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Eurogroupe : tout faire pour humilier davantage la Grèce

Eurogroupe : tout faire pour humilier davantage la Grèce

La Grèce n’est pas sans responsabilité dans la manière de mener les négociations cependant cette fois l’attitude de l’Eurogroupe touche au ridicule. Tsipras a présenté des mesures qui sont exactement ce que voulait Bruxelles mais ce n’est pas assez maintenant. Il en faut encore davantage. On aura compris que l’objectif n’est pas seulement financier mais qu’il s’agit de discréditer le plus possible Cyriza ne serait-ce que pour éviter la contagion ailleurs en Europe.  Peu avant minuit ce samedi, l’Eurogroupe a donc annoncé la suspension des discussions dans le dossier grec et annoncé leur reprise ce dimanche. Il juge les garanties apportées par la Grèce insuffisantes. Son président a annoncé que « c’était toujours très difficile« .Les ministres des Finances de la zone euro étaient réunis à Bruxelles pour examiner les propositions du gouvernement grec d’Alexis Tsipras, qui a fait adopter la nuit précédente par le Parlement, un nouveau plan de réformes. A son arrivée à l’Eurogroupe, le Commissaire européen aux affaires économiques, Pierre Moscovici, a estimé que la mise en œuvre rapide des réformes grecques serait la clef de tout, pour parvenir à une solution.  Certains restent cependant méfiants car ce n’est pas la première fois qu’un accord semble être à portée main et s’évapore. L’Allemagne affiche toujours la plus grande méfiance, estimant que jusqu’à la fin de l’Eurogroupe, tout reste encore possible. Les négociations vont « être extrêmement difficiles », a mis en garde le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, jugeant « insuffisantes » les réformes proposées par Athènes. Les Pays-Bas doutent également sérieusement de la capacité de la Grèce à mener les réformes auquel le gouvernement d’Alexis Tsipras s’est engagé.  Face à ce scepticisme, pour le ministre des Finances français, Michel Sapin, il faut que la Grèce donne des gages à ses partenaires européens.  »La confiance est un élément déterminant de l’accord, si nous voulons un accord global et un accord durable, ce que souhaite la France depuis le début, il faut que les Grecs, le gouvernement grec, le ministre des finances grec, apporte des réponses »  sur la date d’une décision, les moyens de sa mise en place et le rythme qui compte être suivi. « C’est ça qui va redonner de la confiance du côté des institutions européennes, de l’Eurogroupe, il faut qu’on montre aussi que si cette confiance est là. Si la détermination politique des Grecs est là, alors nous avons la capacité d’apporter des soutiens qui sont des soutiens indispensables pour réussir ces réformes« , a ajouté le ministre.

Vols de munition : tout le monde dormait ?

Vols de munition : tout le monde dormait ?

 

Tout fout le camp, même ma discipline dans l’armé. La preuve, un camp de munitions, normalement surprotégé, volé grâce à une simple tenaille ; Et les patrouilles, elles faisaient quoi ? Elles dormaient ? Trop cool en ce moment l’armée française et la professionnalisation n’a pas améliorer la situation. Pas forcément uen bonne idée cette fonctionnarisation de toute l’armée. Le retour au service militaire obligatoire aurait au moins permis de disposer des effectifs de surveillance nécessaires.  Dans leurs toutes premières constatations, les enquêteurs décrivent des failles importantes dans la surveillance du camp de Miramas. Le groupement munition, l’endroit où s’est produit le vol contrôlé par un service spécialisé, aurait dû être inviolable. Avec la montée en puissance de la menace terroriste, il bénéficiait depuis quelques mois du nouveau plan « cuirasse », une déclinaison militaire de Vigipirate destinée à protéger tous les sites sensibles de l’armée avec des patrouilles doublées, la présence de maîtres chiens ou encore le renforcement de la vidéo surveillance absente à Miramas.  Normalement, il est donc Impossible d’entrer sans autorisation sauf qu’ici le dispositif « cuirasse » a subi une percée inattendue « grave et inquiétante », comme le qualifiait mardi soir à RTL un haut gradé du renseignement. L’enquête des gendarmes est en partie classée secret défense mais ils n’excluent pas des complicités au sein des 150 civils et militaires de Miramas. Dans cette optique, les listings des personnels de ces trois dernières années vont être examinés.

Ecoutes téléphoniques : tout un cirque pour rien

Ecoutes téléphoniques : tout un cirque pour rien

 

Grande nouvelle les Etats-Unis écoutaient la France ! Et la France n’écoute personne ? Si bien sûr mais ses moyens ne sont pas à la hauteur de ceux des Etats-Unis. Avec la novelle loi sur le renseignement on pourra écouter davantage ( souhaitable pour lutter contre le terrorisme mais attention aux dérives anti démocratiques). En fait tout le monde espionne tout le monde et pas seulement sur les questions politiques mais surtout sur les aspects économiques et tecnologiques.par le biais des écoutes et surtout par d’autres moyens plus ou moins légaux. La réaction française  très médiatisée  ( réunion d’un « conseil de défense » du gouvernement français ( pourquoi pas un conseil de guerre ?)  et de certaisn responsables de l’opposition est donc ridicule. C’est du cinéma. On va faire quoi ? déclarer la guerre aux Etats unis ? Ou faire comme en Allemagne classer vite l’affaire suite aux écoutes de Merkel par la NSA. En outre il n’y a pas grand chose à écouter tellement les propos des politiques sosnt indigents. Selon les notes de WikiLeaks publiées par Mediapart et Libération, qui se sont procurés les documents confidentiels de la National Security Agency (NSA), les États-Unis auraient mis successivement sur écoute les trois derniers présidents français, Jacques ChiracNicolas Sarkozy et François Hollande pendant près d’une décennie, de 2006 à 2012. Outre les trois derniers présidents français, dont celui en activité, ce sont d’autres responsables politiques, des ministres, des conseillers présidentiels, des diplomates, des porte-paroles ou encore des directeurs d’administration qui ont fait l’objet d’écoutes téléphoniques. Dans la foulée de ces révélations, l’Élysée a annoncé la tenue d’un Conseil de défense autour de François Hollande. Manuel Valls, Laurent Fabius, Bernard Cazeneuve, Stéphane Le Foll ainsi que les principaux responsables militaires et des services de renseignement ont participé à cette réunion. Le Conseil condamne « des faits inacceptables » et a réclamé le « strict respect » des engagements de Washington. « La France ne tolérera aucun agissement mettant en cause sa sécurité », déclare l’Élysée. Selon l’entourage de Laurent Fabius, l’ambassadrice américaine à Paris a été convoquée par le ministre des Affaires étrangères à l’issue de la réunion du Conseil de défense. Selon Stéphane Le Foll, « il est difficile d’accepter qu’entre alliés (…), il puisse y avoir ce genre de pratiques, en particulier sur des écoutes liées au président de la République ». Même son de cloche du côté de Claude Guéant, qui considère au micro de RTL qu’il y a « une rupture du pacte de confiance » entre les deux pays.  L’ancien conseiller de l’Élysée, qui a, lui aussi, été écouté, attend une réaction forte du gouvernement. Une demande également formulée par François Baroin et Florian Philippot, interrogé par RTL. Le vice-président du Front national estime toutefois qu’il est impossible que les autorités françaises n’aient pas été au courant de ces écoutes. Bref du cirque !

