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La très chère collaboration de 900.000 euros de Rachida Dati à Renault !

La très chère collaboration de 900.000 euros de Rachida Dati à Renault !

 

 

La collaboration à 900 000 € de Rachida Dati auprès de l’ancien patron de Renault revient sur le tapis. Le problème c’est qu’on a beaucoup de difficultés à identifier la nature et les preuves de sa collaboration ce que rappelle Europe 1.  Dans Le Monde, Fabrice Lhomme et Gérard   Davet ont eux aussi enquêté et révèlent ce jeudi d’importants éléments du dossier. Invité d’Europe midi, le journaliste Fabrice Lhomme est revenu sur les points qui interrogent les magistrats. Selon lui, il y a « un double problème » avec le contrat qu’a signé Rachida Dati.

« Il manque beaucoup de choses », commence Fabrice Lhomme. « Les policiers, mandatés par trois juges d’instruction, sont à la recherche de documents qui attesteraient le travail pour lequel Madame Dati a été rémunérée de manière importante », explique-t-il. « Il y a donc un doute sur la réalité des prestations effectués », poursuit le journaliste, qui explique que « peu de traces des missions pour lesquelles elle aurait rempli conformément à son contrat » ont été trouvées.

Second problème : le statut de Rachida Dati. À l’époque de la signature du contrat (2009), l’ancienne garde des Sceaux venait d’être élue eurodéputée. « On la voit intervenir en faveur de Renault mais plus comme une lobbyiste que comme une avocate ou une consultante », explique Fabrice Lhomme. Or, « ce travail de lobbyiste est interdit pour tout parlementaire », rappelle-t-il.

Surtout, « ils ont signé l’accord alors que ce n’est normalement pas possible », avance l’enquêteur du Monde. Bien que Rachida Dati ait été rémunérée à partir de 2010 par Renault, le contrat a été signé en 2009. « Nous nous sommes procuré un mail où une collaboratrice de Carlos Ghosn s’interroge et se demande ‘comment on va faire pour rémunérer Rachida Dati ?’ », relate Fabrice Lhomme. Car à l’époque, l’actuelle maire du septième arrondissement de Paris n’était pas avocate. « On voit bien que ça a été fait de manière opaque et anormale », glisse le journaliste. En faite ce dossier confirme la consanguinité parfois sulfureuse de la politique et des affaires.

 

Séparatisme et république: un discours très flou

Séparatisme et  république: un discours très flou

 

Vendredi au Panthéon le président la république a profité des 150 ans de la proclamation de la IIIe République pour s’opposer au tentations séparatistes. En réalité un discours relativement flou et confus qui d’ailleurs a été très peu repris dans les médias. Comme d’habitude Macon s’en est remis à des formules très générales du type : « La République ne déboulonne pas de statue, ne choisit pas simplement une part de son histoire, car on ne choisit jamais une part de France, on choisit la France ».

Pourtant on attendait d’un président de la république qu’il défende en premier les valeurs sur lesquelles elle se fonde. Or précisément la grande insuffisance de Macron se situe dans le champ régalien, c’est à  dire celui de l’intérêt général régulé par le principe républicain. Pour être encore plus cru, convenons que  l’État,  instrument privilégié de l’action, est aujourd’hui en pleine déliquescence. Dans tous les grands domaines régaliens, l’État s’affaiblit au point parfois même de disparaître dans certains quartiers sensibles. Macron de ce point de vue a toujours manifesté le plus grand flou à l’égard des valeurs républicaines notamment en matière de laïcité. En cause,  le fait qu’il ne veut surtout pas s’aliéner les voix de certaines populations concernées ( position également partagée par certains maires de grandes villes).

 

Le président de la république est nettement plus à l’aise avec les questions économiques ou géo stratégiques. Plus à l’aise ne signifie pas pour autant évidemment efficace comme le démontre l’affaiblissement de l’économie et notamment de l’industrie non seulement depuis la crise sanitaire (l’activité économique a enregistré un recul de 14 % au premier semestre, l’un des plus importants d’Europe) mais depuis aussi l’élection de Macron. On objectera à juste titre que l’écroulement de l’industrie française a commencé bien avant. En cause, une vision de technocrates de salon qui ont encouragé le pays à se transformer en zone de services pour commercialiser des produits fabriqués dans les pays pauvres. Pour preuve l’écroulement de l’industrie et parallèlement le manque cruel de main-d’œuvre qualifiée non seulement dans l’industrie mais plus largement dans les métiers manuels.

 

Bref le résultat en terme social se traduit par un volant permanent de chômeurs de 5 à 8 millions selon les méthodes d’évaluation. Un véritable boulet d’un cout considérable et qui nourrit en plus le inégalités sociales voire même la misère dans certains cas. Le président de la république a quand même parlé de l’insécurité devenue la seconde préoccupation des Français devant même le chômage et juste après la question de la santé. Le contenu du discours présidentiel est encore apparu une nouvelle fois très ésotérique pour ne pas avoir à traiter l’urgence de la crise générale de l’autorité dans l’Etat et plus généralement dans la société. Macron a surtout évoqué le risque de séparatisme, des principes républicains contestés par des forces obscurantistes. Bref un bla-bla pseudo intellectuel pour ne pas avoir à affirmer que le rétablissement de l’ordre et de l’autorité constitue aujourd’hui la priorité. Cela impliquerait en effet, une refonte du système pénal aujourd’hui complètement dénaturé par la faiblesse ou l’inexistence des sanctions. Sanctions souvent prononcées deux ou trois ans après les faits !

 

Évidemment ce n’est pas le discours du ministre de la justice complètement à côté de ses sabots qui peut laisser supposer un changement dans le sens évoquer. Faut-il rappeler que le ministre de la justice vient de déclarer qu’il n’y avait pas davantage d’insécurité en France ; pire, que le sentiment d’insécurité relevait du fantasme. De toute évidence, le ministre de la justice et ceux qui pensent la même chose vivent dans un autre monde. Or on attend de Macron qu’il nous parle du monde réel et non d’un monde élitiste à des milliers de kilomètres des réalités économiques et sociales d’une grande partie de la société. C’est-à-dire comment se vivent au quotidien les valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité et comment redonner un contenu opérationnel à un état déliquescent normalement au service de ses valeurs.

 

Macron et la république: une posture très floue

Macron et la république: une posture très floue

 

Il est clair qu’on attend d’un président de la république qu’il défende en premier les valeurs sur lesquelles elle se fonde. Or précisément la grande insuffisance de Macron se situe dans le champ régalien, c’est à  dire celui de l’intérêt général régulé par le principe républicain. Pour être encore plus cru convenons que  l’État,  instrument privilégié de l’action, n est aujourd’hui en pleine déliquescence. Dans tous les grands domaines régaliens, l’État s’affaiblit au point parfois même de disparaître dans certains quartiers sensibles. Macron de ce point de vue a toujours manifesté le plus grand flou à l’égard des valeurs républicaines notamment en matière de laïcité. En cause,  le fait qu’il ne veut surtout pas s’aliéner les voix de certaines populations concernées ( position également partagée par certains maires de grandes villes).  Le président de la république est nettement plus à l’aise avec les questions économiques ou géo stratégiques. Plus à l’aise ne signifie pas pour autant évidemment efficace comme le démontre l’affaiblissement de l’économie et notamment de l’industrie non seulement depuis la crise sanitaire (l’activité économique a enregistré un recul de 14 % au premier semestre, l’un des plus importants d’Europe) mais depuis aussi l’élection de Macron. On objectera à juste titre que l’écroulement de l’industrie française a commencé bien avant. En cause, une vision de technocrates de salon qui ont encouragé le pays à se transformer en zone de services pour commercialiser des produits fabriqués dans les pays pauvres. Pour preuve l’écroulement de l’industrie et parallèlement le manque cruel de main-d’œuvre qualifiée non seulement dans l’industrie mais plus largement dans les métiers manuels. Bref le résultat en terme social se traduit par un volant permanent de chômeurs de 5 à 8 millions selon les méthodes d’évaluation. Un véritable boulet d’un cout considérable et qui nourrit en plus le inégalités sociales voire même la misère dans certains cas. Cette dernière problématique ne sera sans doute pas traité au Panthéon où va s’exprimer le président de la république. Il est plus vraisemblable que le président va se livrer une nouvelle fois à un exercice pseudo intellectuel sur le sujet des valeurs. Inévitablement il parlera quand même de l’insécurité devenue la seconde préoccupation des Français devant même le chômage et juste après la question de la santé. Le contenu du discours présidentiel risque une nouvelle fois d’être très ésotérique pour ne pas avoir à traiter l’urgence de la crise générale de l’autorité dans l’Etat et plus généralement dans la société. Macron va sans doute évoquer le risque de séparatisme, des principes républicains contestés par des forces obscurantistes. Bref un bla-bla pseudo intellectuel pour ne pas avoir à affirmer que le rétablissement de l’ordre et de l’autorité constitue aujourd’hui la priorité. Cela impliquerait en effet, une refonte du système pénal aujourd’hui complètement dénaturé par la faiblesse ou l’inexistence des sanctions. Sanctions souvent prononcées deux ou trois ans après les faits ! Évidemment ce n’est pas le discours du ministre de la justice complètement à côté de ses sabots qui peut laisser supposer un changement dans le sens évoquer. Faut-il rappeler que le ministre de la justice vient de déclarer qu’il n’y avait pas davantage d’insécurité en France ; pire, que le sentiment d’insécurité relevait du fantasme. De toute évidence le ministre de la justice et ceux qui pensent la même chose vivent dans un autre monde. Or on attend de Macron qu’il nous parle du monde réel et non d’un monde élitiste à des milliers de kilomètres des réalités économiques et sociales d’une grande partie de la société. C’est-à-dire comment se vivent au quotidien les valeurs d’égalité, de liberté et de fraternité et comment redonner un contenu opérationnel à un état déliquescent normalement au service de ses valeurs.

