quoi donner des armes à Bruxelles pour punir la France dans quelques mois  mais ce serait une amende de 4 milliards environ qui plomberait un peu plus les comptes !  En fait ce sont les impôts qui rentrent mal, l’impôt sur les revenus, sur les sociétés et sur la TVA. Bref le cercle vicieux, la fiscalité plombe la croissance et les recettes fiscales baissent mécaniquement ;  mais le gouvernement accroit encore la pression fiscale (sans parler du prix des services) et la croissance est encore davantage inexistante. Le  trou de 10 milliards d’euros d’autant plus difficile à comprendre que les recettes non fiscales (amendes, jeux, …) ressortent à 13,7 milliards d’euros alors qu’était prévu 14,2 milliards d’euros.  C’est donc du côté de l’impôt qu’il faut regarder. Les recettes fiscales étaient estimées à 284,7 milliards d’euros. Elles n’atteignent finalement que 272,9 milliards d’euros. Et différents impôts sont en cause.  Tout d’abord, l’impôt sur le revenu. Il devait rapporter 75,3 milliards d’euros, finalement cela ne sera que 68,3 milliards d’euros. Ensuite, l’impôt sur les sociétés ne devrait rapporter que 34,9 milliards d’euros alors que Bercy tablait sur 36,2 milliards d’euros. Et enfin, la TVA rapporterait finalement 137,8 milliards d’euros contre 139,3 milliards d’euros estimés.  Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget, a tenté, le 1er décembre, d’apporter certaines réponses. Celui lui, le manque à gagner serait, en partie, dû au geste fiscal pour les plus modeste, à une « importante moins-value sur les revenus des capitaux mobiliers » et les plus-values mobilières, et à une baisse des bénéfices, notamment pour les artisans qui intègrent ces bénéfices dans leur revenu imposable. Autre explication: la faible croissance. Elle ne dépassera pas 0,4% du PIB alors l’hypothèse de base était 0,9%. Pour certains, la raison serait surtout la courbe de Laffer « trop d’impôt tue l’impôt ».

Budget : un trou de 11 milliards

Budget : un trou de 11 milliards

 

 Le déficit du budget de l’Etat français à fin octobre s’est contracté à 86,0 milliards d’euros contre 94,6 milliards un an plus tôt à la même période, selon les données publiées vendredi par le ministère du Budget. Les recettes du budget de l’Etat (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 244,4 milliards d’euros contre 231,0 milliards un an plus tôt, en hausse de 5,8%. Les dépenses ont quant à elles progressé de 1,7% à 325,5 milliards d’euros (317,4 milliards hors dépenses exceptionnelles) contre 320,1 milliards à fin octobre 2012. Comme depuis le début de l’année, la hausse des recettes fiscales est tirée par les rentrées d’impôt sur le revenu et sur les sociétés en raison de l’augmentation des prélèvements. Mais le niveau des recettes de TVA (+1,9% à 112,2 milliards) est toujours limité du fait de la conjoncture et de la faible inflation. Le déficit du budget de l’Etat devrait atteindre 71,9 milliards d’euros fin 2013 contre 62,3 milliards prévus à l’origine, soit une amélioration de 15 milliards par rapport à 2012, selon le projet de loi de finances rectificative en cours d’examen à l’Assemblée nationale. Les dépenses de l’Etat atteindraient comme prévu 279 milliards d’euros hors charge de la dette et pensions. Elles seraient au total légèrement inférieures aux prévisions, à 378 milliards d’euros, la charge de la dette et le montant des pensions devant être moins élevés que prévu. Quant aux recettes, à près de 302 milliards d’euros, elles seraient inférieures de près de 11 milliards à la prévision initiale, conséquence notamment d’une croissance économique plus faible qu’espéré.

 