 

La Grèce « tout simplement insolvable »(Yanis Varoufakis)

La Grèce  « tout simplement insolvable »(Yanis Varoufakis)

Est le ministre des fiances grec qui le dit. Certes  Il reconnaît les dysfonctionnements qui ont cours en Grèce,  » « L’immunité fiscale des puissants, la corruption, l’oligarchie inefficace… ». Mais il considère que les difficultés rencontrées aujourd’hui par son pays sont « entièrement » dues à son entrée dans la zone euro. « La crise que nous subissons depuis sept ans ne se serait tout simplement pas produite. En 2008, nous aurions eu une petite secousse, comme la Bulgarie, et aujourd’hui, nous connaîtrions depuis trois ou quatre ans une croissance rapide », assure-t-il.  A ceux qui reprochent à la Grèce d’avoir menti sur sa dette pour entrer dans l’Europe, il demande comment peuvent-ils croire que les « Européens soient aussi naïfs? ». Imaginer que les gouvernements grecs de l’époque ont pu flouer leurs futurs partenaires est « hypocrite ». Il estime d’ailleurs que son pays n’aurait « absolument pas » dû entrer dans l’euro. Mais vu que sa crise est entièrement créé par cette entrée, c’est à l’Europe de trouver une solution. Le ministre, ancien universitaire, s’imaginait-il à un tel poste lorsqu’il donnait des cours à l’Université d’Essex en Grande-Bretagne? « Je n’aurais même pas pu l’imaginer l’an dernier! », s’amuse-t-il. Il se qualifie ainsi de « politicien réticent ». Un gage de sérieux selon celui qui juge que « tous ceux qui se montrent enthousiastes envers le pouvoir politique devraient en être écartés. »  A la presse, qui suppute une mise à l’écart du ministre trublion lors des dernières négociations à Bruxelles, il répond qu’il n’y est pas allé car son homologue, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, n’y était pas non plus. D’ailleurs contrairement à ce qu’on pourrait croire, le tenant de la rigueur et celui qui s’oppose le plus ouvertement à lui n’est pas un interlocuteur honni par Yanis Varoufakis. C’est même le contraire: « J’aime bien le rencontrer parce que lui aussi, il appelle un chat un chat. Alors quand nous discutons, c’est très civilisé et très respectueux. Nous ne sommes pas d’accord, mais je sais que je peux croire ce qu’il dit ». Il fustige en revanche les autres acteurs des négociations entre la Grèce et ses créanciers, « des bureaucrates non élus qui parlent du point de vue de leur institution, et ensuite nous passons des heures pour trouver un accord sur un communiqué de presse ». ( La tribune)

Fifa : « Blatter doit partir tout de suite » ( parlement européen)

Fifa : « Blatter  doit partir tout de suite » ( parlement européen)

 

 

Il dst clair que la décision de Blatter de démissionner mais de demeurer encore pour au moins six mois à la tête de l’organisation constitue une situation  intolérable. Quand on connait Blatter on sait qu’il fera tout pour éviter que le prochain congrès choisisse un  successeur vraiment décidé  à faire le mange. Pire il va évidemment tout faire  pour empêcher quelqu’un comme Platini de prendre la direction de la FIFA. L’objectif étant d’enterrer les affaires dans lesquelles Blatter est personnellement impliqué ( achats de voix, pots de vin, corruption de politiques etc.).  Du coup le parlement européen s’en mêle et réclame le départ immédiat de Blatter.  Se félicitant de la démission de ce dernier, ils ont voté à main levée une résolution exigeant que l’organisation choisisse « un président provisoire approprié pour (le) remplacer immédiatement ».  Le texte a été préparé conjointement par les sept groupes politiques de l’assemblée. Le Parlement européen estime ainsi que la Fifa a besoin de « crédibilité » pour mener des « réformes urgentes nécessaires ». Pour rappel, si Sepp Blatter a annoncé sa démission mardi 2 juin, juste après avoir été réélu pour un 5e mandat la semaine précédente, il restera en poste au moins jusqu’à la fin de l’année. Son successeur sera désigné entre décembre 2015 et mars 2016.  Les élus ont estimé « qu’il est depuis longtemps d’avis que la corruption au sein de la FIFA est endémique, systémique et profondément ancrée » Et de réclamer: « La FIFA doit mettre en place un système de décision transparent, équilibré et démocratique, y compris pour la désignation du nouveau Président ». Par ailleurs, le flot de démissions à la Fifa n’a pas été jugulé. Ce jeudi 11 juin , le directeur de la communication de la Fifa, Walter De Gregorio, a démissionné jeudi de son poste, « avec effet immédiat ».

 

Des consommateurs rationnels …. quand tout va bien !

Des consommateurs rationnels …. quand tout va bien !

C’est  la conclusion d’uen jeune économiste, Xavier Gabaix a remporté vendredi le prix Maurice Allais, ,  qui démontre que les consommateurs sont beaucoup moins bien armés, moins rationnels   en cas d’imprévus, de crise, comme les Etats ! Or si la science économique a vraiment une  utilité  c’est précisément en cas de crise. Reste cependant à définir ce qui est rationnel ou pas ( une question pas seulement économique mais aussi philosophique).  Alors que les modèles économiques traditionnels privilégient un consommateur omniscient et totalement rationnel, le jeune économiste l’envisage, lui, moins éclairé sur toutes les réalités du monde. « On apprend très tôt à l’université comment le consommateur décide, comment il existe un équilibre général dans l’économie avec plein de consommateurs qui prennent des décisions de manière optimale: c’est le modèle traditionnel », alors que les choix s’opèrent « de manière non complètement optimale dans mon modèle alternatif », dit-il  Il convoque un consommateur « myope » ou « naïf » qui « ne fait pas attention » ou « oublie qu’il peut arriver un certain nombre d’événements rares ». Et dans ce cas, ce consommateur est « impréparé » et risque de trop s’endetter ou de ne pas assez épargner. Là, intervient « dans le modèle un rôle pour le gouvernement, la société de faire ou des régulations ou des politiques d’éducation pour que les gens prennent mieux leurs décisions ». « Au lieu de supposer que tout le monde réfléchit à tout ce qui va se passer, dans ce modèle les gens réfléchissent seulement à une partie de ce qui va se passer: par exemple, ils vont planifier pour le cas moyen mais pas pour les cas extrêmes », comme une crise. Bonne nouvelle, cela signifie qu’en moyenne « ils vont plutôt bien se débrouiller ». En revanche, ils seront « sous-préparés pour les événements rares ». Ses recherches doivent permettre « de refonder une partie de l’économie avec des agents supposés être moins rationnels que dans le modèle standard, plus réalistes, plus proches de la réalité », détaille l’économiste. Considérant ses travaux comme un « prélude » à d’autres, transposable à l’ensemble des agents économiques, Xavier Gabaix observe que « ça marche aussi bien au niveau de l’individu qui est au chômage qu’au niveau de l’Europe qui s’était sous-préparée pour des événements qui avaient l’air rares comme la crise des dettes souveraines ». Ce brillant économiste diplômé d’Harvard et qui a fait toute sa carrière aux Etats-Unis se veut « dans l’esprit de Maurice Allais », qui était jusqu’à cette année et le sacre de Jean Tirole, le seul économiste français à avoir remporté le prix Nobel. « C’est un des pionniers de l’économie comportementale qui essaie de faire attention à la manière dont les gens prennent réellement des décisions », décrit-il, évoquant des liens forts avec la psychologie. Il explique d’ailleurs que cette idée d’un consommateur insuffisamment protégé contre le système ou d’entreprise, de banque, d’Etat, censés être plus rationnels qu’ils ne peuvent l’être en réalité ne lui est pas venue « à cause de la crise » des dernières années.  « C’est vrai que la crise a donné beaucoup plus de légitimité à ce genre d’approche hétérodoxe », reconnaît-il. Mais selon lui, beaucoup d’économistes s’accordaient déjà auparavant à reconnaître que « l’économie suppose trop de rationalité des agents ». « La question est de savoir comment modéliser ça d’une manière utilisable », poursuit l’économiste dont la première spécialité étaient les mathématiques. « J’aimais beaucoup les mathématiques mais je voulais faire des choses plus concrètes », se rappelle-t-il. Du coup, à peine sorti de l’Ecole normale supérieure, il suit des cours d’économie, frappé par une matière où les « questions intéressantes » posées donnent lieu à des « réponses insatisfaisantes ». (AFP)

Ménard : tout faire pour montrer son cul et son racisme

 Ménard : tout faire pour montrer son cul et son racisme

 

