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Gifle à Macron : conséquence aussi quand tout se réduit à la com

Gifle à Macron : conséquence aussi quand tout se réduit à la com

France Info revient sur l’événement en interrogeant Élodie Mielczareck, sémiolinguiste spécialisée dans le langage verbal et non verbal, conférencière et autrice.
Son prochain livre, « Anti-bullshit » paraîtra en octobre 2021 chez Eyrolles.

 

  • Avec cet événement, est-ce le corps sacré du président, par définition intouchable, qui tout à coup s’incarne physiquement sous nos yeux pour devenir, l’espace d’un instant, celui d’un semblable ?

C’est l’historien Enrst Kantorowicz qui nous rappelle la distinction entre les deux corps du Roi. Nous en avons souvent parlé. D’un côté le corps sacré du Roi, divin par essence : immortel, intouchable, infaillible. L’historien Patrick Boucheron le rappelle : « dans ce corps mortel du roi vient se loger le corps immortel du royaume que le roi transmet à son successeur ».(L’Histoire no 315, déc.2006). D’un autre côté, le corps communlambda, en un mot : humain, c’est-à-dire semblable à tous les autres. Aussi, qu’il s’agisse du corps du Roi, ou de nos représentants politiques actuels, il navigue toujours entre ces deux dimensions antinomiques : sacré et profane s’y superposent. Avec cette gifle, le corps commun se rappelle violemment aux yeux des caméras.

 

  • De François Fillon à Jean-Luc Mélenchon, la référence au sacré par les politiques est assez fréquente. À travers cette gifle, est-ce la République qui est visée ?

Souvent, la rhétorique politique consiste à (dé)montrer, rendre Sacré et « justifier » la fonction occupée, en un mot : légitimer. Cette légitimité du corps sacré-républicain était jusqu’ici évidente, admise et partagée. Mais ces dernières années, la multiplication des « petites phrases » des divers représentants politiques est symptomatique d’une difficulté à légitimer cette position. On se souvient du leitmotiv de François Fillon durant le « Penelope Gate » : « Au-delà de ma personne, c’est la démocratie qui est défiée » ; ou encore de la déclaration colérique de Jean-Luc Mélenchon : « Ma personne est sacrée [...] la République, c’est moi« , mais aussi celle de Benjamin Griveaux :« Ce n’est pas moi qui ai été attaqué, c’est la République ». En effet, symboliquement c’est bien la légitimité même des Institutions et de la Constitution qui sont visés. Étonnamment, après deux ans de crise Gilets Jaunes, un Grand Débat, des cahiers de doléances par milliers, peu de représentants politiques ou médiatiques interrogent le cadre républicain de cette Vème République, empêchant ainsi toute solution créative et expression collective. Dit autrement, vous ne pouvez pas convoquer en permanence la sacralité de votre corps pour échapper au réel.

 

  • En début de mandat, Emmanuel Macron a convoqué lui-même fréquemment cette symbolique sacrée. Comment analysez-vous le rapport au sacré du président et son évolution ? 

Avant même d’être élu président, Emmanuel Macron a cultivé la représentation d’un président-monarque. Il déclarait dès juillet 2015: « Dans la politique française, cet absent est la figure du roi, dont je pense fondamentalement que le peuple français n’a pas voulu la mort. » Ou bien encore « Je ne crois pas au président « normal » (…) Les Français n’attendent pas cela. Au contraire, un tel concept les déstabilise, les insécurise » (Challenges, octobre 2016). À l’opposé de laprésidence normale de Hollande, Emmanuel Macron décline à l’infini le schème de la « verticalité ». Souvenez-vous de sa marche solitaire devant la Pyramide du Louvre. Unpatternqui se retrouve bien évidemment dans les mots présidentiels : les premiers de cordées, versus les derniers ; ceux qui réussissent versus ceux qui ne sont rien. Comme nous le rappelle le sociologue Michel Maffesoli, la post-modernité dans laquelle nous glissons ces dernières années se définit par son horizontalité. Alors que les temps Modernes voient s’exprimer « la Loi des Pères », notre époque fait plus de place à « la Loi des Frères ». Or durant son quinquennat, Emmanuel Macron a montré une certaine réticence à sortir du « périmètre sacré », au sens propre (terme utilisé pour décrire le Palais de l’Elysée), et figuré (dynamiques relationnelles et chaleureuses). D’ailleurs, l’iconographie présidentielle met davantage en scène un président thaumaturge : les mains ont pour fonction de guérir par pouvoir divin, non pour réchauffer les coeurs ou embrasser…

 

  • Assiste-t-on à une remise en cause du caractère sacré de la fonction ? Le président est-il une star comme une autre ?

Ces dernières années, la fonction présidentielle s’est effritée. De manière symptomatique, corps sacré et profane se mélangent. Cela s’amplifie avec la presse people où l’intimité se donne à lire : elle est accessible à tous. Phénomène fortement visible sous la présidence de Nicolas Sarkozy : « Avec Carla, c’est du sérieux ». Ces communications-montages sous la forme de roman-photo jouent l’équilibre entre l’accessibilité du président-comme-tout-le-monde et le président-monarque. De même, le bain de foule joue sur les codes de lastarification. Le président y est mis en scène comme un rock-star, applaudit et photographié par la foule (dans le meilleur des cas). Mais l’équilibre est ténu. Et l’épisode de la gifle nous rappelle que la politique ne saurait impunément se réduire à de  » la com’ « . Lasacralitéconvoque l’univers de l’Etre (non du paraître) et du Sens (c’est-à-dire de ce qui s’incarne et se révèle). Dit autrement, si l’on accepte que le corps présidentiel soit sacré, il convient de ne pas lui faire faire n’importe quoi. De ce point de vue là, l’intervention sur YouTube avec Carlito et McFly est une erreur. Quoiqu’il en soit, le corps Sacré ne saurait exister seul, c’est-à-dire sans sa dimension incarnée. Il est hasardeux de convoquer un corps-présidentiel-sacré sans sa contre-partie plus « terrestre », comme l’attention et l’intérêt porté à l’autre, entre autres. Symboliquement, cette gifle peut être vue comme un rappel forcé à « l’ici et maintenant » (le monde terrestre des émotions versus le monde éthéré du mental). D’une manière tout à fait particulière : la gifle n’est pas le coup de poing ou l’oeuf jeté. La gifle, c’est le rappel à l’ordre du parent qui gronde son enfant. Il y a dans la gifle une dimension infantilisante et narcissique : elle blesse l’amour propre et humilie. Ici, c’est une sorte de verticalité inversée.

 

Euro : l’équipe de France au-dessus de tout le monde (Platini)

Euro : l’équipe de France au-dessus de tout le monde (Platini)

 

Platini a sans doute raison de considérer que la France est largement favorite pour l’euro. En tout cas sur le papier car elle dispose  des meilleurs joueurs européens voir mondiaux. Reste qu’un match est un match et qu’on peut perdre contre n’importe quel adversaire y compris supposé plus faible.

Il faudra en effet se qualifier pour les phases finales et gagner ensuite jusqu’à la fin. En outre ,psychologiquement il n’est pas bon d’être favorites pour les équipes de France. D’abord parce que certains dans l’équipe commencent à avoir le melon, ensuite parce que cette fragilité psychologique est typique de la mentalité française dans tous les sports.

