Archive pour le Tag 'toute'

Retailleau: candidat de toute la droite

Retailleau: candidat de toute la droite

De semaine en semaine, Retailleau s’affirme comme le candidat qui veut reconstruire toute la droite française évidemment dans la perspective des élections notamment présidentielles.

«Je veux reconstruire la droite, et pour cela, faire revenir à nous ceux que nous avons déçus et qui sont partis voter Le Pen, Zemmour, Macron ou se sont abstenus». Dans un entretien accordé à La Tribune ce samedi 3 mai, le ministre de l’intérieur Bruno Retailleau a déroulé les grandes lignes de ses ambitions s’il venait à être élu président des Républicains lors de la primaire du parti.

Cette élection sera décisive pour «reconfigurer non seulement la droite française, mais aussi le paysage politique français», défend ainsi l’élu. Dont les «propositions claires et fermes pour l’immigration ou la sécurité» sont soutenues par les Français de droite, comme par «beaucoup d’électeurs qui votaient à gauche également», argue encore le Vendéen. De quoi faire espérer à l’élu républicain le rassemblement de nombreux Français sur «une politique de la majorité nationale», à l’inverse des «politiques de minorités» construites par les gouvernements qui vouaient les Français comme «des clientèles successives».

«Je ne suis pas certain que depuis le début de la Ve République il y ait eu un ministre de l’intérieur à la parole plus libre. (…) Ma sincérité est ma force», se défend également le ministre, en réponse aux critiques de son adversaire à la primaire Laurent Wauquiez qui l’accusait d’être entravé dans ses actions par sa présence au gouvernement. Sans toutefois que Bruno Retailleau ne prévoie d’isoler l’élu de Haute-Loire si ce dernier perdait l’élection : en cas de victoire, Bruno Retailleau compte lui proposer de l’associer «à la gouvernance de notre famille politique».

Retailleau, en réponse à Vauquiez quelque sorte défend cependant ses conditions pour que la droite continue de participer au gouvernement, «sortir des mensonges de la gauche» qui prétendraient «qu’en travaillant moins, on se porterait mieux» et que «la dépense publique créerait la croissance». L’objectif, pour le ministre : «réduire les dépenses publiques» de l’État bureaucratisé, et «investir pour favoriser la croissance potentielle de demain», en travaillant plus et en baissant le niveau des charges sociales salariales, ou encore en encourageant «l’investissement pour relancer la compétitivité». «Nous devons redevenir une nation d’ingénieurs», martèle Bruno Retailleau.

Automobile : Toute la filière menacée

Automobile : Toute la filière menacée

 

ENTRETIEN  dans la Tribune avec  Luc Chatel, président du Groupement des industriels qui constatent une baisse de près de 25 % des ventes des voitures neuves. En cause l’orientation chaotique et précipitée vers un marché automobile… surtout chinois. Alors que le Mondial de l’auto débute ce lundi à Paris, le président du lobby organisateur, Luc Chatel, milite pour un « pacte industriel européen » afin de relancer le secteur. Faute de cela, le secteur pourrait connaître une crise dévastatrice et 40 000 emplois pourraient être menacés. 

-Le Mondial de l’automobile ouvre ses portes ce lundi dans un contexte de crise. Cela vous préoccupe-t-il ?

LUC CHATEL - Alors que le contexte est extrêmement difficile pour le secteur, nous allons, pendant une semaine, réenchanter l’automobile et faire du salon de Paris une fête. Les Français aiment l’automobile et le disent. Avant d’être une commodité, la voiture conserve une dimension émotionnelle forte. Cette 90ᵉ édition sera la rencontre entre l’innovation et la passion, entre passé et futur. Vous aurez par exemple l’exposition d’une vingtaine de véhicules emblématiques des innovations qui ont marqué le salon. En face, « La Fabrique de l’électrique », une expérience immersive au cœur des enjeux technologiques d’avenir.

 

Le problème reste que les Français achètent beaucoup moins de voitures…

Nous avons perdu, depuis 2019, l’équivalent d’une année de ventes d’automobiles en France. Et les immatriculations continuent d’afficher un recul de l’ordre de 23 % par rapport à leur niveau d’avant la crise du Covid. Le mois de septembre est le plus mauvais depuis vingt ans. Les incertitudes économiques pèsent lourdement sur le marché, dont on n’imagine pas qu’il puisse redécoller d’ici à la fin de 2024. Et les consommateurs sont perdus dans les méandres des aides à l’achat de véhicule électrique, qui changent en permanence. Depuis trois mois, les ventes d’électriques reculent ; c’est une alerte.

Très attendues au Mondial, les nouvelles citadines électriques permettront-elles de relancer le marché de l’électrique ?

Le salon fera en effet la part belle à la mobilité électrique de proximité, avec de petites citadines intégrant de grandes innovations. La nouvelle Renault 5 sera présente, par exemple, ou encore la Citroën ë-C3. Voilà deux véhicules des gammes françaises dont le prix commence à être plus abordable et qui seront les blockbusters des prochains mois en matière de passage à l’électrique.

On ne transforme pas ainsi un marché sans un niveau soutenu d’aides à l’achat.

 

 

Que peut faire l’industrie pour baisser davantage les prix, qui restent le principal frein à l’électrique ?

Je regarde déjà le chemin parcouru. En cinq ans, nous avons multiplié par dix la part de marché des véhicules électriques. Elle est de 17 % en France, quand la moyenne européenne se situe à 12 %. Mais soyons clairs : on ne transforme pas ainsi un marché sans un niveau soutenu d’aides à l’achat. Supprimez les aides, le marché s’effondre. En France, le bonus, dont le montant a déjà été revu à la baisse, a changé cinq fois en cinq ans, alors que nous n’avons jamais autant eu besoin de stabilité.

