Archive pour le Tag 'très'

Page 5 sur 8

Perspectives croissance : des patrons pas très optimistes

Perspectives croissance  : des patrons pas très optimistes

 

Des perspectives de croissance moins favorables en 2016, des effectifs maintenus, une érosion des investissements et de la Recherche & Développement, une baisse de moral, c’est ce qui ressort des réponses de 269 dirigeants d’entreprises interrogées pour la 16ème édition du baromètre des Scale-Up réalisé par CroissancePlus, réseau d’entrepreneurs, et Astorg Partners, gérant de fonds LBO. L’avis de ces entreprises, qui ont réalisé au minimum 2 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2015, est indispensable pour mesurer les grands indicateurs , concernant leurs activités, leurs investissements, le recrutement, les financements et le niveau de confiance.

• Croissance

Sur les six premiers mois de l’année 2016, l’activité des entreprises est conforme aux objectifs pour 47% des entrepreneurs interrogés, inférieure aux objectifs pour 31% et supérieure aux objectifs pour 22%.

Comme en 2015, c’est la stratégie commerciale qui demeure le principal levier de croissance (42% – 1 point depuis novembre 2015). Vient ensuite le positionnement sur de nouveaux marchés (30%, +4 points), puis le recrutement de compétences (29%).

Pour les six prochains mois, 48% des personnes interrogées pensent que l’activité de leur entreprise sera en hausse tandis que 40% l’imaginent stable et 10% en baisse.

• Emploi

Côté emploi, 37% des entreprises ont embauché au cours des six derniers mois (-3 points), 49% ont maintenu leurs objectifs et 14% les ont réduits. Dans les six prochains mois, 63% des patrons interrogés comptent maintenir leurs effectifs, 32% souhaitent les augmenter et 5% les diminuer. Parmi ceux qui veulent embaucher, 25% souhaitent 1 à 9 personnes en plus et 7% au moins 10 personnes dans les six mois qui arrivent. Mais pour ces entrepreneurs, la mesure encourageante pour atteindre ces objectifs est d’alléger la fiscalité (84%), de baisser le coût du travail (75%), de donner plus de liberté dans l’organisation du travail (62%) donner plus d’importance à la négociation au niveau de l’entreprise (62%). Autant de mesures qui font penser que la loi travail, telle qu’elle avait été écrite initialement, aurait permis des avancées significatives pour les entrepreneurs.

• Investissements

L’équipement et l’appareil productif (machines) (40%) ainsi que la communication et la commercialisation (29%) ou la formation du personnel (26%) sont les domaines dans lesquels les patrons prévoient d’augmenter leurs investissements dans les six prochains mois. Encore une fois, la mesure qui leur permettrait d’investir davantage est un allègement de la fiscalité (89%), puis l’accès au financement bancaire des marchés (67%) et la création d’un crédit d’impôt numérique pour aider les entreprises dans leur digitalisation (53%).

• Innovation

La plupart des entreprises n’investissent pas (41%) en Recherche & Développement. 34% d’entre elles investissent 1 à 5 % de leur chiffre d’affaires (CA). A peine 5% investissent plus de 20% de leur CA. En moyenne, 5,5% du CA est investi en innovation en mai et juin 2016.

•Confiance

En ce qui concerne les perspectives du premier semestre 2016, les entreprises sont plutôt confiantes pour elles-mêmes (83%), pour leur secteur d’activité (67%). En revanche, elles sont sceptiques sur l’économie française (72%), sur l’économie européenne (61%) tout comme sur l’économie mondiale (56%). Et elles ne font plutôt pas confiance au gouvernement…

 

• Opinions politiques

D’ailleurs, s’il fallait voter pour un candidat socialiste les patrons éliraient d’abord Emmanuel Macron (41%), Manuel Valls (8%), François Hollande ou Martine Aubry (3%), puis Arnaud Montebourg (1%). 35% des personnes interrogées ne veulent aucune de ces personnalités et 9% ne se prononcent pas. Pour les candidats de droite, c’est Alain Juppé qui passe en première position (18%), puis François Fillon (15%), Nicolas Sarkozy (11%), Bruno Le Maire (10%), Xavier Bertrand (3%), Nathalie Kosciusko-Morizet (3%). 31% des patrons ne veulent aucune de ces personnalités et 9% ne se prononcent pas. Les entrepreneurs se positionnent peu ou alors, le candidat qui parviendra à offrir un avenir plus radieux aux entreprises n’existe pas (encore).

 

‘(Croissance plus)

Plan d’investissement Juncker : très symbolique

Plan d’investissement Juncker : très symbolique

 

Le plan Juncker sur les investissements visait surtout à satisfaire la France sans se fâcher avec l’Allemagne qui en refusait le principe. En fait ce plan mobilise réellement 7 milliards par an entre  2015 et 2017, 7 milliards qui avec différents effets de levier devaient d’après la commission européenne aboutir à la mobilisation de l’ordre de 100 milliards par an. Mais à ce jour 10 milliards seulement sont engagés sur des  projets réellement signés. Tout au plus dans le meilleur des cas ce plan Juncker concernera à peine 1%  des investissements européens, autant dire pas grand-chose Ce plan, lancé officiellement en juin 2015 et dans les faits dès avril, prévoit de mobiliser sur trois ans 315 milliards d’euros d’investissement. Pour cela, 21 milliards d’euros d’argents publics, issu du budget européen et des réserves de la Banque européenne d’investissement sont mobilisés. Ces 21 milliards sont utilisés comme garanties pour financer des projets, par l’intermédiaire de la BEI, à hauteur de 60 milliards d’euros. La Commission calcule ensuite que ces 60 milliards d’euros de projets génèrent au total 5 fois plus d’investissements, soit 315 milliards d’euros entre 2015 et 2017. Selon les chiffres de la Banque européenne d’investissement (BEI), le « total des investissements liés aux opérations approuvées au titre du Fonds européen d’investissement stratégique (FEIS)», le véhicule financier qui valide les projets, s’élèvent à 115,7 milliards d’euros au 19 juillet 2016. Il s’agit de fonds « approuvés » qui vont donc se déployer dans l’avenir et qui doivent encore être signés. Le financement des projets signés ne s’élèvent aujourd’hui qu’à 10,9 milliards d’euros. En outre surtout compte tenu des modalités de financement les projets annoncés par Juncker auraient de toute façon été décidée car il s’agit surtout d’une opération de transfert de financement. La prétention de Jean-Claude Juncker d’être à l’origine d’une reprise de l’investissement ne saurait donc tenir.  En France, l’investissement public des collectivités locales est en chute libre depuis deux ans pour permettre au déficit des administrations de passer sous les 3 % du PIB. En Espagne ou au Portugal, on va demander de « nouveaux efforts » pour éviter des sanctions et on se dit prêt à Bruxelles à geler des fonds structurels, donc des investissements européens dans ces pays… Au Portugal, au premier semestre, l’investissement public a chuté de 19,5 %. Ce qu’on donne (un peu) d’une main, on l’ôte donc de l’autre. Dans le même temps, on n’exige nullement de l’Allemagne plus d’investissement public pour réduire son excédent courant de 8 %, supérieur à ce que Bruxelles tolère normalement. Or, compte tenu du déficit d’investissement, tous les efforts devraient se conjuguer. Sinon, l’impact même du plan Juncker s’en voit réduit : il a une fonction partielle de compensation du sous-investissement public, non un effet d’entraînement.

