Archive pour le Tag 'triplé'

Hollande- lâcheté de la Justice : une triple hypocrisie

Hollande- lâcheté de la Justice : une triple  hypocrisie

 

 

 

La confidence de François Hollande relative à la lâcheté de l’institution judiciaire révèle une triple hypocrisie. La première hypocrisie réside dans le fait que François Hollande a dit le contraire de ce qu’il exprime d’habitude officiellement. La seconde découle de l’attitude de la justice elle-même qui s’y-elle se considérait vraiment injurier devrait porter plainte. Elle se limite à des cris d’orfraie. Dernière hypocrisie, celle de François Hollande qui pour démentir ces propos mal rapportés par les journalistes du monde pourrait lui aussi porter plainte contre les auteurs du livre en question. De tout cela rien, on fait semblant de s’offusquer, semblant de s’excuser, semblant de démentir. Pour preuve François Hollande s’est limité à des « regrets » aux magistrats, d’éteindre la zone la plus menaçante de l’incendie provoqué par ses « confidences » à des journalistes, mais les dégâts semblent loin d’être circonscrits. Le chef de l’Etat dit comprendre la « blessure » née de ses propos qualifiant la justice d’ »institution de lâcheté » parus dans « Un président ne devrait pas dire ça ». « C’est un début de réponse. Sans ça, la crise risquait de s’enkyster, c’est une manière d’éviter ça », a dit à Reuters Olivier Janson, secrétaire général adjoint de l’Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire. Le monde judiciaire n’est pas le seul à s’être offusqué des propos tenus lors d’une soixantaine d’entretiens avec deux journalistes du Monde. A l’instar de nombreux élus PS, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, et le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, ont pressé le président de « s’exprimer vite » pour clarifier ses propos dont la révélation irrite à six mois de la présidentielle. Claude Bartolone, « stupéfait », s’est interrogé sur la « volonté » de François Hollande d’être candidat. La question se pose en effet de savoir si François Hollande n’a pas décidé de saboter son avenir politique ou alors c’est qu’il est complètement inconscient. Une hypothèse qui n’est pas à écarter tellement il est incapable de faire la moindre autocritique sur sa gestion du quinquennat. (Avec Reuters)

Migrants accords avec la Turquie : un triple scandale

Migrants accords avec la Turquie : un triple scandale

 

 

Le premier scandale c’est de faire confiance à un pays dont la politique et la philosophie sont particulièrement ambigües vis-à-vis de l’État islamique sans parler du caractère antidémocratique du régime. Comment peut-on imaginer que le contrôle des frontières de l’Europe pourrait être assuré par un pays extérieur aussi peu sûr. Deuxième scandale celui qui consiste à penser que la Turquie pourra retenir chez elle les migrants et même accueillir ceux  qu’on va lui réexpédier ? D’autant que la Turquie demande la suppression des visas pour les turcs qui veulent se rendre en Europe. Comment distinguer un turc d’un syrien qui voudra voyager dans l’union européenne ? Il y a enfin le marchandage, celui qui consiste à donner de l’argent à la Turquie pour jouer le garde-chiourme de l’Europe. Enfin accéder à la demande de la Turquie d’entrer  dans l’union européenne relève de l’irresponsabilité la plus totale. Plusieurs ministres de l’Intérieur de l’UE réunis jeudi à Bruxelles ont donc  exprimé des réserves sur la suppression des visas pour les citoyens turcs, un des éléments clefs du projet d’accord entre l’Union et la Turquie sur les migrants. « Il est hautement contestable que la Turquie, qui prend le contrôle d’un journal qui critique son gouvernement, puisse présenter trois jours plus tard une liste de souhaits et qu’elle soit récompensée par des discussions portant sur une libéralisation des visas », a souligné la ministre autrichienne de l’Intérieur, Johanna Mikl-Leitner. « Je me demande si l’Union européenne n’est pas en train de jeter ses valeurs par-dessus bord », a-t-elle ajouté à son arrivée à Bruxelles, ajoutant qu’elle allait plaider en faveur de l’inclusion d’une clause d’annulation dans le texte final. Des ministres ont également fait part de leurs doutes vis-à-vis d’autres éléments du projet d’accord, expliquant que les migrants pourraient tenter d’emprunter de nouvelles routes pour entrer dans l’Union. Le texte, en l’état, prévoit en effet de « renvoyer tous les migrants en situation irrégulière qui partent de la Turquie pour gagner les îles grecques » et, en échange, de « procéder, pour chaque Syrien réadmis par la Turquie au départ des îles grecques, à la réinstallation d’un autre Syrien de la Turquie vers les États membres de l’UE ». Les ministres de l’Intérieur discuteront en outre du projet de création d’une garde-frontières et d’une garde-côtes européenne que le bloc espère pouvoir déployer à la fin de l’été pour améliorer la protection de ses frontières extérieures. Sans doute une piste beaucoup plus sérieuse -à condition d’y mettre les moyens- plutôt que de confier le contrôle des frontières à un pays aussi peu sûr que la Turquie.

