Archive pour le Tag 'trimestre'

Page 2 sur 4

80000 emplois créés au second trimestre (INSEE)

80000 emplois créés au second trimestre (INSEE)

D’avril à juin, l’économie française a enregistré 81.400 créations nettes d’emplois, dont 76.800 dans le privé (+0,4%) et 4.600 (+0,1%) dans la fonction publique. Sur le seul deuxième trimestre, l’emploi a poursuivi sa baisse dans l’industrie (-2.800 postes ou -0,1%), qui n’a pas été en situation de créations nettes depuis début 2001, mais a poursuivi son rebond amorcé en début d’année dans la construction (+4.800 ou +0,4%). Il est resté vigoureux dans les services avec 67.000 créations nettes d’emploi (+0,6%) après 47.900 au premier trimestre (+0,4%), grâce à l’intérim (23.200 emplois créés). Sur les douze mois à fin juin, les créations nettes d’emplois atteignent 303.500, soit une hausse de 1,2% sur la période, dont 276.300 dans le privé et 27.200 dans la fonction publique. Dans un communiqué distinct, l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) fait état d’une hausse du salaire moyen par tête de 0,4% sur le trimestre en France et de 2,0% sur un an, un rythme nettement supérieur à l’inflation (+0,1%, sur le trimestre et +0,7% sur un an).

Croissance France : la reprise au deuxième trimestre

Croissance France : la reprise au deuxième trimestre

 

Ce pourrait être une bonne nouvelle pour alimenter la confiance chez les patrons. Les résultats de la croissance du second trimestre permettent  en effet d’espérer une hausse du PIB de 1,9 % voire 2 %, au-delà des prévisions du gouvernement, de la Banque de France et du FMI. Au deuxième trimestre, comme au premier et dernier trimestre de 2016, le PIB a augmenté de 0,5% selon l’Insee. L’acquis de croissance, à savoir l’évolution du PIB cette année si l’activité stagnait au cours du deuxième semestre, s’élève à +1,4% au 30 juin. De fait, à moins d’une catastrophe, l’objectif de croissance annuelle de 1,6% retenu par l’Insee devrait être atteint. De son côté, le gouvernement vise une augmentation annuelle de l’activité de 1,5%. Dans le détail, la demande intérieure finale, traditionnel moteur de la croissance française, a contribué positivement au PIB du trimestre, à hauteur de 0,4 point, soit le même niveau qu’au trimestre précédent. Le commerce extérieur a contribué positivement à la croissance (+0,8 point après -0,6 point), en lien avec le fort rebond des exportations (+3,1% après -0,7%) – les chantiers STX France ont livré un mega-paquebots à leurs clients en mai… – et du net ralentissement des importations (+0,2% après +1,2%) sur les trois mois à fin juin. Toujours très volatile, la contribution des variations des stocks des entreprises a été négative de 0,6 point. Elle avait apporté 0,7 point à la croissance au cours des trois premiers mois de l’année.

États-Unis : La croissance révisée en hausse à 1,2% pour le 1er trimestre

États-Unis : La croissance  révisée en hausse à 1,2% pour le 1er trimestre

Le tassement assez net de la croissance au premier trimestre et confirmé même s’il est moins important que ce qui était prévu dans les chiffres provisoires. En fait la croissance en rythme annualisé serait de 1,2 % au premier trimestre pour. Au quatrième trimestre, la croissance avait été de 2,1%. « La deuxième estimation donne une image plus exacte du degré de ralentissement au début de l’année mais la principale inquiétude sur la croissance de la consommation privée demeure », a déclaré Michael Papen, économiste en chef chez Barclays. Le gouvernement a révisé à la hausse son estimation initiale de la croissance de la consommation des ménages, mais a revu en forte baisse la constitution de stocks des entreprises. La faiblesse constatée au premier trimestre ne fait pas les affaires de Donald Trump qui a promis de doper l’économie américaine. Lors de la campagne présidentielle, le magnat de l’immobilier avait dit vouloir porter la croissance annuelle à 4%. L’administration républicaine table aujourd’hui sur une croissance de 3%, qu’elle juge plus réaliste. Pour développer l’économie, Trump a proposé un programme basé notamment sur des baisses d’impôts et des investissements dans les infrastructures. Mais les analystes craignent que cette politique, si elle se concrétise, provoque une surchauffe de l’économie compte tenu de la faiblesse de la productivité et du manque de main d’oeuvre dans certains secteurs. Si la croissance semble avoir retrouvé un peu de son élan au début du deuxième trimestre, la faiblesse des investissements des entreprises, la modeste hausse des ventes au détail et le déficit commercial au mois d’avril suggèrent qu’elle pourrait ne pas être robuste. Le département du Commerce a annoncé vendredi que les commandes de biens durables hors défense et aéronautique, considérées comme un bon baromètre des projets d’investissement des entreprises, sont restées inchangées en avril, pour le deuxième mois d’affilée. La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus des deux tiers du PIB, s’est faite à un rythme annualisé de 0,6%, au lieu de 0,3% en première estimation, mais reste à son niveau le plus faible depuis le quatrième trimestre 2009, après le rythme soutenu, de 3,5%, constaté au quatrième trimestre.

Croissance: pas de miracle pour le premier trimestre (Banque de France), pourquoi ?

Croissance: pas de miracle pour le premier trimestre (Banque de France), pourquoi ?

