Archive pour le Tag 'troisième'

Covid France : 60% % contre l’obligation d’une troisième dose

Covid France : 60% % contre l’obligation d’une troisième dose

Selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro près de 6 sondés sur 10 rejettent surtout l’idée de conditionner le passe sanitaire à l’administration de cette nouvelle injection. Dans son ensemble, le bilan d’Emmanuel Macron est jugé plutôt négativement par 52 % des Français.  Les sympathisants de la France insoumise (77 %) et du Rassemblement national (67 %) sont aujourd’hui parmi les plus mécontents de sa gestion de l’épidémie.

C’est parmi les sympathisants de la France insoumise et d’Europe Écologie-les Verts, ainsi que dans les catégories populaires et les foyers les plus modestes que cette opposition est la plus forte. Parmi l’échantillon interrogé, ils ne sont que 37 % à envisager actuellement de se faire administrer celle-ci «le plus rapidement possible», et 36 % d’entre eux préfèrent encore «attendre d’être sûr que ce soit bien utile», avant de se décider.

Covid : un troisième traitement (OMS)

Covid : un troisième traitement (OMS)

 

 

U n nouveau traitement vient d’être reconnu par l’organisation mondiale de la santé. L’OMS a officiellement recommandé vendredi un troisième traitement contre le Covid-19, les anticorps de synthèse de Regeneron,. Injectés en intraveineuse, ils sont censés épauler le système immunitaire pour neutraliser le coronavirus. L’ancien président des États-Unis, Donald Trump, a reçu ce traitement quand il avait attrapé le Covid en septembre/octobre 2020.

 

Sondage troisième dose moins de 12 ans : 62 % réticents

Sondage troisième dose moins de 12 ans : 62 % réticents

 

 

les Français sont majoritairement (66 %) favorables à la vaccination des 12-17 ans qui a démarré mi-juin,mais  62 % d’entre eux sont réticents à voir les moins de 12 ans recevoir les doses, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro publié jeudi. Les parents de mineurs s’y opposent encore plus nettement, à 70 %. Rappelons qu’en France, si plus de 66 % des adolescents ont déjà reçu une première dose, la vaccination des moins de 12 ans n’est pas d’actualité: les autorités sanitaires attendent les résultats des essais cliniques en cours avant de se pencher sur la question, qui divise déjà le corps médical.

Covid-19 : démarrage de la troisième dose

Covid-19 : démarrage de la troisième dose

 

Les personnes âgées de plus de 65 ans ou atteintes de comorbidités qui ont reçu leur dernière injection il y a minimum six mois sont concernées, soit 18 millions de Français.

Covid: la troisième dose pour tous ? ( Fischer)

Covid: la troisième dose pour tous ? ( Fischer)

« Pour les personnes plus jeunes et en bonne santé, est-ce qu’un tel rappel sera nécessaire? On verra », répond ce lundi sur BFM  le président du Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale, « mais on attend justement des informations qui vont arriver continuellement dans de nombreux pays sur la durée de protection ».

La durée totale de protection que confèrent les sérums est sans doute la grande inconnue, même si de récentes études avancent une efficacité stable pendant six à huit mois.

La Haute autorité pour la santé a récemment souhaité un rappel d’un vaccin à ARN messager « pour les personnes de 65 ans et plus, ainsi que pour les personnes présentant des comorbidités qui augmentent le risque de formes graves de Covid-19″.

 

Économie–Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

Économie–Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

 

C’est le paradoxe alors que les bourses connaissent un envol aussi inédit que dangereux, les bénéfices, eux, devraient baisser de l’ordre de 8 % au troisième trimestre, selon les estimations de l’agence Reuters. En cause évidemment la quatrième vague sanitaire du fait du variant delta qui fait renaître les incertitudes chez les acteurs économiques. À cela s’ajoute aussi la désorganisation des chaînes logistiques internationales qui peinent à s’adapter au yo-yo des mesures sanitaires restrictives.

Au deuxième trimestre, les importantes mesures de relance budgétaire prises par les gouvernements pour soutenir la reprise économique et l’assouplissement des restrictions sanitaires avaient suscité une forte demande de la part des consommateurs. Les entreprises confrontées à des ruptures d’approvisionnement et à l’épuisement des stocks avaient relevé leurs tarifs pour compenser la hausse des coûts des intrants.