Critique du CICE par le sénat : un rapport très « politique »

Critique du CICE par le sénat : un rapport très politique

 

 

 

Un rapport à charge et  très politique de la sénatrice communiste qui traduit un manque de compétence économique aussi un manque de sérieux de la part du Sénat qui nous a habitué à des rapports autrement pertinents. S’il est clair que le CICE (Entré en vigueur le 1er janvier 2013) présente de graves insuffisances en matière de ciblage (certains secteurs qui en ont bénéficié n’étant pas soumis à la concurrence internationale et certaines PME n’en ayant pas assez profité) par contre la condamnation du dispositif paraît particulièrement excessive. Le dispositif  permet aux entreprises d’alléger leur masse salariale pour les salaires inférieurs à 2,5 SMIC. Son taux était de 4% en 2014. Il a grimpé à 6% cette année et culminera à 7% l’année prochaine, comme l’a récemment annoncé François Hollande, le chef de l’Etat.  En s’ajoutant aux allègements de charges sur les bas salaires, le CICE a permis l’allègement de la masse salariale des entreprises, réduisant le coût du travail. La sénatrice communiste considère que le CIC.E. n’a pas renforcé la compétitivité notamment du secteur manufacturier. Difficile de l’affirmer car les fait de ce type de mesure ne peut se faire sentir qu’à moyen et long terme,  en outre il est toujours complexe de procéder à l’évaluation pour ce type de mesure. Le CICE. a permis de restaurer certaines marges et au-delà de renforcer les capacités d’investissement. Ce n’est qu’après la restauration des marges et des capacités d’investissement qu’on peut éventuellement constater des effets  sur l’emploi. Ces effets se mesurent  au nombre d’emplois créés mais aussi au nombre d’emplois maintenus. Le rapport de la sénatrice communiste considère que le crédit d’impôt n’a permis de maintenir que 125 000 emplois. Là encore toute estimation ne peut être qu’approximative et la critique paraît peu pertinente. Il faut cependant observer une critique assez juste concernant les bénéficiaires du CIC.E. qui a surtout profité aux grandes entreprises. Par ailleurs, selon le Sénat, les ETI et les grandes entreprises sont les entreprises qui ont bénéficié en majorité du CICE. Elles représentent respectivement 22,8% et 30,2% des créances. Or, l’emploi se crée surtout dans les PME, PME qui ne « pèsent » que 32,7% des créances. Le rapport de la sénatrice constate que le CICE a constitué une aubaine critiquable pour les  entreprises en difficulté en rendant possible une amélioration de la trésorerie. Il faudrait faire observer à la sénatrice que cette amélioration de trésorerie n’a été possible que grâce à de meilleures marges, marges rendues possibles avec la baisse des charges. La sénatrice reprend à son compte les critiques des frondeurs du PS et de l’extrême gauche qui considèrent  que le CICE est donc un cadeau sans contrepartie fait aux entreprises. Le rapport critique  le coût exorbitant de ce dispositif. Celui-ci est estimé à environ 20 milliards d’euros pour les finances publiques à l’horizon 2020. Pour l’instant, le montant des créances pour les exercices 2013, 2014 et 2015 s’élève à 48 milliards d’euros. C’est la plus importante dépense fiscale de l’Etat, très loin devant le crédit impôt recherche dont le coût annuel avoisine les 6 milliards d’euros. «  Sachant qu’il n’y a jamais eu d’étude d’impact de ce dispositif, la décision de relever de 6% à 7% le taux du CICE est dans ce contexte risquée pour les finances publiques  », conclut la sénatrice qui s’interroge sur l’avenir de ce dispositif. En novembre 2015, François Hollande indiquait que le CICE serait transformé en un allègement de charges, conformément au souhait de Louis Gallois en 2012. En réalité ce rapport constitue une critique en règle du concept même de réduction de la fiscalité portant sur les charges sociales. Rien de surprenant si l’on tient compte manque de compétences d’une sénatrice, ancienne institutrice, qui n’entretient qu’un lien approximatif avec la problématique économique.

Assurance maladie : très petit recul des dépenses en juin en France

Assurance maladie : très petit recul des dépenses en juin en France

Cocorico,  les dépenses du régime général d’assurance maladie ont reculé de 0,1% le mois dernier en France par rapport à juin 2015, alors qu’elles affichaient une hausse de 2,4% un mois plus tôt. Faut-il cependant préciser que la sécu connaîtra encore un déficit de leur de 10 milliards en 2016 et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards ! Cependant contente du résultat du mois de juin. La Caisse nationale d’assurance maladie des travailleurs salariés précise que leur progression sur les douze derniers mois s’est établie à 1,5% en juin, ce qui marque une poursuite de la décélération observée depuis le début de l’année. Elle est en effet passée de 2,2% à fin janvier à 1,8% fin mai. Les soins de ville dispensés par des professionnels de santé libéraux, qui représentent près de la moitié du total des dépenses d’assurance maladie, ont diminué de 1,3% le mois dernier. Sur un an, ils progressent de 1,3%.Les remboursements de médicaments délivrés par des pharmacies de ville ont reculé de 3,9% sur un mois et reculent de 1,6% sur un an. Les versements aux hôpitaux ont progressé de 1,8% sur les douze mois à fin juin, avec une hausse de 2,3% dans le secteur public, un recul de 0,8% dans le privé et une augmentation de 2,0% dans le secteur médico-social. Bref quand même pas de quoi pavoiser. L a Cour des Comptes avait d’ailleurs déclaré qu’elle était dans l’incapacité de prévoir une date pour le rééquilibrage des comptes de la Sécu (pas avant 2020) la commission des comptes de la sécurité sociale est plus complaisante ;  elle juge qu’il faudra faire des efforts supplémentaires par rapport à ceux demandés par le gouvernement. Une sorte d’euphémisme puisque ce déficit de la sécu et de l’ordre de 10 milliards et que les déficits cumulés représentent environ 230 milliards !  La vérité c’est que la dérive est incontrôlable et que la sécu sert aussi d’amortisseur social face à la crise. En outre il est clair qu’en l’état actuel du chômage les recettes sont durement affectées tandis que les dépenses dérivent. Le gouvernement doit aller au-delà des efforts de maîtrise des dépenses de santé déjà prévus pour tenir ses objectifs de baisse du déficit de la protection sociale en 2016, juge donc  la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS). Le  gouvernement table sur un déficit de la Sécurité sociale proche de dix milliards d’euros l’an prochain, en baisse de trois milliards par rapport à cette année. Ce chiffre est conforme à la trajectoire publiée fin 2014, qui prévoyait un déficit 2016 à 10,2 milliards, bien que la Cour des Comptes ait des doutes sur la capacité du gouvernement à maîtriser les comptes sociaux de la France. Il devrait être officialisé jeudi à l’issue d’une réunion de la CCSS et tient compte de mesures d’économies qui figureront dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale. Mais à en juger par les dernières projections de la CCSS, qui seront présentées lors de cette réunion et dont Reuters à obtenu la synthèse, le pari n’est pas gagné. La Commission table sur un déficit global du régime général de la Sécurité sociale et du Fonds de solidarité vieillesse (FSV) de 12,8 milliards d’euros en 2015, en baisse de 400 millions d’euros par rapport à 2014, et de 14,2 milliards en 2016, donc de nouveau en hausse, avant mesures correctrices. Le programme de stabilité des dépenses publiques de la France prévoit cependant de limiter à 1,75% la progression des dépenses d’assurance maladie, après 2,05% en 2015. « La fixation d’un Ondam (objectif national de dépenses d’assurance maladie) à 1,75% devrait réduire de 3,1 milliards (ces) dépenses », estime la CCSS dans son rapport. De quoi ramener le déficit de l’assurance maladie à sept milliards d’euros, niveau comparable à celui attendu en 2015. Mais cela ne ramènerait le déficit global de la Sécurité sociale qu’à 11,1 milliards d’euros, largement au-dessus de l’objectif affiché par le programme de stabilité. « Des mesures complémentaires en dépenses ou en recettes sont donc nécessaires pour réduire significativement le déficit », écrit donc naïvement la  commission.

