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Traitement Coronavirus : le Remdesivir, s’impose aussi en Europe

Traitement Coronavirus : le Remdesivir, s’impose aussi en Europe  

 

Pour mieux comprendre la concurrence que se livre le traitement remdesivir de l’industriel pharmaceutique américain Gilead, il faut intégrer le prix. Le fameux   remdesivir  qui n’a pas fait davantage la preuve de son efficacité que la chloroquine a un prix d’environ 2200 $ alors que la chloroquine ( vieille molécule)  ne coûte que quelques dollars à peine . Après les autorités américaines, et un travail intensif lieu de lobbying de l’Américain Gilead( et des experts proches de Gilead,)    c’était au tour de la Commission européenne d’autoriser « la mise sur le marché conditionnelle » du remdesivir (nom commercial Veklury) pour traiter les patients de plus de 12 ans atteints de coronavirus nécessitant le recours à l’oxygène.

Le feu vert de la Commission intervient moins d’un mois après le dépôt de la demande et une semaine après la recommandation du CHMP (Comité évaluant les médicaments) et l’aval des Etats membres, contre 67 jours normalement. Le remdesivir est ainsi le « premier médicament autorisé dans l’Union européenne contre le Covid-19 », précise l’exécutif européen.

La mise sur le marché conditionnelle est un mécanisme réglementaire européen permettant la commercialisation accélérée de médicaments sur la base de données moins complètes, si les bénéfices l’emportent sur les risques dans un contexte de menace pour la santé publique, et lorsqu’il n’y a pas d’alternative. Le laboratoire n’est pas pour autant dispensé d’études complémentaires.

Le remdesivir devrait ainsi théoriquement être disponible dès samedi mais, dans la plupart des pays, un délai supplémentaire est nécessaire pour fixer le prix. Gilead a annoncé en début de semaine qu’il le mettait à disposition de tous les pays développés au même prix de 2.340 dollars, soit 2.081 euros.

En France, le remdesivir va être soumis à la procédure habituelle, qui comporte une évaluation du médicament par la Haute Autorité de Santé, puis une négociation avec le Comité Economique des Produits de Santé pour tenter d’obtenir un prix inférieur à celui affiché par Gilead.

 

Cette procédure, souvent longue (parfois plus d’un an) retarde l’arrivée sur le marché des médicaments dans l’Hexagone. Toutefois, compte tenu de la nature du besoin et de l’absence d’alternative, le processus pourrait être accéléré pour le remdesivir. Jusqu’à présent, les patients qui avaient pu être traités avec ce médicament l’ont été dans le cadre d’essai cliniques ou de protocole compassionnels (avant validation par un essai clinique, en cas d’urgence).

De son côté, Gilead veut exploiter tout le potentiel de sa molécule. Il vient d’obtenir le feu vert des autorités américaines pour commencer un essai clinique avec une version inhalée du médicament, jusque-là injectable. Si cette formulation se montrait efficace, cela permettrait une utilisation hors de l’hôpital et à des stades plus précoces de la maladie. Gilead prévoit ainsi de commencer en août un essai incluant 50 enfants et adolescents présentant des formes modérées à sévère de la maladie, dans plus de trente lieux aux Etats-Unis et en Europe.

Si les cas graves de la maladie chez les moins de 21 ans sont rares, ils peuvent entraîner chez 2 pour 100.000 d’entre eux, une maladie inflammatoire appelée « syndrome multi-inflammatoire chez les enfants » ou « Kawasaki like ». D’où l’intérêt de prévenir les formes graves. Enfin, Gilead prévoit également de tester le remdesivir en combinaison avec des médicaments anti inflammatoires tels que l’Olumiant de Lilly ou l’Actemra de Roche, mais aussi la dexamethasone. Le seul problème c’est que le Remdesivir n’a pas fait la preuve d’une plus grande efficacité que la chloroquine. Pour l’instant aucune molécule ne peut prétendre malheureusement constituer le traitement incontournable.