Ces éléments avaient contribué à porter les bénéfices nets combinés des 2.542 entreprises mondiales ayant une capitalisation boursière d’au moins un milliard de dollars au niveau record de 734 milliards de dollars (624,6 milliards d’euros) sur la période avril-juin, selon les données Refinitiv, analysées par Reuters.

Économie Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

Économie Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

 

C’est le paradoxe alors que les bourses connaissent un envol aussi inédit que dangereux, les bénéfices, eux, devraient baisser de l’ordre de 8 % au troisième trimestre, selon les estimations de l’agence Reuters. En cause évidemment la quatrième vague sanitaire du fait du variant delta qui fait renaître les incertitudes chez les acteurs économiques. À cela s’ajoute aussi la désorganisation des chaînes logistiques internationales qui peinent à s’adapter au yo-yo des mesures sanitaires restrictives.

Au deuxième trimestre, les importantes mesures de relance budgétaire prises par les gouvernements pour soutenir la reprise économique et l’assouplissement des restrictions sanitaires avaient suscité une forte demande de la part des consommateurs. Les entreprises confrontées à des ruptures d’approvisionnement et à l’épuisement des stocks avaient relevé leurs tarifs pour compenser la hausse des coûts des intrants.

Ces éléments avaient contribué à porter les bénéfices nets combinés des 2.542 entreprises mondiales ayant une capitalisation boursière d’au moins un milliard de dollars au niveau record de 734 milliards de dollars (624,6 milliards d’euros) sur la période avril-juin, selon les données Refinitiv, analysées par Reuters.

Covid vaccin: La troisième dose dès septembre

Covid vaccin: La troisième dose dès septembre

La troisième dose concernera dans un premier temps les personnes de plus de 65 ans et celles immunodéprimées. Dès le premier septembre, il sera donc possible pour ce public de prendre rendez-vous avec pour condition que la dernière injection remonte à au moins six mois. Les campagnes de vaccination dans les Ehpad pour ce rappel seront, elles, débuteront à partir du 12 septembre, a annoncé plus tôt dans la journée Jean Castex.

«Ce n’est pas exceptionnel, la majorité des vaccins nécessitent un rappel», a rappelé Odile Launay, professeure infectiologue et membre du comité vaccin covid-19, présente aux côtés du ministre lors de la conférence de presse. «Il n’est pas du tout exclu que dans l’avenir on soit amenés à faire des rappels à des fréquences qui restent à déterminer», a-t-elle ajouté. «Peut-être qu’un jour, on sera amené à administrer une troisième dose» à tous a, en effet, précisé Olivier Véran .

Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

Entreprises : baisse des profits au troisième trimestre

 

C’est le paradoxe alors que les bourses connaissent un envol aussi inédit que dangereux, les bénéfices, eux, devraient baisser de l’ordre de 8 % au troisième trimestre, selon les estimations de l’agence Reuters. En cause évidemment la quatrième vague sanitaire du fait du variant delta qui fait renaître les incertitudes chez les acteurs économiques. À cela s’ajoute aussi la désorganisation des chaînes logistiques internationales qui peinent à s’adapter au yo-yo des mesures sanitaires restrictives.

Au deuxième trimestre, les importantes mesures de relance budgétaire prises par les gouvernements pour soutenir la reprise économique et l’assouplissement des restrictions sanitaires avaient suscité une forte demande de la part des consommateurs. Les entreprises confrontées à des ruptures d’approvisionnement et à l’épuisement des stocks avaient relevé leurs tarifs pour compenser la hausse des coûts des intrants.

Ces éléments avaient contribué à porter les bénéfices nets combinés des 2.542 entreprises mondiales ayant une capitalisation boursière d’au moins un milliard de dollars au niveau record de 734 milliards de dollars (624,6 milliards d’euros) sur la période avril-juin, selon les données Refinitiv, analysées par Reuters.

Covid-Troisième dose vaccin : l’agence européenne des médicaments contredit Macron

Covid-Troisième dose vaccin : l’agence européenne des médicaments contredit Macron

 

Macron à la recherche un peu désespérée de soutien populaire a fait de la crise sanitaire l’essentiel de son champ d’intervention. Ainsi il se répand sur les réseaux sociaux et annonce notamment une troisième vaccination pour les personnes âgées fragiles. Une annonce sans doute un peu prématurée car contestée par l’agence européenne des médicaments.

. Selon l’agence, à date, les données ne sont pas suffisantes pour recommander l’administration d’une troisième dose de vaccin contre le Covid-19, a-t-elle déclaré vendredi, après que plusieurs pays de l’UE ont annoncé le déploiement d’une campagne de rappels pour les plus vulnérables dès septembre.