« Je pense que l’équipe de France n’est pas la ‘prétendue’ favorite, elle est favorite. L’équipe de France aujourd’hui est au-dessus de tout le monde, à la fois par ses individualités, et le nombre de joueurs qui peuvent jouer en équipe nationale. »

Bank of America: Vers tout technologique

 Bank of America : vers un tout technologique

 

Un article du Wall Street Journal prévoit qu’environ 85 % des particuliers devraient utiliser une combinaison de services bancaires physiques et numériques dans les années à venir.

Les responsables de la technologie de Bank of America souhaitent lancer de nouvelles initiatives dans les années à venir en s’appuyant sur l’analyse de données, les réseaux mobiles 5G et éventuellement l’impression 3D, la demande pour les services numériques de la banque ayant grimpé en flèche pendant la pandémie.

La banque a consacré environ 3 milliards de dollars par an aux projets de nouvelles technologies au cours des dix dernières années et le budget devrait être porté à 3,5 milliards de dollars cette année, selon l’entreprise. Beaucoup de ces initiatives ont abouti à la création de services numériques, qui ont été très demandés lors de la pandémie.

Pendant les périodes de confinements et de restrictions des contacts physiques, la banque basée à Charlotte, en Caroline du Nord, dit avoir observé une hausse du nombre de clients utilisant des services numériques tels que son assistant virtuel Erica, son service de virement en ligne Zelle et son système de dépôt de chèques par mobile.

Les responsables commerciaux et technologiques de la banque ont évoqué la croissance du digital au sein de l’établissement lors d’un événement virtuel lundi et ont déclaré qu’ils exploraient de nouveaux moyens d’innover et de répondre à la demande de technologie.

« La demande pour le numérique est désormais un élément avec lequel compter. La question est donc comment servir les clients de davantage de façons », a établi Aditya Bhasin, directeur des systèmes d’information (DSI) de Bank of America pour les particuliers, les petites entreprises et la gestion de patrimoine.

L’utilisation des services numériques a progressé dans le secteur bancaire pendant la pandémie, en partie parce que certaines agences étaient fermées pour limiter la propagation du virus, a rappelé Jason Malo, analyste en chef pour la société de recherche en technologie Gartner.

La tendance devrait perdurer, mais cela ne signifie pas que les clients cesseront d’aller à la banque une fois la pandémie terminée, selon Jason Malo. Environ 85 % des particuliers devraient utiliser une combinaison de services bancaires physiques et numériques dans les années à venir, a-t-il expliqué. Cela veut dire, a-t-il conclu, que les banques devraient continuer à développer des outils et services physiques et numériques.

Erica, l’assistant virtuel de la banque, compte plus de 20 millions d’utilisateurs à ce jour, contre environ 10 millions fin 2019, selon l’entreprise. Cet outil basé sur l’IA peut aider les clients à suivre leurs dépenses récurrentes, recevoir des rappels de factures, consulter le solde de leur compte et obtenir un aperçu hebdomadaire de leurs dépenses, entre autres fonctionnalités.

L’utilisation de Zelle a également augmenté au premier trimestre, avec 90 % des versements commerciaux et d’entreprises effectués par le biais de ce service. Selon les dirigeants de la banque, l’activité numérique chez les adultes d’environ 55 ans et plus est celle qui a connu la plus forte augmentation pendant la pandémie.

Pour Cathy Bessant, directrice des opérations et de la technologie chez Bank of America, l’une des avancées les plus prometteuses est l’impression en 3D, un processus permettant d’imprimer les objets en trois dimensions. Cette technologie peut être utilisée dans le cadre d’une méthode de fabrication répartie reliée par la technologie, qui éviterait à la banque de se reposer sur un seul site pour fabriquer les produits, a-t-elle déclaré. Par exemple, a-t-elle expliqué, l’impression 3D pourrait servir à imprimer des cartes bancaires au cas où l’un des sites de production de Bank of America doive rester fermé en raison d’une catastrophe naturelle. « Cette technologie est bien plus importante que ne le pensent la plupart des gens », a souligné Cathy Bessant.

La banque n’a pas encore trouvé de cas d’utilisation claire pour la blockchain, la technologie de stockage d’information derrière les cryptomonnaies, a indiqué Cathy Bessant.

Lors de l’événement, Cathy Bessant et David Reilly, DSI de la division Global Banking and Markets de la banque, se sont également exprimés au sujet du potentiel de la 5G et de sa capacité à relier les zones isolées à Internet.

Cette technologie promet d’accroître les vitesses de téléchargement de vidéo sur téléphone mobile et de faire travailler plus vite et plus efficacement des appareils comme des drones ou des casques de réalité virtuelle.

« Cela ouvre de nouvelles possibilités d’applications, de vidéo, de nouvelles façons d’interagir avec les clients », a commenté David Reilly.

Bank of America concentre également ses efforts sur l’utilisation de l’analyse des données et des techniques d’intelligence artificielle pour continuer de tirer des informations pertinentes des quantités massives de données, tout en protégeant la vie privée des individus, a-t-il expliqué. « Les données restent sans doute la plus grosse ressource inexploitée dans des entreprises comme la nôtre », a conclu David Reilly.

Les initiatives en matière d’analyse des données pourraient aider la banque à mieux adapter ses conseils financiers à chacun de ses 66 millions de clients particuliers et petites entreprises, au-delà de ce que fait actuellement l’assistant virtuel, Erica. « Agir de manière personnelle et intime pour nos clients, c’est ça notre avenir », a résumé Nikki Katz, responsable de la conception numérique de la banque.

(Traduit à partir de la version originale en anglais par Astrid Mélite)

“Tout sauf Macron”» ?

 “Tout sauf Macron”» ?

La chronique de Gilles Savary dans l’Opinion qui s’inquiète du tout sauf Macron 

En Paca, le ralliement de la majorité présidentielle à la candidature de Renaud Muselier apparaissait comme une fatalité face à la menace, plus aiguë que jamais, de victoire du Rassemblement National à la prochaine élection régionale.

Il y a cinq ans déjà, le Parti socialiste lui avait laissé le champ libre au second tour en se retirant du scrutin, au prix de sa disparition de l’assemblée régionale. Si la gauche se montre désormais plus fluctuante en matière de stratégie de front républicain face au RN, le « dépassement » que poursuit Emmanuel Macron porte naturellement sa majorité à la reprendre à son compte, toutes les fois et partout où le RN peut menacer une majorité républicaine, de gauche ou de droite.

C’est pourtant à une tragicomédie politique totalement inédite à laquelle on a assisté depuis ce week-end en Région Sud. Désignée par la majorité présidentielle pour conduire sa liste dans cette région, Sophie Cluzel rassemblait sans difficultés ses diverses composantes et était créditée par les premiers sondages d’un étiage de départ plus qu’honorable, lui permettant d’envisager de relancer significativement la campagne de Renaud Muselier au second tour face au danger RN.

Après les préliminaires d’une étrange parade nuptiale qui voyait Renaud Muselier repousser les avances de Christophe Castaner et les conseils d’amis de Christian Estrosi en faveur d’une union avec la majorité présidentielle dès le premier tour, il y a finalement consenti la semaine dernière. En réponse à cet appel du pied, l’annonce du ralliement de la liste Cluzel dès le premier tour ne s’est pas fait attendre. C’est le Premier ministre lui-même qui s’en est chargé, histoire de mettre la majorité devant le fait accompli et de lui signifier que cette décision venait de haut.