 

Traitement Coronavirus : une bataille de fric

Traitement Coronavirus : une  bataille de fric  

 

Indéniablement les chercheurs sont lancés dans une guerre de recherche à la fois pour traiter le Coronavirus et au-delà trouver un vaccin. Parallèlement,  une guerre est engagée  entre les industries pharmaceutiques qui souhaitent imposer que coûte que coûte  leur remède y compris en faisant fi des études épidémiologiques et des procédures de validation. Ainsi en est-il du remdesivir produit de l’industrie américaine (Gilead) . Mais ce remède miracle revendiqué par l’industrie américaine ne semble pas plus efficace qu’un placebo.

Pour l’instant, pour les résultats positifs, il faut s’en remettre à un communiqué de Gilead.

« Gilead Sciences a connaissance de données positives émanant de l’étude conduite par l’Institut national des allergies et maladies infectieuses sur son médicament antiviral remdesivir pour le traitement du Covid-19″, a indiqué la société.

« Positif » signifie que les malades traités se sont rétablis plus vite, selon les objectifs déclarés de l’étude.

Le directeur de l’Institut des maladies infectieuses, Anthony Fauci, s’est montré prudemment optimiste mercredi. Ce n’est pas une victoire par K.-O., a-t-il dit dans le Bureau ovale à côté du président Donald Trump, mais c’est une « importante preuve de concept ».

La mortalité du groupe témoin serait de 11%, contre 8% dans le groupe remdesivir, selon Anthony Fauci.

 

« C’est très positif », a résumé Donald Trump.

Cet essai clinique américain avait commencé le 21 février et devait inclure 800 malades du Covid-19 aux Etats-Unis et dans d’autres pays.

Ni les patients, ni les médecins ne savaient si la solution injectée par intraveineuse était le remdesivir ou le placebo, qui ressemblait au médicament mais ne contenait que des ingrédients inactifs.

De multiples essais cliniques sont en cours en Europe, en Asie et aux Etats-Unis pour trouver un traitement efficace contre le Covid-19. Le remdesivir est l’une des thérapies testées, aux côtés d’autres antiviraux ou encore de l’hydroxychloroquine.

Pour l’instant, seule l’étude chinoise, menée du 6 février au 12 mars dans dix hôpitaux de Wuhan, a été dûment évaluée et publiée. Ses résultats avaient fuité le 23 avril brièvement sur le site de l’Organisation mondiale de la Santé.

237 malades avaient participé, dont deux tiers traités par le remdesivir. Les médecins voulaient plus de 450 participants, mais la pandémie s’est arrêtée à Wuhan avant d’avoir pu atteindre ce nombre.

« Le traitement par remdesivir n’accélère pas la guérison ni ne réduit la mortalité liée au Covid-19 par rapport à un placebo », selon un résumé de l’étude, publiée par The Lancet.

« Malheureusement, notre essai a montré que bien que sûr et bien toléré, le remdesivir n’a pas montré de bénéfice significatif par rapport au placebo », a commenté l’auteur principal de l’étude, le professeur Bin Cao, cité dans un communiqué du Lancet.

 

La bataille continue donc entre les partisans du traitement américain et les partisans de la chloroquine. Une bataille normalement de nature scientifique mais qui a largement émergé dans les médias depuis des semaines. Le professeur Raoult de Marseille utilise la chloroquine a été la cible de nombreux experts et médias. Il s’est expliqué devant la commission parlementaire en indiquant clairement que certains de ses collègues défendaient des industries pharmaceutiques en raison d’intérêts personnels. Il a condamné ces conflits d’intérêts. Il a invité les membres de la commission parlementaire à consulter Internet sur ces conflits d’intérêts « tout y est » a-t-il déclaré. De fait  l’un de ces experts parisiens les plus virulents contre le professeur Raoult qu’on voit souvent sur les chaînes d’information entretient quelques liens avec l’industrie pharmaceutique , extrait de wikipédia:

« De 2011 à 2016, cet expert effectue des interventions rémunérées dans des conférences et comités d’experts des entreprises pharmaceutiques Bristol-Myers Squibb (pour un total de 10 000 euros sur 5 ans), Gilead (15 000 euros), AbbVie (3 000 euros), Janssen (3 000 euros) et Merck & Co (7 000 euros)6. Ces interventions portent sur le VIH et les hépatites B et C6. En 2016, elle est invitée à parler sur le sujet de l’hépatite C à la Conférence internationale sur les rétrovirus et les infections (CROI)7.