 

Découverte d’un traitement contre le Covid-19 :  » rester très prudent » ( infectiologue)

Découverte d’un traitement contre le Covid-19 :  » rester très prudent » ( infectiologue)

 

Un infectiologue affirme qu’il convient de rester relativement prudent vis-à-vis de l’éventuelle découverte d’un traitement par le CNRS. Ce n’est pas la première fois qu’on annonce en effet une découverte dans ce domaine. On a même assisté à un affrontement entre les partisans de tel ou tel labo qui financent aussi des experts qui s’expriment. Par ailleurs les institutions de recherche défendent aussi leur boutique avec leur soutien à tel ou tel traitement. « Il faut rester extrêmement humbles et très prudents, et avancer pas à pas », alerte donc lundi 31 août sur franceinfo le docteur Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine), alors qu’une équipe de chercheurs français (CNRS) affirme avoir trouvé une solution efficace pour lutter contre le Covid-19 – un spray nasal ou encore des pastilles sous la langue.

« On est dans du traitement préventif, alors même qu’on ne sait pas bien quels individus cibler en traitement de prévention », fait-il valoir.

 

« On nous a lancé, depuis le début de l’épidémie, beaucoup de pistes sur des traitements curatifs, préventifs, mais pour l’instant aucun n’a vu le jour, indique l’infectiologue. Aujourd’hui, la bonne nouvelle pour les malades, c’est qu’on sait mieux soigner les gens car il n’y a plus d’afflux massif de malades à l’hôpital, et qu’on a beaucoup appris de la première vague », affirme Benjamin Davido.

Il estime que « ce serait bien si on arrivait à avoir un vaccin à l’été prochain, l’été 2021″ mais selon lui la difficulté tient dans les différents paramètres à prendre en compte simultanément tels que  »l’immunogénicité, savoir si on aura des anticorps qui vont durer dans le temps. On a vu que des individus jeunes n’avaient pas beaucoup d’immunité naturelle ». Se pose ainsi la question des rappels et du calendrier vaccinal.  »Il nous faut plus de temps pour avancer sur l’immunité », insiste Benjamin Davido.

 

Très grandes villes : une aberration écologique

Très grandes villes : une aberration écologique

Thierry Brugvin, expert et auteur de ‘La relocalisation solidaire’ (à paraitre en Oct. 2020 chez Ed. Dacres) dénonce l’aberration écologique des grandes villes dans un papier de la tribune. Extrait:

 

 

l’écologie sociale urbaine suppose de prendre en compte les critères écologiques, tels les zones végétales et un grand nombre d’autres critères plus classique de l’urbanisme et du développement territorial, que sont les dimensions sociales, économiques, logistiques… Au plan social, afin d’éviter la ghettoïsation des plus pauvres et les tensions que cela génère, il faut notamment éviter de créer des coupures trop forte  entre les quartiers,  veiller à maintenir la mixité sociale, limiter les temps de transports et améliorer la qualité des logements des plus pauvres, maintenir des services de proximité, assurer des transports en communs accessibles (voire gratuits). Au plan logistique, il faut privilégier les transports en commun, afin d’éviter d’accroitre trop le nombre de routes afin de fluidifier la trafic. Car l’effet pervers que cela engendre, c’est que le nombre de véhicule augmente, ce qui vient ensuite saturer ces nouvelles voies. Il faut alors en construire de nouvelles, hors la surface s’avère limitée pour cela dans les villes.

Le niveau de la densité et de la diversité contribue à la qualité de vie

Ce sont des dimensions qui relèvent notamment des 5 secteurs de la qualité de vie culturelle, environnemental, socio-économiques, démocratique. La densité de diversité relève de la qualité, de la quantité et de la densité des possibilités et de l’offre d’activités sociales et culturelles.

Certains urbanistes qualifie la densité de diversité, par le terme « d’intensité ». Dominique Bidou explique que l’intensité « c’est la conjugaison de nombreuses fonctions qui rend les villes et villages intenses. L’intensité d’un territoire c’est l’intensité de vie de ses habitants. On observe que la densité peut être rehaussée partout ou l’intensité du territoire est élevé. Paris en offre une parfaite illustration (…) ». Dans les grands ensembles, les quartiers avec de nombreux grands immeubles « L’absence de diversité, les déficits de services ou l’isolement créer de véritable carences. La densité perçue apparait excessive du fait de l’uniformité architecturale fonctionnelle, culturelle, sociale du quartier. L’ennui pas loin fils de l’uniformité. Il faut mélanger les densités d’habitats, d’activités, de loisir, de paysage, de biodiversité, de mobilité…, bref apporter de la complexité. On introduit ainsi l’intensité. Créez de la diversité, de la qualité, de la beauté en un mot de l’intensité et la densité suivra. Il est possible de construire en protégeant la biodiversité et en adaptant le niveau de densité au ‘génie du lieu’ », c’est à dire aux caractéristiques spécifiques locales (2).

Plus une ville est grande, plus elle offre d’opportunités de loisirs, d’offres artistiques, culturelles, de métiers diversifiés, etc., à l’inverse, des petites villes et plus encore des petits villages. Pour le géographie Thierry Paquot une ville doit combiner « la diversité, l’urbanité, et l’altérité ». Pour lui l’urbanité, c’est être « désintéressé et généreux », tandis que l’altérité signifie se montrer « hospitalier », « sans critère sélectif ». « L’homogénéité socioculturelle », c’est aussi l’uniformité architecturale et végétale, ce qui s’oppose à la diversité (3).

Cependant, les petits villages diminuent l’anonymat et la solitude des grandes villes, donc facilitent les contacts. Néanmoins, cela vaut surtout pour les personnes qui ne disposent pas de facilités personnelles pour lier des contacts, car les autres peuvent au contraire multiplier les rencontres. Cependant, dans les villages la pression sociale, le « qu’en-dira-t-on » s’accroit aussi et exerce une pression sur ceux qui entendent vivre librement  de manière différentes des autres. La qualité de vie relationnelle ne se révèlent donc pas forcément meilleure dans les villages, mais plutôt différentes.

Pouvons nous faire une analogie entre l’intensité en physique avec l’intensité en urbanisme ? Apparemment non, car en physique des flux, l’intensité correspond à la vitesse du flux, tandis qu’en urbanisme, il s’agit de la densité de la diversité d’opportunités. C’est à dire de la quantité de la diversité des opportunités professionnelles, socioculturelle, alimentaires par rapport à la densité de la population au km2. La densité d’habitants se calcule par le rapport entre la quantité d’habitant par rapport à une surface au sol de l’habitation et ou par rapport à un volume d’habitation.

Il y a donc trois moyens d’accroitre la densité de la population :

  • soit par la densification horizontale, grâce à l’accroissement du nombre de personne dans une même surface horizontale (le nombre de personne dans un même logement),
  • soit par la densification verticale, c’est à dire en multipliant les logements d’un immeuble, en accroissant le nombre d’étages),
  • soit par la densification horizontale et verticale (en augmentant le nombre de personne dans un logement et le nombre d’étages de l’habitation).

Il faut donc bien distinguer la densité en habitants
et la densité de diversité (d’opportunités)

Trop de densité en habitants deviendra étouffant par manque d’espace vital et d’espaces verts. Cependant, ce sentiment d’étouffement par l’excès de la densité en habitants par km2, peut diminuer grâce à l’accroissement de la diversité des opportunités culturelles, professionnelles, relationnelles… Par exemple, certains citadins parisiens, apprécient beaucoup d’habiter au centre de Paris, malgré des logements exigus, surpeuplés, une foule permanente dans les rues, car en contrepartie ils disposent d’un grand choix de loisirs, de métiers… Cela leur confère un sentiment plaisant d’une forte densité de diversités d’opportunités.

Les urbanistes cherchent donc un équilibre dynamique, afin d’éviter les excès et les manques de diversité d’opportunités et les excès de densité urbaine. Or, la qualité de vie au plan socioculturel suppose aussi un minimum de densité d’habitant au km2. Car plus la densité en habitant diminue, plus les temps de temps de déplacements s’accroissent (lorsqu’il n’y a pas de bouchons), plus l’offre, plus la quantité d’opportunités socioculturelles diminuent.

Les temps de déplacements augmentent lorsque les distances à parcourir s’accroissent ou que la densité du trafic de véhicule se développe. Pour diminuer la durée des déplacements, il s’agit donc de diminuer les distances à parcourir, ou d’augmenter la densité des habitants au km2, ou de réduire la densité du trafic, ou de le fluidifier par plus de transports collectifs.