« Nous nous préparons, comme les autres pays européens, à faire cette troisième dose pour les personnes qui sont les plus âgées et les plus fragiles. Et nous le ferons à partir de la rentrée », a pourtant annoncé début août le chef de l’Etat dans une vidéo Instagram.

Troisième dose vaccin : l’agence européenne des médicaments contredit Macron

Troisième dose vaccin : l’agence européenne des médicaments contredit Macron

 

Macron à la recherche un peu désespérée de soutien populaire a fait de la crise sanitaire l’essentiel de son champ d’intervention. Ainsi il se répand sur les réseaux sociaux et annonce notamment une troisième vaccination pour les personnes âgées fragiles. Une annonce sans doute un peu prématurée car contestée par l’agence européenne des médicaments.

. Selon l’agence, à date, les données ne sont pas suffisantes pour recommander l’administration d’une troisième dose de vaccin contre le Covid-19, a-t-elle déclaré vendredi, après que plusieurs pays de l’UE ont annoncé le déploiement d’une campagne de rappels pour les plus vulnérables dès septembre.

« Nous nous préparons, comme les autres pays européens, à faire cette troisième dose pour les personnes qui sont les plus âgées et les plus fragiles. Et nous le ferons à partir de la rentrée », a pourtant annoncé début août le chef de l’Etat dans une vidéo Instagram.

Covid France : une troisième dose pour les personnes « âgées fragiles  » (Macron)

Covid France : une troisième dose pour les personnes « âgées fragiles «   (Macron)

 

La formule très ambiguë employée par le président de la république concernant la vaccination de personnes fragiles et âgées témoigne en fait d’un manque cruel de vaccins

 

le président de la république s’est encore dû en même temps en déclarant «Il faudra vraisemblablement une troisième dose. Pas pour tout le monde, tout de suite. Mais en tout cas, pour les plus fragiles et les plus âgés.» «À ce stade», indique-t-il, ces populations cibles seront les seules concernées.

 

En fait on ne sait pas si toutes les personnes âgées seront concernées ou si à l’intérieur de la catégorie des plus âgés on choisira ceux qui sont les plus fragiles.

Selon le ministère de la Santé, «pour la plupart des gens, le vaccin est encore efficace neuf mois après la première injection»même s’il n’est pas aussi affirmatif pour la période d’un an après. Avec la crainte d’une nouvelle saturation des hôpitaux, Emmanuel Macron et le gouvernement se «préparent» à «faire cette troisième dose.» «Nous le ferons à partir de la rentrée», affirme le chef de l’État.

Covid: vers une troisième dose en France?

  • Covid: vers une troisième dose en France?
  • Le vaccin serait encore efficace neuf mois après la première injection indique le ministère de la santé ; au-delà demeurent des incertitudes. Du coup, le ministère devra décider d’ici fin août si on procède à un rappel vaccinal avant la fin de l’année.
  • Comme pour la première injection, les personnes à risque seraient prioritaires. On risque d’assister à un certain embouteillage dans les centres de vaccination avec des candidats à la première dose, d’autres à la seconde et d’autres enfin au rappel vaccinal. La question se pose d’ores et déjà de savoir on disposera du nombre de vaccins nécessaires.

Covid: une troisième dose de vaccin…. en Israël

Covid: une troisième dose de vaccin…. en Israël

 

 

La question de la troisième dose du vaccin va se poser très rapidement dès la fin de l’été dans le monde entier. En France, ce problème a été évoqué de façon allusive par le président de la république mais aucune orientation précise n’a été encore retenue. De toute manière il semble bien qu’en l’état actuel des vaccins, un rappel annuel sera nécessaire surtout avec la progression des variants. En Israël le gouvernement vient de décider le principe des maintenant d’une troisième dose de vaccin.

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Selon le géant pharmaceutique Pfizer qui produit le vaccin majoritairement utilisé en Israël, «de nouvelles études montrent qu’une troisième dose a des effets neutralisants contre le variant Delta plus de cinq fois plus élevés chez les jeunes et plus de onze fois chez les personnes plus âgées.»

L’Etat hébreu a enregistré plus de 1400 nouveaux cas de contamination ces dernières 24h contre 100 par jour mi-juin. .

Chine : se préparer à une troisième guerre mondiale ?

Chine : se préparer à une troisième guerre mondiale ? 