« Sauve-qui-peut ». Entre rallier Renaud Muselier au second tour ou au premier, il n’y avait qu’un petit pas à franchir pour Emmanuel Macron en regard de l’aubaine de poser un coin supplémentaire au sein de la droite, et de s’accorder d’un coup les « prises de guerre » Christian Estrosi, Hubert Falco et Renaud Muselier dans la perspective de l’élection présidentielle de l’an prochain.

Le secrétaire général de LR, Christian Jacob, a foncé tête baissée sur le chiffon rouge, en annonçant derechef que Les Républicains retiraient leur investiture à Renaud Muselier, plaçant son parti devant un dilemme : s’effacer de l’élection comme le PS en 2015 ou présenter une liste LR alternative au risque d’ouvrir une voie royale à la victoire de Thierry Mariani.

Cette crise de nerfs extravagante de LR à l’annonce du retrait de Sophie Cluzel en sa faveur, n’a trouvé de « sauve-qui-peut », qu’au prix d’un tête à queue spectaculaire de Renaud Muselier, contraint par l’appareil de rejeter toute perspective d’un ralliement qu’il avait lui-même proposé. Le plus logique, en regard du risque RN, eut été que LR accueille favorablement ce renfort républicain.

Cette séquence de « vieille politique » serait anecdotique si elle n’avait pour conséquences de ridiculiser Muselier et de mettre LREM hors jeu, au profit d’une désormais probable victoire RN de Thierry Mariani. Elle révèle combien le « tout sauf Macron » a pris le pas sur le « tout sauf Le Pen » dans les esprits LR. Elle constitue une sérieuse alerte pour le pays sur les conséquences que pourrait avoir, l’an prochain, cette ligne politique des vieux partis, entretenue depuis 2017 à gauche et à droite.

Gilles Savary est ancien député PS de la Gironde.

Un moratoire sur tout nouveau projet d’éolien terrestre

Un  moratoire sur tout nouveau projet d’éolien terrestre 

Quoi qu’il en coûte » est une aberration, estiment, dans une tribune au « Monde », l’ancien maire de Bordeaux, Nicolas Florian, le député de l’Indre, Nicolas Forissier, et le maire de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, tous trois candidats Les Républicains aux élections régionales.

 

Tribune. 

 

Le développement du parc éolien « quoi qu’il en coûte », tel que nous l’observons actuellement, est une aberration pour quiconque est attaché à la préservation de l’identité de nos territoires et à la lutte contre le changement climatique.

C’est une aberration économique, tout d’abord, car l’éolien se développe dans notre pays sous l’effet d’une perfusion massive de financements publics. Le coût brut de l’énergie éolienne est supérieur de deux à trois fois au coût moyen de l’énergie en France ; s’il prospère en dépit de ces coûts prohibitifs et du bon sens, c’est uniquement parce que le prix d’achat de l’électricité éolienne est administrativement majoré. A la fin de ce mois [avril 2021], EDF aura déjà surpayé l’énergie éolienne d’environ 1 milliard d’euros, en l’achetant à un tarif largement supérieur aux prix du marché. Une véritable gabegie dont les contribuables français sont les victimes – mais aussi, malgré eux, les sponsors.


C’est une aberration démocratique, lorsque l’on constate à quel point l’avis des citoyens concernés par de tels projets industriels est de plus en plus ignoré, à mesure que les parcs éoliens terrestres s’étoffent. Le prétexte du Covid-19, qui rend plus difficile les consultations locales, n’est que la plus récente manifestation du mépris généralisé qui caractérise les représentants de cette industrie envers les Françaises et les Français, lesquels devront ensuite cohabiter avec ces pylônes durant plusieurs décennies.

C’est une aberration pour notre souveraineté industrielle et pour nos emplois, car subventionner massivement l’éolien terrestre revient à financer, par de l’argent public français, des filières industrielles situées le plus souvent hors de France. En 2018, la Cour des comptes a estimé que, pour tout euro d’investissement dans de tels équipements, seuls vingt centimes correspondaient à du matériel produit en France. A une échelle certes moins tragique que le photovoltaïque − véritable chèque français à des industriels chinois peu soucieux d’environnement −, financer l’éolien revient à sponsoriser de grands acteurs industriels situés à l’étranger : Allemagne, Danemark, Chine – pays dont le niveau d’émissions de CO2 par habitant, rappelons-le, demeure à ce jour supérieur à celui de la France.


C’est, pour finir, une aberration environnementale, et c’est bien là toute l’ironie de l’affaire. Les progrès du parc éolien français n’ont en effet servi, jusqu’à présent, qu’à réduire le poids d’autres énergies décarbonées, à commencer par l’énergie nucléaire, dont la fermeture prématurée de la centrale de Fessenheim est une illustration par l’absurde.

Virus : ne pas tout miser sur la vaccination

Virus : ne pas tout miser sur la vaccination

Le directeur de l’Institut de santé globale à Genève, en Suisse*, explique l’importance de la vaccination mais qui ne peut dans l’immédiat constituer le seul moyen de lutte ( interview JDD)

Les restrictions commencent-elles à porter leurs fruits?
C’est encore tôt pour le dire. On n’a pas cassé la courbe au niveau national et la situation demeure contrastée sur le territoire. Dans les Hauts-de-France et en Île-de-France, il semble qu’on soit en train de passer un pic, avec un taux de reproduction du virus, le R, proche de 1. Mais on a vu dans le passé qu’il peut y avoir un palier, puis la circulation remonte… Dans d’autres Régions, les contaminations progressent toujours, mais avec une accélération moins rapide que les semaines précédentes. En Auvergne, en Bourgogne ou en Bretagne, la pente est moins raide. Disons que c’est plutôt encourageant.

 

Quand saura-t-on si le confinement est efficace?
En fin de semaine prochaine. L’enjeu sera la réduction du taux de reproduction du virus. Or il faut en général deux semaines pour que celui-ci se stabilise à un niveau lié à l’efficacité du confinement. S’il reste supérieur à 1, ce sera préoccupant. Avec les écoles fermées et les mesures de freinage adoptées, on peut espérer le voir redescendre à 0,7. Concrètement, une fois passé sous ce seuil, le nombre d’infections diminuera de moitié chaque semaine. En trois semaines à un tel rythme, on passerait de 40 000 à 5 000 nouveaux cas quotidiens. Une reprise en main quasi complète de l’épidémie… Bien sûr, la présence des variants et ce confinement moins strict peuvent changer la donne. Néanmoins, cet objectif n’est pas irréaliste : le ­Portugal l’a atteint en trois semaines en se confinant et en fermant les écoles à partir de mi-janvier.

Trois semaines de vacances en avril ne suffiront probablement pas à revenir sous la barre des 5 000 cas quotidiens

Que sait-on de l’impact de la fermeture des établissements scolaires?
C’est cette mesure qui a permis au Portugal, au Royaume-Uni, à l’Irlande et au Danemark de ­reprendre le contrôle. L’arrêt des activités des adultes est important mais un autre grand vivier est celui des écoles. Autour d’elles, c’est la vie : les parents qui déposent les enfants, discutent entre eux, les enseignants… Leur fermeture freine fortement les interactions sociales. Néanmoins la situation reste très fragile, comme on le voit en Allemagne ou en Grande-Bretagne. Si les contaminations redescendent en France, il faudra maintenir l’effort au-delà des vacances du printemps.