En 2012, elle devient experte auprès de l’Organisation mondiale de la santé, et en 2016 d’Unitaid6. Elle fait partie du panel de scientifiques du programme ONUSIDA de 2013 à 20158. En 2015, elle fait partie des auteurs du document publié par l’OMS intitulé Lignes directrices pour la prévention, les soins et le traitement en faveur des personnes atteintes de l’infection à hépatite B chronique9.

De 2011 à 2016, elle effectue des interventions rémunérées dans des conférences et comités d’experts des entreprises pharmaceutiques Bristol-Myers Squibb (pour un total de 10 000 euros sur 5 ans), Gilead (15 000 euros), AbbVie (3 000 euros), Janssen (3 000 euros) et Merck & Co (7 000 euros)6. Ces interventions portent sur le VIH et les hépatites B et C6. En 2016, elle est invitée à parler sur le sujet de l’hépatite C à la Conférence internationale sur les rétrovirus et les infections (CROI)7. »

« .

Coronavirus :encore une promesse miraculeuse de traitement d’ici septembre

Coronavirus :encore une promesse miraculeuse de traitement d’ici septembre

 

Il est clair que les groupes pharmaceutiques internationaux sont lancés dans une lutte de recherche légitime mais qui ce confond parfois avec la recherche de profits financiers liés en particulier à la remontée du niveau des actions.. Ainsi chaque jour ou presque l’un des grands groupes pharmaceutiques( en fait cinq à six dans le monde pour 50 à 60 usines de production). – Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly déclare par exemple  avoir un médicament spécifiquement conçu pour traiter le COVID-19 autorisé à être utilisé dès septembre si tout se déroule comme prévu pour l’une des deux thérapies à base d’anticorps qu’il teste actuellement, a déclaré son responsable scientifique à Reuters mercredi. Notons que les principales informations ne viennent pas des laboratoires de recherche mais des industries pharmaceutiques dans certaines d’ailleurs évertue  à démolir d’éventuels progrès qui pourraient être faits chez les concurrents. Pire le groupe pharmaceutique américain en cause avance l’idée que son traitement serait même plus efficace et plus utile qu’un vaccin avec une utilisation à caractère préventif. Bref un traitement à tout faire. Pas de doute que la bourse va réagir favorablement.

Selon Daniel Skovronsky, ces thérapies pourraient être plus utiles qu’un vaccin dans le cadre d’une utilisation généralisée comme traitement contre le COVID-19 si elles s’avèrent efficaces. Elles pourraient également être utilisées à titre préventif contre la maladie.

“Pour l’indication du traitement, en particulier, cela pourrait aller assez vite”, a-t-il déclaré à Reuters. “Si en août ou septembre, nous constatons que les personnes qui ont été traitées ne progressent pas vers l’hospitalisation, cela constituerait une donnée importante et pourrait conduire à l’autorisation d’utilisation en urgence”.

“Cela vous place donc dans la période de l’automne : septembre, octobre, novembre n’est pas déraisonnable”, a-t-il dit.

Les vaccins actuellement développés et testés ne seront probablement pas prêts avant la fin de l’année au plus tôt.

Au début du mois, Eli Lilly a annoncé avoir commencé à tester deux traitements d’anticorps distincts chez les patients atteints de COVID-19. L’un, actuellement désigné LY-CoV555, est développé en partenariat avec la société biotechnologique canadienne AbCellera. L’autre, JS016, est développé en collaboration avec le fabricant chinois de médicaments Shanghai Junshi Biosciences.

Tous deux fonctionnent en bloquant une partie de la protéine du virus qu’il utilise pour pénétrer dans les cellules humaines et se répliquer.

