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2017 : un Hollande « très courageux » peut gagner en 2017 (Macron)

2017 : un Hollande « très courageux » peut gagner en 2017 (Macron)

Le ministre de l’économie Emmanuel Macron  ne manque pas d’aplomb en déclarant que François Hollande possède encore une chance de gagner en 2017 s’il se montre suffisamment courageux. En creux, c’est évidemment une forte critique de l’attitude du président de la république qui se réfugie le plus souvent dans le consensus mou. Un règlement de comptes aussi dans la mesure où Emmanuel macro a été dessaisi de la gestion de la loi travail au profit de l’inexpérimenté Myriam el Khomri. Une réplique aussi d’Emmanuel macro a François Hollande qui pour tempérer les velléités électorales de son ministre de l’économie avait indiqué avec une certaine condescendance qu’Emmanuel macro devait se souvenir « de ce qu’il lui doit ». Il s’agit évidemment de sa nomination comme conseiller à l’Élysée puis de sa promotion comme ministre de l’économie. D’une certaine manière cette impertinence d’Emmanuel Macron démontre que la course pour le leadership à gauche est bien engagée entre Hollande, Valls et Macron,  lequel ne désespère sans doute pas de représenter la gauche en 2017 pour le cas où faute de popularité Hollande serait contraint de se retirer. François Hollande a des chances d’être réélu en 2017 s’il prend des « décisions très courageuses » et explique son action, a déclaré Emmanuel Macron dans un entretien diffusé dimanche sur la BBC. Pour le ministre de l’Economie, qui a lancé son propre mouvement transpartisan, « En Marche », pour dresser le « bilan » de la France et proposer des « solutions radicales », l’échéance présidentielle est encore « trop loin » pour se prononcer sur l’offre politique à gauche en 2017. Prié de dire s’il croyait en la possible réélection de François Hollande, au plus bas dans les sondages, Emmanuel Macron a toutefois répondu : « Je pense que s’il prend des décisions très courageuses, s’il explique ce qu’il fait, il pourrait certainement être en situation de gagner. » A la question de savoir s’il songeait lui-même à se présenter, il a répondu : « Je ne veux pas entrer dans ce genre de discussion ». De nouveau interrogé à ce sujet, il a ajouté : « Un an avant, c’est impossible » [de le dire]. En clair Emmanuel macro n’excluant pas cette hypothèse de candidature autant dire qu’il s’y prépare dès maintenant. Selon un sondage Odoxa avec Dentsu-Consulting pour BFMTV et Le Parisien-Aujourd’hui diffusé samedi, François Hollande serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle dans tous les cas de figure alors qu’Emmanuel Macron permettrait à la gauche d’accéder au second tour.

Accord de gel de production de pétrole très virtuel

Accord de gel de production de pétrole très virtuel

 

Plusieurs pays se sont mis d’accord pour ne pas vous augmenter la production de pétrole. Autrement dit ne pas vous augmentait la de ne pas nuire au prix. Un accord cependant complètement virtuel puisque seul l’Arabie Saoudite serait incapacité d’augmenter cette de production. En outre et surtout la plupart des pays producteurs étranglés financièrement par le faible niveau des cours du pétrole ne sont pas prêts à réduire leur production. L’accord de gel de production conclu entre certains membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie pourrait s’avérer « vide de sens » étant donné que l’Arabie saoudite est le seul signataire en mesure d’augmenter sa production, a déclaré mercredi un haut responsable de l’AIE. Le cours du Brent a repris plus de 50% depuis un creux de 12 ans, à près de 27 dollars le baril, touché le 20 janvier, porté notamment par l’accord annoncé le 16 février par la Russie, l’Arabie saoudite, le Venezuela et le Qatar portant sur le gel leur production de brut à celle du mois de janvier. Les pays producteurs de pétrole, membres ou non de l’OPEP, se réuniront le 17 avril à Doha, au Qatar, pour discuter de ce plan de gel de la production, visant à soutenir un marché encore caractérisé par une offre excédentaire. « Parmi tous les pays dont nous savons qu’ils vont participer à la réunion, seule l’Arabie saoudite dispose de capacités d’accroissement de sa production », a déclaré Neil Atkinson, chargé de la division industrie pétrolière et marchés de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), organisme qui coordonne les politiques énergétiques des pays de l’OCDE. »Donc un gel de la production pourrait s’avérer vide de sens. C’est davantage un signe destiné à (…) renforcer la confiance au sujet de la stabilité des cours du pétrole. »

(Avec Reuters)

