Archive pour le Tag 'tourmente'

Sécu : Fillon dans la tourmente

Sécu : Fillon dans la tourmente

 

 

 

De toute évidence Fillon va devoir rapidement faire opérer un sérieux virage à un programme contesté non seulement dans l’opinion mais aussi à l’intérieur même de son parti. La principale critique concerne la sécurité sociale. Les propositions de Fillon dans ce domaine sont rejetées par 90 % des Français. De la même manière l’annonce de la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires de manière brutale et non ciblée provoque de nombreuses réactions hostiles. Selon un sondage Elabe publié cette semaine, 90% des Français jugent inacceptable une baisse des dépenses publiques en matière de santé et 58% considèrent que la proposition de François Fillon de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires sur cinq ans « n’est pas souhaitable ». Du coup les proches de Fillon multiplient les interventions pour tenter de montrer une face plus modéré des orientations de leur champion. D’autres sujets suscitent aussi l’inquiétude comme la hausse de la TVA qui viendra évidemment amputer un pouvoir d’achat des Français déjà relativement figé depuis plusieurs années surtout si on prend en compte la véritable évolution de l’inflation. Jugeant son projet « caricaturé », le candidat de la droite et du centre devrait clarifier prochainement ses propositions sans rien renier du fond de ses engagements, a fait savoir l’un de ses proches, le sénateur LR Bruno Retailleau. « Il indiquera de façon beaucoup plus déliée, de façon encore plus précise, ce qu’est son projet pour la Sécurité sociale », a-t-il dit sur RTL. Pas de recul, mais un effort de pédagogie, assure-t-on dans l’entourage du candidat, qui a martelé durant la campagne de la primaire qu’il n’amenderait jamais son projet. Certains proches de Fillon pensent que le candidat est en train de s’enfoncer dans son radicalisme. Il s’efforce donc de minimiser les annonces phares de Fillon considérant même que la réforme de la sécu ne sera pas l’une des actions prioritaires. En gros beaucoup pensent désormais que Fillon devra changer de programme s’il veut réellement être élu. C’est propositions été en effet adapté pour une primaire où ce sont surtout les couches aisées et âgées qui ont voté, elles le sont beaucoup moins quand il s’agit de recueillir l’adhésion de l’ensemble des sélecteurs. L’ancien ministre Eric Woerth, ex-soutien de Nicolas Sarkozy et l’un des artisans du projet présidentiel de la droite, a mis les pieds dans le plat dimanche en estimant que la répartition entre « petits risques » et « gros risques », coeur du projet de François Fillon pour l’assurance maladie, n’était pas « la bonne mesure». Dans son programme, François Fillon propose de « focaliser l’assurance publique universelle notamment sur les affections graves ou de longue durée, le panier de soins solidaire, et l’assurance privée sur le reste, le panier de soin individuel ». « Les moins favorisés ne pouvant accéder à l’assurance privée bénéficieront d’un régime spécial de couverture accrue. Les patients seront responsabilisés par l’introduction d’une franchise maladie universelle dans la limite d’un seuil et d’un plafond », peut-on lire. « Ça a été écrit à un moment donné dans le projet de la primaire, on peut modifier des choses », a dit Eric Woerth au « Grand Rendez-vous » Europe 1-Le Echos-iTELE. « Il faut clarifier la répartition entre les mutuelles et la Sécurité sociale. (…) Il faut éviter les déremboursements, il faut éclaircir ce qui doit être remboursé et qui doit le rembourser », a-t-il avancé. Le député a ajouté que la réforme de l’assurance maladie n’était pas une priorité pour les mois de juillet et août 2017, si François Fillon venait à remporter la présidentielle, et que les textes ne seraient pas écrits « avant ».

SNCF Réseau: dans la tourmente

 

SNCF Réseau: dans la tourmente

 