Qu’est-ce que vous anticipez sur le bonus-malus ?

On nous parle d’une enveloppe budgétaire pour les aides à l’achat qui serait réduite d’un tiers au moins. Et dans le même temps, on annonce que le malus sera alourdi comme jamais en 2025. Pour la filière automobile, c’est la double peine. Et, pour le consommateur, un impôt déguisé. Plus d’un véhicule vendu sur deux sera taxé, dont toute la gamme des Clio, des 208. Si on voulait accélérer le coup de frein sur le marché, on ne s’y prendrait pas autrement.

L’Europe a-t-elle eu raison de donner récemment son aval à une surtaxe sur les voitures électriques chinoises, selon vous ?

Nous aimons la compétition dans l’automobile, mais à condition qu’elle soit loyale. L’Europe juge que les constructeurs chinois ont pu bénéficier d’aides massives d’État, contraires aux règles de la concurrence. Il est logique qu’elle défende ses intérêts. Mais l’urgence, c’est aussi d’engager enfin une véritable stratégie industrielle en Europe.

Lire aussiMondial de l’automobile : l’éternel retour vers le futur

 

Entre Volkswagen qui pourrait fermer des usines et de nombreux avertissements sur résultats chez les constructeurs, l’industrie joue-t-elle sa survie ?

Oui, la survie de la filière est en jeu. L’Europe a déjà perdu de grandes industries… Même les géants peuvent mourir. Les têtes bien-pensantes à Bruxelles ont imaginé qu’on allait transformer une industrie centenaire du jour au lendemain à coups de règlements. Elles ont oublié qu’au bout du bout il y a le client. Le pire serait qu’à la fin, malgré les investissements sans précédent consentis par la filière dans l’électrique, les voitures ne se vendent pas. Il est temps que Bruxelles mette fin en Europe à la logique du tout-réglementaire et démontre sa capacité à se doter d’une véritable vision stratégique pour son industrie. Nous appelons à un pacte industriel européen pour l’automobile.

Partagez-vous le souhait de nombreux constructeurs de réviser l’objectif intermédiaire pour 2025 de la réglementation européenne sur les émissions de CO 2 ?

La seule façon de sortir par le haut est d’engager Bruxelles et les différents États à prendre sans délai des mesures pour stimuler la demande de véhicules électriques. La réglementation [dont l'objectif est d'en finir avec les ventes de voitures thermiques en 2035] prévoit par ailleurs une clause de revoyure en 2026. Ouvrons les discussions dès aujourd’hui et créons les conditions de réussite face à ce défi historique.

 

Les aides à l’achat essentielles pour passer à l’électrique

Aux yeux des constructeurs automobiles, les aides à l’achat des voitures électriques sont fondamentales pour soutenir la filière. C’est ce que confirme une enquête du CSA pour le compte de la Plateforme automobile. D’après ce sondage mené au mois de septembre, 77 % des Français renonceraient à acheter une voiture électrique si la prime à la conversion et le bonus écologique devaient disparaître. Cet enseignement ne constitue pas une surprise. « En Allemagne, le marché s’est absolument effondré il y a un an parce que le gouvernement a arrêté les aides », rappelle Luc Chatel.

 

 

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Le tassement économique chinois pèse toute l’économie mondiale

Le tassement économique chinois  pèse toute l’économie mondiale

 

En dépit ou peut-être à cause des mesures protectionnistes de nombreux États vis-à-vis des importations notamment chinoises mais pas seulement, la croissance mondiale se trouve affectée par le net tassement de la croissance en Chine. Même les États-Unis sont concernés et l’Europe  bien entendu notamment l’Allemagne. À cela s’ajoute évidemment les risques géopolitiques avec les conflits en Ukraine et au Proche-Orient. 

La  Chine est en proie à une crise inédite de son vaste secteur immobilier, une confiance morose des ménages et des entreprises, ce qui pénalise la consommation, tandis que les tensions géopolitiques avec Washington et l’Union européenne menacent son commerce extérieur.

La croissance du géant asiatique a été plus faible que prévu au cours du trimestre terminé en juin (+4,7% sur un an). Et les dernières données vont aussi dans le sens d’un ralentissement au troisième trimestre.

La production industrielle s’est tassée en juillet (+5,1% sur un an), selon des chiffres publiés par le Bureau national des statistiques (BNS), soit son rythme le plus faible depuis mars. Elle avait progressé de +5,3% en juin et les analystes interrogés par Bloomberg s’attendaient en juillet à un ralentissement plus modéré (+5,2%).

Le taux de chômage a lui aussi augmenté (5,2%) par rapport à juin (5%). Ce chiffre dresse toutefois un tableau incomplet de la conjoncture, car il n’est calculé que pour les villes. Le taux de chômage chez les 16-24 ans était en juin de 13,2%, en se basant sur un nouveau critère qui exclut désormais les étudiants.

 

La croissance mondiale devrait se maintenir à 2,6 % en 2024 avant de remonter légèrement à 2,7 % en moyenne en 2025-2026, prévoyait e rapport de la Banque mondiale. Soit un niveau bien en deçà de la moyenne de 3,1 % enregistrée au cours de la décennie précédant la pandémie de COVID-19. D’après ces prévisions, dans 60 % des économies, qui représentent ensemble plus de 80 % de la population mondiale et du PIB mondial, la croissance sur la période 2024-2026 sera plus lente qu’au cours de la décennie pré-COVID.