Le troisième anticorps candidat au traitement de Lilly agit sur une partie différente du virus et sera très probablement testé en combinaison avec l’un ou les deux autres, a expliqué Daniel Skovronsky. La question n’est pas de savoir si le traitement de la société pharmaceutique américaine est efficace ou pas, elle les peut-être mais encore faudrait-il la soumettre au méthodologies qui permettent de vérifier son efficacité et de contrôler ses contre-indications. À ce rythme pas de doute une autre industrie va sans doute annoncer un traitement va avoir un bassin dans les jours qui viennent !

Coronavirus :encore une promesse miraculeuse de traitement d’ici septembre

Coronavirus :encore une promesse miraculeuse de traitement d’ici septembre

 

Il est clair que les groupes pharmaceutiques internationaux sont lancés dans une lutte de recherche légitime mais qui ce confond parfois avec la recherche de profits financiers liés en particulier à la remontée du niveau des actions.. Ainsi chaque jour ou presque l’un des grands groupes pharmaceutiques( en fait cinq à six dans le monde pour 50 à 60 usines de production). – Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly déclare par exemple  avoir un médicament spécifiquement conçu pour traiter le COVID-19 autorisé à être utilisé dès septembre si tout se déroule comme prévu pour l’une des deux thérapies à base d’anticorps qu’il teste actuellement, a déclaré son responsable scientifique à Reuters mercredi. Notons que les principales informations ne viennent pas des laboratoires de recherche mais des industries pharmaceutiques dans certaines d’ailleurs évertue  à démolir d’éventuels progrès qui pourraient être faits chez les concurrents. Pire le groupe pharmaceutique américain en cause avance l’idée que son traitement serait même plus efficace et plus utile qu’un vaccin avec une utilisation à caractère préventif. Bref un traitement à tout faire. Pas de doute que la bourse va réagir favorablement.

Selon Daniel Skovronsky, ces thérapies pourraient être plus utiles qu’un vaccin dans le cadre d’une utilisation généralisée comme traitement contre le COVID-19 si elles s’avèrent efficaces. Elles pourraient également être utilisées à titre préventif contre la maladie.

“Pour l’indication du traitement, en particulier, cela pourrait aller assez vite”, a-t-il déclaré à Reuters. “Si en août ou septembre, nous constatons que les personnes qui ont été traitées ne progressent pas vers l’hospitalisation, cela constituerait une donnée importante et pourrait conduire à l’autorisation d’utilisation en urgence”.

“Cela vous place donc dans la période de l’automne : septembre, octobre, novembre n’est pas déraisonnable”, a-t-il dit.

Les vaccins actuellement développés et testés ne seront probablement pas prêts avant la fin de l’année au plus tôt.

Au début du mois, Eli Lilly a annoncé avoir commencé à tester deux traitements d’anticorps distincts chez les patients atteints de COVID-19. L’un, actuellement désigné LY-CoV555, est développé en partenariat avec la société biotechnologique canadienne AbCellera. L’autre, JS016, est développé en collaboration avec le fabricant chinois de médicaments Shanghai Junshi Biosciences.

Tous deux fonctionnent en bloquant une partie de la protéine du virus qu’il utilise pour pénétrer dans les cellules humaines et se répliquer.

Le troisième anticorps candidat au traitement de Lilly agit sur une partie différente du virus et sera très probablement testé en combinaison avec l’un ou les deux autres, a expliqué Daniel Skovronsky. La question n’est pas de savoir si le traitement de la société pharmaceutique américaine est efficace ou pas, elle les peut-être mais encore faudrait-il la soumettre au méthodologies qui permettent de vérifier son efficacité et de contrôler ses contre-indications. À ce rythme pas de doute une autre industrie va sans doute annoncer un traitement va avoir un bassin dans les jours qui viennent !