La densité, la diversité se combinent dans la densité de la diversité

Cette dernière dépend aussi de la diversité de la possibilité des choix socioculturels et professionnels et non pas seulement de leur quantité. La diversité accroit la possibilité de choix et donc augmente le niveau de la qualité de vie. Certains urbanistes, tel Dominique Bidou utilisent donc le terme d’intensité, pour parler de densité de diversité. Plutôt que le terme d’intensité, qui suggère des analogies avec la physique des flux (d’énergie, de liquides…), nous utiliserons plutôt le terme de densité, de diversité, c’est à dire la multiplication de la densité par la diversité. Ainsi, il existe des diversités fortes ou faibles, des densités fortes ou faibles et de densité de diversité forte ou faible.

En effet, à niveau égal de « forte » densité de diversité, cela peut prendre deux formes différentes. Il faut donc différencier la forte densité de diversité générée grâce à l’espace étroit ou grâce à la diversité forte.

Plus la densité urbaine s’accroit, plus l’empreinte carbone diminue,
du moins, jusqu’à un certain seuil

Selon l’étude de Newman et Kenworthy sur les grandes métropoles, le meilleur rapport densité / coûts énergétiques, donc la meilleur empreinte carbone se révèlent être les villes très denses.  Il distingue trois groupes de villes parmi les grandes métropoles. Le premier groupe est : caractérisé par de « faibles » densités urbaines et une consommation d’énergie très importante (telle Los Angeles, avec 3.155 hab./km2. Un deuxième groupe de villes possède une densité et une consommation d’énergie moyennes avec des villes telle ou Copenhague, avec 7.064 hab./km2. Le 3e groupe des villes denses se composait en particulier des villes, telles Moscou 9.700 hab./km2(4).

Certaines villes s’avèrent encore plus denses, telle Paris avec 21.000 hab./km2, Calcutta et son agglomération avec 27.462 hab./km2  ou pire, « le grand » Caire avec 40.249 hab./km2. Leur empreinte carbone s’avère t -elle encore meilleure ? Il semble que non. Cependant les revenus des habitants des villes comme Calcutta s’avèrent nettement plus faibles, leurs capacités financières pour se déplacer se révèlent donc moins grandes, surtout hors de la ville. La relation entre la densité, le déplacement et le cout énergétique ne s’avère donc pas facilement comparable. Le record mondial de densité fut gagné par le quartier dénommé Kowloon Walled City dans la colonie de Hong Kong, avec une densité d’1,25 million hab./km2 ! Car, il y résidait 33.000 habitants (certaines estimations allant jusqu’à 50.000) sur seulement 26.000 m2  ! Ils étaient logés dans d’immense tours collées les unes aux autres ! Mais le quartier a été évacué dans les années 1990, car c’était une zone de non droit sous le pouvoir des mafias et c’était probablement invivable (5).

Selon Newman plus la densité s’accroit, plus le cout énergétique diminue, ainsi que l’empreinte carbone. Cependant, certains urbanistes estiment qu’au delà d’un certain seuil de densité, l’empreinte carbone s’accroit à nouveau, car les citadins ressentent le besoin de sortir souvent de la ville pour échapper à la mauvaise qualité de vie. En 2005, l’étude norvégienne Holden et Norland explique que « les morphologies urbaines » et la présence d’un jardin ont des incidences sur la consommation directe d’énergie (6).

Cette tendance est qualifiée par les urbanistes, « l’effet barbecue », puisque la possibilité de faire par exemple un barbecue dans son jardin génère moins le besoin de fuir son habitation le weekend et réduit le besoin de se déplacer à la campagne pour se ressourcer dans la nature (7).

Ces aspects ne s’avèrent pas suffisamment étudiés par « les études sur les avantages environnementaux de la densité pour les déplacements souffrent de sérieuses limites méthodologiques. Notamment, elles ne prennent généralement pas en compte les déplacements effectués sur plus de 80 ou 100 kms. Or, si ces déplacements sont peu nombreux, mis bout à bout, ils représentent au total beaucoup de kilomètres » (8).

Ainsi, lorsque les urbanistes calculent non plus seulement les transports par habitants dans la ville, mais l’ensemble des déplacements des habitants de cette ville dans l’année, (vacances et loisirs y compris), alors les villes les plus denses s’avèrent donc un peu moins énergivores que les villes moyennement denses. Car les habitants fuient souvent loin de ces villes trop denses, métalliques et bétonnées, afin de se détendre dans la nature à la sortie de la ville ou dans d’autres régions.

De plus, la densité architecturale, la complexité technologique des moyens de transports, par exemple, la construction de lignes de métros creusés profondément sous la terre engendrent aussi un coût supplémentaire, donc accroissent l’empreinte écologique.

Il peut exister plusieurs causes qui expliquent qu’au-delà d’un certain seuil de densité, l’empreinte carbone s’accroit à nouveau. Ce peut être à cause du manque de nature, mais aussi de la croissance des revenus. En effet, pour résider dans les grandes villes autour du centre, les prix du mètre carré en location ou à l’achat ne cesse de croitre. Par conséquent, ce sont les plus riches qui peuvent si loger. Ils disposent donc aussi des capacités financières pour se déplacer souvent et loin, le weekend et durant leur vacances. C’est pourquoi, lorsqu’on prend en compte l’ensemble de leur déplacement et non pas uniquement ceux réalisés dans la ville elle-même, alors leur empreinte carbone s’élève. Cela reste vrai globalement, jusqu’à un certain seuil néanmoins (9). Cependant, si on prend en compte les critères de qualité de vie liée à la proximité avec la nature, il existe bien un seuil à ne pas dépasser qui pourrait bien se situer autour de 2500 hab./km2 comme la ville de Belfort par exemple. Mais ce seuil reste à définir scientifiquement et politiquement.

Les villes denses telle Moscou (plus de 9000 hab./km2) disposent de la meilleur empreinte carbone. Cependant, il semblerait donc que les villes trop denses telle Calcutta ou Paris (22.000 hab./km2) engendrent un cout énergétique et une empreinte carbone plus élevés que les villes moyennement denses, telles Copenhague (plus de 7.000 hab./km2. Il en est de même des villes insuffisamment denses telle Los Angeles (3.155 hab./km2).. Par contre pour les villes trop denses, telle Paris cela s’explique par des déplacements lointains les weekend et les vacances, ainsi qu’un excès de complexité technologique. Tandis que pour les villes insuffisamment denses, telle Los Angeles, c’est à cause de la croissance des déplacements locaux et quotidien. Néanmoins, « l’effet barbecue » atténue quelque peu l’empreinte carbone de certains habitants de ces villes peu denses du fait d’une majorité de zones pavillonnaires. Car pour certaines personnes le fait de disposer une maison avec une jardin diminue leur déplacement, donc leur empreinte carbone. Mais cela ne remet pas en cause le principe que l’accroissement de la densité réduit l’empreinte carbone (au moins jusqu’à un certain seuil).

En effet, lorsqu’on prône la ville dense, il ne faut pas « oublier la question de l’approvisionnement énergétique et de la capacité productive en énergie par habitant sur ces territoires. Un territoire peu dense peut produire des énergies renouvelables, par exemple avec des panneaux solaires, des agrocarburants (dont le rendement énergétique s’avère très faible en réalité), mais ce sera au détriment des surfaces cultivables. Il y a donc plusieurs facteurs à considérer : la production d’énergie renouvelable, l’autonomie économique liée à la démographie de la ville et à sa densité. Par contre, les trop faibles densités par habitants des villes, mais surtout une population trop peu nombreuses dans une commune s’opposent à son autonomie économique. Cependant, une trop haute densité /hab. nuit en partie à celui de la qualité de vie, qui suppose une forte densité de zone végétale par citadins. C’est pourquoi, il se révèle préférable de substituer 3 à 4 maisons avec jardin, par un petit immeuble de 3 à 4 étages et de regagner ainsi des zones végétales maraichères ou forestières.

Dans cet exemple, la densité ne s’accroit pas, puisqu’il y a toujours autant d’habitants sur la même superficie, par contre la concentration augmente. Néanmoins, il s’avère possible d’accroitre aussi, un peu plus la densité, sans forcément diminuer trop la qualité de vie. C’est le cas pour les personnes passant d’une petite maison avec un jardin réduit, à un plus grand appartement entouré de plus d’espace verts, comme par exemple dans l’îlot Bitche à Nantes (10).

Quel serait l’optimum du rapport qualité de vie, densité,
empreinte écologique, population maximum d’une ville ?

De notre point de vue, les villes idéales au plan du cout énergétique et de la qualité de vie relèvent plutôt de petites villes situées autour de 20.000 hab. et 60 000 hab. telles Dole dans le Jura avec 23.708 hab. en 2017 et 618 hab./km², telle Belfort 47.656 hab. et ‎2.787 hab./km2 en 2017 ou Troyes 61.652 hab. en 2017 et 4.671 hab./km2.