Croissance zone euro en hausse mais très modeste en France

Croissance zone euro en hausse mais très modeste en France

Amélioration de la croissance en zone euro mais en France la progression reste très modeste en raison notamment du recul de l’industrie manufacturière. L’indice PMI composite, considéré comme un bon baromètre de la croissance globale, a progressé à 53,7 en version flash après 53,0 en février en zone euro. Ce dernier chiffre marquait son plus bas niveau depuis le début 2015. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 53,0. Chris Williamson, chef économiste de Markit, estime qu’un tel niveau suggère une croissance de 0,3% sur le premier trimestre. L’indice PMI flash du seul secteur des services a lui aussi dépassé les attentes, remontant à 54,0 alors que le consensus le donnait inchangé à 53,3, son plus bas niveau en 13 mois. Dans le secteur manufacturier, le PMI flash a atteint 51,4 après 51,2, dépassant là encore le consensus (51,3).L’enquête montre toutefois que les entreprises du secteur privé ont continué de réduire leurs prix de vente en mars, cette composante, à 48,6 après 48,5, restant en dessous du seuil de 50 séparant contraction et expansion. En FRANCE, l’activité dans le secteur privé a renoué avec la croissance en mars à la faveur d’un rebond des services qui a plus que compensé un recul dans le secteur manufacturier. Le secteur des services a vu son indice repasser sensiblement au-dessus du seuil de 50, à 51,2 contre 49,2 en février pour retrouver quasiment sa marque de novembre (51,3), avant l’impact des attentats de Saint-Denis et de Paris. L’indice du secteur manufacturier a de son côté reculé à un plus bas de sept mois, à 49,6 contre 50,2 en février, bien que sa composante production ait progressé à un plus haut d’un trimestre, à 50,8 contre 49,5 le mois dernier. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un indice des services à 49,5 et un PMI manufacturier à 50,2. L’indice composite Markit a rebondi également à 51,1 contre 49,3 en février, un plus haut de cinq mois. En dépit de la légère augmentation de sa production, le secteur manufacturier a été affecté par un recul des nouvelles commandes et des carnets de commandes ainsi que par une diminution des effectifs. Les prix facturés par les entreprises ont continué de reculer, à un rythme toutefois plus lent. En ALLEMAGNE, la croissance du secteur privé est restée stable en mars grâce au dynamisme des services, qui a compensé un ralentissement de l’activité manufacturière, pénalisée par la faiblesse de la demande extérieure. L’indice composite, qui mesure l’activité dans l’industrie et les services, reste inchangé en version flash à 54,1 et se maintient pour le 35e mois consécutif au-dessus de la barre de 50. Dans le secteur manufacturier, l’indice PMI a reculé à 50,4, son plus bas niveau depuis novembre 2014, contre 50,5 en février et 50,8 attendu en moyenne par les économistes interrogés par Reuters. Cette baisse s’explique principalement par un recul des commandes à l’export, explique Chris Williamson. Dans les services, l’indice PMI flash a en revanche progressé à 55,5 après 55,3 alors que le consensus le donnait en repli à 55,0.

(Reuters)

Prélèvement à la source : une très mauvaise idée (CGPME)

Prélèvement à la source : une très mauvaise idée (CGPME)

La déléguée nationale de la CGPME trouve l’idée très mauvaise et réagit très négativement dans une interview à BFM.

Questions à Sophie Duprez, déléguée nationale de la CGPME, et présidente de l’entreprise Crousti Pain, une entreprise de 100 salariés basée à Clermont Ferrand.

En quoi est-ce un problème de prélever l’impôt sur les sociétés directement sur les salaires?

Cela va prendre du temps de mise en place. Il va falloir changer nos logiciels de paie, ou les modifier. Nous avons autre chose à faire –s’occuper de nos clients, de notre business- plutôt que gérer la fiscalité de nos salariés. Notre métier premier n’est pas celui-là. Et surtout, notre relation avec nos salariés risque d’en pâtir

En quoi cela peut-il affecter vos liens avec vos salariés?

Celui qui gagnait hier 1.000 euros va gagner demain, en net, seulement 900 euros. Et pour lui, ce sera moi la responsable. Il va me falloir faire de la pédagogie. Certaines personnes avec qui je travaille ne suivent pas forcément l’actualité. Ils ne sauront rien de la réforme. Ce sera à moi d’expliquer pourquoi il touche moins à la fin du mois. Même principe pour les différences de taux d’imposition. Prenons le cas d’un chef, qui gagnait 1.200 euros avant le prélèvement à la source et d’un salarié qui disposait de 1.000 euros. Imaginons que demain, ils touchent tous les deux le même chèque, en raison d’une différence de taux de taxation. Là encore, l’interlocuteur auprès de qui se plaindre sera le patron.

Comment gérer cette situation lorsqu’on est patron?

Concrètement, l’intérêt du dirigeant de PME sera que son employé paie le minimum d’impôt sur le revenu, parce que sinon il sera en première ligne. C’est pour cela qu’on ne veut pas avoir à rentrer là-dedans, nous préférerions que cela reste confidentiel. Sinon au quotidien, nous allons devoir conseiller nos salariés sur ce qu’ils doivent faire vis-à-vis du fisc.

L’Insee prédit une nouvelle hausse du pouvoir d’achat très hypothétique

L’Insee prédit une nouvelle hausse du pouvoir d’achat très hypothétique

 

 