Coronavirus : un nouveau traitement français autour de l’anakinra

Coronavirus : un nouveau traitement   autour de l’anakinra

 

Peut-être un espoir de traitement avec l’utilisation d’une molécule  déjà connue. Reste à savoir si des industries pharmaceutiques internationales ne vont pas rapidement démolir la pertinence du traitement comte  tenu de son coût et donc de son prix relativement abordable. L’équipe de l’hôpital Saint-Joseph (Paris) teste depuis le 18 mars les effets sur le Covid‑19 de l’anakinra, un médicament bien connu des rhumatologues – même s’il a été surpassé dans le traitement de la polyarthrite – et des spécialistes des maladies auto-inflammatoires.

La biothérapie a été injectée pendant dix jours à des patients touchés par les formes graves de la maladie, c’est‑à-dire victimes du désormais fameux «  orage inflammatoire » ou «  orage cytokinique ». Cette réaction incontrôlée du système immunitaire survenant en général une semaine après le début des symptômes peut déboucher sur un syndrome de détresse respiratoire aiguë et/ou sur la défaillance de plusieurs autres organes vitaux. «  Très vite, vers la fin mars, le visage de la maladie a changé pour nous, indique le professeur Jean-Jacques Mourad, spécialiste de médecine interne. On s’est aperçus que de nombreux patients que l’on soignait avec peine allaient mieux. C’était incroyable, ce soulagement, après des nuits blanches à faire de la médecine de guerre. »

Si l’essai était confirmé par des travaux conduits dans plusieurs centres de recherche, l’anakinra – aujourd’hui vendu dans de rares indications sous le nom commercial de Kineret par le laboratoire pharmaceutique suédois Swedish Orphan Biovitrum – pourrait devenir l’une des armes clés en cas de deuxième vague. Un outil dont le coût serait limité à quelques centaines d’euros pour dix jours de traitement. Cela constituerait une arme précieuse pour la terrible deuxième phase inflammatoire mais pas le Graal : «  Certains antiviraux administrés en traitement préventif ou au début de la maladie seront sans doute utiles pour les formes légères, en première phase, estime Gilles Hayem. Et pour les complications comme la thrombose, qui surviennent dans un troisième temps, d’autres médicaments seront nécessaires. »

La chloroquine comme traitement contre le Covid-19 utilisée aux Etats-Unis

La chloroquine comme traitement contre le Covid-19 utilisée aux  Etats-Unis

 

Plusieurs pays notamment les États-Unis ont décidé de recourir à chloroquine comme moyen de traitement du Coronavirus.

Dès le début de la crise en France, Didier Raoult, directeur de l’IHU Méditerranée, un des meilleurs experts mondiaux en matière de maladies transmissibles regrettait le parisianisme des experts médicaux. Il n’avait sans doute pas tort  car si beaucoup d’experts de terrain et de spécialistes se sont exprimés avec pertinence beaucoup ont aussi raconté des bêtises simplement parce qu’ils avaient un micro sous le nez. Faute de connaissances suffisantes, beaucoup auraient dû reconnaître avec modestie les champs d’ignorance relative au Coronavirus aussi bien concernant sa nature, que son processus de propagation et son traitement.

Didier Raoult a avancé l’idée qu’on pourrait utiliser comme traitement y compris préventif un antipaludéen (chloroquine, nivaquine nom commerciale notamment nivaquine. ). On sait que les chercheurs ne se font pas de beaucoup de cadeaux entre eux et la course à la concurrence en matière de recherche est souvent redoutable mais aussi parfois détestable. Ainsi Didier Raoult a été ridiculisé par certains experts. Or ses études récents démontrent que l’utilisation de l’antipaludéen a des effets relativement bénéfiques. D’après une étude chinoise ce traitement par un antipaludéen réduirait à quatre jours le temps de portage du virus, contre 14 à 20 jours sans traitement. Mais faute d’une cohorte suffisamment large et d’une analyse poussée des effets secondaires, cette étude a été décriée par certains chercheurs et la nouvelle a même été présentée comme une fake news par des médias français et, pendant plusieurs heures, par le site du ministère de la Santé.

