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Chine: L’inflation très faible en raison de la croissance

Chine: L’inflation très faible en raison de la croissance

 

Le tassement de la croissance économique en Chine semble clairement se confirmer avec un affaiblissement du commerce international aussi bien des exportations que des importations. Du coup, les prix se montrent particulièrement sages, les prix à la production comme les prix à la consommation. La hausse des prix à la production en Chine est restée stable en février, à son plus bas niveau depuis septembre 2016, tandis que la hausse des prix à la consommation a ralenti à son rythme le plus faible depuis un an, soulignant la morosité de la demande intérieure. Ces mouvements suggérant une déflation pourraient inciter le gouvernement à pendre des mesures de soutien à l’économie plus dynamiques, alors que la croissance a connu l’année dernière son plus important ralentissement en près de 30 ans.L’indice des prix à la production (PPI) n’a augmenté que de 0,1% sur un an en février, montrent les statistiques officielles publiées samedi, au même rythme annuel qu’en janvier alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne un ralentissement moins net, à 0,2%.D’un mois sur l’autre, les prix à la production ont baissé de 0,1% après un recul de 0,6% en janvier. Il s’agit de leur quatrième mois consécutif de baisse en rythme mensuel.Parallèlement, les prix des matières premières ont diminué de 1,5% le mois dernier en rythme annuel.Selon les données des douanes chinoises publiées plus tôt dans la semaine, les exportations chinoises ont connu en février leur plus net recul en trois ans et les importations ont chuté pour un troisième mois consécutif.Les données du Bureau national de la statistique (BNS) publiées samedi montrent que l’indice des prix à la consommation (CPI) a augmenté de 1,5% en février en rythme annuel, en deçà de sa progression sur un an en janvier (+1,7%) et à son rythme le plus faible depuis janvier 2018.

Rapatriement des djihadistes : le gouvernement pas très clair !

Rapatriement des djihadistes : le gouvernement pas très clair !

 

Il y a quelques semaines le gouvernement semblait favorable au retour de djihadistes  détenus en Syrie par les forces kurde. Une annonce qui avait provoqué des réactions contradictoires. Du coup, le gouvernement a tenté de clarifier une position parfois fortement critiquée. Pour autant la réponse d’Édouard Philippe sur la question est particulièrement confuse. En effet le Premier ministre ne parle plus de rapatriement systématique mais indique que la France aura à s’interroger le moment venu en fonction des modifications de l’équilibre des forces dans le nord-est de la Syrie. Autant dire que le premier Ministre ne répond pas. Pour l’Irak la situation est plus claire ; les ressortissants français seront jugés dans ce pays par les autorités judiciaires. Pour la Syrie, c’est un peu le grand brouillard car il n’y a pas encore d’Etat indiscutable. La question est pourtant de savoir s’il est opportun ou pas de rapatrier notamment les épouses de djihadistes  et les enfants dont certains sont orphelins. Cela pour des motifs humanitaires (les djihadistes adultes seront évidemment jugés en France) mais aussi politiques. Il se pourrait en effet que le maintien sur place de femmes et d’enfants de djihadistes constitue un réservoir de futurs terroristes. La question n’est pas simple car en cas de retour il faut non seulement juger les terroristes mais aussi prévoir les moyens de leur incarcération et de leur réinsertion. Le moins que l’on puisse dire c’est que pour l’instant la position gouvernementale se caractérise par un grand flou:

“Si une modification de l’équilibre des forces dans le nord-est syrien conduisait à la libération de ces détenus et à leur éparpillement dans la zone ou dans d’autres pays voire à leur retour illégal en France, à ce moment-là il faudrait se poser la question”, a déclaré le Premier ministre français sur BFM TV.

“Aussi longtemps qu’ils sont détenus, ils ont vocation à être jugés et punis sur place” mais “si la situation là-bas venait à changer et si nous devions craindre la dispersion et la libération de ces ressortissants français, alors nous pourrions nous poser la question de savoir s’il n’est pas préférable qu’ils soient détenus en France plutôt qu’en liberté ailleurs”, a-t-il ajouté.

La popularité de Macron : toujours très basse à 30%

La popularité de Macron : toujours très basse à 30%

 

 

Un sondage qui en quelque sorte contredit ceux  des organes de presse (JDD, Paris match et Europe 1 notamment détenus par Bolloré et Lagardère, deux des plus fidèles supporters de Macron. En effet, les médias des deux grands patrons n’avaient cessé d’annoncer une remontée spectaculaire de Macron d’au moins six points depuis le début de l’année. Des sondages sans doute bidonnés  pour faciliter la remontada de Macon. Or dans un récent sondage de BVA pour La Tribune-Orange-RTL,  » les bonnes opinions à l’égard d’Emmanuel Macron continuent de baisser chez les habitants de communes rurales (- 3 pts à 22%) et périurbaines (-6pts à 22%) alors qu’elles progressent chez les habitants de grandes agglomérations (+2pts à 37%) » souligne BVA. (Crédits : Philippe Wojazer)L’enquête mensuelle réalisée par BVA pour La Tribune-Orange-RTL indique que 30% des Français ont une opinion favorable d’Emmanuel Macron contre 31% en janvier. Pas vraiment la preuve que Macon remonte dans tous les sondages. . D’après le dernier baromètre réalisé par BVA pour La Tribune, Orange et RTL, la part des Français ayant une bonne opinion d’Emmanuel Macron se stabilise à 30% contre 31% le mois dernier. A l’opposé, la proportion de répondants ayant un jugement défavorable s’élève à 69%, au même niveau qu’en janvier.

Au classement des personnalités, l’ancien ministre de la Transition écologique et des solidarités, Nicolas Hulot, arrive en tête du podium. 40% des personnes des personnes interrogées souhaitent ainsi que l’ancien présentateur de télévision ait davantage d’influence dans la vie politique française. Arrivent ensuite, Alain Juppé (29%, – 5 points) qui vient d’annoncer sa démission de la mairie de Bordeaux pour rejoindre le Conseil constitutionnel, et le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand (28%). L’ancien président de la République Nicolas Sarkozy gagne également de la popularité chez les Français avec 27% d’opinions favorables (+3 points). Enfin, Marine Le Pen reste stable dans le dernier baromètre à 26%.

