Archive pour le Tag 'trou'

Sécurité sociale : encore un trou 35 milliards en 2021

Sécurité sociale : encore un trou 35 milliards en 2021

Après un quasi équilibre en 2019, les comptes de la sécurité sociale dérivent complètement et pas seulement en raison de la crise du Covid . Le déficit prévisionnel du seul régime général et du FSV atteindrait34,5 milliards d’euros. Une importante dégradation par rapport à la situation «proche de l’équilibre» en 2019 : la crise sanitaire a mis un coup d’arrêt brutal à près d’une décennie d’amélioration des comptes, entre 2010 et 2019.

 . En 2021, les recettes des régimes de base et du FSV devraient s’envoler à 529,3 milliards d’euros, en forte progression par rapport aux quelque 497,2 milliards d’euros de 2020.

Sécu: un trou supplémentaire de 5 milliards

Sécu: un trou supplémentaire de 5 milliards

 

Le coût lié à la crise sanitaire du Coronavirus est estimé pour 2021 «entre 9 et 10 milliards d’euros», bien au-delà des 4,3 milliards inscrits dans le budget, a indiqué mercredi le directeur de la Sécurité sociale.

La facture de l’épidémie n’en finit pas de s’allonger pour la Sécu.

Le budget voté en décembre comportait pourtant «une provision de 4,3 milliards d’euros» pour payer les tests, les vaccins ou encore les masques, mais il s’agissait d’une «hypothèse» qui «reposait sur le fait qu’il n’y ait pas de nouvelle vague en 2021», .


Balance commerciale américaine : un trou de 74 milliards sur le seul mois de mars

Balance commerciale américaine : un trou de 74 milliards sur le seul mois de mars

Un record en mars. L’écart entre les importations et les exportations de biens et de services s’est établi à 74,4 milliards de dollars en mars , soit 3,9 milliards de dollars de plus que le mois précédent et 25 milliards de plus qu’en mars il y a deux ans, selon les chiffres publiés mardi par le BEA, l’office statistique du département du Commerce.

Depuis l’an dernier, les plans de relance successifs dopent la consommation et par ricochet les importations de biens, à leur plus haut historique. « Les achats de biens durables - une catégorie qui comprend notamment les véhicules à moteur, l’équipement ménager et l’ameublement – ont augmenté de 41,4 % au premier trimestre, grâce à deux séries de paiements fédéraux au titre de l’impact économique », a listé pour s’en féliciter Catherine Wolfram, chargée des questions de politique économique au Trésor. Fin décembre, les ménages ont reçu un premier chèque de 600 dollars. Et Joe Biden a indiqué ces derniers jours que l’administration avait déjà envoyé « 160 millions de chèques » de 1.400 dollars depuis la mi-mars, dans le cadre du « American Rescue Plan » .

Retraites complémentaires: un trou de 6 milliards

Retraites complémentaires: un trou de 6 milliards

Le chômage partiel et les décalages de cotisations mécaniquement ont fait plonger le système de retraite complémentaire est créée un trou de 6 milliards

Régime de retraites complémentaires du privé, l’Agirc-Arrco a servi 85,4 milliards d’euros de pensions aux retraités en 2020, en hausse de 2,8%. Mais dans le même temps, sous l’effet de la crise économique et de l’activité partielle qui touche 40% des salariés, les cotisations ont eu du mal à rentrer. 79,4 milliards en 2020 ont été encaissés, un montant en baisse de 4,7%. «

Résultat, entre charges qui augmentent et recettes qui baissent, l’Agirc-Arrco accuse un déficit technique de 6 milliards d’euros. «Une situation inédite par son ampleur et entièrement liée à la conjoncture», souligne Didier Weckner de l’ l’Agirc-Arrco .

durant la pandémie et démontré leur utilité.

Pour couvrir le déficit de trésorerie exceptionnel de l’année 2020, l’Agirc-Arrco a puisé dans ce «bas de laine» à hauteur de 4 milliards. Les réserves s’élèvent donc désormais à 61 milliards d’euros. Grâce à ce matelas, l’Agirc-Arrco n’a pas eu besoin d’emprunter durant cette période difficile et le régime n’affiche aucune dette.