Pour Ménard c’est une obsession, il est victime d’une pathologie bien connue :montrer son cul le plus souvent possible et pour cela s’appuyer sur ses opinions iconoclastes RACISTES ; Il a encore réitéré sa volonté de procéder à des statistiques religieuses. Certes Ménard s’appuie sur ses convictions racistes mais cela sert son  égo complètement démesuré.  Rony Brauman, autre cofondateur de RSF qui quitte l’organisation en 1995, dénonce, pour sa part, l’autoritarisme de Ménard à la tête de l’ONG : « J’ai vu l’autre Ménard, le petit tyran domestique, sortir de sa chrysalide. Il a un ego exagérément enflé, qui le pousse à être excessif. » Alla Lazaréva, ancienne correspondante de RSF, tient des propos similaires : « Monsieur Ménard aspire trop à substituer sa propre personne à la cause entière de la liberté de la presse. » Toues les causes, tous les combats sosnt valables pour Ménard du moment où il peut faire parler de lui. Robert Ménard déclarait au début du mois de mai qu’il y avait « 64,6% » d’élèves de confession musulmane dans les écoles publiques de Béziers » en se fondant sur leur prénom. Il a fait scandale en accréditant l’idée d’un fichage religieux des élèves. Le maire se défend d’un fichage, interdit par la loi française, mais a réaffirmé lundi avant la conférence qu’il était « favorable aux statistiques ethniques ».  « Je dis ce qui est, que cela plaise ou non, on s’interroge sur ma méthode au lieu de se demander: que faire pour l’intégration, pour l’assimilation », a-t-il déclaré. « Il y a une école où on trouve 90% de ces enfants, leurs parents aspirent à la diversité, je propose de séparer cette école en trois et d’attirer des gens d’autres milieux« , a-t-il ajouté. Egalement interrogé au début du débat, Abdellatif Mellouki a au contraire déploré « qu’on divise les Français en catégories, comme dans les années 40« .  »C’est déplorable de venir propager les idées xénophobes dans la quatrième ville de France, de voir ces langues se délier pour dire que nos enfants sont musulmans avant d’être français: ils sont chez eux ces enfants« , a-t-il déclaré  à l’AFP.  Le Parti de gauche et la Ligue des Droits de l’homme (LDH) avaient dénoncé le fait que le maire UMP de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, ait accordé une salle municipale à l’association « face à face », qui a invité Robert Ménard quelques mois après avoir reçu le journaliste et polémiste Eric Zemmour. La mairie avait interdit le 31 mars une réunion du NPA qui devait accueillir un responsable sud-africain de l’association BDS favorable au boycott d’Israël.  Le locataire du Capitole a rétorqué dans un communiqué que la réunion du NPA le 31 mars se tenait « autour de personnes condamnées pour discrimination et incitations à la haine raciale« , alors que le maire de Béziers « n’a pas fait à ce jour l’objet d’une telle condamnation ». 

Kerviel : Sarkozy a couvert tout ça ( Mélenchon)

Kerviel : Sarkozy a couvert tout ça ( Mélenchon)

 

 

Mélenchon a raison le scandale D4Etta que constitue l’affaire de la société générale n’a pas pu exister sans l’aval du pouvoir en place, relayé ensuite pas le pouvoir actuel ( Sapin a traité Kerviel d’escroc !).  Il est clair qu’il fallait préserver les intérêts de la banque ( comme ceux des autres banques) , faire plonger un lampiste ( au demeurant qui n’a pas pris la précaution de sortir de sciences, de l’ENA ou de polytechnique). En fait un étranger à l’oligarchie qui ne pouvait remettre en cause la logique des banques. Une logique de spéculation avec les dépôts et les prêts de la BCE . car ce sont sur ces activités spéculatives que les banques réalisent de prodigieux profits, que les grands patrons s’en mettent plein les poches ( plus de 300 millionnaires parmi les dirigeants des banques françaises) et arrosent les actionnaires. En 2009 on avait promis de mettre fin à ces activités spéculatives des banques de dépôt. Mais Hollande, qui l’avait aussi promis a refusé ( avec Moscovici) de séparer activités de marchés ( spéculatives) et activités de dépôt. Conclusion on continue comme avant et c’est en spéculant sur les actions, les taux de change, les matières premières ( y compris alimentaires quitte à affamer les pays pauvres) que les banques se remplissent les poches. Avec parfois des prises de risques considérables  qui dépassent leurs fonds propres. Du coup il fallait ne pas briser cette belle logique qui rapporte tant et enfoncer ce pauvre type de Kerviel. Pire on attribué 1.7 milliards à la société générale ( l’argent du contribuable), distribués ensuite aux dirigeants et aux actionnaires en compensation du préjudice ! C’est évidemment le un scandale et le pouvoir en place à l’époque , Sarkozy en tête  a étouffé l’affaire société générale. « C’était le président de la république Nicolas Sarkozy qui a couvert tout ça », affirme l’ancien candidat du Parti de gauche à RTL.  »On ne peut pas décider d’attribuer 1,7 milliard d’euros à une banque sans que la décision vienne du plus haut sommet de l’État« , explique-t-il. Dans la foulée, il en appelle à Nicolas Sarkozy afin de donner des explications.  « Rien n’a été contrôlé, par conséquent il va falloir que monsieur Sarkozy rembobine le film et nous explique pourquoi il a pris cette décision. Il y a eu une grande manœuvre« , insiste Jean-Luc Mélenchon. 

 

 

Croissance : après le french bashing, la chanson « tout va très bien madame la marquise »

Croissance : après le french bashing, la chanson « tout va très bien madame la marquise »

 

La  plupart des grands médias reprennent à leur compte la prochaine sortie de crise promise par Hollande. Il faut redonner le moral aux troupes. Les lobbies et les grands médias soulignent  tout ce qui est favorable :  taux d’intérêt très bas, absence d’inflation, baisse de l’euro et du pétrole. Ils soulignent e la remontée du moral des consommateurs ( tu parles,  1 point en mars et toujours nettement sous la barre de la moyenne de longue durée). C’est le discours de  Hollande, de Valls mais aussi des groupes de pression économiques et des médias qui vivent de la pub. Evidemment tout le monde souhaite cette reprise. Pour autant force est de constater que les investissements ne sont pas dynamiques et que la production industrielle ne reprend pas non plus contrairement à la zone euro. Au mieux on fera un tout petit peu plus de 1% pour la progression du PIB. Pas encore certain car l’environnement interational n’est pas brillant ( en Chine surtout avec le recul de la production manufacturière). Même aux Etats Unis on  revu en baisse  les projections. L’incantation se substitue à la prévision ainsi Manuel Valls a déclaré sur i-Télé qu’il pensait que la France pourrait atteindre «avant 2016» le taux de croissance nécessaire pour faire baisser le chômage, soit 1,5 %. «La reprise est là, encore fragile, mais nous devons la conforter», a renchéri François Hollande, en visite sur un site de PSA en Lorraine. En attendant le chômage a encore augmenté en février. Et de toute manière il faut autour de 1.5% de croissance pour vraiment inverser la tendance.  «La baisse des cours du pétrole conduit à un recul des prix à la pompe de 15 à 20 centimes par litre depuis la mi-2014. Cela soutient le pouvoir d’achat des ménages et leur moral. Le pétrole est un élément clé de perception de l’environnement économique par les Français», souligne Philippe Waechter, chef économiste chez Natixis AM. Les dépenses de consommation, qui ont rebondi en décembre et en janvier, devraient donc poursuivre sur leur lancée. «Du côté des entreprises, le taux de marge, qui a cessé de se dégrader en 2014, devrait augmenter en 2015 grâce au recul des cours du pétrole et aux allégements de prélèvements liées au pacte de responsabilité», ajoute Hélène Baudchon, économiste chez BNP Paribas. On oublie cependant que les prix à la production baissent.  Par ailleurs, les PME comme les grands groupes peuvent espérer des ventes meilleures, entre le rebond de la consommation en France, la reprise en Europe et le coup de pouce que leur donnera sur les marchés extérieurs la baisse de l’euro. «Comme en outre les taux d’intérêt sont bas, les conditions sont réunies pour que les entreprises se remettent à investir», estime Philippe Waechter. Qui voit la croissance du PIB s’accélérer et atteindre 1,5 % au dernier trimestre 2015. «Grâce à cette reprise, le taux de chômage, qui était de 10,4 % fin 2014, diminuera en deuxième partie d’année, pour terminer à 10,2 %», ajoute même Hélène Baudchon. Mais si ces économistes estiment plausibles les déclarations de Manuel Valls, d’autres sont plus sceptiques. Marc Touati, du cabinet Acdefi, juge que les handicaps de l’économie française - rigidité du marché du travail, pression fiscale forte - limiteront la croissance entre 0,8 % et 1 %. De toute façon, une reprise à 1,5 % n’a rien de fabuleux. La France faisait bien mieux par le passé. Et le redémarrage de 2015 reste poussif.