Comment faire face à l’irrédentisme chinois ? Si la nouvelle administration américaine assume le défi, Paris et Berlin veulent éviter la confrontation et restent dans le déni, s’inquiète, dans une tribune au « Monde », le sinologue Jean-Yves Heurtebise.

 

Le premier dirigeant étranger invité par Joe Biden à la Maison Blanche après son élection fut le premier ministre japonais, Yoshihide Suga ; le second fut le président sud-coréen, Moon Jae-in. En juin, Joe Biden rencontra les dirigeants du G7 mais aussi ceux du D10 (G7 plus Australie, Corée du Sud, Inde), puis ceux des 30 pays membres de l’OTAN. Toute cette activité diplomatique tourna autour d’une question centrale : « Comment faire face à la Chine ? ».

Plus exactement, comment faire face à cette Chine dirigée par ce Parti communiste qui vient de fêter en grande pompe ses 100 ans d’existence en promettant de « fracasser la tête et répandre le sang » (selon les termes fleuris de Xi Jinping) de tous ceux qui voudraient « l’intimider » ? Comment faire face à cette puissance économique, premier émetteur de COau monde (27 % des émissions pour 18 % de la population), dont les pressions irrédentistes, sur terre ou en mer, inquiètent les pays riverains (Inde, Vietnam, Indonésie, etc.) et dont le modèle sociopolitique se dit seul aller dans le sens de l’histoire face à un « Occident en déclin » ?


Quand les Etats-Unis et le Japon d’un côté et la Russie et la Chine de l’autre conduisent des exercices militaires communs dans l’Indo-Pacifique, l’Europe de la chancelière Angela Merkel veut, fin décembre 2020, ratifier un accord d’investissement avec la Chine, sans inviter ni l’Italie ni l’Espagne, et envisage, fin juin 2021, une rencontre avec Poutine, irritant pays baltes, Suède et Pays-Bas. On pourrait se demander si l’Allemagne, avec sa dépendance au gaz russe renforcée par la fermeture de ses centrales nucléaires et l’inféodation de son industrie automobile au marché chinois, n’est pas l’homme diplomatique malade de l’Europe.

La Chine, une menace pour l’OTAN ?

Quant à la France, elle reçoit les félicitations de Pékin pour sa quête d’une « indépendance stratégique » et répond à l’appel de Biden par le mantra : « Surtout pas de confrontation. » A la volonté de l’OTAN de qualifier la Chine de menace pour l’Organisation, le président Emmanuel Macron rétorque en soulignant que celle-ci est loin de l’Atlantique Nord. Cette position interroge : Vladivostok est bien plus à l’est que Shanghaï ; quant à la cyberguerre, elle ne connaît pas de frontières. De fait, la participation de sous-marins français à des exercices de liberté de navigation loin des côtes nationales, en mer de Chine du Sud, souligne la projection stratégique nécessaire.

La Chine autorise le troisième enfant

La Chine autorise le troisième enfant

Face à une démographie vieillissante qui menace l’avenir du pays, le parti communiste a décidé d’autoriser un troisième enfant en Chine. «Un couple est autorisé à avoir trois enfants», a annoncé un communiqué de l’agence officielle Xinhua, faisant sauter la limite de deux enfants jusqu’ici imposée aux familles. Cette mesure vise à «répondre activement au vieillissement» et à maintenir «les avantages de ressources humaines de notre pays», alors que l’usine du monde est menacée à terme d’une pénurie de main-d’œuvre. Une décision solennelle réclamée de longue date par les démographes et économistes pour tenter de relancer la natalité de la seconde économie mondiale, qui vieillit plus rapidement que prévu, comme l’a confirmé le dernier recensement, dévoilé au début du mois. Le taux de natalité est tombé au plus bas depuis la fondation de la Chine communiste, en 1949.

Vaccin Covid: Une troisième dose ?

Vaccin Covid: Une troisième dose ?

 

 

Une troisième dose sera-t-elle bientôt nécessaire ? C’est en tout cas ce que propose, le PDG de Moderna, le Français Stéphane Bancel, pour les personnes à risque. De toute manière, cette troisième dose pourrait se révéler nécessaire si l’on s’en tient aux récentes études qui démontrent que la couverture du vaccin ne dépasse pas environ un an. La vaccination pourrait être régulière tous les ans notamment pour les plus fragiles.