Trou de la sécu : LE REMBOURSEMENT DE LA DETTE est planifié !!! (OLIVIER VÉRAN)

Trou de la sécu : LE REMBOURSEMENT DE LA DETTE est planifié !!! (OLIVIER VÉRAN)

Olivier Véran  fait parti de cette catégorie de socialistes pour qui le délire verbal compense le vide du contenu. Il peut ainsi parler des heures et des heures et presque tous les jours pour tout dire et le contraire. Ce qu’il a fait depuis qu’il a pris la tête du ministère de la santé. Il vient d’affirmer avec une grande autorité que le déficit de la sécurité sociale été planifiée. Comment ? on n’en sait rien évidemment car interrogé sur la question il dit avoir chargé le Haut conseil pour la protection de l’assurance-maladie de faire des propositions. Notons que le trou de la sécu recommence à se creuser de façon dramatique avec environ un déficit de leur de 45 milliards pour la seule année 2020 et des projections de déficit de 20 milliards encore pendant plusieurs années. En plus d’affirmer que le gouvernement dispose des ressources pour planifier ce remboursement est sans augmenter les impôts ! Comment? Sur ce point, le ministre reste évasif évoquant les pistes des réformes en cours comme celle des retraites « qui peut être une piste ».  Notons qu’on a abandonné la réforme paramétrique (financière) de la réforme des retraites renvoyées au-delà de 2022.

« Dans les prochains mois, vous aurez des réponses mais sachez que d’ores et déjà que nous avons planifié le remboursement de la dette sociale et que nous avons les ressources qui existent déjà sans augmenter les impôts », souligne le ministre.

Trou de la sécu : revoir l’organisation sanitaire (Cour des Comptes)

Trou de la sécu : revoir l’organisation sanitaire (Cour des Comptes)

 

 

 

Alors que la sécurité sociale était proche de l’équilibre la crise sanitaire a agrandi d’un coup le trou. Rien que cette année le déficit va atteindre 44,4 milliards d’euros en 2020 et les perspectives 2021 pourront encore faire apparaître une insuffisance de 27 milliards. Un déficit qui va se prolonger encore 2024 avec un trou de 20 milliards par an. La Cour des comptes considère qu’il est fondamental de revoir l’organisation sanitaire.

 

La Cour des Comptes estime que la discussion Ségur s’est surtout préoccupée de dépenses mais pratiquement pas d’économies concernant l’offre de soinsL’une des principales mesures proposées concerne la carte des hôpitaux. En clair, la Cour des Comptes propose la suppression et la fusion de certains hôpitaux. Un processus pourtant engagé depuis longtemps puisque certains hôpitaux n’offrent que des spécialités de plus en plus réduites. Dans nombre de départements cela conduit à ne faire subsister qu’un seul établissement hospitalier.

Sont mises aussi en cause la gestion des agences régionales de santé. Finalement, un ensemble de considérations et de propositions qui ne sont guère nouvelles. La cour des comptes fait l’impasse cependant sur l’impérative nécessité de procéder à des audits systématiques de la gestion des hôpitaux devenus de véritables usines incontrôlables et incontrôlées  sinon par des critères de gestion trop globaux.

Sécurité Sociale: un trou supplémentaire de 53 milliards cette année

Sécurité Sociale: un trou supplémentaire de 53 milliards cette année

Conséquence directe de la crise sanitaire, un déficit 10 fois plus important que prévu ( moins de recettes et davantage de dépenses).. Le déficit des comptes sociaux pourrait atteindre 53,1 milliards d’euros cette année (contre un déficit de 5,1 milliards attendu initialement), avec un retour dans le rouge de l’ensemble des branches: -31,1 milliards pour l’assurance maladie et -17,4 milliards pour l’assurance retraite, mais également -3,1 milliards pour la famille et -1,7 milliard pour les accidents du travail, deux branches qui étaient en excédents depuis plusieurs années. Notons qu’il y a pas eu de loi rectificative pour le budget de la Sécu tellement le trou est profond. Pourtant ce budget de la Sécu de 500 milliards est supérieur à celui du budget de l’État qui affiche 300 milliards.

«Trou de la Sécu», une 5 ème branche, une «règle d’or»… mais sans financement

 «Trou de la Sécu», une  5 ème branche,  une «règle d’or»… mais sans financement

 

Globalement en fait des projets très confus du fait des flous qui subsistent en matière de financement. En effet qu’il s’agisse du trou de la sécurité sociale, de la cinquième branche dite autonomie et d’une façon plus générale de la dette supplémentaire de l’État cantonné dans une caisse spéciale, les moyens de financement restent à préciser. En fait, tout  devrait être financé par la CADES  (dont  l’extinction était prévue en 2033 pour financer les déficits sociaux) . Tout dépendra des déséquilibres effectivement constatés dans les domaines évoqués mais visiblement la CADES  ne pourra pas tout financer . Le projet de loi votée au Sénat acte le principe d’un creusement de la sécurité sociale et en même temps de la création dite autonomie.

Le seul problème posé est de savoir comment financer tout cela notamment les conséquences de la crise sanitaire, l’accroissement des déficits de la sécurité sociale et cette nouvelle couverture couvrant la dépendance.

Les sénateurs ont accepté le transfert à la Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) des déficits passés et à venir de la Sécurité sociale, jusqu’à l’exercice 2023, pour un montant maximal de 123 milliards d’euros. Mais ils ont rejeté le transfert de la dette des hôpitaux (pour 13 milliards d’euros), estimant que l’État devait en assumer la charge car il s’agissait d’une dette «essentiellement immobilière». Pour le secrétaire d’État auprès du ministre de la Santé Adrien Taquet, cette suppression «prive les hôpitaux d’une bouffée d’air (…) qui était très fortement attendue».