Investissements : fin du french bashing, « tout va très bien madame la marquise !

 

Investissements : fin du french bashing, «  tout va très bien madame la marquise !

La France est à peine manichéenne, un poil seulement. Il  ya encore quelques mois c’était la déprime générale. Désormais la mode est au retour de l’ optimisme. Les investissements étrangers sosnt meilleurs, le chômage diminuent ( pas vraiment en fait), les français retrouvent du pouvoir d’achat, l’euro diminue, , les taux baissent comme le prix du pétrole. Bref les indicateurs sont presque au vert ? c’est en tout cas le discours du gouvernement, des grands  acteurs économiques et autres lobbys qui veulent repeindre en rose le gris du moral des ménages et des entreprises. Dernier exemple en date , le titre de nombre de grands médias sur la hausse des investissements étrangers en France ( dont il faut se réjouir mais sans exagérer). « La France a fait l’objet de toutes les convoitises en 2014. Les investissements étrangers créateurs d’emplois en France sont repartis à la hausse l’année passée. Ils ont connu un sursaut de 8%, après trois années de stabilisation, a annoncé dimanche Business France, l’agence chargée de promouvoir les investissements internationaux et l’exportation. En tout, 1.014 décisions d’investissement l’an dernier sont liées à la création de plus de 20.300 emplois et le maintien de plus de 9.500, faisant de 2014 la 2e meilleure année en 10 ans. La hausse de 8% est à périmètre constant, le mode de calcul ayant changé. Business France comptabilise cet année les décisions d’emplois dès le 1e emploi, au lieu de les prendre en compte à partir de 10 emplois. Selon les critères en vigueur jusqu’en 2013, le nombre de projets est passé de 685 en 2013 à 740 l’an dernier. » source BFM TV.  « Il faut rester prudent avec les chiffres, mais je constate que le ‘French bashing‘ a perdu du terrain depuis le milieu de l’année dernière. Et cela se constatera sans doute davantage en 2015. Je voyage toute l’année et je le vois: le regard sur la France n’est plus le même », a commenté dans Les Echos le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. En fait grâce au petit bricolage méthodologqiue ,on déduit que les investissements de 2014 ont crée 20 000 emplois et en ont sauvé 10 000. Mais c’est l’agence officielle du gouvernement ( piloté par Fabius et Macron) qui le dit. Curieux quand même car globalement le chômage a augmenté surtout dans l’ industrie, la production industrielle ne repart en 2015, pas plus que la création globale d’emplois. Mais l’essentiel c’est d’y croire, exit le french bashing «  tout va très bien madame la marquise »

Carlton-DSK : tout ce cirque pour quoi ?

Carlton-DSK : tout ce cirque pour quoi ?

 

On trouvera sans doute peu de personnes pour trouver des excuses à DSK à propos de ses frasques. Pour autant l’affaire du Carton de Lille sent  le coup monté médiatique. Sans approuver les faits, on peut s’étonner que cette histoire occupe la une de l’actualité. Un peu come si la justice voulait comme la politique se mettre en scène. La justice est paraît-il débordée (ce qui n’est pas faux quand on sait que certains dossiers politico financiers trainent depuis 20 ans !) mais là elle trouve temps pour  mobiliser police et justice pour une affaire de prostitution finalement assez banale. Il ya même fort à penser qu’en l’état des preuves tout finira en eau de boudin surtout pour DSK. Il ne s’agit pas de donner raison à DSK mais l’affaire ne mérite pas un tel cirque médiatique comme l’indique dalleurs un avocat d’as le JDD. A  moins que la justice ait voulu prouvé son autorité et son indépendance en tirant sur une ambulance. Si vraiment certains juges d’instruction disposent de temps libres qu’ils se focalisent par exemple sur les filières terroristes !

INTERVIEW – Éric Dupond-Moretti, avocat de David Roquet, poursuivi pour proxénétisme aggravé et escroquerie, estime que la présence de DSK parmi les 14 accusés pousse les juges à étendre « la notion de client à celle de proxénète ».

La cour d’appel a confirmé l’analyse des juges que vous avez combattue pendant trois ans. C’est donc bien le procès d’un proxénétisme mondain qui débute demain?
Au bénéfice d’un texte flou, on a étendu la notion de client à celle de proxénète. C’est une première en France! Tout cela parce qu’il s’agit de M. Dominique Strauss-Kahn. Il y a un proxénète revendiqué dans cette affaire, Dominique ­Alderweireld, qui vit dans un pays où les bars à hôtesses sont tolérés. Pour le reste, soyons sérieux : ces hommes sont avant tout des clients. Ils auraient ainsi favorisé, aidé, protégé la prostitution d’autrui… Ils risqueraient jusqu’à dix ans de prison. Il faut aller jusqu’au bout de cette logique : la patronne du café qui prépare un chocolat chaud tous les matins à une prostituée est donc une proxénète? Puisqu’elle permet à la dame d’exercer son métier dans de bonnes conditions…

Selon vous, les juges auraient renvoyé 14 personnes devant le tribunal pour « se faire » DSK?
Marcel, routier de son état, s’arrête sur un parking d’autoroute à proximité de Lille, il fait venir deux jeunes femmes qu’il rémunère et invite son copain Gaston à monter dans sa cabine. Quel juge va le mettre en examen pour proxénétisme? Aucun. Je crois que pour comprendre cette instruction, il faut quitter le domaine du droit.

Cette affaire ne se déroule pas sur un parking mais dans des palaces, entre Paris et New York. Une organisation plus sophistiquée, tout de même…
Parce qu’il y a plus d’argent. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une affaire de copains qui s’offrent du bon temps. Les juges avaient dans l’une des armoires de leur bureau la caricature de Dominique Strauss-Kahn. Mon client l’avait en ligne de mire pendant un de ses interrogatoires. On avait oublié de fermer la porte. Cela donne une idée de l’esprit dans lequel ont travaillé les magistrats. Oui, je pense qu’on veut « se faire » DSK. Et son entourage a été emporté avec lui dans cette folie.

«C’est le retour du puritanisme le plus abject»

Votre client David Roquet est concerné au premier chef puisqu’il a payé des prostituées, des chambres d’hôtel, des billets d’avion sur le compte de son entreprise.
Je réserve la défense de mon client pour le tribunal. Ce n’est pas très « tendance » mais je respecte la justice et le droit, moi. Je peux juste vous dire « qu’il a fait ce qu’il a fait » parce qu’il évoluait dans un milieu où « cela se faisait ». Il n’a pas inventé le recours aux escort-girls dans le secteur du bâtiment. Et pourtant il paie le prix fort. Le groupe Eiffage l’a licencié pour mettre un cordon sanitaire entre lui et l’entreprise. Quelle hypocrisie…

Quand l’affaire du Carlton éclate, Strauss-Kahn est déjà terrassé par les accusations de viol au Sofitel de New York. Pourquoi se serait-on acharné sur lui?
C’est le retour du puritanisme le plus abject. On a osé demander à David Roquet s’il avait une sexualité normale! Si l’on veut pénaliser le client en France, qu’on le fasse. Il y a des pays où c’est le cas. Mais pas la France. Pas encore. En attendant, ce n’est pas Mme Marcela Iacub* qui fait le code pénal.

Vous parlez beaucoup des clients. Mais ce procès n’est-il pas là aussi pour ces jeunes femmes contraintes de se prostituer pour vivre?
J’ai le respect de la personne humaine, autant que d’autres. Je fréquente suffisamment le malheur et la misère pour savoir que la prostitution n’est jamais un choix. On ne rêve pas de devenir prostitué. En revanche, je connais aussi des femmes, et je pense à l’une d’elles en particulier, une de mes clientes, qui, à d’autres métiers ingrats et payés au lance-pierre préfère vendre son corps. Nous sommes dans l’ère du victimaire et du compassionnel où l’on mélange tout. Les prostituées de l’affaire du Carlton sont majeures, ce sont elles qui acceptent ou non tel ou tel client, et elles négocient leur tarif. Plutôt bien d’ailleurs. Les juges lillois n’ont pas à aller très loin pour voir une prostitution beaucoup plus triste. Elle est au pied du tribunal, ils n’ont que 200 m à parcourir.