Du côté des partis politiques, Europe-Ecologie-Les Verts figure en tête du classement (45% de bonnes opinions). Loin derrière, le parti écologiste est suivi par République en Marche (33%) et les Républicains (27%). A l’opposé, le parti de Nicolas Dupont-Aignan Debout la France (20%), Générations (15%) de Benoît Hamon ou les Patriotes (13%) de Florian Philippot sont en bas  de tableau.

(*)Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 20 au 21 février 2019. Echantillon de 1012 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon est assurée par la méthode des quotas appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, profession de la personne de référence du ménage et de la personne interrogée, région et catégorie d’agglomération.

«Moi je fais très attention à la façon dont je m’exprime» (le Premier ministre)

«Moi je fais  très attention à la façon dont je m’exprime» (le Premier ministre)

 

 

 

Il se pourrait bien que le premier ministre Édouard Philippe commence à prendre ses distances vis-à-vis de Macron. En cause sans doute, le fait qu’il n’exclut plus l’hypothèse d’être remercié après le grand débat national et après les élections européennes. Édouard Philippe Marque  en quelque sorte sa différence. Interrogé à propos d’expressions particulièrement malheureuses et même méprisantes de Macon, le premier ministre leur de l’émission  «La Grand explication» sur RTL, Le Figaro et LCI n’a pas tellement défendu les écarts de langage de Macron. Il s’est même démarqué en indiquant clairement que lui essayer d’éviter ces dérives provocatrices.

«Je comprends très bien que cette expression vous ait choquée», a d’abord répondu le premier ministre. Avant de se désolidariser du président. «Vous avez peut-être remarqué que moi j’essaie toujours de faire très attention à la façon dont je m’exprime parce que je sais qu’une phrase prononcée dans un endroit à quelqu’un, qui n’est pas forcément scandaleuse dans le contexte, peut ensuite donner quelque chose d’évidemment choquant, parce qu’on va dire “Mais il a dit ça de tout le monde pour tous les problèmes”». Il y a évidemment un monde entre la posture de Macon et celle du Premier ministre. Une différence provenant bien sûr de la personnalité des intéressés mais aussi du manque d’expérience politique du président de la république qui se laisse un peu enivré par le parfum du pouvoir et dérape assez régulièrement. Le Premier ministre de son côté adopte une posture assez classique du politicien mesuré aux propos souvent alambiqués mais qui évite de choquer. Ainsi au cours de l’émission évoquée, il n’aura pas apporté grand chose de nouveau, se contentant de répéter ce qu’il avait déjà déclaré. Un premier ministre au profil assez classique de technocrate mais pas forcément de technicien, survolant plutôt les dossiers, affichant une certaine détermination verbale mais dans la pratique capable d’évoluer voir de faire le contraire. Une sorte de d mélanges de Chirac, de Balladur et de Juppé. Moins démonstratif, moins extraverti voire moins hystérique que Macron mais pas forcément moins efficace ou plus exactement aussi peu efficace.

80 km/h : une conclusion très discutable du Premier ministre

80 km/h : une conclusion très discutable du Premier ministre

Bien entendu on ne peut que se féliciter de la diminution de l’accidentologie et en particulier du nombre de morts constatés en 2018. Mais de là à l’attribuer comme le fait le premier ministre à la mesure de réduction de vitesse à 80 km/h sur le réseau secondaire il y a un pas qu’on ne peut pas franchir. Première observation, un bilan sur des mesures structurelles ne peut s’effectuer que sur une période assez longue de l’ordre de deux à trois ans. Surtout, les 116 morts économisés par cette mesure d’après le premier ministre constituent une arnaque statistique. Pour valider sa démonstration, le premier ministre compare les résultats de 2018 à ceux de 2017. Notons que la mesure des 80 km/h et intervenus seulement au 1er juillet. Notons surtout qu’à fin juin  2018 (c’est-à-dire avant la mise en œuvre des 80 km/h), l’accidentologie était orientée nettement à la baisse.

, Le nombre d’accidents corporels est de 5 422 contre 5 747 en juin 2017. Cela représente 325 accidents corporels de moins (-5,7%). 6 651 personnes ont été blessées contre 7 193 en 2017, soit 542 de moins (-7,5%). Enfin, 2 303 personnes ont dû être hospitalisées 24 heures ou plus. En juin 2017, elles étaient 2 890, soit 587 personnes de moins (-20,3%). A fin juin 2018 les 12 derniers mois, ce sont 3 348 personnes qui ont trouvé la mort sur la route. Pour rappel, le plus bas historique est en 2013 avec 3 268. Pour le moment, on se trouve sous le niveau de 2014 (seconde « meilleure » année). Il y avait alors eu 3 384 personnes tuées. Sur le premier semestre de 2018, on compte 1 528 décès contre 1 628 en 2017 soit une baisse de 6,14%. C’est le deuxième meilleur premier semestre derrière 2013 toujours (1 417 tués). En clair le nombre d’accidents avant la mise en place des 80 km/h s’inscrivait déjà dans une forte baisse tendancielle. La conclusion qu’en tire le premier ministre et non seulement prématurée mais  fallacieuse tant qu’elle n’a pas été démontrée. On se demande si le Premier ministre ne défend pas d’abord son poste puisqu’on sait que Macron avait déclarait devant des élus que cette mesure des 80 km/h entre guillemets « était une belle connerie ». Il faut globalement se féliciter de la réduction de vitesse mais la régulation dans ce domaine doit être adaptée à chaque portion de route en fonction de son niveau accidentogène. Ainsi dans certains cas on peut imposer sur certaines petites routes 50 à 60 km/h, voire moins sur certaines zones très dangereuses, mais sur certaines routes départementales (notamment anciennes nationales) la limite peut être fixée à 90.

