Archive pour le Tag 'Transports'

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Paris : vers la gratuité des transports ?

Paris : vers  la gratuité des transports ?

La question de la gratuité peut légitimement se poser  d’autant que la couverture des couts par l’usager est déjà  relativement faible. Reste à savoir si c’est comme l’affirme la maire de Paris la clé de la mobilité de demain car il se pose quand de sérieuses questions de financement et de qualité.  “La question de la gratuité des transports peut être l’une des clefs de la mobilité urbaine de demain. Elle mérite en cela d’être posée, sans a priori et sans dogmatisme”, écrit l’édile dans un communiqué. “J’ai décidé de charger trois de mes adjoints de conduire une vaste étude sur le sujet, qui associera des experts français et étrangers, afin d’objectiver le débat”, poursuit-elle. “Il faudra en particulier évaluer s’il existe un modèle économique viable: rien ne dit aujourd’hui que cela est possible.” Dans une interview aux Echos, la maire de Paris précisait que cette étude serait lancée “dans les semaines qui viennent” à différentes échelles de l’agglomération parisienne, afin d’organiser un débat avant les élections municipales de 2020.Déjà annoncée, la gratuité des transports pour les retraités parisiens sous condition de ressources (moins de 2.200 euros par mois, 3.400 euros pour un couple) est appelée à être votée mardi au Conseil de Paris. Les plus de 65 ans bénéficient pour le moment d’un abonnement à tarif réduit. Dominique Bussereau, ancien ministre  et grand connaisseur de cette question interrogé dans une  revue spécialisée donnait sa position sur le sujet :

 

«  nombre de voyageurs a progressé de 40 % en dix ans, l’offre de transports en kilomètres de 29 % (chiffres hors Ile-de-France). Mais le financement n’a pas suivi : les collectivités locales sont aujourd’hui très contraintes financièrement  et le versement transports acquitté par les entreprises a, selon Jean-Marc Janaillac, président de l’UTP,  peu de marges de progression.
D’un autre côté, le taux de couverture moyen recettes sur dépenses se détériore chaque année. Selon Ville, Rail & Transports (n° 537) le taux de couverture s’établissait en 2010 aux alentours de 35 %. Un récent rapport de l’Institut Montaigne compare le taux de couverture par les usagers des coûts de fonctionnement en % (ne parlons pas des investissements !) : 30 % à Paris contre 52 % à Londres.
Face à ces besoins, en ce début d’année 2014, la France est à la traîne :  En l’absence de recettes financières, contribuables et entreprises payent mais, selon le Certu, « n’y a-t-il pas un risque avec la gratuité de réduire les capacités d’investissement sans compter la dévalorisation de l’image du service public et souvent le peu de respect des usagers (qui ne sont plus des clients) envers le matériel et le personnel des réseaux ? » Je n’encourage donc pas les candidats aux municipales (quelle que soit leur sensibilité !) à s’engager dans de tels chemins plutôt démagogiques (sauf exceptionnellement dans de petites AOT où le trafic est très faible). – Il y a de meilleures solutions, celles en particulier proposées par l’Institut Montaigne : « Augmenter en valeur relative la participation financière des clients. Dans certains cas, les automobilistes eux-mêmes pourraient également être mis à contribution, de même que l’on pourrait envisager de prélever une part des plus-values foncières réalisées lors de la création d’infrastructures nouvelles. »….Enfin, je suggère d’observer de près l’expérience strasbourgeoise : 100 000 abonnements gratuits existants ont été supprimés et remplacés par un système évolutif tenant compte des ressources individuelles. Selon Roland Ries, sénateur et maire de Strasbourg, « la mise en place de cette tarification a entraîné une baisse des recettes mais dans le même temps, une augmentation de fréquentation, une baisse de la fraude et au final un niveau de recettes stable ».

Grand Ouest : la ministre des transports les mains vides !

Grand Ouest : la ministre des transports les mains vides !

 

On se demande bien pourquoi le gouvernement a envoyé au charbon la ministre des transports dans la région de l’Ouest. La vérité c’est qu’elle n’avait rien à proposer. Ce qui d’une certaine manière peut se comprendre car le renoncement à un projet inutile n’ouvre pas automatiquement des droits à des compensations en termes  de flux financiers. La ministre a tenté de justifier un certain attentisme. “Il faut prendre un petit peu de temps, car beaucoup de projets étaient structurés autour de la réalisation de Notre-Dame-des-Lande”, a-t-elle dit lors d‘une conférence de presse à l‘aéroport de Nantes, situé sur la commune de Bouguenais.”Cela ne veut pas dire qu‘il ne va rien se passer à court terme : des travaux vont être engagés très rapidement sur le réaménagement de l‘aérogare existante pour accueillir les passagers dans de bonnes conditions», a ajouté la ministre. Un peu plus tôt, elle avait été huée par plusieurs centaines de personnes à sa sortie de la mairie de Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, commune située en bout de piste de l‘actuel aéroport, à l‘issue d‘un entretien avec le maire. «Cela conforte ce que nous avons toujours dit : rien n’était prêt, rien n‘a été préparé, il n‘y a aucun plan B», a déclaré i la présidente de région dans un communiqué, ”ce n‘est pas acceptable, notre territoire ne peut attendre six mois supplémentaires.» Elle a seulement  annoncé son intention de réunir rapidement un «Parlement des territoires» élargi aux acteurs économiques, pour faire des propositions au gouvernement en matière d‘infrastructures de transport, de numérique ou d‘enseignement supérieur. Si on comprend que des compensations concernent les infrastructures de transport l’insonorisation des résidences concernées par l’aéroport actuel, on comprend moins le marchandage concernant le numérique ou l’enseignement supérieur

