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Plan de soutien aux investissements de Valls : trop tard, trop peu

Plan de soutien aux investissements de Valls : trop tard, trop peu

 

Valls annonce aujourd’hui son plan d’investissement mais c’est trop tard et trop peu. Trop tard car il faut un temps pour entrainer la croissance, trop peu parce que 500 millions c’est presque un gadget au regard des besoins de l’ordre de 10 milliards. La baisse de investissements est en effet catastrophique en zone euro ( et en France particulièrement), des investissements dont le montant est encore inférieure à de 20% a ce qu’il était avant la crise. Et ça continue de diminuer en France. En cause le manque de confiance, la baisse des investissements publics, le manque de lisibilité de la situation internationale qui joue au yo-yo et n’est pas réellement encore t sortie de la crise. Or l’ investissement est capital pour moderniser l’appareil de production et soutenir la croissance. Pour l’INSEE, : une prolongation de la faiblesse de l’investissement pourrait traduire « des difficultés structurelles empêchant les entreprises françaises de bénéficier pleinement de [l']environnement favorable : la croissance en serait bridée et risquerait alors à nouveau de décevoir ». C’est bien parce qu’il craint ce scénario que Manuel Valls veut inciter les PME à investir rapidement grâce à une carotte fiscale, via un mécanisme d’amortissement accéléré. « C’est une mesure de trésorerie, décrypte Denis Ferrand. Dans un premier temps, l’entreprise paiera moins d’impôt sur les sociétés, mais cela n’augmentera pas la rentabilité de l’investissement sur l’ensemble de la durée de vie de l’utilisation de l’appareil de production. » En clair, le gouvernement veut à tout prix afficher des résultats rapides, pour sauver, si elle peut encore l’être, l’élection de 2017.  Nombreux sont les économistes qui s’inquiètent d’un déficit chronique d’investissement des entreprises françaises.

 

Plan compétitivité : trop peu, trop complexe et trop tard

Plan compétitivité : trop peu, trop complexe et trop tard

 

Trop peu, car finalemenet ce plan ne fait que compenser les hausses de fiscalité de 2012 et 2013, trop complexe avec des modalités d’application « cathédralesques », trop tard car l’étalement sur 2014-2016 ne répond pas à l’urgence du redressement. Un bon point cependant, la gauche découvre l’enjeu de la compétitivité (coût et hors coût). Finalement ,  L’annonce d’un plan visant à baisser de 20 milliards d’euros les coûts des entreprises françaises a été cependant  bien accueillie, au moins dans son principe, par les économistes même si certains s’inquiètent de sa complexité ou jugent que beaucoup reste à faire en matière de compétitivité. Ils estiment en outre que le gouvernement n’avait d’autre choix que d’étaler sa mise en oeuvre sur la période 2014-2016, le « choc fiscal » imposé par le projet de budget 2013 aux ménages le privant de toute marge de manoeuvre pour leur faire supporter des prélèvements supplémentaires. Le plan dévoilé par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’articule autour d’un crédit d’impôt indexé sur la masse salariale des entreprises qui sera financé pour partie par une hausse de la TVA et la création d’une taxe écologique et pour partie par des baisses de dépenses publiques. « Tout cela va dans le bon sens », estime Michel Martinez, économiste France à la Société générale. « Il y a une prise de conscience des problèmes de compétitivité de l’économie française et cela montre que, à gauche comme à droite, on valide l’idée qu’il faut faire bouger la fiscalité pour qu’elle porte moins sur les facteurs de production. » « On pourra dire que cela ne fait que compenser les hausses de la fiscalité des entreprises sur 2012 et 2013 mais le pari que je fais c’est que, une fois la porte ouverte et si c’est efficace, on ouvrira le robinet plus fort », ajoute l’économiste. Gilles Moec, économiste à la Deutsche Bank, va jusqu’à parler d’un « revirement culturel important » sur le plan économique pour le Parti socialiste même s’il déplore que le plan n’aille pas assez loin. Pour Natacha Valla, de Goldman Sachs, les objectifs du rapport Gallois, qui recommandait 30 milliards de charges sociales reportées sur les ménages, « étaient sans doute trop lourds à porter » pour le gouvernement, qui en a choisi « une version assez neutre vis-à-vis du budget ».  

 




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