Dans l’ensemble des économies en développement, la croissance devrait légèrement fléchir par rapport à 2023, pour s’établir en moyenne à 4 % en 2024-2025. Elle devrait s’accélérer dans les pays à faible revenu, pour atteindre 5 % en 2024, contre 3,8 % en 2023. Dans 75 % d’entre eux, toutefois, les perspectives de croissance pour 2024 ont été revues à la baisse par rapport aux prévisions établies en janvier. Dans les économies avancées, la croissance devrait rester stable à 1,5 % en 2024 .Ces prévisions devraient cependant être revues en baisse d’ici la fin de l’année

Croissance: Le tassement économique chinois pèse toute l’économie mondiale

Croissance: Le tassement économique chinois  pèse toute l’économie mondiale

 

En dépit ou peut-être à cause des mesures protectionnistes de nombreux États vis-à-vis des importations notamment chinoises mais pas seulement, la croissance mondiale se trouve affectée par le net tassement de la croissance en Chine. Même les États-Unis sont concernés et l’Europe  bien entendu notamment l’Allemagne. À cela s’ajoute évidemment les risques géopolitiques avec les conflits en Ukraine et au Proche-Orient. 

La  Chine est en proie à une crise inédite de son vaste secteur immobilier, une confiance morose des ménages et des entreprises, ce qui pénalise la consommation, tandis que les tensions géopolitiques avec Washington et l’Union européenne menacent son commerce extérieur.

La croissance du géant asiatique a été plus faible que prévu au cours du trimestre terminé en juin (+4,7% sur un an). Et les dernières données vont aussi dans le sens d’un ralentissement au troisième trimestre.

La production industrielle s’est tassée en juillet (+5,1% sur un an), selon des chiffres publiés par le Bureau national des statistiques (BNS), soit son rythme le plus faible depuis mars. Elle avait progressé de +5,3% en juin et les analystes interrogés par Bloomberg s’attendaient en juillet à un ralentissement plus modéré (+5,2%).

Le taux de chômage a lui aussi augmenté (5,2%) par rapport à juin (5%). Ce chiffre dresse toutefois un tableau incomplet de la conjoncture, car il n’est calculé que pour les villes. Le taux de chômage chez les 16-24 ans était en juin de 13,2%, en se basant sur un nouveau critère qui exclut désormais les étudiants.

 

La croissance mondiale devrait se maintenir à 2,6 % en 2024 avant de remonter légèrement à 2,7 % en moyenne en 2025-2026, prévoyait e rapport de la Banque mondiale. Soit un niveau bien en deçà de la moyenne de 3,1 % enregistrée au cours de la décennie précédant la pandémie de COVID-19. D’après ces prévisions, dans 60 % des économies, qui représentent ensemble plus de 80 % de la population mondiale et du PIB mondial, la croissance sur la période 2024-2026 sera plus lente qu’au cours de la décennie pré-COVID.

Dans l’ensemble des économies en développement, la croissance devrait légèrement fléchir par rapport à 2023, pour s’établir en moyenne à 4 % en 2024-2025. Elle devrait s’accélérer dans les pays à faible revenu, pour atteindre 5 % en 2024, contre 3,8 % en 2023. Dans 75 % d’entre eux, toutefois, les perspectives de croissance pour 2024 ont été revues à la baisse par rapport aux prévisions établies en janvier. Dans les économies avancées, la croissance devrait rester stable à 1,5 % en 2024 .Ces prévisions devraient cependant être revues en baisse d’ici la fin de l’année

Le tassement économique de la Chine pèse toute l’économie mondiale

Le tassement économique de la Chine pèse toute l’économie mondiale

 

En dépit ou peut-être à cause des mesures protectionnistes de nombreux États vis-à-vis des importations notamment chinoises mais pas seulement, la croissance mondiale se trouve affectée par le net tassement de la croissance en Chine. Même les États-Unis sont concernés et l’Europe  bien entendu notamment l’Allemagne. À cela s’ajoute évidemment les risques géopolitiques avec le conflit en Ukraine et au Proche-Orient. 

La  Chine est en proie à une crise inédite de son vaste secteur immobilier, une confiance morose des ménages et des entreprises, ce qui pénalise la consommation, tandis que les tensions géopolitiques avec Washington et l’Union européenne menacent son commerce extérieur.

La croissance du géant asiatique a été plus faible que prévu au cours du trimestre terminé en juin (+4,7% sur un an). Et les dernières données vont aussi dans le sens d’un ralentissement au troisième trimestre.

La production industrielle s’est tassée en juillet (+5,1% sur un an), selon des chiffres publiés par le Bureau national des statistiques (BNS), soit son rythme le plus faible depuis mars. Elle avait progressé de +5,3% en juin et les analystes interrogés par Bloomberg s’attendaient en juillet à un ralentissement plus modéré (+5,2%).

Le taux de chômage a lui aussi augmenté (5,2%) par rapport à juin (5%). Ce chiffre dresse toutefois un tableau incomplet de la conjoncture, car il n’est calculé que pour les villes. Le taux de chômage chez les 16-24 ans était en juin de 13,2%, en se basant sur un nouveau critère qui exclut désormais les étudiants.

 

La croissance mondiale devrait se maintenir à 2,6 % en 2024 avant de remonter légèrement à 2,7 % en moyenne en 2025-2026, prévoyait e rapport de la Banque mondiale. Soit un niveau bien en deçà de la moyenne de 3,1 % enregistrée au cours de la décennie précédant la pandémie de COVID-19. D’après ces prévisions, dans 60 % des économies, qui représentent ensemble plus de 80 % de la population mondiale et du PIB mondial, la croissance sur la période 2024-2026 sera plus lente qu’au cours de la décennie pré-COVID.