SNCF : « grosse colère » ou opération de com. de la ministre des Transports

SNCF : « grosse colère » ou opération de com. de la ministre des Transports

 

 

 

La grosse colère de la ministre des transports peut laisser dubitatif. En effet elle oublie sans doute qu’elle a été aussi directrice  de la stratégie de la SNCF et qu’elle connaît bien la problématique de l’entreprise. Une problématique caractérisée par un vieillissement du réseau  (plus de 30 ans de moyenne d’âge) du fait du manque d’investissement car la dette accumulée par l’entreprise plombe précisément ces investissements. Contrairement aux autres modes de transport,  l’État a fait payer la quasi-totalité des investissements à la SNCF alors que cette dernière n’avait pas le premier sou. Du coup la SNCF n’a pu par ailleurs entretenir correctement le réseau.  La SNCF a bien des défauts notamment en matière de gestion et de relations commerciales, mais on ne peut guère lui reprocher d’insuffisance en matière de sécurité. C’est précisément ce haut niveau de sécurité qui fragilise parfois l’exploitation. On peut comprendre la colère des usagers qui ont été baladés pendant environ 20 heures et ont été  cruellement privés de toute information. De ce point de vue l’entreprise a d’énormes progrès à réaliser mais cela ne la mettra pas à l’abri d’un incident technique. La ministre des transports connaît évidemment tout cela. Elle  a oublié qu’elle avait été aussi directrice de la stratégie de la SNCF. L’incident en cause est dû à un  bug informatique difficilement prévisible qui  s‘est déclaré à la suite de travaux d‘aménagement des voies Mais Elisabeth Borne a jugé dans un communiqué que la panne, qui s‘ajoute à des sévères perturbations cet été dans la même gare, était inacceptable. “Ce nouvel incident est inacceptable, quelques mois seulement après celui de juillet et alors que les travaux étaient pourtant prévus de longue date”, déclare la ministre des Transports. Patrick Jeantet, PDG de SNCF Réseau, sera reçu ce lundi matin au ministère “afin qu‘il lui expose les raisons de ce nouvel incident et les mesures qu’il propose pour en tirer les conséquences”, ajoute-t-elle.  Bref une  colère qui relève surtout de la com ! Pour désengager la responsabilité du gouvernement.

Priorité aux « transports du quotidien »(Macron)

Priorité aux « transports du quotidien »(Macron)

 

 

Autant pour des raisons de neurones environnementales qu’écologiques,  le président de la République Emmanuel Macron a déclaré que la priorité serait désormais accordée à la mobilité quotidienne notamment au transport domicile travail. En cause, le faite, que la circulation automobile à atteint des niveaux paralysants mais aussi néfastes pour la qualité de vie. En cause aussi le fait que la France ne dispose plus des moyens financiers pour se lancer dans de grands projets d’infrastructures nouveaux et qu’il convient maintenant de rationaliser davantage l’utilisation des différents modes de transport pour faciliter la mobilité et améliorer la qualité de vie. Annoncé aujourd’hui, lors de l’inauguration de la nouvelle ligne Paris-Rennes, qu’il entendait mettre la priorité sur « les transports du quotidien » plutôt que sur de nouveaux « grands projets » tels que la LGV.   »Le combat que je souhaite engager pour les années à venir, ce sont les transports du quotidien », a-t-il dit, ajoutant qu’il n’entendait pas « relancer de grands projets nouveaux mais financer le renouvellement des infrastructures ». Le président, qui venait de parcourir le trajet Paris-Rennes en moins d’une heure trente, a salué dans le LGV « un succès technologique ». « Près de 50 ans après le discours de Quimper du général de Gaulle et le lancement du plan routier breton qui a permis de désenclaver le territoire (…), c’est une nouvelle étape, décisive, pour l’accessibilité du territoire breton », a-t-il salué. Mais, a-t-il ajouté, « en venant inaugurer ce projet ce soir (…), je suis en train de vous dire: le rêve des cinq prochaines années ne doit pas être un nouveau grand projet comme celui-là ». « Ce succès technique (…) ne doit en rien nous faire renoncer à penser à la mobilité du futur, car (…) bien des combats restent à mener: les infrastructures essentielles à notre attractivité sont insuffisamment entretenues ». « La promesse que je veux qu’ensemble nous tenions pour les années à venir, c’est ceci: (…) ne pas relancer de grand projets nouveaux mais s’engager à financer le renouvellement des infrastructures (…), à les échelonner dans le temps », a-t-il insisté.

Transports carburants : fin de la grève

Transports carburants : fin de la grève

La fin de la grève des chauffeurs de matières dangereuses dont le carburant pourrait intervenir dès jeudi après que les syndicats du secteur ont été reçus au ministère des Transports, mercredi 31 mai au soir, en l’absence de la ministre Elisabeth Borne, en déplacement dans l’ouest avec le président Emmanuel Macron.  Seule à appeler à la grève, la CGT, par la voix de Jérôme Vérité, a indiqué à la presse avoir « obtenu des avancées significatives » qui pourraient aboutir, après « consultation de la base » à « la levée du mouvement en vue du week-end de trois jours » de la Pentecôte. Au centre du conflit, figurent la spécificité du transport de matières dangereuses et les conditions de travail, la CGT Transports revendiquant notamment une durée journalière de travail maximale de 10 heures, un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de 14 euros de l’heure et un treizième mois, une demande partagée par l’ensemble des syndicats.   Jérôme Vérité a ajouté que « le gouvernement s’est engagé le 16 juin à nous présenter un certain nombre de modifications des contrats types qui devraient permettre de répondre en grande partie aux revendications des salariés sur de meilleures conditions de travail et surtout assurer que les entreprises ne puissent pas déroger à un certain nombre de dispositifs ». Et le secrétaire général de la CGT Transports d’ajouter : « sur les aspects de la classification et de reconnaissance du métier spécifique de matières dangereuses, là aussi nous avons un calendrier extrêmement clair qui nous amènera jusqu’au 10 juillet. Et dès le 19 juin, nous allons enfin discuter avec le patronat sur la reconnaissance de spécificités des métiers dont celui de matières dangereuses ». « On va dans la bonne direction », a de son côté indiqué Patrice Clos, de Force ouvrière, indiquant que les syndicats avaient obtenu « l’organisation d’une table ronde », réclamée par la CFTC, la CFDT, FO et la CFE-CGC.

Transports : grèves partout cette semaine, pourquoi ?

Transports : grèves  partout cette semaine, pourquoi ?

 

 

SNCF, RATP, secteur aérien et port notamment seront affectés cette semaine par de nombreuses grèves. En toile de fond figure évidemment le retrait de la loi travail, mais une revendication seulement soutenue par la CGT, FO et solidaires (Sud). À cela s’ajoutent  des motifs de mécontentement très spécifique dans chaque secteur. Pour la SNCF il s’agit pour l’ensemble des syndicats de protester contre le futur accord d’entreprise aussi contre la nouvelle convention collective du rail qui à terme risque de remettre en cause le statut des cheminots. Un aspect videment très sensible qui pourrait d’ailleurs amener le gouvernement à reculer sur cette question en échange peut-être d’une attitude plus conciliante de la CGT sur la loi travail. Faute de cela il faut sans doute s’attendre à une mobilisation qui pourrait durer pendant des semaines et des mois. À la RATP on proteste aussi contre la loi de la part de la CGT, de FO et de Sud mais la revendication spécifique porte sur les salaires. Dans le secteur aérien il s’agit de  demander l’arrêt des baisses d’effectifs et de peser sur la renégociation de leur cadre social et indemnitaire.  Enfin, dans les ports et docks, la CGT appelle à un arrêt de travail de 24 heures jeudi contre la loi El Khomri. On voit donc que les motifs de mécontentement et les grèves sont assez disparates même si en toile de fond figure la demande de retrait de la loi. En mobilisant les bastions traditionnels la CGT veut évidemment aussi faire la preuve de sa force syndicale et peser encore davantage vis-à-vis du gouvernement. Reste que cette mobilisation dans la branche des transports apparaît quand même un peu hétéroclite même si le dénominateur commun pour la CGT demeure le retrait de la loi. Il faut cependant prendre en compte les nombreuses mutations économiques, technologiques, sociales souvent à l’échelle internationale qui affectent  cette branche et qui vient remettre en cause les modalités traditionnelles de son organisation. De ce point de vue le gouvernement aurait sans doute intérêt à engager une large concertation avec les syndicats afin de permettre une meilleure appropriation des nouveaux enjeux  avant d’envisager des réformes précipitées.

Transports Dentressangle : Peine maximale requise contre les ex patrons

Transports  Dentressangle : Peine maximale requise contre les ex patrons

 

Lourdes sanctions pour  les ex-cadres de Norbert Dentressangle jugés à Valence pour prêt illicite de main-d’œuvre, travail dissimulé et délit de marchandage. Le parquet a requis la peine maximale pour les six dirigeants de SAS ND Silo, SAS TND Volume et SAS TND : trois ans de prison avec sursis et 45 000 euros d’amende chacun, assortis de la publication de leur nom sur le site du ministère du Travail, la fameuse « black-list Macron ». Pour les trois sociétés, une amende  de 225 000 euros a été demandée. Malgré l’impossibilité d’utiliser des preuves frappées de nullité l’année dernière, le procès qui s’est ouvert lundi dernier a porté sur le fond de l’affaire. La défense de ND maintient pour sa part la régularité du fonctionnement de son activité de transport international, dans le respect du droit qui le régit et des normes en vigueur en matière de sous-traitance. « Un porte-parole d’XPO confirme que le lien de subordination des salariés polonais, roumains et portugais avec les filiales établies dans ces pays est un point central du procès et que celles-ci exercent bien leurs prérogatives d’employeur. La CFTC donne une toute autre version en s’appuyant sur les témoignages des parties civiles abondant dans le sens d’un lien de subordination direct avec les entreprises françaises et non pas avec les filiales des pays de l’Est. Le syndicat insiste aussi sur les moindres salaires touchés par rapport aux collègues français. D’où la demande de réparation de la part de 350 parties civiles. Le procès est ajourné au 26 mai, date fixée pour le jugement.

(Transport info)

La hausse des tarifs des transports franciliens

La hausse des tarifs des transports franciliens

Il est clair que les transports ferroviaires en Île-de-France vont bientôt se retrouver dans une impasse financière totale. C’est en effet l’avis de la Cour des comptes. Il faudrait en effet financer la rénovation du réseau. Une rénovation urgente, soit un coût  de 50 milliards auxquels il faudra ajouter sans doute autant pour les grands projets ferroviaires découlant du Grand Paris. Compte tenu de sa situation financière, on voit mal par exemple comment la SNCF pourrait dégager les moyens financiers pour cela d’autant qu’elle rencontre le même problème pour l’entretien du réseau national et qu’il  lui faut aussi assurer le financement des projets d’investissement. Autant dire qu’il faut s’attendre à des hausses substantielles des tarifs. Pas sûr cependant que cela suffise. La Cour des comptes recommande donc  dans son rapport annuel une hausse des tarifs des transports en commun ferroviaires franciliens afin de faire face aux investissements nécessaires pour rénover un réseau « à la limite de la rupture ». Le réseau de transports en commun d’Ile-de-France, un des plus importants d’Europe, est utilisé chaque jour par plus de huit millions de voyageurs, dont 85% en métro, train et tramway. La Cour des comptes montre particulièrement du doigt la SNCF, dont le réseau Transilien supporte 40% du trafic voyageur assuré quotidiennement par cette entreprise publique en France, sans parler des lignes RER dont elle est l’opérateur. Le rapport rendu public mercredi dénonce un « désintérêt manifesté à l’égard de l’entretien » de ce réseau de 3.700 km, dont 40% des voies et 30% des aiguillages ont plus de 30 ans. « Les contraintes qui pèsent sur les budgets de l’Etat comme des collectivités locales ne laissent qu’une faible marge de manoeuvre pour accroître les subventions publiques », estiment les auteurs du rapport. Ils ne voient guère non plus de marge du côté de la RATP et de la SNCF, où « la rigidité du statut et de l’organisation du travail (…) limite les perspectives d’amélioration de la productivité des exploitants ». Reste la contribution des voyageurs, dont la Cour regrette qu’elle soit réduite à la fois par la mise en place d’un forfait Navigo unique pour l’Ile-de-France depuis le 1er septembre 2015 et par une fraude massive (360 millions d’euros par an). Le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) estime à 485 millions d’euros le manque à gagner dû à la mise en place de ce forfait pour 2016. La Cour recommande donc à l’Etat et au Stif d’accroître la part des dépenses supportée par les voyageurs, c’est-à-dire une augmentation des tarifs.

Taxis VTC : un exemple de l’anarchie de la politique des transports

Taxis VTC : un exemple de l’anarchie  de la politique  des transports

 

 

Après la manifestation des taxis se repose encore et encore la question de la régulation dans le secteur. Comment en effet comment assurer une saine concurrence entre taxis soumis à de très fortes contraintes réglementaires, financières, fiscales et sociales quand d’autres, les VTC, dépendent d’un environnement concurrentiel allégé. Pour tenter de sortir de cet imbroglio Manuel Valls a décidé de désigner un médiateur pour rétablir un équilibre de la concurrence. Il y a cependant longtemps qu’on a abandonné tout concept de politique des transports en France (et en Europe). Désormais c’est la loi du renard libre dans le poulailler libre. Bref  l’anarchie la plus complète. Dans le conflit VTC taxis c’est le travail au noir comme alternative à une organisation trop corsetée. Pour l’instant cela concerne le transport de personnes mais demain le transport de colis. D’une  manière générale on peut développer ce concept Uber dans nombre d’activités de services. Plus de régulation, plus de charges fiscales, plus de contraintes sociales au nom de la concurrence. Bref le travail au noir comme modèle économique et social.  Certes la recherche d’une optimisation des moyens de transport doit être recherchée mais dans le respect des règles de concurrence et de prise en compte de l’intérêt général.  Ce n’est pas la faute aux taxis si la licence vaut 200 000 euros (en réalité entre eux 50 000 et 400 000 € selon les zones géographiques), s’ils doivent se soumettre à des normes de sécurit, des normes fiscales (même si par ailleurs les taxis ont de gros efforts à faire en matière de qualité de service) Evidemment il faudra attendre qu’il y ait plusieurs morts pour qu’on réfléchisse un peu mieux à l’organisation de la politique des transports. Qui va payer en cas d’accident ? Sûrement pas les assurances classiques des automobilistes qui ne couvrent pas les activités marchandes. (Notons par ailleurs que les conditions de régulation sont aussi différentes au sein du secteur des VDC). La même question a été posée il y a plusieurs dizaines d’années dans le transport routier de marchandises ou les licences étaient également contingentées et payantes. La seule solution, c’est d’imposer les mêmes principes de régulation à tous les acteurs. Finalement permettre par des dispositions financières et où fiscales d’amortir le coût exorbitant d’une licence de taxi et soumettre les opérateurs aux mêmes contraintes réglementaires, fiscales et sociales.

Insécurité : contrôles renforcés dans les transports en commun…au printemps 2016

Insécurité : contrôles renforcés dans les transports en commun…au printemps 2016

Il aura fallu plus de six mois pour que le gouvernement autorise un contrôle renforcé des voyageurs dans les transports en commun. Une mesure pourtant depuis longtemps appliqué dans les grands magasins. Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a donc annoncé lundi une série de mesures pour renforcer les contrôles et les fouilles dans les transports en commun. Ces mesures devraient être opérationnelles d’ici le printemps prochain et interviennent après l’attaque dans un Thalys en août dernier.  Le gouvernement veut lutter plus efficacement contre les « actes terroristes » et les « atteintes graves à la sécurité publique » des usagers. En réaction à une attaque survenue dans un Thalys le 21 août dernier, une proposition de loi va être déposée prochainement à l’Assemblée, mais d’ores et déjà des mesures ont été dévoilées. Elles favorisent les contrôles et les fouilles dans les transports en commun. C’était une demande la SNCF et de la RATP : donner plus de pouvoir de contrôle à leurs agents de sécurité. Pour l’instant, ces agents sont en uniforme, ils patrouillent armés, mais ils n’ont pas le droit par exemple de fouiller un passager ou son bagage. A l’inverse un vigile de grand magasin est aujourd’hui autorisé à le faire. Et c’est ce que le gouvernement a décidé de changer après l’attaque du Thalys.  D’après ce que prévoient les nouvelles mesures, les agents de sécurité des transports en commun pourront contrôler et fouiller les voyageurs. Il leur faudra pour cela demander l’autorisation au voyageur. S’il refuse, les agents pourront lui interdire l’accès au train et prévenir dans la foulée les policiers ou les gendarmes. Les forces de l’ordre qui auront eux aussi plus de possibilités, puisqu’ils pourront fouiller sans autorisation. « C’est important pour rassurer les voyageurs », explique Elisabeth Borne, la PDG de la RATP.  Toutes ces nouvelles dispositions vont faire l’objet d’une loi, qui arrivera en novembre à l’Assemblée. L’objectif est clair : aller vite pour une application dès le printemps 2016.

Insécurité : contrôles renforcés dans les transports en commun…au printemps 2016

Insécurité : contrôles renforcés dans les transports en commun…au printemps 2016

Il aura fallu plus de six mois pour que le gouvernement autorise un contrôle renforcé des voyageurs dans les transports en commun. Une mesure pourtant depuis longtemps appliquée  dans les grands magasins. Pour cela il faudra une loi ( alors qu’un décrte aurait suffi); en atendant on espère que les apparentis terroristes voudront bien décaler leur projet d’atten,at ! Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur, a donc annoncé lundi une série de mesures pour renforcer les contrôles et les fouilles dans les transports en commun. Ces mesures devraient être opérationnelles d’ici le printemps prochain et interviennent après l’attaque dans un Thalys en août dernier.  Le gouvernement veut lutter plus efficacement contre les « actes terroristes » et les « atteintes graves à la sécurité publique » des usagers. En réaction à une attaque survenue dans un Thalys le 21 août dernier, une proposition de loi va être déposée prochainement à l’Assemblée, mais d’ores et déjà des mesures ont été dévoilées. Elles favorisent les contrôles et les fouilles dans les transports en commun. C’était une demande la SNCF et de la RATP : donner plus de pouvoir de contrôle à leurs agents de sécurité. Pour l’instant, ces agents sont en uniforme, ils patrouillent armés, mais ils n’ont pas le droit par exemple de fouiller un passager ou son bagage. A l’inverse un vigile de grand magasin est aujourd’hui autorisé à le faire. Et c’est ce que le gouvernement a décidé de changer après l’attaque du Thalys.  D’après ce que prévoient les nouvelles mesures, les agents de sécurité des transports en commun pourront contrôler et fouiller les voyageurs. Il leur faudra pour cela demander l’autorisation au voyageur. S’il refuse, les agents pourront lui interdire l’accès au train et prévenir dans la foulée les policiers ou les gendarmes. Les forces de l’ordre qui auront eux aussi plus de possibilités, puisqu’ils pourront fouiller sans autorisation. « C’est important pour rassurer les voyageurs », explique Elisabeth Borne, la PDG de la RATP.  Toutes ces nouvelles dispositions vont faire l’objet d’une loi, qui arrivera en novembre à l’Assemblée. L’objectif est clair : aller vite pour une application dès le printemps 2016.

Priorité aux transports en Ile-de-France (Bartolone)

Priorité aux transports en Ile-de-France (Bartolone)

 

Claude Bartolone donne priorité aux transports, cauchemar de nombre de Franciliens et gouffre financier pour la région, qui y consacre près de la moitié de ses cinq milliards d’euros de budget. Il promet de « remettre à niveau » le réseau et d’accélérer le renouvellement des voitures de RER, grâce à une dotation de l’Etat de 800 millions par an pendant dix ans.  Côté sécurité, le candidat socialiste propose de créer une police des transports unique pour la SNCF et la RATP ainsi que la présence d’un agent dans tous les bus de nuit.  Le candidat veut étendre à toute l’Ile-de-France l’encadrement des loyers appliqué à Paris depuis cet été et obliger les communes à respecter l’obligation de créer 25% de logements sociaux en leur coupant les aides de la région en cas de manquement.  Au chapitre des impôts, Claude Bartolone prévient les critiques généralement faites aux candidats de gauche en promettant « zéro augmentation de la fiscalité régionale pour les contribuables et les entreprises. »  Parmi ses autres propositions figure une prime à la casse pour les propriétaires de véhicule diesel, source de pollution atmosphérique dans la région, et la création de 5.000 emplois jeunes régionaux supplémentaires. Dans un communiqué commun, les élus Républicains Jérôme Cartier, Thierry Solère et Geoffroy Didier dénoncent un programme « à bout de souffle ».  « Après 17 ans de gestion socialiste à la tête de la région Ile-de-France, Claude Bartolone et ses amis n’ont pas tiré les leçons de leur bilan désastreux », écrivent-ils, accusant le candidat de « reproduire les errements de François Hollande ».

Taxis Uber : un exemple de l’anarchie de la politique des transports

Taxis Uber : un exemple de l’anarchie  de la politique  des transports

 

 

Il y a longtemps qu’on a abandonné tout concept de politique des transport en France ( et en Europe). Désormais c’est la loi du renard libre dans le poulailler libre. Bref  l’anarchie la plus complète. Dans le conflit Uber taxis c’est le travail au noir comme alternative à une organisation trop corsetée. Pour l’instant cela concerne le transport de personnes mais demain le transport de colis. D’une  manière générale on peut développer ce concept Uber dans nombre d’activités de services. Plus de régulation , plus de charges fiscales, plus de contraintes sociales au nom de la concurrence. Bref le travail au noir comme modèle économique et social.  Certes la recherche d’une optimisation des moyens de transport doit être recherchée mais dans le respect des règles de concurrence et de prise en compte de l’intérêt général.  Ce n’est pas la faute aux taxis si la licence vaut 200 000 euros, s’ils doivent se soumettre à des normes de sécurit, des normes fiscales ( même si par ailleurs les taxis ont de gros efforts à faire en matière de qualité de service) Evidemment il faudra attendre qu’il y ait plusieurs morts pour qu’on réfléchisse un peu mieux à l’organisation de la politique des transports. Qui va payer en cas d’accident ? Sûrement pas les assurances classiques des automobilistes qui ne ouvrent pas les activités marchandes. La tension promet donc d’être à son maximum ce jeudi dans et aux abords des grandes villes, à Paris en particulier. Les forces de l’ordre, et notamment la brigade spécialisée des «Boers», sont sur les dents. Les appels au calme des syndicats professionnels se multiplient. Face à la colère des taxis, qui appellent à un mouvement «illimité», les concurrents sont sur leur garde. Uber, le géant américain qui focalise la rancœur, ne fera pas de provocation inutile cette fois. En 2014, il avait offert 50 % de réduction à ses abonnés un jour de grève des taxis avec en code de promotion l’expression «Parisbouge». Certaines sociétés de VTC (véhicules de tourisme avec chauffeur) ont pris des précautions. L’une d’elles a conseillé à ses chauffeurs de tomber la veste de costume et la cravate en principe de rigueur, et de faire monter les clients à l’avant de leur voiture, bref, de rester incognito… La confusion et la tension sur le terrain s’expliquent par la confusion de la situation juridique.  La confusion et la tension sur le terrain s’expliquent par la confusion de la situation juridique. Certes, la loi dite Thévenoud du 1er octobre 2014 réserve le transport de personnes à titre onéreux aux taxis et aux VTC. Un service UberPop ne rentre clairement pas dans les clous. Mais aucune décision de justice n’a encore été rendue qui provoquerait l’interdiction d’UberPop. La société californienne poursuit donc son déploiement et déporte le sujet juridique… vers le Conseil constitutionnel. Elle a obtenu mercredi de la Cour de cassation que les Sages examinent ce point précis de la loi Thévenoud. Uber mise aussi sur l’Europe, la Commission ayant décidé de légiférer pour harmoniser le doit européen. Un projet de directive est attendu d’ici à la fin de l’année.

 

Politique des transports : la grande pagaille

Politique des transports : la grande pagaille

 

Il ya a sans doute une  remise à plat de la politique des transport dont les orientations n’ont pas bougé depuis 25 ans. Pour autant l’addition de mesures isolées conduit progressivement à l’anarchie la plus complète tant en matière de transport de personnes que de fret. La loi Macron en rajoute une couche avec les autocars sur autoroutes, on verra les cars des filiales  routières SNCF se substituer au train ( comme pour le fret). Ensuite le covoiturage pas forcément une  mauvaise idée mais qui juridiquement et économiquement n’est pas construites  sur des bases solides. Idem pour Uber ou chacun peut devenir Taxi alors que les taxis officiels sont soumis à l’achat d’une  licence autour de 200 000 euros à des contraintes fiscales et réglementaires. Maintenant on va glisser sur le terrain du fret puisque Amazon propose au américains d’utiliser leur véhicule pour livrer  des colis. Une initiative qui viendra prochainement en France et qui va déstabiliser encore un peu plus un secteur de la messagerie déjà sinistré. En fait nous assistons à la gestion de trois problématiques de manière complètement indépendance : l’économie générale, l’écologie et la politique des transports. Tout cela ne mènera qu’à un peu plus anarchie. Il suffit de voir comment par exemple le pavillon routier  français a disparu du paysage international. Il faudra sans doute attendre quelques incidents ou accidents mortels pour qu’on prenne conscience qu’il est temps de réguler un secteur complètement désorganisé et géré de manière complètement contradictoire.

Transports aériens : des passagers de plus en plus serrés

Transports aériens : des passagers de plus en plus serrés

On se demande jusqu’où vont aller les compagnies pour serrer comme des sardines les pauvres passagers ; ce derniers disposent  de moins  en moins de place en classe éco. Il serait sans doute temps de réglementer cette question au plan international.  Les compagnies aériennes optimisent en effet  au maximum l’espace disponible dans leurs avions et tentent d’y inclure un maximum de sièges dans la classe économique pour maintenir leur marge de bénéfice face à la baisse du prix du billet. Tout est bon, des lignes de design ultra-fine aux emplacements astucieux des cuisines et des toilettes, pour gagner des places et faire entrer un plus grand nombre de passagers. « Si vous êtes un chien, il existe des règles particulières vous concernant. Mais si vous êtes un être humain, il n’y a aucune règle », a expliqué Charlie Leocha, responsable de l’association de consommateurs Travelers United, devant une commission de conseil du gouvernement américain cette semaine à Washington. La distance entre un siège et celui placé devant ou derrière s’est réduit à 71 cm (28 inches) sur certains vols contre habituellement 78 à 81 cm (31 à 32 inches) en classe économique. Les compagnies aériennes ont également amélioré leur gestion de la billetterie et donc du remplissage des appareils au point que désormais le siège du milieu sur une rangée de trois n’est quasiment jamais vacant. Ces mesures posent la question de la santé et de la sécurité des passagers. Ce manque d’espace a pour conséquence une multiplication des incidents, a expliqué Julie Frederick du syndicat des personnels navigants lors d’une audition devant la Commission consultative pour la protection des voyageurs aériens. Plusieurs vols ont dû être déroutés en raison de bagarres provoquées par ce manque de place notamment lorsqu’un passager incline le dossier de son siège et réduit encore l’espace disponible pour son voisin de derrière.

 

La gratuité des transports coûtera 10 millions d’euros et le coût de la pollution ?

La gratuité des transports coûtera 10 millions d’euros et le coût de la pollution ?

Comme habitude les grands médias reprennent bêtement une dépêche du  syndicat des transports d’Ile-de-France qui  estime à 3,5 millions d’euros les pertes pour la journée de samedi, à 2,5 millions celles pour dimanche et à 4 millions pour lundi. Voilà le genre de bilan économique qui explique uen grande partie de la crise. En effet les bilans économiques partiels ( et partiaux) ne rendent pas des interactions , donc de effets systémiques qui nuisent à l’ économie entière et à l’intérêt général. Comment ment apprécier les couts et avantages de la qualité de l’air. Il y a quelques  approximations mais comme on ne sait pas faire les orthodoxes de l’économie comptent comme des épiciers. Pourtant le coût sanitaire de la pollution de l’air serait de plusieurs dizaines de milliards  d’euros en France. Les décès prématurés, les maladies liées à la pollution ont un coût pour la société.  le secteur sanitaire est loin d’être le seul à subir des conséquences économiques et financières de la pollution de l’air. Il y a aussi les entreprises qui remplacent leurs salariés absents. Et  nos bâtiments souffrent de la pollution. . Nos vieilles pierres souffrent des gaz d’échappement et des chauffages de nos villes qui les noircissent et lorsqu’elles sont décrassées cela entame le lustre. Quand on voit par exemple  la circulation sur l’avenue de Rivoli, on comprend que ce soit noir très rapidement. La Tour Saint Jacques aurait besoin d’un ravalement plus souvent que tous les dix ans.

Transports parisiens : augmentation des tarifs de 3%

Transports parisiens : augmentation des tarifs de 3%

 

Après le gaz, l’électricité, les impôts, les assurances, bien d’autres services c’est maintenant au tour des transports parisiens. Paradoxe l’indice INSEE affiche toujours une inflation sous les 1% ! Pas étonnant la croissance des dépenses contraintes n’est pas intégrée dans l’indice des prix  Une nouvelle fois, les prix des transports franciliens devraient donc augmenter plus vite que l’inflation. Autre paradoxe celle de la politique des transports et de la prise en compte de la transition énergétique.  Le Syndicat des transports d’Ile-de-France (Stif) propose en effet  de les relever de 2,9% en moyenne à partir du 1er janvier prochain.  Cette hausse serait environ six fois supérieure au niveau de l’inflation, actuellement à 0,5%.  Cette proposition est contenue dans un document dont l’AFP eu copie, ce mardi 2 décembre. Elle sera soumise au vote lors d’un conseil d’administration du Stif, qui se tiendra le 10 décembre prochain. Dans le détail, l’augmentation atteindrait 4,3% pour les personnes ayant un abonnement Navigo pour les zones 1 et 2, les plus proches du centre de Paris. La facture mensuelle atteindrait ainsi 70 euros, pour se caler sur le tarif  du passe unique, qui doit être mis en place d’ici à septembre 2015.  La semaine dernière, d’ailleurs, le gouvernement avait apporté son soutien à ce passe à tarif unique, le qualifiant de « mesure de justice sociale ». Pour les autres abonnements Navigo (zones 3, 4 et 5) l’augmentation serait contenue à 2,9%.  La même hausse s’appliquerait au prix du carnet de 10 tickets, aux forfaits courts (Mobilis, ticket jeune week-end, forfait Paris visite) ainsi qu’aux billets origine-destination sur les réseaux SNCF et RER. Les forfaits Imagine R, dont bénéficient 825.000 scolaires et étudiants, augmenteraient également de 2,9% mais pour l’année scolaire 2015/2016.  Le prix du ticket à l’unité passerait de 1,70 à 1,80 euro (+5,8%) mais celui du ticket acheté à bord resterait à 2 euros. Enfin, les dessertes d’aéroports connaîtraient des augmentations variables: la navette Orlyval passerait de 9 à 9,30 euros (+3,3%), Orlybus de 7,50 à 7,70 euros (+2,6%) et Roissybus de 10,50 à 11 euros (+4,7%).  Ces propositions aboutiraient à une hausse des recettes tarifaires de 3,2% pour une année pleine, précise le Stif dans ce document. L’année dernière, le Stif avait déjà décidé de relever les tarifs des transports franciliens de 3%. Cette augmentation devait alors permettre de répercuter sur les usagers la hausse de la TVA sur les transports publics qui étaient alors passée de 7 à 10%.

Transports : grève le 4 novembre

Transports : grève le 4 novembre

 

Une grève surtout centrée sur la libéralisation et contre les incohérences de la politique des transports. Il est vrai que sur ce sujet il est difficile de comprendre la politique du gouvernement. D’un coté qui prône l’utilisation des transports plus respectueux de l’environnement, de l’autre qui propose les autoroutes gratuites ‘le dimanche ( Ségolène). Un gouvernement qui soutient l’écotaxe tordue puis l’abandonne brutalement en rase campagne pour la remplacer par une éventuelle vignette inapplicable sur les camions étrangers. Un gouvernement qui fait une fausse réforme de la SNCF en oubliant de traiter l’essentiel problème de la dette (40 milliards). Enfin Avec la dernière préposition de Macron de libéraliser le transport par car c’est la mort assurée du transport ferroviaire.  Certes le mouvement de la CGT comporte des aspects corpos mais il pose la question de l’orientation de cette majorité en matière de politique des transports. Mobilisation nationale attendue dans les transports le 4 novembre prochain. La CGT appelle les salariés des transports à faire la grève, a-t-elle indiqué ce lundi. Un rassemblement pour la défense du service public et contre le « dumping social », a-t-elle précisé. Des manifestations devraient être organisées partout en France. Tous les modes de transports pourraient être touchés : à la SNCF, la RATP, le transport maritime, aérien, aéroportuaire et fluvial, selon l’Union Interfédérale des Transports, qui regroupe les sections CGT du secteur. La fédération CGT des Services publics a également déposé un préavis de grève. La CGT estime qu’une politique de « privatisation » et de « mise en concession » est menée dans le secteur des transports. Et c’est   »l’usager qui est le perdant car cette logique de bas coût assure un service dégradé« , selon la CGT-Cheminots. Le syndicat proteste également contre « des fermetures de lignes, (…) de centaines de guichets et des suppressions de contrôleurs sur les TER« . Le projet de développement de bus entre les villes, lancé par le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, déplait aussi à la CGT qui craint une mise « en concurrence avec les trains, au risque de supprimer certaines dessertes« .

 

Grand Paris : Valls va financer les transports… mais avec quoi ?

Grand Paris : Valls va financer les transports… mais avec quoi ?

 

Déclaration péremptoire de Valls, pour lui pas, de problème l’Etat va fiancer les transports. En fait on se demande bien avec quoi en l’état des finances. Par l’emprunt évidemment et par la dette. « L’Etat a décidé de mobiliser des financements sans précédent », a déclaré le Premier ministre lors d’un déplacement consacré à ce grand chantier à Créteil, en région parisienne.  Le chef du gouvernement y a annoncé que la Région Ile-de-France disposerait d’une recette supplémentaire de 140 millions d’euros par an via le budget de l’Etat pour financer la modernisation et le développement du réseau. Un développement nécessaire mais dont le financement paraît aléatoire tant que des recettes supplémentaires n’ont pas été budgétisées. Un bras de fer avait opposé cet été des élus de la région au ministre des Affaires étrangères chargé du tourisme Laurent Fabius, qui avait mis son veto à la création d’une taxe de deux euros sur les nuitées d’hôtel en Ile-de-France pour collecter cette somme. Manuel Valls a aussi confirmé que l’État apporterait 1,4 milliard d’euros sur la période 2015–2020 dans le cadre du contrat de Plan État-Région pour financer les opérations. Le Premier ministre a réaffirmé son soutien politique à certains projets phares du Grand Paris, comme le Charles-de-Gaulle Express qu’il souhaite voir relier dès 2023, l’aéroport de Roissy à Paris intra-muros.

 

Déclaration péremptoire de Valls, pour lui pas, de problème l’Etat va fiancer les transports. En fait on se demande bien avec quoi en l’état des finances. Par l’emprunt évidemment et par la dette. « L’Etat a décidé de mobiliser des financements sans précédent », a déclaré le Premier ministre lors d’un déplacement consacré à ce grand chantier à Créteil, en région parisienne.  Le chef du gouvernement y a annoncé que la Région Ile-de-France disposerait d’une recette supplémentaire de 140 millions d’euros par an via le budget de l’Etat pour financer la modernisation et le développement du réseau. Un développement nécessaire mais dont le financement paraît aléatoire tant que des recettes supplémentaires n’ont pas été budgétisées. Un bras de fer avait opposé cet été des élus de la région au ministre des Affaires étrangères chargé du tourisme Laurent Fabius, qui avait mis son veto à la création d’une taxe de deux euros sur les nuitées d’hôtel en Ile-de-France pour collecter cette somme. Manuel Valls a aussi confirmé que l’État apporterait 1,4 milliard d’euros sur la période 2015–2020 dans le cadre du contrat de Plan État-Région pour financer les opérations. Le Premier ministre a réaffirmé son soutien politique à certains projets phares du Grand Paris, comme le Charles-de-Gaulle Express qu’il souhaite voir relier dès 2023, l’aéroport de Roissy à Paris intra-muros.

Transports- Déplacements : trop coûteux et trop longs

Transports- Déplacements : trop couteux et trop longs

En zone urbaine dense,  les conditions de transport sont la troisième préoccupation des Français. . Après la sécurité et la qualité des logements, selon une étude Ipsos pour Vinci autoroutes.  Ils posent la question de la congestion, des transports collectifs et au-delà de l’aménagement du territoire. Après la sécurité et la qualité des logements, selon une étude Ipsos pour Vinci autoroutes, réalisée en décembre 2013, dans plusieurs zones urbaines en France. La majorité des habitants de la grande couronne parisienne et presque la majorité des zones périurbaines en région (48%) estiment qu’elles se sont dégradées depuis dix ans. Surtout, ils se sentent délaissées par les pouvoirs publics. Les Franciliens se disent également majoritairement fatigués (près de 60%) quand ils évoquent leurs déplacements du domicile au travail. En région cependant, le ressenti est plus positif. Le temps moyen de déplacement est en moyenne de 30 et 45 minutes à Paris et en petite couronne. Il faut compter plus de 45 minutes en grande couronne et de 15 à 30 minutes dans les autres régions.  En moyenne, la distance entre le domicile et le travail est de moins de 20 km pour Paris et sa petite couronne (78% des personnes interrogées), de plus de 20 km pour la grande couronne (49%), de moins de 10 km dans les zones urbaines en région (55%) et de moins de 20 km dans les zones péri urbaines en région (65%).Quant au coût moyen mensuel lié aux déplacements, il oscille autour de 70 euros pour les villes et les zones urbaines en région. C’est plus cher à Paris où il se chiffre à une centaine d’euros (des chiffres toutefois discutables puisqu’ils agglomèrent déplacements en transport collectif et transport individuel et qu’ils sous estiment nettement le coût en voiture individuelle). En zone péri urbaine, il faut compter 105 euros en moyenne en grande couronne parisienne et 94 euros dans les autres régions.  Plus généralement, l’étude fait apparaître un besoin de nouveaux services qui permettraient de réduire les coûts et le temps de déplacement. Une nécessité particulièrement criante dans les zones périurbaines. Les cars sur autoroutes, avec des points d’accès permettant d’accéder à des transports en commun, sont perçus comme une solution efficace pour fluidifier le trafic et réduire le temps de trajet. L’étude a été réalisée dans l’aire urbaine de Paris (petite et grande couronne), le couloir de la Loire (Nantes-Angers-Tours-Orléans), dans le couloir garonnais (Bordeaux, Toulouse), le couloir rhodanien (Lyon-Grenoble-Saint-Etienne-Clermont-Ferrand) et le pourtour méditerranéen (Nice-Toulon-Marseille-Montpellier), auprès de 2.500 actifs âgés de 18 à 65 ans.

 

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