SNCF réseau est triplement dans la tourmente. Il y a d’abord eu la démission du président officiellement pour des motifs personnels mais aussi largement pour des raisons liées à la situation financière de l’entreprise comme il l’indique ci-après. Deuxième coup dur pour SNCF réseau L’Arafer, autorité de régulation, s’est opposée à la candidature, proposée par François Hollande, de Jean-Pierre Farandou à la présidence de SNCF Réseau. Il invoque un « doute légitime » sur son indépendance puisque l’intéressé travaille dans le groupe SNCF depuis 1981. La vérité c’est que cette entreprise est ingérable car elle a hérité de l’ancienne dette SNCF sans qu’on prévoie son apurement. Une dette qui aujourd’hui avoisine les 37 milliards d’euros. Par ailleurs elle doit financer les nouvelles lignes du TGV imposé par les pouvoirs publics. S’y ajoutent le problème crucial de l’entretien d’un réseau qui a vieilli. Ainsi en 2015 il aura fallu dépenser 2,77 milliards pour la rénovation et un peu plus de 2 milliards pour la maintenance. Tout cela sans ressources supplémentaires bref la quadrature du cercle car si SNCF réseau augmente les péages alors la  SNCF n’est plus compétitive. L’ancien président de SNCF réseau considère donc que le patrimoine national ferroviaire est en danger en référence, non pas aux lignes à grande vitesse (LGV) ou des réouvertures de lignes, « mais de la partie la plus circulée du réseau, ces 20 à 25.000 kilomètres de lignes (sur 30.000 km), qui, pendant 30 ans, n’ont pas bénéficié des investissements de renouvellement requis. » « A partir d’un certain âge et d’un certain état des équipements, la prévisibilité de ce que vont devenir ces équipements et la façon dont ils vont réagir décroît. La science de l’ingénieur n’est pas illimitée. Quand nous arrivons aujourd’hui à un âge moyen de nos voies de 33 ans, nous sommes en risque. Il ne peut y avoir qu’une seule priorité : préserver cet immense patrimoine national. » Une bonne demi-heure plus tard, après la série de questions des députés, Jacques Rapoport, a tenu à préciser sa pensée. « Je ne voudrai pas que l’on se méprenne, il n’y a pas eu depuis 30 ans de sous-entretien, il y a eu du sous-renouvellement. L’entretien a été régulièrement opéré mais les équipements ont vieilli. Il n’y a pas d’impact en matière de sécurité. Chaque jour, nous faisons rouler 15.000 trains et transportons  4 millions de passagers. Pour assurer cette sécurité, nous sommes parfois malheureusement conduits, compte tenu de l’état de l’infrastructure, de dégrader la qualité à travers des ralentissements. Nous avons une augmentation d’environ 10% par an du kilométrage ». Soit environ 3.000 kilomètres ralentis, trois fois plus qu’il y a cinq ans, selon Frédéric Delorme, le nouveau responsable de la sécurité du groupe

 

Bourses: encore dans la tourmente ?

Bourses: encore  dans la tourmente ? 

Si l’on s’en tient aux scénarios envisagés par la quasi-totalité des experts fin 2015, l’avenir des bourses devait être teinté de rose en 2016. Non seulement les premiers jours de l’année contredisent cette prédiction mais interrogent  sur la possibilité d’une crise voir d’un krach financier. Du coup dans les semaines et les mois à venir les Bourses en général pourraient bien connaître de forts mouvements de yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. En cause bien sûr des inquiétudes sur le très net tassement de l’économie chinoise mais surtout sur l’endettement généralisé dans ce pays. Il faut ajouter la crise grave dans les pays en développement qui tirent  l’essentiel de leurs ressources d’un pétrole dont  les cours se sont écoulés au cours de l’année passée. On s’interroge aussi sérieusement sur la stratégie des banques centrales et sur l’efficacité de leur politique accommodante ou pas. Témoin la l’incapacité de ces Banques centrales à faire remonter une inflation très faible voire insignifiante ; ce  qui témoigne d’une certaine atonie de la demande par rapport à l’offre  Les Bourses européennes quant à elles  ont terminé la semaine  dans le rouge ; les inquiétudes lancinantes sur l’économie chinoise ayant vite étouffé le rebond déclenché par les chiffres meilleurs qu’attendu de l’emploi américain. la tendance baissière  domine sur les marchés actions. Certains intervenants expliquent que la confiance dans la capacité des autorités chinoises à garder le contrôle des marchés est durablement ébranlée. La baisse du yuan alimente aussi les craintes d’un ralentissement marqué de la deuxième économie mondiale. Du coup on craint aussi que certaines banques centrales ne s’engagent dans une guerre de parité qui viendrait alors créer encore un peu plus d’instabilité. A défaut de nouvelle baisse il faut s’attendre à des mouvements de yo-yo cette semaine.