Inutile de tourner autour du pot, il n’y aura pas de miracle pour la croissance française en 2017. Certes avec beaucoup de « si » espère 1,5 % d’augmentation du PIB en 2017 mais on ne prévoit qu’1,3%.  Mais pour l’instant la tendance est très proche de celle de 2016. En clair on dépassera peut-être un tout petit peu 1 % de croissance en 2017 et pour le premier trimestre il faudra se contenter de quelque chose comme plus 0, 3 % Comme la plupart des instituts économiques la BdF prévoit uen croissance molle en 2017  identique  à 2016 soit 1.2 ou 1.3%. En cause  les difficultés à modéliser les incertitudes qui vont surtout structurer l’évolution de l’activité notamment au plan international. Incertitudes sur la véritable politique des Etats Unis, incertitudes sur l’évolution des taux, sur le pétrole, sur les négociations du Brexit   et surtout incertitudes politiques découlant des élections en particulier en Allemagne et  en France. Sans parler des conflits militaires et du terrorisme.  L’OCDE se montre assez prudente concernant la croissance mondiale. L’organisation espère des effets positifs du plan de relance budgétaire promis par Donald Trump  et le Japon mais se montre inquiète sur les conséquences d’un nouveau protectionnisme. L’OCDE a maintenu sans changement sa prévision de croissance mondiale pour 2016 à 2,9% et relevé très légèrement celle de 2017 à 3,3% (+0,1%), en fait une croissance molle qu’elle souhaiterait dynamiser avec une relance budgétaire. Croissance molle  qu’elle appelle à combattre depuis le début de l’année en relançant la dépense budgétaire. Ce que comptent faire des États-Unis première économie mondiale qui retrouverait en 2018 un taux de croissance vigoureux de 3%, le double de cette année (1,5%) et plus encore que le 2,3% attendu pour 2017 Le Japon, qui a annoncé ce printemps un plan de relance budgétaire, connaîtra des répercussions sur sa croissance plus modestes qu’aux États-Unis, mais l’OCDE a toutefois fortement relevé ses prévisions pour cette année à 0,8% (+0,2%), avec une même tendance pour l’année prochaine à 1% (+0,3%), mais un recul à 0,8% attendu pour 2018. En Europe par contre la croissance est toujours cadenassée par les limites du pacte de stabilité auxquels il faut ajouter les incertitudes électorales notamment en Allemagne et en France. . L’Allemagne, principale économie de la zone euro, devrait stagner à 1,7% de 2016 à 2018. L’OCDE abaisse même sa prévision de croissance pour la France cette année à 1,2% (-0,1%), en-dessous du 1,4% prévu par le gouvernement. Elle s’élèverait à 1,3% en 2017. Quant aux Royaume-Uni, l’OCDE maintient son pessimisme après le référendum sur le Brexit. Si elle revoit légèrement à la hausse sa prévision pour cette année à 2% (+0,2%), elle s’attend à un coup de frein l’année prochaine avec une croissance qui devrait chuter à 1,2% et ralentir encore en 2018 à 1%. L’organisation s’attend aussi à la poursuite du ralentissement de la croissance chinoise, qui devrait atteindre 6,7% cette année, soit 0,2% de plus que prévu, mais descendre à 6,4% l’an prochain et 6,1% en 2018. Tendance inverse pour l’Inde: l’OCDE s’attend à ce que ce pays maintienne sa forte croissance, qui passerait de 7,4% en 2016, à 7,6% l’an prochain et 7,7% en 2018. Quant au Brésil, qui connaît une forte récession de 3,4% cette année, il devrait sortir la tête hors de l’eau en 2017 (0%), pour renouer avec la croissance en 2018 à 1,2%. Pour la France, la prévision de croissance à 1,5 % en 2017 paraient illusoire. La Banque de France prévoyait jusqu’à présent une croissance de 1,4% cette année, puis 1,5% en 2017 et 1,6% en 2018. La révision – à 1,3% en 2016 et 2017 puis 1,4% en 2018 – est donc, selon elle, «significative».En cause dans cette croissance molle, la faiblesse de la consommation, l’atonie des investissements, le nouveau tassement des exports . 

 

Créations d’emplois : reprise au troisième trimestre

Créations d’emplois : reprise au troisième trimestre

 

Sur la tendance l’augmentation des nouveaux demandeurs d’emploi du fait de la démographie pourrait être compensée par la création nette d’emplois. Une tendance qui en grande partie responsable de  la légère diminution du chômage (avec le de formation). Certes la création d’emplois nouveaux n’est pas exceptionnelle mais elle constitue un élément positif. 120 000 emplois pourraient donc être créés en 2016, chiffres insuffisants bien sûr face aux trois 3,5 millions de chômeurs mais une évolution encourageante. Reste à savoir si cette tendance va se prolonger en 2017 avec un environnement économique international encore moins favorable qu’en 2016. La croissance du nombre d’emplois doit à l’intérim ce qui au témoigne des incertitudes des entreprises vis-à-vis de l’avenir. Au troisième plus de 50 000 emplois ont été créé. Déjà au trimestre précédent, 29.400 postes nouveaux postes avaient été enregistrés. C’est le sixième trimestre consécutif de hausse. Sur un an, au total, les créations nettes d’emplois ont atteint 178.700 (+1,1%). Or, la population active progressant « naturellement » d’environ 120.000 personnes par an, il y a donc eu assez de postes pour « absorber » ces nouveaux entrants, ce qui explique, en partie, la récente baisse du nombre des demandeurs d’emploi. Ce mouvement de créations d’emplois est essentiellement dû à l’intérim (29.500 postes de plus au troisième trimestre, soit une progression de 5%), un phénomène classique en période de reprise molle. Aux deux trimestres précédents l’intérim était plutôt resté stable. Sur un an, l’intérim augmente nettement avec 49.000 emplois créés, soit une hausse de… 8,8%. En revanche, même si la baisse est moins marquée, dans l’industrie, pas de miracle, le secteur continue de détruire plus d’emplois qu’il n’en crée (-4.700, soit -0,2%, après – 7.500 au deuxième trimestre). Dans la construction, le nombre d’emplois reste quasi stable (- 300, après – 1.900 au trimestre précédent). Sur un an, l’emploi diminue de 26.200 et de 6.800 dans la construction. Une fois encore donc, l’emploi est soutenu par le tertiaire. Hors intérim, l’emploi dans ce secteur continue de progresser (+26.600, soit +0,2% après +39.000 au trimestre précédent). Sur un an, ce secteur a tout de même créé 211.700 postes….