Mais quelle serait la densité idéale au plan de la qualité de vie et de l’écologie ? Entre ces villes de taille moyenne, la densité varie du simple au double entre Belfort et Troyes. L’écart se révèle encore plus grand parfois. Par exemple, la ville de Besançon s’avère donc deux fois plus nombreuses que celle de Troyes, mais 2,7 fois moins dense, par rapport à Belfort, la ville de Besançon est trois plus grande et  sa densité 1,5 fois moins dense. En effet, la ville de Besançon compte 116.676 hab. et 1.782 hab./km², en 2017, tandis que l’agglomération du Grand Besançon compte de 193.000 hab.

Par conséquent, la densité par habitant de la ville de Besançon s’avère relativement faible en comparaison des autres villes de taille comparable, puisqu’elle se classe 275e en densité avec 1.782 hab./km², alors qu’elle se situe à la 34e position démographiquement. Curieuse décalage, nous allons voir ensuite pour quelle raison.

Les villes françaises sont-elles denses et peuplées ?

Pour des raisons écologiques faudrait-il accroitre leur densité ? Parmi les 280 villes les plus peuplées la démographie médiane se situe à 50 000 hab. et parmi les 280 villes les plus denses, la densité médiane se situe à 4700 hab./km² (donc près de 5000) (11). Elles s’avèrent donc plus de 4 fois moins que Paris avec ces 22000 hab./km² !

En comparaison à cette médiane, Besançon s’avère trois fois plus peuplée et 2,6 fois moins dense. Donc, Besançon s’avère une des moins denses, parmi les 34 premières villes de France. En effet, si on la compare à d’autres à démographie équivalente, Besançon s’avère équivalente à Perpignan, mais 1,6 fois moins dense que Metz, 2 fois moins dense qu’Annecy, 2,3 fois moins dense qu’Orléans.

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Pourquoi existe-t-il de telles variations de densité ?

En ce qui concerne la ville de Besançon, cela s’explique notamment par sa topographie particulière : un centre-ville limité par la boucle du Doubs et entouré de 7 collines comme la ville de Rome. L’empereur César avait remarqué cette analogie avec la capitale romaine, lorsqu’il avait conquise la ville forteresse de Vesontio (Besançon) ! Or, il s’avère plus difficile de construire densément sur les pentes des collines. C’est ce qui explique aussi la faible densité de la 34e ville de France en population, en comparaison des villes de tailles équivalentes ou même inférieures. Besançon s’avérait aussi une des plus petites capitales régionales avant la fusion des régions en 2016. 

Les niveaux de densité s’avèrent donc bien supérieurs dans les grandes métropoles. Le plus faible cout énergétique par habitant concernant les grandes métropoles (et non les villes classiques) consiste donc dans les villes à forte densité tel Moscou avec plus de 9.000 hab./km2 selon Newman.  Cependant, ce type de villes s’avèrent-elles soutenables en terme de qualité de vie et au plan de l’autonomie alimentaire ? A priori non. Nous nous sommes interrogés sur la densité idéale, élargissons à présent la question.

Quelle serait la ville idéale au plan écologique et de la qualité de vie ?

Pour diminuer le cout énergétique/hab. et l’empreinte écologique, il n’y a pas seulement la densité et la démographie, à prendre en compte. Il faut inclure la superficie de la ville, son niveau d’autonomie alimentaire et économique, la densité des opportunités sociales (l’intensité sociale), la qualité de vie… Sans ces dernières les habitants accroitront leur déplacements et donc leur empreinte carbone. Par conséquent, il s’avère difficile d’aboutir actuellement à des certitudes scientifiques, puisqu’il existe des facteurs contradictoires, tel la densité urbaine contre le haut degré de végétalisation urbaine (la beauté et la qualité de vie par les zones forestières), la trop grande démographie des villes contre l’autonomie alimentaire, les niveaux de revenus qui permet se déplacer plus loin et plus fréquemment, mais qui permet une meilleure rénovation des bâtiments, contre les contre les faibles niveaux de rémunération, qui engendre l’inverse….

C’est pourquoi, à ce stade de la recherche, l’approche pluridisciplinaire qui combine urbanisme, écologie, sociologie, psychologie ne permet pas de définir scientifiquement la ville idéale, au plan de l’urbanisme, de l’écologie, de la qualité de vie, de l’autonomie économique et alimentaire… Seul l’intuition combinant des données scientifiques éparses et contradictoires peut permettre de tracer des perspectives politiques pour le présent et le futur.

Plus la densité par habitant diminue, plus la qualité de vie grâce aux zones vertes s’accroit si la ville est fortement arborée.  Mais dans ce cas, à l’inverse, la qualité de vie diminuera au plan des opportunités économiques, professionnelles, sociales, culturelles. De même, plus la densité par habitant s’accroit, plus l’empreinte écologique s’améliore, tant qu’on ne dépasse pas un certain seuil. Mais lequel ? C’est difficile à affirmer avec certitude actuellement en l’état des recherches scientifiques insuffisantes et contradictoires.

Quelles seraient les caractéristiques de la ville idéale au plan écologique, de la qualité de vie et de l’autonomie alimentaire et écologique ? Néanmoins de manière intuitive et non scientifique, fautes de données suffisantes certains chercheurs, tels Faburel ou Fotopoulous et des associations considèrent qu’au plan de la démographie, pour qu’une ville soit autonome et soutenable au plan alimentaire et économique, elle devrait se situer entre 20.000 et 60.000 habitants, donc être ni trop grande, ni trop petite. Démographiquement, c’est donc très en dessous des grandes métropoles ! La population de Copenhague s’avère 10 fois supérieure avec 623.404 hab. en 2019, et de 300 à 1.000 fois moins que Paris !

Quelle serait la densité idéale ? Dans l’étude de Newman, parmi les grandes métropoles, la ville de Los Angeles a le cout énergétique le moins bon dispose d’une densité de 3.155 hab./km2. Notre ville idéale devrait-elle avoir néanmoins une densité supérieure. Non, car notre modèle, inclus en plus, aussi le critère de l’autonomie alimentaire, mais aussi la qualité de vie, qui suppose aussi une limitation de la populatin des villes. Par conséquent, au plan de la densité, notre fourchette se situerait plus bas, autour de 2.500 et 4.500 hab./km2, telles des villes comme Belfort avec 2.787 hab./km2 ou comme Troyes km2 et 4.671 hab./km2 (donc près de deux fois moins que Copenhague). Enfin, restons prudent et modeste sur la démographie et surtout la densité, ce ne sont que des intuitions, fondées sur des observations de bon sens, rien de plus…

Selon nous, l’urbanisme idéal consiste donc à placer les terres agricoles à la périphérie de la ville et non dans la commune. Il faut aussi limiter la démographie et la surface de la ville et pour cela à accroître la densification, comme l’envisage la municipalité. Pour cela, il s’agit de concentrer l’habitat en remplaçant 3 à 4 maisons, par des appartements de 3 à 4 étages maximums. Ensuite, il est possible de densifier un peu en ajoutant par exemple, un appartement supplémentaire de temps en temps dans certaines des ces parcelles. Le fait remplacer des maisons par de nouvelles zones végétalisées permet de créer de petits jardins et des parcs, composés d’arbres et éventuellement de faire du maraîchage (de poireaux, choux, carottes…) en dessous des arbres. Ces derniers accroissent le volume végétal, puisque les arbres montent vers le haut. Cela favorise aussi la beauté des villes, la qualité de vie, l’ombre et l’oxygénation des villes, donc limite la chaleur dans les zones urbaines. A l’inverse, le bitume noir des routes et les bâtiments créent des puits de chaleur des parcs composés d’arbres. Les zones maraîchères devraient être cultivées prioritairement à la sortie des villes et non au milieu des zones urbaines. Cela permet de limiter les surfaces au sol de ces dernières, mais aussi de limiter les déplacements dans la ville, ce qui diminue l’empreinte carbone, les temps de déplacement et donc aussi le stress des citadins.

Il y a des conflits autour de la soutenabilité écologiste des villes : l’exemple du projet d’écoquartier des Vaites à Besançon

Dans cette ville, il y a depuis plusieurs années un conflit autour de la construction d’un écoquartier en remplacement de zones maraîchères et de jardins ouvriers du quartier des Vaites. Le 17 juin 2020, un collectif dénommé la Vigie des Vaites composé de citoyens et d’associations écologistes (France Nature environnement 25 et 90, (antenne de Besançon et Belfort) et l’association des jardins des Vaites) a décidé d’occuper le lieu, afin de contrecarrer le début des travaux. Le conflit autour de l’écoquartier oppose donc à présent le collectif de la Vigie des Vaites contre la municipalité de Besançon (PS, puis En Marche, puis EELV) allié à l’entreprise Territoire 25. Les associations citoyennes s’opposent à la construction de l’écoquartier, car elles considèrent qu’il existe suffisamment de logements et qu’il ne faut pas accroître la population bisontine, qui s’élève déjà de plus de 115.000 habitants et de 193.000 avec l’agglomération du Grand Besançon. Lorsque la démographie d’une ville devient trop importante, son autonomie alimentaire diminue et son empreinte écologique augmente. Cela accroît les distances d’approvisionnement et donc aussi son empreinte carbone par habitant. Dans l’autre camp, la municipalité de la ville de Besançon défend aussi une conception écologiste, qui est celle de la densification urbaine et elle estime qu’il manque de petits logements.