L’INSEE a décrété que le pouvoir d’achat en rythme annuel pourrait augmenter de 1,7 % au premier semestre. L’institut du gouvernement se fonde sur une augmentation des salaires modestes de 0,5 % mais surtout sur la baisse de l’inflation ;  une mesure de l’inflation tout à fait discutable car l’indice des prix à la consommation est biaisé par la modification de la structure de consommation des ménages. Des ménages qui voient leurs dépenses contraintes augmenter bien davantage que les dépenses ajustables. Certes certains prix de produits baissent mais ils sont moins consommés que précédemment contrairement aux produits et prestations dont l’achat est contraint. À partir de sept analyses biaisées l’INSEE considère que la consommation va repartir comme la croissance. Et de pronostiquer en même temps l’inversion du chômage. Une aversion très modeste portant sur un seul de 10 000 emplois pour un semestre, une prévision très les aléatoire mais qui s’inscrit dans la posture de volontarisme du gouvernement vis-à-vis de l’environnement économique. Pas forcément la même vision que certains grands organismes économiques internationaux qui  prévoient une croissance de  1,1 à 1,2 %.  L’INSEE estime que le bon début d’année que devrait connaître l’économie française s’explique en grande partie par la hausse du pouvoir d’achat. « Alors que les salaires progressent nettement et que l’emploi accélère graduellement, le pouvoir d’achat des ménages est d’autant plus dynamique », résume Vladimir Passeron, le chef du département conjoncture de l’Insee.  L’institut estime ainsi que le pouvoir d’achat des ménages en France va progresser de 0,8% sur les six premiers de 2016. Et la dynamique, en rythme annuel, est on ne peut plus encourageante: à fin juin 2016, elle serait de 1,7% par rapport à la même période de 2015, soit plus que l’an passé (+1,4%). Ce qui, a priori, est réjouissant. En effet, en 2015, le pouvoir d’achat avait déjà bondi de 1,7% sa plus forte hausse depuis 2007. Cette année 2016 a donc de bonnes chances d’être encore meilleure. D’autant que « l’acquis de pouvoir d’achat » pour 2016 serait déjà de 1,2% au premier semestre, selon l’Insee. Pour faire simple, cela veut dire que même s’il stagne au deuxième semestre, le pouvoir d’achat augmenterait quand même de 1,2% en 2016.Qu’est ce qui explique ces bons chiffres? Tout un ensemble de choses. D’abord l’inflation restera encore quasi-nulle au premier semestre notamment à cause de la chute des prix du pétrole. « La baisse des matières premières va continuer de se diffuser », indique ainsi Dorian Roucher, chef de la division synthèse conjoncturelle à l’Insee. Ensuite, les salaires vont continuer d’augmenter. L’Insee retient une hausse de 0,5% sur les six premiers mois de 2016. Pas transcendant. Sauf que dans le même temps, l’emploi va retrouver des couleurs. Dans la continuité de l’excellente année 2015 (82.000 emplois marchands créés) 37.000 postes vont encore être créées dans le privé sur les six premiers mois. Et au final le chômage baisserait. En France métropolitaine, il descendrait sous les 10%, à 9,9% à fin juin 2016 (contre 10% en décembre). Mécaniquement, les personnes ne pointant plus à Pôle Emploi vont voir leurs revenus augmenter.  Par ailleurs, les prestations sociales (RSA, allocations familiales) vont rester dynamiques (+0,8% de hausse et un acquis de +0,5%). Enfin les revenus fonciers (les loyers que touchent les propriétaires immobiliers par exemple) vont continuer leur progression: +0,2% au premier trimestre et +0,7% au deuxième. Avec la faiblesse des taux due à la politique monétaire hyper active de la BCE, « il y a eu des vagues de renégociation des crédits immobiliers qui ont profité aux ménages emprunteurs et qui vont se poursuivre en 2016″, souligne Dorian Roucher. Tout ceci fait que les revenus des ménages vont progresser plus fortement que les impôts et cotisations qu’ils paient. Autant de raisons qui vont doper le pouvoir d’achat. Une bonne nouvelle donc pour les ménages mais aussi pour la conjoncture. En effet, « le dynamisme du pouvoir d’achat va porter l’ensemble des composantes de la consommation », note Dorian Roucher. Et justement, la consommation des ménages va « rebondir nettement » souligne l’Insee, après avoir été pénalisée par les attentats en fin d’année. Bref l’INSSE a mis des lunettes roses.

Créations d’entreprises: très léger recul en février

Créations d’entreprises très léger recul en  février

Les créations d’entreprise ont été quasi-stables en février, reculant de 0,1% après avoir progressé les deux mois précédents, a annoncé jeudi l’Insee. Sur l’ensemble du mois, 46.220 entreprises ont été créées, contre 46.269 en janvier.   »Le repli des créations d’entreprises classiques hors micro-entrepreneurs (-1,7%) est compensé par une nouvelle hausse des immatriculations de micro-entrepreneurs (+2,2%) », indique l’Institut national des statistiques et des études économiques. L’Insee emploie le terme de « micro-entrepreneurs » pour désigner les « auto-entrepreneurs ».  Dans le détail, les créations ont augmenté dans le secteur du transport et de l’entreposage (+5,7%) et celui des activités financières et d’assurance (+7,4%). Elles ont baissé dans l’industrie, en particulier dans l’industrie manufacturière (-7,5%), dans l’enseignement, la santé et l’action sociale (-3,2%) et dans les services aux personnes (-3%).  Le nombre cumulé de créations durant les douze derniers mois, en données brutes, a reculé de 2,1%, en raison « du fort repli des immatriculations de micro-entrepreneurs » (-19%).   Le statut d’auto-entrepreneur, entré en vigueur en 2009, permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire pour accroître leurs revenus, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux.

(AFP)

Loi travail : avancée ou recul ? La presse très partagée

Loi travail : avancée ou recul ?  La presse très partagée

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que les grands médias sont très partagés sur l’ampleur et la signification des modifications apportées au texte initial de la loi travail. En cause sans doute une certaine méconnaissance des réalités économiques et sociales par le monde journalistique. Du coup on se positionne surtout avec des a priori idéologiques. Pour la presse de droite,  la loi a été vidée de sa substance. Pour la presse de gauche,  ce sont les jeunes et les réformistes qui ont permis de parvenir à un compromis garantissant un meilleur équilibre entre les garanties accordées aux employeurs et les garanties accordées aux salariés. Pour les extrêmes à droite comme à gauche, la condamnation de la nouvelle mouture est aussi forte que vis-à-vis de l’ancienne. La vérité sans doute c’est que les journalistes sont un peu dans l’expectative et qu’ils attendent à la fois une mesure de l’opinion publique vis-à-vis de la nouvelle rédaction, aussi de voir  l’ampleur des futures manifestations qui sont prévues. Pour tout dire la grande presse n’ose pas se mouiller sauf lorsqu’elle est sous influence idéologique. Même flou concernant les gagnants et les perdants après les améliorations apportées à la loi travail. D’une certaine manière on se ménage ainsi une porte de sortie pour adhérer le moment venu à la pensée dominante. Pourtant il faut bien convenir que le gouvernement a surtout été contraint de revoir sa copie sous la pression des réformistes qui sont les vrais gagnants de la remise en forme de la loi. En s’arc-boutant sur des positions figées,  les syndicats radicaux n’ont pas montré concrètement leur volonté de participer à une amélioration de la négociation sociale. Une amélioration pourtant largement souhaitée dans l’opinion publique sur le plan politique on retrouve à peu près les mêmes clivages avec les radicaux qui veulent tout ou rien et ceux  qui constatent  quand même un rééquilibrage plus satisfaisant de la loi.  Le sémillant ministre Emmanuel Macron fait parti des perdants, c’est lui qui avait introduit les dispositions les plus libérales, dispositions qui ont été supprimées ou amendées. Il ne cache d’ailleurs pas sa déception publiquement en espérant un retour au texte initial. Manuel Valls a été contraint d’adoucir sérieusement  sa position dans sur le fond que sur la forme mais dans l’opération il n’y a en définitive ni vrai  vainqueur, ni vrai  vaincu mais un compromis qui était indispensable à la fois pour moderniser les garanties sociales, compromis qui sans doute  sans doute évité une nouvelle fracture nuisible aux intérêts économiques et sociaux du pays.