Interview dans le JDD

 

 

L’arrivée du vaccin Moderna en pharmacie et chez les généralistes peut-elle accélérer la campagne vaccinale en France?
Elle va rendre le vaccin plus accessible pour les personnes âgées isolées, ou les actifs débordés. Elle permettra donc d’atteindre plus vite l’immunité de groupe. Aux États-Unis, l’arrivée du Moderna en officines a accéléré la cadence des injections sans poser de problèmes logistiques : notre vaccin peut se conserver au réfrigérateur durant un mois.

Les doses de rappel que vous préparez seront-elles efficaces contre les variants inquiétants ?
Nous testons trois stratégies de rappel différentes chez des personnes vaccinées l’an dernier dans le cadre de nos essais cliniques : l’une est dirigée contre la souche de Wuhan, comme notre vaccin actuel ; l’autre contre la souche sud-africaine ; la troisième est un mélange des deux. Grâce à un dosage des anticorps, l’efficacité de ces trois « boosters » est mesurée sur les quatre variants jugés à risque par l’OMS. Chez la souris, le mélange des deux produits fonctionne le mieux. Je parie que ce sera pareil chez l’homme : ça a toujours été le cas avec l’ARN messager. Une fois connus les résultats attendus pour début juin, nous lancerons une étude sur plusieurs centaines de personnes. L’objectif est de fournir les données aux agences réglementaires en août, pour une homologation en septembre.

 

Un rappel est-il vraiment nécessaire ?
On sait qu’avec le coronavirus OC43, à l’origine de la pandémie dite de « grippe russe » de 1890-1894 – et responsable chaque année d’environ 10 % des séjours à l’hôpital dus à des maladies respiratoires –, l’immunité dure de un à trois ans, selon les malades. Nous pensons que notre vaccin sera efficace pendant une période comparable. Sauf que l’arrivée des variants augmente le niveau de la menace. C’est pourquoi il faut anticiper. Et vacciner avec une troisième dose toutes les personnes à risque dès la fin de l’été, notamment les résidents des Ehpad qui ont reçu leur première dose au début de l’année. Deux à trois mois de retard entraîneraient de nombreuses hospitalisations et des morts. Tous les adultes, mêmes jeunes, devront ensuite recevoir un rappel afin de protéger les personnes fragiles non vaccinées. Le principe de précaution, qui est parfois un frein, doit prévaloir en temps de pandémie : il sauve des vies.

Craignez-vous une quatrième vague en France?
La vaccination peut nous en prémunir. D’ici à l’été, tous les adultes désireux de se faire vacciner auront reçu une première dose. Il faudra ensuite très vite cibler les adolescents de 12 à 17 ans. Nous allons déposer une demande d’autorisation de mise sur le marché à l’Agence européenne des médicaments début juin. L’idéal serait de les protéger avant la fin du mois d’août. Si on ne vaccine pas massivement, le risque d’une quatrième vague ne peut être écarté.

La défiance envers les vaccins, à laquelle les États-Unis font face aujourd’hui, est-elle dangereuse ?
L’Europe connaîtra ce phénomène. Il n’y a rien à faire face à un noyau d’irréductibles « antivax ». Mais on peut convaincre la majorité des hésitants. Le gouvernement américain a conclu un partenariat avec Uber pour transporter les patients jusqu’aux pharmacies, une chaîne de fast-food offre des frites aux personnes vaccinées, une enseigne de vêtements verse une prime de 100 dollars à ses salariés vaccinés. Les meilleurs ambassadeurs du vaccin restent tous les vaccinés qui se portent très bien : 90 millions de personnes ont reçu deux doses de Moderna dans le monde entier.

Vous aviez critiqué la lenteur de l’Europe à signer un contrat avec votre société. La campagne vaccinale française vous semble-t-elle trop lente ?
Pas du tout : c’est un vrai succès. Jamais une campagne de vaccination n’a été réalisée aussi vite! J’ai critiqué le manque d’anticipation de l’Europe. Les États-Unis, dès le printemps 2020, ont parié sur trois technologies, avec à chaque fois deux laboratoires retenus par plateforme vaccinale, afin d’éviter une défaillance d’entreprise. Le défi logistique a été au cœur des préoccupations des autorités. Tous les samedis matin, nous nous réunissions en Zoom avec Tony [Anthony] Fauci [l’immunologiste conseiller de la Maison-Blanche], Moncef Slaoui, [le coordinateur de la stratégie vaccinale] et dix généraux de l’armée américaine, pour faire le point sur l’avancée du projet. Dès les essais cliniques, nous construisions ensemble l’outil industriel.