Les deux camps cherchent à limiter la croissance de l’empreinte carbone de la ville. Pour cela, les associations écologistes cherchent à pas accroître le nombre d’habitants, tandis que la municipalité vise la densification. Au plan écologique et économique, les enjeux du débat autour des Vaites à Besançon donc à créer une ville soutenable écologiquement et alimentairement, mais aussi économiquement, socialement. Pour cela s’agit d’évaluer le niveau optimum de la densité par habitant, de la population de la ville de Besançon, l’organisation spatiale et la proportion des espaces verts (maraichages, arbres…) par rapport aux surfaces artificialisées.

Pour parvenir à une ville soutenable écologiquement et autonome économiquement, une municipalité doit prendre en compte le critère démographique et, ou de la densité par habitant. Dans le cas du quartier des Vaites à Besançon, une politique écologiste démocratique, peut décider de ne pas augmenter la densité par habitant de la ville en conservant les zones vertes, tels les jardins ouvriers et en renonçant à construire de nouvelles zones d’habitations, telles des éco-quartiers. A l’inverse, une politique écologiste (municipale) qui fait le choix de remplacer des jardins ouvriers par des éco-quartiers pourra accroître la densification par habitant.

Cependant, la politique de densification ou du statut quo peuvent aboutir chacune à un accroissement de l’empreinte carbone de la commune, en l’absence d’action simultanée de limitation de la démographie. En effet, dans les deux cas, si la municipalité ne limite pas en même temps, la superficie de la ville elle va accroître sa démographie, donc allonger les déplacements pour s’approvisionner notamment en nourriture (mais aussi pour le reste), donc elle va augmenter son empreinte carbone et diminuer son autonomie alimentaire.

Or, les villes anciennes ne peuvent être rebâtit en suivant uniquement un idéal théorique écologique de soutenabilité. Par exemple, la ville de Besançon a plus de 2000 ans d’histoire. Les villes s’inscrivent dans un temps long et en particulier les plus vieilles. Les urbanistes doivent donc faire des compromis entre l’idéal théorique et la réalité présente, car il faut des années, voire des décennies, pour remodeler une ville. En effet, il semble difficile de détruire des maisons déjà habitées et situées à la périphérie de la commune de Besançon, dans le but d’utiliser les terres pour accroître l’autonomie agricole de la ville et pour diminuer la surface de la ville, afin de diminuer les déplacements. Pour s’orienter démocratiquement dans cette direction, cela nécessite des décennies. La ville peut préempter les maisons et les terrains lorsqu’elles sont vendues puis les remplacer par des terrains agricoles. Mais la vitesse du réchauffement climatique et la rapide fin des ressources de pétrole paraissent plus rapides que la lenteur d’un réaménagement urbain démocratique.

Donc, compte tenu de contrainte historique, démocratique et de l’urgence, la solution la plus adéquate parait plutôt celle du statut quo, donc de ne pas remplacer les jardins ouvriers, par des écoquartiers, tels celui des Vaites. Car créer un éco-quartier augmentera la densité par habitant, mais cela va aussi accroitre aussi la démographie, puisque la surface de la ville ne diminuera pas, à court terme, car il ne s’avère pas envisageable socialement et démocratiquement de déloger les citadins en détruisant leurs maisons existantes à la périphérie de la ville. Conserver les jardins ouvriers contribuera à limiter la croissance démographique de la ville, si la municipalité réduit ou interdit en même temps des constructions nouvelles dans la commune. Mais sans cela la ville risque de s’agrandir en surface et en démographie.

La qualité de vie intérieure consiste à diminuer
la vitesse extérieure et intérieure
et accroitre sa profondeur intérieure

Thierry Paquot est l’auteur du livre « Mesure et démesure des villes ». Il considère qu’une ville où « il fait bon vivre et qui relève d’une perception subjective, tout comme celle d’une maison ou d’un appartement. L’habitabilité dépend des parcours qui conduisent chez soi, des lieux que l’on traverse quotidiennement, des ambiances que l’on apprécie et du charme qui en émane » (12). Par contre, sa vision fondée sur une approche très libre, libertaire, voire libérale, ne prend pas suffisamment en compte, les limites écologiques actuelles.

Le terme d’intensité utilisée par certains urbanistes, tel Bidou manque de clarté concernant la qualité de vie extérieure et plus encore concernant la qualité de vie intérieure. Dans leur langage, l’intensité signifie densité de la diversité des opportunités extérieures. Or, lorsqu’on utilise le terme d’intensité, on ne sait donc pas trop, s’il s’agit de plus de vitesse extérieure ou intérieure, de qualité ou de quantité d’énergie extérieure ou intérieure, de profondeur intérieure..

De plus, le terme d’intensité entretien une relation sémantique avec le terme de vitesse, or les décroissants, les partisans de la sobriété heureuse cultivent plutôt la lenteur pour accroitre la profondeur de leur vie. Car, pour les décroissants, l’intensité s’apparente trop souvent à la superficialité de la vitesse. Ils préfèrent donc la profondeur de la lenteur.

Pour les décroissants, il est possible de vivre une vie profonde intérieurement, dans le cadre de pratiques extérieures relevant de la simplicité (volontaire), c’est à dire un minimalisme des actions, des activités et des biens, mais en vivant profondément de petites actions ou de simples relations humaines.  Plutôt qu’un quête de plus d’intensité, la philosophie, la politique de la relocalisation éco-solidaire implique non pas une accélération de la vitesse extérieure, intérieure, de manière superficielle, mais au contraire, une recherche de profondeur ou d’élévation, par plus de lenteur extérieure et intérieure, d’intériorisation, plutôt que d’extériorisation… Car à l’excès, cette dernière engendre la perte de soi même dans un mouvement perpétuel, la décentration excessive. A l’inverse l’excès d’intériorisation, de centration sur son intériorité, peut pousser à la misanthropie, à l’égoïsme au nombrilisme, à l’ethnocentrisme. Cependant, entre ces deux accès, actuellement la civilisation occidentale urbaine en particulier, sombre vers les excès de l’extériorisation et de la vitesse extérieure. Il y a donc un équilibre à retrouver. Or, pour l’instant le capitalisme nous pousse vers l’excès d’extériorisation, l’ubris, c’est à dire la démesure…

En résumé, la qualité de vie relève des 5 secteurs principaux, qui président aux sociétés : l’environnement, la culture, le social, l’économie et la gouvernementalité (la démocratie). La qualité de vie suppose donc d’équilibrer ces 5 secteurs sociétaux concernant chacun des critères de qualité de vie : la quantité et la qualité des opportunités extérieures la densité de diversité de la vitesse extérieure (ni trop lente, ni trop rapide), de la surface de la ville, de la quantité d’habitant, de la densité des habitants au km2, de la puissance (économique, culturelle, sociale…) mais aussi d’un minimum d’égalité socio-économique, démocratique, écologique… A quoi, il s’avère nécessaire d’ajouter le développement de la qualité de vie intérieure, c’est à dire de la profondeur, de la lenteur, de l’introspection…

Il faut donc distinguer la quantité d’énergie intérieure, la profondeur (la qualité intérieure), la vitesse extérieure (rapide ou lente, qui se calcule par rapport à une quantité (de volume ou de distance) parcourue dans un temps donné) et la densité de la diversité des opportunités extérieures (dénommées improprement « intensité » par Bidou).

Il y a donc la qualité de vie qui relève de l’environnement : la qualité et la quantité des espaces vert, mais aussi la soutenabilité écologique (avec notamment une faible émission de CO2 et une faible consommation d’énergie). Il y a aussi la qualité de vie socio-économique, la quantité, la qualité, la diversité, la densité de diversité des offres d’emplois, des aides sociales, des relations possibles… Il y a la qualité de vie culturelle : les loisirs, les spectacles, l’éducation, les médias… La qualité de vie relève aussi de la qualité de la beauté, mais aussi de la quantité de beauté disponible. Le critère de la beauté s’inscrit, dans les 5 secteurs sociétaux, mais dans le cadre de la relocalisation, il porte plus particulièrement sur l’architecture et l’urbanisme. Enfin, il y a aussi la qualité de vie démocratique, qui permet de gérer démocratiquement les 4 autres secteurs de la qualité de vie communale dans les villes et les villages. C’est donc la combinaison harmonieuse et spécifique entre ces différents critères et secteurs qui confère une qualité de vie forte et spécifique à une commune.

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(1) FABUREL Guillaume, Pour en Finir avec les Grandes Villes, Manifeste pour une Société Écologique Post-Urbaine, Éditions Le Passager Clandestin, 2020.

(2) BIDOU Dominique, Le développement durable, une affaire d’entrepreneurs, Ed. PC, 2015.

(3) PAQUOT Thierry, Désastres urbains, Les villes meurent aussi, La découverte, 2015.

(4) NEWMAN P. KENWORTHY J.R, Sustainability and Cities, Overcoming Automobile Dependence, Island Press,1999.

(5) 99PERCENTINVISIBLE, Kowloon Walled City, 99percentinvisible, Déc. 2011.