La déprime des exportations chinoises : très mauvais signe pour l’économie mondiale

La déprime des exportations chinoises : très mauvais signe pour l’économie mondiale

La baisse de plus de 25 % des exportations chinoises en février témoigne à l’évidence du net tassement de la croissance mondiale. Cette régression historique depuis 2009 rend compte de la crise générale de la demande dans la plupart des pays  La Chine joue évidemment un rôle essentiel dans l’économie internationale puisqu’elle seule  utilise environ la moitié du pétrole, du ciment et de l’acier au plan mondial. S’y ajoute une énorme crise d’endettement qui bouscule d’ailleurs tous les marchés financiers. Conséquence l’industrie manufacturière se contracte depuis plus d’un an. Le cabinet Caixin-Markit, qui calcule de façon indépendante son propre indice, et prend davantage en considération les petites et moyennes entreprises, a établi son propre PMI à 48,0 pour février, le plus bas depuis cinq mois, selon un communiqué publié mardi. « La lecture des indices de toutes les catégories importantes comme la production, les nouvelles commandes et l’emploi montre que la situation a empiré «  a déclaré dans un communiqué He Fan, économiste du groupe Caixin. Officiellement la croissance enregistrée l’an passé une performance de 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle. Du coup. Selon l’OCDE, La croissance mondiale aura peut-être du mal à atteindre celui  de 2015, qui était déjà le plus faible des cinq dernières années.  « Avec 3 % de croissance en 2016 ou 3,4 % en 2017, cela ne permet pas aux jeunes de trouver un emploi, aux retraités de percevoir l’intégralité de leur pension et aux investisseurs d’avoir des retours sur investissement suffisants », analyse Catherine Mann, chef économiste de l’OCDE. . L’absence d’accélération de l’activité se voit dans la faiblesse du commerce et dans la dégringolade des prix des matières premières. La contraction des importations en provenance de Chine et d’autres grands émergents ont pesé sur les exportations des pays avancés et ralenti d’un demi-point, en 2015, la progression du PIB de la zone OCDE. La faiblesse de la demande est, de l’avis de l’institution, un des facteurs principaux des bas prix des matières premières, pétrole en tête. La reprise dans la zone euro reste des plus laborieuses. La croissance a été révisée de 0,4 point en moyenne à + 1,4 % en 2016 et de 0,2 point à + 1,7 % en 2017.  De fait, la Chine a enregistré en 2015 sa croissance la plus faible depuis un quart de siècle. La seconde économie mondiale a vu son PIB croître de 6,9%, contre 7,3% l’année précédente. Certains économistes estiment même que ces chiffres sont largement surévalués. De ce faite les ajustements structurels se feront notamment par une suppression massive d’emplois dans les secteurs en surproduction. Cependant ces licenciements massifs  risque de fragiliser la société chinoise voire même de créer des mouvements sociaux. Le pays devra reconvertir des aides financières qui maintiennent artificiellement en vie des secteurs déficitaires pour les réorienter vers les  travailleurs licenciés et  vers les secteurs plus productifs. En attendant la demande intérieure ne compense pas la baisse des exportations puisqu’en février la diminution ressort à 13,8%. Preuve de l’atonie de la demande chinoise :  les ventes de voiture par exemple, ont baissé de 3,7%, selon l’association CPCA des fabricants de véhicules passagers.


Une réforme territoriale pas très démocratique

Une réforme territoriale pas très démocratique

 

Ce que dénoncent dans un premier rapport sur « l’état de la démocratie locale en France » qui sera discuté ce mois-ci, les rapporteurs de la commission de contrôle, un organe du Conseil de l’Europe, « se montrent préoccupés par l’absence de véritable consultation des collectivités locales avant le vote de la loi » portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la République. Pas étonnant les Français n’ont pas été consultés, ni sur le nouveau découpage des régions,  ni sur les nouvelles communautés de communes ni sur le regroupement des communes. Une réforme qui était sans doute nécessaire mais qui aurait appelé une autre concertation démocratique, un ou plusieurs référendums par exemple par exemple. La réforme territoriale entrée en vigueur le 1er janvier en France inquiète le Conseil de l’Europe qui pourrait tancer Paris dans un rapport, en raison de l’ »absence de véritable consultation des collectivités locales » avant le vote de la loi, a-t-on appris samedi auprès de l’organisation. Dans un premier rapport sur« l’état de la démocratie locale en France » qui sera discuté ce mois-ci, les rapporteurs de la commission de contrôle, un organe du Conseil de l’Europe, « se montrent préoccupés par l’absence de véritable consultation des collectivités locales avant le vote de la loi » portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe, NDLR), précise le projet de ce document publié sur le site internet du Conseil de l’Europe. Les auteurs de ce rapport se disent également préoccupés par le « déséquilibre financier entre les collectivités territoriales » dû à  »un système inadapté de péréquation » et à « une recentralisation au niveau national des décisions fiscales locales ». Ils recommandent aux autorités françaises de « revoir le processus de consultation des représentants directs des collectivités locales pour toutes les décisions les concernant », notamment « celles ayant trait à leurs frontières territoriales ». Au niveau fiscal, les auteurs du  rapport demandent également à la France de « revoir son système de péréquation afin de le rendre plus équitable », de « décentraliser » les décisions relatives aux assiettes d’impositions locales, mais aussi de  »clarifier les provenances des ressources financières des collectivités locales ». Ils appellent aussi Paris à  »clarifier la répartition des compétences » entre les différents niveaux d’autorités locales pour « éviter tout chevauchement » mais aussi à « poursuivre l’augmentation de la part des ressources propres dans le budget des collectivités locales », précise ce document. Le projet de rapport note par ailleurs « un progrès, globalement, dans le processus de décentralisation en France » et souligne« les efforts déployés » dans le domaine de la coopération entre collectivités territoriales, notamment en matière de coopération transfrontalière. Il constate aussi  »une plus grande autonomie financière » des collectivités françaises  »grâce à une part croissante des ressources propres dans leur budget ».