La croissance au troisième trimestre remet en cause la prévision gouvernementale

La croissance au troisième trimestre remet en cause la prévision gouvernementale

Avec le résultat de l’activité au troisième trimestre plus 0,2 % pour le PIB,  il se confirme que la prévision gouvernementale concernant la croissance en 2016 est remise en cause. Si l’on se fie aux premières tendances d’octobre, la croissance du  PIB du dernier trimestre ne devrait pas dépasser 0, 3 % et au total la croissance française devrait être limitée à 1,2 % en 2016, ce que pronostiquent  d’ailleurs le FMI et le l’OCDE. Du coup les prévisions budgétaires sont évidemment aussi remises en cause. Notamment le déficit. Sur l’ensemble du trimestre, la production totale de biens et de services a augmenté de 0,4%, alors qu’elle avait reculé de 0,2% entre avril et juin, selon l’Insee. L’accélération est particulièrement nette dans le secteur des services (+0,6% après -0,2%), de la construction (+1,0% après +0,8%) et du raffinage (+13,7% après -12,8%), affecté au deuxième trimestre par les manifestations contre la loi Travail. La production s’est à l’inverse repliée pour les matériels de transport (-3,3% après +1,5%) et dans l’énergie (-2,7% après +0,7%), la production générale de biens s’étant pour sa part quasiment stabilisée (-0,1% après -0,7%). Cette dynamique générale s’explique par un rebond de l’investissement des ménages (+0,8% après +0,4%) et des exportations, qui ont grimpé de 0,6%, après +0,2% lors du trimestre précédent. À l’inverse, l’activité a été pénalisée par un nouveau recul de l’investissement des entreprises (-0,3%, comme au printemps). Les dépenses de consommation des ménages ont pour leur part continué de stagner, malgré un rebond modéré dans les services (+0,3% après -0,2%). «Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) est quasi stable: elle contribue à la croissance du PIB pour +0,1 point au troisième trimestre 2016, comme au trimestre précédent», souligne l’Insee. Pour le quatrième trimestre, l’Insee table sur une accélération de la croissance, qui devrait atteindre 0,4%. Un rebond qui sera toutefois trop faible pour compenser le trou d’air subi par l’économie française au printemps. La croissance ne devrait donc pas dépasser 1,2% en 2016 au lieu des 1.5% prévus par le gouvernement.

Croissance:La Banque de France prévoit toujours +0,3% au troisième trimestre

Croissance:La Banque de France prévoit toujours  +0,3% au troisième trimestre

 

La croissance de l’économie française devrait bien atteindre + 0.3% pour la croissance du troisième trimestre estime la Banque de France( Pour 0.2% prévu par l’INSEE). La première estimation de la croissance du troisième trimestre sera publiée le 28 octobre. L’enquête de la Banque de France pour le mois de septembre met en évidence une stabilité du climat des affaires dans l’industrie, dont l’indicateur s’établit à 98, ainsi que dans le bâtiment, avec un indicateur à 98 également.  Celui des services progresse d’un point pour atteindre 97. Dans l’industrie, les chefs d’entreprise interrogés évoquent une légère progression de la production et signalent une évolution positive des livraisons, des carnets de commandes, ainsi que des trésoreries. Ils s’attendent à une nouvelle hausse de la production en octobre. Le taux d’utilisation des capacités de production s’inscrit en recul, à 77,8% contre 78,9% en août. Dans l’enquête trimestrielle publiée en parallèle, les industriels indiquent que leurs investissements poursuivent leur progression, au même rythme qu’au deuxième trimestre et que leur hausse devrait se poursuivre au quatrième trimestre.  Ils évoquent également une amélioration de l’excédent brut d’exploitation. En ce qui concerne les services, les déclarations des chefs d’entreprise sondés par la Banque de France pour son enquête mensuelle de septembre signalent une progression de l’activité, soutenue par les activités informatiques et l’intérim. La filière de l’hébergement-restauration, qui avait connu un recul marqué en août après un mois de juillet marqué par les attaques de Nice et de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), reste quasi stable. Comme leurs homologues dans l’industrie, les chefs d’entreprise anticipent une nouvelle hausse de l’activité en octobre. Dans le bâtiment, l’activité est restée stable le mois dernier mais les chefs d’entreprise, qui ont constaté une nouvelle progression de leurs carnets de commandes, tablent sur une reprise de l’activité en octobre.

 

( Avec Reuters)

Salaire de base : baisse au deuxième trimestre

Salaire de base : baisse au deuxième trimestre

Sur un an la progression pourrait être à peine de  1 % par rapport à l’inflation mais au second trimestre  l’indice du salaire mensuel de base (SMB) dans le secteur privé en France a augmenté de 0,3%, moins vite que les prix (+0,6%), selon des données provisoires du ministère du Travail publiées. Le SMB est un salaire brut, avant déduction des cotisations sociales et versement des prestations sociales. Il ne prend en compte ni les primes, ni les heures supplémentaires. Sur un an, dans les entreprises de 10 salariés ou plus (hors agriculture et emplois publics), il a augmenté de 1,2%. L’indice du salaire horaire de base des ouvriers et des employés (SHBOE) a progressé, comme le SMB, de 0,3% sur trois mois, mais sa hausse est légèrement inférieure sur un an (+1,1%). « Ces évolutions doivent être mises en regard de l’inflation », précise la Dares, le service des statistiques du ministère: les prix à la consommation (hors tabac) ont augmenté de 0,6% sur le trimestre et de 0,2% sur un an.