(6) HOLDEN E., NORLAND I., 2005, « Three Challenges for the Compact City as a Sustainable Urban Form : Household Consumption of Energy and Transport in Eight Residential Areas in the Greater Oslo Region », in Urban Studies, Vol. 42, n° 12, pp. 2145-2166, November 2005).

(7) MUNAFÒ Sébastien, La ville compacte remise en cause ? Formes urbaines et mobilités de loisirs, Neuchâtel, Alphil-Presses universitaires suisse, 2016, 440 p.

(8) CHARMES Eric, « La densification en débat », Etudes foncières, Compagnie d’édition foncière, mai-juin 2010, n°145, p. 2.

(9) MUNAFÒ, 2016, 440 p.

(10) LEFEVURE Mégane, DENSITE ET FORMES URBAINES, Vers une meilleure qualité de vie, Mémoire de Master, Université Paris Ouest La Défense, Septembre 2013.

(11) INSEE, Evolution et structure de la population de 2012, INSEE, 2015.

(12) PAQUOT Thierry, Mesure et démesure des villes, CNRS éditions, 2020.

La presse en très grande difficulté

La presse en très grande difficulté

La presse va recevoir une aide de 483 millions sur deux ans. Elle en a bien besoin car elle est dans une situation qui pourrait bien conduire à terme à la suppression d’un certain nombre de titres, en tout cas à des plans significatifs de réduction d’emplois. En cause évidemment,  la neutralisation importante de la diffusion pendant plusieurs mois mais aussi la perte d’importantes ressources publicitaires d’entreprise qui resserrent aussi leurs budgets de communication. Enfin la presse traditionnelle ne cesse de perdre de l’audience aussi bien la presse nationale que la presse régionale. Elle n’a pas été au rendez-vous de la crise sanitaire. Elle s’est contentée de reprendre comme d’habitude les dépêches d’agence, du gouvernement et des institutions. Pas étonnant la plupart de la presse est désormais dans les mains des financiers. Le support Internet lui par contre a été très sollicité. Des les habitudes ont été prises par les consommateurs d’information, des habitudes durables qui vont se traduire rapidement par des pertes de ventes et d’audiences dans beaucoup de journaux.

L’exécutif a donc décidé des mesures d’urgence, votées le 30 juillet, pour aider les acteurs les plus touchés (marchands de journaux, titres ultramarins, éditeurs) pour un total de 106 millions d’euros, a rappelé la présidence. Pour consolider l’avenir de la presse, l’État va également mettre en place un plan de 377 millions sur deux ans, notamment pour accompagner les transitions écologique et numérique du secteur. Malheureusement sur le fond l’utilisation du support numérique ne change pas la ligne éditoriale complètement dépassée pour nombre de périodiques.

Coronavirus Espagne : très forte hausse, 400 000 cas en tout

Coronavirus Espagne : très forte hausse,  400 000 cas en tout

400 000 cas diagnostiqués, ont annoncé les autorités. Il s’agit d’une augmentation de plus de 19 300 par rapport à vendredi .

Nombre de ces nouveaux cas datent en fait des jours précédents, mais les régions, compétentes en matière de santé, ne les ont signalés au gouvernement central que ce week-end, a déclaré Fernando Simón, directeur du centre des urgences sanitaire au ministère de la Santé.

Il a insisté sur l’augmentation des cas à Madrid, la région où le plus grand nombre de cas ont été diagnostiqués au cours de la semaine écoulée, plus de 13 400.

. La pandémie a fait 28 872 morts dans le pays, l’un des plus touchés en Europe.

Livret A : collecte toujours très élevée en juillet en prévision de la crise économique

Livret A : collecte toujours très élevée en juillet en prévision de la crise économique

La collecte de l’épargne s’est ralentie en juillet mais demeure cependant particulièrement élevée. Au total sur les livrets d’épargne le placement atteindrait globalement environ 450 milliards. Par ailleurs à peu près la même somme reste sur les comptes courants du fait  que l’épargne de toute façon ne rapporte pratiquement rien. La preuve de l’attentisme des ménages toujours très inquiets sur la situation sanitaire et autant sur les conséquences sociaux économiques notamment concernant l’emploi et le pouvoir d’achat.

Le mois dernier, les livrets A ont observé une collecte nette – le niveau auquel les dépôts dépassent les retraits – de 1,85 milliard d’euros, selon la Caisse des dépôts, l’institution publique qui gère ce placement, le plus populaire en France avec l’assurance vie. C’est un niveau élevé pour le mois de juillet. Par le passé, il n’a été dépassé qu’à deux reprises, en 2011 et 2012, à chaque fois à plus de deux milliards d’euros.

Mais c’est un net ralentissement par rapport au mois de juin, alors que celui-ci, à quelque trois milliards d’euros, enregistrait déjà une décélération par rapport au printemps, marqué par le strict confinement imposé face à la crise sanitaire du coronavirus. Considéré comme un placement refuge, le Livret A, qui garantit un taux d’intérêt de 0,5% par an, a connu un succès historique dans le contexte d’incertitudes économiques et sanitaires, contrastant avec une forte décollecte sur les contrats d’assurance vie. Au total, depuis le début de l’année et à fin juillet, les dépôts sur les Livrets A dépassent les retraits à hauteur de 22,25 milliards d’euros, un niveau qui n’a été dépassé à cette période qu’en 2012.

Les tendances sont les mêmes si l’on prend aussi en compte le Livret de développement durable et solidaire (LDDS), un autre placement géré par la Caisse des dépôts, aux côtés du Livret A. À eux deux, ils observent une collecte nette de 2,49 milliards d’euros en juillet, et de 28,61 milliards depuis le début de l’année. Le Livret A finance essentiellement le logement social, tandis que le LDDS est dédié à l’économie sociale et solidaire ainsi qu’aux économies d’énergie dans les logements. À fin juillet, 439,5 milliards d’euros étaient placés au total sur les deux.

Coronavirus : 100 millions de très pauvres en plus

Coronavirus : 100 millions de très pauvres  en plus

le président de la Banque Mondiale,  David Malpass, estime que 70 à 100 millions de personnes pourraient tomber dans l’extrême pauvreté, et «ce nombre pourrait augmenter» si la pandémie s’aggrave ou dure, a-t-il dit. Une précédente estimation faisait état de 60 millions de personnes. Cela rend «impératif», pour les créanciers, de réduire la dette des pays pauvres, a déclaré David Malpass, allant ainsi plus loin que les appels à prolonger le moratoire sur la dette des pays les plus pauvres. Pour autant, les pays concernés seront plus nombreux à devoir restructurer leur dette. «Les vulnérabilités liées aux dettes sont élevées, et il est impératif (pour les pays endettés) de voir la lumière au bout du tunnel afin que de nouveaux investisseurs puissent venir», a ajouté le président de la Banque mondiale.

Les pays du G20 ont décidé en avril de suspendre jusqu’à la fin 2020 les remboursements de la dette des pays les plus pauvres. Des ONG mais aussi la Banque mondiale appellent à prolonger jusqu’en 2021 ce moratoire, qui concerne 76 pays.

En 2015, estimation la plus récente donnée sur le site de la Banque mondiale, quelque 734 millions d’habitants vivaient déjà dans l’extrême pauvreté, soit environ 10% de la population mondiale. Mais l’extrême pauvreté, c’est-à-dire vivre avec moins de 1,90 dollar par jour, continue d’augmenter depuis le début de la pandémie. Cette détérioration est due à la combinaison des destructions d’emplois pendant la pandémie ainsi qu’à des difficultés approvisionnement, qui complique l’accès à la nourriture. 

Coronavirus France : très forte baisse nombre de cas

Coronavirus France : très forte baisse nombre de cas

 

493 nouveaux cas confirmés en 24 heures, après 3.015 dimanche et 3.310 samedi. Ce dernier chiffre était le plus élevés depuis la levée du confinement à l’échelle nationale en mai.

Si le nombre de nouveaux cas est donc divisé par six environ, celui des patients hospitalisés a en revanche augmenté de 65 en 24 heures pour atteindre 4.925, sa troisième hausse quotidienne consécutive.

Sur ce nombre, 384 se trouvent dans un service de réanimation, soit huit de plus que dimanche.

SPF a également enregistré 19 décès dus au COVID-19 en 24 heures, ce qui porte le bilan total de l’épidémie à 30.429.

La hausse marquée du nombre de nouvelles contaminations au cours des dernières semaines a conduit de nombreuses villes, dont Paris et Marseille, à imposer le port du masque à l’extérieur dans les quartiers les plus animés pour tenter d’enrayer la propagation du virus.

Croissance États-Unis : un très petit rebond des ventes au détail

Croissance États-Unis : un très petit rebond des ventes au détail

 

 

Comme l’avait indiqué le fonds monétaire international et la banque fédérale américaine, la reprise de l’économie tend à se tasser aux États-Unis. Ce que conteste par ailleurs Trump et son gouvernement  Selon les projections de la réserve fédérale américaine, le produit intérieur brut devrait chuter cette année de 6,5%.