(Avec AFP)

Un plan très partiel pour la filière porcine

Un plan très partiel pour la filière porcine 

 

 

 

Et encore un nouveau plan pour la filière porcine victime à la fois d’une crise conjoncturelle mais surtout structurelle.  D’un point de vue conjoncturel, il y a actuellement en Europe une surproduction liée à la fermeture du marché russe. Du coup, les porcs notamment allemands se réorientent vers l’union européenne notamment vers la France. La crise est toutefois plus structurelle ;  elle met en cause le caractère industriel de la filière.  On produit de plus en plus de porcs mais à des prix  insuffisant pour couvrir les coûts. Le coût  de production en France est de l’ordre de 1, 55 € le kilo alors qu’il se négocie en réalité très en dessous du prix théorique de 1,40 euros. En cause,  l’explosion des charges qui tue la compétitivité en France en particulier. Des charges de toutes natures (notamment la hausse de l’alimentation du bétail), des contraintes réglementaires qui tuent la rentabilité de l’activité avec en plus une répartition de la valeur ajoutée au détriment des éleveurs. Le port se négocie aujourd’hui à peu près au même prix qu’il y a 30 ans alors que les charges ont explosé. Ce qui est en cause également c’est  la dégradation de la qualité du produit liée à l’industrialisation de la production. Mais pour un produit de qualité il faudrait compter sur un prix d’achat à l’élevage d’au moins deux euros le kilo. Par ailleurs pour la grande distribution, le prix est l’argument  de vente numéro un ;  du coup, certes le porc (qui progressivement s’est substitué aux autres viandes)  est effectivement de plus en plus abordable pour le consommateur mais cela grâce à une  qualité très médiocre. Témoin ces côtes de porc qui moussent  dans la poêle et qui une fois cuite ressemblent  à des semelles de chaussures. La question n’est donc pas simple elle met en cause la régulation européenne que l’Europe a confié au seul marché, elle met en cause la filière et la répartition de la valeur ajoutée, elle met en cause le poids de la fiscalité et de la réglementation française enfin elle met en cause le comportement de la distribution et des consommateurs. Le ministre de l’Agriculture et son collègue de la Défense, président de la région Bretagne, ont annoncé dimanche la prochaine mise au point d’un nouveau plan de sauvetage de la filière porcine bretonne, en grande difficulté. En attendant Jean-Yves le Drian président de la région Bretagne, par ailleurs ministre de la défense et Stéphane le Foll ministre de l’agriculture vont essayer de bricoler un nouveau plan dans l’urgence afin d’atténuer la colère des éleveurs de porcs.

Une croissance 2015 très relative

Une croissance 2015 très relative

Officiellement on affiche donc une croissance de 1,1 % pour l’année 2015. Une progression déjà très faiblarde qui est affectée par l’augmentation insignifiante au dernier trimestre. Une augmentation de 0,2 % qui s’inscrit d’ailleurs dans le ralentissement mondial. La modestie de ces chiffres n’a pas empêché le ministre des finances, Michel sapin, de crier victoire et de déclarer que la croissance était repartie. Au vu de la tendance du quatrième trimestre rien n’est sûr dans ce domaine. Pour 2016 en effet l’acquis de croissance sera seulement de 0,35 %, il faudra donc que chaque trimestre atteigne autour de zéro 50 % pour que l’objectif d’une croissance de 1,5 % puisse être réalisé en 2016. Il  s’agit jusque-là de chiffres officiels. Mais il est même permis de s’interroger sur la réalité de cette insignifiante croissance. Pour la mesurer en volume il faut annuler  l’effet prix, on  déflate donc ;  ou autrement dit on compare la croissance a prix constant. Pour cela, on utilise l’indice des prix à la consommation. Un indice faussé depuis longtemps et dont la structure se modifie régulièrement. On constate en effet une augmentation régulière des dépenses contraintes (loyer, charge, assurance, abonnement, électricité, frais scolaire etc.), du coup les ménages ajustent leur budget  en réduisant les dépenses ajustables. Ce qui modifie l’évaluation de la hausse des prix. De ce point de vue l’indice des prix de l’INSEE est obsolète. La véritable hausse des prix doit plutôt atteindre 1 % (et non 0%). ce qui en fait annule la progression du PIB (croissance.) Par ailleurs on ne retrouve pas dans la création d’emplois les conséquences de cette croissance (50 000 emplois créés en 2015 alors qu’on pouvait s’attendre à en voir a200 000 en tout cas 100 000 en tenant compte de la productivité). Autre sujet d’interrogation voire d’inquiétude, le fait que la consommation des ménages diminue au quatrième trimestre. Ce qui tendrait à démontrer que les ménages restructurent bien leurs dépenses en raison notamment de l’augmentation des dépenses contraintes.

Chine : très fort recul du charbon et de l’acier

Chine : très fort recul du charbon et de l’acier

 

L’annonce de la Chine de réduire de manière assez drastique sa production d’acier brut et de charbon confirme le net tassement de la croissance officiellement encore mesurée entre 6 et 7 % mais qui dans la réalité pourrait bien être inférieure. Bien qu’il soit difficile de tenir des statistiques précises, la consommation d’acier, et de charbon (aussi de ciment) doit être de l’ordre de 50 % de la consommation mondiale. Pour satisfaire son appétit, la Chine a soutenu ses producteurs. De 32 millions de tonnes en 1978, les volumes d’acier sont passés à 823 millions de tonnes en 2014.or  La Chine va réduire de 100 à 150 millions de tonnes ses capacités de production d’acier brut et aussi celles des mines de charbon « dans une large mesure » face à un marché saturé, a annoncé le gouvernement chinois dimanche.  La production d’acier brut chinoise a déjà diminué de 2,3% à 803,8 millions de tonnes en 2015, son premier recul en plus de trente ans, accompagnant un ralentissement de l’économie du premier producteur mondial. Le nouveau recul annoncé en 2016 correspondrait à une nouvelle diminution de l’ordre de 12 à 15 % témoignant ainsi de la surproduction et d’un net tassement de la croissance. Pour l’acier, la surproduction provient notamment d du recul de la demande internationale tout autant que de la baisse de la demande interne. Du coup les chiffres annoncés pour les matières premières confirmeraient une baisse de croissance chinoise très en dessous des chiffres officiels annoncés. Il se pourrait même que la Chine approche sérieusement de la croissance zéro. Si ces chiffres étaient vérifiés et confirmés il est vraisemblable que le choc pourrait sérieusement secouer l’économie mondiale en 2016. Ce qui est certain en tout cas c’est que la Chine s’engage vraisemblablement pour plusieurs années dans ce qu’on peut considérer pour ce pays comme une croissance molle.