Aucun objectif chiffré ne conditionne la réouverture des écoles ou la reprise de certaines activités…
Je le regrette. Car trois semaines de vacances en avril ne suffiront probablement pas à revenir sous la barre des 5 000 cas quotidiens. Mais on ne pourra pas en rendre comptables Emmanuel Macron ni son gouvernement, puisqu’ils n’ont pas fixé d’objectif à atteindre pour les indicateurs sanitaires, à part pour la vaccination ! Il nous faut sortir du « vivre avec » pour s’orienter enfin vers une stratégie de suppression du virus. Le risque majeur, avec la stratégie actuelle, est de revenir sur ce plateau élevé qui a pourri la vie des Français depuis décembre, au-dessus de 10-15 000 cas par jour. Il serait alors difficile de relancer la vie économique, culturelle et sportive, d’ouvrir les restaurants et les bars, avec une circulation menaçant à tout moment de repartir à la hausse.

Est-il réaliste de tout miser sur le vaccin pour sortir de la crise?
Cela me paraît un pari hasardeux. Et risqué si de nouveaux variants émergent et mettent en péril l’efficacité des vaccins ; si l’acheminement ne se fait pas au rythme voulu ; si le cas d’AstraZeneca se posait avec d’autres vaccins et remettait en cause l’adhésion de la population. Les pays européens qui réussissent (Grande-Bretagne, Portugal, Danemark, Norvège, ­Finlande ou Allemagne) s’appuient sur deux piliers : la vaccination, mais aussi une circulation minimale du virus.

Notre situation sanitaire est-elle discordante par rapport à celle de nos voisins?
Il est un peu tôt pour le dire. Si la France décidait de tendre vers cet objectif, elle se situerait à un mois ou un mois et demi de la situation britannique actuelle. La Grande-Bretagne, qui sort de deux mois de confinement, observe une chute drastique des infections et de la mortalité, amplifiée par sa politique vaccinale. Elle est dans une situation sanitaire très enviable et donne le cap à toute l’Europe. La France pourrait connaître cette situation début juin si elle maintient son niveau de restrictions jusque-là.

Les pays champions dans cette lutte ne tolèrent pas la circulation du virus sur leur territoire

L’exemple américain sonne-t-il comme un avertissement?
Le même schéma se reproduit dans les nations qui ont parié sur le seul vaccin pour régler le problème. La situation actuelle aux États-Unis sera celle de la France en juin si elle ne va pas au bout de l’objectif clair de réduction de circulation du virus. Au prix de nombreux efforts, les États-Unis observaient une baisse continue des cas depuis début janvier. Cette dynamique s’est arrêtée, probablement avec l’arrivée des variants. Aujourd’hui, le taux de reproduction qui avait chuté à 0,8 remonte au-dessus de 1. La mortalité qui ne cessait de baisser ne décroît plus. La couverture vaccinale américaine est pourtant bien supérieure à la nôtre (33 % contre 14 %). Les courbes des États-Unis aujourd’hui pourraient être celles de la France mi-mai, avec l’équivalent de 15 000 cas par jour. ­C’est-à-dire un plateau trop élevé. Il suffit alors d’un taux de reproduction juste supérieur à 1 pour que ça reflambe.

La France approche des 100 000 décès dus au coronavirus. Le bilan est-il plus lourd qu’ailleurs?
Notre taux de mortalité, 145 pour 100 000 habitants, ressemble à celui de nos homologues européens. Moins bien que l’Allemagne (93), mais mieux que les États-Unis (169). Ce qui est impressionnant, c’est la comparaison de ces taux selon les stratégies adoptées. Dans les pays ayant visé la suppression du virus, la mortalité est dix à quarante fois moindre : au Japon, on compte 7 décès pour 100 000 habitants, 3 en Corée, 13 et 15 en Finlande et en Norvège. Quant aux pays ayant choisi le « zéro Covid », ils affichent des performances exceptionnelles : 0,34 décès pour 100 000 habitants en Nouvelle-Zélande, 0,54 en Chine, 0,04 à Taïwan. Idem en Thaïlande, au Vietnam, ou dans les provinces canadiennes de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick.

La boussole française, c’est la capacité du système hospitalier. Faut-il en changer?
Oui, nous n’avons pas le choix. Les pays champions dans cette lutte ne tolèrent pas la circulation du virus sur leur territoire. Et l’économie suit le sanitaire. Retarder le confinement est une vision très court-termiste. Mieux vaut, tant sur les plans sanitaire, que social et économique, résoudre la crise le plus vite possible plutôt que de laisser la circulation du virus traîner et gangréner la société comme une partie de l’Europe le fait depuis novembre.

L’Institut Pasteur estime qu’il ne faut pas espérer reprendre une vie normale, grâce à la vaccination, avant la fin de l’été…
Dans la sphère publique, tant que tout le monde n’est pas protégé, il faudra en effet conserver les mesures barrière, l’Institut ­Pasteur a raison. Mais au niveau privé, quand deux personnes (ou même six ou douze!) toutes vaccinées se réunissent, il n’y a pas d’utilité à les maintenir entre elles. Un grand-parent vacciné et ses petits-enfants (s’ils n’ont pas de facteurs de risque de complication sévère) peuvent reprendre leur vie comme avant. Ils conserveront des précautions avec les non-vaccinés à risque car on ne connaît pas encore l’efficacité du vaccin sur la transmission du virus. Si on parvient à un niveau très bas en juin, la situation très sûre du fait de la vaccination. Il sera alors crucial de retracer les chaînes de contamination, d’isoler efficacement les porteurs de virus et de contrôler les frontières.

Tests, vaccins, masques, attestations: »Le gouvernement a tout raté »

Tests, vaccins, masques, attestations: »Le gouvernement a  tout raté »

  »Ils ont réussi l’exploit depuis un an de tout rater. Ils se sont ratés sur les masques, sur le traçage, sur les tests, sur le séquençage, sur la vaccination, ils se sont ridiculisés avec les attestations. Comment voulez-vous qu’il n’y ait pas de critiques. Je ne les écoute plus, je ne leur prête plus la moindre crédibilité », a déploré Gilles-William Goldnadel ce vendredi sur RMC.

Et les figures médiatiques et politiques ne sont pas les seules à en vouloir au gouvernement. Selon un sondage Elabe réalisé pour BFMTV et publié mercredi, 73% des Français estiment que les récentes mesures prises notamment à Lyon et en région parisienne, ne seront pas efficaces pour juguler l’épidémie. Désormais, seuls 31% des Français font encore confiance au gouvernement.

t.

Coronavirus : on se dirige tout droit vers 50 000 contaminations par jour et au moins 500 morts

  • Coronavirus : on se dirige tout droit vers 50 000 contaminations par jour et au moins 500 morts

 

  • inutile de tourner autour du pot, la France -comme d’ailleurs d’autres pays- connaitune troisième vague au développement exponentiel du fait des variants. On se rappelle que le président de la république avait fixé à 5000 la limite supérieure des contaminations pour envisager une libération des contraintes. En fait aujourd’hui,  on est proche des 35 000 et on se dirige tout droit vers les 50 000.
  •  Les mêmes tendances à la hausse se manifestent concernant le dramatique problème des réanimations un hôpital et vis-à-vis des décès. Courant avril on atteindra sans doute les 500 morts par jour et la France dépassera au total très largement les 100 000 morts depuis le début de l’épidémie.
  • En clair se reposera en avril la question d’un vrai confinement et non cette espèce de plan bidon ni déconfinement, ni reconfinement qui ne ressemble à rien et n’est pas de nature à stopper la diffusion de la pandémie.
  •  
  • 5.792 nouveaux cas de Covid-19 ont été décelés en 24 heures, selon les chiffres publiés ce lundi, contre 30.581 la veille et 6471 lundi dernier. Le nombre de cas comptabilisés en France s’élève désormais à 4.298.395. Le taux de positivité des tests s’élève, lui, à 8%.