 

Perspectives économiques : des patrons pas très optimistes

Perspectives économiques : des patrons pas très optimistes

 

Des perspectives de croissance moins favorables en 2016, des effectifs maintenus, une érosion des investissements et de la Recherche & Développement, une baisse de moral, c’est ce qui ressort des réponses de 269 dirigeants d’entreprises interrogées pour la 16ème édition du baromètre des Scale-Up réalisé par CroissancePlus, réseau d’entrepreneurs, et Astorg Partners, gérant de fonds LBO, du 23 mai au 17 juin 2016. L’avis de ces entreprises, qui ont réalisé au minimum 2 millions d’euros de chiffres d’affaires en 2015, est indispensable pour mesurer les grands indicateurs , concernant leurs activités, leurs investissements, le recrutement, les financements et le niveau de confiance.

• Croissance

Sur les six premiers mois de l’année 2016, l’activité des entreprises est conforme aux objectifs pour 47% des entrepreneurs interrogés, inférieure aux objectifs pour 31% et supérieure aux objectifs pour 22%.

Comme en 2015, c’est la stratégie commerciale qui demeure le principale levier de croissance (42% – 1 point depuis novembre 2015). Vient ensuite le positionnement sur de nouveaux marchés (30%, +4 points), puis le recrutement de compétences (29%).

Pour les six prochains mois, 48% des personnes interrogées pensent que l’activité de leur entreprise sera en hausse tandis que 40% l’imaginent stable et 10% en baisse.

• Emploi

Côté emploi, 37% des entreprises ont embauché au cours des six derniers mois (-3 points), 49% ont maintenu leurs objectifs et 14% les ont réduits. Dans les six prochains mois, 63% des patrons interrogés comptent maintenir leurs effectifs, 32% souhaitent les augmenter et 5% les diminuer. Parmi ceux qui veulent embaucher, 25% souhaitent 1 à 9 personnes en plus et 7% au moins 10 personnes dans les six mois qui arrivent. Mais pour ces entrepreneurs, la mesure encourageante pour atteindre ces objectifs est d’alléger la fiscalité (84%), de baisser le coût du travail (75%), de donner plus de liberté dans l’organisation du travail (62%) donner plus d’importance à la négociation au niveau de l’entreprise (62%). Autant de mesures qui font penser que la loi travail, telle qu’elle avait été écrite initialement, aurait permis des avancées significatives pour les entrepreneurs.

• Investissements

L’équipement et l’appareil productif (machines) (40%) ainsi que la communication et la commercialisation (29%) ou la formation du personnel (26%) sont les domaines dans lesquels les patrons prévoient d’augmenter leurs investissements dans les six prochains mois. Encore une fois, la mesure qui leur permettrait d’investir davantage est un allègement de la fiscalité (89%), puis l’accès au financement bancaire des marchés (67%) et la création d’un crédit d’impôt numérique pour aider les entreprises dans leur digitalisation (53%).

• Innovation

La plupart des entreprises n’investissent pas (41%) en Recherche & Développement. 34% d’entre elles investissent 1 à 5 % de leur chiffre d’affaires (CA). A peine 5% investissent plus de 20% de leur CA. En moyenne, 5,5% du CA est investi en innovation en mai et juin 2016.

•Confiance

En ce qui concerne les perspectives du premier semestre 2016, les entreprises sont plutôt confiantes pour elles-mêmes (83%), pour leur secteur d’activité (67%). En revanche, elles sont sceptiques sur l’économie française (72%), sur l’économie européenne (61%) tout comme sur l’économie mondiale (56%). Et elles ne font plutôt pas confiance au gouvernement…

 

• Opinions politiques

D’ailleurs, s’il fallait voter pour un candidat socialiste les patrons éliraient d’abord Emmanuel Macron (41%), Manuel Valls (8%), François Hollande ou Martine Aubry (3%), puis Arnaud Montebourg (1%). 35% des personnes interrogées ne veulent aucune de ces personnalités et 9% ne se prononcent pas. Pour les candidats de droite, c’est Alain Juppé qui passe en première position (18%), puis François Fillon (15%), Nicolas Sarkozy (11%), Bruno Le Maire (10%), Xavier Bertrand (3%), Nathalie Kosciusko-Morizet (3%). 31% des patrons ne veulent aucune de ces personnalités et 9% ne se prononcent pas. Les entrepreneurs se positionnent peu ou alors, le candidat qui parviendra à offrir un avenir plus radieux aux entreprises n’existe pas (encore).

 

‘(Croissance plus)

 

Croissance : très médiocre au second trimestre (Banque de France)

Croissance : très médiocre au second trimestre (Banque de France)

 

 Il se confirme que le deuxième trimestre devrait être très décevant avec une croissance limitée à 0,2 % au lieu de 0,6 au premier trimestre d’après une enquête de la Banque de France. Une tendance confirmée avec l’augmentation du chômage en mai et le recul de la production industrielle en juin (ce dernier recul par ailleurs enregistré dans toute la zone euro).  Après avoir signé un bond de 0,6% au premier trimestre, le PIB ne progresserait donc plus que de 0,2% au deuxième selon la dernière estimation de la Banque de France publiée lundi matin qui repose sur son enquête mensuelle auprès des chefs d’entreprise. Pour autant la Banque de France maintient sa perspective de croissance de 1,4%. Cette décélération trouve son origine dans le « retour à la normale » de l’activité, notamment dans l’industrie manufacturière. En janvier, la Banque de France avait notamment observé une très franche accélération de l’activité. Un pic qui ne s’est pas reproduit au cours du deuxième trimestre – si l’on observe les résultats des enquêtes de l’Insee et du cabinet Markit – marqué toutefois par une reprise de l’activité dans le secteur du bâtiment.