Les sénateurs ont aussi souhaité instaurer une «règle d’or» qui encadrerait les futures lois de financement de la Sécurité sociale. À partir de 2025, chacune de ces lois devrait ainsi assurer un équilibre des comptes de la Sécurité sociale sur cinq ans.

En matière d’autonomie, la création d’une 5e branche de la Sécurité sociale a fait débat, divisant la droite comme la gauche. «Nous posons la première pierre» d’une réforme «attendue», a déclaré Adrien Taquet, rappelant qu’«en 2040, près de 15% des Français, soit 10,6 millions de personnes, auraient 75 ans ou plus». Le Sénat a validé le principe de sa création , rejetant un amendement de Jean-Noël Cardoux (LR) qui visait à la différer. Il a été rejeté par 156 voix «pour» (LR et CRCE à majorité communiste), contre 179 voix «contre» (PS, centristes, RDSE à majorité radicale, LREM, Indépendants). «Notre groupe n’est pas opposé à la création d’un 5e risque», a souligné Jean-Noël Cardoux, estimant cependant qu’«on ne fait pas passer comme ça, à la sauvette, quelque chose qu’on attend depuis des décennies»«Ce que nous souhaitons c’est qu’il y ait une vraie loi sur l’autonomie», a également déclaré le président de la commission des Affaires sociales Alain Milon (LR). «Nous ne voulons pas que ce soit une coquille vide».

Reconnaissant par la voix d’Olivier Henno que «la forme est quelque peu insatisfaisante», les centristes ont souhaité acter «une proposition qui est tellement attendue». À gauche, le PS «historiquement favorable» à la création d’une 5e branche, s’est néanmoins interrogé sur son financement, tandis que le groupe CRCE, «pas favorable», dénonçait «un coup de com’ du gouvernement». «Il ne s’agit pas de faire les choses à la sauvette, mais étape par étape», a souligné Adrien Taquet, rappelant que le financement serait traité dans le projet de budget de la Sécu et que «la concertation a déjà été lancée sur le financement et la gouvernance». Le ministre de la Santé Olivier Véran a promis à l’Assemblée «au moins un milliard d’euros» supplémentaire pour financer la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées dans le prochain budget de la Sécu.

Le trou de la Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

Le trou de la Retraites : déficit d’environ 30 milliards d’euros en 2020

D’une certaine manière le système de retraite est victime du même phénomène que la sécurité sociale avec des recettes en moins mais des dépenses qu’il faut assurer. Du fait des décalages voir des exemptions, il y a forcément un déséquilibre supplémentaire entre recettes et dépenses. Très docile le comité d’orientation des retraites qui en sont temps avec la réforme Touraine avait prévu le rééquilibrage du système avance maintenant une perspective de près de 30 milliards de déficits pour la seule année 2020. Peut-être aussi pour alimenter le débat qui renaît chez certains parlementaires de la république en marche qui voudraient bien que la réforme des retraites reprenne de la vigueur sur le plan médiatique .

Le déficit du système de retraites français devrait approcher les 30 milliards d’euros en 2020, en raison de la crise provoquée par l’épidémie de coronavirus, selon une estimation provisoire publiée vendredi par le Conseil d’orientation des retraites (COR).

D’après ces projections, le solde de l’ensemble des régimes de retraite s’établirait en fin d’année à -29,4 milliards d’euros. C’est 25,2 milliards d’euros de plus que la dernière estimation du COR (-4,2 milliards), publiée à l’automne 2019 qui il est vrai est coutumier de la diffusion d’écart parfois difficile à comprendre.

Cette forte dégradation s’explique par la chute des recettes, des « pans entiers de l’économie » hexagonale ayant été « mis à l’arrêt » au cours des dernières semaines, précise l’organisme en charge de l’évaluation et du suivi des retraites.

Pas trop sûr de ses calculs le comité d’orientation des retraites prend cependant des précautions en indiquant que Ces résultats, fondés sur les données disponibles au 11 juin 2020, sont « susceptibles d’être ultérieurement révisées de manière significative », précise toutefois le Conseil d’orientation des retraites.

« Ce premier bilan » est en effet « marqué par de très fortes incertitudes sur le bilan statistique encore provisoire de la surmortalité », mais aussi sur « le devenir de la maladie et les effets économiques de la crise en 2020″, rappelle-t-il. Bref on est sans doute pas à l’abri de 10 à 20 milliards d’écarts!