Dans l’ensemble des économies en développement, la croissance devrait légèrement fléchir par rapport à 2023, pour s’établir en moyenne à 4 % en 2024-2025. Elle devrait s’accélérer dans les pays à faible revenu, pour atteindre 5 % en 2024, contre 3,8 % en 2023. Dans 75 % d’entre eux, toutefois, les perspectives de croissance pour 2024 ont été revues à la baisse par rapport aux prévisions établies en janvier. Dans les économies avancées, la croissance devrait rester stable à 1,5 % en 2024 .Ces prévisions devraient cependant être revues en baisse d’ici la fin de l’année

Macron bloque toute perspective de nouveau gouvernement pour un bon moment

Macron bloque toute perspective de nouveau gouvernement pour un bon moment

En s’opposant à un gouvernement intégrant des représentants des insoumis( ou du Front national), Macon inscrit la crise politique dans une perspective durable dont on ne voit guère l’issue pour l’instant. Macron après avoir précipité le pays dans la crise s’en lave les mains d’une certaine manière et réclame à l’assemblée nationale une impossible union permettant de constituer une majorité absolue ou relative suffisamment conséquente .

 

Si les macaroniste seraient éventuellement ouverts pour certains à la venue de responsables de gauche, d’autres y sont opposés et préfèrent le rapprochement avec LR intitulé désormais » droite républicaine » à l’assemblée. Le problème est que pour l’instant LR refuse toute perspective d’alliance avec les soutiens de Macron. Autant dire que la situation est complètement bloquée et que la lettre du chef de l’État ne fait pas avancer la situation d’un iota.

Emmanuel Macron bloque ainsi  toute tentative du Nouveau Front populaire, auquel appartient La France insoumise, de constituer un gouvernement. En négociation depuis dimanche soir, les quatre principaux partis de gauche ne sont pas parvenus dans ce délai à s’entendre sur un premier ministre à proposer au président de la République.

Croissance : une toute petite hausse- fragile- du PIB au premier trimestre

Croissance : une toute petite hausse fragile du PIB au premier trimestre

 

Bonne nouvelle avec une progression de seulement 2,2 % de l’inflation sur un an . Une mauvaise nouvelle qui en est peut-être la conséquence à savoir une toute petite hausse du PIB de 02 % au premier trimestre. Une activité par ailleurs très fragile si l’on en juge par les inquiétudes des ménages vis-à-vis du pouvoir d’achat. Même si  les prix à la consommation seraient stables, après une hausse de 0,5% en avril. Ce ralentissement serait lié à une forte baisse des prix de l’énergie, compensée en partie par les hausses des prix de l’alimentation et, dans une moindre mesure, des produits manufacturés, indique l’Insee.

 

L’Insee Indique un ralentissement de la consommation des ménages, en hausse de 0,1% au premier trimestre 2024 contre 0,2% au quatrième trimestre 2023. Cette tendance s’est accentuée en avril : la consommation des ménages a reculé de 0,8% ce mois-ci, contre une croissance de 0,2% attendue par le consensus et une hausse de 0,4% en mars. L’Insee attribue ce recul à la baisse de la consommation de produits alimentaires.

Des tomates « bio » en serre chauffée toute l’année

Des tomates « bio » en serre chauffée toute l’année

Il est de nouveau possible, depuis cet hiver, d’acheter toute l’année des tomates bio qui poussent sous des serres chauffées. Et cela crispe les puristes de l’agriculture biologique. ( sans parler des gastronomes) ( dans l’Opinion)

 

Il existe un règlement européen de 2018 qui fixe les règles de l’agriculture bio pour l’UE, pas très précis. Il dit que l’agriculture biologique doit respecter les cycles naturels des plantes. En 2019, la France avait décidé que durant la période hivernale, entre le 21 décembre et le 30 avril, il était interdit de commercialiser des « légumes ratatouilles » bio issus de serres chauffées. Décision cassée en juillet 2023 par le Conseil d’Etat : on peut acheter des tomates bio issues de serres chauffées toute l’année.

Une partie des producteurs bio trouvent cela aberrant.

Leurs arguments s’entendent : Ils font valoir que la dépense d’énergie des de serres chauffée est absurde et antiécologique. Et pour eux, les tomates c’est un légume d’été. Aucune raison de les manger en hiver. C’est rationnel.

Avec des arguments tout aussi rationnels. D’abord, les consommateurs ne sont pas tous des puristes de la saisonnalité. Des tomates bio, on en trouve l’hiver en France… venues de serres chauffées en d’Espagne, au Maroc, aux Pays-Bas… Pas concernées par l’interdiction de vente. Elles peuvent être très bonnes, tout est dans le choix de la variété. Donc : autant produire les tomates bio ici plutôt que de les importer. C’est économe en transport.

Certains producteurs bio expliquent que c’est aussi la condition pour qu’ils puissent faire vivre l’agriculture biologique et qu’elle soit plus accessible pour tous.

Cela s’entend aussi : des récoltes toute l’année, ce sont des revenus meilleurs, donc des fermes plus solides et attrayantes. C’est un des critères de la durabilité ! Cela fait baisser le coût des tomates bio. Ces agriculteurs disent qu’il y a un paradoxe dans la filière à vouloir plus de bio… Mais à le réserver à une petite élite qui peut le payer.

La serre, c’est LE moyen d’avoir des fruits et des légumes sans pesticides, parce qu’on maîtrise l’environnement. Vous le voyez le paradoxe ? Ça semble moins naturel, parce que les fruits poussent à l’abri… Ça peut émettre du carbone si on chauffe… Mais pour la biodiversité, c’est la meilleure solution. J’aime cette histoire de serre chauffée : elle dit toute la complexité des choix agricoles et elle dit, surtout, que la solution parfaite n’existe pas. Ceux qui essaient de la vendre au consommateur lui vendent souvent du vent.