Lettre de Macron : texte très réducteur de la problématique

 

Lettre de Macron : texte  très réducteur de la problématique

 

«On se demande pourquoi il a fallu attendre autant de temps pour aboutir à un texte aussi médiocre, aussi réducteur et presque simpliste par endroit. Un texte élaboré sans doute par plusieurs énarques qui donnent une idée du niveau pitoyable des auteurs dont Macron. Concernant l’organisation du grand débat,  c’est la confirmation du grand flou artistique et la démonstration que les auteurs ont bien peu d’expérience sociale et politique. Pour simplifier, le grand débat aura lieu mais sans animateur (brève allusion sans savoir qui ils seront). Bref sans animateur, le débat se réduira un simple dépôt et juxtaposition de revendications voire à une discussion de bistrot confuse et contradictoire qui permettra de renforcer le pouvoir central et sa verticalité. La plus grande insuffisance réside dans la confusion la plus totale entre les fonctions de l’État et la manière de les prendre en charge. La confusion classique entre le concept de service public, les organismes chargés de l’assumer et même le statut du personnel. Bref, une lettre qui devrait réjouir quand même les corpos qui entretiennent cette confusion afin protéger leur statut sous le parapluie de l’intérêt général. Dans son texte pour illustrer son propos, Macron pose  une trentaine de questions encore une fois très réductrice de la problématique. Notons la quasi absence de la politique industrielle, de l’Europe ou du pouvoir d’achat !) Sur la transition écologique, Macron n’envisage que la stratégie fiscale pour réguler ne faisant même aucune allusion à la régulation par les  normes et l’offre industrielle. Or on pourra mettre toutes les taxes qu’on veut s’il n’y a pas d’offre industrielle alternative il n’y aura  pas de changement de comportement des consommateurs. Dernier point concernant la citoyenneté, réduite à son état le plus primitif,  à savoir: le dépôt d’un bulletin de vote lors des échéances électorales, point, c’est tout ! Aucune proposition d’association à l’évaluation des politiques publiques, aucune proposition ou interrogation sur la nécessité d’associer les salariés vis-à-vis l’entreprise, les citoyens vis-à-vis des élus ou les administrés vis-à-vis des grandes administrations. C’est la confirmation d’une vision néandertalienne de la démocratie. Dernier point concernant la fiscalité, Macron réaffirme le cadre du débat : pas question de revenir sur les décisions déjà prises et notamment sur l’impôt sur la fortune. Bref on se prépare à un débat confus, réducteur et presque caricatural compte tenu notamment des conditions d’organisation.

 

Démocratie et la citoyenneté. : Une vision très réductrice

Démocratie et la citoyenneté. : Une vision très réductrice

 

Pour Macron, c’est clair, la démocratie se limite au dépôt d’un bulletin de vote dans l’urne lors des échéances électorales. Bref la confirmation de la démocratie néandertalienne. La démocratie c’est en effet bien autre chose, c’est la mise en place de moyens qui permettent en permanence d’évaluer l’action publique et d’associer les structures d’évaluation et de proposition à la gestion des affaires publiques. Une association dans les entreprises, une association dans les structures politiques  et une association auprès des administrations. Bref une sorte de cogestion un peu à l’allemande ou  dans les pays du Nord. Faut-il rappeler que notre pays est classé à la 28e ou 29e position en matière d’État démocratique. Il ne s’agit pas de gérer le pays par des référendums permanents et sur toutes les questions. Par nature le référendum doit être réservé à des questions essentielles notamment constitutionnelles. Par contre on doit pouvoir créer des structures d’évaluation et de proposition à chaque niveau d’entreprise, d’échelons politiques et d’administration. Pas des structures ayant pouvoir de décision mais des structures capables d’évaluer et de proposer sur des bases pertinentes. Le texte officiel de Macon sur cette question :

 

« Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc? Faut-il rendre le vote obligatoire?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile? Faut-il les transformer et comment?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol: c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur: c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République? »

 

Lettre de Macron : trop long et trop court à la fois, surtout très réducteur de la problématique

Lettre de Macron : trop long et trop court à la fois,  surtout très réducteur de la problématique

 

«On se demande pourquoi il a fallu attendre autant de temps pour aboutir à un texte aussi médiocre, aussi réducteur et presque simpliste par endroit. Un texte élaboré sans doute par plusieurs énarques qui donnent une idée du niveau pitoyable des hauteurs dont Macron. Concernant l’organisation du grand débat,  c’est la confirmation du grand flou artistique et la démonstration que les auteurs ont bien peu d’expérience sociale et politique. Pour simplifier, le grand débat aura lieu mais sans animateur (brève allusion sans savoir qui ils seront). Bref sans animateur, le débat se réduira un simple dépôt et juxtaposition de revendications voire à une discussion de bistrot confuse et contradictoire qui permettra de renforcer le pouvoir central et sa verticalité. La plus grande insuffisance réside dans la confusion la plus totale entre les fonctions de l’État et la manière de les prendre en charge. La confusion classique entre le concept de service public, les organismes chargés de l’assumer et même le statut du personnel. Bref, une lettre qui devrait réjouir quand même les corpos qui entretiennent cette confusion afin protéger leur statut sous le parapluie de l’intérêt général. Dans son texte pour illustrer son propos, Macron pose  une trentaine de questions encore une fois très réductrice de la problématique. Sur la transition écologique, Macron n’envisage que la stratégie fiscale pour réguler ne faisant même aucune allusion à la régulation par les  normes et l’offre industrielle. Or on pourra mettre toutes les taxes qu’on veut s’il n’y a pas d’offre industrielle alternative il n’y aura  pas de changement de comportement des consommateurs. Dernier point concernant la citoyenneté, réduite à son état le plus primitif,  à savoir: le dépôt d’un bulletin de vote lors des échéances électorales, point, c’est tout ! Aucune proposition d’association à l’évaluation des politiques publiques, aucune proposition ou interrogation sur la nécessité d’associer les salariés vis-à-vis l’entreprise, les citoyens vis-à-vis des élus ou les administrés vis-à-vis des grandes administrations. C’est la confirmation d’une vision néandertalienne de la démocratie. Dernier point concernant la fiscalité, Macron réaffirme le cadre du débat : pas question de revenir sur les décisions déjà prises et notamment sur l’impôt sur la fortune. Bref on se prépare à un débat confus, réducteur et presque caricatural compte tenu notamment des conditions d’organisation.