 

Le projet des républicains très contesté

 

Le projet des républicains très contesté

 

À l’arrache comme d’habitude Sarkozy a fait entériner un projet politique des républicains ; projet qui est en fait le sien et qui vise à cadenasser les autres candidats à la primaire de la droite. Un projet largement soutenu par un conseil national par avance acquis aux idées de Sarkozy mais contesté par des juppéistes qui n’apprécient  pas cette démocratie « de type nord-coréenne ». En clair la plupart des concurrents de Sarkozy  pour la primaire de la droite contestent  à la fois la méthode et le fond, beaucoup d’ailleurs étaient absents lors du vote de ce projet. Sarkozy comme d’habitude n’a pas fait dans la dentelle pour démolir ses concurrents et en particulier Juppé qui avait choisi de discuter avec des journalistes plutôt que de participer à cette mascarade.  Nicolas Sarkozy n’a donc pas apprécié et a fustigé les absents dans son discours de clôture : « C’est plus facile d’être sur le trottoir et de parler à quelques journalistes, c’est moins facile d’être au milieu des siens. Les juppéistes expliquaient avoir choisi l’abstention plutôt que l’absentéisme pour marquer leur différence. « C’est plutôt le projet de Nicolas Sarkozy. Je ne vais pas demander à Nicolas Sarkozy ou à ses proches de voter le projet d’Alain Juppé. L’inverse est donc vrai », a justifié le député juppéiste Benoist Apparu auprès de journalistes. Bruno Le Maire, désormais « troisième homme » des sondages, a lui boycotté la réunion du « parlement » de LR, préférant s’exprimer aux Rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Là encore, Nicolas Sarkozy s’est montré cinglant avec son ancien ministre : « Quand on était ensemble au gouvernement, il y en a assez peu qui m’ont dit : ‘Je t’en supplie, je veux sortir tant je suis en désaccord!’ »

(Avec Reuters)

Amélioration du climat des affaires mais très fragile

Amélioration du climat des affaires mais très fragile

Une toute petite amélioration du climat des affaires a été enregistrée par l’enquête de l’INSEE en mai. Mais une amélioration qui pourrait se révéler très fragile et même être nettement remise en cause du fait des conflits relatifs à la loi travail. En effet les perturbations de tous ordres concernant la loi travail pourraient affecter la croissance dans une fourchette de 0,1 à 0,3 %. Compte tenu des résultats du premier trimestre cette croissance aurait pu atteindre 1,5 % en 2016. Si elle devait être ramenée à 1,2 % les conséquences sur l’activité et sur l’emploi seraient très graves. Pour l’emploi on pourrait ainsi perdre 100 à 300 000 postes c’est-à-dire à peu près ce qu’on espérait en 2016 pour l’amélioration du chômage. Le climat des affaires s’est légèrement amélioré en mai en France. Calculé à partir des réponses à un questionnaire complet d’un panel représentatif de chefs d’entreprise des principaux secteurs d’activité, l’indicateur de l’Insee a gagné un point par rapport à avril, atteignant les 102 points. C’est deux points de plus que sa moyenne de long terme. « L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie passe dans la zone indiquant une conjoncture favorable », souligne d’ailleurs l’institut national de la statistique et des études économiques. Par secteur d’activité, le climat gagne quatre points dans le commerce de détail, les chefs d’entreprise étant plus optimistes qu’en avril sur l’évolution de leur activité dans les trois prochains mois. Dans les services, l’indicateur gagne deux points, pour retrouver sa moyenne de long terme (100 points). Dans le bâtiment, l’indicateur reste en revanche stable, bien en dessous de sa moyenne de long terme (95 points). Le climat se dégrade par ailleurs légèrement dans l’industrie, à 104 points contre 105 le mois précédent. Malgré tout, « les industriels sont bien plus optimistes qu’en avril sur les perspectives générales de production du secteur (+7 points) », relève l’Insee.

(Avec le Figaro)

Loi travail: mobilisation très relative

Loi travail: mobilisation très relative

 

En termes de résonance médiatique il est clair que les grèves et les manifs connaissent un grand retentissement surtout en plus avec la pénurie de carburant ; par contre contrairement à ce qui est affirmé dans nombre de médias la mobilisation est relativement faible. Dans les entreprises le nombre de gréviste est presque insignifiant  (exemple 10% à la SNCF pour le dernier mouvement), dans la rue avec entre 150 et 300000 participants, la participation est aussi très faible si on compare avec le nombre totale de salariés : 23 millions. Il faudrait réunir au moins 1 million de manifestants pour signifier une mobilisation un peu significative. Ce qui fait la Une sociale ce sont surtout les actions spectaculaires des bastions CGT, les blocages et les exactions des casseurs. Globalement la participation à la contestation de la loi travail n’est donc  pas en hausse.  Les nouvelles manifestations contre la loi travail ont réuni jeudi au moins 153.000 manifestants en France, selon les autorités, tandis que la CGT en a recensé le double, près de 300.000, soit une mobilisation en baisse par rapport à il y a une semaine. Selon le ministère de l’Intérieur et la préfecture de police de Paris, 77 personnes ont été interpellées, dont 36 dans la capitale, et quinze policiers ou gendarmes ont été blessés. « Quatorze dépôts pétroliers ont été débloqués sans incidents », a ajouté le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet. « Dans plusieurs villes, cette nouvelle journée d’action a été synonyme de grandes tensions », a-t-il déclaré, estimant toutefois que le dispositif des forces de l’ordre avait « permis aux débordements d’être contenus». Cette mobilisation très médiatisée mais très relative encourage donc le gouvernement au maintien de la loi. Malgré une nouvelle journée de mobilisation contre la loi Travail, la huitième en presque deux mois, le blocage des raffineries et des actions dans les centrales nucléaires, « il n’est pas question de retirer le texte, il n’est pas question de retirer l’article 2 et il n’est pas question de changer l’esprit de l’article 2, c’est-à-dire la primauté de l’accord d’entreprise », a déclaré sur France Info Christophe Sirugue, député PS de Saône-et-Loire, rapporteur de la loi Travail.  Une position soutenue sur BFM TV, par Manuel Valls. Comme il l’avait déclaré mercredi à l’assemblée nationale, le Premier ministre a répété ce jeudi matin : « On ne touchera pas à l’article 2″. Pour Manuel Valls, « il est hors de question de changer le cadre », mais il peut toujours « y avoir des modifications, des améliorations » apportée au projet de loi si contesté. Des propos qui contrastent  avec l’ouverture de Michel Sapin, ministre de l’Economie. Quelques instants avant cette prise de position du locataire de Matignon, il avait indiqué sur LCP qu’il fallait « peut-être » toucher à cet article, écartant en même temps « toute remise en cause des principes. »  Le conflit s’enlise et il faut trouver une solution pour sortir de cette situation. « Il faut trouver des gens qui ont envie de discuter », a insisté Christophe Sirugue. « Je constate qu’il y a le gouvernement, qui a accepté près de 800 amendements dans le texte et de l’autre côté, une CGT, qui en dehors du retrait du texte, ne fait aucune autre proposition. Donc, forcément qu’il va falloir qu’il y ait une discussion qui s’établisse pour sortir du blocage. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. » Et Christophe Sirugue prévient : « S’ils considèrent [ceux qui bloquent] qu’ils vont par leur position influencer le gouvernement, voire influencer la majorité parlementaire, ils se trompent. Ce n’est pas cette position-là qui nous fait discuter aujourd’hui, c’est la position de ceux qui nous ont dit qu’ils avaient envie de discuter. »

 