Croissance Japon : stagnation deuxième trimestre

Croissance Japon : stagnation deuxième trimestre

La croissance pour 2016 sera sans doute très faible pour le Japon en raison notamment de la croissance zéro au second trimestre. En cause, de moins bons résultats du commerce extérieur du fait notamment du tassement économique en Chine Le Japon a vu son économie stagner au deuxième trimestre 2016 par rapport au premier, qui avait connu une hausse de 0,5%, selon des données préliminaires publiées, ce matin, par le gouvernement, sur fond de frilosité des entreprises à investir. Entre avril et juin, le Produit intérieur brut (PIB) a fait du surplace, une statistique inférieure aux attentes. Les analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg News tablaient sur une croissance de 0,2%. En rythme annualisé – c’est-à-dire si l’évolution du trimestre se prolongeait sur une année -, le PIB ressort cependant en progression, modeste (+0,2%). La troisième économie mondiale a souffert d’un nouveau recul des investissements non résidentiels des entreprises (-0,4%) et d’une contribution négative du commerce extérieur, alors que les exportations ont chuté de 1,5%, dans un contexte de croissance mondiale poussive et de ralentissement des pays émergents. Le récent renforcement du yen, valeur refuge qui a les faveurs des cambistes en période d’incertitudes, alourdit en outre le climat, en pénalisant durement les entreprises exportatrices.

L’économie allemande résiste au 2e trimestre

L’économie allemande résiste au 2e trimestre

La croissance de l’économie allemande a bien résisté au deuxième trimestre, elle est en recul par rapport au premier tandis que la France connaît une croissance zéro.  Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 0,4% sur la période avril-juin après une croissance de 0,7% au premier trimestre, selon une première estimation publiée vendredi par l’Office fédéral de la statistique. La première économie européenne affiche ainsi une performance nettement meilleure que celle de la France, où le PIB a stagné au deuxième trimestre. Les économistes interrogés par Reuters ne prévoyaient qu’une croissance de 0,2% en Allemagne sur avril-juin car ils s’attendaient à un net ralentissement après la hausse marquée du PIB au premier trimestre – la plus forte depuis le premier trimestre 2014 -, favorisée par la douceur de l’hiver, qui a dopé l’activité du secteur de la construction. Par rapport au deuxième trimestre 2015, la croissance allemande a atteint 3,1%, soit le rythme le plus élevé depuis cinq ans et plus du double du consensus Reuters, qui la donnait à 1,5%.Mais les bonnes surprises annoncées vendredi ne suffisent pas à rassurer certains économistes, qui s’attendent à ce que l’économie allemande finisse par souffrir de la faiblesse de l’investissement et de l’impact du vote britannique en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Carsten Brzeski, d’ING, explique que l’économie profite pour l’instant du dynamisme de la consommation intérieure, fruit du soutien de la politique de la Banque centrale européenne (BCE) et de l’afflux de réfugiés dans le pays. « Pour que la reprise actuelle soit durable (ou pour initier un nouveau cycle), il faudra une reprise de l’investissement. Jusqu’à présent, le niveau de l’investissement (à l’exception de l’investissement dans l’immobilier) s’est à peine repris en dépit de la faiblesse des taux d’intérêt », ajoute-t-il. « L’incertitude accrue liée au Brexit, les faiblesses structurelles persistantes dans de nombreux pays de la zone euro et le nouvel accès de ralentissement à l’échelle mondiale rendent très improbable une reprise de l’investissement liée au marché intérieur », poursuit-il, ajoutant que le gouvernement doit prendre l’initiative. Mais Berlin a rejeté les critiques du Fonds monétaire international (FMI) et de certains partenaires de la zone euro sur la faiblesse de l’investissement public allemand. Pour Jörg Zeuner, économiste de la banque publique KfW, le résultat du référendum britannique du 23 juin sur l’UE risque de pénaliser l’économie allemande. « La décision de sortir de l’UE va affecter l’économie britannique et ce ralentissement va se propager à l’Allemagne par le biais d’une baisse des exportations », explique-t-il. « Le Royaume-Uni est un marché important, notamment pour les constructeurs automobiles allemands mais aussi pour nos industries chimique et pharmaceutique. »

(Avec Reuters)

Croissance France : plus 0,3% au 3e trimestre ? (Banque de France)

Croissance France : plus 0,3% au 3e trimestre  ? (Banque de France)

 

La prévision d’une augmentation de 03 % de la croissance au troisième trimestre par la Banque de France pourrait bien être assez hypothétique. Une croissance qui interviendrait après la stagnation au second trimestre. D’après l’enquête mensuelle de la Banque de France l a croissance de l’économie française devrait rebondir.  Une prévision qui pourrait bien être contredite du fait du recul  de l’industrie manufacturière constatée en juillet. Le secteur manufacturier enregistre en effet en juillet un nouveau recul pour le cinquième mois consécutif d’après ‘indice Markit. De manière mécanique les effectifs sont aussi en retrait. L’indice global du secteur s’est établi à 48,6 le mois dernier, sans changement par rapport à sa première estimation « flash » et en légère hausse par rapport à la marque de 48,3 atteinte en juin. S’il s’agit de son plus haut niveau depuis quatre mois, il se maintient ainsi pour le cinquième mois consécutif sous le seuil de 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité. Selon l’institut d’études, quatre des cinq composantes de son indice se sont inscrites en repli le mois dernier – la production, les nouvelles commandes, l’emploi et les stocks d’achats – et seul un nouvel allongement des délais de livraisons a soutenu son évolution. Le sous-indice de la production a enregistré un quatrième mois consécutif de recul, parallèlement à un nouveau repli des nouvelles commandes. Témoin de cette atonie la forte baisse de leur de 10 % des immatriculations automobiles le mois dernier. Pour autant L’enquête de la Banque de France sur le mois de juillet ferait apparaître une hausse de l’indicateur du climat des affaires dans l’industrie par rapport au mois précédent, à 98, mais une baisse d’un point de celui des services à 96. Celui du bâtiment est stable à 97. Dans l’industrie, les chefs d’entreprises interrogés font état d’un redressement de la production dans la plupart des secteurs, à l’exception de l’automobile où elle ralentit. À noter qu’il faudra aussi intégrer les conséquences de la nette baisse des les activités touristiques évaluées par la profession à 10 %. Face aux différentes incertitudes, il se pourrait bien que la consommation se montre peu dynamique dans les mois à venir.