* Après une liaison avec Dominique Strauss-Kahn, l’écrivaine a publié Belle et Bête dans lequel elle le qualifie de « cochon ».

 

Pour lutter contre le terrorisme : l’emploi avant tout (Rocard)

Pour lutter contre le terrorisme : l’emploi avant tout (Rocard)

 

Rocard n’a pas complétement tort en considérant que le délabrement social dans certains quartiers est un facteur explicatif de la montée de l’intégrisme. Dans ces quartiers où le chômage peut atteindre jusqu’à 50% chez les jeunes, les discours simplificateurs et mystificateurs des intégristes trouvent  un terrain favorable. Chômage, délinquance sont liés d’après Rocard. Il a sans doute encore raison quand il considère que ce ne sont pas des lois qui pourront être les plus efficaces mais les actes  (prévention, insertion, répression de la délinquance etc.). Rocard rappelle en fait que les interactions sont fortes entre situation sociale et situation sociétale des problèmes serait toute différente ». En matière de lutte contre le terrorisme, Michel Rocard souligne que le pays doit bien se garder d’adopter un Patriot act à la française, l’ensemble de ces mesures en matière de sécurité adoptées par les Etats-Unis au lendemain du 11 septembre 2001.  « Nous avons à notre disposition l’arsenal législatif qui convient », a-t-il souligné. Selon lui, « c’est une idée concentrationnaire de vouloir se prémunir à tout prix (…) Soyons conscients que le Patriot Act a fait aux Etats-Unis des dégâts considérables ». Enfin, à propos de la Russie, Michel Rocard a souhaité que l’Occident parvienne avec Vladimir Poutine à un « vrai deal ». « L’erreur, la faute, des Américains, et derrière eux des Occidentaux, c’est d’être restés silencieux lorsque Moscou a annoncé la dissolution du pacte de Varsovie. Pire : ils ont décidé d’élargir l’Otan maintenue aux trois pays baltes issus de l’ex-URSS, alors qu’il aurait probablement fallu la dissoudre ».  »Pour la Russie (…), cela a été et reste une profonde humiliation », a poursuivi l’ancien Premier ministre.  »Résultat, selon lui : la Russie accompagne sa colère contre l’Occident d’une volonté de saboter les positions occidentales dans le monde arabe alors que (…), nos intérêts, objectivement, devraient converger ».

Les contrats d’assurance peuvent maintenant être résiliés à tout moment

Les contrats d’assurance peuvent maintenant être résiliés  à tout moment

 

Cette nouvelle possibilité  couvrira selon le communiqué l’assurance auto, l’assurance multirisques habitation, et les assurances dites « affinitaires » qui flanquent un bien (électronique, électroménager…) ou un service (assurances souscrites pour pratiquer certains sports par exemple). La résiliation par le consommateur de son contrat prendra effet un mois à compter de la réception de la demande par l’assureur, et ouvre droit au remboursement de la partie de la prime et de la cotisation non couverte suite à la résiliation. Lorsque ces assurances sont obligatoires (assurance automobile et assurance habitation), la demande de résiliation devra mentionner le nouvel assureur, qui effectuera cette résiliation pour le compte de l’assuré. Le nouvel assureur devra ainsi veiller à la continuité de la couverture, selon le ministère. Pour les contrats conclus avant le 1er janvier, le nouveau système prendra effet à partir de la prochaine reconduction tacite. Le principe de la reconduction reste cependant en vigueur: s’il n’entreprend pas de démarche particulière, un particulier restera couvert par le même contrat. Jusqu’ici, les assureurs rappelaient à leurs clients que leur contrat allait être reconduit peu avant la date anniversaire, leur laissant ainsi la possibilité de résilier. «Les dépenses d’assurance, qui sont des dépenses obligatoires (voiture ou habitation), représentent 5% du budget des ménages », a rappelé Carole Delga, secrétaire d’Etat chargée notamment de la Consommation, estimant que jusqu’ici « la fenêtre de tir pour résilier son assurance était trop étroite pour que les consommateurs puissent véritablement faire jouer la concurrence. «Elle a estimé que ce nouveau texte permettrait aux consommateurs de « gagner en pouvoir d’achat et/ou en service rendu ».

 

Wauquiez : tout le monde le hait (Sarkozy)

Wauquiez : tout le monde le hait (Sarkozy)

 

« Wauquiez  sera parfait. Un secrétaire général de parti n’est pas fait pour être aimé, et comme tout le monde le hait, il ne pourra pas durablement comploter contre moi. » Sarkozy. Il faut dire que Wauquiez ne suscite pas l’amour au sein de l’UMP. D’abord il est clair  qu’il n’a as inventé la lune, c’est un opportuniste (qui ne lest pas en politique ?) et très marqué à droite.  NKM ne voulait de cette nomination, ce qui a entrainé cette autre réplique de Sarkozy’ « elle nous emmerde «. Pourtant Wauquiez  a officiellement été placé en troisième position (alors qu’il visait la deuxième) et est en charge du « contrôle des choix opérationnels », « des fédérations, élections, adhésions et formation des élus ». Son manque de popularité au sein du parti est loin d’être un problème pour Nicolas Sarkozy qui, selon des propos rapportés par Le Canard enchaîné de ce 10 décembre, a théorisé ainsi son choix « en très petit comité » : La méfiance des responsables UMP à l’égard du député repose également sur son statut de « bébé Buisson ». L’ancien conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy, théoricien de la stratégie droitière de l’ancien président, tombé après l’affaire des écoutes, a pris Laurent Wauquiez sous son aile depuis plusieurs années. Ce qui lui est parfois renvoyé à la figure. Exemple avec une scène rapportée par Le Canard. Le 8 décembre, les conversations s’arrêtent au siège de l’UMP à l’arrivée de Laurent Wauquiez qui lance : « c’est très agréable ce silence, quand j’arrive ! ». Et Brice Hortefeux de glisser à ses voisins : « On a peur qu’il nous enregistre, le bébé Buisson ».

 

« Wauquiez  sera parfait. Un secrétaire général de parti n’est pas fait pour être aimé, et comme tout le monde le hait, il ne pourra pas durablement comploter contre moi. » Sarkozy. Il faut dire que Wauquiez ne suscite pas l’amour au sein de l’UMP. D’abord il est clair  qu’il n’a as inventé la lune, c’est un opportuniste (qui ne lest pas en politique ?) et très marqué à droite.  NKM ne voulait de cette nomination, ce qui a entrainé cette autre réplique de Sarkozy’ « elle nous emmerde «. Pourtant Wauquiez  a officiellement été placé en troisième position (alors qu’il visait la deuxième) et est en charge du « contrôle des choix opérationnels », « des fédérations, élections, adhésions et formation des élus ». Son manque de popularité au sein du parti est loin d’être un problème pour Nicolas Sarkozy qui, selon des propos rapportés par Le Canard enchaîné de ce 10 décembre, a théorisé ainsi son choix « en très petit comité » : La méfiance des responsables UMP à l’égard du député repose également sur son statut de « bébé Buisson ». L’ancien conseiller de l’ombre de Nicolas Sarkozy, théoricien de la stratégie droitière de l’ancien président, tombé après l’affaire des écoutes, a pris Laurent Wauquiez sous son aile depuis plusieurs années. Ce qui lui est parfois renvoyé à la figure. Exemple avec une scène rapportée par Le Canard. Le 8 décembre, les conversations s’arrêtent au siège de l’UMP à l’arrivée de Laurent Wauquiez qui lance : « c’est très agréable ce silence, quand j’arrive ! ». Et Brice Hortefeux de glisser à ses voisins : « On a peur qu’il nous enregistre, le bébé Buisson ».