(Avec AFP)

États-Unis : très net tassement de l’emploi

États-Unis : très net tassement de l’emploi

 

Presque mécaniquement l’emploi subit le contrecoup d’une croissance relativement médiocre au premier trimestre. Conséquence notamment la banque centrale américaine, la Fed pourrait décider de ne procéder à aucun relèvement des taux ni en juin ni en septembre. Ce ne te tassement tant de l’emploi que de la croissance témoigne de la porosité de l’économie mondiale à  l’environnement déprimé au plan international. Le département du Travail a recensé 160.000 créations de postes le mois dernier après 208.000 (révisé) en mars. Le chiffre d’avril est le plus faible depuis septembre et se situe sous la moyenne de 200.000 du premier trimestre. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne 202.000 créations de postes pour le mois dernier après les 215.000 annoncées initialement pour mars. Les créations d’emploi de février et mars ont en outre été révisées en baisse de 19.000 au total. Le taux de chômage est resté stable le mois dernier à 5,0%, comme attendu, mais uniquement grâce aux sorties de la population active. « Pour ceux qui pensaient qu’une hausse de taux en juin était une possibilité, c’est le coup de grâce. Cela soulève des interrogations quant à une hausse de taux en septembre. J’aimerais penser que l’économie sera dans un meilleur état à la fin de l’année », a réagi Phil Orlando, responsable de la stratégie sur les marchés actions chez Federated Investors à New York. Ce recul plus prononcé que prévu des créations d’emploi pourrait doucher les espoirs d’un net rebond de l’activité au deuxième trimestre aux Etats-Unis après le ralentissement de la croissance à 0,5% en rythme annualisé sur les trois premiers de l’année.

(Avec Reuters)

2017 : un Hollande « très courageux » peut gagner en 2017 (Macron)

2017 : un Hollande « très courageux » peut gagner en 2017 (Macron)

Le ministre de l’économie Emmanuel Macron  ne manque pas d’aplomb en déclarant que François Hollande possède encore une chance de gagner en 2017 s’il se montre suffisamment courageux. En creux, c’est évidemment une forte critique de l’attitude du président de la république qui se réfugie le plus souvent dans le consensus mou. Un règlement de comptes aussi dans la mesure où Emmanuel macro a été dessaisi de la gestion de la loi travail au profit de l’inexpérimenté Myriam el Khomri. Une réplique aussi d’Emmanuel macro a François Hollande qui pour tempérer les velléités électorales de son ministre de l’économie avait indiqué avec une certaine condescendance qu’Emmanuel macro devait se souvenir « de ce qu’il lui doit ». Il s’agit évidemment de sa nomination comme conseiller à l’Élysée puis de sa promotion comme ministre de l’économie. D’une certaine manière cette impertinence d’Emmanuel Macron démontre que la course pour le leadership à gauche est bien engagée entre Hollande, Valls et Macron,  lequel ne désespère sans doute pas de représenter la gauche en 2017 pour le cas où faute de popularité Hollande serait contraint de se retirer. François Hollande a des chances d’être réélu en 2017 s’il prend des « décisions très courageuses » et explique son action, a déclaré Emmanuel Macron dans un entretien diffusé dimanche sur la BBC. Pour le ministre de l’Economie, qui a lancé son propre mouvement transpartisan, « En Marche », pour dresser le « bilan » de la France et proposer des « solutions radicales », l’échéance présidentielle est encore « trop loin » pour se prononcer sur l’offre politique à gauche en 2017. Prié de dire s’il croyait en la possible réélection de François Hollande, au plus bas dans les sondages, Emmanuel Macron a toutefois répondu : « Je pense que s’il prend des décisions très courageuses, s’il explique ce qu’il fait, il pourrait certainement être en situation de gagner. » A la question de savoir s’il songeait lui-même à se présenter, il a répondu : « Je ne veux pas entrer dans ce genre de discussion ». De nouveau interrogé à ce sujet, il a ajouté : « Un an avant, c’est impossible » [de le dire]. En clair Emmanuel macro n’excluant pas cette hypothèse de candidature autant dire qu’il s’y prépare dès maintenant. Selon un sondage Odoxa avec Dentsu-Consulting pour BFMTV et Le Parisien-Aujourd’hui diffusé samedi, François Hollande serait éliminé dès le premier tour de la présidentielle dans tous les cas de figure alors qu’Emmanuel Macron permettrait à la gauche d’accéder au second tour.

Accord de gel de production de pétrole très virtuel

Accord de gel de production de pétrole très virtuel

 

Plusieurs pays se sont mis d’accord pour ne pas vous augmenter la production de pétrole. Autrement dit ne pas vous augmentait la de ne pas nuire au prix. Un accord cependant complètement virtuel puisque seul l’Arabie Saoudite serait incapacité d’augmenter cette de production. En outre et surtout la plupart des pays producteurs étranglés financièrement par le faible niveau des cours du pétrole ne sont pas prêts à réduire leur production. L’accord de gel de production conclu entre certains membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et la Russie pourrait s’avérer « vide de sens » étant donné que l’Arabie saoudite est le seul signataire en mesure d’augmenter sa production, a déclaré mercredi un haut responsable de l’AIE. Le cours du Brent a repris plus de 50% depuis un creux de 12 ans, à près de 27 dollars le baril, touché le 20 janvier, porté notamment par l’accord annoncé le 16 février par la Russie, l’Arabie saoudite, le Venezuela et le Qatar portant sur le gel leur production de brut à celle du mois de janvier. Les pays producteurs de pétrole, membres ou non de l’OPEP, se réuniront le 17 avril à Doha, au Qatar, pour discuter de ce plan de gel de la production, visant à soutenir un marché encore caractérisé par une offre excédentaire. « Parmi tous les pays dont nous savons qu’ils vont participer à la réunion, seule l’Arabie saoudite dispose de capacités d’accroissement de sa production », a déclaré Neil Atkinson, chargé de la division industrie pétrolière et marchés de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), organisme qui coordonne les politiques énergétiques des pays de l’OCDE. »Donc un gel de la production pourrait s’avérer vide de sens. C’est davantage un signe destiné à (…) renforcer la confiance au sujet de la stabilité des cours du pétrole. »

(Avec Reuters)