L’absence de croissance en Allemagne plombe toute l’Europe

L’absence de croissance en Allemagne plombe toute l’Europe

 
L’absence de croissance en Allemagne handicape toute l’Europe car c’est le moteur de l’union économique qui tourne au ralenti. Les pays européens font du commerce avec l’Allemagne qui est le premier client de la France par exemple. Or l’Allemagne pourrait bien connaître une année nouvelle de récession en 2024

L’Allemagne reste à la fois le premier client et le premier fournisseur de la France. Son poids dans les échanges est en baisse (14% en 2020 contre plus de 17% en 2012), mais il est près de deux fois supérieur à celui des pays qui la suivent dans le classement. Or, après un recul de 0,3 % du PIB alemand l’an dernier, celui-ci ne devrait progresser que de 0,1 % cette année, selon la prévision révisée des cinq grands instituts de conjoncture allemands, publiée mercredi. Une correction drastique par rapport à leur estimation de novembre d’une croissance de 1,3 %, qui se situe juste en dessous de la propre prévision du gouvernement, de 0,2 % pour 2024.

 

L’Allemagne dont le moteur économique repose sur les exportations et surtout victimes du ralentissement chinois. La Chine est le principal partenaire commercial de l’Allemagne depuis 2016. Les importations allemandes en provenance de Chine représentent près de 12 % du commerce total de l’Allemagne et les exportations 8 %. Dans l’ensemble, les échanges commerciaux avec la Chine atteignent désormais près de 20% des échanges commerciaux allemands.

Si, par le passé, le déficit commercial de l’Allemagne vis-à-vis de la Chine a été relativement limité, il se creuse substantiellement depuis le début de l’année 2021. L’Allemagne, dont le niveau de gamme de la production industrielle est particulièrement élevé, est très dépendante de la Chine en matière d’intrants stratégiques, et en particulier dans son approvisionnement en terres rares.

Les fleurons industriels allemands dépendent également de la demande intérieure chinoise puisqu’ils y réalisent, en moyenne, environ 20% de leurs ventes, et cette part ne cesse de croître. Pour l’Allemagne, le chemin vers une moindre dépendance s’annonce long et complexe. La Chine lui fournit des intrants essentiels et elle est une source de débouchés importante pour l’industrie la plus puissante d’Europe.

Les liens commerciaux noués entre l’Allemagne et la Chine n’ont cessé de se renforcer au cours des deux dernières décennies. Alors qu’ils représentaient à peine 5% des échanges totaux de l’Allemagne au début des années 2000 (ventilé avec 3,5% pour les importations et 1,5% pour les exportations), ils pèsent aujourd’hui près de 20% .

L’absence de croissance en Allemagne handicape toute l’Europe

L’absence de croissance allemande handicape toute l’Europe

L’absence de croissance en Allemagne handicape toute l’Europe car c’est le moteur de l’union économique qui tourne au ralenti. Les pays européens font du commerce avec l’Allemagne qui est le premier client de la France par exemple. Or l’Allemagne pourrait bien connaître une année nouvelle de récession en 2024

L’Allemagne reste à la fois le premier client et le premier fournisseur de la France. Son poids dans les échanges est en baisse (14% en 2020 contre plus de 17% en 2012), mais il est près de deux fois supérieur à celui des pays qui la suivent dans le classement. Or, après un recul de 0,3 % du PIB alemand l’an dernier, celui-ci ne devrait progresser que de 0,1 % cette année, selon la prévision révisée des cinq grands instituts de conjoncture allemands, publiée mercredi. Une correction drastique par rapport à leur estimation de novembre d’une croissance de 1,3 %, qui se situe juste en dessous de la propre prévision du gouvernement, de 0,2 % pour 2024.

 

L’Allemagne dont le moteur économique repose sur les exportations et surtout victimes du ralentissement chinois. La Chine est le principal partenaire commercial de l’Allemagne depuis 2016. Les importations allemandes en provenance de Chine représentent près de 12 % du commerce total de l’Allemagne et les exportations 8 %. Dans l’ensemble, les échanges commerciaux avec la Chine atteignent désormais près de 20% des échanges commerciaux allemands.

Si, par le passé, le déficit commercial de l’Allemagne vis-à-vis de la Chine a été relativement limité, il se creuse substantiellement depuis le début de l’année 2021. L’Allemagne, dont le niveau de gamme de la production industrielle est particulièrement élevé, est très dépendante de la Chine en matière d’intrants stratégiques, et en particulier dans son approvisionnement en terres rares.

Les fleurons industriels allemands dépendent également de la demande intérieure chinoise puisqu’ils y réalisent, en moyenne, environ 20% de leurs ventes, et cette part ne cesse de croître. Pour l’Allemagne, le chemin vers une moindre dépendance s’annonce long et complexe. La Chine lui fournit des intrants essentiels et elle est une source de débouchés importante pour l’industrie la plus puissante d’Europe.

Les liens commerciaux noués entre l’Allemagne et la Chine n’ont cessé de se renforcer au cours des deux dernières décennies. Alors qu’ils représentaient à peine 5% des échanges totaux de l’Allemagne au début des années 2000 (ventilé avec 3,5% pour les importations et 1,5% pour les exportations), ils pèsent aujourd’hui près de 20% .

Russie : danger de guerre qui va concerner toute l’Europe

Russie : danger de guerre qui va concerner toute l’Europe

« Le danger russe est véritablement existentiel pour l’Europe », estime Nicolas Tenzer enseignant à Sciences-Po, spécialiste des questions internationales et de sécurité, invité ce mardi de franceinfo, alors que Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, est en visite à Washington mardi 12 décembre pour essayer de convaincre les parlementaires républicains de lui octroyer de nouveaux fonds afin de poursuivre la guerre, après un blocage du Congrès la semaine dernière.

franceinfo : Quel est l’intérêt pour Volodymyr Zelensky d’obtenir cette aide ? Risquent-ils de manquer d’équipement pour faire face à la russie ?