Les patients actuellement en réanimation sont au nombre de 4548 contre 4406 la veille. Le chiffre le plus élevé depuis fin novembre. Quant aux nouvelles admissions dans ces services, elles sont de 471. Au total, les hôpitaux français comptaient lundi 26.488 malades du Covid-19, dont 1902 arrivés sur les dernières 24 heures. 344 personnes sont mortes à l’hôpital en 24 heures portant le bilan à 92.648 morts depuis le début de la pandémie.

Non à l’idéologie victimaire en tout genre

Non  à la victimisation en tout genre

« Vouloir que l’autre nous reconnaisse, c’est avouer que nous ne pouvons exister par nous-mêmes. Cette victimisation est une fuite pour ne pas faire soi-même le travail de sa propre construction », affirme Sylvie Charpinet lectrice du Monde. .

Je suis une femme, mais avant tout, je suis une personne, un corps, un cerveau, une âme et le plus important est que tout fonctionne correctement. J’ai décidé de prendre la plume pour dire « stop » à tous ceux qui véhiculent la stigmatisation des particularités de toute sorte.
Nous sommes tous particuliers et pourtant si semblables. Nos natures sont différentes et nos différences constituent notre force humaine, notre liberté d’être.

Cessons de considérer chaque particularité comme constitutive d’une minorité et cessons ce jeu de la victimisation de la minorité. A mon sens, à trop vouloir défendre telle ou telle caractéristique humaine, nous l’isolons du groupe et la réduisons à sa caricature. Pire, une telle posture l’affaiblit et aggrave l’isolement contre lequel nous nous érigeons. Derrière la volonté de défendre ou de protéger, elle déséquilibre la structure humaine et sociale en mettant chaque spécificité dans une case qu’elle verrouille in fine.

La liberté ainsi invoquée à travers l’affirmation de nos identités quelles qu’elles soient se retrouve à attendre l’approbation de sa reconnaissance par le groupe. Or, cette liberté ne peut être atteinte que par le fait d’être soi-même individuellement.

Cessons de vouloir que la société nous libère de nous-mêmes. Cessons de vouloir que la société valide notre essence-même d’ETRE pour être. En effet, cette reconnaissance ne peut avoir lieu que si l’être existe par lui-même et non par l’image qu’il renvoie de lui dans le corps sociétal.

Vouloir que l’autre nous reconnaisse, c’est avouer que nous ne pouvons exister par nous-mêmes. Cette victimisation est une fuite pour ne pas faire soi-même le travail de sa propre construction. Dans ce contexte, vouloir défendre une particularité, c’est faire l’aveu de sa fragilité, voire de son impuissance.

L’action doit venir de l’individu, individuellement et en groupe. Défendre les femmes, c’est cesser de les opposer aux hommes ; c’est cesser de juger ces derniers comme des prédateurs, sournois et pervers. Défendre les femmes, c’est être femme en intégrant sa part de féminité et sa part de masculinité. Défendre les femmes, c’est défendre les hommes, car l’un ne peut exister sans l’autre.

Le respect de soi vaut le respect de l’autre. Etre féministe est donc un contresens. Y a-t-il un homme qui s’est déjà déterminé comme « masculiniste » ? Non. Alors, si une femme veut être libre, elle doit agir, par elle-même, pour elle-même. Si un individu veut être libre, il doit agir, par lui-même, pour lui-même.

Cette tendance actuelle à la victimisation en tout genre a l’effet inverse de celui recherché. L’affirmation de nos identités ne peut avoir lieu que par l’amour de nous-mêmes et non par notre propre rejet dissimulé, sous couvert que ce sont les autres qui ne nous aiment pas et qui nous malmènent.

Cette liberté tant convoitée se trouve, avant tout, non pas dans toujours plus de protections des singularités – lesquelles protections finiront par limiter cette liberté -, mais dans l’estime de soi et la reconnaissance de soi par soi. Exister, c’est agir et agir, c’est exister. C’est là la condition de notre liberté, à chacun.

La carte d’identité électronique mais pas tout à fait numérique

La carte d’identité électronique mais pas tout à fait numérique

Comme dans de nombreux domaines, la France a encore une guerre de retard. Elle vient de mettre au point la nouvelle carte électronique du format d’une carte bancaire mais n’inclut pas comme dans certains pays la totalité des données sous forme numérique. Bref une carte encore provisoire.

33 288 victimes de fraudes à l’identité ont été dénombrées l’année dernière malgré la pandémie. « Les Français, qui disposent d’un produit de bonne qualité que l’État va leur délivrer gratuitement, vont devoir être moins négligents avec leurs documents administratifs, confie au Figaro le commissaire divisionnaire Didier Martin, chef de la division expertise de la fraude documentaire et à l’identité. Établies indûment à partir de documents d’état civil qui, eux, ne sont non pas sécurisés, les actuelles cartes d’identité étaient copiées dans des officines en Turquie, dans les Balkans ou encore en Thaïlande où une partie de la voyoucratie française passe ses vacances. En 2019, les services de police et de gendarmerie ont relevé 45 000 plaintes et plus de 8 000 faux ont été interceptés ainsi que 32 filières criminelles démantelées. Plus que jamais, les trafics de documents volés ou contrefaits favorisent l’immigration illégale, font exploser une fraude sociale évaluée à 30 milliards d’euros par le magistrat Charles Prat – bien loin des estimations de la Sécurité sociale – et servent de supports aux escroqueries sur internet.

Affaire Navalny : des sanctions qui déçoivent tout le monde

Affaire Navalny : des sanctions qui déçoivent tout le monde

 

 

Comme il fallait s’y attendre l’Union économique s’est mise d’accord pour une sanction minimale concernant quatre personnalités russes. Des sanctions évidemment symboliques et qui rendent compte des contradictions au sein même de l’Union européenne et notamment des réticences de l’Allemagne. Outre-Rhin en effet, on ne souhaite surtout pas dégrader le climat diplomatique entre les deux zones notamment par rapport à la perspective du monumental projet Gazprom qui permettra à la Russie d’acheminer son gaz vers l’union européenne.

Le ministère russe des Affaires étrangères a réagi d’ailleurs  mollement à ces sanctions assez  anecdotiques

Les  proches d’Alexei Navalny ont t également fait part de leur déception après l’annonce européenne.  »S’il s’agit de sanctionner dix fonctionnaires du Kremlin qui n’aiment pas voyager à l’étranger et n’ont pas de biens à l’étranger, alors ça ne sera pas douloureux et cela ne transmettra pas le message », a averti Leonid Volkov, venu à Bruxelles plaider pour des sanctions européennes contre les oligarques proches du président Poutine.

 

Pandémie : tout dépend des variants selon le Pr Fontanet

Pandémie : tout dépend des variants selon le Pr Fontanet

Pour l’épidémiologiste Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique , la pandémie dépend essentiellement des bases des variants notamment britanniques «Si on continue sur cette trajectoire (…), on atteindra 30-35% à la mi-février et le nombre d’admissions à l’hôpital sera alors autour de 2.000 par jour. Le variant deviendra majoritaire autour du 1er mars», indique ce membre du Conseil scientifique, dont les recommandations guident l’exécutif.

 

Comme membre du conseil scientifique, l’intéressé ne veut quand même pas contredire trop fortement la politique sanitaire du gouvernement et déclare prudemment qu’un confinement, «s’il avait été accepté par la population, aurait permis de soulager les hôpitaux et de reprendre le contrôle de l’épidémie».

 

En creux, cela signifie que le gouvernement a commis une grave erreur en ne prenant pas des mesures plus restrictives dès maintenant et notamment à l’occasion des vacances de février en autorisant la mobilité des personnes et donc du virus. Du coup,  l’expert reprend des arguments qui sont ceux du gouvernement et non de la compétence médicale quand il déclare :

«Mais le coût économique, social et scolaire aurait été très élevé», a-t-il souligné. «Du coup, le gouvernement a choisi de laisser une dernière chance au non-reconfinement, au risque de voir la situation sanitaire se dégrader encore et d’être contraint plus tardivement au reconfinement». Une dernière précaution oratoire pour dire quand même que les pouvoirs publics auront comme une grave erreur si les chiffres sont aussi mauvais que ce qu’il prévoit.

Sondage 2022 second tour : le « Tout sauf Macron » plus fort que le « Tout sauf Le Pen » ?

Sondage 2022 second tour : le « Tout sauf Macron » plus fort que le « Tout sauf Le Pen » ?

 

 

Selon le deuxième volet d’une enquête Harris Interactive, révélé par Le Parisien et l’Express, Marine Le Pen, Emmanuel Macron, avec 48% des intentions de vote est très proche de Macron au deuxième tour. Le plus haut score jamais attribué par un sondage à la candidate malheureuse de 2012 et 2017. En 2017, le chef de l’État avait été élu avec 66% des voix contre 34% pour Marine Le Pen.

Le récent sondage observe  un important report des électeurs de droite en faveur de Marine Le Pen. Un tiers des électeurs de François Fillon de 2017 glisserait le nom de la candidate RN dans l’urne au second tour. Quand, de l’autre côté de l’échiquier politique, une partie significative de la gauche s’abstiendrait, elle, de voter en faveur d’Emmanuel Macron pour faire barrage au parti à la flamme, la fin du fameux «front républicain». Avec seulement 3 points d’écart – équivalent à la marge d’erreur – le chef de l’État l’emporterait ainsi d’une courte tête, avec 52%.Il semblerait qu’une dynamique s’installe en faveur du tout sauf Macron et qu’à l’inverse le tout sauf Le Pen s’affaiblisse.

 

 

Sondage: le tout sauf Macron plus fort que le tout sauf Le Pen ?

Sondage: le tout sauf Macron plus fort que le tout sauf Le Pen ?

 

On peut se demander si finalement ce qui a permis à nombre de présidents de se faire élire à savoir le tout sauf Le Pen ne va pas s’inverser pour la présidentielle de 2022. On pourrait en effet constater que le tout sauf Macon pourrait devenir plus fort que le tout sauf Le Pen tellement le rejet de l’intéressé est important. Le président ne bénéficie en effet au premier tour que d’un socle tournant autour de 23 à24 pour cent.

En l’état actuel des choses, on voit mal qui pourrait concurrencer Macron dans son camp, ni la droite classique encore moins la gauche en voie d’extinction. Du coup le rejet de Le Pen qui a tant servi à l’élection des présidents depuis des décennies pourrait être remplacé par un tout sauf Macron. Pas vraiment un vote d’adhésion mais de rejet du plus détesté.

En effet, Marine Le Pen, se qualifie dans tous les cas de figure ( selon une étude Louis-Harris (pour le second tour, avec un niveau élevé d’intentions de vote au premier tour (26 à 27%). Alors qu’elle avait obtenu 21,3% des voix au premier tour en 2017, elle dépasse désormais aisément la barre des 25%.

Emmanuel Macron, en revanche, obtient selon le scénario 23 à 24% des voix, soit le niveau qu’il avait atteint au premier tour en 2017. Il enregistre donc une baisse de quelques points par rapport à un sondage du même institut en juillet 2020, où il recueillait 27 à 28% des intentions de vote. Au moment de la quête aucun candidat ne semble capacités de concurrencer macro dans son camp.

La progression à droite est très légère pour les candidats potentiels., Valérie Pécresse obtient 14% des intentions de vote, Xavier Bertrand 16% des intentions de vote (contre 12 à 13% dans de précédentes enquêtes). On observe que chacun des deux peine à retrouver l’électorat de François Fillon en 2017 : à peine plus de la moitié de cet électorat se reporte vers le candidat soutenu par LR, quand près d’un quart choisit Emmanuel Macron, environ 10% Marine Le Pen et presque autant (7%) Nicolas Dupont-Aignan.

À gauche, on aille sur la voie de l’extinction..  Anne Hidalgo recueille 6% ou 7% des intentions de vote, selon qu’elle est opposée à Xavier Bertrand ou à Valérie Pécresse. Tandis qu’Arnaud Montebourg est crédité de 5% des suffrages, dans toutes les configurations. Ce qui place les deux candidats soutenus par le PS à tous les coups derrière Jean-Luc Mélenchon (10 à 11%). Mais aussi derrière le député européen EELV Yannick Jadot, qui recueille 7 à 10% des intentions de vote
*Sondage effectué en ligne les 19 et 20 janvier auprès 1403 personnes représentatives de la population française, dont 976 inscrites sur les listes électorales. Méthode des quotas et redressement appliqués aux variables suivantes : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et comportement électoral antérieur de l’interviewé(e).

Coronavirus Allemagne : 17 000 cas mais 40 000 morts en tout

Coronavirus Allemagne : 17 000 cas mais 40 000 morts en tout

 

Plus de 1,9 million de personnes ont été contaminées jusqu’à présent, avec près de 17.000 nouveaux cas comptabilisés depuis samedi. En tout l’Allemagne a enregistré 40 000 morts.

L’Allemagne, pays le plus peuplé de l’Union européenne avec quelque 83 millions d’habitants, peine à endiguer la pandémie. Elle a été durement frappée par la deuxième vague du virus après avoir été relativement épargnée par rapport à nombre d’autres pays européens durant la première phase. Le pays vient de prolonger et renforcer confinement partiel jusqu’au 31 janvier et incite les citoyens à réduire encore davantage leurs contacts.

Plus de 5.000 malades du Covid-19 se trouvent actuellement en soins intensifs en Allemagne et plus de 80% des lits dans les services de soins intensifs sont occupés.

Les écoles comme la plupart des magasins non-alimentaires, les bars, restaurants, équipements culturels, sportifs et de loisirs sont fermés jusqu’à fin janvier.

Stabilité financière : pour la Banque de France, tout va bien….. pour l’instant !

Stabilité financière : pour la Banque de France, tout va bien….. pour l’instant !

 

La Banque de France, évidemment sous tutelle de l’État, se veut rassurante quant au risque financier qui pourrait découler de non-remboursement de crédits accordés. La Banque de France diffuse donc un air d’optimisme mais en prenant de solides précautions oratoires pour ne pas évacuer une vague d’insolvabilité.

 « Selon la durée de la crise sanitaire, nous avons des situations actuellement sous contrôle qui pourraient passer à des situations d’insolvabilité », note Sylvie Goulard, sous-gouverneure de la Banque de France. Mais, à la fin de l’année 2020, la matrice des risques apparaît globalement stable d’un semestre à l’autre.

 

Sans surprise, le principal point d’inquiétude concerne la hausse de l’endettement brut des sociétés non financières, en partie liée aux mesures de soutien des pouvoirs publics. La dette brute des entreprises a augmenté de 175 milliards d’euros entre mars et septembre 2020 (soit 2,5 fois plus vite que sur la même période en 2019), dont 121 milliards pour les seuls prêts garantis par l’Etat (PGE), .

Le prêt garanti par l’Etat est un prêt de trésorerie d’un an. Ce prêt de trésorerie pourra couvrir jusqu’à trois mois de chiffre d’affaires, soit un quart du chiffre d’affaires annuel. « Ce dispositif s’inscrit dans le pont aérien de cash que nous avons déployé pour que l’entrepreneur puisse avoir, en prêt, l’équivalent de trois mois de chiffre d’affaires, qu’il n’a pas pu réaliser », résume Nicolas Dufourcq, le patron de Bpifrance. Les entreprises souhaitant emprunter moins que trois mois de chiffre d’affaires en auront la possibilité.

Pour les jeunes pousses innovantes, qui n’ont souvent pas, ou très peu, de chiffre d’affaires, un autre critère est retenu. Le prêt pourra ainsi couvrir jusqu’à deux années de masse salariale, hors cotisations patronales. « Les start-up ne sont pas les oubliées du système », a ainsi souligné Nicolas Dufourcq. Ce plafond est également retenu pour les entreprises créées depuis le 1er janvier 2019.

Le prêt bénéficie d’une garantie de l’Etat à hauteur de 70 à 90%, selon la taille de l’entreprise. Les banques conservent ainsi une part du risque associé, mais celle-ci est minimisée pour les inciter à prêter. Dans les détails, les entreprises ayant moins de 5.000 salariés et faisant moins de 1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires bénéficieront d’une garantie de l’Etat de 90%.

Celles qui comptent plus de 5.000 salariés et qui réalisent plus d’1,5 milliard d’euros de chiffre d’affaires pourront bénéficier d’une garantie publique de 80%. Ce pourcentage descend à 70% pour les entreprises ayant un chiffre d’affaires supérieur à 5 milliards d’euros. La garantie est donc plus faible pour les plus grandes entreprises.

Le système se veut le plus accommodant possible pour les entreprises. Aucun remboursement ne sera exigé la première année. Ensuite, l’entreprise pourra décider, à l’issue des douze premiers mois, d’amortir le prêt sur une durée de 1, 2, 3, 4 ou 5 années supplémentaires. « Pas question de créer un autre mur pour l’entreprise », a souligné Sébastien Raspiller, à la direction générale du Trésor.

États-Unis : les démocrates remportent tout, la présidentielle, la chambre des représentants et le Sénat

États-Unis : les démocrates remportent tout, la présidentielle, la chambre des représentants et le Sénat

 

On peut comprendre que Trump,  l’ancien président des États-Unis, ait déversé sa colère devant ses partisans les invitant à demi-mots entrer dans le Capitole  Pour Trump,  la défaite est sanglante. Non seulement il a perdu largement les élections présidentielles mais en plus il n’a pas triomphé dans la chambre des représentants et il a perdu la majorité au sénat. En Géorgie, dans deux scrutins très stratégiques pour le Sénat, le candidat démocrate Raphael Warnock s’est imposé face à l’élue républicaine sortante Kelly Loeffler, selon les projections des chaînes de télévision américaines et l’institut Edison Research, tandis que l’autre démocrate, Jon Ossoff, l’a remporté d’une faible marge face au républicain David Perdue.

Avec ce coup double des démocrates, le Sénat sera divisé en deux camps égaux de 50 parlementaires mais la vice-présidente élue Kamala Harris aura le dernier mot pour trancher en cas d’égalité, donnant de facto la majorité au parti de Joe Biden, qui contrôle déjà la Chambre des représentants.

Traditionnel bastion républicain, la Géorgie a surpris le 3 novembre en donnant une courte majorité d’environ 12.000 voix à Joe Biden sur Donald Trump et ce second tour des sénatoriales, en raison de l’importance de son enjeu au niveau national, a suscité une forte mobilisation dans les deux camps, avec une participation record estimée à 4,5 millions d’électeurs.

Les derniers jours de la campagne ont en outre été marqués par les efforts de Donald Trump en vue d’obtenir une inversion du résultat de la présidentielle dans cet Etat.

Le président sortant, qui ne reconnaît pas la victoire de son rival démocrate, a fait pression samedi sur Brad Raffensperger pour qu’il “trouve” suffisamment de voix en sa faveur,

NICOLAS BOUZOU (économiste) : tout va très bien madame la marquise !

NICOLAS BOUZOU (économiste) : tout va très bien madame la marquise !

 

L’économiste Nicolas BOuzou reprend son refrain préféré « tout va très bien madame la marquise ; ça ira  encore mieux demain avec les nouvelles technologies »

« LES NOUVELLES TECHNOLOGIES NOUS PERMETTRONT DE RETROUVER LA CROISSANCE » déclare-t-il.

Il reprend sur BFM son discours simpliste sur les effets toujours bénéfiques du libéralisme et des nouvelles technologies mêlant des évidences avec un optimisme béat. « La France accusait un gros retard industriel dans la robotisation, elle est en train de le rattraper », affirme-t-il.

Selon lui, « c’est en s’équipant en imprimantes 3D, en robots etc. que nos entreprises feront des gains de productivité importants ». Et pour que ces technologies puissent communiquer entre elles « il faut la 5G, c’est urgent », lance-t-il.

Mais il peut aussi se comporter en Pythie approximative :

« On ne fera ni un google, ni un amazon européen. Ça me fait mal au cœur de le dire, mais c’est la cas ». L’issue, selon lui, est de se développer sur « des sujets qui ne sont pas préemptés par les Américains et par les Chinois ». Il cite l’exemple des ordinateurs quantiques, sur lesquels Thierry Breton, [le PDG d’Atos NDLR] travaille actuellement.

 

Bref un discours de bistrot où s’entremêlent évidences, propos à la mode et vision scientiste.

 

Macron, un « séducteur indifférent , dénué de tout affect » ( son mentor, Jean-Pierre Jouyet)

Macron, un « séducteur indifférent , dénué de tout affect »  ( son mentor, Jean-Pierre Jouyet)

Dans ses Mémoires, l’ancien secrétaire général de l’Elysée sous François Hollande revient notamment sur sa relation avec Emmanuel Macron, dont il a été le mentor, et dénonce les « errements du nouveau monde ».

 

Livre.

 

Il a servi quatre présidents et évolué pendant quarante ans au cœur du pouvoir. Ancien ministre de Nicolas Sarkozy, ami intime de François Hollande, mentor d’Emmanuel Macron, Jean-Pierre Jouyet, 66 ans, a vidé les carnets qu’il a noircis tout au long d’une carrière politico-administrative au plus haut niveau, pour écrire ses Mémoires, intitulés L’Envers du décor.

Ce fils de notaire normand, ayant cumulé les plus beaux postes de la République – du Trésor à l’ambassade de France à Londres en passant par la Caisse des dépôts –, se décrit « en contraire de Machiavel », doté d’une « spontanéité, parfois excessive », et d’une « indécrottable candeur ». Au sein du microcosme, l’ancien secrétaire général de l’Elysée (2014-2017) a en effet toujours eu la réputation de dire, parfois sans filtre, ce qu’il pensait, loin de l’habituelle langue de bois technocratique. Il ne se censure pas davantage ici.

C’est avec son « ancien protégé », dont il dit avoir été très proche (« De 2005 à 2007, je vis une véritable lune de miel avec Emmanuel Macron », écrit-il), qu’il se montre le plus sévère. Avec une amertume, teintée de tristesse, Jean-Pierre Jouyet conte un amour déçu : il a accompagné « Emmanuel » vers les sommets, en le présentant à François Hollande d’abord, puis en appuyant sa nomination à Bercy en 2014, avant de se faire snober par le jeune président, qui n’a soudain plus jugé utile de répondre à ses SMS. Un « mur de silence », constate l’auteur, avant de poursuivre : « Je suis passé en l’espace de 24 heures du statut de mentor à celui d’infréquentable (…) devenu gênant, encombrant. »

Macron, un « séducteur indifférent » « dénué de tout affect »

Car « derrière le fervent disciple », Jouyet n’avait « pas vu pointer le nouveau roi », qui multipliait pourtant les « dîners fins » à Bercy avec le « Tout-Paris », quand il était ministre de l’économie. « J’ai parlé avec Emmanuel. Tout va s’arranger. Il n’a pas l’intention de démissionner », rassure-t-il François Hollande à l’été 2016, quelques jours avant la démission de l’ambitieux ministre. « Jean-Pierre, je ne te remercierai jamais assez pour tes conseils », ironise le chef de l’Etat, quand il est mis devant le fait accompli.

A posteriori, Jouyet s’en veut d’avoir succombé au charme de ce jeune inspecteur des finances brillant qui n’est au fond qu’un « séducteur indifférent », juge-t-il : « dénué de tout affect », Macron « utilise les armes de la séduction pour valoriser son propre ego ». « J’ai depuis ouvert les yeux et remarqué l’écart qui existe chez lui entre la parole et les actes », écrit encore l’ex-numéro deux de l’Elysée, qui critique l’« immobilisme agité » du jeune président.

(Article du Monde)

Pas d’imposture du « tout électrique »( Olivier Durin)

Pas d’imposture du « tout électrique »( Olivier Durin)

 

Parce qu’elle remet en cause la place des énergies fossiles, la nouvelle réglementation dérange certains acteurs, qui dénoncent une imposture « tout électrique ». La RE 2020 n’a pourtant pour autre ambition que celle de faire émerger une filière plus résiliente et respectueuse de l’environnement. Par Olivier Durin, rédacteur en chef du site « Le Monde de l’énergie ». 

chronique dans la Tribune

C’est une révolution attendue de longue date : après plusieurs reports, la réglementation environnementale 2020, plus connue sous le nom de RE 2020, devrait prendre effet en juillet 2021. Fruit d’une réflexion collective menée par les acteurs de la filière construction et le gouvernement, le nouveau texte de référence nourrit d’immenses espoirs, alors que le changement climatique nous rappelle chaque jour qu’il est temps d’agir.

En France, le bâtiment pèse très lourd dans la balance carbone. À lui seul, il représente près de la moitié (45 %) de l’énergie consommée et 30% des émissions de gaz à effet de serre. Pour atteindre les objectifs environnementaux fixés par l’accord de Paris, le secteur doit, comme celui des transports et de l’industrie, impérativement se réformer. Les choix que nous ferons seront déterminants pour l’avenir : une construction sortie de terre aujourd’hui aura un impact énergétique et environnemental durant les 50 prochaines années. Pour placer le bâtiment dans une trajectoire de sobriété, il était urgent de repenser nos modes de construction ainsi que nos usages énergétiques pour des logements plus durables et plus confortables. Ce changement de paradigme a donné naissance à la RE 2020.

Lire aussi : Rénovation énergétique des bâtiments : oui… mais pas n’importe comment !

Cette dernière va au-delà des simples considérations thermiques et énergétiques, telles que retenues dans les précédentes réglementations. Elle considère le bâtiment dans tout son cycle de vie, et prend en compte l’indispensable critère carbone. Une dimension totalement absente de la RT 2012 en vigueur aujourd’hui. D’où l’évolution de sémantique : il n’est plus simplement question d’une réglementation « thermique », mais bien d’une réglementation « environnementale ».

Comme c’est généralement le cas de toute innovation, la RE 2020 a suscité bon nombre de résistances et de controverses. Quoi de plus normal, après tout, tant elle remet en cause les pratiques en vigueur, celles-là même qui ont fait du bâtiment un des secteurs les plus polluants à ce jour. En cause, notamment, l’utilisation d’énergies fossiles (gaz et fioul) pour la fabrication des matériaux et surtout l’alimentation des systèmes de chauffage, qui mobilise plus de 80 % des émissions de CO2 des bâtiments résidentiels et tertiaires.

L’adaptation à l’urgence climatique, la véritable ambition de la RE 2020

Se sentant menacées, certaines voix s’élèvent et tentent de peser de tout leur poids pour freiner une dynamique bel et bien engagée. Et de dénoncer l’électrification à tout va du bâtiment. Car l’un des bénéficiaires notoires de la RE 2020 n’est autre que l’électricité, largement décarbonée en France. L’explication est alors toute trouvée : c’est un coup du vilain lobby du nucléaire, qui veut assurer son avenir.

Emprunter ces « lunettes » revient à complètement passer à côté de la véritable ambition de cette réglementation, qui pourrait faire de l’Hexagone un des pays les plus avancés en matière de modes de construction durables. Après le Royaume-Uni peut-être, qui a tout bonnement interdit le gaz dans les logements neufs à partir de 2025. Rappelons donc que la RE 2020 priorise aussi l’emploi de matériaux bio-sourcés, le recours au bois, aux réseaux de chaleur et à l’électricité renouvelable et décarbonée, la mise en place de techniques d’isolation performantes et de systèmes de récupération et de stockage d’énergie, etc. Elle répond à la problématique de réchauffement climatique, en mettant au premier plan le concept de confort d’été, pour éviter la surchauffe des logements en périodes de canicule.

Au-delà des querelles de clocher et des combats idéologiques, ne perdons pas non plus de vue que l’instauration de la RE 2020 va aussi de pair avec un effort global d’efficacité énergétique. Une préoccupation partagée par les entreprises comme les citoyens. Un nombre croissant d’outils est désormais à la portée de tous, pour une meilleure maîtrise des consommations d’énergie. Citons par exemple les systèmes de chauffage/climatisation performants de type pompes à chaleur, les compteurs intelligents, les offres d’autoconsommation individuelles et collectives ou encore les contrats de performance énergétique. C’est en combinant la RE 2020 à ces usages innovants que des progrès tangibles pourront être obtenus et que nous serons au rendez-vous des objectifs climatiques que nous nous sommes engagés à atteindre.

 

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