 

Une prime exceptionnelle…. Très hypothétique ?

Une prime exceptionnelle…. Très hypothétique ?

 

La prime exceptionnelle risque de demeurer effectivement hypothétique pour la grande majorité des Français En effet le grand patronat ne s’oppose pas à cette prime, il demeure cependant relativement sceptique quant à la possibilité de la généraliser. De ce point de vue, la confédération des petites et moyennes entreprises est encore plus nette : pas d’opposition, mais pas d’automaticité,  ni de montant. Cela signifie que cette prime pourra varier de zéro à 1000 €. En fait, seules quelques grandes entreprises vont systématiser cette prime. La France compte environ 25 millions de salariés, plus de 5 millions relèvent du secteur public. Dans le privé la moitié des salariés travaille dans les grandes entreprises l’autre moitié dans les PME, PMI, ETI.  On peut penser que seulement 5 millions bénéficieront de la fameuse prime de 1000 €. Les autres ne toucheront beaucoup moins voire rien du tout. Notons que Macron n’a strictement rien annoncé pour ses propres salariés de l’État !  Le problème c’est que l’économie française comporte un très fort u tissu de petites et moyennes entreprises qui ne pourront pas verser cette prime pour des questions de rentabilité, de trésorerie et aussi de faisabilité technique en si peu de temps. Par ailleurs Macon se dédouane à bon compte en proposant une prime qui ne relève pas de sa responsabilité, ni du financement de l’État. Un peu la même logique que pour la taxe d’habitation qu’il a supprimée alors que cette fiscalité relève de la responsabilité des collectivités locales. On pourrait objecter en ce qui concerne l’augmentation de 100 € (en fait la prime d’activité) c’est l’État qui en assurera la charge. Encore une erreur car la caisse d’allocations familiales sera le financeur. Mais derrière le vrai financeur, c’est la dette et plus tard le contribuable. «Malheureusement beaucoup d’entreprises ne seront pas en mesure de verser une prime, quand bien même elle serait nette de taxe ou nette d’impôts» regrette François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME),

Une prime exceptionnelle…. Très exceptionnelle ?

Une prime exceptionnelle…. Très exceptionnelle ?

 

Pourquoi la prime exceptionnelle risque de demeurer effectivement exceptionnelle ! En effet le grand patronat ne s’oppose pas à cette prime, il demeure cependant relativement sceptique quant à la possibilité de la généraliser. De ce point de vue, la confédération des petites et moyennes entreprises est encore plus nette : pas d’opposition, mais pas d’automaticité,  ni de montant. Cela signifie que cette prime pourra varier de zéro à 1000 €. En fait, seules quelques grandes entreprises vont systématiser cette prime. La France compte environ 25 millions de salariés, plus de 5 millions relèvent du secteur public. Dans le privé la moitié des salariés travaille dans les grandes entreprises l’autre moitié dans les PME, PMI, ETI.  on peut penser que seulement 5 millions bénéficieront de la fameuse prime de 1000 €. Les autres toucheront beaucoup moins voire rien du tout. Notons que Macron n’a strictement rien annoncé pour ses propres salariés de l’État !  Le problème c’est que l’économie française comporte un très fort u tissu de petites et moyennes entreprises qui ne pourront pas verser cette prime pour des questions de rentabilité, de trésorerie et aussi de faisabilité technique en si peu de temps. Par ailleurs Macon se dédouane à bon compte en proposant une prime qui ne relève pas de sa responsabilité, ni du financement de l’État. Un peu la même logique que pour la taxe d’habitation qu’il a supprimée alors que cette fiscalité relève de la responsabilité des collectivités locales. On pourrait objecter en ce qui concerne l’augmentation de 100 € (en fait la prime d’activité) c’est l’État qui en assurera la charge. Encore une erreur car la caisse d’allocations familiales sera le financeur. Mais derrière le vrai financeur, c’est la dette et plus tard le contribuable. «Malheureusement beaucoup d’entreprises ne seront pas en mesure de verser une prime, quand bien même elle serait nette de taxe ou nette d’impôts» regrette François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME),

Taxer davantage «les très hauts revenus» (Berger ,CFDT)

Taxer davantage «les très hauts revenus» (Berger,CFDT)

 

 

 

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT a été le premier à faire une proposition d’ouverture en suggérant l’organisation d’une vaste concertation sur la politique énergétique et la politique sociale. Une proposition rejetée d’un revers de main par le gouvernement qui reprend aujourd’hui l’idée mais de manière tardive, confuse et contradictoire. Contradictoire car il devrait d’emblée renoncer définitivement à la hausse de fiscalité sur les carburants. Confuse car il remet dans le circuit les partis politiques justement à peu près tous décriés par les gilets jaunes. Confuse car le gouvernement propose d’ouvrir le débat sur la méthode mais en refusant de changer de cap. Tardive car ce qui est aujourd’hui en cause c’est toute la politique économique et sociale et même la représentation nationale. Du coup, s’il reste encore une chance gouvernement de s’en sortir il doit faire une annonce forte du type de celle que fait encore Laurent Berger de la CFDT : à savoir la taxation supplémentaire des très hauts revenus (une manière de réinstaller l’impôt sur la fortune). La réponse au mouvement des « gilets jaunes » ne passera « sûrement pas par le moratoire » sur la fiscalité des carburants, mais par « une tranche d’impôt supplémentaire sur les très hauts revenus » qui « doivent contribuer davantage », a affirmé dimanche le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger.  « Le plus grand geste qui pourra être fait, ce n’est sûrement pas le moratoire, même si je comprends qu’en urgence certains voudraient s’y réfugier », a-t-il déclaré lors du Grand Rendez-vous Europe 1-CNews-Les Echos. « Le plus grand geste c’est au contraire de considérer que les très hauts revenus dans notre pays doivent contribuer davantage », a-t-il ajouté, affirmant qu’ »il faut rétablir une tranche d’impôt supplémentaire ». Évoquant la réforme de l’impôt sur la fortune (ISF) en début de quinquennat, Laurent Berger a regretté que le gouvernement ait pris « dès le départ une mesure d’aide aux foyers les plus riches », alors que « c’est l’inverse qu’il fallait faire ».