Nicolas Tenzer : Ça manque déjà ! On sait très bien que les Ukrainiens sont à court de munitions parce que la production côté européen et côté américain n’a pas suivi. Très concrètement, ce manque de munitions se traduit par des victimes supplémentaires. On a vu il y a quelques semaines des soldats ukrainiens obligés de se rendre et qui ont été d’ailleurs abattus par les Russes froidement. Mais ils se sont rendus d’abord parce qu’ils n’avaient pas de munitions et ne pas avoir de munitions, cela veut dire de ne pas pouvoir porter l’offensive.

Certains disent que les Ukrainiens n’ont pas choisi la bonne stratégie pendant leur contre-offensive. Mais ce n’est pas ça : la contre-offensive aurait pu réussir si les Ukrainiens avaient eu plus de missiles à longue portée, des avions de chasse, plus de temps, etc. Il n’y a pas un seul pays allié qui se battrait contre un ennemi dans les conditions dans lesquelles se battent les Ukrainiens. Ça, il faut le savoir.

La Russie rencontre-t-elle le même problème ?

La Russie souffre des sanctions. Mais on sait aussi que ces sanctions sont largement contournées : elle bénéficie notamment des drones iraniens. Elle est passée d’une certaine manière à l’économie de guerre, car grâce au contournement des sanctions elle peut avoir un certain nombre de composants pour ses armes.

« De toute manière, Vladimir Poutine ne recule devant aucun sacrifice, fût-il humain. Il peut envoyer ses hommes à l’abattoir pendant longtemps, mais il peut aussi appauvrir encore plus son pays parce qu’il est résolu vraiment à porter cette guerre contre l’Ukraine jusqu’au bout. »

Et ça, les Occidentaux doivent le savoir. Nous sommes quand même très très loin de cette offensive, alors même que le danger russe est véritablement existentiel pour l’Europe.

Et il y a cette nouvelle attention concentrée sur le Proche-Orient, au détriment de la guerre en Ukraine. Est-ce un mauvais signe selon vous ?

Oui, parce que tout simplement, la vraie guerre décisive pour l’Europe et au-delà, y compris pour le Moyen-Orient, c’est la guerre contre la Russie. La Russie est alliée aux pires régimes du Moyen-Orient, est alliée avec le Hamas, avec l’Iran, avec la Syrie d’Assad, qui est le régime le plus criminel du XXIᵉ siècle… Donc je crois que c’est ça la guerre décisive. Parce qu’après, ça veut dire que toutes les autres dictatures, l’Iran, la Corée du Nord et la Chine aussi sur Taïwan, vont se sentir renforcées, si nous, Européens et Américains, ne montrons pas une détermination sans faille, pas seulement dans le soutien à l’Ukraine, mais véritablement dans la volonté de faire que l’Ukraine gagne et que la Russie perde de manière décisive.

Russie et guerre : le danger qui va concerner toute l’Europe

Russie et guerre : le danger qui va concerner toute l’Europe

« Le danger russe est véritablement existentiel pour l’Europe », estime Nicolas Tenzer enseignant à Sciences-Po, spécialiste des questions internationales et de sécurité, invité ce mardi de franceinfo, alors que Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, est en visite à Washington mardi 12 décembre pour essayer de convaincre les parlementaires républicains de lui octroyer de nouveaux fonds afin de poursuivre la guerre, après un blocage du Congrès la semaine dernière.

franceinfo : Quel est l’intérêt pour Volodymyr Zelensky d’obtenir cette aide ? Risquent-ils de manquer d’équipement pour faire face à la russie ?

Nicolas Tenzer : Ça manque déjà ! On sait très bien que les Ukrainiens sont à court de munitions parce que la production côté européen et côté américain n’a pas suivi. Très concrètement, ce manque de munitions se traduit par des victimes supplémentaires. On a vu il y a quelques semaines des soldats ukrainiens obligés de se rendre et qui ont été d’ailleurs abattus par les Russes froidement. Mais ils se sont rendus d’abord parce qu’ils n’avaient pas de munitions et ne pas avoir de munitions, cela veut dire de ne pas pouvoir porter l’offensive.

Certains disent que les Ukrainiens n’ont pas choisi la bonne stratégie pendant leur contre-offensive. Mais ce n’est pas ça : la contre-offensive aurait pu réussir si les Ukrainiens avaient eu plus de missiles à longue portée, des avions de chasse, plus de temps, etc. Il n’y a pas un seul pays allié qui se battrait contre un ennemi dans les conditions dans lesquelles se battent les Ukrainiens. Ça, il faut le savoir.

La Russie rencontre-t-elle le même problème ?

La Russie souffre des sanctions. Mais on sait aussi que ces sanctions sont largement contournées : elle bénéficie notamment des drones iraniens. Elle est passée d’une certaine manière à l’économie de guerre, car grâce au contournement des sanctions elle peut avoir un certain nombre de composants pour ses armes.

« De toute manière, Vladimir Poutine ne recule devant aucun sacrifice, fût-il humain. Il peut envoyer ses hommes à l’abattoir pendant longtemps, mais il peut aussi appauvrir encore plus son pays parce qu’il est résolu vraiment à porter cette guerre contre l’Ukraine jusqu’au bout. »

Et ça, les Occidentaux doivent le savoir. Nous sommes quand même très très loin de cette offensive, alors même que le danger russe est véritablement existentiel pour l’Europe.

Et il y a cette nouvelle attention concentrée sur le Proche-Orient, au détriment de la guerre en Ukraine. Est-ce un mauvais signe selon vous ?