Ce qui me rendait fou, c’est que je savais qu’il fallait de toute urgence implanter des usines en Europe. Les résultats préliminaires de la phase 1 étaient bons. Attendre était contraire à l’éthique! Construire une salle blanche, acheter des machines, former les équipes, tout cela prend au moins six mois et demande beaucoup d’argent, ce qu’une biotech comme la nôtre n’avait pas. La France a démarré très vite l’achat de doses, dès avril-mai 2020. Mais le dossier s’est enlisé à Bruxelles. J’ai pressé l’Europe de passer commande et de nous verser un acompte pour lancer la production. En vain. Rien n’a changé avant la signature du contrat en novembre. Seuls Israël, la Suisse et le Canada ont joué le jeu. Justin Trudeau [le Premier ministre canadien] a même payé 100% des commandes canadiennes dès la signature du contrat, à l’été 2020, ce qui nous a permis d’acquérir des matières premières. La banque Morgan Stanley nous a aussi aidés en mai 2020 : son PDG, James Gorman, a acheté l’intégralité de nos émissions d’actions, soit 1,3 milliard de dollars, pour que nous puissions avancer. On peut critiquer la vision à très court terme des marchés financiers, mais, en l’occurrence, ils ont réagi très vite et efficacement.

Pourquoi vous opposez-vous à la levée des brevets réclamée par de nombreux pays ?
À l’exception de Pfizer et de Moderna, aucune capacité de production de vaccins à ARN n’existe dans le monde. Si les brevets étaient suspendus, les producteurs devraient acheter des machines et embaucher du personnel. Pfizer-BioNTech construit un outil industriel pour fabriquer 4 milliards de doses et nous, 3 milliards supplémentaires. Sept milliards, c’est assez pour vacciner la planète entière avec une première dose! En 2022, on pourra donner un rappel à toute la planète. La levée des brevets ne changera rien pour cette année. Mais ce serait une erreur stratégique majeure, car elle découragerait les investisseurs. Les brevets sont l’une des clés de leur retour sur investissement. Sans eux, Moderna n’aurait pas pu lever 5 milliards de dollars depuis sa création, dont 1,8 milliard pour la seule année 2020. Comme BioNTech, nous n’aurions jamais existé sans les brevets. En revanche, le mécanisme Covax – auquel nous participons – est un excellent outil pour offrir des doses aux pays pauvres. L’Unicef, qui les distribue, s’assure que les pays qui les reçoivent aient les capacités de stockage nécessaires. Les 3 milliards de doses que nous produirons l’an prochain sont destinées non aux pays riches – dont la population est d’environ 1 milliard d’individus – et qui n’auront besoin que d’un rappel, mais bien à ces pays-là.

Parlez-vous de la situation sanitaire avec les responsables français ?
Je communique régulièrement avec eux, notamment avec le président Macron.

Avez-vous compris le retard pris par Sanofi, censé être le champion français du vaccin ?
C’est triste qu’un des quatre leaders mondiaux, dont la technologie est éprouvée, ait un an de retard sur nous. Nous aurions pu disposer de centaines de millions de doses supplémentaires.

Pourquoi Moderna est-elle américaine et pas française?
Moderna est américaine depuis sa naissance, il y a dix ans. Je n’en suis pas le fondateur. C’est un scientifique qui l’a créée ; j’en suis « l’employé numéro deux ». La France a des scientifiques de haut niveau, mais manque d’un vivier d’ingénieurs et de techniciens formés aux technologies les plus modernes. L’autre frein en Europe, c’est le financement nécessaire à la phase de croissance des biotechs : ce sont les États-Unis qui ont financé l’Allemand BioNTech. Il manque une structure adaptée au capital de croissance en France, entre autres à cause d’un problème de législation.

 