 

 

Le déficit de la Sécurité : un trou de plus de 50 milliards

Le déficit de la Sécurité : un trou de plus de 50 milliards

 

En 2018 et 2009 on a presque espéré retour à l’équilibre de la sécurité sociale. Mais différentes mesures du gouvernement sont passées par là pour le remettre en cause. Le facteur explicatif dominant est évidemment la gestion de la crise sanitaire dont la facture finale est encore loin d’être connue. Il y a seulement un mois le gouvernement comptait sur un déficit de l’ordre de 40 milliards, on est mère de serait aujourd’hui à plus de 50 milliards. Jusqu’où ira exactement le trou de la sécurité sociale, c’est un peu comme tous les grands équilibres personne n’en sait rien. Les coûts continuent de courir même si la vague de Coronavirus tend à se tasser ;  le gouvernement est bien incapable de prévoir la baisse des rentrées fiscales fondées sur l’évolution de la croissance. Une croissance dont la régression pourrait atteindre au moins 10 % en 2020. Les sommes en jeu sont tellement énormes, celle du coup de la crise sanitaire bien sûre mais aussi tous les plans d’aide  aux différents secteurs, ces exemptions et ces report de fiscalité rendent les prévisions particulièrement aléatoires.

 Le ministre de l’économie avait déclaré il y a quelques temps que le coût du Coronavirus- sans doute toute dépenses confondues- avait déjà coûté 500 milliards au pays. En plus des plans de sauvetage d’entreprises menacées de défaillance ;il faudra aussi boucher les trous d’entreprises dont le chiffre d’affaires  a été fortement affecté en particulier dans le secteur public.

Au total, la facture finale pourrait bien approcher les 1000 milliards. L’ampleur exigera sans doute un étalement des aides et autres subventions. Pour la sécurité sociale , comme pour les autres équilibres, le rétablissement des comptes ne sera guère envisageable avant -une  dizaine d’années. Tout dépendra aussi du rythme de croissance, c’est-à-dire de la richesse réellement produite et des conditions de sa redistribution.

 

 

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de financements des nouvelles mesures

Trou de la sécu : la faute à la croissance et à l’absence de  financements des nouvelles mesures

 

 

En 2018, on a décrété la fin du trou de la sécu. En fait, un équilibre précaire essentiellement dû à une bonne tenue de la croissance économique, donc des bonnes recettes du régime. Or en cette fin 2019, le trou de la sécu ressurgit.  Les comptes de la Sécurité Sociale replongent dans le rouge: le déficit devrait atteindre 5,4 milliards d’euros en 2019 (contre 700 millions d’excédents prévus il y a un an), puis encore 5,1 milliards attendus en 2020, d’après le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) présenté lundi matin. Le retour à l’équilibre des comptes sociaux, que le premier ministre Édouard Philippe avait promis pour 2020 après dix-huit ans de déficit, est désormais reporté à 2023.

 

Le gouvernement paraît surpris, pourtant c’est la conséquence de sa politique et  la commission des comptes de la Sécu avait alerté  sur  une augmentation des dépenses liées en particulier aux retraites et en même temps une diminution des ressources du fait des exonérations consenties par Macron.  On se souvient évidemment que Marisol Touraine avait bien imprudemment déclaré lorsqu’elle était ministre de la santé que la sécurité sociale était désormais en équilibre. Certes les comptes se sont améliorés en 2018 avec un déficit limité à un peu plus de 1 milliard. Mais pour 2019 la tendance devrait s’inverser; Selon la Commission des comptes, cette rechute « résulte pour l’essentiel d’un tassement de la masse salariale.  Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril. Mais à cause de la « prime Macron » votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%. Soit, au bout du compte, des « recettes plus faibles qu’attendu » de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront « respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros », estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le « creusement » du déficit « qui atteindrait alors 4,4 milliards », poursuit-elle, ajoutant que « la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause ». Du coup l’équilibre hypothétique de la Sécu est renvoyé à 2023. Personne ne peut savoir si cet objectif sera tenu car tout dépendra de la croissance à ce moment-là et on est déjà bien incapable de tracer des perspectives crédibles pour 2020.

Trou de la sécu : pas de jour de carence de caractère public dans le privé

Trou de la sécu : pas de jour de carence de caractère public dans le privé

 

On sait évidemment que le trou de la sécu se recreuse à nouveau. Pourtant Marisol Touraine avait annoncé son équilibre ! Il faut dire que le ralentissement général de l’activité est passé par là : moins de recettes mais davantage de dépenses. En cause surtout,  des dépenses non financées pour les entreprises (réduction de cotisations) et mesures gilets jaunes. On promet le rétablissement financier pour 2020-2021 mais évidemment personne n’en sait rien car cela dépendra notamment du niveau de croissance – donc aussi des recettes) tandis que les dépenses risquent de croitre avec un PIB anémié. La cour des comptes a proposé 42 mesures dont un jour de carence pour le privé. Un jour qui existe dans le public. Dans le privé,  c’est normalement 3 jours mais souvent pris en charge par les entreprises en fonction des accords de branche et/ou locaux.