(Avec Reuters)

France Croissance zéro au 2e trimestre

France Croissance zéro au 2e trimestre

 

Après 0, 7 % de croissance au premier trimestre, l’activité stagne second. L’acquis pour 2016, à savoir le niveau du PIB si la croissance des deux derniers trimestres était nulle, reste à 1,1%. Reste à savoir si l’objectif de 1,5 % fixés par le gouvernement sera atteint. Pas certain si l’on se fie au moral des deux entreprises et des ménages. Les inquiétudes manifestées dans les différentes enquêtes d’opinion des chefs d’entreprise, des investisseurs et des ménages se confirment donc avec l’annonce par l’INSEE d’une croissance zéro au second trimestre. En cause,  évidemment le tassement général de la croissance mondiale mais aussi des causes spécifiques à la France. En particulier les effets  très négatifs des grèves, manifestations et autres blocages sans parler des attentas. . Du coup les perspectives de croissance globale pour l’année en cours pourraient être remises en cause. Le gouvernement tablait sur une augmentation du PIB de 1,5 % en 2016 mais cette prévision pourrait être ramenée entre 1,1 % si la croissance est nulle au second semestre. En outre, il faudra intégrer pour les trimestres suivants les conséquences du brexit, conséquence encore difficiles  à évaluer mais qui pourrait faire diminuer le PIB  d’environ 0,3 % en 2017. Autant dire que l’emploi sera également mécaniquement affecté. En France, la croissance a donc  été nulle au deuxième trimestre alors qu’elle était attendue en hausse de 0,3%. Seule bonne nouvelle dans ce domaine ce matin, la légère révision à la hausse de la croissance au premier trimestre, à +0,7% contre +0,6%.  Dans un communiqué, le ministre des Finances Michel Sapin reconnaît que le chiffre de la croissance du dernier trimestre est « décevant » mais assure qu’ »au-delà des à-coups d’un trimestre à l’autre, l’économie française reste sur une dynamique de reprise qui ne remet pas en cause la prévision de croissance de 1,5% en 2016″. Parmi les explications de ce résultat, le recul de 0,2% de la production en biens et services, « du fait principalement de la chute de la production dans les raffineries, affectées par des mouvement sociaux en mai et juin ». La contribution de la demande intérieure finale à la croissance du trimestre a ainsi été nulle et celle de la variation des stocks des entreprises lui a coûté 0,4 point, seule celle du commerce extérieur, redevenue positive (0,3 point), lui permettant de sauver les meubles. L’arrêt des raffineries en raison de mouvements sociaux en mai et juin a pénalisé au printemps la production de biens manufacturés (−1,0%), se répercutant sur la production totale de biens et services (-0,2%). Mais de façon plus surprenante, la consommation des ménages, qui avait bondi de 1,2% au premier trimestre, a stagné, tant pour les biens (0,0%) que pour les services (-0,1%), bien que l’Insee ait signalé des dépenses en énergie toujours vigoureuses. L’investissement global s’est contracté de 0,4% après trois trimestres de forte hausse, celui des entreprises reculant de 0,2%. Il avait bondi de 2,1% au 1er trimestre à l’approche de l’expiration du dispositif fiscal de « suramortissement » des investissements productifs qui a été finalement prorogé d’un an.

(Avec Reuters)

France : Croissance zéro au deuxième trimestre

France : Croissance zéro  au deuxième trimestre

Les inquiétudes manifestées dans les différentes enquêtes d’opinion des chefs d’entreprise, des investisseurs et des ménages se confirment avec l’annonce par l’INSEE d’une croissance zéro au second trimestre. En cause,  évidemment le tassement général de la croissance mondiale mais aussi des causes spécifiques à la France. En particulier les effets  très négatifs des grèves, manifestations et autres blocages. Du coup les perspectives de croissance globale pour l’année en cours pourraient être remises en cause. Le gouvernement tablait sur une augmentation du PIB de 1,5 % en 2016 mais cette prévision pourrait être ramenée entre 1,1 % a, comme le prévoit le fonds monétaire international. En outre, il faudra intégrer pour les trimestres suivants les conséquences du brexit, conséquence encore difficile à évaluer mais qui pourrait faire diminuer le PIB  d’environ 0,3 % en 2017. Autant dire que l’emploi sera également mécaniquement affecté. En France, la croissance a donc  été nulle au deuxième trimestre alors qu’elle était attendue en hausse de 0,3%. Seule bonne nouvelle dans ce domaine ce matin, la légère révision à la hausse de la croissance au premier trimestre, à +0,7% contre +0,6%.  Dans un communiqué, le ministre des Finances Michel Sapin reconnaît que le chiffre de la croissance du dernier trimestre est « décevant » mais assure qu’ »au-delà des à-coups d’un trimestre à l’autre, l’économie française reste sur une dynamique de reprise qui ne remet pas en cause la prévision de croissance de 1,5% en 2016″. Parmi les explications de ce résultat, le recul de 0,2% de la production en biens et services, « du fait principalement de la chute de la production dans les raffineries, affectées par des mouvement sociaux en mai et juin ».

 

Croissance : très médiocre au second trimestre (Banque de France)

Croissance : très médiocre au second trimestre (Banque de France)

 

 Il se confirme que le deuxième trimestre devrait être très décevant avec une croissance limitée à 0,2 % au lieu de 0,6 au premier trimestre d’après une enquête de la Banque de France. Une tendance confirmée avec l’augmentation du chômage en mai et le recul de la production industrielle en juin (ce dernier recul par ailleurs enregistré dans toute la zone euro).  Après avoir signé un bond de 0,6% au premier trimestre, le PIB ne progresserait donc plus que de 0,2% au deuxième selon la dernière estimation de la Banque de France publiée lundi matin qui repose sur son enquête mensuelle auprès des chefs d’entreprise. Pour autant la Banque de France maintient sa perspective de croissance de 1,4%. Cette décélération trouve son origine dans le « retour à la normale » de l’activité, notamment dans l’industrie manufacturière. En janvier, la Banque de France avait notamment observé une très franche accélération de l’activité. Un pic qui ne s’est pas reproduit au cours du deuxième trimestre – si l’on observe les résultats des enquêtes de l’Insee et du cabinet Markit – marqué toutefois par une reprise de l’activité dans le secteur du bâtiment.