Croissance zone euro en hausse mais très modeste en France

Croissance zone euro en hausse mais très modeste en France

Amélioration de la croissance en zone euro mais en France la progression reste très modeste en raison notamment du recul de l’industrie manufacturière. L’indice PMI composite, considéré comme un bon baromètre de la croissance globale, a progressé à 53,7 en version flash après 53,0 en février en zone euro. Ce dernier chiffre marquait son plus bas niveau depuis le début 2015. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un chiffre de 53,0. Chris Williamson, chef économiste de Markit, estime qu’un tel niveau suggère une croissance de 0,3% sur le premier trimestre. L’indice PMI flash du seul secteur des services a lui aussi dépassé les attentes, remontant à 54,0 alors que le consensus le donnait inchangé à 53,3, son plus bas niveau en 13 mois. Dans le secteur manufacturier, le PMI flash a atteint 51,4 après 51,2, dépassant là encore le consensus (51,3).L’enquête montre toutefois que les entreprises du secteur privé ont continué de réduire leurs prix de vente en mars, cette composante, à 48,6 après 48,5, restant en dessous du seuil de 50 séparant contraction et expansion. En FRANCE, l’activité dans le secteur privé a renoué avec la croissance en mars à la faveur d’un rebond des services qui a plus que compensé un recul dans le secteur manufacturier. Le secteur des services a vu son indice repasser sensiblement au-dessus du seuil de 50, à 51,2 contre 49,2 en février pour retrouver quasiment sa marque de novembre (51,3), avant l’impact des attentats de Saint-Denis et de Paris. L’indice du secteur manufacturier a de son côté reculé à un plus bas de sept mois, à 49,6 contre 50,2 en février, bien que sa composante production ait progressé à un plus haut d’un trimestre, à 50,8 contre 49,5 le mois dernier. Les économistes interrogés par Reuters tablaient en moyenne sur un indice des services à 49,5 et un PMI manufacturier à 50,2. L’indice composite Markit a rebondi également à 51,1 contre 49,3 en février, un plus haut de cinq mois. En dépit de la légère augmentation de sa production, le secteur manufacturier a été affecté par un recul des nouvelles commandes et des carnets de commandes ainsi que par une diminution des effectifs. Les prix facturés par les entreprises ont continué de reculer, à un rythme toutefois plus lent. En ALLEMAGNE, la croissance du secteur privé est restée stable en mars grâce au dynamisme des services, qui a compensé un ralentissement de l’activité manufacturière, pénalisée par la faiblesse de la demande extérieure. L’indice composite, qui mesure l’activité dans l’industrie et les services, reste inchangé en version flash à 54,1 et se maintient pour le 35e mois consécutif au-dessus de la barre de 50. Dans le secteur manufacturier, l’indice PMI a reculé à 50,4, son plus bas niveau depuis novembre 2014, contre 50,5 en février et 50,8 attendu en moyenne par les économistes interrogés par Reuters. Cette baisse s’explique principalement par un recul des commandes à l’export, explique Chris Williamson. Dans les services, l’indice PMI flash a en revanche progressé à 55,5 après 55,3 alors que le consensus le donnait en repli à 55,0.

(Reuters)

Prélèvement à la source : une très mauvaise idée (CGPME)

Prélèvement à la source : une très mauvaise idée (CGPME)

La déléguée nationale de la CGPME trouve l’idée très mauvaise et réagit très négativement dans une interview à BFM.

Questions à Sophie Duprez, déléguée nationale de la CGPME, et présidente de l’entreprise Crousti Pain, une entreprise de 100 salariés basée à Clermont Ferrand.

En quoi est-ce un problème de prélever l’impôt sur les sociétés directement sur les salaires?

Cela va prendre du temps de mise en place. Il va falloir changer nos logiciels de paie, ou les modifier. Nous avons autre chose à faire –s’occuper de nos clients, de notre business- plutôt que gérer la fiscalité de nos salariés. Notre métier premier n’est pas celui-là. Et surtout, notre relation avec nos salariés risque d’en pâtir

En quoi cela peut-il affecter vos liens avec vos salariés?

Celui qui gagnait hier 1.000 euros va gagner demain, en net, seulement 900 euros. Et pour lui, ce sera moi la responsable. Il va me falloir faire de la pédagogie. Certaines personnes avec qui je travaille ne suivent pas forcément l’actualité. Ils ne sauront rien de la réforme. Ce sera à moi d’expliquer pourquoi il touche moins à la fin du mois. Même principe pour les différences de taux d’imposition. Prenons le cas d’un chef, qui gagnait 1.200 euros avant le prélèvement à la source et d’un salarié qui disposait de 1.000 euros. Imaginons que demain, ils touchent tous les deux le même chèque, en raison d’une différence de taux de taxation. Là encore, l’interlocuteur auprès de qui se plaindre sera le patron.

Comment gérer cette situation lorsqu’on est patron?

Concrètement, l’intérêt du dirigeant de PME sera que son employé paie le minimum d’impôt sur le revenu, parce que sinon il sera en première ligne. C’est pour cela qu’on ne veut pas avoir à rentrer là-dedans, nous préférerions que cela reste confidentiel. Sinon au quotidien, nous allons devoir conseiller nos salariés sur ce qu’ils doivent faire vis-à-vis du fisc.

L’Insee prédit une nouvelle hausse du pouvoir d’achat très hypothétique

L’Insee prédit une nouvelle hausse du pouvoir d’achat très hypothétique

 

 

L’INSEE a décrété que le pouvoir d’achat en rythme annuel pourrait augmenter de 1,7 % au premier semestre. L’institut du gouvernement se fonde sur une augmentation des salaires modestes de 0,5 % mais surtout sur la baisse de l’inflation ;  une mesure de l’inflation tout à fait discutable car l’indice des prix à la consommation est biaisé par la modification de la structure de consommation des ménages. Des ménages qui voient leurs dépenses contraintes augmenter bien davantage que les dépenses ajustables. Certes certains prix de produits baissent mais ils sont moins consommés que précédemment contrairement aux produits et prestations dont l’achat est contraint. À partir de sept analyses biaisées l’INSEE considère que la consommation va repartir comme la croissance. Et de pronostiquer en même temps l’inversion du chômage. Une aversion très modeste portant sur un seul de 10 000 emplois pour un semestre, une prévision très les aléatoire mais qui s’inscrit dans la posture de volontarisme du gouvernement vis-à-vis de l’environnement économique. Pas forcément la même vision que certains grands organismes économiques internationaux qui  prévoient une croissance de  1,1 à 1,2 %.  L’INSEE estime que le bon début d’année que devrait connaître l’économie française s’explique en grande partie par la hausse du pouvoir d’achat. « Alors que les salaires progressent nettement et que l’emploi accélère graduellement, le pouvoir d’achat des ménages est d’autant plus dynamique », résume Vladimir Passeron, le chef du département conjoncture de l’Insee.  L’institut estime ainsi que le pouvoir d’achat des ménages en France va progresser de 0,8% sur les six premiers de 2016. Et la dynamique, en rythme annuel, est on ne peut plus encourageante: à fin juin 2016, elle serait de 1,7% par rapport à la même période de 2015, soit plus que l’an passé (+1,4%). Ce qui, a priori, est réjouissant. En effet, en 2015, le pouvoir d’achat avait déjà bondi de 1,7% sa plus forte hausse depuis 2007. Cette année 2016 a donc de bonnes chances d’être encore meilleure. D’autant que « l’acquis de pouvoir d’achat » pour 2016 serait déjà de 1,2% au premier semestre, selon l’Insee. Pour faire simple, cela veut dire que même s’il stagne au deuxième semestre, le pouvoir d’achat augmenterait quand même de 1,2% en 2016.Qu’est ce qui explique ces bons chiffres? Tout un ensemble de choses. D’abord l’inflation restera encore quasi-nulle au premier semestre notamment à cause de la chute des prix du pétrole. « La baisse des matières premières va continuer de se diffuser », indique ainsi Dorian Roucher, chef de la division synthèse conjoncturelle à l’Insee. Ensuite, les salaires vont continuer d’augmenter. L’Insee retient une hausse de 0,5% sur les six premiers mois de 2016. Pas transcendant. Sauf que dans le même temps, l’emploi va retrouver des couleurs. Dans la continuité de l’excellente année 2015 (82.000 emplois marchands créés) 37.000 postes vont encore être créées dans le privé sur les six premiers mois. Et au final le chômage baisserait. En France métropolitaine, il descendrait sous les 10%, à 9,9% à fin juin 2016 (contre 10% en décembre). Mécaniquement, les personnes ne pointant plus à Pôle Emploi vont voir leurs revenus augmenter.  Par ailleurs, les prestations sociales (RSA, allocations familiales) vont rester dynamiques (+0,8% de hausse et un acquis de +0,5%). Enfin les revenus fonciers (les loyers que touchent les propriétaires immobiliers par exemple) vont continuer leur progression: +0,2% au premier trimestre et +0,7% au deuxième. Avec la faiblesse des taux due à la politique monétaire hyper active de la BCE, « il y a eu des vagues de renégociation des crédits immobiliers qui ont profité aux ménages emprunteurs et qui vont se poursuivre en 2016″, souligne Dorian Roucher. Tout ceci fait que les revenus des ménages vont progresser plus fortement que les impôts et cotisations qu’ils paient. Autant de raisons qui vont doper le pouvoir d’achat. Une bonne nouvelle donc pour les ménages mais aussi pour la conjoncture. En effet, « le dynamisme du pouvoir d’achat va porter l’ensemble des composantes de la consommation », note Dorian Roucher. Et justement, la consommation des ménages va « rebondir nettement » souligne l’Insee, après avoir été pénalisée par les attentats en fin d’année. Bref l’INSSE a mis des lunettes roses.