Un nouvel essai clinique effectué cette fois Marseille incluant 24 patients, avec des doses administrées plus faibles que l’essai chinois : 600 mg par jour contre deux fois 500 mg en Chine. Et les résultats sont très encourageants. Au bout de six jours de traitement par Plaquenil – un des noms commerciaux de l’hydroxychloroquine -, seuls 25 % des patients sont porteurs du virus, contre 90 % dans le groupe témoin. Mieux, lorsque l’on associe à l’hydroxyhloroquine de l’azythromycine, un antibiotique connu pour ses effets antiviraux, ce chiffre est presque nul. « Or, tous ceux qui meurent, meurent avec le virus. Ne plus avoir le virus change le pronostic ». Et ce délai de portage raccourci a bien sûr un impact sur le risque de contagion. La bonne nouvelle est aussi que ce traitement est peu coûteux et facile à produire. Quant aux effets secondaires, ils existent mais sont relativement connus et maîtrisés selon les posologies adoptées, assure le professeur.

Chaque jour, l’IHU réalise 1100 diagnostics du virus. Didier Raoult fait également partie du conseil scientifique chargé de conseiller le gouvernement sur l’épidémie, ce qui ne l’empêche pas d’interroger la stratégie mise en l’œuvre actuellement, et en particulier l’absence de recours systématique au test. « Si quelqu’un est malade, est-ce qu’il fait ce qu’on lui dit, à savoir rester chez lui en attendant que cela passe, jusqu’à ce qu’il ait une détresse respiratoire ou bien est-ce qu’il se fait tester et traiter ? C’est une vraie question ». A l’inverse, il cite l’exemple de la Corée du Sud qui a systématisé le diagnostic, se plaçant deuxième en nombre de tests par habitant, loin devant la France qui occupe la vingtième place. Et d’en appeler à rattraper ce retard pour endiguer au plus vite l’épidémie. Il ajoute que le frein au test généralisé n’est pas technologique mais avant tout logistique. « C’est un test PCR banal que tout le monde fait. Il faut prendre des mesures pragmatiques« . Quitte à envisager, pourquoi pas, l’auto-prélèvement.

 

Coronavirus 19-nCoV : un traitement dans quelques semaines ?

Coronavirus 19-nCoV : un traitement dans quelques semaines ?

Un traitement contre le virus chinois, « C’est l’affaire de quelques semaines », a affirmé samedi 8 février Manuel Rosa-Calatrava, le directeur de recherche à l’Inserm et directeur adjoint du laboratoire VirPath à Lyon sur France Info

 

 

franceinfo : Comment travaille votre laboratoire ?

 

Manuel Rosa-Calatrava : Nous avons développé et validé une stratégie assez innovante qui est basée sur le repositionnement des médicaments. C’est-à-dire comprendre leurs effets secondaires et les exploiter pour les rediriger vers des nouvelles indications thérapeutiques, et en l’occurrence des indications thérapeutiques infectieuses. On a validé cette stratégie dans le domaine de la grippe : nous avons un médicament contre l’hypertension que nous avons repositionné et validé dans différents modèles précliniques et nous menons actuellement un essai clinique de phase 2 avec l’ambition d’inclure 176 patients grippe sévère dans 26 centres de réanimation de France.

 

En quoi cette stratégie est-elle innovante ?

L’avantage, c’est qu’en puisant dans la pharmacopée existante, on réduit considérablement les coûts de développement, mais aussi le temps nécessaire pour proposer de nouveaux traitements aux patients. Aujourd’hui, nous sommes en train de finaliser une banque de travail de ce nouveau coronavirus, qui va nous permettre d’évaluer plusieurs médicaments que nous avons déjà repositionnés contre des coronavirus et en particulier contre le coronavirus du Moyen-Orient, le MERS-CoV, en 2013. L’autre avantage de faire du repositionnement de médicament, c’est aussi de cibler la cellule et donc de minimiser les risques de résistance des virus. On ne cible pas le virus, qui peut muter, on cible la cellule et on essaye d’induire un état cellulaire défavorable à ce virus.

Combien de temps cela va-t-il prendre pour trouver un traitement ?