Trou de la Sécu : 14 milliards en 2013

Trou de la Sécu : 14 milliards en 2013

Si « de premiers résultats » ont été obtenus pour réduire le « trou de la Sécu » en 2011 puis 2012, le redressement des comptes sociaux connaîtra un « véritable coup d’arrêt » en 2013, note l’institution dans son rapport annuel sur la Sécurité sociale.   »L’interruption du mouvement de réduction du déficit est préoccupante même si elle résulte largement de l’atonie de la croissance », a relevé le premier président de la Cour Didier Migaud.  Cette année, le déficit du régime général (salariés du privé) devrait ainsi s’élever à 14,3 milliards d’euros, hors Fonds de solidarité vieillesse.  Ces comptes vont être ajustés le 26 septembre, lors de la présentation du budget de la Sécu 2014 par le gouvernement, qui s’est engagé à limiter le déficit public à 3,6% du PIB fin 2014. Plus généralement, la Cour évoque une « spirale » de la dette sociale « anormale et particulièrement dangereuse », dont l’encours global « devrait passer de 147 milliards d’euros à 159 milliards d’euros entre 2011 et 2013″, selon M. Migaud.  Il a fait valoir que dans la zone euro « seules la Grèce et l’Espagne » ont connu en 2012 un déficit supérieur des administrations sociales.   »Résorber le déficit de la Sécurité sociale doit constituer une priorité majeure » et c’est « essentiellement en pesant sur la dépense que la trajectoire de retour à l’équilibre doit se poursuivre et s’accélérer », relève l’institution.  Il  existe « des gisements d’économies considérables » dans l’assurance maladie, dont le déficit devrait atteindre près de 8 milliards en 2013, « sans compromettre, bien au contraire, la qualité des soins ni l’égalité d’accès au système de santé », a estimé M. Migaud.  La progression des dépenses de santé remboursées par l’assurance maladie, fixée chaque année par l’Ondam (objectif national des dépenses de l’assurance maladie), doit être limitée à 2,4% en 2014 (au lieu de 2,6% prévu) puis 2,3% en 2015 et 2016, selon la Cour.  En 2012, ces dépenses se sont élevées à 170,3 milliards d’euros.  Cinq chapitres sont en outre consacrés aux hôpitaux, privés ou publics, en particulier au développement de la chirurgie ambulatoire (actes chirurgicaux pratiqués à l’hôpital permettant la sortie le jour même du patient).  Quatre interventions sur dix sont pratiquées sur ce modèle en France, contre huit sur dix dans plusieurs pays « qui nous sont comparables ». Or, le développement de la chirurgie ambulatoire permettrait d’économiser 5 milliards d’euros.  Des efforts peuvent également être réalisés sur les dépenses liées à la biologie médicale, dont le coût représente six milliards d’euros pour l’assurance maladie. La récente réorganisation des laboratoires « est encore bien trop timide pour faire baisser les coûts », relève la Cour. L’objectif est d’agir à la fois sur la tarification des actes et sur leur nombre afin d’économiser « de l’ordre de 500 millions d’euros ».  Autre piste d’économies: la permanence des soins la nuit, les jours fériés et les week-ends, où l’on assiste à une « explosion des dépenses de l’assurance maladie qui ont triplé depuis 2001″.  La CSMF, premier syndicat de médecins libéraux, a aussitôt dénoncé une « stigmatisation ».

 

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

Trou de la sécu : critiques de l’hôpital et des labos

 

Un « coup d’arrêt », voilà ce qui inquiète la Cour dans la réduction des déficits observé en 2013 en raison de la crise. Elle détaille donc les pistes d’économies possibles: un « éventuel retrait » de la Sécu dans l’optique,  le développement de la chirurgie sans hébergement à l’hôpital ou la révision des tarifs des analyses. Le trou de la branche maladie, la plus déficitaire, devrait se creuser à près de 8 milliards d’euros cette année. La Cour suggère notamment de réfléchir à ce que l’assurance maladie se retire de l’optique, déjà peu remboursé et largement pris en charge par les complémentaires santé. « Dès lors que l’assurance maladie complémentaire serait généralisée, (…) pourrait se poser, s’agissant de l’optique correctrice, le réexamen de son articulation avec l’assurance maladie obligatoire. Cela engloberait une réflexion sur un éventuel retrait de cette dernière du champ », affirme la Cour des comptes. Cette suggestion est avant tout symbolique, l’assurance maladie ne remboursant que 200 millions d’euros au titre des dépenses d’optique, quand les complémentaires les prennent en charge à hauteur de 3,7 milliards d’euros. Ce « retrait continu » de la Sécu signe « un grave échec », pour la Cour des comptes. Mais dans un marché qu’elle juge « dynamique et opaque », elle appelle les pouvoirs publics à faire « des choix clairs », pour rendre ce marché plus transparent et plus concurrentiel. Autres pistes d’économies selon la Cour: les hôpitaux, auxquels elle consacre cinq chapitres de son rapport. Il s’agit notamment de développer la chirurgie ambulatoire, c’est-à-dire les actes chirurgicaux pratiqués à l’hôpital permettant la sortie le jour même du patient. Quatre interventions sur dix sont pratiquées sur ce modèle en France, contre huit sur dix dans plusieurs pays « qui nous sont comparables ». « A cet égard, le considérable retard de la chirurgie ambulatoire dans notre pays est préjudiciable », note la Cour, soulignant que le développement de cette pratique permettrait d’économiser 5 milliards d’euros. Des efforts peuvent également être réalisés dans les dépenses liées à la biologie médicale, dont le coût représente six milliards d’euros pour l’assurance maladie. La récente réorganisation des laboratoires « est encore bien trop timide pour faire baisser les coûts », relève la Cour qui appelle à « une action beaucoup plus déterminée » afin de réaliser « des économies très importantes ». Elle réclame notamment un meilleur encadrement des examens et une « politique tarifaire plus étroitement en cohérence avec les gains de productivité du secteur ». L’objectif est d’agir à la fois sur la tarification des actes et sur leur nombre: « une économie de l’ordre de 500 millions d’euros (…) pourrait résulter rapidement d’actions résolues dans cette double direction ».