Les Bourses européennes aussi dans la tourmente

Les Bourses européennes dans la tourmente

Si l’on s’en tient aux scénarios envisagés par la quasi-totalité des experts fin 2015, l’avenir des bourses devait être teinté de rose en 2016. Non seulement les premiers jours de l’année contredisent cette prédiction mais interrogent  sur la possibilité d’une crise voir d’un krach financier. Du coup dans les semaines et les mois à venir les Bourses en général pourraient bien connaître de forts mouvements de yo-yo dans une tendance structurelle à la baisse. En cause bien sûr des inquiétudes sur le très net tassement de l’économie chinoise mais surtout sur l’endettement généralisé dans ce pays. Il faut ajouter la crise grave dans les pays en développement qui tirent  l’essentiel de leurs ressources d’un pétrole dont  les cours se sont écoulés au cours de l’année passée. On s’interroge aussi sérieusement sur la stratégie des banques centrales et sur l’efficacité de leur politique accommodante ou pas. Témoin la capacité de ces Banques centrales a faire remonter une inflation très faible voire insignifiante ; ce  qui témoigne d’une certaine atonie de la demande par rapport à l’offre  Les Bourses européennes quant à elles  ont terminé vendredi dans le rouge pour afficher sur la semaine leur plus mauvaise performance depuis le mois d’août, les inquiétudes lancinantes sur l’économie chinoise ayant vite étouffé le rebond déclenché en début d’après-midi par les chiffres meilleurs qu’attendu de l’emploi américain. Le CAC, lui, a cédé 6,54% sur les cinq premières séances de l’année. Ni la clôture en hausse des marchés actions chinois après la suspension du « coupe-circuit » mis en place par Pékin, ni l’annonce de 292.000 créations d’emploi en décembre aux Etats-Unis, nettement plus qu’attendu, n’ont suffi à enrayer la tendance baissière qui domine sur les marchés actions depuis lundi. Certains intervenants expliquent que la confiance dans la capacité des autorités chinoises à garder le contrôle des marchés est durablement ébranlée. La baisse du yuan alimente aussi les craintes d’un ralentissement marqué de la deuxième économie mondiale. Du coup on craint aussi que certaines banques centrales ne s’engagent dans une guerre de parité qui viendrait alors créer encore un peu plus d’instabilité.

Les Bourses dans la tourmente

Les Bourses dans la tourmente

 

Pour l’instant la tourmente et surtout d’ordre psychologique, on s’interroge surtout sur l’effet de propagation de la crise économique et financière de la Chine mais aussi de nombreux pays en développement. Pour preuve de ces inquiétudes : les Bourses chinoises ont fermé de manière anticipée jeudi après avoir chuté de plus de 7% après moins d’une demi-heure d’échanges, plongeon qui, comme lundi, a une nouvelle fois déclenché l’activation des tout nouveaux « coupe-circuits » mis en place après le krach de l’été. Ce nouveau recul prononcé des marchés actions intervient dans un contexte de poursuite de la baisse du yuan, évolution considérée comme symptomatique de la détérioration de la conjoncture en Chine, deuxième puissance économique mondiale. La Bourse de New York a terminé mercredi à son plus bas niveau de clôture depuis début octobre, une nouvelle chute des cours du pétrole et le ton peu encourageant du compte-rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale étant venus s’ajouter aux motifs de préoccupation des investisseurs, tentés de se replier sur les valeurs refuges. Un regain d’inquiétude quant à l’impact du ralentissement chinois sur la croissance mondiale et le retour de la Corée du Nord parmi les foyers de tension géopolitique ont également pesé sur le marché actions.  Après la publication ces derniers jours de plusieurs indicateurs décevants, la Banque populaire de Chine a fixé mercredi un cours pivot du yuan en nette baisse, alimentant les craintes d’un ralentissement plus marqué qu’anticipé de la deuxième économie mondiale. « Ce qui se passe en Chine reste le facteur numéro un », explique Stephen Massocca, responsable de la stratégie d’investissement de Wedbush Equity Management

Fifa-foot-fric : Platini dans la tourmente

Fifa-foot-fric : Platini dans la tourmente

 