Pourquoi avez-vous compris si tôt qu’une pandémie démarrait?
La lutte contre les maladies infectieuses, c’est toute ma vie. On s’attendait à l’émergence d’un nouveau virus. L’an dernier, alors que j’étais en France pour les fêtes de Noël, un article du Wall Street Journal m’a alerté. J’ai écrit à Tony Fauci, dont les équipes travaillaient déjà sur ce sujet. L’été précédent, quand je lui avais dit que nous pourrions fabriquer un vaccin en deux mois, il m’avait pris pour un fou. Puis nous avions mis au point un vaccin contre une pandémie fictive, qui l’avait convaincu. Lors du forum de Davos, en janvier 2020, j’ai reçu la confirmation, par des informations non officielles venues de Chine, que c’était grave. Quand Wuhan a été confinée et que j’ai réalisé que de nombreux vols vers l’Europe et le reste du monde décollaient de son aéroport international, j’ai eu la certitude que le virus était déjà partout. J’ai dit : « C’est une pandémie, comme en 1918! » À la fin du forum, j’ai sauté dans un avion pour Washington pour rencontrer les responsables américains, et l’aventure du vaccin a vraiment démarré. Le 2 mars, j’étais dans le Bureau ovale, avec Donald Trump et les dirigeants des Big Pharma. Lui, très agressif, voulait une solution rapide. Les laboratoires traditionnels, peu familiers de la rupture technologique que constitue l’ARN messager, doutaient que ça puisse aller aussi vite. Peu importe : j’avais le soutien de Tony Fauci. Le 16 mars, l’essai clinique commençait.

Vous avez rejoint le club des milliardaires de Forbes. C’est un aboutissement ?
Ce que je fais, ce n’est pas pour l’argent. Ma femme et moi finançons de nombreuses associations à travers le monde, grâce à la fondation que nous avons créée. Nous sommes décidés à donner l’intégralité de notre fortune et à faire grandir cette fondation, baptisée Champions of love. Nos enfants sont prévenus : « On paie vos études et ensuite vous vous débrouillerez! »

Comment avez-vous vécu cette année extraordinaire ?
J’ai dormi entre quatre et cinq heures par nuit. Et couru tôt chaque matin pour me vider la tête. Travaillé non-stop, samedi et dimanche compris. Tous les salariés de Moderna aussi. Ils sont nombreux à avoir passé des nuits entières à l’usine et utilisé les douches dans les vestiaires. Pendant des mois, plus personne ne savait quel jour de la semaine nous étions. Leur motivation à tous, ce n’est pas l’argent mais la santé publique.

Gardez-vous la tête froide après avoir lancé l’un des antidotes contre la pandémie du siècle ?
J’ai été éduqué par les jésuites à servir. Aider à sauver des vies, c’est mon métier depuis mon premier job, à l’âge de 23 ans, où je me battais pour sauver la vie d’enfants japonais victimes d’une épidémie bactérienne. C’est la perception du grand public sur notre travail qui change. Pas nous.

L’ARN messager peut-il permettre de soigner d’autres maladies ?
Cette technologie va transformer la médecine d’une manière extraordinaire. Nous effectuons des essais cliniques en partenariat avec AstraZeneca sur une molécule en cardiologie. Il suffit de l’injecter une fois dans le cœur d’une victime d’infarctus pour que des vaisseaux sanguins tout neufs se reconstituent. Le muscle cardiaque redevient une pompe efficace. Grâce à cette thérapie régénérative, qui a fait ses preuves sur le cochon, le handicap consécutif à l’infarctus pourrait disparaître et l’espérance de vie, grandir. Nous testons également des traitements personnalisés contre le cancer. Et nous espérons bientôt guérir, au moins pendant quelques mois, des maladies auto-immunes, dont le lupus. Le XXIe siècle sera celui de la biologie.

 

 

Covid-19 : une troisième dose de vaccin ?

Covid-19 : une troisième dose de vaccin ?

Pour préserver les progrès effectués, les autorités britanniques prévoient de lancer une campagne de rappels à l’automne, à la suite d’essais cliniques sur la réponse immunitaire provoquée par une troisième dose de vaccin.

Cette étude menée par le service public de santé (NHS), à laquelle participeront 2 886 volontaires totalement vaccinés, examinera les effets de sept vaccins différents – Oxford/AstraZeneca, Pfizer/BioNTech, Moderna, Novavax, Valneva, Janssen et Curevac. Financée à hauteur de 19,3 millions de livres (22,4 millions d’euros) par le gouvernement, elle débutera en juin et les premiers résultats sont attendus en septembre.

Vaccin : une troisième dose ?

Vaccin : une troisième dose ?

Interrogé lundi sur la possibilité d’une troisième injection du vaccin Pfizer pour être immunisé contre le Covid-19, le docteur Jimmy Mohamed, consultant santé d’Europe 1, a estimé que cela dépendrait des éventuelles nouvelles mutations du virus. Selon lui, les personnes âgées ou immunodéprimées pourraient être les principales concernées par cette dose supplémentaire.