 

Un nouveau G20, très vain (Macron)

Un nouveau G20, très vain (Macron)

Sans doute vexé d’être snobé par Trump  (qui par contre rencontrera Merkel) en marge du G 20 Macron exprime son ressentiment  sur ce G20 qui risque d’être encore plus vain que d’habitude.« La réforme du système multilatéral, la lutte contre les inégalités, la promotion d’un agenda international ambitieux pour protéger la biodiversité et lutter contre le dérèglement climatique sont autant de sujets sur lesquels la France et l’Amérique latine parlent d’une même voix », a déclaré le chef de l’Etat au journal argentin La Nacion jeudi. Mais précisait-il : « Le risque est celui d’un tête-à-tête entre la Chine et les Etats-Unis et d’une guerre commerciale destructrice pour tous », a averti le président français.« Ce qu’on risque, c’est le blocage des forums multilatéraux comme le G20″, a-t-il ajouté. « Sur le commerce, le risque est celui d’un délitement de l’OMC (Organisation mondiale du commerce), qui malgré ses défauts est la plus grande plateforme de régulation du commerce mondial », a-t-il plaidé, en rappelant que la France et l’UE proposent une réforme de l’OMC. « Si nous ne montrons pas des avancées concrètes, nos réunions internationales deviennent inutiles et même contreproductives », a-t-il estimé. Sur le climat, « nous devons utiliser ce forum pour montrer l’ambition de tous ceux qui veulent non seulement préserver l’accord de Paris, mais aussi aller plus loin, en précisant ou renforçant leurs engagements climatiques », a-t-il souhaité alors que s’ouvre dimanche en Pologne le sommet de la COP24.( et que le Brésil refuse d’organiser la COP 25). En clair, Macron prend en quelque sorte acte qu’il ne pèse pas grand-chose dans la politique internationale. Il ne sait m^me plus si l’UE doit signer un accord commercial avec le Mercosur. (Le marché commun qui réunit Brésil, Argentine, Paraguay et Uruguay).

 

Macron : un discours très flou

Macron : un discours très flou

 

 

 

Ce matin, Macron s’est livré à un discours qui se voulait rassurant mais assez contradictoire et flou. Pour l’essentiel il a surtout traité de la question énergétique même s’il a évoqué de manière assez ésotérique un éventuel nouveau contrat social. En clair, le chef de l’État a réaffirmé qu’il ne changerait pas de cap y compris en matière de taxation du carburant. Il a toutefois ouvert la porte à la possibilité d’une fiscalité flottante qui varierait donc en fonction des cours du pétrole. Concernant la politique énergétique il s’est montré relativement imprécis puisque il réaffirme la nécessité de se libérer de l’énergie fossile d’ici 2050. Tout en évoquant les énergies nouvelles (géothermie, méthanisation, éoliennes, photovoltaïques,) Macron confirme la réduction de la part de production nucléaire à 50 % mais en 2035 (au lieu de 2025 comme le prévoyait la loi. Pour cela, il envisage la fermeture de 14 réacteurs de 900 MW d’ici 2035. Ce qui n’hypothèque pas le développement de nouvelles filières nucléaires notamment dans la perspective de 2021 (en fait pendant la campagne électorale). Macron ne veut pas être précis concernant la programmation planifiée dans le temps pour la fermeture des réacteurs et envisage même la mise en place de nouvelles centrales. Finalement les énergies renouvelables demeurent accessoires dans l’esprit de Macron qui prévoit un triplement pour les éoliennes et un développement multiplié, par cinq pour le photovoltaïque. Pas vraiment de quoi permettre d’atteindre une part de 50 % seulement pour l’énergie nucléaire en 2035. Sur la méthode, le flou est encore plus épais puisque trois mois sont donnés pour la concertation afin de trouver de nouvelles méthodes qui soient compatibles avec la prise en compte d’un modèle économique et social. Macron a bien tenté de faire preuve d’humilité mais il y est difficilement parvenu même s’il faut reconnaître que ces propos très approximatifs constituaient une certaine remise en cause de l’assurance méprisante qu’il manifestait jusque-là. Pour résumer pas de changement de cap et des méthodes renvoyées à la concertation qui doit se dérouler dans les trois mois à venir. Enfin pour terminer des propos très vague sur le nouveau contrat social du XXIe siècle en envisageant une réduction de la fiscalité. Au total c’est le flou qui caractérise un discours dont  l’objectif visait sans doute à dissimuler la fébrilité du gouvernement.

Brexit: une longue, très longue, période de transition !

Brexit: une longue, très longue, période de  transition !