Impôts : triple peine pour les retraités

Impôts : triple peine pour les retraités

 

Le gouvernement vient d’indiquer que les retraités modestes qui ne payaient pas précédemment d’impôts locaux seront exonérés à nouveau de ces impôts. Ce n’est que justice car pour les retraités c’est la triple peine. D’abord les pensions sont bloquées depuis plusieurs années et elles le seront vraisemblablement pendant des ânées et des années. En clair, le pouvoir d’achat s’érode au rythme de l’inflation. Seconde peine, la hausse de la CSG : en moyenne de 500 euros pour les petite retraites, enfin donc l’imposition locale.  Manuel Valls s’est enfin engagé samedi soir à « neutraliser l’impact » de la hausse des impôts locaux affectant certains retraités modestes, sur laquelle une centaine de députés socialistes avaient attiré son attention. « Fiscalité locale des retraités : notre engagement est simple, neutraliser l’impact d’une situation aussi brutale qu’injuste », écrit le premier ministre dans un tweet.  Christian Eckert promet un remboursement « sans démarche particulière » pour les retraités qui s’acquittent désormais des impôts locaux :

 

Comment expliquez-vous la situation de ces retraités nouvellement imposés?
D’abord, cela n’est pas acceptable et nous allons faire tout ce qui est nécessaire pour rétablir les choses. Mais revenons sur les causes. Cette situation est la conséquence directe d’une décision prise en 2008, par le précédent gouvernement, de suppression de la demi-part dite des veuves, mais qui concerne également les parents isolés. Il s’agit donc d’une bombe à retardement que nous ont laissée nos prédécesseurs.  Le principe est simple : nous voulons que les personnes qui étaient exonérées jusque-là continuent à bénéficier de cette exonération en 2015. Nous allons préparer une disposition législative en ce sens. Les personnes concernées qui auraient déjà payé ces impôts en 2015 seront remboursées sans démarche particulière.

Travail le dimanche : « triple erreur » (Hamon)

Travail le dimanche : « triple erreur » (Hamon)

Benoît Hamon annonce dans le Journal du dimanche qu’il votera contre l’extension du travail dominical, et affiche ses ambitions pour le prochain congrès du PS. Benoît Hamon joint sa voix aux nombreuses critiques de la gauche, y compris des socialistes parmi lesquels la maire de Lille Martine Aubry, contre le projet du ministre de l’Economie Emmanuel Macron prévoyant d’étendre jusqu’à 12 le nombre de dimanches travaillés par an.  « La société de consommation s’est immiscée partout dans nos vies. La tâche de la gauche au pouvoir n’est pas de considérer que les Français ne sont que des consommateurs », explique Hamon. Il pointe « une triple erreur » sur le travail dominical. « Economique : le bonus en croissance et en emploi est faible, voire famélique. Sociale : moins le travail le dimanche sera rare, moins bien il sera rémunéré ». Et « une erreur sociétale : je ne vois pas les bienfaits d’une nouvelle extension du champ de la société de consommation ».

 

Taxe d’habitation : du simple au triple

Taxe d’habitation : du simple au triple

 

La taxe d’habitation, payée en octobre, a fortement augmenté ces dernières années. Elle rapporte 22 milliards d’euros par an aux collectivités locales. Elle est très inégalitaire puisque l’on peut payer du simple au triple selon les communes (la moyenne est de 1000 euros). Enfin, elle est calculée à partir de la valeur dite locative de son appartement ou de sa maison, des valeurs établies en…1970. Ainsi, pour payer moins de TH, mieux vaut par exemple vivre dans un 100 mètres carrés luxueux du Boulevard Saint Germain, à Paris, que dans un petit pavillon de Seine et Marne. La révision des 46 millions de bases locatives devrait permettre de rapprocher la valeur réelle et la valeur fiscale d’un bien. Mais cela entraînerait de nombreux transferts de charges: les locataires de logements sociaux ou modestes devant payer moins alors que ceux qui occupent des biens anciens (réputés sans confort) seraient plus lourdement taxés. La révision des bases n’est pas la seule piste de réforme. Beaucoup d’élus socialistes souhaitent que le calcul de la taxe d’habitation prenne en compte à l’avenir les revenus des occupants des logements. Ce qui reviendrait en fait à instaurer un second impôt sur le revenu, mais local celui-ci. Sur ce point, le gouvernement observe le plus grand mutisme pour l’instant.

Immobilier Paris : prix a triplé en 20 ans

Immobilier  Paris : prix  a triplé en 20 ans

Paris est la vile la plus chère du monde (après Singapour) en raison notamment du prix du logement. Dans la capitale, les prix ont été multipliés par 3,34 entre 1996 et 2013 passant de 2840 euros à 8140 euros en moyenne. Au fil des ans, les écarts de prix se sont réduits entre les arrondissements. Ceux situés dans le nord-est (IIIe, IXe, Xe, XIe, XVIIIe et surtout IIe), quartiers à l’origine parmi les plus populaires, ont enregistré les hausses les plus rapides au cours des vingt dernières années. A contrario, c’est dans les arrondissements qui étaient les plus chers en 1991 que les prix ont le moins progressé (Ier, Ve, VIe, VIIe, VIIIe, XVe et XVIe).Depuis 1991, le prix moyen au mètre carré est, par exemple, passé de 4410 à 9220 euros dans le XVIe arrondissement. Et il a bondi de 2760 à 9610 euros dans le IIe, selon une étude des notaires qui ont passé en revue deux décennies en Ile-de-France. En parallèle, les petits appartements ont enregistré des hausses de prix plus fortes que les grands. Le prix des studios a été multiplié par 3,6 entre 1996 et 2013, et celui des cinq-pièces par 3. «La hausse a été alimentée par une pénurie constante de logements», analysent les auteurs de l’étude. Faute de place, on a construit beaucoup moins de logements à Paris et en Ile-de-France au cours des trente dernières années que dans le reste de l’Hexagone.

 




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