 

Croissance Europe du secteur privé : faible progression au second trimestre

Croissance Europe du secteur privé : faible progression au second trimestre

 

 

En juin mais cette faible progression donne à penser que la croissance du produit intérieur brut (PIB) a été sur l’ensemble du deuxième trimestre moitié moindre que sur les trois premiers mois de l’année, montre l’étude mensuelle de Markit auprès des directeurs d’achat (PMI). L’indice PMI composite, rassemblant secteur manufacturier et services, s’est établi à 53,1 en juin dans sa version définitive, comme le mois précédent. Il est supérieur à sa version flash, qui était de 52,8. Cette enquête a été conduite pour l’essentiel avant le référendum du 23 juin en Grande-Bretagne, qui a débouché sur une victoire des partisans d’une sortie de l’Union européenne. Les conséquences de ce vote sur l’activité économique ne se reflètent donc pas encore dans ces indices. « Ce rapport indique une croissance du PIB de seulement 0,3%, similaire à la tendance atone de l’année dernière », a commenté Chris Williamson, chef économiste chez Markit. Malgré une progression tardive des nouvelles activités, dont le sous-indice est passé de 52,5 dans sa version flash à 52,8 dans sa version définitive, la croissance mesurée par ces indices reste modeste et inférieure de plusieurs points aux niveaux de fin 2015. L’enquête montre en outre que les entreprises ont continué de réduire leurs tarifs, avec un indice des prix en recul à 49,1 après 49,3 en mai. L’indice PMI des services est tombé en juin à 52,8, son plus bas niveau depuis janvier 2015, après 53,3 en mai.

(Reuters)

Croissance zone euro : tassement au deuxième trimestre

Croissance zone euro : tassement au deuxième trimestre

 

 

 

En raison notamment d’un environnement mondial caractérisé par une activité relativement déprimée (en Chine par exemple mais aussi aux États-Unis), la croissance de la zone euro va sans doute se tasser au second trimestre par rapport au premier. Ce que confirme l’enquête mensuelle Markit auprès des directeurs d’achats. L’indice PMI composite de la région a atteint 53,1 en mai, dépassant l’estimation « flash » publiée le 23 mai et l’indice définitif de 53,0 du mois d’avril. Mais seulement 50.9 pour la France victime en particuliers des désordres liés aux grèves et blocages contre la loi travail.  Il dépasse depuis la mi-2013 le seuil de 50 séparant contraction et expansion. Le PMI du seul secteur des services est passé à 53,3 contre 53,1 en avril et en première estimation.   »Les résultats de l’enquête suggèrent une hausse de 0,3% du PIB au deuxième trimestre, donc que la poussée de croissance du début de l’année se révélera hélas de courte durée. » Le PIB de la zone euro a crû de 0,5% sur janvier-mars. L’enquête Markit montre aussi que les entreprises ont continué de réduire leurs prix en mai, cette composante, à 49,3 après 48,3 en avril, restant inférieure à 50. En ALLEMAGNE, la croissance du secteur privé s’est accélérée en mai pour atteindre son rythme le plus élevé depuis janvier, ce qui suggère que la vigueur de la première économie d’Europe en début d’année se prolongera au deuxième trimestre. L’indice PMI composite, qui combine activité manufacturière et services, a augmenté, à 54,5 contre 53,6 en avril. Ce chiffre est inférieur à l’estimation « flash » qui était à 54,7 mais il se maintient confortablement au-dessus du seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance. L’indice des seuls services est en hausse également, à 55,2 en mai contre 54,5 en avril. Les sociétés de services ont continué à embaucher, avec un rythme de créations d’emploi à son plus haut niveau depuis le début de l’année. Ces données suggèrent que la croissance de l’économie allemande pourrait être de 0,5% au deuxième trimestre, analyse Oliver Kolodseike, économiste de Markit, qui a qualifié ces résultats de « bons mais pas spectaculaires ». L’indice des nouveaux contrats a connu son rythme de croissance le plus lent des dix derniers mois, a-t-il noté. La première estimation officielle donne une croissance du produit intérieur brut (PIB) à 0,7% pour le premier trimestre par rapport au trimestre précédent, contre 0,3% au quatrième trimestre 2015, ce qui conforte le rôle de l’Allemagne comme locomotive de la croissance en zone euro. Le gouvernement allemand table sur une croissance du PIB de 1,7% en 2016, au même rythme que l’an dernier. En FRANCE, l’activité dans le secteur des services a progressé en mai pour un deuxième mois consécutif, atteignant un plus haut de sept mois. L’indice des services s’est établi à 51,6 le mois dernier après 50,6 en avril, se maintenant au-dessus du seuil de 50. Il a été révisé en légère baisse par rapport à la première estimation de 51,8 publiée le 23 mai. L’indice composite, qui associe des éléments de l’indice des services et de celui du secteur manufacturier, dont l’activité s’est à nouveau contractée en mai, a progressé à 50,9 après 50,2 en avril. En ITALIE, l’activité dans le secteur des services s’est contractée de manière inattendue en mai, pour la première fois depuis quasiment un an et demi. L’indice PMI des services est tombé à 49,8 le mois dernier contre 52,1 en avril, alors que les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à un recul limité à 51,5. Cet indice n’était plus passé depuis décembre 2014 sous 50. L’indice composite rassemblant les secteurs tertiaire et manufacturier est lui aussi tombé à un creux depuis décembre 2014, passant de 53,1 en avril à 50,8 en mai. En ESPAGNE, la croissance est restée soutenue en mai dans le secteur des services, signe que la reprise économique devrait se poursuivre en Espagne malgré le ralentissement constaté dans le secteur manufacturier. L’indice PMI des directeurs d’achat auprès des entreprises de services a progressé à 55,4 le mois dernier après 55,1 en avril. Il s’agit du rythme le plus rapide depuis novembre et d’un 31e mois consécutif de progression de l’activité dans le tertiaire. La progression des nouveaux contrats a aussi accéléré en mai et les entreprises ont davantage embauché. « Après les chiffres décevants du secteur manufacturier mercredi, ces indicateurs sur le secteur des services sont une sorte de soulagement », a réagi Andrew Harker, économiste chez Markit. L’indice PMI manufacturier a reculé à 51,8 après 53,5 en avril en Espagne.