 

C’est l’affaire de quelques semaines, on est dans des modèles précliniques. On a un modèle très particulier à Lyon, c’est un épithélium respiratoire humain qui est cultivé in vitro, qui est extrêmement physiologique et qui nous permet de bien évaluer et bien valider des traitements qui pourraient être directement donnés aux patients. On travaille aussi en coordination avec l’institut Pasteur à Paris qui évalue d’autres types de molécules, en particulier des molécules anti-Ebola ou anti-HiV qui ont été développées ces dernières années et qu’ils vont tester contre ce nouveau coronavirus. On a aussi l’ambition de proposer un traitement en combinaison : combiner les médicaments qu’on repositionne et qui ciblent la molécule, avec ces antiviraux classiques qui ciblent le virus, pour essayer d’avoir des effets antiviraux synergiques.

Virus chinois: pas de traitement avant des semaines et des mois

Virus chinois: pas de traitement avant des semaines et des mois

Officiellement environ 25 000 cas de personnes affectées et autour de 500 décès. En  fait, peut-être 10 fois plus compte tenu de toutes les incertitudes relatives aux statistiques chinoises. Dans l’immédiat, il n’existe pas de traitement efficace. En effet la mise au point d’un éventuel vaccin mettra des semaines et plus sûrement des mois avant d’être validé. Il faut distinguer le vaccin qui a un rôle préventif du traitement proprement dit.

Plusieurs traitements, actuellement utilisés dans d’autres pathologies virales, sont en cours d’évaluation notamment aux Etats Unis en  utilisant une classe de médicaments ayant servi contre Ebola. De multiples pistes sont à l’étude contre le nouveau coronavirus apparu en Chine, dont trois sont à un niveau avancé : un médicament anti-VIH (Kaletra) ; une combinaison utilisée contre le coronavirus Mers (antiviral et immunothérapie) ; et un antiviral de l’Américain Gilead testé dans le passé contre Ebola. De recherches avancées sont engagées aussi en Chine et ailleurs.

Mais  n’existe pour l’heure aucun traitement efficace connu contre le nouveau coronavirus 2019-nCoV responsable d’une flambée épidémique en Chine continentale, contrairement à certaines informations parues dans les médias, a déclaré mercredi l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Des centaines d’experts se réuniront mardi et mercredi prochains pour fixer des priorités de recherche et développement, a ajouté l’organisation. Une équipe internationale dirigée par l’OMS se rendra très prochainement en Chine, a également précisé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

La chaîne britannique Sky News a de son côté annoncé que des chercheurs avaient fait “une avancée significative” dans le développement d’un vaccin. Interrogé au sujet de ces informations de presse, un porte-parole de l’OMS a déclaré qu’il n’existait “aucune thérapie efficace contre ce (coronavirus) 2019-nCoV”.

Au-delà de la Chine continentale, où près de 500 morts et plus de 24.000 cas ont été recensés, 191 cas de contaminations par le “coronavirus de Wuhan”, dont le surnom évoque la capitale de la province chinoise du Hubei où il est apparu en décembre, ont été recensés dans une vingtaine de pays, ainsi que dans les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao. Un seul décès est survenu en dehors de Chine, aux Philippines.

«La France a besoin d’un traitement de choc» (Denis Kessler)

 «La France a besoin d’un traitement de choc» (Denis Kessler)

 

 

L e très libéral Denis Kessler, enfant terrible du Medef, milite pour une thérapie économique  de choc pour la France. Le médecin patronal n’a pas totalement tort dommage que dans son entreprise il se soigne en premier avec des émoluments un peu en décalage avec le poids  de son groupe. Pour autant son point de vue mérite d’être entendu. Le PDG de Scor s’exprime dans uen interview au Figaro.

 

LE FIGARO. - La campagne électorale traite-t-elle selon vous des véritables enjeux économiques de la France?