Ce que propose Michel Barnier car finalement il était illusoire de penser que l’union européenne et la Grande-Bretagne pourraient parvenir à un accord. Et d’ici là l’environnement politique pourrait avoir changé en Grande-Bretagne. On pourrait même envisager un renoncement total aux brexit. Un accord pourrait être trouvé d’après les autorités britanniques. Un faux accord évidemment. Un accord qui acte les désaccords, qui proposera une période transition et une phase de négociation sur les futures relations commerciales.  Cette affaire du Brexit prend des allures tragico-comiques. En effet dès le départ, on savait que le referendum britannique était une arnaque politique. Dès le départ, on savait que la négociation serait longue et complexe, dès le départ on savait qu’il serait nécessaire de passer par une période de transition.. Le sommet européen récent n’a pu qu’acter l’absence d’accord entre l’union européenne et la Grande-Bretagne. De toute manière, il ne pouvait en être autrement puisque même si un accord avait pu être envisagé, il n’est pas du tout certain que Theresa May ait pu le faire entériner par sa majorité. Du coup, on va faire comme d’habitude : arrêter les pendules pendant une période dite de transition. Michel Barnier serait prêt aussi à accepter une période de transition en principe d’un an qui débuterait le 29 mars 2019.  On risque donc de vivre la dramaturgie habituelle avec le Brexit. D’abord de fortes oppositions, des tensions de plus en plus importantes vers la fin des négociations et soudain un compromis qui sauve la face pour tout le monde. Il est probable qu’on saura habiller le désaccord avec d’une part une période de transition, d’autre part l’ouverture de négociations sur le futur accord commercial. La question est économique mais elle est aussi politique car il faut sauver le soldat Teresa May. , dans les délais impartis, il  sera impossible de définir les relations commerciales précises entre la Grande-Bretagne et l’Europe. Il y a encore trop d’opposition sur des points essentiels entre les deux partis. Du coup, l’accord pourrait simplement acter que la rupture est consommée d’un plein accord mais qu’un processus est engagé pour redéfinir les échanges entre les deux zones considérées étant entendu que la complexité du dossier impose une période de transition. (En principe d’un an  mais qui pourraiat durer davantage). Une manière de donner du temps au temps et surtout de ne pas trop interférer sur les prochaines élections européennes de 2019. Il s’agit aussi de sauver le soldat Theresa May qui ne dispose que d’une majorité politique très fragile. Un accord ambigu renforcerait de Theresa May et éviterait aussi de reposer la problématique d’un. Référendum. Toujours ambigu. Parmi les difficiles questions à résoudre le problème des relations entre la province  britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. Aussi les réticences de l’Écosse à accepter un régime particulier pour l’Irlande. Du coup derrière se pose la question fondamentale de l’unité de la Grande-Bretagne.

Nouvelle Calédonie : un résultat pas très brillant

Nouvelle Calédonie : un résultat pas très brillant

Certes une majorité s’est dégagée pour dire non à l’indépendance de la Nouvelle-Calédonie mais le résultat n’est guère brillant. Il est en effet très en dessous des attentes Selon les résultats définitifs communiqués par le Haut-commissariat de la République, le “non” l’emporte à 56,4% contre 43,6% pour le “oui”. La participation, massive dans les 284 bureaux de vote, atteint 80,63%. On prévoyait un score plus massif pour repousser l’indépendance, de l’ordre de 70 %. Du coup, compte tenu de ce résultat relativement médiocre la question d’un nouveau référendum pourrait se poser comme c’est d’ailleurs prévu dans l’accord de Nouméa. L’accord de Nouméa instaure la possibilité d’un second voire d’un troisième référendum sur la même question d’ici à 2022 si un tiers des 54 membres du Congrès local se prononce en ce sens. Sans doute surpris par ce résultat Macron a fait le minimum syndical pour acter le résultat en déclarant :  “ je veux dire que l’Etat est engagé au côté de la Nouvelle-Calédonie pour garantir dans la durée la dignité de toutes les composantes de la société, autour des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous pouvons les partager au-delà de nos divergences, dans l’humilité et dans le respect.”Le Premier ministre, Edouard Philippe, est attendu lundi à Nouméa avec la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, pour poursuivre les discussions avec les acteurs politiques locaux.

Qualité de l’air : en France : ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais

Qualité de l’air : en France : ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais

: Ça s’améliore légèrement mais c’est encore très mauvais, c’est le constat en particulier à paris. . En début d’année  la Commission européenne avait convoqué neuf pays, dont la France, l’Allemagne et l’Italie pour leur demander de faire le nécessaire pour se conformer à la directive européenne sur la qualité de l’air, faute de quoi elle saisirait la justice avec une amende à la clé. C’est dans le nord de l’Italie que l’air est le moins respirable, d’après le dernier rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) qui se base sur des données datant de 2015.A Milan, Turin et Padoue, la concentration en particules fines, l’un des principaux polluants atmosphériques, dépasse de loin les limites fixées par la directive européenne sur la qualité de l’air. Même chose dans les pays de l’Est, en Pologne et en Bulgarie notamment. La situation n’est guère meilleure à Marseille, Lyon ou Paris. Si on prend en compte le dioxyde d’azote, dont les émissions proviennent principalement du trafic routier et des véhicules diesel en particulier, là aussi les grandes villes françaises ne se conforment pas aux règles.  « Le véritable problème, ça n’est pas l’ozone, indique  Jean-Baptiste Bernard, directeur de recherche au CNRS, mais le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines. » Ces polluants sont produits par l’industrie, le chauffage au bois et le trafic routier. Ce dernier est, selon Airparif, en Ile-de-France, responsable à 75% des émissions de NO2.

Le professeur Sauvet confirme et  cite l’exemple de Tokyo. La capitale japonaise, qui fait la chasse aux particules fines (donc au diesel) depuis 2003, a obtenu des résultats « phénoménaux ». « Une baisse de 44% du taux de particules fines, de 11% de la mortalité cardiaque et de 22% de la mortalité pulmonaire », souligne-t-il. il reste encore à Paris un peu de chemin à parcourir. Selon un classement des capitales européennes établi au printemps dernier par l’ONG Greenpeace, Copenhague, Amsterdam et Oslo sont sur le podium et Paris émerge en milieu de tableau, à la 7e place, derrière Zurich, Vienne et Madrid.