Oui, parce que tout simplement, la vraie guerre décisive pour l’Europe et au-delà, y compris pour le Moyen-Orient, c’est la guerre contre la Russie. La Russie est alliée aux pires régimes du Moyen-Orient, est alliée avec le Hamas, avec l’Iran, avec la Syrie d’Assad, qui est le régime le plus criminel du XXIᵉ siècle… Donc je crois que c’est ça la guerre décisive. Parce qu’après, ça veut dire que toutes les autres dictatures, l’Iran, la Corée du Nord et la Chine aussi sur Taïwan, vont se sentir renforcées, si nous, Européens et Américains, ne montrons pas une détermination sans faille, pas seulement dans le soutien à l’Ukraine, mais véritablement dans la volonté de faire que l’Ukraine gagne et que la Russie perde de manière décisive.

Politique- Russie: Le danger qui va concerner toute l’Europe

Politique- Russie: Le danger qui va concerner toute l’Europe

« Le danger russe est véritablement existentiel pour l’Europe », estime Nicolas Tenzer enseignant à Sciences-Po, spécialiste des questions internationales et de sécurité, invité ce mardi de franceinfo, alors que Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, est en visite à Washington mardi 12 décembre pour essayer de convaincre les parlementaires républicains de lui octroyer de nouveaux fonds afin de poursuivre la guerre, après un blocage du Congrès la semaine dernière.

franceinfo : Quel est l’intérêt pour Volodymyr Zelensky d’obtenir cette aide ? Risquent-ils de manquer d’équipement pour faire face à la russie ?

Nicolas Tenzer : Ça manque déjà ! On sait très bien que les Ukrainiens sont à court de munitions parce que la production côté européen et côté américain n’a pas suivi. Très concrètement, ce manque de munitions se traduit par des victimes supplémentaires. On a vu il y a quelques semaines des soldats ukrainiens obligés de se rendre et qui ont été d’ailleurs abattus par les Russes froidement. Mais ils se sont rendus d’abord parce qu’ils n’avaient pas de munitions et ne pas avoir de munitions, cela veut dire de ne pas pouvoir porter l’offensive.

Certains disent que les Ukrainiens n’ont pas choisi la bonne stratégie pendant leur contre-offensive. Mais ce n’est pas ça : la contre-offensive aurait pu réussir si les Ukrainiens avaient eu plus de missiles à longue portée, des avions de chasse, plus de temps, etc. Il n’y a pas un seul pays allié qui se battrait contre un ennemi dans les conditions dans lesquelles se battent les Ukrainiens. Ça, il faut le savoir.

La Russie rencontre-t-elle le même problème ?

La Russie souffre des sanctions. Mais on sait aussi que ces sanctions sont largement contournées : elle bénéficie notamment des drones iraniens. Elle est passée d’une certaine manière à l’économie de guerre, car grâce au contournement des sanctions elle peut avoir un certain nombre de composants pour ses armes.

« De toute manière, Vladimir Poutine ne recule devant aucun sacrifice, fût-il humain. Il peut envoyer ses hommes à l’abattoir pendant longtemps, mais il peut aussi appauvrir encore plus son pays parce qu’il est résolu vraiment à porter cette guerre contre l’Ukraine jusqu’au bout. »

Et ça, les Occidentaux doivent le savoir. Nous sommes quand même très très loin de cette offensive, alors même que le danger russe est véritablement existentiel pour l’Europe.

Et il y a cette nouvelle attention concentrée sur le Proche-Orient, au détriment de la guerre en Ukraine. Est-ce un mauvais signe selon vous ?

Oui, parce que tout simplement, la vraie guerre décisive pour l’Europe et au-delà, y compris pour le Moyen-Orient, c’est la guerre contre la Russie. La Russie est alliée aux pires régimes du Moyen-Orient, est alliée avec le Hamas, avec l’Iran, avec la Syrie d’Assad, qui est le régime le plus criminel du XXIᵉ siècle… Donc je crois que c’est ça la guerre décisive. Parce qu’après, ça veut dire que toutes les autres dictatures, l’Iran, la Corée du Nord et la Chine aussi sur Taïwan, vont se sentir renforcées, si nous, Européens et Américains, ne montrons pas une détermination sans faille, pas seulement dans le soutien à l’Ukraine, mais véritablement dans la volonté de faire que l’Ukraine gagne et que la Russie perde de manière décisive.

Défense et Russie: Le danger qui va concerner toute l’Europe

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« Le danger russe est véritablement existentiel pour l’Europe », estime Nicolas Tenzer enseignant à Sciences-Po, spécialiste des questions internationales et de sécurité, invité ce mardi de franceinfo, alors que Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, est en visite à Washington mardi 12 décembre pour essayer de convaincre les parlementaires républicains de lui octroyer de nouveaux fonds afin de poursuivre la guerre, après un blocage du Congrès la semaine dernière.

franceinfo : Quel est l’intérêt pour Volodymyr Zelensky d’obtenir cette aide ? Risquent-ils de manquer d’équipement pour faire face à la russie ?

Nicolas Tenzer : Ça manque déjà ! On sait très bien que les Ukrainiens sont à court de munitions parce que la production côté européen et côté américain n’a pas suivi. Très concrètement, ce manque de munitions se traduit par des victimes supplémentaires. On a vu il y a quelques semaines des soldats ukrainiens obligés de se rendre et qui ont été d’ailleurs abattus par les Russes froidement. Mais ils se sont rendus d’abord parce qu’ils n’avaient pas de munitions et ne pas avoir de munitions, cela veut dire de ne pas pouvoir porter l’offensive.