Foot- Comparé à l’OM le PSG manque de tout, surtout d’entraineur

Comparé à l’OM le PSG manque de tout, surtout d’entraineur

 

Ce n’est pas la crise au PSG mais ça pourrait venir tellement l’équipe est insipide depuis un an (sauf une fois devant Barcelone). Quelle différence avec l’OM qui montre envie, forme physique, adresse et surtout managée de main de maître par Biella ; A Paris au contraire c’est une addition de vedettes au talent incontestable mais sans condition physique et sans envie, une équipe  dirigée par Blanc  sans grade conviction. La différence est vraiment de taille, les matchs de l’OM plein de dynamisme, de rigueur, d’opportunisme sont agréables à regarder tandis qu’on s’ennuie en général au moins une mi-temps devant une prestation du PSG. La ritournelle de Blanc depuis le début de la saison  « ça ira mieux quand les joueurs auront retrouvé la forme ! ». Pas vraimenet une analyse pointue des défaillances individuelle comme collectives. La vérité c’est qu’il manque un grand entraineur au PSG. Blanc a vécu sur sa réputation mais n’impressionne plus des  stars qu’ils osent à peine critiquer. L’inverse de Biella qui cherche la perfection et qui à la moindre défaillance met un joueur sur le banc. De toute évidence Blanc na’ pas la taille psychologique pour diriger une telle équipe de superstars. Il manque d’autorité et de psychologie. Il n‘a sans doute pas le bagage culturel pour impose sa maîtrise sur les joueurs. A ce niveau de compétition, il n’ya strictement rien à apprendre sur la plan technique aux joueurs tout se passe dans la tête, c’est essentiellement un travail psychologique afin de tirer le meilleur parti physique et tactique de l’équipe. Il ne faut pas parler d’entraineur mais de manageur. Blanc set come de nombreux anciens grands joueurs trop  limité intellectuellement. Les meilleurs anciens joueurs font rarement de bons entraineurs quand ils n’ont pas le bagage intellectuel et psychologique. Ou Blanc se réveille rapidement ou il faudra envisager par son remplacement pat un manager de dimension internationale. Paris na pas le droit de s’autoriser des  prestations auusi médiocres. Comme les médias (y compris sportifs) sont légitimistes, il faudra encore plusieurs mois pour qu’ils parviennent à cette évidence : il faut un entraineur à la hauteur des joueurs.

Allemagne : tout doucement vers la déflation

Allemagne : tout doucement vers la déflation

 

Croissance maintenant atone ( seulement 0.1% au troisième trimestre)  et inflation au ralenti caractérise désormais l’économie allemande touchée elle auusi par la baise de la demande mondiale en particulier en Europe. En faiat L’Europe, comme l’Allemagne, se rapproche de plus en plus de la déflation. De quoi peut-être booster un peu plus le mini plan de relance de Juncker (un hypothétique) et remettre sur la table la question de l’austérité budgétaire. L’inflation en Allemagne a chuté en novembre à son plus bas niveau en près de cinq ans, ce qui devrait conforter les partisans d’une action encore plus radicale de la Banque centrale européenne (BCE) pour soutenir les prix dans la zone euro. Selon des données en première estimation publiées jeudi par l’Office fédéral des statistiques, le taux d’inflation a ralenti en novembre à 0,5% sur un an, son plus bas niveau depuis février 2010. Ce taux, en données harmonisées afin de pouvoir être comparé aux chiffres des autres Etats européens, est inférieur au consensus Reuters qui prévoyait +0,6% et au 0,7% enregistré en octobre. Le coût de la vie est demeuré inchangé en novembre, toujours en données harmonisées. En chiffres non harmonisés, l’inflation est de 0,6% sur un an et nulle sur un mois. Les chiffres définitifs seront annoncés le 11 décembre. « Si on se projette vers l’avenir, la chute récente des prix de l’énergie, si elle dure et n’est pas contrebalancée par un affaiblissement marqué de la monnaie, pourrait tirer l’inflation allemande un peu plus bas », prédit Carsten Brzeski, analyste chez ING. « En ce qui concerne la réunion de la BCE la semaine prochaine, le chiffre de l’inflation allemande publié aujourd’hui pourrait être le prélude à une nouvelle révision à la baisse des prévisions d’inflation de la BCE. » Les chiffres en première estimation de l’inflation dans la zone euro sont attendus vendredi. Ils devraient montrer un ralentissement du taux annuel de 0,4% à 0,3%, selon une étude Reuters.

Perspectives économiques : Sapin revoit tout à la baisse

 

 

Perspectives économiques : Sapin revoit tout à la baisse

 

Finalement Sapin ne refait pas le coup de l’inversion du chômage soutenue par lui alors ministre du travail pendant des mois alors que le chômage ne cessait de croitre. Cette fois aux finances, il reconnait que tout est en baisse dans les prévisions du gouvernement. La croissance, les réductions de déficits.  . Pour les 3% (objectif du pacte de stabilité européenne signé par Hollande)  de déficit, c’est même renvoyé parquement à l’après Hollande, en 2017 ! Le ministre des Finances a annoncé mercredi 10 septembre à l’occasion d’une conférence de presse à Bercy, les nouvelles perspectives économiques de la France. Celles-ci sont très en-deçà des hypothèses précédentes. Ainsi, le gouvernement table désormais sur une croissance de 0,4% en 2014 contre 1% précédemment, et de 1% en 2015 contre 1,5%. Michel Sapin a également indiqué que le déficit public atteindrait 4,4% cette année contre les 3,8% prévus précédemment. Il a annoncé que le déficit ne reviendrait sous la barre des 3% qu’en 2017, au lieu de 2015. Ces chiffres sont plus élevés qu’en 2013 lorsque le déficit n’avait pas dépassé les 4,2%. Par ailleurs, une semaine après avoir annoncé que l’objectif d’économie de 21 milliards d’euros en 2015 serait difficilement atteignable en raison de la faible inflation, le ministre des Finances s’est ravisé. En fait on ne les fera pas mais il ne faut pas le dire à Bruxelles ! Sous la pression de Bruxelles, Berlin mais également du FMI, Michel Sapin a indiqué que cet objectif était toujours maintenu…. sur le papier.

Nouveau gouvernement : tout ce cirque pour ça !!

Nouveau gouvernement : tout ce cirque pour ça !!

 

Dans quelques jours one ne parlera même plus de ce pseudo événement que constitue le nouveau gouvernement qui n’est que la reproduction de l’ancien avec l’énarque banquier Macron en plus. En faiat on prend les mêmes et on recommence. La preuve il y13 hauts fonctionnaires dans ce gouvernement (avec surtout des énarques ou de sous  marques de sciences po et institut politiques). Bref la plupart qui ne connaît rie aux réalités économiques et sociales concrètes. Dès ce soir avec les nouveaux chiffres catastrophiques on passera à autre choser et dès demain ce sera à la une des grands médias. Des médias incapables e pus souvenait de faire le lien entre tous les facteurs explicatifs de la crise et qui passe du coq à l’âne ou bien le pus souvent caricature les débats. Exemple sur les déficits où le conformisme ambiant défend l’austérité au non de la réduction des déficits alors qu’en réalité ces déficits ne se réduisent pas  malgré cette austérité. Le secrétaire général de l’Elysée a annoncé ce mardi la composition du nouveau gouvernement. L’équipe des ministres est toujours paritaire et davantage orientée vers la droite de la gauche, et tous se réuniront pour un premier conseil des ministres mercredi à dix heures.

Deux nouveaux

Emmanuel Macron remplace Arnaud Montebourg au ministère de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique. Banquier d’affaires de profession, ancien secrétaire général de l’Elysée et un temps conseiller économique de François Hollande, sa nomination par le président qui annonçait pourtant au Bourget que « son ennemi (c’est) la finance » montre la volonté du couple exécutif de s’entourer de ministres en accord avec la ligne officielle, et plus à droite de la gauche.

Patrick Kanner remplace Najat Vallaud-Belkacem au ministère de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Ancien adjoint de Pierre Mauroy, il est président du Conseil général du Nord depuis 2011.

Deux déménagements

Fleur Pellerin, jusque là secrétaire d’Etat chargée du Commerce extérieur, du Développement du tourisme et des Français de l’étranger, remplace Aurélie Filippetti au ministère de la Culture et de la Communication. Cette dernière avait fait savoir dans une lettre qu’elle ne souhaitait pas retrouver son poste. Fleur Pellerin hérite d’un ministère dans lequel elle devra gérer des dossiers compliqués comme la crise des intermittents, qui ont fait grève tout l’été.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre du Droit des femmes, de la Ville, de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement Valls I, remplace Benoît Hamon au ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche : elle est la première femme à être nommée à ce poste. Avant elle, Ségolène Royal avait été ministre déléguée à l’Enseignement scolaire de 1997 à 2000.