Bilan de la qualité de l’air – Année 2017 – Surveillance et information en Île-de-France (Airparif, rapport de 110 p., fichier pdf de 12 Mo, mars 2018)

Nucléaire : une programmation très floue

  • Nucléaire : une programmation très floue

 

Avec le départ de Nicolas Hulot, il faut s’attendre à une programmation nucléaire encore plus floue concernant l’électricité. Le gouvernement était déjà revenu sur le principe de réduire à 50 % la part de l’électricité d’origine nucléaire en 2025. Certes on avait maintenu le principe d’une réduction mais sans fixer d’échéance. En clair l’échéance aurait subi un report de 10 à 20 ans au moins en raison notamment de la prolongation de vie d’une vingtaine d’années des réacteurs dont on aura renforcé la sécurité en particulier avec le très coûteux Grand carénage. Des investissements qu’il faudra forcément  amortir. S’y ajoutent maintenant la perspective de création de nouvelles centrales EPR à partir de 2025 et opérationnelle pour la première à partir de 2035 (en plus évidemment de celle de Flamanville qui elle entrera en service vers 2020). D’après un rapport commandé par Bruno Le Maire et Nicolas Hulot., On pourrait envisager la construction d’un premier lot de six nouveaux EPR à partir de la prochaine décennie.  Il est clair que le départ de Nicolas Hulot va encore compliquer la présentation de cette fameuse programmation de l’énergie. Il faudra à la fois confirmer la réduction de la part du nucléaire dans l’électricité à hauteur de 50 100 tout en annonçant un processus de développement de la filière EPR non seulement pour les besoins énergétiques de la France mais aussi et surtout pour l’exportation. Du coup il est vraisemblable que la programmation énergétique fera dans le flou artistique avec notamment le renvoi de responsabilité sur l’autorité de sécurité nucléaire pour la prolongation des réacteurs.

 

En France, 7% des ponts routiers très dangereux

En France, 7% des ponts routiers très dangereux

Evidemment on ne peut pas se réjouir d’une indécente comparaison entre l’Italie et la France concernant la solidité des ouvrages d’art. Cependant, il faut noter  que les experts français ne cessent de s’inquiéter de la dégradation du réseau national non concédé (et le réseau local est dans le même état). En cause, la baisse des crédits et cette obsession des responsables à consacrer surtout les crédits aux nouveaux équipements au détriment de l’entretien. Politiquement moins vendeurs ; c’est d’ailleurs vrai pour tous les modes fer y compris. Ce qu’avoue la ministre des transports : «  »Notre sous-investissement a été (et reste NDLT)  manifeste » avait-elle déploré, tout en estimant que « 50% des surfaces de chaussées sont à renouveler, alors que près d’un pont sur dix est en très mauvais état». Il faut aussi observer que depuis plusieurs années, le pays n’a été soumis qu’à des hivers très peu rigoureux. Si le gel et surtout le dégel devait durer longtemps, alors les dégâts seraient énormes du fait de la fragilité des revêtements. En France, 30% des 12.000 ponts que compte le réseau routier non concédé à des sociétés privées sont à réparer, et 7% d’entre eux présentent même un « risque d’effondrement » à terme, indique un récent audit demandé par le gouvernement français et publié en avant-première dans Le JDD en juillet dernier. La dégradation des chaussées et des ouvrages d’art est jugée « préoccupante » par le rapport, qui qualifie de « vieillissant et dégradé » le réseau routier français non concédé à des sociétés privées, qui s’étend sur 12.000 km, s’ajoutant aux 9.000 km d’autoroutes concédées. D’autant plus préoccupant qu’en moyenne, un pont « n’est réparé que 22 ans après l’apparition des premières dégradations » relève le document.  Si rien n’est fait, en 2037, 62% des chaussées seront « très dégradées », souligne le document, qui a été demandé par le gouvernement pour l’aider à préparer le budget de la programmation des infrastructures. Plus globalement, le rapport indique que 17% des routes nationales étaient gravement endommagées en métropole en 2016, contre 14% dix ans plus tôt, soit 2.040 kilomètres au total.

 

Un cycle de croissance très solide ! (Xerfi)

Un  cycle de croissance très solide ! (Xerfi)

Une curieuse analyse de Xerfi diffusée dans la Tribune qui vise sans doute à rassurer les acteurs et les investisseurs après la panne de croissance du premier semestre. D’après Xerfi, la croissance française serait solidement attachée autour de 2%. Toutes les interrogations sont dans cet « autour ». Si c’est très près de 2%, on pourra sauvegarder, en tout cas ne pas détériorer,  les grands équilibres mais si c’est près de 1.5%, comme sans doute en 2018, ces équilibres s’écroulent avec notamment uen hausse des déficits publics, la hausse du chômage, l’atonie de la consommation avec en plus une inflation non vertueuse qui précisément vient tuer le pourvoir d’achat. Comme l’économie net pas une science exacte on peut défendre des thèses douteuses. Extrait analyse de Xerfi

 

«  Pour beaucoup d’analystes la fête est déjà finie. Après une année 2017 tonitruante menée à un rythme annualisé proche de 3%, 2018 a démarré sur un gros coup de mou avec une croissance retombée à moins de 1%. Ce mauvais chiffre, serait le marqueur d’un retournement de tendance déjà bien ancré comme le suggère l’orientation prise par le climat des affaires depuis janvier dernier. La croissance patine et les doutes sur la capacité de l’économie française à embrayer sur une deuxième année de croissance forte sont donc réapparus. Pourtant ni la France, ni la zone euro sont en fin de cycle et il reste encore du carburant pour faire de la croissance. D’abord, l’alignement des planètes reste globalement favorable : les taux longs demeurent exceptionnellement bas, et sont coincés en-dessous de 1%. Et pour cause, avec l’imbroglio politique en Italie l’heure est plutôt au « flight to quality », ce qui maintient au plancher les taux de ses partenaires du cœur de la zone euro. Après être remontée face au dollar, l’euro s’est déprécié, l’Italie, une fois de plus, en est partie responsable, mais pas que. Les perspectives de croissance plus favorables aux États-Unis, la normalisation de la politique des taux d’intérêt menée par la Fed alors que la BCE ne bougera pas de sitôt poussent le billet vert à la hausse. Il ne faut pourtant pas s’attendre à une trop grande glissade de la monnaie unique compte tenu de la force de rappel liée aux écarts de situations des deux balances courantes (archi-excédentaire ici, archi-déficitaire là-bas). A défaut de deviser, l’euro devrait donc mollir un peu à court terme ou du moins s’ancrer dans une zone relativement confortable. En fait, seule la planète pétrole s’est réellement désaxée avec un baril compris entre 75 et 80 dollars contre 54 en moyenne l’année dernière. Le coup est rude mais absorbable. Les niveaux actuels sont compatibles avec une croissance voisine de 2%.