Les effets de l’instauration d’un jour de carence dans le secteur public, réinstauré l’an dernier, semblent pour l’instant positifs: en 2018, «l’économie liée à cette mesure est estimée à 270 millions d’euros», écrit la Cour des comptes. De plus, les agents de la fonction publique ont vu la fréquence de leurs arrêts chuter de 19% entre 2017 et 2018, et «l’exposition aux arrêts», autrement dit la proportion d’agents ayant posé au moins un congé maladie dans l’année, a diminué de 9% en un an. Les arrêts plus longs et plus graves ont augmenté, tandis que ceux plus courts, d’une journée, ont baissé de 46%.

L’instauration d’un jour de carence risque toutefois de se heurter à une double limite. D’abord, elle risquerait de déclencher l’ire des travailleurs du privé, dont la première journée d’absence ne serait plus rémunérée. Ensuite, ses effets positifs pour l’État restent imprécis: «l’économie potentielle bénéficierait principalement aux entreprises», écrit la Cour dans son rapport. «La hausse des coûts est majoritairement due aux arrêts de longue durée de patients âgés, qui souffrent de maladie grave», rappelle de son côté la ministre: un jour de carence n’aurait donc qu’un effet limité, comme un pansement sur une jambe de bois.

 

Nouveau trou de la sécu faute de croissance et de financements des nouvelles mesures prises.

Nouveau trou de la sécu faute de croissance et de financements des nouvelles mesures prises.

 

 

En 2018, on a décrété la fin du trou de la sécu. En fait, un équilibre précaire essentiellement dû à une bonne tenue de la croissance économique, donc des bonnes recettes du régime. Or en cette fin 2019, le trou de la sécu ressurgit.  Les comptes de la Sécurité Sociale replongent dans le rouge: le déficit devrait atteindre 5,4 milliards d’euros en 2019 (contre 700 millions d’excédents prévus il y a un an), puis encore 5,1 milliards attendus en 2020, d’après le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) présenté lundi matin. Le retour à l’équilibre des comptes sociaux, que le premier ministre Édouard Philippe avait promis pour 2020 après dix-huit ans de déficit, est désormais reporté à 2023.

 

Le gouvernement paraît surpris, pourtant c’est la conséquence de sa politique et  la commission des comptes de la Sécu avait alerté  sur  une augmentation des dépenses liées en particulier aux retites et en même temps une diminution des ressources du fait des exonérations consenties par Macron.  On se souvient évidemment que Marisol Touraine avait bien imprudemment déclaré lorsqu’elle était ministre de la santé que la sécurité sociale était désormais en équilibre. Certes les comptes se sont améliorés en 2018 avec un déficit limité à un peu plus de 1 milliard. Mais pour 2019 la tendance devrait s’inverser; Selon la Commission des comptes, cette rechute « résulte pour l’essentiel d’une croissance de la masse salariale « hausse des retraites notamment). Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril. Mais à cause de la « prime Macron » votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%. Soit, au bout du compte, des « recettes plus faibles qu’attendu » de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront « respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros », estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le « creusement » du déficit « qui atteindrait alors 4,4 milliards », poursuit-elle, ajoutant que « la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause ». Du coup l’équilibre hypothétique de la Sécu est renvoyé à 2023. Personne ne peut savoir si cet objectif sera tenu car tout dépendra de la croissance à ce moment-là et on est déjà bien incapable de tracer des perspectives crédibles pour 2020.

 

Le trou de la Sécu : c’est reparti

Le trou de la Sécu : c’est reparti

 

En 2018, on a décrété la fin du trou de la sécu. En fait, un équilibre précaire essentiellement dû à une bonne tenue de la croissance économique, donc des bonnes recettes du régime. Or en cette fin 2019, le trou de la sécu ressurgit.  Les comptes de la Sécurité Sociale replongent dans le rouge: le déficit devrait atteindre 5,4 milliards d’euros en 2019 (contre 700 millions d’excédents prévus il y a un an), puis encore 5,1 milliards attendus en 2020, d’après le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) présenté lundi matin. Le retour à l’équilibre des comptes sociaux, que le premier ministre Édouard Philippe avait promis pour 2020 après dix-huit ans de déficit, est désormais reporté à 2023.