Chine : croissance très douteuse de 7% en 2015

Chine : croissance très douteuse  de 7% en 2015

 

D’après les autorités locales,  la croissance de la Chine aurait progressé de 7 % en 2015 et ainsi dépassé les 10.000 milliards de dollars. Rien n’est sûr évidemment d’une part parce que les statistiques chinoises ont toujours constitué des indicateurs très politiques d’autre part parce que cette annonce s’inscrit sans doute dans le cadre de la stratégie de communication pour minimiser les risques de crack. D’après les autorités chinoises, une telle croissance serait due essentiellement à l’augmentation des activités de services. Un secteur évidemment plus difficile à évaluer que la production industrielle. Du coup on s’interroge très sérieusement sur la réalité de cette croissance qui d’après certains économistes pourrait se situer en réalité entre 2et 3 % ; d’autres plus pessimistes se fondant notamment sur les indices pensent  que la Chine est peut-être même tombée en récession. Pour cela il se fonde notamment sur l’évolution de l’acier, du pétrole, ou du ciment. Il paraît en effet curieux que la Chine puisse afficher un taux de croissance encore très positif alors que dans le même temps des importations s’écroule également, un signe sans doute de la chute de la consommation intérieure. Dès lors  la Chine connait-elle encore la  croissance ? La vérité sans doute c’est que personne n’en sait rien tellement les indicateurs économiques de la Chine sont depuis toujours approximatifs. Ce qui paraît certain tout cas c’est que la Chine a beaucoup perdu en compétitivité du fait d’un relèvement trop brutal des salaires. Du coup elle est concurrencée par d’autres pays asiatiques dont la main-d’œuvre est moins chère. De ce fait les capitaux investis en Chine voient leur rendement financier nettement se détériorer. Pour tenter de boucher le trou de croissance la banque centrale chinoise a permis d’ajouter de l’endettement à un endettement déjà généralisé des entreprises, des collectivités et des ménages. Cette situation financière particulièrement dangereuse a conduit nombre d’investisseurs à retirer leurs capitaux de Chine augmentant encore les risques de krach financier. En conclusion on ne peut attacher que très peu d’importance à cet affichage de croissance de la part des autorités chinoises (plus 7 % pour le PIB en 2015 contre 7,3 % en 2014). Mais on ne peut attacher une plus grande crédibilité à l’estimation de certains experts qui affichent 6,9 % pour cette croissance. Une précision d’ailleurs qui fait douter  du sérieux de l’évaluation. La situation très délicate de la Chine tant en ce qui concerne sa croissance que sa situation financière nourrit en tout cas pour l’essentiel la déprime de toutes les bourses dans le monde.

Pollution automobile hors normes : une très vieille affaire

Pollution automobile hors normes :  une très vieille affaire

 

La pollution hors norme par les véhicules automobiles est une affaire aussi vieille que la norme  elle-même. Le décalage entre ces normes et les é missions polluantes réelles a toujours existé. Cependant il faut faire une distinction entre cette situation et celle qui consiste à installer sur les véhicules des logiciels pour réduire artificiellement cet écart (cas de Volkswagen. Avec l’affaire Volkswagen aux États-Unis, on découvre à nouveau que la mesure de la pollution   est relativement truquée. D’abord truquée par les constructeurs eux-mêmes au départ qui annonce des taux de pollution sous-estimés volontairement pour satisfaire aux normes. Les constructeurs effectuent leurs mesures avec des véhicules évidemment entièrement neufs et dans des conditions théoriques qui ne rien avoir avec l’usage normal d’un véhicule. Même lors  du contrôle technique les mesures sont également faussées car effectuées aussi dans des conditions théoriques. Ceci étend sur la durée la pollution des véhicules a sensiblement diminué grâce aux progrès techniques et aux normes. Malheureusement des progrès individuels qui ont été compensés par un accroissement du volume de circulation. Témoin par exemple les pics de pollution dangereux constaté dans certaines grandes villes notamment à Paris. De plus en plus de constructeurs se font donc  tirer les oreilles. Car nos autos brûlent bien plus de CO2 ou de carburant que ce qu’on nous promet : de l’ordre de 20 à 25%, avec des pointes jusqu’à plus de 40% pour certains modèles (contre 7% à peine en 2001). Une inflation qui tient à la procédure d’homologation. Loin, très loin de la vie réelle. Puisque la voiture ne roule pas en ville, par exemple, mais sur un banc à rouleau. Onze kilomètres de test au total, pendant une vingtaine de minutes. Ensuite, il faut savoir que cela se déroule dans de très bonnes conditions, à une température comprise entre 20 et 30 degrés. D’autre part, la climatisation, le GPS et les phares ne fonctionnent jamais durant le test. La vitesse et les accélérations sont faiblardes. Sans compter quelques astuces : cela va des boîtes de vitesses en passant par des moteurs soigneusement rodés. Au final c’est donc le grand écart. Selon l‘Institut européen transport et environnement, une Audi A8 diesel produirait vingt-et-une fois plus d’oxyde d’azote en réel que sur homologation. Pourtant la réduction de consommation et du niveau de pollution est bien réelle. C’est ce que rappellent, à juste titre, les constructeurs. Les dernières générations de moteurs sont bien moins polluantes et plus sobres. En quinze ans, les consommations des véhicules ont été sérieusement revues à la baisse. Ainsi en moyenne, pour 100 kilomètres parcourus, c’est 1,6 litre de carburant économisé pour un diesel et 2 litres pour une essence. Mais il est vrai qu’il est particulièrement rageant de voir combien notre auto consomme souvent plus que ce qu’annoncent officiellement les constructeurs. Ces derniers sont d’ailleurs favorables à un changement de réglementation, beaucoup plus réaliste, qui devrait entrer application en 2017.