Ces  prévisions contredisent les déclarations de l’administration Trump, qui pense que la situation reviendra vite à la normale. L’an prochain, l’économie devrait rebondir de 5% mais ne retrouvera pas son niveau d’avant la crise. Le chômage, lui, devrait s’installer et finir l’année à 9,3%. Le petit rebond des ventes au détail aux Etats-Unis confirme que la remontée sera difficile.

En effet les ventes au détail ont progressé de 1,2% le mois dernier après une croissance de 8,4% en juin, montrent les données publiées vendredi par le département du Commerce. Les économistes interrogés par Reuters attendaient pour juillet une hausse de 1,9%.

Le coronavirus continue de se propager aux Etats-Unis, forçant certains Etats à imposer de nouvelles restrictions qui pèsent sur la consommation. Les ventes au détail souffrent également de la baisse des indemnités de chômage pour les millions d’Américains qui ont perdu leur emploi à cause de la crise sanitaire.

Coronavirus: une politique de test très floue

Coronavirus: une politique de test très floue

Quelle est la stratégie de dépistage en vigueur dans l’Hexagone? Pour l’instant, elle ne semble pas clairement définie. En tout cas, elle n’a pas été énoncée de manière précise ni comprise par les médecins. « Depuis le début, je m’interroge sur ce point clé de la lutte contre l’épidémie, explique Jacques Battistoni, président du syndicat de généralistes MG France. On ne voit pas très bien qui on cherche à dépister, pourquoi on agit à tel endroit et pas à tel autre. Les coups de sonde semblent désordonnés ; ce n’est pas lisible. »

 

La lenteur, c’est l’autre grand reproche formulé par les experts. Depuis près de trois semaines, les difficultés rencontrées par certains laboratoires, en région parisienne notamment, pour absorber le flux des personnes désireuses de se faire tester sont sur la place publique. Tout comme certains retards dans la communication des résultats des examens. Certes, des moyens humains ont été débloqués pour effectuer les prélèvements, mais tout n’est pas encore réglé. « Dans environ un tiers des cas, les délais restent trop longs, témoigne le docteur Battistoni, de MG France. Je ne mets pas en cause les laboratoires mais Santé publique France. Il faut que toute demande de PCR par un médecin pour un malade soit traitée dans la journée. Dans ces cas-là, il ne s’agit pas de dépistage mais d’un diagnostic. Ce doit être une priorité, pour protéger la population. »

Coronavirus: l’ épidémie sera « très longue » (OMS)

Coronavirus: l’ épidémie sera « très longue » (OMS)

 

Samedi, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a indiqué que l’épidémie allait être « très longue », qualifiant le risque encouru de « très élevé ». Son comité d’urgence, réuni à Genève pour réévaluer la pandémie, a souligné « l’importance d’une réponse nationale, régionale et globale » et réclamé à l’OMS « des consignes pragmatiques » pour faire face à l’urgence. Autres demandes : une accélération des recherches sur l’origine animale du Sars‑CoV-2 et sur d’éventuels moyens de propagation par voie animale, et un éclaircissement des modes de transmission du virus et de ses mutations potentielles. « C’est une crise sanitaire comme on n’en voit qu’une par siècle, avait déclaré vendredi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom ­Ghebreyesus, et ses effets seront ressentis pour les décennies à venir. »

 

Etats-Unis: La Fed continue sa politique très accommodante

Etats-Unis:  La Fed continue sa politique très accommodante

La politique de la banque centrale américaine va continuer d’être accommodante pour  soutenir une économie très bousculée. Les taux vont continuer d’être proches de zéro et la banque fédérale va poursuivre ses achats de bons du Trésor et de prêt immobilier titrisées à hauteur de 120 milliards par mois

Jerome Powell s’est inquiété de la recrudescence récente des cas de contamination au coronavirus aux Etats-Unis en disant qu’elle commençait à avoir un impact sur l’activité économique.

Il a également affirmé que le cours de l’économie dépendrait très largement de l’évolution de la pandémie et des mesures prises pour la contenir, laissant ainsi entendre que la Fed pourrait être conduite à en faire davantage si la crise sanitaire s’aggravait.

L’éclatement de la crise en mars a conduit la Fed à réduire l’objectif des “fed funds” de 150 points de base et à mobiliser dans l’urgence plusieurs milliers de milliards de dollars pour soutenir l’économie et les marchés financiers, ce qui a provoqué une envolée de la taille de son bilan.

Le communiqué publié mercredi par la banque centrale et les déclarations de son président ne devraient pas modifier la position des marchés, qui s’attendent à voir la banque centrale déployer de nouvelles mesures à l’issue de sa prochaine réunion, en septembre, ou au cours du second semestre.

“C’est à peu près ce à quoi nous nous attendions”, a commenté Stan Shipley, analyste macroéconomique pour Evercore SI.

“Le communiqué important sera celui de septembre, lorsqu’ils donneront des éléments sur le pilotage des anticipations”, autrement dit sur la communication par la banque centrale sur l’évolution à attendre de sa politique monétaire, a-t-il ajouté.

Industrie : redressement très difficile

Industrie : redressement très difficile

selon l’indice de la reprise Kayrros-EYConsulting compilé pour « Les Echos » à partir notamment de l’analyse de données satellites sur les hauts-fourneaux, les cimenteries, les centrales électriques et les stocks pétroliers., l’industrie lourde mondiale tourne en ce moment à 75 % de l’activité qu’elle avait début janvier, avant le déclenchement de la pandémie. Un chiffre qui reste peu ou prou identique depuis juin. Il illustre le choc subi par l’économie mondiale et montre à quel point les usines mettront du temps à s’en remettre : en cette fin juillet, la production d’acier est toujours inférieure de moitié à son standard de janvier.

Après six mois de tests, de recherche opérationnelle et de masques, aucune grande région du monde n’est revenue à son état antérieur. « Tout se stabilise, nous atteignons un nouvel équilibre qui est loin d’une situation normale. Et l’on distingue désormais quels pays et quelles régions ont une reprise en V, en U ou en W », affirme Patrick Pudduy, chez EY Consulting.

A ce jeu-là, la Chine s’est arrêtée, s’est relancée, s’est stoppée avant de se relancer, ce qui ressemble fort à des montagnes russes se concluant (pour le moment) sur une production inférieure de 25 % par rapport à début janviert. Les Etats-Unis, qui se sont moins arrêtés que les autres zones, sont aujourd’hui à 84 % de leur niveau pré-pandémie.

Pour une fois, le Vieux Continent semble avoir pris le bon wagon, avec son 86 %. Mais derrière la performance se cachent des fortunes très diverses, un fossé entre l’Allemagne et le Royaume-Uni, d’une part, la France et l’Italie, d’autre part, avec l’Espagne navigant entre deux eaux.

Pour l’Hexagone, qui rêve de réindustrialisation, la potion pourrait s’avérer amère au final . En ce moment, les usines tricolores sont en deçà de 30 % de leur niveau hivernal. Fermées plus tôt, plus longtemps, les lignes de production françaises repartent un peu moins vite que leurs concurrentes européennes – ce qui fait craindre un nouveau décrochage du made in France.

Côte d’Ivoire : l’ancien président Henri Konan Bédié désigné candidat à la présidentielle

Hausse des Impôts locaux: des revalorisations souvent très conséquentes

Hausse des Impôts locaux: des revalorisations souvent très conséquentes

Hausses discrètes mais sensibles des impôts locaux dans certaines grandes villes qui prennent le prétexte de modification des critères  de confort.

À partir de données provenant de trois grandes villes – Nantes, Toulon et Nice -, Le Figaro a pu analyser l’ampleur des discrètes revalorisations des valeurs fiscales des logements entre 2014 et 2019.

La hausse moyenne s’élève à 13 % par an entre 2014 et 2019. Mais un quart des revalorisations dépasse les 18 %. Les motifs de ces hausses sont variés, à commencer par la très floue «modification des critères d’évaluation». Suivent des motifs plus précis: agrandissement, construction d’une piscine, installation d’une baignoire supplémentaire, d’une véranda ou même d’un simple Velux. Bref progressivement depuis la suppression de la taxe d’habitation certaines municipalités pour font glisser la charge fiscale de l’ancienne taxe d’habitation sur la taxe foncière au motif d’évolution de confort. Un principe qui pourrait s’étendre progressivement et très discrètement en France pour deux raisons d’une part sur la taxe d’habitation n’a pas été entièrement compensée par l’État, d’autre part parce que les municipalités ne parviennent pas à maîtriser des dépenses qu’elles équilibrent automatiquement par des recettes fiscales.

Coronavirus : encore la promesse d’un vaccin très prochainement

Coronavirus : encore la promesse d’un vaccin très prochainement

 

C’est presque quotidiennement qu’on nous annonce la sortie d’un nouveau traitement voire d’un nouveau vaccin.

Moderna est engagée dans les médecines transformatrices basées sur l’acide ribonucléique messager (ARNm). Elle a créé une plateforme pour améliorer les propriétés pharmaceutiques sous-jacentes des médicaments à base d’ARNm. Cette plateforme se compose de trois domaines : les technologies ARNm, les technologies d’administration et les processus de fabrication. Elle poursuit la science de l’ARNm

Afin de minimiser l’activation indésirable du système immunitaire par l’ARNm et de maximiser la puissance de l’ARNm une fois dans les cellules cibles, elle a fait progresser en parallèle un pipeline de développement diversifié de 21 programmes, dont 10 sont entrés dans des études cliniques et trois autres ont des IND ouvertes.