Certains disent que les Ukrainiens n’ont pas choisi la bonne stratégie pendant leur contre-offensive. Mais ce n’est pas ça : la contre-offensive aurait pu réussir si les Ukrainiens avaient eu plus de missiles à longue portée, des avions de chasse, plus de temps, etc. Il n’y a pas un seul pays allié qui se battrait contre un ennemi dans les conditions dans lesquelles se battent les Ukrainiens. Ça, il faut le savoir.

La Russie rencontre-t-elle le même problème ?

La Russie souffre des sanctions. Mais on sait aussi que ces sanctions sont largement contournées : elle bénéficie notamment des drones iraniens. Elle est passée d’une certaine manière à l’économie de guerre, car grâce au contournement des sanctions elle peut avoir un certain nombre de composants pour ses armes.

« De toute manière, Vladimir Poutine ne recule devant aucun sacrifice, fût-il humain. Il peut envoyer ses hommes à l’abattoir pendant longtemps, mais il peut aussi appauvrir encore plus son pays parce qu’il est résolu vraiment à porter cette guerre contre l’Ukraine jusqu’au bout. »

Et ça, les Occidentaux doivent le savoir. Nous sommes quand même très très loin de cette offensive, alors même que le danger russe est véritablement existentiel pour l’Europe.

Et il y a cette nouvelle attention concentrée sur le Proche-Orient, au détriment de la guerre en Ukraine. Est-ce un mauvais signe selon vous ?

Oui, parce que tout simplement, la vraie guerre décisive pour l’Europe et au-delà, y compris pour le Moyen-Orient, c’est la guerre contre la Russie. La Russie est alliée aux pires régimes du Moyen-Orient, est alliée avec le Hamas, avec l’Iran, avec la Syrie d’Assad, qui est le régime le plus criminel du XXIᵉ siècle… Donc je crois que c’est ça la guerre décisive. Parce qu’après, ça veut dire que toutes les autres dictatures, l’Iran, la Corée du Nord et la Chine aussi sur Taïwan, vont se sentir renforcées, si nous, Européens et Américains, ne montrons pas une détermination sans faille, pas seulement dans le soutien à l’Ukraine, mais véritablement dans la volonté de faire que l’Ukraine gagne et que la Russie perde de manière décisive.

Russie: Le danger qui va concerner toute l’Europe

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« Le danger russe est véritablement existentiel pour l’Europe », estime Nicolas Tenzer enseignant à Sciences-Po, spécialiste des questions internationales et de sécurité, invité ce mardi de franceinfo, alors que Volodymyr Zelensky, le président ukrainien, est en visite à Washington mardi 12 décembre pour essayer de convaincre les parlementaires républicains de lui octroyer de nouveaux fonds afin de poursuivre la guerre, après un blocage du Congrès la semaine dernière.

franceinfo : Quel est l’intérêt pour Volodymyr Zelensky d’obtenir cette aide ? Risquent-ils de manquer d’équipement pour faire face à la russie ?

Nicolas Tenzer : Ça manque déjà ! On sait très bien que les Ukrainiens sont à court de munitions parce que la production côté européen et côté américain n’a pas suivi. Très concrètement, ce manque de munitions se traduit par des victimes supplémentaires. On a vu il y a quelques semaines des soldats ukrainiens obligés de se rendre et qui ont été d’ailleurs abattus par les Russes froidement. Mais ils se sont rendus d’abord parce qu’ils n’avaient pas de munitions et ne pas avoir de munitions, cela veut dire de ne pas pouvoir porter l’offensive.

Certains disent que les Ukrainiens n’ont pas choisi la bonne stratégie pendant leur contre-offensive. Mais ce n’est pas ça : la contre-offensive aurait pu réussir si les Ukrainiens avaient eu plus de missiles à longue portée, des avions de chasse, plus de temps, etc. Il n’y a pas un seul pays allié qui se battrait contre un ennemi dans les conditions dans lesquelles se battent les Ukrainiens. Ça, il faut le savoir.

La Russie rencontre-t-elle le même problème ?

La Russie souffre des sanctions. Mais on sait aussi que ces sanctions sont largement contournées : elle bénéficie notamment des drones iraniens. Elle est passée d’une certaine manière à l’économie de guerre, car grâce au contournement des sanctions elle peut avoir un certain nombre de composants pour ses armes.

« De toute manière, Vladimir Poutine ne recule devant aucun sacrifice, fût-il humain. Il peut envoyer ses hommes à l’abattoir pendant longtemps, mais il peut aussi appauvrir encore plus son pays parce qu’il est résolu vraiment à porter cette guerre contre l’Ukraine jusqu’au bout. »

Et ça, les Occidentaux doivent le savoir. Nous sommes quand même très très loin de cette offensive, alors même que le danger russe est véritablement existentiel pour l’Europe.

Et il y a cette nouvelle attention concentrée sur le Proche-Orient, au détriment de la guerre en Ukraine. Est-ce un mauvais signe selon vous ?

Oui, parce que tout simplement, la vraie guerre décisive pour l’Europe et au-delà, y compris pour le Moyen-Orient, c’est la guerre contre la Russie. La Russie est alliée aux pires régimes du Moyen-Orient, est alliée avec le Hamas, avec l’Iran, avec la Syrie d’Assad, qui est le régime le plus criminel du XXIᵉ siècle… Donc je crois que c’est ça la guerre décisive. Parce qu’après, ça veut dire que toutes les autres dictatures, l’Iran, la Corée du Nord et la Chine aussi sur Taïwan, vont se sentir renforcées, si nous, Européens et Américains, ne montrons pas une détermination sans faille, pas seulement dans le soutien à l’Ukraine, mais véritablement dans la volonté de faire que l’Ukraine gagne et que la Russie perde de manière décisive.

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