 

Très forte chute dans les hôtels-restaurants à Paris

Très forte chute dans les hôtels-restaurants à Paris

Conséquence des attentats, les réservations accusent une chute de 30% à 40% dans les hôtels et les restaurants parisiens pour les fêtes de fin d’année, plombées par la chute du tourisme après les attentats du 13 novembre, selon les estimations de l’Union des métiers de l’industrie hôtelière (UMIH). « Les réservations pour le week-end de fin d’année sont en baisse de 30% à 40% », a déclaré à Reuters Evelyne Maes, présidente de l’UMIH-Paris Ile-de-France, précisant que les estimations concernaient les hôtels de une à quatre étoiles. Pour les restaurants, la baisse est du même ordre, a-t-elle ajouté. Après une courte embellie liée à la conférence de Paris sur le climat, l’hôtellerie parisienne se prépare à des mois difficiles, en particulier dans les établissements haut de gamme où la chute devrait atteindre 50% en décembre.

Syrie : une résolution unanime mais très floue de l’ONU

Syrie : une résolution unanime mais très floue de l’ONU

 

Cette résolution de l’ONU sur la Syrie a surtout le mérite d’avoir fait l’unanimité, ce qui est très rare sur le sujet. Pour autant, les dispositions votées ne clarifient guère les conditions du cessez le feu, du début du processus ainsi que le sort qui pourrait être fait à Bachar al-Assad.  Reste aussi à savoir si certaines forces rebelles seront  considérées comme des alliés de l’État islamique ou des les alliés de l’opposition à Bachar al-Assad ;  de toute manière en l’état des positions des un et des autres sur un éventuel processus de transition il était sans doute difficile d’aller plus loin. En effet la Russie et certains de ses alliés souhaitent que la question de Bachar al-Assad soit traitée par des élections tandis que d’autres souhaitent son éviction  dès la formation d’un gouvernement de transition. Le cessez-le-feu pourra entrer en vigueur « dès que les représentants du gouvernement syrien et de l’opposition auront fait les premiers pas en direction d’une transition politique sous l’égide de l’Onu », dit la résolution. Le texte prévoit la mise en place d’un gouvernement de transition et l’organisation d’élections, précisant qu’il revient au peuple syrien « de décider de l’avenir de la Syrie » — un point sur lequel la Russie a insisté face aux pays occidentaux et arabes qui demandent le départ de Bachar al Assad dès le début du processus de transition. Le sort du président syrien continue de susciter de « fortes divergences », a précisé le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, à l’issue du vote. Parallèlement aux tractations à l’Onu, les pays du Groupe de soutien international à la Syrie (ISSG) ont tenu vendredi une troisième réunion depuis le lancement fin octobre de cette initiative diplomatique qui intègre l’Iran pour la première fois depuis le début du conflit syrien, en mars 2011. Les chefs de la diplomatie des 17 pays qui le composent, dont la Russie, les Etats-Unis, la France, la Turquie, l’Arabie saoudite et, donc, l’Iran, se sont retrouvés au Palace Hotel de New York.  La feuille de route prévoit le lancement en janvier de négociations entre Damas et l’opposition syrienne pour la constitution d’un gouvernement d’union nationale et d’éventuelles élections, ainsi qu’un cessez-le-feu dans toute la Syrie, qui ne s’appliquerait pas à l’Etat islamique, au Front al Nosra et à d’autres groupes armés.

2017 : Juppé très loin devant Sarkozy et Hollande

2017 : Juppé très loin devant Sarkozy et Hollande

55% des Français veulent que le maire Les Républicains de Bordeaux se présente en 2017, loin devant Marine Le Pen (37%), Nicolas Sarkozy (27%), François Hollande 24 %, Jean-Luc Mélenchon (24%) ou encore Cécile Duflot (14%), qui arrive en dernière position. Manuel Valls recueille 36 %, François Bayrou 36 % Nicolas Dupont régnant 22 %. Certes François Hollande progresse un tout petit peu par rapport à son score précédent après les départementales. Pour autant ce sondage démontre à l’évidence le décalage entre les deux appareils et l’opinion  publique puisqu’il est vraisemblable que Sarkozy sera le candidat des républicains et Hollande celui du PS. Clairement la logique des appareils prend le pas sur l’esprit des institutions de la Ve République, les appareils s’étant seraient appropriés le processus démocratique qui conduit à l’élection du président de la république. De quoi alimenter encore un peu plus la défiance des électeurs à l’égard des caciques de la politique qui pendant 30 ou 40 ans monopolisent  la scène politique et les mandats.  On attendrait évidemment un comportement beaucoup plus démocratique des principaux leaders des partis classiques. Dans les pays anglo-saxons par exemple lorsqu’un leader national est battu il se retire définitivement de la vie politique. En France tant pour les mandats nationaux que le mandat locaux les responsables appréhendent les élections comme un moment dans un  processus de carrière politique ;  de ce point de vue il y a évidemment confusion entre l’intérêt général et l’intérêt personne. Du coup en 2017,  l’offre politique va se réduire à proposer des candidats incapables de réunir sur leur nom une majorité. On votera donc par élimination non pas tellement en faveur d’un candidat mais pour éliminer les autres autant dire que le niveau d’adhésion aux thèses du vainqueur seront très faibles et qu’il faut s’attendre encore à des lendemains difficiles après 2017.