Denis KESSLER. - Le diagnostic que portent la plupart des candidats sur l’état de la France est erroné. Dès lors, la probabilité que la thérapeutique prescrite soit adaptée et efficace est à peu près nulle dans le meilleur des cas, et catastrophique dans le pire… La France traverse une crise aiguë, la situation est très grave. La France est en stagnation. En 2016, le PIB n’a crû que de 1,1 %… Et ce malgré la perfusion d’un déficit budgétaire exorbitant. La production industrielle reste 12 % en dessous de celle de 2008. Le niveau de la dette publique - bientôt un an de PIB! - est plus qu’alarmant. Et d’autant plus dangereux que les taux d’intérêt vont remonter. L’investissement productif est très insuffisant. Les comptes extérieurs de la France sont déficitaires. Quant au chômage…

Nous venons de perdre cinq ans. C’est pourquoi le prochain quinquennat sera décisif. C’est le sursaut - par la transformation du pays - ou le déclin - par le rafistolage d’un modèle périmé! La France a besoin d’un traitement de fond et de choc! La France a surtout besoin d’une vision mobilisatrice pour se reforger un destin et sortir de la patouille actuelle.

Vous plaidez pour des réformes structurelles. Quelle serait la priorité?

La société française est déséquilibrée, avec une sphère publique hypertrophiée et une société civile étouffée, ployant sous les prélèvements et les réglementations. Il faut procéder au «grand rééquilibrage». C’est la condition sine qua non pour retrouver croissance, compétitivité et plein-emploi. L’objectif contraignant devrait être de retrouver le niveau de dépenses publiques et sociales de notre principal partenaire - l’Allemagne - avec qui nous partageons la même monnaie, en passant de 57 % du PIB à 44 %, tout en éradiquant les déficits. Il en va de notre destin national et de notre rang dans le monde. Le chantier est énorme, mais d’autres pays ont réussi des redressements de même ampleur.

Vous regrettez le manque de vision de cette campagne. Redoutez-vous celle que développent les extrêmes, de Marine Le Pen à Jean-Luc Mélenchon?

Populisme, protectionnisme et mauvais patriotisme qu’incarnent et que défendent les extrêmes sont le terreau de l’obscurantisme. Je suis très inquiet lorsque j’entends certains candidats multiplier les anathèmes, et accuser le capitalisme, la mondialisation, l’Europe, l’immigration, la Chine, le libéralisme, le patronat, l’euro… Les extrémistes de droite et de gauche font en permanence monter des boucs émissaires sur l’autel. C’est le retour de l’obscurantisme. Il faut le combattre.

La sortie de l’euro est-elle inenvisageable?

Une sortie de l’euro serait une catastrophe. Cela ruinerait tous les efforts consentis depuis vingt ans, et provoquerait une dévaluation de l’ordre de 25 % de notre «nouveau franc», un phénomène d’inflation importée au coût exorbitant pour tous, une fuite des capitaux, des cerveaux et des compétences. On sortirait de l’histoire par la petite porte, celle des oubliettes.

Assurances autos : égalité de traitement pour les jeunes et les femmes

Assurances autos : égalité de traitement pour les jeunes et les femmes

 

A partir du 21 décembre 2012, les compagnies d’assurances européennes devront respecter l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes : ce sera le même tarif pour tous. Les assureurs vont abandonner l’avantage accordé aux catégories de population considérées comme moins à risque. Dans les nouveaux contrats, les jeunes conducteurs et conductrices paieront les mêmes primes d’assurance-automobile. Relevées par les statistiques d’accidents, les différences de comportement dans les deux premières années de conduite automobile amènent les compagnies à faire payer des primes plus chères aux jeunes conducteurs. Cette règle va disparaître en raison d’un arrêt rendu le 1er mars 2011 par la Cour européenne de Justice. Les magistrats ont estimé que le principe d’égalité de traitement devait être garanti en matière d’assurances.  Les nouveaux contrats d’assurances automobile, santé, emprunt, ou assurance-vie prévoyance, seront soumis aux tarifs unisexes. Cela ne s’appliquera pas aux contrats existant en tacite reconduction et ne remettra pas en cause le principe des bonus que les assureurs octroient aux bons conducteurs.

 




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