 

Le gouvernement paraît surpris, pourtant c’est la conséquence de sa politique et  la commission des comptes de la Sécu avait alerté  sur  une augmentation des dépenses liées en particulier aux retites et en même temps une diminution des ressources du fait des exonérations consenties par Macron.  On se souvient évidemment que Marisol Touraine avait bien imprudemment déclaré lorsqu’elle était ministre de la santé que la sécurité sociale était désormais en équilibre. Certes les comptes se sont améliorés en 2018 avec un déficit limité à un peu plus de 1 milliard. Mais pour 2019 la tendance devrait s’inverser; Selon la Commission des comptes, cette rechute « résulte pour l’essentiel d’une croissance de la masse salariale « hausse des retraites notamment). Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril. Mais à cause de la « prime Macron » votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%. Soit, au bout du compte, des « recettes plus faibles qu’attendu » de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront « respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros », estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le « creusement » du déficit « qui atteindrait alors 4,4 milliards », poursuit-elle, ajoutant que « la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause ». Du coup l’équilibre hypothétique de la Sécu est renvoyé à 2023. Personne ne peut savoir si cet objectif sera tenu car tout dépendra de la croissance à ce moment-là et on est déjà bien incapable de tracer des perspectives crédibles pour 2020.

Les Gilets jaunes responsables du trou de la sécu !

Les Gilets jaunes  responsables du trou de la sécu !

  •  Comme par hasard, c’est au moment où le mouvement des gilets jaunes tente de se relancer que le gouvernement tente de lui imputer un nouveau trou de la sécu de l’ordre de 5 milliards. Certes les mesures décidées par les pouvoirs publics du fait des gilets jaunes a nécessairement entraîné des dépenses mais il paraît un peu aléatoire d’attribuer un déficit de 5 milliards aux gilets jaunes quand le budget de la sécu  est de l’ordre de 400 milliards. La vérité c’est que les pouvoirs publics n’ont jamais été capables saufs en de rares exceptions de gérer en équilibre cet énorme budget. Selon les cas et en fonction des arrières pensés politiques,  on a accentué le trou de la sécu notamment avec des transferts qui ne lui sont pas imputables ou au contraire a affirmé que l’équilibre était atteint notamment sous Hollande. Il est clair cependant que le pouvoir public a  décidé  de mesures dont il n’a pas prévu le financement par exemple par des mesures d’économies équivalentes.  On prépare en faite de nouvelles mesures vis-à-vis des assurés qui pourraient en particulier se traduire par une augmentation du reste à charge.
  • Fin décembre, le gouvernement a  fait adopter en urgence une série de mesures pour tenter d’éteindre la mobilisation des Gilets jaunes. Annulation de la hausse de la CSG, défiscalisation des heures supplémentaires, prime exceptionnelle versée par les entreprises… Il est désormais temps pour l’Etat de payer l’addition. Et celle-ci devrait peser sur le budget 2020 de la sécurité sociale, qui sera présenté le 30 septembre. Selon Les Echos de vendredi, le déficit de la sécurité sociale devrait s’aggraver de 5 milliards d’euros pour l’année prochaine.

    Pire, le gouvernement publiera une prévision réajustée pour l’année 2019 avec un déficit également plombé de 5 milliards d’euros, quand la prévision initiale prévoyait un solde positif à hauteur de 100 millions d’euros. Des chiffres qui restent à relativiser : le budget total de la sécurité sociale en 2019 est estimé à 404,2 milliards.

    Le calcul a été présenté aux deux rapporteurs du projet de loi de finances de la sécurité sociale, le député Olivier Véran et le sénateur Jean-Marie Vanlerenberghe, tous deux membres de la La République en marche.

    « L’Etat a décidé de ne pas compenser par des économies deux mesures d’urgence votées en décembre, l’exonération des heures supplémentaires et la baisse de 1,7 point de la CSG des retraités modestes, explique le sénateur au JDD. Ce qui représente environ 2,8 milliards d’euros. A cela, il faut ajouter les 1,7 milliard de déficit en plus et vous arrivez à 4,5 milliards. »

    Mardi dans Le Parisien, le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin le reconnaissait volontiers : « Nous avons préféré baisser les impôts plus vite que le déficit. » « Le problème, c’est que Bercy veut faire peser des dépenses votées et normalement comptabilisés dans le budget normal sur le budget de la sécurité sociale. »

Sécurité sociale : le trou s’agrandit

Sécurité sociale : le trou s’agrandit

 

Un cri d’alarme de la commission des comptes de la Sécu qui constate une augmentation des dépenses liées en particulier aux retites et en même temps une diminution des ressources du fait des exonérations consenties par Macon.  On se souvient évidemment que Marisol Touraine avait bien imprudemment déclaré lorsqu’elle était ministre de la santé que la sécurité sociale était désormais en équilibre. Certes les comptes se sont améliorés en 2018 avec un déficit limité à un peu plus de 1 milliard. Mais pour 2019 la tendance devrait s’inverser; Selon la Commission des comptes, cette rechute « résulte pour l’essentiel d’une croissance de la masse salariale « hausse des retraites notamment). Au lieu des 3,5% espérés à l’automne, Bercy ne table plus que sur une progression de 3,1%, selon le programme de stabilité transmis à Bruxelles en avril. Mais à cause de la « prime Macron » votée en décembre (exonération totale de cotisations et d’impôts jusqu’à 1.000 euros), la Sécu devra se contenter de 2,9%. Soit, au bout du compte, des « recettes plus faibles qu’attendu » de l’ordre de 1,7 milliard d’euros, l’équivalent du montant du déficit prévu, dans le meilleur des cas. L’exonération de cotisations sur les heures supplémentaires dès le 1er janvier, et la baisse du taux CSG pour une partie des retraités, coûteront « respectivement 1,2 et 1,5 milliard d’euros », estime la Commission des comptes. De quoi aggraver le « creusement » du déficit « qui atteindrait alors 4,4 milliards », poursuit-elle, ajoutant que « la trajectoire de retour à l’équilibre de la sécurité sociale pourrait être remise en cause ».