 

Dividendes : + de 50% au premier trimestre

Dividendes : + de 50% au premier trimestre

 

Il ne faut pas s’étonner si la grogne trouve un terrain favorable en France avec les annonces des hausse de salaires des grands patrons jusqu’à 100% ! et aussi avec la hausse des dividendes de plus de 50% au premier trimestre. Dans le même temps la plupart des rémunérations et pensions sont bloquées (en francs courants et davantage en francs constants)°. Près de 4,5 milliards de dollars de dividendes ont été reversés aux actionnaires de sociétés françaises entre janvier et mars 2016, selon une étude. Cette forte hausse sur les trois premiers mois de l’année s’explique par les 1,5 milliard de dollars de dividendes versés par le groupe Vivendi, présidé par Vincent Bolloré. Quand il s’agit de récompenser les actionnaires, l’heure n’est pas à la restriction. En France, toutes les sociétés ont maintenu ou augmenté leurs dividendes en euros au premier trimestre 2016, selon une étude du gérant d’actifs Henderson Global Investors publiée lundi. Porté par le dividende exceptionnel du groupe de médias Vivendi (1,5 milliard de dollars), l’Hexagone a ainsi connu une hausse des dividendes de 51,3%. Plus modérée, la hausse des dividendes sous-jacents s’établit tout de même en hausse de 5,3% par rapport à la même période l’an passé. En Europe, hors Royaume-Uni, les dividendes ont progressé de 10,8%, grâce, outre Vivendi, aux sociétés pharmaceutiques suisses Novartis et Roche. « Les dividendes de l’Allemagne, de la France, de l’Espagne et de la Suède ont tous atteint entre 4 et 5 milliards de dollars », note l’étude. Alex Crooke, spécialise du sujet chez Henderson Global Investors, cité dans le communiqué souligne :

« Le premier trimestre est une période relativement calme pour l’Europe, mais les résultats de la région sont de bon augure pour la période cruciale qu’est le deuxième trimestre, lorsque les sociétés européennes paient la majeure partie de leurs dividendes annuels. »

De son côté, le Royaume-Uni a souffert, avec une baisse de 5% des dividendes et devrait connaître une année morose, les groupes miniers britanniques ayant réduit leurs paiements. Dans le monde, le montant total des dividendes mondiaux a atteint 218,4 milliards de dollars (+2,2%) sur les trois premiers mois de l’année, soit une hausse de 4,7 milliards de dollars sur un an, grâce à l’Amérique du Nord, l’Europe et le Japon. En outre, les variations de change ont moins influencé que par le passé les résultats, alors que les dividendes sont convertis en devise américaine pour le besoin de l’étude. La hausse du dollar en 2015 avait en effet eu tendance à pénaliser la croissance des dividendes dans le monde. L’an passé, 1.150 milliards de dollars de dividendes avaient été reversés, en baisse de 2,2% à cause des effets de change. Pour l’année 2016, Henderson estime que les dividendes devraient augmenter de 3,9% dans le monde pour atteindre 1.180 milliard de dollars, bénéficiant de la légère baisse de la devise américaine.

(. Avec AFP)

Croissance Etats- Unis au 1er trimestre : nettement revue en hausse

Croissance  Etats- Unis au 1er trimestre : nettement revue en hausse

Une révision en forte hausse et assez inattendue qui pourrait par ailleurs entrainer une hausse des taux de la FED. Les Etats-Unis ont révisé en hausse leur croissance au premier trimestre 2016. Le PIB a crû de 0,8% au premier trimestre, en rythme annualisé, au lieu du taux de 0,5% annoncé le mois dernier, suivant la deuxième estimation de cet indicateur annoncé par le ministère du Commerce vendredi. Il s’agit du taux de croissance le plus faible depuis le premier trimestre 2015. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une croissance de 0,9% après +1,4% au dernier trimestre 2015. Cette révision à la hausse témoigne en outre d’un coup de frein du commerce extérieur moins prononcé que ne le laissait penser la première publication du PIB. Le gouvernement a également annoncé un rebond des bénéfices nets des entreprises, qui ont augmenté de 0,6% au premier trimestre après une chute de 8,4% au dernier trimestre 2015. Dollar fort et demande mondiale atone ont pesé sur l’export et donc sur l’économie américaine en général, qui a subi aussi l’effet de la baisse des cours pétroliers.   Les économistes pensent en outre que le modèle employé par le gouvernement pour déduire les effets saisonniers des données ne remplit pas complètement ses objectifs en dépit des ajustements opérés à cette fin l’an passé. Des effets saisonniers résiduels ont grevé la statistique du PIB du premier trimestre, avec une croissance inférieure à son potentiel durant cinq des six dernières années depuis le début de la reprise économique à la mi-2009. Il semble que l’économie ait repris de l’allant au début du deuxième trimestre, avec des ventes au détail, des exportations, une production industrielle, des mises en chantier et des ventes de logements qui ont accéléré en avril. Les investissements dans l’immobilier résidentiel ont bondi de 17,1% au premier trimestre, rythme le plus soutenu depuis le quatrième trimestre 2012. En première estimation, ils avaient augmenté de 14,8%. Les entreprises ont constitué pour 69,6 milliards de dollars de stocks, au lieu des 60,9 milliards estimés le mois dernier. Les stocks ont retranché deux dixièmes de point au PIB du premier trimestre au lieu de 0,33 point comme annoncé en avril. Les dépenses de consommation, qui représentent plus des deux tiers de l’activité économique des Etats-Unis, n’ont pas été révisées. Leur hausse est de 1,9% après +2,4% au quatrième trimestre 2015. Les ménages ont tranché dans les achats de biens durables tels que les automobiles au premier trimestre. Le revenu disponible des ménages, ajusté de l’impôt sur le revenu et de l’inflation, a augmenté de 4,0% au premier trimestre et non pas de 2,9% comme cela avait été estimé initialement. L’épargne a été revue à 782,6 milliards de dollars contre 712,3 milliards. Les exportations n’ayant pas été aussi faibles qu’on l’avait pensé, et les importations s’étant contractées, le déficit commercial a été revu en baisse et n’a plus retranché que 0,21 point au PIB du premier trimestre au lieu de 0,34 point donné le mois dernier.