Des obligations pour boucher le trou du scandale de la banque Monte Paschi

Des obligations pour boucher le trou du scandale de la banque Monte Paschi

 

Le recours  à des obligations pour renflouer la banque Monte Paschi est licite, a jugé un tribunal samedi, le scandale entourant la plus ancienne banque du monde risquant par ailleurs de prendre de l’ampleur à trois semaines d’élections législatives. Les magistrats de trois villes italiennes qui enquêtent sur la banque toscane doivent convoquer de nouveaux témoins la semaine prochaine à la suite des témoignages apportés par une kyrielle de banquiers, rapporte la presse. Il est reproché à Banca Monte dei Paschi di Siena d’avoir procédé à des transactions de dérivés risquées de 2006 à 2009 pour maquiller ses comptes, transactions qui risquent de lui coûter 720 millions d’euros de pertes et de la rendre dépendante d’une aide publique. L’ex-président du Conseil Silvio Berlusconi tente de profiter du scandale pour réduire l’écart sur ses adversaires du centre gauche, dans la perspective des élections législatives des 24 et 25 février. Le tribunal administratif de Rome a débouté samedi la puissante association de consommateurs Codacons en refusant de bloquer l’émission par la Banque d’Italie de 3,9 milliards d’euros d’obligations spéciales destinées à renflouer Monte Paschi. Le tribunal a fixé une nouvelle audience au 20 février. Après l’audience, la Codacons a réclamé la démission du gouverneur de la banque centrale Ignazio Visco et la nomination d’un administrateur judiciaire pour Monte Paschi. Elle poursuit la Banque d’Italie et lui réclame 3,9 milliards d’euros de dommages et intérêts, soit le même montant que l’opération obligataire qu’elle voulait bloquer.

 

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Le trou des retraites : plus de 20 milliards, en cause le chômage

Le trou des  retraites : plus de 20 milliards, en cause le chômage

Moins de croissance, plus de chômage, moins de cotisants et mécaniquement le système des retraites s’effondrent, plus de 15 milliards de déficit en 2012 et au moins 20 en 2017. Le déficit du système de retraite à l’horizon 2020 reste important, malgré la réforme de 2010, variant entre 20,1 et 24,9 milliards d’euros en fonction des hypothèses économiques, selon le document du Conseil d’orientation des retraites (COR) remis lundi à ses membres.  Le besoin de financement passerait de 14 milliards en 2011 à 18,8 milliards en 2017 (soit de 0,7 à 0,9 point de PIB), précise le document de travail.  Ce document, qui détaille des projections jusqu’en 2060, n’est pas le rapport définitif du COR car il doit faire l’objet mercredi d’une délibération de ses membres (partenaires sociaux, parlementaires, représentants de l’Etat, experts).  En 2020, le déficit correspondrait à environ 1 point de PIB.   »Au total, le système de retraite resterait en besoin de financement en 2020 et le retour à l’équilibre ne pourrait être atteint qu’à long terme, à des dates variables selon les scénarios et variantes », relève-t-il.  La réforme des retraites de 2010 prévoyait un retour à l’équilibre sur la période 2018-2020.  Toutefois, « par rapport aux projections réalisées en 2010 (avant la réforme), ces perspectives financières apparaissent moins dégradées, sans qu’il ait été possible de quantifier toutes les sources d’écart », souligne le document.  Le scénario le plus optimiste, suggéré par le représentant de la CGT, est basé sur un taux de chômage à 4,5% et une productivité du travail à 1,8% à partir de 2020 puis 2% à partir de 2030.  Le scénario le plus pessimiste, proposé par le Medef, prévoit que le taux de chômage se stabilise à 7% en 2020 jusqu’en 2060 et que la productivité du travail ne dépasse pas 1% sur cette période.  Le taux de chômage avoisine actuellement les 10%.  Les projections varient également en fonction des rendements des régimes de retraite complémentaire AGIRC (cadres) et ARRCO (tous salariés), c’est-à-dire de l’augmentation plus ou moins modérée des pensions. En fonction du scénario retenu, les écarts sont plus importants sur le long terme.  Ainsi, en 2060, le système de retraite pourrait être déficitaire de 105 milliards ou excédentaire de 92,6 milliards d’euros.  Ces perspectives financières portent sur les 33 principaux régimes de base et complémentaires.  Pour les établir, le COR a tenu compte de la réforme des retraites 2010, de l’accord sur les retraites complémentaires de 2011, mais aussi du retour de la retraite à 60 ans pour les salariés ayant travaillé avant 20 ans, en vigueur depuis le 1er novembre.  Le document détaille aussi les conditions d’un retour à l’équilibre en 2020, 2040 ou 2060.  En agissant sur un seul levier, il faudrait soit reculer l’âge effectif de départ à la retraite de six mois, soit augmenter les prélèvements de 1,1 point soit encore baisser de 5% le rapport entre les pensions moyennes et les revenus moyens pour parvenir à l’équilibre en 2020.  L’âge effectif moyen de départ à la retraite (à différencier de l’âge légal de départ) devrait déjà augmenter naturellement d’un an en 2020 par rapport à 2011 (62 ans pour le régime général).

 




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