►►RENDEZ-VOUS | Najat Vallaud-Belkacem sera l’invitée de France Info mercredi à 8h15

Ceux qui restent à leur poste

Laurent Fabius, aux Affaires étrangères et au Développement durable
Bernard Cazeneuve, à l’Intérieur
Michel Sapin, aux Finances et aux Comptes publics
Christiane Taubira, à la Justice
Jean-Yves Le Drian, à la Défense
Marisol Touraine, aux Affaires sociales et à la Santé
Ségolène Royal, à l’Ecologie, au Développement durable et à l’Energie
Stéphane Le Foll, à l’Agriculture
François Rebsamen, au Travail et à l’Emploi
Sylvia Pinel au Logement, à l’Egalité des territoires et à la Ruralité
Marylise Lebranchu, à  la Décentralisation et à la Fonction publique
George Pau-Langevin, aux Outre-Mers

Auprès du premier ministre
Jean-Marie Le Guen, secrétaire d’Etat chargé des Relations avec le Parlement
Thierry Mandon, secrétaire d’Etat chargé de la Réforme de l’Etat et de la Simplification:
  
Auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international
Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes
Mme Annick Girardin, secrétaire d’Etat chargée du Développement et de la Francophonie
M. Thomas Thevenoud, secrétaire d’Etat chargé du Commerce extérieur, de la
Promotion du tourisme et des Français de l’étranger
 
Auprès de la ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie
M. Alain Vidalies, secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche
 
Auprès de la ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Geneviève Fioraso, secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
 
Auprès du ministre des Finances et des Comptes publics
Christian Eckert, secrétaire d’Etat chargé du Budget
 
Auprès du ministre de la Défense
Kader Arif, secrétaire d’Etat chargé des Anciens combattants et de la Mémoire
 
Auprès de la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes
Laurence Rossignol, secrétaire d’Etat chargée de la Famille, des Personnes âgées et de l’Autonomie
Ségolène Neuville, secrétaire d’Etat chargée des Personnes handicapées et  de la Lutte contre l’exclusion
Pascale Boistard, secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes
 
Auprès du ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique
Carole Delga, Secrétaire d’Etat chargée du Commerce, de l’Artisanat, de la Consommation et de l’Economie sociale et solidaire
Axelle Lemaire, secrétaire d’Etat chargée du Numérique
 
Auprès de la ministre de la Décentralisation et de la Fonction publique
André Vallini, secrétaire d’Etat chargé de la Réforme territoriale
 
Auprès du ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports
Myriam El Khomri, secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville
Thierry Braillard, secrétaire d’Etat chargé des Sports

Amende de BNP : tout le monde va payer

Amende de BNP : tout le monde va payer

 

Qui va payer l’amende record de la BNP (9 milliards de dollars), personne d’après le PDG de la BNP ; Une rigolade bien sûr car les actionnaires, les salariés et les clients en fin de compte régleront la note d’une manière ou d’une autre. Les clients avec des petits services discrètement augmentés, les actionnaires  qui ne pourront se partager les bénéfices escomptés et le personnel (effectifs, rémunérations). BNP Paribas paie cash le versement de son amende aux autorités américaines. La banque plonge dans le rouge au premier semestre avec 4,3 milliards d’euros de perte, selon les résultats publiés ce jeudi 31 juillet.  La banque française était accusée d’avoir réalisé des opérations en dollars avec des pays sous embargo américain. Mais le groupe bancaire se veut rassurant et jure que ce ne sont pas les clients qui vont renflouer les caisses de la banque. Jean-Laurent Bonnafé, directeur général de la BNP, se veut « très rassurant ». « Nous allons continuer dans l’esprit du groupe pour le service des clients, le financement de leur projet et leur accompagnement. Nous payons ce trimestre là le ‘débouclement’ d’une histoire qui a pratiquement dix ans d’âge », explique-t-il.  Il ajoute que « le trimestre et ses résultats sont très très bons, c’est un vrai gage d’avenir ». Mis à part cette amende record de 9 milliards de dollars. Que les actionnaires se rassurent, pour eux, rien ne change. « BNP Paribas dispose de réserves très importantes. Elle peut maintenir le dividende au niveau de l’année dernière. Ce qui est un traitement exceptionnel », détaille Jean-Laurent Bonnafé.  Pas de conséquences pour les actionnaires, mais alors où est le changement ? Ce sont les salariés qui vont être concernés. Le syndicat national des banques affirme que leur intéressement sera réduit à peau de chagrin et les augmentations de salaires seront très limitées.

Témoin les interrogations d’un client ( site-regards)

Paris, le 7 juillet 2014

Bernard Marx Client de l’agence BNP Paribas de Fontenay-aux-Roses

Cher Monsieur,

Client de longue date de BNP Paribas, j’ai pris connaissance de la lettre « au sujet dit des embargos américains » que vous m’avez adressée le 3 juillet. Vous me remerciez pour la fidélité et la confiance que je témoigne à BNP Paribas. Sachez que celle-ci est en réalité ébranlée. Et je ne dois pas être le seul client, ni le seul citoyen dans ce cas.

Hélas, vous ne répondez pas à de nombreuses questions. C’est pourquoi j’ai souhaité vous écrire en retour.

Sur ce qui s’est passé

BNP Paribas est condamné par la justice américaine pour avoir effectué de 2002 à 2011 à travers BNP Paribas Suisse des transactions en dollars avec l’Iran, Cuba et le Soudan, pays soumis à un embargo des États-Unis. Ces opérations étaient liées à du négoce de pétrole et de gaz. Vous ne donnez aucun chiffre sur l’importance de ces financements, mais la presse évoque des montants de plusieurs dizaines de milliards de dollars, ce qui n’est pas peu de choses. La décision d’embargo a été prise unilatéralement par les États-Unis. Les opérations incriminées étaient, comme vous le dites, licites au vu de la réglementation française et européenne. Dès lors, votre condamnation peut être considérée comme l’effet d’une puissance judiciaire extraterritoriale abusive des États-Unis, utilisant le rôle du dollar en tant que monnaie d’échange international et le fait que, pour déboucler des échanges en dollars, il fallait passer par le territoire des États-Unis.

On ne peut cependant s’en tenir à cette appréciation.

1. Une grande partie des opérations incriminées concerne le Soudan. Voici ce que l’on peut lire sur le site du ministère des Affaires étrangères : « La crise au Darfour éclate avec les premières actions du Mouvement de libération du Soudan (MLS – Abdelwahid el Nour) en février 2003, rapidement rejoint par le Mouvement pour la justice et l’égalité (MJE – Khalil Ibrahim). Les autorités soudanaises répondent à ces attaques par une répression généralisée, caractérisée par des violences visant les civils et une politique de destruction systématique de villages avec l’appui de milices janjawids. Elles provoquent la plus importante crise humanitaire au monde à l’époque : 200.000 morts, 2,6 millions de déplacés, 200.000 réfugiés au Tchad. Le Conseil de sécurité des Nations unies saisit la Cour pénale internationale (CPI) de la situation au Soudan en 2005. Plusieurs mandats d’arrêt sont émis par CPI, dont un à l’encontre du président Béchir pour crime contre l’humanité, crimes de guerre (4 mars 2009) et crime de génocide (12 juillet 2010) et, en février 2012, contre le Ministre de la Défense, Abderrahim Mohamed Hussein ».

Pour quelles raisons BNP Paribas a-t-elle décidé de prendre des risques en traitant de 2002 à 2011 de massives opérations en dollars avec ce pays ?

2. Selon vos termes, seules les opérations effectuées en dollars contrevenaient aux embargos décidés unilatéralement par les États-Unis.

Pourquoi n’avez-vous pas exigé des clients concernés par ces embargos que les opérations soient effectuées dans une autre monnaie que le dollar, par exemple en euros ?