(Avec Reuters)

Le chômage stable au premier trimestre (Insee)

Le chômage stable au premier trimestre (Insee)

 

 

Alors que Pôle emploie faisait  apparaître une diminution de l’ordre de 50 000 chômeurs pour le premier trimestre, l’INSEE  constate par contre une stabilisation ; notons que les méthodologies sont différentes puisque Pôle emploi se fonde sur les inscriptions et les radiations tandis que l’INSEE s’appuie sur ceux qui recherchent un emploi. A signaler cependant le caractère approximatif des évaluations du chômage puisqu’environ 1,5 millions de personnes ne sont pas pris en compte considérés comme sans emploi  mais n’en cherchant pas véritablement. D’après l’INSEE, Le taux de chômage s’est stabilisé en France au premier trimestre 2016, à 9,9% de la population active en métropole et 10,2% avec l’Outre-mer, tout en restant en légère baisse sur un an, a annoncé l’Insee jeudi 19 mai. Les taux des deux trimestres précédents ont été révisés: à la hausse pour le 3e trimestre 2015, qui passe à 10,2% en métropole (+0,1 point), et à la baisse pour le 4e trimestre, qui passe à 9,9% (-0,1 pt). Sur un an, le taux, mesuré par l’Institut national de la statistique selon les normes du Bureau international du travail (BIT), s’est replié de 0,1 point en métropole et de 0,2 point avec l’Outre-mer. Au total, l’Insee a comptabilisé, début 2016, 2,845 millions de chômeurs en métropole. Parmi eux, 1,2 million sont des chômeurs de longue durée, qui déclarent chercher un emploi depuis au moins un an. Ils représentent 4,3% de la population active, en hausse de 0,1 point sur un trimestre comme sur un an. Sur le premier trimestre, seule la situation des seniors s’améliore, leur taux de chômage se repliant de 0,2 point à 6,5%. Cela permet de compenser une dégradation chez les jeunes, dont le taux grimpe de 0,3 point à 24,2%. Sur un an, la situation des jeunes se détériore légèrement (+0,1 pt), alors que celle des seniors est stable.

(Avec AFP)

La croissance : ralentissement au deuxième trimestre ?

La croissance : ralentissement au deuxième trimestre ?

 

 

D’après la Banque de France, la croissance pourrait se tasser au second trimestre, elle n’atteindrait que 0,3 % au lieu de 0,5 % au premier trimestre. En cause surtout le recul de l’activité industrielle depuis mars. Du coup comme les exportations sont assez peu dynamiques, la croissance reposera surtout sur l’investissement des entreprises et sur la consommation intérieure.- Le rythme de croissance de l’économie française devrait ralentir au deuxième trimestre après son début d’année très dynamique même si les industriels maintiennent leurs prévisions de nette hausse des investissements cette année, selon une série de données publiées mardi. La Banque de France dit tabler sur une hausse de 0,3% du PIB pour la période avril-juin dans sa première estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture d’avril, en retrait par rapport à celle de 0,5% du premier trimestre. Les chefs d’entreprise interrogés par l’Insee voient pour leur part une hausse de 7% de leurs investissements cette année, un niveau inchangé par rapport à leurs anticipations de l’hiver. Mais l’institut a fait état aussi d’un recul de 0,3% de la production industrielle en mars, là où les économistes attendaient une hausse de 0,5%, ce qui pourrait selon eux se traduire par une révision à la baisse du PIB des trois premiers mois de l’année. « Il n’est pas impossible que la croissance du premier trimestre soit légèrement revue en baisse à la lumière des chiffres de la production industrielle », estime Hélène Bauchon (BNP Paribas). François Cabau (Barclays) juge pour sa part que les chiffres publiés laissent présager une croissance du premier trimestre qui serait ramenée à 0,4%. La baisse de la production industrielle en mars a touché la quasi-totalité des secteurs à l’exception de celui de l’énergie et la ramène à son plus bas niveau depuis juillet dernier. L’acquis de croissance de cet indicateur pour le deuxième trimestre est aujourd’hui négatif de 0,6%. « On s’attend à un contrecoup sur la croissance au deuxième trimestre après les bons chiffres de début d’année qui ont été dopés par une forte hausse de la consommation des ménages. Les prévisions de la Banque de France vont dans ce sens », estime Hélène Baudchon. « On ne voit pas de décélération au-delà de ce contrecoup mais pas d’accélération non plus », ajoute-t-elle. Elle souligne sur ce point que l’indicateur du climat des affaires de l’Insee est relativement stable, juste au-dessus de sa moyenne de long terme depuis le début de l’année, dans une zone cohérente avec une croissance de 0,3% à 0,4% par trimestre. Dans ce contexte, les prévisions sur l’investissement dans l’industrie, maintenues à +7%, sont positives. Alors que le commerce extérieur de la France est toujours à la peine, « ils montrent que, avec la consommation, l’investissement des entreprises devrait rester le principal moteur de la croissance cette année », dit l’économiste de BNP Paribas.

(Avec Reuters)

1234



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol