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Coronavirus France : 3.167 infectés , 19856 en tout ; 186 décès , 860 en tout

Coronavirus France : 3.167 infectés , 19856 en tout ; 186 décès , 860 en tout

 

  • , 19.856 cas ont été confirmés, soit 3.167 de plus que dimanche, ce qui représente une augmentation de 23%. Par ailleurs, 8.675 personnes sont hospitalisées et 2.082 cas graves se trouvent en réanimation, contre 1.746 la veille.

 

  • 186 nouveaux décès dus au coronavirus en 24 heures à l’échelle de la France, ce qui porte le bilan total à 860 morts.

 

  • Parmi les derniers patients décédés figurent un médecin généraliste et un gynécologue, ce qui porte à cinq le nombre de praticiens décédés, a par ailleurs confirmé Olivier Véran.

Environnement : Après le Coronavirus, : « Nous devons tout repenser »

Environnement : Après le Coronavirus,  : « Nous devons tout repenser »

L a sociologue et philosophe Dominique Méda espère de la crise du Covid-19 qu’elle serve de « déclencheur pour la grande bifurcation qu’exige l’imminence de la crise écologique ».(Interview dans la tribune

 

 

Ce moment si particulier de début de confinement, comment l’éprouvez-vous intimement, comment l’interprétez-vous intellectuellement ?

Je le vis comme le prélude à d’autres crises et d’autres confinements, toujours plus graves, toujours plus surprenants, et pourtant prévisibles. Je veux dire que nous savons plus ou moins toutes et tous aujourd’hui que nous ne pouvons plus vivre comme avant, que nous avons forcé et dépassé un certain nombre de limites.

J’envisage cette crise comme un coup de semonce qui met en lumière notre aveuglement et notre impréparation. J’espère qu’elle va nous servir de déclencheur pour la grande bifurcation qu’exige l’imminence de la crise écologique.

C’est, par son ampleur et sa diffusion, une crise inconnue, une crise plurielle – économique, sociale, financière – et tentaculaire, une crise d’une soudaineté terrifiante, c’est en premier lieu une crise qui frappe et interroge « toute » la société et « toute » la planète. Vit-on un moment inédit de « crise holistique » ?

Hier, je parlais par Skype avec une Américaine installée au fin fond des Etats-Unis. Elle me racontait exactement la même situation que celle dans laquelle je me trouvais moi. Les écoles fermées, le confinement, les morts, les hôpitaux submergés, l’impuissance.

Cette internationalisation des événements, la simultanéité des expériences, ou encore la diversité des réponses et l’incapacité de former un « nous » alors que nous vivons la même chose et que nous sommes en quelque sorte constitués en une humanité unie par cet événement, forment quelque chose de tout à fait extraordinaire. Si cela nous permettait justement de prendre conscience de l’identité des défis auxquels nous sommes confrontés, ce serait magnifique. Plus encore si nous en profitions pour façonner des réponses communes.

Nous devons absolument reprendre la main et sur la finance et sur la production, revenir sur la liberté de circulation des capitaux et sur l’actuelle division internationale du travail.

Comment la globalisation du monde doit-elle être questionnée par cette crise ?

A l’évidence, elle a été beaucoup trop loin et elle n’a pas été contrôlée. A cet égard, le fameux article de Rawi Abdelal, (« Le consensus de Paris : la France et les règles de la finance mondiale« ) qui montre comment les Français ont promu la libéralisation complète de la finance en croyant pouvoir la maîtriser, est important. Car comme l’admet désormais le FMI, c’est un échec.

Et accepter la désindustrialisation et la dépendance que cela a provoqué est insensé. Nous devons absolument reprendre la main et sur la finance et sur la production, revenir sur la liberté de circulation des capitaux et sur l’actuelle division internationale du travail.

Le fonctionnement de cette globalisation, que l’on dit communément inégalitaire, égoïste, compartimenté, mercantile, peut-il à terme mais aussi dès maintenant profiter de cet indicible pour se réinventer ? L’urgence sanitaire mondialisée semble faire naître des desseins de ce type. En revanche, de l’Europe aux Etats-Unis, la cartographie géopolitique n’est guère encourageante…

Certes, mais la prise de conscience est brutale et intense. Il va falloir reconstruire très vite un programme politique de rechange exactement comme pendant la Seconde Guerre mondiale avec Beveridge et Keynes. Il nous faudra profiter de cette situation pour engager une véritable reconversion. Nous devons tout repenser, y compris et d’abord nos représentations des rapports entre humains et Nature, ce qu’est la vocation humaine, réapprendre le sens des limites, trier dans ce que la Modernité nous a apporté.

L’histoire est, à ce titre, un éternel recommencement : c’est dans l’exploitation des peurs que fermente le succès populaire et électoral des thèses isolationnistes, nationalistes, xénophobes. L’incontestable succès des candidats RN sortants ne doit-il pas être lu à cette aune ? Au-delà, et notamment au sein des pays d’Europe mais aussi aux Etats-Unis engagés dans la bataille des Présidentielles, ce spectre est-il inéluctable ?

Beaucoup de recherches ont mis en évidence le lien étroit entre délocalisations, automatisation, chômage et vote pour les extrêmes. Dans la reconversion écologique que je propose, nous devons mettre au centre l’impératif de justice sociale. Bien pensée, celle-ci peut permettre de recréer des emplois, de renouer avec le sens du travail, tout en sauvegardant des « conditions de vie véritablement humaines ».

Une « autre » réalité de nos existences est concrètement frappée : le travail, « l’exercice du travail ». Les premières mesures de l’Etat vous satisfont-elles ? Quels dangers, à plus long terme, cette déflagration fait-elle peser sur cet exercice du travail ?

Ce moment devrait nous permettre d’une part de faire le tri entre les métiers vraiment utiles et ce que Graeber appelle les « bullshits jobs », d’autre part de reconsidérer la rémunération relative des métiers. Il faut être aveugle pour ne pas voir quels sont aujourd’hui les métiers sans lesquels la société ne peut pas vivre.

Peut-on dès maintenant « tirer profit » de ce moment de crise pour questionner l’organisation, les réglementations, les conditions futures de cet « exercice du travail » ?

Oui, il nous faut préparer l’après dès aujourd’hui. A tous points de vue, nous devons renouer avec le réel et atterrir. La société de demain doit se préparer à faire face à des catastrophes climatiques et sanitaires. Nous devons nous organiser pour y faire face.

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Dominique Méda est professeur de sociologie à l’Université Paris Dauphine, et titulaire de la Chaire « Reconversion écologique, travail, emploi, politiques sociales » à la Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FSMH).

 

Coronavirus France : 12.612, contre 10.995 infectées, 450 morts en tout

Coronavirus France : 12.612, contre 10.995 infectées, 450 morts en en tout

Le nombre de cas confirmés en France est de 12.612, contre 10.995 la veille, soit une augmentation de 15%, a-t-il précisé. Compte 450 décès, contre 372 jeudi, soit une hausse de plus de 20% en 24 heures. Sur ce total, 5.226 personnes sont hospitalisées, dont 1.297 sont dans un état grave, en réanimation. La progression des cas graves est de l’ordre de 16% en 24 heures.

La moitié des personnes placées en réanimation ont moins de 60 ans, comme constaté la veille, a ajouté Jérôme Salomon, directeur de la santé.. Concernant les décès, 87% d’entre eux concernent des personnes âgées de plus de 70 ans, a-t-il précisé.

Toutes les régions sont touchées, y compris l’outre-mer, a-t-il dit, citant le Grand Est, la Corse, l’Ile-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle Aquitaine parmi les régions les plus affectées.

“On attend un pic entre cinq et huit jours”, a déclaré Jérôme Salomon et “10 à 22 jours pour connaître l’efficacité maximale du changement de comportement” de la population.

Très critiqué sur l’insuffisance dramatique de masques le directeur de la santé a déclaré “Depuis le début de la crise, nous avons livré 35 millions de masques pour répondre aux besoins urgents.”

“En parallèle, l’Etat a passé une commande publique auprès de tous les industriels français. Actuellement les usines tournent 24 heures sur 24 et sortent environ 6 millions de masques par semaine, la production étant en constante augmentation.”

Notons quand même que les besoins sont d’un minimum de 25 millions par semaine pour le seul personnel médical sans parler évidemment de la population. Si l’on devait appliquer la stratégie de protection systématique par les masques, c’est 1 milliard de masques dont il faudrait disposer.

Le gouvernement finalise des contrats qui permettront d’importer plusieurs centaines de millions de masques supplémentaires au cours des trois prochains mois, a encore précisé le directeur général de la Santé.

Coronavirus France : 450 morts, 12.612 infectés contre 10.995 en tout

Coronavirus France : 450 morts, 12.612 infectés contre 10.995 en tout

 

 

La contamination s’amplifie et le pic est encore loin d’être atteint, peut-être dans une dizaine de jours.

Le nombre de cas confirmés en France est de 12.612, contre 10.995 la veille, soit une augmentation de 15%, a-t-il précisé.

Sur ce total, 5.226 personnes sont hospitalisées, dont 1.297 sont dans un état grave, en réanimation. La progression des cas graves est de l’ordre de 16% en 24 heures.

La moitié des personnes placées en réanimation ont moins de 60 ans, comme constaté la veille, a ajouté Jérôme Salomon. Concernant les décès, 87% d’entre eux concernent des personnes âgées de plus de 70 ans, a-t-il précisé.

Toutes les régions sont touchées, y compris l’outre-mer, a-t-il dit, citant le Grand Est, la Corse, l’Ile-de-France, la Bourgogne-Franche-Comté, l’Auvergne-Rhône-Alpes et la Nouvelle Aquitaine parmi les régions les plus affectées.

“On attend un pic entre cinq et huit jours”, a déclaré Jérôme Salomon » (une dizaine de jours pour d’autres experts. L ‘efficacité des mesures de confinement ne sera pas connue avant 10 à 20 jours..

Des mesures drastiques de confinement sont en vigueur depuis mardi midi sur tout le territoire national, pour une durée fixée jusqu’ici à “au moins 15 jours”, et le gouvernement a annoncé vendredi, veille de week-end, un durcissement des contrôles.

Coronavirus France : 1434 infectés en plus en 24 heures, 9134 en tout, 264 décès

Coronavirus France  : 1434 infectés en plus en 24 heures, 9134 en tout, 264 décès

La contamination progresse toujours avec 1434 infectés en plus en 24 heures, 9134 en tout, 264 décès.   Le coronavirus a touché 9.134 personnes en France depuis le début de l’épidémie et causé 264 décès, a annoncé mercredi le directeur général de la Santé. Quatre-vingt neuf patients ont donc succombé à la maladie au cours des 24 dernières heures, ce qui représente une augmentation de 51%. Plus de 3.600 personnes ont été hospitalisées et 931 cas graves sont en réanimation, a précisé Jérôme Salomon, lors de son point de presse quotidien.

Coronavirus Italie : 1.300 morts pour 18 000 cas en tout

Coronavirus Italie : 1.300 morts pour 18 000 cas en tout

 

La situation est de plus en plus catastrophique en Italie avec  250 décès supplémentaires, soit une augmentation de 25%, ce qui porte le total à 1.266 morts, rapporte la Protection civile.

Il s’agit de la plus forte augmentation quotidienne en valeur absolue depuis l’apparition de la maladie dans la péninsule.

Le nombre de cas est quant à lui passé en 24 heures de 15.113 à 17.660, soit 17% d’augmentation. Sur ce total, 1.439 patients sont guéris et 1.328 se trouvent en soins intensifs.

Coronavirus France : plus 600 cas en 24 heures , 2.876 en tout, 61 morts

Coronavirus France : plus 600 cas en 24 heures , 2.876 en tout, 61 morts

 

 

 

Au-delà des chiffres précis qui sont indiqués par le ministère de la santé c’est surtout le rythme d’augmentation de la contamination qui caractérise la situation. En 24 heures,  la France a en effet enregistré 600 cas supplémentaire. À ce rythme, on atteindra de l’ordre de 1000 cas des lundis.  Le gouvernement a reculé l’échéance de la phase 3, sans doute pour ne pas inquiéter davantage les acteurs économiques et l’opinion. Mais c’est retarder pour rien et gagner seulement quelques jours.

Le confinement généralisé s’imposera forcément. Pour l’instant la France a choisi une position ambiguë entre mesures radicales et laxisme en regard par exemple des manifestations selon leur nature, leurs lieux géographiques mais aussi vis-à-vis de la mobilité qu’elle n’a pas osé toucher. Certes la question est complexe car cette mobilité est l’une des caractéristiques des sociétés modernes.

En moyenne chaque jour nombre de Français effectue 50 km et sont donc de  potentiels vecteurs de diffusion de la maladie. On ne peut sans doute pas revenir à l’époque où chacun vivait pratiquement en autonomie faisant y compris son pain dans les zones rurales. Pour autant il doit être possible d’imposer des mesures de restriction au déplacement de personnes et de marchandises qui ne correspondent pas à des urgences économiques  et sociales. Le dernier bilan en date de l’épidémie de coronavirus en France fait état de 61 morts, contre 48 mercredi, pour 2.876 contaminations, annonce jeudi le ministère de la Santé.

Sur le nombre total de cas d’infection, qui a augmenté de près de 600 en 24 heures, 129 cas graves nécessitant une réanimation ont été recensés, ajoute-t-il.

“Le virus circule désormais activement dans plusieurs zones du territoire national, l’épidémie s’amplifie en France”, souligne le ministère dans un communiqué.

Coronavirus France : 500 cas en plus en 24 heures, 48 décès en tout

Coronavirus France : 500 cas en plus en 24 heures, 48 décès en tout

 

Près de 500 cas et 15 décès supplémentaires par rapport aux chiffres annoncés mardi, 48 décès en tout .

“Certaines régions comptent des centaines de cas, d’autres quelques dizaines. Le virus ne circule donc pas activement sur l’ensemble du territoire et nous restons donc ce soir au stade 2 de l’épidémie”, a déclaré Olivier Véran.

Le ministre de la Santé a en outre annoncé que deux zones étaient désormais considérées comme des foyers de contamination, la Corse et 19 communes proches de Montpellier (Hérault) et que les établissements scolaires y seraient fermés pour 14 jours.

Les rassemblements de plus de 50 personnes y seront également interdits.

Alors que les personnes âgées sont les plus exposées aux risques de complication liés au coronavirus, les visites sont par ailleurs désormais interdites dans les Ehpad et ce pour plusieurs semaines sur tout le territoire, a ajouté le ministre.

“La fragilité des uns appelle la solidarité des autres”, a-t-il souligné. “Nous avons décidé de suspendre l’intégralité des visites extérieures en Ehpad ainsi qu’en unités de soins longue durée. Dans les résidences en autonomie, ces visites sont fortement déconseillées.”

“Ces 34 personnes sont désormais considérées comme des personnes co-exposées”, a indiqué l’Agence Régionale de Santé, qui depuis quelques heures travaille à identifier ces voyageurs, qui, une fois localisés, seront maintenus en confinement.

Coronavirus France : encore 300 cas en 24 heures ; à 1.784 cas en tout et 33 morts

Coronavirus France : encore 300 cas en 24 heures ; à 1.784 cas en tout et 33 morts

 

Bien qu’il faille être prudent sur le chiffrage exact, on compterait de l’ordre de 300 cas en plus en 24 heures soit environ 1800 cas et 33 décès. Il y a beaucoup de contradictions sur le nombre de personnes infectées y  compris si on reprend jour par jour les chiffres officiels de la direction générale de la santé. Une grosse interrogation vient aussi de la différence entre le nombre de cas en Italie et en France. Il se pourrait qu’une partie de l’écart provienne des  méthodologies employées. En effet, l’Italie a fait le choix de procéder massivement à des analyses des personnes possiblement infectées. Ce qui n’est pas le cas en France;  des analyses ne sont pas indiquées que sur les cas les plus flagrants. En Italie, on pratique 10 fois plus de tests qu’en France. Il y a aussi le problème des décès qui peut susciter aussi des interrogations dans la mesure où le plus souvent plusieurs pathologies sont responsables.

Le coronavirus a contaminé 1.784 personnes et fait 33 morts en France, a annoncé mardi le directeur général de la santé, Jérôme Salomon. De toute manière, l’évaluation quantitative et forcément sujette à discussion puisqu’on est incapable d’identifier les porteurs les plus nombreux qui ne présente pratiquement aucun symptôme visible. Certains peuvent naître d’ailleurs jamais malade et d’autres ce guérir rapidement de ce qui apparaît comme un simple rhume. Ce problème des modalités de la contamination pose de redoutables problèmes de prévention.

 

Fraude sociale potentielle : 80 milliards ? ou l’art de tout mélanger

Fraude sociale potentielle : 80 milliards ? ou l’art de tout mélanger  

C e chiffre de 80 milliards émane d’un magistrat qui s’est fait une spécialité médiatique de dénoncer la fraude sociale. Le problème, c’est que le montant évoqué mélange tout. Certes il y a sans doute un surnombre de détenteurs de cartes vertes bénéficiaires du système de sécurité sociale. Cependant en l’absence de cette carte, beaucoup d’  intéressés auraient sans doute bénéficié de l’aide  sanitaire publique .

Le magistrat aboutit au chiffre de 2,4 millions d’étrangers actifs en surnombre dans le système de la Sécurité sociale française.

Dans les pages du Journal Officiel de la République Française, l’administration concernée disait recenser 12.392.865 personnes nés à l’étranger «disposant d’un droit ouvert à recevoir au moins une prestation sociale». Et c’est sur la base de ce nouveau groupe d’assurés que Charles Prats relève une première incohérence : selon l’Insee, il existe 8,2 millions de personnes, immigrées ou non, nés à l’étranger en France. Pourquoi un tel écart?

Une interview du magistrat dans la « Voix du nord »  mettait en évidence la confusion évoquée puisque pour l’essentiel la fraude viendrait surtout de la fraude fiscale. Ceci étant,  la fraude sociale n’est pas négligeable mais elle est sans doute assez loin des chiffres provocateurs évoqués. Notons que la sécurité sociale elle ne compte que quelques centaines de millions de fraudes sociales quand le magistrat évoque la somme de 30 milliards pour cette fraude sociale ( et 50 milliards pour la fraude fiscale).

Les chiffres du magistrat relèvent de calcul de coin de table car il n’est pas statistiquement armé pour  procéder à cette évolution. Il applique des moyennes sur des chiffres déjà très approximatifs. Cela n’interdit pas bien au contraire de lutter contre la fraude mais il convient de faire à partir d’objectifs pertinents.

L’interview du magistrat dans la Voix du Nord  :

– Assiste-t-on à une hausse de la fraude sociale et fiscale ?

« L’alourdissement des prélèvements obligatoires depuis 2009 peut entraîner une hausse de la fraude, c’est une évidence. »

– Pouvez vous quantifier dans le détail les différentes formes de fraude sociale ?

« Le travail illégal, c’est un coût de 15,5 à 18,7 milliards d’euros pour Bercy. La fraude aux CPAM, c’est 14 milliards selon l’EHFCN, organisme européen de lutte contre la fraude. Les indus détectés par les CAF se montent à plus de 2 milliards. L’immatriculation sociale frauduleuse permettant de toucher des prestations, c’est potentiellement 12 milliards. Plus les fraudes aux autres régimes de protection sociale… Au final on arriverait à pratiquement 50 milliards par an de fraude sociale. »

– Vos données sont plus élevées que les chiffres officiels. Y a-t-il volonté de l’État de dissimuler la réalité ?

« Ces chiffres sont issus de rapports publics même s’ils n’attirent pas forcément l’attention. »

– Les administrations se félicitent pourtant d’obtenir de bons résultats dans cette lutte. N’êtes-vous pas d’accord ?

« Les résultats sont en constante progression depuis 2008 avec la création de la Délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF) et des comités opérationnels départementaux antifraude (CODAF). Mais il faut bien sûr aller plus loin. »

– Quelle fraude est la plus importante, la sociale ou la fiscale ?

« Une fraude sociale de 50 milliards et une fraude fiscale de 60 à 80 milliards montrent que les deux sont autant insupportables pour les finances publiques. »

– La première n’est-elle pas une « fraude de pauvres ». Et la crise augmente-t-elle la fraude et notamment celle de survie ?

« La fraude d’en bas coûte autant que la fraude d’en haut. Il faut donc lutter contre les deux. Frauder c’est voler. Les discours qui excusent la fraude sociale des uns au nom de la fraude fiscale des autres ou la fraude fiscale et le black des uns par l’existence de la fraude aux prestations des autres détruisent le consentement républicain à l’impôt. Quant à la fraude de survie, elle existe évidemment mais elle me semble bien résiduelle par rapport à la fraude sociale globale. L’équation pauvre = nécessité de frauder est fausse, c’est même une injure envers la scrupuleuse honnêteté que l’on constate souvent chez les personnes modestes issues des milieux populaires. »

– La fraude à l’usurpation d’identité et à l’usage de faux document est elle en hausse et pourquoi ?

« La mère de toutes les fraudes est effectivement documentaire, souvent nécessaire pour escroquer les finances publiques. »

– L’État est-il assez combatif ?

« Depuis 2008, l’État est très combatif mais on peut aller plus loin, notamment contre la fraude à la TVA (32 milliards selon un récent rapport européen), la fraude sociale documentaire et le travail au noir. Est-il plus juste et efficace économiquement de chercher ces sommes chez les fraudeurs ou dans le portefeuille des contribuables ? »

Coronavirus Allemagne: 109 qu’un nouveau, 349 en tout

Coronavirus Allemagne: 109 qu’un nouveau, 349 en tout

 

Comme dans nombreux pays, comme en France, la contamination s’amplifie en Allemagne. Cent-neuf nouvelles infections dues au coronavirus ont été confirmées au cours des 24 dernières heures en Allemagne, où le total est désormais de 349 cas, a fait savoir jeudi l’Institut Robert-Koch.

Un seul des seize Lander est épargné et celui de Rhénanie du Nord-Westphalie, qui est le plus peuplé, est aussi le plus touché avec 175 cas, précise-t-il.

France Coronavirus: 138 cas en plus en un jour, 433 en tout

France Coronavirus: 138 cas en plus en un jour, 433 en tout

 

Le rythme de contamination s’accélère en France comme ailleurs. Le coronavirus apparu en décembre en Chine a fait sept morts – six hommes et une femme – et contaminé 423 personnes en France, soit une hausse de 138 cas en une journée, a déclaré jeudi Jérôme Salomon, le directeur général de la santé.

Sur les personnes contaminées, 23 sont dans un état grave et placées en réanimation, soit huit de plus que mercredi, a-t-il ajouté.

Jérôme Salomon a souligné que les victimes étaient pour la plupart âgées et souffraient d’autres pathologies.

Coronavirus: encore plus de 70 cas en une journée, 300 cas en tout

Coronavirus: encore plus de 70 cas en une journée, 300 cas en tout

285 personnes sont désormais contaminées par le coronavirus en France, soit 73 de plus que mardi, a annoncé le directeur de la Santé Jérôme Salomon mercredi soir lors de sa conférence de presse quotidienne. Le bilan des victimes est toujours de quatre morts sur le territoire national.

15 personnes sont « en situation de réanimation » ce mercredi, a précisé le directeur de la Santé face à la presse.

Dans le détail, Jérôme Salomon a fait savoir que 172 cas faisaient partie d’une chaîne de contamination identifiée, tandis que 65 cas demeuraient sans chaîne d’exposition identifiée. 13 régions françaises sont donc touchées ce mercredi, dont la Guyane pour la première fois depuis le début de l’épidémie.

Plusieurs foyers de contamination sont désormais identifiés par les autorités sanitaires. 30 nouvelles personnes ont été testées positives au COVID-19 en Haute-Savoie, 10 autres dans le Haut-Rhin, et 14 dans le Morbihan. Enfin, 11 cas sont liés au voyage organisé en Egypte.

Sept régions rapportent au moins dix cas: l’Auvergne-Rhône Alpes, la Bourgogne Franche-Comté, la Bretagne, le Grand Est, l’Ile-de-France et les Hauts-de-France. 99 cas sont confirmés dans le département de l’Oise, plus important foyer de contamination du pays. Cependant, ces cas sont désormais répartis dans huit régions différentes.

« On ne sait toujours pas qui est le patient zéro dans l’Oise », a encore déclaré Jérôme Salomon, précisant que les investigations se poursuivaient dans le département afin d’essayer d’identifier le patient zéro à l’origine du début de ce foyer de contamination.

Marchés financiers : crainte d’une pandémie ou tout simplement crise boursière

Marchés financiers : crainte d’une pandémie ou tout simplement crise boursière

 

Le Coronavirus serait responsable des chutes brutales et significatives  des bourses du monde entier. Le virus a bon dos dans la mesure où tous les fondamentaux pouvaient permettre de penser qu’un jour ou l’autre on assisterait à une très grande prise de bénéfice et que les cotations s’écroulaient. Il y a d’abord une situation économique qui s’inscrit dans une tendance baissière très inquiétante avec des croissances qui vont à peine atteindre 1 %. Une activité économique en Chine qui va baisser d’au moins un point, de même qu’aux États-Unis. Ensuite, il y a la conjoncture financière avec un endettement particulièrement dangereux qui a maintenu en vie de nombreuses d’entreprises structurellement particulièrement fragiles.

Même le système financier est en cause, il a prêté à tour de bras de manière irresponsable. L’immobilier pourrait bien être une nouvelle fois l’étincelle qui provoque l’incendie. Le Coronavirus a joué le rôle de cette étincelle en réveillant les investisseurs sur le fait que les indices ne peuvent pas monter au ciel. Alors dans la période récente et notamment au cours de l’année passée, les bourses ont complètement ignoré les fondamentaux et ont participé au renforcement d’une énorme dynamique spéculative. Encore une fois, les exceptionnels rendements étant complètement décalés non seulement de l’activité économique mais aussi des résultats des entreprises. Sans parler des perspectives très grises pour 2020 voire 2021.

L’épidémie de coronavirus est venue troubler la sérénité de marchés financiers trop longtemps habitués à voir les banques centrales voler à leur secours, souligne Nick Clay, gérant actions mondiales chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM). L’épidémie de coronavirus est venue troubler la sérénité de marchés financiers trop longtemps habitués à voir les banques centrales voler à leur secours, souligne Nick Clay, gérant actions mondiales chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM).

Après avoir réagi modérément pendant des semaines aux nouvelles venues de Chine, les indices boursiers piquent du nez un peu partout depuis plusieurs séances, s’approchant dangereusement de la correction, à savoir un repli de plus de 10% par rapport à leurs récents plus hauts – souvent des records absolus.

“Le marché s’était mis dans une situation dans laquelle il ignorait toutes les mauvaises nouvelles en misant sur le fait que les banques centrales allaient continuer pour toujours de baisser les taux et d’imprimer de l’argent si nécessaire”, déclare Nick Clay, gérant actions mondiales chez Newton Investment Management (BNY Mellon IM)  à Reuters. “Il a longtemps considéré le coronavirus de cette manière jusqu’à ce qu’il mette à se propager plus vite que prévu hors de Chine.”

Les investisseurs ont également pris conscience du fait que les fermetures d’usines en Chine auraient un impact non négligeable sur les chaînes d’approvisionnement à l’échelle mondiale, un phénomène qu’ils avaient sous-estimé dans un premier temps, ajoute le gérant.

“C’est un signal d’alarme qui enterre la promesse d’une accélération de la croissance économique, dont le marché a besoin pour justifier des valorisations extrêmement tendues”, dit-il.“Ce que l’on voit aussi souvent avec de genre de phénomène, c’est que les entreprises s’en servent comme de l’excuse parfaite pour abaisser leurs prévisions de bénéfice”, ajoute-t-il.

Les attentes des investisseurs étant fortes en raison des niveaux de valorisation, la capacité du marché à encaisser de mauvaises nouvelles du côté des résultats et des prévisions est assez limitée, souligne le gérant.

“Ce n’est pas surprenant dans ces conditions de voir des mouvements assez violents sur les indices boursiers”, dit-il.

La suite dépendra naturellement de la durée de l’épidémie et de l’ampleur de sa propagation, avec en outre un amortissement possible du choc sur les marchés grâce à la réactivité des banques centrales, mais seulement à court terme, estime le gérant.

“Après 10 ans d’assouplissement quantitatif, un marché aveuglé en était arrivé à penser que les largesses des banques centrales n’avaient d’autre but que de soutenir la valorisation des actifs risqués”, argumente Nick Clay.

“Mais un message assez clair commence à se faire entendre de la part de la classe politique, que ce soit des démocrates aux Etats-Unis ou même des conservateurs au Royaume-Uni, qui dit que la prochaine vague d’assouplissement qualitatif ne sera pas pour le marché mais pour l’économie réelle, pour les gens”, dit-il.

Le marché va devoir, selon lui, s’habituer au fait que la fiscalité sur les entreprises va augmenter, de même que le coût de leur dette, et que la politique monétaire servira en priorité à financer les dépenses budgétaires des gouvernements.

“Quand les valorisations sont aussi tendues, ce n’est pas bon de voir une pression sur les marges. C’est quelque chose que le marché n’a pas correctement intégré”, fait valoir le gérant.

“C’est pourquoi nous nous dirigeons certainement vers une forme de rotation et probablement une correction, avec le retour de la volatilité et une remise à niveau du prix des actifs”, dit-il.

Cette rotation devrait pénaliser en premier lieu les valeurs de croissance pure, à commencer par les géants de la technologie, au profit des valeurs de croissance plus cycliques et exposées à la consommation comme le luxe et la distribution, estime Nick Clay.

“Les techs seront en première ligne si l’attitude des gouvernements change à leur égard et si la fiscalité qui leur est imposée devient plus forte”, dit-il.

Or ces valeurs, dont les stars s’appellent Apple, Microsoft ou encore Alphabet, pèsent de tout leur poids sur les indices et génèrent des flux considérables par le biais de la gestion indicielle.

“Cela pourrait jouer un rôle d’amplification dans l’éventualité d’une correction”, dit le gérant. “Apple est pratiquement dans tous les ETF et sera particulièrement vulnérable si les flux s’inversent”.

“L’épidémie de coronavirus a remplacé les guerres commerciales, provoquant la panique sur les marchés financiers mondiaux qui craignent désormais un choc sur l’économie mondiale”, résume Ritu Vohora, directeur de l’équipe actions chez M&G.

“Les niveaux records et les valorisations élevées des marchés boursiers rendent les marchés plus vulnérables aux chocs économiques et aux déceptions en matière de bénéfices”, ajoute-t-il.

 

 

Coronavirus: on ne sait rien mais tout est sous contrôle !

Coronavirus: on ne sait rien mais tout est sous contrôle !

 

Évidemment, la plupart des médias sont pleins d’interventions et de déclarations à la fois d’autorités publiques et de responsables sanitaires. Le problème, c’est que le diagnostic est particulièrement confus et même contradictoire. En réalité, on ne sait pas grand-chose de ce virus.

 Première inconnue l’origine même de cette épidémie qu’on peut attribuer à des chauves souris et transmise à l’homme. La seule certitude, c’est l’identification de la zone géographique de départ du virus.

Les tout premiers cas de Covid-19 – nom attribué à la maladie provoquée par ce nouveau coronavirus – concernent majoritairement des personnes qui se sont rendues ou qui travaillaient sur un marché de Wuhan, où étaient vendus des fruits de mer et des animaux vivants. Concernant les symptômes il y a encore de nombreuses divergences. Les symptômes seraient proches de celui d’une grippe classique avec de la fièvre des maux de gorge, de la fatigue de la fièvre et des formes de rhume. Mais d’autres considèrent justement qu’il n’y a aucune forme de rhume dans ce virus.

Les deux autres divergences importantes concernent surtout la période d’incubation où la c’est le grand brouillard. En effet certains affirment que cette période se situe entre cinq et six jours

et dans des cas plus rares, elle serait comprise entre 1 et 14 jours. Mais on vient de découvrir en Chine un délai de 27 jours pour une personne infectée. C’est l’inconnue la plus dangereuse car pendant la période d’incubation des patients considérés comme non infectées peuvent contaminer d’autres personnes.

En outre les personnes avec des formes très légères voire asymptomatiques pourraient aussi transmettre le virus, sans que l’on ne connaisse leur niveau de contagiosité. Il conviendrait aussi d’évaluer le taux de dangerosité c’est-à-dire notamment de mortalité. Par ailleurs  ce chiffre est impossible à établir compte tenu des incertitudes totales concernant les statistiques chinoises;  le nombre d’infectées et de personnes décédées pourrait être 10 fois supérieur à celui officiellement déclaré.

On sait seulement  que la Chine voit le virus s’étendre puisque  700 millions de Chinois serait désormais confinés dans leurs lieux de résidence. Il n’y a pas de traitement spécifique pour  les symptômes par exemple les infections pulmonaires. Quant aux perspectives de vaccin pour prévenir la maladie on ne peut les envisager avant au moins. Bref ou presque ce qu’on raconte et surtout caractérisé par des incertitudes voire des contradictions inquiétantes.

 

Coronavirus : une période d’incubation de 27 jours qui change tout

Coronavirus : une période d’incubation de 27 jours qui change tout  

 

 

Jusque-là on  pensait que la période d’occupation été de l’ordre de 14 jours, ce qui est déjà considérable dans la mesure où le virus est difficilement détectable sauf analyse très approfondie. On vient d’apprendre cependant que cette période aurait même atteint près d’un mois. Un mois pendant lequel une personne infectée pourra être le plus souvent considérée comme saine et qui risque de répandre l’épidémie. Toute la politique de prévention doit donc être reconsidérée en fonction de cette découverte d’une aussi longue période d’incubation.

La seule solution consiste à confiner le maximum de populations susceptibles d’avoir été un jour directement ou indirectement en contact avec des personnes ayant fréquenté d’autres personnes infectées. L’OMS a raison de lancer un cri d’alarme car l’ampleur et la vitesse de propagation du virus risque de ne laisser aucun pays à l’abri. Pour l’instant on a autorisé la mobilité des personnes y compris en provenance de la Chine ce qui constitue évidemment une erreur stratégique grave.- En effet, un septuagénaire chinois du Hubei a contracté le coronavirus apparu à la fin de l’année dernière dans cette province de Chine mais n’en a développé les symptômes que 27 jours plus tard, ont annoncé samedi les autorités locales.

La communauté scientifique estimait jusqu’à présent que la période d’incubation du covid-19 était de 14 jours.

Une incubation plus longue, durant laquelle un individu porteur du virus peut être contaminant sans en avoir conscience, pourrait compliquer les efforts engagés pour contenir la propagation de l’épidémie qui a fait jusqu’à présent plus de 2.300 décès en Chine et à l’étranger.

D’après le gouvernement provincial du Hubei, l’homme en question, âgé de 70 ans, a été en contact avec sa sœur, malade, le 24 janvier. Il a été pris de fièvre le 20 février et la présence du virus dans son organisme a été détectée le lendemain.

La fiscalité trop élevée sur tout en France

La fiscalité trop élevée sur tout  en France

 

Le journal l’Opinion  l’accent sur le caractère trop élevé de la fiscalité sur le capital . Notons d’abord que ce concept de capital recouvre  un peu tout, des secteurs productifs et d’autres qui ne sont moins. Par ailleurs il n’y a pas que la fiscalité sur le capital qui est trop élevé , cela  concerne aussi d’autres champs de fiscalité.  Aussi bien le travail que la consommation. Il est vrai que l’impôt sur le capital en  pourcentage du PIB représente 10,8 % en France 7,1 % en Allemagne et en moyenne 8,5 % en zone euro. De la même manière, la pression fiscale est aussi excessive sur le travail qui représente toujours en pourcentage du PIB 23,9 % en France 22,8 % en Allemagne et 21,1 % en moyenne en zone euro. On constate aussi un écart la fiscalité relative à la consommation qui représente 11,7 % en France 10,2 % en Allemagne et en moyenne 10,9 % en zone euro. Au total la pression  totale, c’est-à-dire la prise en compte de tous les prélèvements obligatoires représente 46,5 % du PIB  en France pour 40,1 % en Allemagne et 40,6 % en zone euro. Il est clair que le cumul de tous ses records affecte la compétitivité de l’économie tout autant que le pouvoir d’achat du consommateur. Notons que cette pression fiscale n’indique pas  que la France doit en outre emprunter de manière considérable quand l’Allemagne, elle, dégage des excédents budgétaires. ! La prudence budgétaire de l’Allemagne qui a toujours une véritable hantise du déficit est bien entendu excessive car elle nuit soutien de sa propre économie et de celle de l’union européenne. Excessif aussi est le poids des prélèvements obligatoires en France plombés  par le coût d’une administration et d’un État omniprésent.

France défense : un ou deux porte-avions ou…. rien du tout !

France défense  : un ou deux porte-avions ou…. rien du tout !

Noé Hirsch, analyste dans le secteur de la Défense et fondateur fondé d’East is Red, une newsletter professionnelle sur la Chine considère que la France doit tenir compte de la mise en service d’un second porte-avions chinois pour définir la suite du Charles De Gaulle. La question est de  savoir si la France disposera de deux porte-avions pour assurer la continuité maritime, d’un seul,  voire de rien du tout.( article de la Tribune -extraits)

 

« Le 17 décembre dernier, la livraison d’un second porte-avion, baptisé Shandong, à la marine chinoise, le premier de fabrication entièrement nationale, marquait un nouvelle avancée dans la volonté chinoise de développer une marine capable d’asseoir sa suprématie régionale en étendant sa capacité de projection en haute mer.

Si sa mise en service a fait grand bruit dans la presse chinoise, le nouveau porte-avion, équipé d’un simple STOBAR (dispositif permettant de faire décoller les aéronefs grâce à un tremplin), fait pâle figure face à son concurrent le Charles de Gaulle (équipé d’une catapulte – dite CATOBAR, qui fonctionne à vapeur), sans parler de l’USS Gerald R. Ford (le CVN-78), le nouveau porte-avion américain livré en 2017 et dont le premier déploiement est prévu pour cette année. Ce dernier est doté d’une toute nouvelle catapulte électromagnétique (EMALS), qui permet de projeter à moindre coût énergétique à une fréquence plus importante. Le Gerald R. Ford vient par ailleurs d’entamer une série de tests à la mer dans l’objectif de certifier la compatibilité du pont d’envol aux différents aéronefs, du drone à l’avion de chasse, qui seront amenés à opérer à partir de sa catapulte.

Consciente, comme l’énonçait Sir Walter Raleigh, que la domination mondiale repose sur le commerce, que commande le contrôle des mers, la Chine cherche à protéger ses « routes de la soie maritimes », ainsi que l’approvisionnement en matière première du pays (80% du pétrole chinois importé transite par la mer, en particulier à travers le détroit de Malacca). Mais elle veut également imposer son contrôle sur la mer de Chine, une zone turbulente, peuplée d’îlots, de récifs et d’atolls que chevauchent les revendications de la plupart des acteurs de la région. Pékin, qui y convoite les ressources halieutiques et énergétiques, se montre insatiable : son tracé de revendication dit « en langue de buffle » y englobe sans partage la quasi-totalité des terres émergées, au préjudice des pays riverains (Japon, Vietnam, Philippines…). Cette intransigeance, qui vise également à sécuriser un espace pour les sous-marins lanceurs l’engins (SNLE) chinois, menace gravement la paix régionale au point que le Global Times, porte-parole de l’aile gauche du gouvernement de Pékin, n’hésitait pas à publier : « en mer de Chine, la guerre est inévitable ».

… la nécessité d’une présence militaire française crédible dans la région ne se réduit pas à la défense des ZEE nationales. La Chine viole le droit international de la mer par une politique du fait accompli et une militarisation des récifs contestés (quitte à les agrandir, au détriment de l’environnement) ; elle boycotte également les décisions de justice qui lui sont défavorables, comme celle de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye de 2016 donnant raison aux Philippines sur la question de souveraineté des îles Paracels et Spratley. Enfin, sa flotte ambitionne d’inclure au moins 3 porte-avions supplémentaire dans les dix ans. Au regard des volontés d’expansion de Pékin, et de son manque d’égard vis-à-vis de la souveraineté des Etats et du droit international, il semble indispensable de disposer des outils de possibilité d’un rapport de force, à commencer par la question du porte-avion, premier moyen de projection de puissance….. la question est donc : nous doterons-nous d’une disponibilité opérationnelle permanente en construisant deux porte-avions capables de se relayer dans l’année (un sistership) ? Où nous préparons-nous à entériner notre impuissance dans cette région du monde ? »

France : un ou deux porte-avions ou…. rien du tout !

France : un ou deux porte-avions ou…. rien du tout !

Noé Hirsch, analyste dans le secteur de la Défense et fondateur fondé d’East is Red, une newsletter professionnelle sur la Chine considère que la France doit tenir compte de la mise en service d’un second porte-avions chinois pour définir la suite du Charles De Gaulle. La question est de  savoir si la France disposera de deux porte-avions pour assurer la continuité maritime, d’un seul,  voire de rien du tout.( article de la Tribune -extraits)

 

« Le 17 décembre dernier, la livraison d’un second porte-avion, baptisé Shandong, à la marine chinoise, le premier de fabrication entièrement nationale, marquait un nouvelle avancée dans la volonté chinoise de développer une marine capable d’asseoir sa suprématie régionale en étendant sa capacité de projection en haute mer.

Si sa mise en service a fait grand bruit dans la presse chinoise, le nouveau porte-avion, équipé d’un simple STOBAR (dispositif permettant de faire décoller les aéronefs grâce à un tremplin), fait pâle figure face à son concurrent le Charles de Gaulle (équipé d’une catapulte – dite CATOBAR, qui fonctionne à vapeur), sans parler de l’USS Gerald R. Ford (le CVN-78), le nouveau porte-avion américain livré en 2017 et dont le premier déploiement est prévu pour cette année. Ce dernier est doté d’une toute nouvelle catapulte électromagnétique (EMALS), qui permet de projeter à moindre coût énergétique à une fréquence plus importante. Le Gerald R. Ford vient par ailleurs d’entamer une série de tests à la mer dans l’objectif de certifier la compatibilité du pont d’envol aux différents aéronefs, du drone à l’avion de chasse, qui seront amenés à opérer à partir de sa catapulte.

Consciente, comme l’énonçait Sir Walter Raleigh, que la domination mondiale repose sur le commerce, que commande le contrôle des mers, la Chine cherche à protéger ses « routes de la soie maritimes », ainsi que l’approvisionnement en matière première du pays (80% du pétrole chinois importé transite par la mer, en particulier à travers le détroit de Malacca). Mais elle veut également imposer son contrôle sur la mer de Chine, une zone turbulente, peuplée d’îlots, de récifs et d’atolls que chevauchent les revendications de la plupart des acteurs de la région. Pékin, qui y convoite les ressources halieutiques et énergétiques, se montre insatiable : son tracé de revendication dit « en langue de buffle » y englobe sans partage la quasi-totalité des terres émergées, au préjudice des pays riverains (Japon, Vietnam, Philippines…). Cette intransigeance, qui vise également à sécuriser un espace pour les sous-marins lanceurs l’engins (SNLE) chinois, menace gravement la paix régionale au point que le Global Times, porte-parole de l’aile gauche du gouvernement de Pékin, n’hésitait pas à publier : « en mer de Chine, la guerre est inévitable ».

… la nécessité d’une présence militaire française crédible dans la région ne se réduit pas à la défense des ZEE nationales. La Chine viole le droit international de la mer par une politique du fait accompli et une militarisation des récifs contestés (quitte à les agrandir, au détriment de l’environnement) ; elle boycotte également les décisions de justice qui lui sont défavorables, comme celle de la Cour permanente d’arbitrage de La Haye de 2016 donnant raison aux Philippines sur la question de souveraineté des îles Paracels et Spratley. Enfin, sa flotte ambitionne d’inclure au moins 3 porte-avions supplémentaire dans les dix ans. Au regard des volontés d’expansion de Pékin, et de son manque d’égard vis-à-vis de la souveraineté des Etats et du droit international, il semble indispensable de disposer des outils de possibilité d’un rapport de force, à commencer par la question du porte-avion, premier moyen de projection de puissance….. la question est donc : nous doterons-nous d’une disponibilité opérationnelle permanente en construisant deux porte-avions capables de se relayer dans l’année (un sistership) ? Où nous préparons-nous à entériner notre impuissance dans cette région du monde ? »

Croissance verte: une définition attrape tout de l’OCDE

Croissance verte: une définition attrape tout de l’OCDE

Un texte intéressant, un peu attrape tout  mais qui montre bien tout l’ambiguïté d’une organisation qui ne veut pas renoncer au concept  même de croissance classique  même si elle en reconnaît les limites . A noter surtout l’ambigüité entre les concepts de durabilité et de croissance.  

 

« La croissance verte signifie promouvoir la croissance économique et le développement tout en veillant à ce que les actifs naturels continuent de fournir les ressources et services environnementaux dont dépend notre bien-être.

Pour cela, elle doit catalyser l’investissement et l’innovation qui serviront d’assise à une croissance durable et susciteront de nouvelles possibilités économiques.

La croissance verte n’est pas un substitut au développement durable. Il s’agit plutôt d’une approche pratique et flexible pour réaliser des progrès concrets et mesurables sur l’ensemble de ses piliers économique et environnemental, tout en tenant pleinement compte des conséquences sociales du verdissement de la dynamique de croissance des économies. L’axe des stratégies de croissance verte est de faire en sorte que les actifs naturels puissent fournir de façon durable tout leur potentiel économique. Il s’agit notamment de fournir les services essentiels au maintien de la vie –– pureté de l’air et de l’eau, et résilience de la biodiversité nécessaire à la production d’aliments et à la santé humaine. Les actifs naturels ne sont pas indéfiniment substituables et les politiques de croissance verte tiennent compte de ce constat.

Les politiques de croissance verte font partie intégrante des réformes structurelles nécessaires pour promouvoir une croissance robuste, plus durable et inclusive. Elles peuvent également libérer de nouveaux moteurs de croissance à travers :

  • L’amélioration de la productivité par la création d’incitations à une plus grande efficience dans l’utilisation des ressources naturelles, la réduction des déchets et de la consommation d’énergie, la libération des possibilités d’innovation et de création de valeur et l’allocation des ressources aux usages présentant la plus forte valeur ;
  • Le renforcement de la confiance des investisseurs par une plus grande prévisibilité dans la façon dont les pouvoirs publics abordent les grandes questions environnementales ;
  • L’ouverture de nouveaux marchés par une stimulation de la demande de produits, de services et de technologies écologiques ;
  • Une contribution à l’assainissement des comptes publics par une mobilisation de recettes basée sur une fiscalité verte et l’élimination des aides préjudiciables à l’environnement. Ces mesures peuvent également aider à générer ou libérer des ressources pour les programmes de lutte contre la pauvreté dans des domaines comme l’approvisionnement en eau et l’assainissement, ou d’autres investissements en faveur des populations déshéritées ;
  • La réduction des risques de chocs négatifs pour la croissance, imputables à des goulets d’étranglement au niveau des ressources, ainsi que d’impacts environnementaux préjudiciables et potentiellement irréversibles.

Les stratégies en faveur de la croissance verte doivent être adaptées aux spécificités des pays. Elles devront prendre soigneusement en considération la façon de gérer tout arbitrage potentiel et d’exploiter au mieux les synergies entre la croissance verte et la réduction de la pauvreté. Dans ce dernier domaine, il s’agit par exemple de mettre à la disposition de la population des infrastructures plus efficientes (par exemple, en matière d’énergie, d’approvisionnement en eau et de transport), de s’attaquer aux problèmes de santé associés à la dégradation de l’environnement et d’introduire des technologies efficientes de nature à réduire les coûts et accroître la productivité, tout en réduisant les pressions sur l’environnement. Vu le rôle central que jouent les actifs naturels dans les pays à faible revenu, les politiques de croissance verte peuvent atténuer la vulnérabilité face aux risques environnementaux et renforcer la sécurité des moyens d’existence des plus démunis.

Les stratégies de croissance verte reconnaissent également que le fait de privilégier le PIB comme principale mesure du progrès économique ignore de façon générale la contribution des actifs naturels à la richesse, à la santé et au bien-être. Elles doivent donc s’appuyer sur un plus large éventail de mesures du progrès, qui prennent en compte la qualité et la composition de la croissance, ainsi que la façon dont cela affecte la richesse et le bien-être des populations. »

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