3. Vous évoquez aussi, comme du reste le gouverneur de la Banque de France Monsieur Noyer, une approche évolutive des États-Unis vis-à-vis de la question. En réalité, il me semble que BNP Paribas savait dès le départ qu’elle transgressait les règles américaines et qu’un risque majeur était pris. J’en veux pour preuve le communiqué du 1er juillet dernier de l’Autorité fédérale suisse de contrôle des marchés financiers (FINMA) : « La banque (BNP Paribas Suisse) a gravement manqué à ses obligations d’identifier, de limiter et de surveiller les risques liés aux transactions avec des partenaires commerciaux dans des pays touchés par des sanctions financières américaines ». Dans ces conditions, « la banque s’est ainsi exposée à des risques juridiques et de réputation excessivement élevés ». En clair, BNP Paribas aurait maquillé les opérations qu’elle effectuait pour essayer de cacher le fait qu’elle contrevenait aux embargos américains. Et, dit la FINMA, elle l’a fait « en particulier entre 2002 et 2007 ». Ce qui n’a fait qu’aggraver les risques pris, comme le démontrent les motifs de la condamnation aux États-Unis. Bref, votre lettre masque fortement, me semble-t-il, les responsabilités de BNP Paribas, bien avant 2007.

4. Quand la direction de BNP Paribas a-t-elle informé l’Autorité de contrôle bancaire français, sinon le gouvernement français, que la banque réalisait des opérations massives en dollars, licites du point de vue de la législation française et européenne mais illicites pour les États-Unis et qu’elle utilisait divers procédés pour les masquer, ce qui comportaient un risque évident et finalement avéré ?

Nulle part je n’ai lu que cela a été fait, du moins avant qu’il soit trop tard. De mon point de vue, si cela est vrai, il y a là une défaillance du contrôleur qui n’a rien vu ou rien voulu voir (comme du reste il n’avait rien vu au sujet de l’affaire Kerviel ou à celui de l’affaire DEXIA), mais il existe également une défaillance de BNP Paribas à ne pas l’avoir informé.

BNP Paribas est en effet une banque qui pèse l’équivalent du PIB annuel français. Toute défaillance de sa part aurait des conséquences graves pour les clients dont je suis, et des conséquences catastrophiques pour le pays tout entier. C’est du reste l’hypothèse d’un risque systémique qui a été évoquée par les dirigeants politiques français pour justifier leur intervention auprès des autorités américaines avant la condamnation de BNP Paribas.

5. Vous évoquez le fait que la Direction générale avait décidé d’interdire dès 2007 la poursuite de ces activités dans les pays concernés et que cette décision n’a pas été respectée du fait de défaillances individuelles de certains collaborateurs et « qu’au-delà il y a eu également certains défauts de vigilance et de réactivité ». Or les dirigeants de BNP Paribas suisse et des membres de son conseil d’administration sont des personnalités éminentes du groupe. Pascal Boris, directeur général de 2010 à 2013 remplacé en décembre 2013 a été nommé à son conseil d’administration. Georges Chodron de Courcel président du conseil d’administration est directeur délégué de BNP Paribas, Michel Pébereau est dirigeant historique et président d’honneur de la banque. Dominique Rémy, administrateur jusqu’en décembre 2013, est par ailleurs responsable mondial du métier Financements structurés de BNP Paribas CIB. Il a été désigné en juillet 2012 à la direction de BNP Paribas Fortis CIB. Votre adjoint Alain Papiasse a, à cette occasion, souligné ses compétences et sa réputation personnelle.

Si l’une ou l’autre de ces personnalités faisait partie de ceux qui n’ont pas respecté les décisions de la Direction générale ce serait évidemment extrêmement grave. Or vous ne donnez aucune information sur les sanctions disciplinaires prises et sur leurs motifs. Elle est pourtant nécessaire.

En tout état de cause, si, comme vous le dites, la vigilance et la réactivité de telles personnalités ont été mise en défaut, quatre ans durant, c’est très grave aussi. Cela ne démontre pas seulement que vos dispositifs de contrôles internes étaient défaillants. Il me semble, en fin de compte, que cette affaire venant après d’autres, dans d’autres banques, démontre que des banques comme BNP Paribas sont non seulement trop grosses pour faire faillite – ce qui tend à générer des prises de risques inconsidérés – mais aussi trop complexes pour être correctement contrôlées.

C’est pourquoi, comme client et comme citoyen, il me parait nécessaire de renforcer la loi de séparation bancaire de juillet 2013.

Sur les conséquences de la condamnation

 

6. BNP Paribas a été condamnée à payer des pénalités de 8,97 milliards de dollars soit environ 6,6 milliards d’euros. C’est l’équivalent du résultat net annuel 2012 (part du groupe) et 1,8 milliard d’euros de plus que le résultat net de 2013.

Vous vous engagez à ce que « ce sujet spécifique n’ait absolument aucun impact » pour les clients de BNP Paribas, ni en ce qui concerne la politique tarifaire, ni en ce qui concerne votre capacité à accompagner vos clients dans leurs projets personnels ou professionnels, c’est-à-dire notamment en matière de crédit. Mais tout de même, une année de résultat net, ce n’est pas une petite somme et cela ne peut pas être sans conséquences. Ou alors cela veut-il dire que, précédemment, vous avez fait trop de bénéfices, ce qui signifierait que votre politique tarifaire et votre accompagnement des projets de vos clients aurait pu être plus favorables ?

La question « Qui va payer ? » reste donc entière. Quelle sera la part prise par les actionnaires sous la forme de non-paiement de dividendes ou sous celle d’augmentation du capital ? Par les dirigeants et les traders, sous la forme de non versement de bonus ? Par les personnels salariés sous la forme de non distribution d’intéressements ou de moindre évolution des salaires ? Par les contribuables sous la forme de diminution des impôts sur les sociétés payés par BNP Paribas ? Et aussi, malgré tout, par les clients sous la forme de diminution du programme d’investissements de BNP Paribas ?

Vous devez à cet égard aux clients et aux citoyens davantage d’informations que celles contenues dans votre lettre.

7. Enfin, vous n’évoquez nullement un des points très importants de « l’accord signé par BNP Paribas avec les autorités américaines », selon la si jolie formulation du site bnpparibas.net : BNP Paribas est placé sous surveillance de la justice américaine et du FBI pendant cinq ans. Selon le journal Le Monde (5 juillet 2014), « il s’agit en somme de la mise sous tutelle par la justice et l’administration américaines d’une entreprise stratégique, qui traitant avec de grands groupes industriels et avec les États manipule d’importants secrets d’affaires. » « Une mise sous tutelle judicaire, rappelle ce journal, qui s’ajoute à la création, à New York, par BNP Paribas, d’un département dit de la sécurité financière, chargé de contrôler la bonne application des lois américaines, et à la localisation, toujours à New York, de tous les flux financiers de la banque, en dollars ».

 

 

Croissance: quand le bâtiment va mal, tout va mal

Croissance: quand le bâtiment va mal, tout va mal

L’intérim constitue un bon indicateur avancé de la conjoncture, il est en recul d’enviton1% sur le premier semestre. Signe inquiétant, l’intérim s’écroule en juin dans le BTP. Quand le bâtiment va mal, tout va mal, adage inversé qui n’est pas sans fondement puisque la croissance, elle est à peu près à plat pour cette première moitié d’année. En effet l’intérim  s’effondre dans le BTP, à -15,9%. Déjà en avril et en mai, le secteur était en net recul, à -13,1% et -12,4% en variation annuelle. Le mois de juin marque donc une accélération de la chute. Le BTP reste malgré tout le second secteur d’activité pour les intérimaires, avec 14,8% des effectifs totaux, mais très loin derrière l’industrie (52,2%). Sur l’ensemble du premier semestre, l’intérim est en recul de 0,9% en France par rapport à la même période de 2013, essentiellement à cause du BTP. L’emploi intérimaire évolue aussi différemment selon la qualification de l’employé. Il est en hausse de 10,8% chez les ouvriers non qualifiés, qui constituent désormais 43,7% du total des intérimaires en France. Il progresse également chez les employés et les cadres et professions intermédiaires (respectivement + 5,5% et + 3,8% en juin) tandis qu’il baisse fortement chez les ouvriers qualifiés (-10,5%). Les écarts sont aussi marqués en ce qui concerne les régions. Les régions du sud de la France sont les premières frappées par la baisse de l’intérim. Ainsi, il recule de 7% en juin en région PACA, en Midi-Pyrénées et en Aquitaine (-6,5% et -5,7%). A l’inverse, l’emploi intérimaire progresse de 7,5% en Haute-Normandie, et de plus de 5% dans le Nord-Pas-de-Calais ainsi qu’en Lorraine et en Alsace.

 

 

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