Une première dose de vaccin contre le Covid-19, puis une seconde et, enfin, le bout du tunnel ? Pas nécessairement. Le patron de Pfizer a annoncé que les personnes ayant reçu le vaccin développé par son laboratoire contre le Covid-19 auraient « probablement » besoin d’une troisième dose d’ici six mois à un an. « Une hypothèse vraisemblable est qu’une troisième dose sera probablement nécessaire, entre six mois et douze mois, et à partir de là, il y aura une vaccination à nouveau chaque année, mais tout cela doit être confirmé », à déclaré Albert Bourla, le PDG de Pfizer, selon des propos rendus publics le 15 avril par la chaîne américaine CNBC. Interrogé lundi sur cette hypothèse par une auditrice fraîchement vaccinée avec le Pfizer, le docteur Jimmy Mohamed, consultant santé d’Europe 1, appelle à la prudence et à ne pas se projeter aussi loin dans le temps, alors qu’il est toujours aussi difficile de prévoir l’évolution de l’épidémie d’un mois à l’autre.

 Nous sommes incapables de prédire l’évolution du virus d’ici un ou deux mois, et donc encore moins de savoir ce qu’on va devoir faire l’automne prochain.

On peut imaginer qu’avec le temps, nous perdions petit à petit la protection conférée par la vaccination et qu’il faudra certainement, à l’automne ou à l’hiver prochain, faire une piqûre de rappel. Surtout quand on sait que certaines personnes un peu plus fragiles, un peu âgées, un peu immunodéprimées, risquent d’avoir une moins bonne réponse vaccinale. Elles auront donc très certainement besoin d’une autre dose. Mais concentrons-nous d’abord sur les deux premières doses, qui vont nous permettre de combattre l’épidémie telle que nous la subissons actuellement. 

Peut-on envisager une vaccination annuelle contre le Covid-19, comme celle contre la grippe ?

C’est l’une des hypothèses. Pourquoi vaccine-t-on chaque année contre la grippe ? Car nous subissons une perte progressive de l’immunité. Mais en plus de ça, le virus de la grippe mute. Il s’agit d’un phénomène désigné comme la pression de sélection. Cela veut dire, lorsqu’un important pourcentage de la population est vacciné, que le virus peut muter pour échapper à l’immunité, et donc à la disparition. C’est ce qui s’est passé dans certains pays comme le Brésil, alors qu’une majeure partie de la population avait attrapé le coronavirus, notamment à Manaus. Le coronavirus a su s’adapter et a créé des variants. Il est donc possible que nous devions, chaque année, nous refaire vacciner avec un petit rappel.

Nous parlons du vaccin produit par Pfizer, mais doit-on aussi envisager la même chose pour les autres produits, comme le Moderna ?

Si une troisième dose est nécessaire pour le Pfizer, il y a fort à parier que l’on devra procéder de la même façon avec les autres vaccins. »

Covid-19 : une troisième dose nécessaire ?

Covid-19 : une troisième dose nécessaire ?

 

Une déclaration très importante du patron de Pfizer qui pourrait bouleverser tous les plans de vaccination mondiaux. En effet Albert Bourla, PDG de Pfizer, a déclaré qu’une troisième dose de son vaccin serait sans doute nécessaire et qu’ensuite la vaccination devrait devenir annuelle.

 

Une déclaration qui sans doute va concerner les autres vaccins. On risque de connaître un vaste embouteillage de vaccination vers la fin de l’année. Une situation qui pourrait se traduire par une très grande insuffisance de doses produites. En effet, vers la fin de l’année il conviendra de procéder à une deuxième vaccination pour un nombre important de personnes tout en continuant les premières vaccinations qui seront loin d’être terminées notamment dans les pays pauvres. Parallèlement il faudrait entamer les vaccinations assurant l’immunité pour l’année suivante.

 

En plus si les variants continuent d’évoluer à cette vitesse, il n’est pas impossible qu’à un moment donné les vaccins actuels se montrent incapables d’être opérationnels vis-à-vis du virus. Des vaccinations avec un nouveau vaccin pourraient alors être nécessaire.

 

Autant d’éléments qui mériteraient d’être pris en compte par les autorités médicales nationales et internationales.

 

Se pose en particulier la question de la durée de protection des vaccins actuels. «Nous ne savons pas tout à ce stade», a reconnu le Dr David Kessler, lors d’une audition devant les parlementaires américains. «Nous étudions la durée de la réponse des anticorps», a-t-il précisé. «Elle semble forte mais elle connaît une certaine baisse et les variants sont un défi».

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