COP21 : vers un accord très flou et non contraignant

COP21 : vers un accord très flou et non contraignant

 

Laurent Fabius a beau annoncé que COP  21 se dirige vers un accord constructif, personne n’y croit. En réalité dans le dernier texte, la plus grande flexibilité est laissée aux Etats aussi bien pour déterminer les objectifs de réduction du réchauffement climatique que  pour les contributions financières destinées à favoriser la transition énergétique dans les pays en voie de développement. Il est probable qu’aucune sanction ne sera prévue pour qui dépasserait les objectifs retenus. On risque donc de ce satisfaire d’un accord très flou sans contrainte et sans sanction ; en plus sans modalités précises ni pour le financement des 100 milliards destinés aux pays en voie de développement ni pour leur affectation. Le caractère très approximatif de l’accord final tient surtout au fait  que nombre de pays ne souhaitent  pas s’engager de manière précise et contraignante. En outre le flou du projet est largement facilité par la volonté de François Hollande d’aboutir à un accord à un à tout prix afin de redorer une crédibilité personnelle largement entamée après la débâcle du parti socialiste aux élections régionales. Un projet d’accord sur le climat a donc été soumis mercredi aux 195 pays participant à la Conférence du Bourget, à deux jours de l’échéance pour un pacte mondial contre le réchauffement de la planète. Il s’efforce de « refléter les compromis naissants », mais il ne s’agit pas encore la version finale.   »Le texte s’efforce de refléter aussi fidèlement que possible les compromis naissants« , a déclaré en séance plénière le président de la COP21, Laurent Fabius, annonçant la distribution du texte ramené à 29 pages, qui « n’est bien entendu pas la version finale« . Il reste plusieurs centaines de ces crochets dans le texte. Le projet veut laisser une certaine flexibilité aux Etats, pour réduire leur pollution ou pour participer au financement de l’aide à l’adaptation pour le changement climatique : les 100 milliards de dollars nécessaires à partir de 2020 pour construire des digues ou des centrales solaires pour les pays en voie de développement. François Hollande, qui a fait de la COP21 l’un des marqueurs de son mandat, a estimé que les négociations étaient « sur le bon chemin« . Mais qu’il y avait « encore des résistances » de certains Etats.  »Aujourd’hui c’est le temps des décisions, ce n’est plus le temps des expertises (…) c’est l’instant décisif« , ajoute le chef de l’Etat, pensant aux discussions qui vont se poursuivre jusqu’à vendredi.

Migration : Merkel très contestée en Allemagne

Migration :  Merkel très contestée en Allemagne

Dans tous les domaines la chancelière bénéficie d’un soutien très majoritaire dans le pays sauf en ce qui concerne l’immigration notamment depuis qu’elle a décidé que le pays était en capacité d’accueillir 1 million de migrants. Cette contestation sur ce sujet s’est encore accrue lorsqu’on a appris que des terroristes auteurs des attentats de Paris étaient vraisemblablement passés par l’Allemagne. À l’intérieur même de son parti des voix se sont élevées pour condamner Merkel en particulier le très orthodoxe et influent ministre des finances Schäuble qui a considéré que l’Allemagne était dans l’impossibilité économique et sociale de recevoir autant de migrants. Une fracture qui pourrait à l’avenir entraîner des conséquences sur les positions de l’Allemagne concernant la politique budgétaire voir monétaire. Lorsqu’Angela Merkel est élue il y a dix ans, deux mois après avoir frôlé la défaite, un tiers seulement de ses concitoyens s’attend à ce qu’elle devienne une chancelière forte. Une décennie plus tard, ils sont 56% à être de cet avis. Les Allemands sont satisfaits globalement de la politique menée depuis dix ans par les trois gouvernements Merkel. Politique étrangère, crise de l’Euro, baisse du chômage, désendettement : le bilan de la chancelière est positif pour les électeurs sur ses sujets centraux. Quinze des vingt décisions essentielles de la dernière décennie obtiennent des scores largement ou majoritairement positifs qu’il s’agisse de la politique énergétique, de l’introduction du SMIC ou de la limitation de la hausse des loyers. Reste un domaine, le plus actuel, l’arrivée de nombreux réfugiés, qui constitue la crise la plus difficile pour Angela Merkel depuis dix ans et pour laquelle ses électeurs ne la suivent plus. Son parti, la CDU, est en recul dans les sondages et la popularité de la chancelière également. Mais six Allemands sur dix pensent que personne ne ferait mieux qu’Angela Merkel.

Terrorisme : un appel très timide de l’ONU

Terrorisme : un appel très timide de l’ONU

 

C’est vraiment sur la pointe des pieds que l’ONU a consenti à faire un appel pour encourager la lutte contre le terrorisme de l’État islamique. Une déclaration qui n’engage pas grand-chose puisqu’ aucun objectif, aucun moyen, aucun calendrier n’a été précisé. D’une certaine manière c’est mieux que rien et on retiendra surtout l’unanimité qui a été obtenue pour adopter cette résolution. L’émotion voire la colère de l’opinion publique mondiale suite aux attentats a sans doute contraint tous les membres de l’ONU à se positionner enfin. Une satisfaction aussi pour Hollande qui a obtenu cette prise de position. On peut cependant s’interroger sur le rôle d’une organisation qui regroupe tous les pays et pourtant incapable de mettre en œuvre une stratégie pour exterminer une mafia terroriste qui œuvre dans le monde entier et composée d’environ 50 000 combattants. Le Conseil de sécurité des Nations unies a donc simplement appelé vendredi tous les pays qui en ont les capacités à se joindre à la lutte contre l’Etat islamique en Syrie et en Irak et à redoubler d’efforts pour empêcher de nouvelles attaques du groupe djihadiste. Les Quinze ont adopté à l’unanimité une résolution mise au point par la France une semaine après les attentats de Paris et Saint-Denis, qui ont fait 130 morts et ont été revendiqués par l’Etat islamique.   »L’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL, ou Daech selon son acronyme arabe) constitue une menace globale et sans précédent pour la paix internationale et la sécurité », dit le texte de la résolution.

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