Créations d’entreprises: très léger recul en février

Créations d’entreprises très léger recul en  février

Les créations d’entreprise ont été quasi-stables en février, reculant de 0,1% après avoir progressé les deux mois précédents, a annoncé jeudi l’Insee. Sur l’ensemble du mois, 46.220 entreprises ont été créées, contre 46.269 en janvier.   »Le repli des créations d’entreprises classiques hors micro-entrepreneurs (-1,7%) est compensé par une nouvelle hausse des immatriculations de micro-entrepreneurs (+2,2%) », indique l’Institut national des statistiques et des études économiques. L’Insee emploie le terme de « micro-entrepreneurs » pour désigner les « auto-entrepreneurs ».  Dans le détail, les créations ont augmenté dans le secteur du transport et de l’entreposage (+5,7%) et celui des activités financières et d’assurance (+7,4%). Elles ont baissé dans l’industrie, en particulier dans l’industrie manufacturière (-7,5%), dans l’enseignement, la santé et l’action sociale (-3,2%) et dans les services aux personnes (-3%).  Le nombre cumulé de créations durant les douze derniers mois, en données brutes, a reculé de 2,1%, en raison « du fort repli des immatriculations de micro-entrepreneurs » (-19%).   Le statut d’auto-entrepreneur, entré en vigueur en 2009, permet aux salariés, chômeurs, retraités ou étudiants de développer une activité à titre principal ou complémentaire pour accroître leurs revenus, avec des démarches simplifiées et un régime fiscal avantageux.

(AFP)

Loi travail : avancée ou recul ? La presse très partagée

Loi travail : avancée ou recul ?  La presse très partagée

 

 

Le moins que l’on puisse dire c’est que les grands médias sont très partagés sur l’ampleur et la signification des modifications apportées au texte initial de la loi travail. En cause sans doute une certaine méconnaissance des réalités économiques et sociales par le monde journalistique. Du coup on se positionne surtout avec des a priori idéologiques. Pour la presse de droite,  la loi a été vidée de sa substance. Pour la presse de gauche,  ce sont les jeunes et les réformistes qui ont permis de parvenir à un compromis garantissant un meilleur équilibre entre les garanties accordées aux employeurs et les garanties accordées aux salariés. Pour les extrêmes à droite comme à gauche, la condamnation de la nouvelle mouture est aussi forte que vis-à-vis de l’ancienne. La vérité sans doute c’est que les journalistes sont un peu dans l’expectative et qu’ils attendent à la fois une mesure de l’opinion publique vis-à-vis de la nouvelle rédaction, aussi de voir  l’ampleur des futures manifestations qui sont prévues. Pour tout dire la grande presse n’ose pas se mouiller sauf lorsqu’elle est sous influence idéologique. Même flou concernant les gagnants et les perdants après les améliorations apportées à la loi travail. D’une certaine manière on se ménage ainsi une porte de sortie pour adhérer le moment venu à la pensée dominante. Pourtant il faut bien convenir que le gouvernement a surtout été contraint de revoir sa copie sous la pression des réformistes qui sont les vrais gagnants de la remise en forme de la loi. En s’arc-boutant sur des positions figées,  les syndicats radicaux n’ont pas montré concrètement leur volonté de participer à une amélioration de la négociation sociale. Une amélioration pourtant largement souhaitée dans l’opinion publique sur le plan politique on retrouve à peu près les mêmes clivages avec les radicaux qui veulent tout ou rien et ceux  qui constatent  quand même un rééquilibrage plus satisfaisant de la loi.  Le sémillant ministre Emmanuel Macron fait parti des perdants, c’est lui qui avait introduit les dispositions les plus libérales, dispositions qui ont été supprimées ou amendées. Il ne cache d’ailleurs pas sa déception publiquement en espérant un retour au texte initial. Manuel Valls a été contraint d’adoucir sérieusement  sa position dans sur le fond que sur la forme mais dans l’opération il n’y a en définitive ni vrai  vainqueur, ni vrai  vaincu mais un compromis qui était indispensable à la fois pour moderniser les garanties sociales, compromis qui sans doute  sans doute évité une nouvelle fracture nuisible aux intérêts économiques et sociaux du pays.

La déprime des exportations chinoises : très mauvais signe pour l’économie mondiale

La déprime des exportations chinoises : très mauvais signe pour l’économie mondiale