Le «trou de la Sécu» : rebouché ?

Le «trou de la Sécu» : rebouché ?

 

 

Une bonne nouvelle puisque La Caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades), organisme public chargé de combler le «trou de la Sécu», a remboursé 15,4 milliards d’euros en 2018, en ligne avec ses objectifs. En fait, cette dette pourrait être totalement remboursée en 2024. Le problème c’est que ce dispositif d’amortissement via la CRDS pourrait être prolongé non pas tellement pour boucher un nouveau trou de la sécu mais pour financer cette fois la dépendance. Théoriquement ce prélèvement a caractère exceptionnel devait cesser en 2024 (il a quand même été prolongé deux fois). Il pourrait être prolongé à nouveau voir pérenniser complètement justement pour assurer le financement de la dépendance du grand âge. En fait, la CRDS produit un tel rendement fiscal qui paraît difficile que le pouvoir se prive de cette ressource (qui tourne en moyenne autour de 10 milliards par an). Notons que discrètement le pouvoir reporte des charges sur la Sécu déjà sur la caisse d’amortissement de la dette sociale. Bref on n’en a sûrement pas terminé avec ce prélèvement dit à caractère exceptionnel de la CRDS dont on vante l’efficacité. «Près de 60% de la dette sociale reprise depuis 1996» ont été «amortis à fin 2018», indique la Cades dans un communiqué diffusé mercredi.

«Sur 260,5 milliards d’euros repris, il reste désormais 105,3 milliards d’euros à amortir», précise la Caisse, qui ne tient pas compte des 15 milliards de dette supplémentaires transférés par le budget 2019 de la Sécu. Une charge additionnelle qui ne modifie pas l’échéance du remboursement définitif, toujours prévu pour 2024.

 

Sécu : trou ou pas trou ?

Sécu : trou ou pas trou ?

 

 

Régulièrement depuis plusieurs années, on remet le fard sur la situation financière de la sécurité sociale. En son temps Marisol Touraine alors ministre de la santé avait en quelque sorte décrétée l’équilibre de la Sécu. Sans doute de manière un peu prématurée. De la même manière on annonce désormais un déficit très réduit pour 2018. En réalité l’équilibre des comptes est surtout dépendant du rapport entre cotisants et bénéficiaires. Pour 2019, on pourrait reparler de trou du fait du tassement de la croissance qui mécaniquement va entrainer la hausse du chômage et la baisse du nombre de cotisants.  Le déficit de la Sécurité sociale devrait doc se réduire fortement en 2018, selon une synthèse de la Commission des comptes consultée par l’AFP, lundi 24 septembre. Celui-ci devrait se limiter à 400 millions d’euros, bien en dessous des 2,2 milliards initialement visés par le gouvernement.

« Sans mesures nouvelles », le déficit de la Sécurité sociale pourrait de toute façon replonger à 3 milliards d’euros en 2019, prévient le document de la commission des comptes. . Mais le gouvernement doit dévoiler mardi son projet de budget de la Sécu pour 2019, qui comprendra notamment un plan de 3,8 milliards d’euros d’économies pour l’Assurance maladie et un quasi-gel des retraites et des allocations familiales.

 

 

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Édouard Philippe fait son trou l’opinion