La technologie de Moderna, fondée sur l’ARN messager, n’a jamais prouvé son efficacité contre d’autres virus. Elle vise à donner au corps les informations génétiques nécessaires pour déclencher préventivement la protection contre le coronavirus.

Ses programmes de développement de thérapies et de vaccins couvrent les maladies infectieuses, l’oncologie, les maladies cardiovasculaires et les maladies génétiques rares.

Dernière phase des essais cliniques sur 30.000 volontaires, c’est la phase déterminante des essais, qui permettra de voir, sur un très grand échantillon de personnes saines, si le vaccin est plus efficace qu’un placebo pour empêcher la contamination par le nouveau coronavirus. Le protocole a été finalisé avec l’Agence américaine des médicaments (FDA), et l’essai sera mené en collaboration avec les Instituts nationaux de santé (NIH).

 

Moderna est, avec l’université d’Oxford qui a aussi lancé un essai à grande échelle sur 10.000 volontaires et attend des premiers résultats en septembre, partie parmi les tout premiers dans la course mondiale au vaccin. La biotech a reçu 483 millions de dollars du gouvernement américain. Elle a annoncé le 18 mai des premiers résultats encourageants sur un petit nombre de volontaires (ici, 8), dans le cadre de la première phase des essais cliniques.

La phase 2, qui comprendra 600 volontaires, a commencé fin mai. La vaccination se fait en deux doses séparées de 28 jours. La moitié des participants reçoit un placebo, de façon aléatoire. Si la dose retenue pour les essais (100 μg) se révélait efficace, Moderna a prévu de pouvoir produire 500 millions de doses par an, et « possiblement jusqu’à 1 milliard ».

Il est clair que les groupes pharmaceutiques internationaux sont lancés dans une lutte de recherche légitime mais qui ce confond parfois avec la recherche de profits financiers liés en particulier à la remontée du niveau des actions.. Ainsi chaque jour ou presque l’un des grands groupes pharmaceutiques( en fait cinq à six dans le monde pour 50 à 60 usines de production). – Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly déclare par exemple  avoir un médicament spécifiquement conçu pour traiter le COVID-19 autorisé à être utilisé dès septembre si tout se déroule comme prévu pour l’une des deux thérapies à base d’anticorps qu’il teste actuellement, a déclaré son responsable scientifique à Reuters mercredi. Notons que les principales informations ne viennent pas des laboratoires de recherche mais des industries pharmaceutiques dans certaines d’ailleurs évertue  à démolir d’éventuels progrès qui pourraient être faits chez les concurrents. Pire le groupe pharmaceutique américain en cause avance l’idée que son traitement serait même plus efficace et plus utile qu’un vaccin avec une utilisation à caractère préventif. Bref un traitement à tout faire. Pas de doute que la bourse va réagir favorablement.

Selon Daniel Skovronsky, ces thérapies pourraient être plus utiles qu’un vaccin dans le cadre d’une utilisation généralisée comme traitement contre le COVID-19 si elles s’avèrent efficaces. Elles pourraient également être utilisées à titre préventif contre la maladie.

“Pour l’indication du traitement, en particulier, cela pourrait aller assez vite”, a-t-il déclaré à Reuters. “Si en août ou septembre, nous constatons que les personnes qui ont été traitées ne progressent pas vers l’hospitalisation, cela constituerait une donnée importante et pourrait conduire à l’autorisation d’utilisation en urgence”.

“Cela vous place donc dans la période de l’automne : septembre, octobre, novembre n’est pas déraisonnable”, a-t-il dit.

Les vaccins actuellement développés et testés ne seront probablement pas prêts avant la fin de l’année au plus tôt.

Au début du mois, Eli Lilly a annoncé avoir commencé à tester deux traitements d’anticorps distincts chez les patients atteints de COVID-19. L’un, actuellement désigné LY-CoV555, est développé en partenariat avec la société biotechnologique canadienne AbCellera. L’autre, JS016, est développé en collaboration avec le fabricant chinois de médicaments Shanghai Junshi Biosciences.

Tous deux fonctionnent en bloquant une partie de la protéine du virus qu’il utilise pour pénétrer dans les cellules humaines et se répliquer.

Le troisième anticorps candidat au traitement de Lilly agit sur une partie différente du virus et sera très probablement testé en combinaison avec l’un ou les deux autres, a expliqué Daniel Skovronsky. La question n’est pas de savoir si le traitement de la société pharmaceutique américaine est efficace ou pas, elle les peut-être mais encore faudrait-il la soumettre au méthodologies qui permettent de vérifier son efficacité et de contrôler ses contre-indications. À ce rythme pas de doute une autre industrie va sans doute annoncer un traitement va avoir un besoin dun caccuin  dans les jours qui viennent !

 

La société est l’une des cinq entreprises sur lesquelles l’administration du président Donald Trump aurait misé dans le cadre de son opération « Warp Speed » (à la vitesse de la lumière), selon le New York Times, avec AstraZeneca (partenaire industriel du vaccin d’Oxford), Johnson & Johnson, Merck, et Pfizer. Le but est de fabriquer 300 millions de doses de vaccins d’ici janvier 2021.

 

Croissance Chine: très petite remontée en mai

Croissance Chine: très petite remontée en mai

 

En mai on a légèrement franchi la barre qui sépare la contraction DE LA CROISSANCE.

L’indice PMI manufacturier officiel a cependant ralenti à 50.6 en mai contre 50.8 le mois précédent, Il s’agit d’une progression relativement conforme au consensus, qui donnait un indice à 51.

L’économie chinoise s’était contractée à 6.8% au premier trimestre pour la première fois depuis l’introduction des statistiques officielles sur la croissance, alors que la propagation du coronavirus et les mesures de confinement strictes paralysaient l’activité.

Bien que l’activité économique ait repris, plusieurs fabricant sont en difficulté la demande extérieure ayant chuté. La demande intérieure reste elle aussi faible dans un contexte où les inquiétudes quant à la progression du chômage et la crainte d’une deuxième vague de contamination se font sentir.

Une étude portant sur le secteur des services chinois montre que l’activité a progressé à un rythme plus rapide en mai au fur et à mesure de la levée des mesures de confinement.

Carbone : un nette baisse historique mais , très provisoire

Carbone  : un nette baisse historique mais , très provisoire

C’est de façon presque mécanique que les émissions de carbone ont enregistré une baisse historique. Bien entendu cette  baisse sera malheureusement provisoire dans la mesure où elle est essentiellement due non pas à une modification de notre mode de production, de distribution et de consommation mais à une paralysie d’une grande partie de l’économie. Les émissions de dioxyde de carbone mondiales ont enregistré une chute spectaculaire de 8,6% pendant les quatre premiers mois de l’année, par rapport à 2019. Le record a été enregistré le 7 avril : -17%, au plus fort du confinement. Une conséquence directe de l’arrêt de l’économie des pays. Avec la reprise d’une croissance classique, les émissions vont reprendre d’autant. Certes le contenu de cette croissance pourrait et devrait se modifier mais cela ne peut s’effectuer que dans un processus progressif si on ne veut pas provoquer à côté de la crise économique un énorme tsunami  social. Cette évolution de notre mode de production, de distribution et de consommation est toutefois incontournable et beaucoup plus pertinent qu’une taxe carbone qui a surtout pour objet de boucher les trous du budget et non d’influencer la régulation des émissions polluantes. On notera d’ailleurs que le prix du pétrole et celui qui intéresse plus particulièrement les consommateurs à savoir le prix des carburants influent de manière très accessoire sur le volume de la consommation et donc des émissions.

 

40% des très haut revenus en Île-de-France

40% des très haut revenus en Île-de-France

 

Ce n’est évidemment pas une surprise de constater que l’essentiel des salaires et revenus importants sont largement concentrés en Île-de-France. La répartition des hauts revenus en France reste extrêmement disparate. L’Ile-de-France (43%) devance ainsi la région Auvergne-Rhône-Alpes (11%) au nombre de ménages gagnant plus de 9.000 euros par mois pour une personne seule ou 19.020 pour un couple avec deux enfants. Et en considérant les plus aisés de ces ménages (0,1% des plus riches, avec un revenu mensuel supérieur à 22.360 euros et à 46 960 euros pour un couple avec deux enfants de moins de 14 ans.), plus de la moitié (54%) résident en Ile-de-France selon une étude très fouillée de l’Insee publiée mardi soir.

La ville de Paris accueille à elle seule 20% des ménages à haut revenu, et le département des Hauts-de-Seine, situé à l’ouest de la capitale, en regroupe lui 10%. Selon l’Insee, cela s’explique par « le poids économique du territoire » et la forte proportion de cadres. En dernière position, se trouvent la région Corse ainsi que la Martinique et La Réunion. Ces ménages se retrouvent aussi en proportion importante « dans les territoires frontaliers, littoraux et métropolitains », précise l’Insee.

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