La baisse de plus de 25 % des exportations chinoises en février témoigne à l’évidence du net tassement de la croissance mondiale. Cette régression historique depuis 2009 rend compte de la crise générale de la demande dans la plupart des pays  La Chine joue évidemment un rôle essentiel dans l’économie internationale puisqu’elle seule  utilise environ la moitié du pétrole, du ciment et de l’acier au plan mondial. S’y ajoute une énorme crise d’endettement qui bouscule d’ailleurs tous les marchés financiers. Conséquence l’industrie manufacturière se contracte depuis plus d’un an. Le cabinet Caixin-Markit, qui calcule de façon indépendante son propre indice, et prend davantage en considération les petites et moyennes entreprises, a établi son propre PMI à 48,0 pour février, le plus bas depuis cinq mois, selon un communiqué publié mardi. « La lecture des indices de toutes les catégories importantes comme la production, les nouvelles commandes et l’emploi montre que la situation a empiré «  a déclaré dans un communiqué He Fan, économiste du groupe Caixin. Officiellement la croissance enregistrée l’an passé une performance de 6,9%, au plus bas depuis un quart de siècle. Du coup. Selon l’OCDE, La croissance mondiale aura peut-être du mal à atteindre celui  de 2015, qui était déjà le plus faible des cinq dernières années.  « Avec 3 % de croissance en 2016 ou 3,4 % en 2017, cela ne permet pas aux jeunes de trouver un emploi, aux retraités de percevoir l’intégralité de leur pension et aux investisseurs d’avoir des retours sur investissement suffisants », analyse Catherine Mann, chef économiste de l’OCDE. . L’absence d’accélération de l’activité se voit dans la faiblesse du commerce et dans la dégringolade des prix des matières premières. La contraction des importations en provenance de Chine et d’autres grands émergents ont pesé sur les exportations des pays avancés et ralenti d’un demi-point, en 2015, la progression du PIB de la zone OCDE. La faiblesse de la demande est, de l’avis de l’institution, un des facteurs principaux des bas prix des matières premières, pétrole en tête. La reprise dans la zone euro reste des plus laborieuses. La croissance a été révisée de 0,4 point en moyenne à + 1,4 % en 2016 et de 0,2 point à + 1,7 % en 2017.  De fait, la Chine a enregistré en 2015 sa croissance la plus faible depuis un quart de siècle. La seconde économie mondiale a vu son PIB croître de 6,9%, contre 7,3% l’année précédente. Certains économistes estiment même que ces chiffres sont largement surévalués. De ce faite les ajustements structurels se feront notamment par une suppression massive d’emplois dans les secteurs en surproduction. Cependant ces licenciements massifs  risque de fragiliser la société chinoise voire même de créer des mouvements sociaux. Le pays devra reconvertir des aides financières qui maintiennent artificiellement en vie des secteurs déficitaires pour les réorienter vers les  travailleurs licenciés et  vers les secteurs plus productifs. En attendant la demande intérieure ne compense pas la baisse des exportations puisqu’en février la diminution ressort à 13,8%. Preuve de l’atonie de la demande chinoise :  les ventes de voiture par exemple, ont baissé de 3,7%, selon l’association CPCA des fabricants de véhicules passagers.


Une réforme territoriale pas très démocratique

Une réforme territoriale pas très démocratique

 

Ce que dénoncent dans un premier rapport sur « l’état de la démocratie locale en France » qui sera discuté ce mois-ci, les rapporteurs de la commission de contrôle, un organe du Conseil de l’Europe, « se montrent préoccupés par l’absence de véritable consultation des collectivités locales avant le vote de la loi » portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la République. Pas étonnant les Français n’ont pas été consultés, ni sur le nouveau découpage des régions,  ni sur les nouvelles communautés de communes ni sur le regroupement des communes. Une réforme qui était sans doute nécessaire mais qui aurait appelé une autre concertation démocratique, un ou plusieurs référendums par exemple par exemple. La réforme territoriale entrée en vigueur le 1er janvier en France inquiète le Conseil de l’Europe qui pourrait tancer Paris dans un rapport, en raison de l’ »absence de véritable consultation des collectivités locales » avant le vote de la loi, a-t-on appris samedi auprès de l’organisation. Dans un premier rapport sur« l’état de la démocratie locale en France » qui sera discuté ce mois-ci, les rapporteurs de la commission de contrôle, un organe du Conseil de l’Europe, « se montrent préoccupés par l’absence de véritable consultation des collectivités locales avant le vote de la loi » portant sur la Nouvelle organisation territoriale de la République (loi NOTRe, NDLR), précise le projet de ce document publié sur le site internet du Conseil de l’Europe. Les auteurs de ce rapport se disent également préoccupés par le « déséquilibre financier entre les collectivités territoriales » dû à  »un système inadapté de péréquation » et à « une recentralisation au niveau national des décisions fiscales locales ». Ils recommandent aux autorités françaises de « revoir le processus de consultation des représentants directs des collectivités locales pour toutes les décisions les concernant », notamment « celles ayant trait à leurs frontières territoriales ». Au niveau fiscal, les auteurs du  rapport demandent également à la France de « revoir son système de péréquation afin de le rendre plus équitable », de « décentraliser » les décisions relatives aux assiettes d’impositions locales, mais aussi de  »clarifier les provenances des ressources financières des collectivités locales ». Ils appellent aussi Paris à  »clarifier la répartition des compétences » entre les différents niveaux d’autorités locales pour « éviter tout chevauchement » mais aussi à « poursuivre l’augmentation de la part des ressources propres dans le budget des collectivités locales », précise ce document. Le projet de rapport note par ailleurs « un progrès, globalement, dans le processus de décentralisation en France » et souligne« les efforts déployés » dans le domaine de la coopération entre collectivités territoriales, notamment en matière de coopération transfrontalière. Il constate aussi  »une plus grande autonomie financière » des collectivités françaises  »grâce à une part croissante des ressources propres dans leur budget ».

(Avec AFP)

Un plan très partiel pour la filière porcine

Un plan très partiel pour la filière porcine 

 

 

 

Et encore un nouveau plan pour la filière porcine victime à la fois d’une crise conjoncturelle mais surtout structurelle.  D’un point de vue conjoncturel, il y a actuellement en Europe une surproduction liée à la fermeture du marché russe. Du coup, les porcs notamment allemands se réorientent vers l’union européenne notamment vers la France. La crise est toutefois plus structurelle ;  elle met en cause le caractère industriel de la filière.  On produit de plus en plus de porcs mais à des prix  insuffisant pour couvrir les coûts. Le coût  de production en France est de l’ordre de 1, 55 € le kilo alors qu’il se négocie en réalité très en dessous du prix théorique de 1,40 euros. En cause,  l’explosion des charges qui tue la compétitivité en France en particulier. Des charges de toutes natures (notamment la hausse de l’alimentation du bétail), des contraintes réglementaires qui tuent la rentabilité de l’activité avec en plus une répartition de la valeur ajoutée au détriment des éleveurs. Le port se négocie aujourd’hui à peu près au même prix qu’il y a 30 ans alors que les charges ont explosé. Ce qui est en cause également c’est  la dégradation de la qualité du produit liée à l’industrialisation de la production. Mais pour un produit de qualité il faudrait compter sur un prix d’achat à l’élevage d’au moins deux euros le kilo. Par ailleurs pour la grande distribution, le prix est l’argument  de vente numéro un ;  du coup, certes le porc (qui progressivement s’est substitué aux autres viandes)  est effectivement de plus en plus abordable pour le consommateur mais cela grâce à une  qualité très médiocre. Témoin ces côtes de porc qui moussent  dans la poêle et qui une fois cuite ressemblent  à des semelles de chaussures. La question n’est donc pas simple elle met en cause la régulation européenne que l’Europe a confié au seul marché, elle met en cause la filière et la répartition de la valeur ajoutée, elle met en cause le poids de la fiscalité et de la réglementation française enfin elle met en cause le comportement de la distribution et des consommateurs. Le ministre de l’Agriculture et son collègue de la Défense, président de la région Bretagne, ont annoncé dimanche la prochaine mise au point d’un nouveau plan de sauvetage de la filière porcine bretonne, en grande difficulté. En attendant Jean-Yves le Drian président de la région Bretagne, par ailleurs ministre de la défense et Stéphane le Foll ministre de l’agriculture vont essayer de bricoler un nouveau plan dans l’urgence afin d’atténuer la colère des éleveurs de porcs.

1...345678



L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol