Archive pour le Tag 'Transmission'

Épidémie : risque accru de transmission de l’animal à l’homme (ONU)

Épidémie : risque accru de transmission de l’animal à l’homme (ONU)

 

60% des maladies infectieuses humaines viennent de l’animal, comme cela pourrait bien être le cas pour le Covid-19. Une autre pandémie est très probable, selon l’ONU.

« De nouvelles flambées apparaîtront ». Dans un rapport publié ce lundi, l’ONU alerte sur les futures pandémies de zoonoses qui attendent notre planète, si rien n’est fait pour préserver nos écosystèmes. Un zoonose, ou maladie zoonotique, est une affection passée d’une source animale à la population humaine, telle que le Covid-19, qui proviendrait de la chauve-souris.

« De nouvelles flambées apparaîtront à moins que les gouvernements ne prennent des mesures pour empêcher d’autres maladies zoonotiques de pénétrer dans la population humaine », peut-on lire dans un extrait de l’étude.

Selon l’Organisation mondiale de la santé animale, 60% des maladies infectieuses humaines existantes sont zoonotiques et 75% des agents pathogènes, comme Ebola, le VIH et la grippe (aviaire avec H5N1 ou porcine avec H1N1). « Chaque année, quelque deux millions de personnes, principalement dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, meurent de zoonoses négligées », écrit l’ONU.

La forte émergence des zoonoses est notamment imputable, selon l’ONU, à sept actions humaines sur nos écosystèmes, qui laissent moins de place aux animaux et nous mettent plus régulièrement en contact avec eux:

  1. La demande humaine accrue de protéines animales
  2. L’intensification de pratiques agricoles non durables
  3. L’utilisation et l’exploitation accrues des espèces sauvages et de la faune
  4. L’utilisation non durable des ressources naturelles, encore accélérée par l’urbanisation, le changement d’affectation des sols et les industries extractives
  5. L’augmentation des voyages et des transports
  6. Les évolutions de la chaîne agroalimentaire
  7. Le changement climatique

 

« La science est claire: si nous continuons à exploiter la faune et à détruire nos écosystèmes, nous pouvons nous attendre à voir un flux constant de ces maladies passer des animaux aux humains dans les années à venir », déclare Inger Andersen, Directrice exécutive du PNUE (Programme des Nations unies pour l’environnement).

Coronavirus : risque de transmission dans l’air

Coronavirus : risque de transmission dans l’air

Depuis le début de la pandémie de coronavirusla question de sa transmission par voie aérienne interroge. Lundi 6 juillet, un groupe de 239 scientifiques internationaux a appelé dans une lettre adressée aux autorités de santé, à commencer par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), à reconnaître la capacité du virus à se propager dans l’air bien au-delà de deux mètres. Ils souhaitent que ces dernières recommandent une ventilation vigoureuse des espaces publics intérieurs, afin d’enrayer l’épidémie, responsable de la mort de plus de 500 000 personnes dans le monde en six mois.

 

« Nous appelons la communauté médicale et les organismes nationaux et internationaux compétents à reconnaître le potentiel de transmission aérienne du Covid-19″, écrivent dans la revue Clinical Infectious Diseases (lien en anglais) d’Oxford deux scientifiques, Lidia Morawska de l’université de Queensland (Australie) et Donald Milton de l’université du Maryland, dans un article signé par 237 autres experts.  »Il existe un potentiel important de risque d’inhalation de virus contenus dans des gouttelettes respiratoires microscopiques [microgouttelettes] à des distances courtes et moyennes [jusqu’à plusieurs mètres, de l’ordre de l’échelle d’une pièce], et nous prônons le recours à des mesures préventives pour empêcher cette voie de transmission aérienne », poursuivent-ils.

« La transmission par l’air de SARS-CoV-2 n’est pas universellement acceptée; mais notre opinion collective est qu’il existe bien assez d’éléments probants pour appliquer le principe de précaution », plaident ces scientifiques.

Coronavirus: transmission par l’air ?

Coronavirus:  transmission par l’air ?

Des scientifiques des Centres de contrôles et de prévention des maladies (CDC), de l’Université de Californie à Los Angeles et de Princeton, ont trouvé que le virus responsable de l’épidémie actuelle avait un niveau de viabilité à l’air libre comparable à celui du coronavirus provoquant le SRAS (syndrome respiratoire aigu sévère).

Cela pourrait signifier que l’ampleur de la pandémie de Covid-19 – bien supérieure à celle du SRAS en 2002-2003 – est liée au fait qu’il se transmet beaucoup plus facilement d’un porteur asymptomatique (« sain ») à un autre.

Au cours des expériences, il a pu également être montré que le nouveau coronavirus était détectable jusqu’à deux à trois jours sur des surfaces en plastique ou en acier inoxydable, et jusqu’à 24 heures sur du carton.

Les chercheurs ont également utilisé un nébulisateur pour diffuser le virus dans l’air ambiant. Par cette technique, ils ont trouvé des traces du virus sous forme d’aérosol — c’est-à-dire de particules suspendues dans l’air — pendant trois heures.

Mise en ligne à destination des professionnels avant d’être examinée par un comité de lecture, l’étude s’était toutefois attirée des critiques, des experts jugeant que l’utilisation d’un nébulisateur ne simulait pas bien la toux ou les éternuements d’un malade et risquait d’augmenter artificiellement l’ampleur de la contamination par voie aérienne.

Coronavirus : incubation, transmission… : on ne connaît pas grand-chose

Coronavirus : incubation, transmission… : on ne connaît pas grand-chose

 

Sur les deux grandes questions relatives à la période d’incubation et aux conditions de transmission force est de reconnaître qu’on ne connaît pas grand-chose. Pire, que les études sont très contradictoires ainsi certains pensent que la période d’incubation du Coronavirus serait de l’ordre de cinq jours, d’autres d’une quinzaine de jours et en Chine on aurait trouvé des périodes d’incubation de près d’un mois. Deuxièmement , on ignore tout des conditions de transmission du virus compte tenu du caractère asymptomatique de certains porteurs. Certains porteurs peuvent même ne jamais s’apercevoir d’avoir été atteints.

D’autres auront quelques symptômes sans plus et guériront d’eux-mêmes. D’autres au contraire, le plus souvent seront fortement atteints notamment s’il cumulent d’autres pathologies relativement graves. Selon une étude américaine, le délai médian entre l’exposition et l’apparition des symptômes pour le Covid-19 serait de 5,1 jours et non de 14 jours. Une étude chinoise laisse en revanche penser que le nouveau coronavirus peut parfois se transmettre à plus de quatre mètres de distance. Reste enfin une autre question non négligeable la possible modification du virus et donc des conditions d’incubation et de transmission. On sait qu’il existe une grande concurrence en matière de recherche concernant le Corona virus, d’une certaine manière c’est une bonne chose mais cela grossit la porte à des déclarations un peu prématuré insuffisamment documenté.

La période d’incubation, soit le laps de temps entre la contamination et l’apparition des symptômes, restait pour sa part plus floue. D’abord estimée à 14 jours, puis à 24, elle serait en réalité plus proche des 5 jours selon une étude de l’université américaine Johns Hopkins.

En analysant 181 cas de contaminations, recensés en Chine et dans d’autres pays avant le 24 février, les chercheurs sont arrivés à estimer que la période médiane d’incubation pour le SRAS-CoV-2 est de 5,1 jours, soit la même fourchette que pour l’épidémie de SRAS en 2003. Selon eux, 97,5 % des patients qui développent des symptômes, le feront dans les 11,5 jours suivant l’exposition.

Ce chiffre accrédite la fiabilité des mesures de confinement. Les chercheurs ont ainsi estimé que pour 10.000 individus mis en quarantaine pendant 14 jours, seuls 101 développeraient des symptômes après avoir été libérés.

Un bémol toutefois : « avec cette période de confinement de 14 jours certains cas seraient manqués à long terme », certaines contaminations exceptionnelles ayant eu lieu après les 14 jours, explique l’auteur principal de l’étude Justin Lessler, professeur au département d’épidémiologie.

Dans le même temps, une étude réalisée par des épidémiologistes chinois et publiée dans la revue « Practical Preventive Medicine » vient quant à elle remettre en cause certaines certitudes sur le mode de transmission du virus. Il est, de fait, généralement conseillé de se tenir, si possible, à un ou deux mètres les uns des autres car l’infection se transmet le plus souvent par des contacts étroits avec un malade, via l’inhalation de gouttelettes émises lors d’éternuements ou de toux.

Or, avancent les épidémiologistes qui travaillent pour les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies de la province chinoise du Hunan, « dans un environnement clos et équipé d’air conditionné, la distance de transmission du nouveau coronavirus semble plus importante que la distance de sécurité généralement admise ». Elle pourrait de fait être d’au moins 4,5 m.

 

Coronavirus Grande-Bretagne : risque de transmission généralisée

Coronavirus Grande-Bretagne : risque de transmission généralisée

 

La Grande-Bretagne au moins ne pratique pas la langue de bois en niant les réalités puis que le ministre de la santé a reconnue que le virus récemment introduit en Grande-Bretagne concernait  déjà 50 personnes et que le risque de transmission généralisé  était à craindre. De la même manière, c’est la transparence à l’angle saxonne qui prévaut pour analyser les conséquences économiques. Le gouvernement pense  en effet que 20 % des salariés pourraient au sommet de la crise être contraint de rester chez eux.

 

Des hypothèses qui n’ont jamais été envisagées en France; par exemple, on hésite entre une politique de communication visant à rassurer et une politique de gribouille pour les rassemblements dont certains sont autorisés et d’autres pas. On notera en particulier la protection particulière dans bénéficie le football, véritable opium du peuple auquel on ne peut pas toucher. On peut certes aimer football, le sport en général trop ( le pratiquer c’est bien aussi !) mais être conscient que les les enjeux de santé sont autrement supérieurs à des questions de foot et business. La Grande-Bretagne, elle a choisi la transparence et la pertinence. Elle reconnaît que douze nouveaux cas de la maladie due au coronavirus ont été dénombrés en Grande-Bretagne, ce qui porte le total à 51, a annoncé mardi le ministre de la Santé Matt Hancock.

“A 09h00 du matin, il y avait 51 cas confirmés au Royaume-Uni et il est de plus en plus probable que nous assistions à une transmission généralisée dans ce pays”, a-t-il déclaré au Parlement.

Le gouvernement avait dévoilé un peu plus tôt son “plan de bataille” pour enrayer la propagation du virus. Londres estime qu’un cinquième des salariés pourraient devoir cesser le travail au plus fort de l’épidémie.

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non infectées !

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non  infectées !

Le fait nouveau particulièrement inquiétant, c’est que des experts ont découvert que le virus pouvait facilement être transmis par des personnes considérées comme encore non n’infectées. En clair des personnes porteurs du virus qui est en cours d’incubation et qui ne peut être décelé facilement. Des scientifiques qui ont étudié en Chine les prélèvements pharyngés et nasaux de 18 patients infectés par le virus ont dit qu’il agissait davantage comme la grippe que comme les coronavirus parents, et qu’il pouvait être transmis par des personnes contaminées ne présentant pas encore de symptômes.

Les résultats préliminaires de ces tests, publiés mercredi par le New England Journal of Medicine, suggèrent que le nouveau coronavirus pourrait se propager plus facilement qu’on ne pensait.

“Si c’est confirmé, c’est très important”, a déclaré Gregory Poland, chercheur à la clinique Mayo dans le Minnesota, qui n’a pas été impliqué dans cette étude.

Alors que les derniers bilans communiqués en Chine continentale laissent à penser que l’épidémie ralentit, il est difficile de déterminer dans quelle mesure le déclin du nombre de nouveaux cas de contamination quotidiens relève de la nouvelle méthode de diagnostic ou d’une baisse réelle du nombre d’infections.

Les autorités chinoises considèrent désormais qu’un cas de contamination est confirmé après analyse génétique et non plus seulement à l’aide de radiographie des poumons.

L’épidémie a causé 114 décès supplémentaires mercredi en Chine continentale, ont rapporté jeudi les autorités sanitaires locales, ce qui porte à 2.118 le nombre de décès causés par le virus dans le pays.

Dans son bilan quotidien, la Commission nationale de la santé a fait état jeudi de 394 nouveaux cas de contamination, contre 1.749 la veille. Au total, 74.576 personnes ont contracté la maladie en Chine continentale depuis son apparition.

“Nous sommes encouragés par cette tendance, mais ce n’est pas le moment de faire preuve de complaisance”, a commenté le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’un point de presse à Genève. Soulignant le très faible nombre de cas recensés hors de Chine, Tedros Adhanom Ghebreyesus a toutefois estimé qu’il “pourrait ne pas le rester très longtemps”.

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non infectées !

Coronavirus: transmission par des personnes considérées comme non  infectées !

Le fait nouveau particulièrement inquiétant, c’est que des experts ont découvert que le virus pouvait facilement être transmis par des personnes considérées comme encore non n’infectées. En clair des personnes porteurs du virus qui est en cours d’incubation et qui ne peut être décelé facilement. Des scientifiques qui ont étudié en Chine les prélèvements pharyngés et nasaux de 18 patients infectés par le virus ont dit qu’il agissait davantage comme la grippe que comme les coronavirus parents, et qu’il pouvait être transmis par des personnes contaminées ne présentant pas encore de symptômes.

Les résultats préliminaires de ces tests, publiés mercredi par le New England Journal of Medicine, suggèrent que le nouveau coronavirus pourrait se propager plus facilement qu’on ne pensait.

“Si c’est confirmé, c’est très important”, a déclaré Gregory Poland, chercheur à la clinique Mayo dans le Minnesota, qui n’a pas été impliqué dans cette étude.

Alors que les derniers bilans communiqués en Chine continentale laissent à penser que l’épidémie ralentit, il est difficile de déterminer dans quelle mesure le déclin du nombre de nouveaux cas de contamination quotidiens relève de la nouvelle méthode de diagnostic ou d’une baisse réelle du nombre d’infections.

Les autorités chinoises considèrent désormais qu’un cas de contamination est confirmé après analyse génétique et non plus seulement à l’aide de radiographie des poumons.

L’épidémie a causé 114 décès supplémentaires mercredi en Chine continentale, ont rapporté jeudi les autorités sanitaires locales, ce qui porte à 2.118 le nombre de décès causés par le virus dans le pays.

Dans son bilan quotidien, la Commission nationale de la santé a fait état jeudi de 394 nouveaux cas de contamination, contre 1.749 la veille. Au total, 74.576 personnes ont contracté la maladie en Chine continentale depuis son apparition.

“Nous sommes encouragés par cette tendance, mais ce n’est pas le moment de faire preuve de complaisance”, a commenté le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), lors d’un point de presse à Genève. Soulignant le très faible nombre de cas recensés hors de Chine, Tedros Adhanom Ghebreyesus a toutefois estimé qu’il “pourrait ne pas le rester très longtemps”.

Transmission d’entreprises : la loi Hamon censurée

Transmission d’entreprises : la loi Hamon censurée

 

 

Sympathique et pavée  de bonnes intentions- comme l’enfer-  la loi Hamon mais coupée du réel. L’obligation d’informer les salariés avant la vente d’une  entreprise a été annulée par le conseil constitutionnel. En cause le risque évident de créer la panique chez les clients, les fournisseurs et les banques. Bref une vision surréaliste de l’économie de la part d’un apparatchik du PS qui n’a jamais travaillé. Le Conseil constitutionnel a donc censuré une disposition de la loi Hamon sur l’économie sociale et solidaire qui prévoyait l’annulation d’une cession d’entreprise si les salariés n’avaient pas été informés de cette vente au préalable.  La loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire dite « loi Hamon » prévoit en effet d’obliger toute entreprise de moins de 250 salariés d’informer chacun d’entre eux avant toute cession pour leur permettre de proposer une offre de reprise. En cas de non-respect de cette obligation d’information, la justice pouvait être saisie par un salarié et ordonner l’annulation de la vente de l’entreprise.  L’entreprise Holding Désile a donc soulevé une question prioritaire de constitutionnalité. La société estimait que l’obligation d’information des salariés en cas de vente de l’entreprise portait une atteinte excessive à la liberté d’entreprendre et au droit de propriété.  Elle considérait enfin que la possible annulation d’une vente d’entreprise ne respectait pas le principe de proportionnalité de la peine. Sur l’obligation d’informer les salariés, le Conseil constitutionnel a déclaré que la disposition était légale puisque le législateur avait poursuivi un objectif d’intérêt général en permettant par tous les moyens la reprise d’une entreprise et la poursuite de son activité.  En revanche, la possibilité d’annuler une vente d’entreprise si tous les salariés n’en sont pas informés a été jugée comme une atteinte disproportionnée à la liberté d’entreprendre. L’obligation d’information doit uniquement permettre aux salariés de présenter une offre de reprise, sans que celle-ci s’impose au cédant. Cette disposition de la loi Hamon venait compléter la loi du 29 mars 2014 dite « loi Florange » visant à lutter contre la désindustrialisation en facilitant la reprise de sites rentables.

 

Transmission d’entreprise Benoît Hamon, l’apparatchik se trompe d’ennemi

Transmission d’entreprise Benoît Hamon, l’apparatchik se trompe d’ennemi

Hamon attaque le Medef « ce n’est pas lui qui fait la loi «  déclare-t-il ; une posture facile car attaquer le Medef est plus démagogique que de s’attaquer à l’ensemble des dirigeants d’entreprises notamment ceux des PME surtout concernés. Ce n’est pas le Medef qui fait la  loi mais Hamon non plus, c’est l’assemblée nationale. Une précision utile pour cet apparatchik pur et dur qui n’a jamais mis les pieds dans l’économie réelle puisqu’il a fait toute sa carrière professionnelle au sein du PS ; l’archétype du responsable du parti socialiste qui n’a jamais travaillé et   qui ignore tout des réalités économiques et sociales (voir à cet égard sa lamentable gestion du dossier Spanghero)  il n’a m rien compris et il est satisfait d’apparaître plus a gauche que d’autres. En fait il menace la survie de nombre de PME et leurs salariés avec qui risque d’être lâchées par les fournisseurs, les clients, les banquiers si la confidentialité de la transaction est rompue. On se méfie toujours d’une entreprise qui change de propriétaire et/ou de direction. Le bras de fer se durcit donc entre le patronat et Benoît Hamon. Pour la première fois, toutes les organisations patronales ont décidé de faire cause commune contre la disposition du projet de loi sur la cession d’entreprises. Elles ont adressé en ce sens à un texte au ministre que BF Business a publié en exclusivité vendredi 20 septembre. Le projet de loi prévoit d’obliger un chef d’entreprise de moins de 50 salariés qui veut céder son entreprise, à en informer préalablement ses salariés pour leur permettre éventuellement de se porter candidat à la reprise. Une mesure qui aurait des conséquences catastrophiques, expliquent les entreprises. Bercy a sèchement réagi ce samedi 21 septembre à cette initiative. Selon l’AFP, on s’étonne au cabinet de Benoît Hamon « de voir une demande de suppression pure et simple de la mesure » alors que lors d’entretiens bilatéraux, « chacun des représentants des organisations syndicales ont accepté le principe du groupe de travail sur ses modalités d’application auquel ils participent ». »Ce n’est pas le Medef qui fait la loi en France, a fait savoir Benoît Hamon via un collaborateur. « C’était peut être le cas sous la précédente mandature. Ce n’est pas le cas aujourd’hui ». Les syndicats de patrons estiment pourtant que les dispositions de la loi Hamon sont exorbitantes, hors du droit commun et contre-productives. Les risques selon eux: des cessions d’entreprises paralysées, la confidentialité rompue alors qu’elle est essentielle à la conclusion de la transaction, une entreprise fragilisée dans ses relations avec ses partenaires commerciaux et financiers. Ce serait, selon eux, une nouvelle épée de Damoclès au-dessus des entreprises qui se mettraient en infraction si elles passaient outre, puisque les autorités pourraient purement et simplement prononcer la nullité de la transaction. En signant ensemble cette lettre, un geste exceptionnel dans l’histoire des relations entre organisations patronales, ils veulent montrer l’incompréhension des entreprises de terrain, les TPE et petites PME. Celles-là même que le gouvernement dit vouloir protéger. Ils veulent aussi couper l’herbe sous le pied de Benoît Hamon, qui comptait visiblement jouer sur les dissensions au sein du patronat dans le cadre du débat sur la représentativité patronale. Le ministre déclarait ainsi vendredi que la « crispation du Medef » sur ce thème répondait à son « envie de montrer aux PME qu’il est plus représentatif que la CGPME ».

 

Transmission d’entreprises: le projet Hamon dangereux pour les PME

Transmission d’entreprises: le projet Hamon dangereux pour les PME  

Avertir 2 mois à l’ avance les salariés d’une transmission c’est  la rendre publique et inquiéter fournisseurs, clients et banques. D’une certaine manière cela peut remettre en cause la transmission et déstabiliser l’entreprise surtout dans un contexte extrêmement concurrentiel du faiat de la crise.  Le projet de loi sur l’économie solidaire est présenté ce 24 juillet en Conseil des ministres. Une disposition fait bondir les organisations patronales: obliger les dirigeants à avertir les salariés 2 mois avant la cession de leur entreprise.  La CGPME en est sûre: cette loi va freiner les transmissions d’entreprises! Pour l’organisation patronale, si on prévient tous les salariés d’un projet de cession en amont, l’effet est dévastateur: en interne, tout le monde s’inquiète, et en externe, les fournisseurs ou les clients se mettent à douter.  Enfin, les éventuels repreneurs hésitent à passer à l’acte face à une situation qui peut se tendre à tout moment.  L’enjeu principal de ce dossier, c’est l’emploi. Voilà pourquoi le gouvernement veut laisser cette option de reprise aussi aux salariés. Les représentants patronaux comprennent cette volonté politique d’impliquer le plus en amont possible les salariés. D’ailleurs, sans grande surprise, les représentants des SCOP, dont les associés majoritaires sont les salariés, saluent le texte. Mais ils fustigent un projet de loi qui ne prend pas en compte la réalité du terrain. Et cette réalité, c’est la discrétion qui, nous dit on à la CGPME, doit être un préalable à la transmission d’entreprise.

 

 

Les PME françaises invendables

Les PME françaises invendables

Selon une étude d’Epsilon Research, un bureau d’analyse financière ­spécialisé dans les acquisitions de sociétés non cotées en Europe – qui a passé à la loupe toutes les opérations ayant touché ces deux dernières années les PME françaises valant entre 1 et 50 millions d’euros -, les sociétés hexagonales auraient de plus en plus de mal à trouver preneurs.  «La crise non résolue de la zone euro, les perspectives de récession, un contexte réglementaire et fiscal difficile pour les fonds d’investissement et l’instabilité fiscale pour les cessions transmissions expliquent la baisse du marché des ventes», analyse Grégoire Buisson, son président. Tous les indicateurs sont passés dans le rouge. Le nombre de transactions a ainsi continué sa chute cette année. De 698 en 2010, il est en effet passé à 581 cette année, soit un recul de 16,8 % en deux ans! Pis, après deux années de hausse continue, et ce en dépit de la persistance de la crise, la valeur des entreprises de taille moyenne en vente a reculé de 18 % sur les seuls neufs premiers mois de 2012. Les perspectives, quant à elles, sont loin d’être roses à en croire une majorité de professionnels des fusions-acquisitions qui prévoit un marché encore en repli l’année prochaine. Sept sur dix estiment même que les prix vont poursuivre leur baisse. La raison? Le ralentissement économique et les difficultés des repreneurs et des investisseurs à trouver des ­financements essentiellement mais aussi les mesures fiscales ­prises par le gouvernement qui ont «un impact négatif» sur le marché. Pour eux, la politique ­fiscale menée depuis six mois ­serait même «la principale entrave à son bon fonctionnement». Et l’attitude des chefs d’entreprise leur donne raison. Les patrons de PME ont en effet anticipé dès 2011 un possible changement du régime fiscal des donations lié à la probable ­élection de François Hollande en mai dernier. En un an, les cessions à titre gratuit pour transmettre leur société à un enfant ou à un membre de leur famille ont littéralement chuté. Ce repli est d’autant plus inquiétant que les transmissions familiales sont déjà deux fois moins nombreuses en France qu’en Allemagne, et trois qu’en Autriche et en Italie. Bref, une mauvaise nouvelle de plus pour la croissance des PME qui n’avait vraiment pas besoin de cela. Les chefs d’entreprise français ne sont enfin pas les seuls à afficher leur défiance à l’égard de la politique du nouvel exécutif. Selon le dernier pointage, les investisseurs étrangers ne représentent plus que 24 % des acquéreurs en 2012, contre 35 % en moyenne annuelle sur la période 2002-2008. Avec, en tête, les Européens de la zone euro, et notamment les Britanniques, tandis que le nombre d’investisseurs nord-américains demeure stable. Seule note positive au final: les Asiatiques, notamment les Chinois, sont les seuls étrangers à augmenter leurs emplettes d’année en année. Ils représentent désormais 18 % des investisseurs étrangers en France, contre 7 % en 2010. Une irrésistible ascension liée au dynamisme économique de leur pays que la politique nationale

 




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