De même, il est encore beaucoup trop tôt pour affirmer que la reprise se heurte à des contraintes physiques, notamment dans l’industrie. Certes, les industriels éprouvent des difficultés à recruter, mais c’est le cas dans toutes les phases de reprise. Celle-là n’y échappe pas sans pour autant se démarquer par une intensité particulière par rapport aux deux derniers pics. Le risque de voir les salaires s’emballer pour enclencher une boucle prix-salaire n’est donc toujours pas d’actualité même si, ici ou là, des zones de tension peuvent apparaitre. Avec la grande récession, la notion de cycle a disparu pour céder la place à celle de stagnation séculaire dans les pays avancés. Or rien n’indique que les moteurs endogènes de la croissance se soient éteints. Au contraire, l’analyse du PIB par personne en âge de travailler ne révèle aucune cassure, ni en dehors de la zone euro : aux États-Unis ou au Japon, le constat est le même. L’accident de 2008 est bien perceptible, mais la vraie rupture de tendance est celle des années 90. Idem du côté des deux principales économies européennes. Aucune inflexion n’est constatée en Allemagne et même pour la France, retardataire, il est bien aventureux de diagnostiquer une véritable rupture. C’est en regardant l’écart à la tendance, façon la plus usuelle de représenter le cycle, que l’on réalise à quel point ce dernier ne s’est pas encore pleinement déployé. L’output gap, calculé par le FMI, en d’autres termes, la différence entre le niveau réel du PIB et son potentiel (que permettrait notamment d’atteindre une utilisation optimale des capacités de production) ne dit rien d’autre. L’écart au potentiel reste négatif. En d’autres termes il existe toujours une capacité de rattrapage, qui ne s’effacerait qu’en 2023. Pour refermer cet écart, puis surplomber le potentiel, il faut une croissance supérieure au potentiel durant plusieurs trimestres. Même si ce calcul demeure théorique c’est une pierre de plus pour faire qualifier l’incident du 1er trimestre comme un simple hoquet de croissance. C’est bien pourquoi nos prévisions pour 2018 comme pour 2019 restent solidement accrochées autour de 2%. »

Biodiversité : très petites avancées et moyens insignifiants

Biodiversité : très petites avancées et moyens insignifiants

Le plan bio diversité c’est un peu comme le plan climat, de beaux discours, de grandes envolées mais concrètement des actions assez anecdotiques et surtout des moyens insuffisants ; Supprimer les sacs en plastique ou les cotons tiges c’est bien mais un peu court vis-à-vis des enjeux ; ainsi le mode de production et le mode de consommation caractérisés par le gaspillage et la dégradation de l’environnement ne sont guère abordés. Exemple,  on supprime quand le business de l’eau en bouteille,  inutile d’un point de vue sanitaire et responsable d’énormes émissions polluantes. Quid de l’obsolescence programmée de nombre de produits ?

« Le rythme actuel d’extinction des espèces est sans équivalent depuis la fin des dinosaures il y a 65 millions d’années », a souligné Edouard Philippe  qui oublie de précise qu’en quelques dizaines d’années 50% des espèces vénales et animales ont disparu. Inutile de remonter aux dinausaures ! Parmi les mesures, il faut signaler  le gel des surfaces bétonnables. Le gouvernement se fixe l’objectif de zéro artificialisation nette. Ce qui veut dire compenser chaque surface bétonnée ou goudronnée par la même superficie rendue à la nature ailleurs. Mais l’échéance pour cet objectif doit encore être discutée, avec les collectivités locales notamment.

 

Un plan à 600 millions d’euros sur quatre ans

D’autres mesures concrètes ont été évoquées :

  • Le gouvernement va débloquer 150 millions d’euros d’ici 2021 pour aider les agriculteurs agissant pour restaurer les milieux : haies, mares…
  • Pour les océans, le plan prévoit de « supprimer progressivement » les produits en plastique à usage unique trouvés le plus fréquemment sur les plages.
  • L’interdiction des sacs en plastique ou des cotons-tiges est déjà décidée, celle des pailles ou des touillettes votée par le Sénat il y a quelques jours sera soutenue par le gouvernement.

Nicolas Hulot veut agir avec la biodiversité comme avec le climat, en mobilisant toutes les strates de la société sur ce thème, citoyens, élus mais aussi entreprises. La défense de la faune et de la flore passera par la création ou l’extension de 20 réserves nationales d’ici la fin du quinquennat, financées par le gouvernement. Autre mesure, un plan, dès cette année, pour protéger les cétacés du risque d’échouage ou de capture accidentelle. Pour « enrayer la disparition silencieuse de la biodiversité », le plan réaffirme l’interdiction du glyphosate dans ses principaux usages d’ici 2021 et pour tous usages d’ici 5 ans. Comme prévu depuis la loi de 2016, le recours aux pesticides néonicotinoïdes sera prohibé au 1er septembre (avec dérogations possibles).

Au total, le gouvernement chiffre à 600 millions d’euros sur quatre ans les crédits « supplémentaires » pour financer ce plan, dont 250 millions pour un vaste champ allant de la restauration des milieux au développement de la nature en ville, en passant par la lutte contre le plastique. Mais certaines de ces sommes étaient déjà connues et m^me déjà prévues de sorte que le financement nouveau ne dépassera  guère 100 ou 200 millions. Globalement les ONG souligne une avancée mais très insuffisante notaient concernant les moyens financiers.

 

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