Lentement mais sûrement Édouard Philippe fait son trou dans l’opinion publique. Certes il ne procède pas comme Macron à coups de conférences, de réunions internationales ou de déclarations tapageuses qui occupent presque chaque jour les médias mais il creuse son sillon à la fois de manière discrète et relativement efficace. Les Français apprécient surtout cette discrétion tout autant que sa compétence et sa personnalité non clivante. Un changement assez radical par rapport à d’autres premiers ministres comme Valls par exemple. Selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo les Français se disent satisfaits à hauteur de 50 % concernant le premier ministre de 56%, en hausse de 10 points sur 3 mois, selon les résultats d’un sondage Odoxa pour Le Figaro et franceinfo. Point positif pour Édouard Philippe, cette forte progression est principalement due à une hausse conjointe de la satisfaction tant auprès des électeurs de gauche (+17%) que de droite (+13%). Un premier ministre «et de droite et de gauche» en somme qui bénéficie en outre d’un score de dictateur africain auprès des sympathisants LREM qui jugent son action satisfaisante à 99%. Il n’y a guère que chez les frontistes que l’on n’apprécie pas Édouard Philippe. Et encore. Ils sont 33% des sympathisants du FN à approuver son action.  Les Français le jugent ainsi majoritairement «sympathique» et «compétent» (60% et 58%). À titre de comparaison, Jean-Marc Ayrault n’enregistrait sur ces deux critères que 39% et 40% à la même période après sa nomination. Comparé à ce prédécesseur, premier ministre de François Hollande au début de son quinquennat, Édouard Philippe réalise même une performance sur le critère du charisme. 41% des Français le jugent ainsi «charismatique» quand ils n’étaient que 15% à porter le même jugement sur Jean-Marc Ayrault. Quant aux relations entre Emmanuel Macron et son premier ministre, les Français la jugent plutôt bien équilibrée puisqu’ils sont 60% à assurer que «chacun des deux occupe l’espace politique qu’il faut». Un score étonnant pour Édouard Philippe. Chef de la majorité par fonction, il n’est pourtant affilié à aucun parti, pas même celui du président de la République.

 

 

Déficit : un trou supplémentaire de 8 à 9 milliards

Déficit : un trou supplémentaire de 8 à 9 milliards

 

Un trou supplémentaire  qui vient s’ajouter au trou de l’ordre de 60 milliards. Sur la tendance, il sera donc impossible d’atteindre une limitation à 2,8 % promis par Hollande, la dérive portera porterait le déficit à 3,2 %. Il ne reste plus que six mois pour réaliser des économies et atteindre les 3 % que souhaite le Premier ministre Édouard Philippe. Environ 2 milliards pourraient être trouvés par le gel du point d’indice des fonctionnaires. Il faudra en trouver bien davantage non seulement pour réduire le déficit mais aussi pour financer les promesses électorales de Macron. Des promesses qui pourraient être décalées au début de 2018 puisqu’aucun collectif budgétaire n’est envisagé  mais pas davantage d’augmentation de la fiscalité. L’effort portera donc sur les économies internes à réaliser dans chaque ministère. Des ministères qui en général défendent bec et ongles leurs ressources. Du coup, il serait bien nécessaire de mettre en place audits  indépendants des  ministères pour passer au crible chaque dépense. La même méthode pouvant être utilisé au plan des collectivités territoriales.  Des mesures d’économies seront prises pour contenir le déficit public de la France à 3% du produit intérieur brut (PIB) en fin d’année, a donc déclaré jeudi le Premier ministre Edouard Philippe après la publication d’un rapport de la Cour des comptes constatant la nécessité d’une « action vigoureuse et rapide » pour permettre à la France de respecter ses engagements européens. Au vu de ce rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques intégrant l’audit réalisé à la demande du chef du gouvernement et ne prenant en compte que les mesures déjà votées, le quinquennat d’Emmanuel Macron, qui a débuté dans un contexte économique plutôt favorable risque de connaître une entame plus complexe sur le plan budgétaire. Les marges de manœuvre manquent pour concilier sa volonté de sérieux budgétaire et la mise en œuvre du programme sur lequel il a été élu le 7 mai, notamment les mesures fiscales en faveurs des entreprises et des ménages ainsi que le plan d’investissements publics annoncé pendant la campagne. La Cour évoque « des dépenses publiques manifestement sous-évaluées » et « des recettes publiques un peu surestimées » par le précédent gouvernement et relève « l’importance des éléments d’insincérité » dans les prévisions budgétaires. Avec un risque de dépassement des dépenses estimé à 5,9 milliards d’euros sur le seul budget de l’Etat et des recettes surévaluées d’environ 2 milliards, le risque de dérapage par rapport à l’objectif d’un déficit public ramené à 2,8% du PIB fin 2017 affiché dans le programme de stabilité présenté en avril est estimé à 0,4 point de PIB. Conséquence : en l’état, sans mesures d’économies supplémentaires au-delà de la confirmation des deux à trois milliards d’euros d’annulation de crédits effectuées par le précédent gouvernement, le retour du déficit public sous le seuil de 3% du PIB « apparaît aujourd’hui peu probable » et le respect de l’objectif de 2,8% de PIB à fin 2017 « hors d’atteinte », observe la Cour des comptes . En plus de l’exécution effective de ces annulations de crédits qui permettraient simplement d’afficher un déficit à 3,2% du PIB en fin d’année, il faudrait en effet dégager dès le second semestre 4 à 5 milliards pour revenir à 3%, voire 8 à 9 milliards pour atteindre la cible de 2,8%, a souligné lors d’une conférence de presse le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud.

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