Platini qui fut un joueur exceptionnel va sans doute voir son image de dirigeant très affectée par cette affaire pour le moins curieuse de versement d’argent qu’il a reçu de Blatter. Première question pourquoi un versement disant après des prestations qu’il aurait effectuées pour la FIFA ; seconde question quelle nature de prestation et où sont les études. Dernière question plus fondamentale Platini est-il homme providentiel pour remettre de l’ordre dans ce football qui est devenu un véritable business. Pas certain car comme président de l’UEFA,  il n’a pas été capable de mettre fin aux folles dérives financières concernant le transfert et le paiement des joueurs dont certains touchent plus d’un million par mois. Du coup nombre de clubs sont en situation de quasi faillite. La gangrène du foot mondial est-elle qui conviendrait sans doute de supprimer la FIFA pour lui substituer un organisme officiel juridiquement et démocratiquement autrement plus sérieuse qu’une petite association comme la FIFA. FIFA qui jouit et abuse bien sûr du statut d’association ( comme la loi de 1901 en France) dont  le siège est en Suisse et qui peut ainsi s’affranchir de tout contrôle tout en brassant des dizaines de millions. Le problème est que Michel Platini a reçu une nouvelle rémunération près de dix ans plus tard nettement supérieure à la première : environ deux millions de francs suisse (1,8 million d’euros). Pour Platini et son entourage, il s’agit du solde de sa rémunération des travaux effectués entre 1998 et 2002. Sauf que cette fois, aucun contrat n’aurait été rédigé. La justice suisse ne comprend donc pas pourquoi un contrat a été signé pour la première partie de la rémunération de Michel Platini et pas pour la seconde, qui est pourtant nettement supérieure. Ce virement est donc jugé « suspect ». D’autant plus que le contexte de 2011 est très particulier (élections à la FIFA et à l’UEFA).  Depuis trois mois, les banques suisses ont été appelées à communiquer certaines données bancaires concernant la FIFA au ministère public. Les transferts de fonds sont actuellement étudiés par la justice. C’est vraisemblablement cette enquête financière qui a poussé la justice suisse à s’intéresser au cas de l’ancien numéro 10 des Bleus. Il est peu probable que l’ouverture de cette enquête soit due à un règlement de compte ou à une tentative de déstabilisation du patron du foot européen. La défense de Platini ne convainc pas non plus le ministère public. En effet, le fait d’avoir déclaré cet argent ne prouve absolument rien, puisqu’il est quasiment impossible de dissimuler une telle somme selon des juristes helvètes. Le risque de se faire repérer par le fisc serait beaucoup trop important. Aux yeux de la justice suisse, cette donnée n’est donc absolument pas déterminante. Michel Platini et ses conseils vont donc devoir trouver d’autres arguments.   Enfin, il faut savoir qu’il est extrêmement rare que le ministère public de la Confédération suisse s’exprime publiquement. Il est encore plus rare que des noms soit cités. Pour plusieurs spécialistes suisses, si le nom de Platini a été dévoilé, c’est que l’enquête est plus avancée qu’il n’y parait. Même s’il faut signaler que le procureur général, Michael Lauber, en fonction depuis le 1er janvier 2012 et réélu le 17 juin dernier, semble s’exprimer assez facilement face à la presse. On l’a notamment vu tenir une conférence de presse le 14 septembre dernier à Zurich. Mardi, il avait aussi précisé face à quelques caméras que le statut de Platini dans cette affaire était situé « entre celui de témoin et celui d’accusé ».

Patrick Balkany : encore dans la tourmente judiciaire en Centrafrique

Patrick Balkany : encore dans la tourmente judiciaire en Centrafrique

Encore une procédure supplémentaire contre les Balkany, cette fois en Centrafrique. Déjà mis en examen en France pour corruption passive et blanchiment de fraude fiscale, Patrick Balkany serait dans le viseur de la Centrafrique. Le parquet national financier a été saisi d’une demande d’information judiciaire visant le député-maire UMP de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), émanant de la République centrafricaine, affirme L’Obs, mercredi 12 novembre. Selon le magazine, l’élu est soupçonné d’être l’un des bénéficiaires de commissions occultes dans l’affaire Uramin : le règlement d’un litige entre Areva et le précédent gouvernement centrafricain aurait donné lieu au versement de plus de 30 millions d’euros de commissions. Le groupe français a racheté en 2007 la société canadienne Uramin et ses mines d’uranium. D’après L’Obs, Patrick Balkany a, de longue date, noué des liens « avec les puissants de Centrafrique et du Tchad », notamment par l’intermédiaire d’un « conseiller au commerce extérieur ». Interrogé par le magazine, l’avocat de la Centrafrique, William Bourdon, a « de bonnes raisons de penser qu’une information judiciaire sera ouverte ». Pourtant Patrick Balkany se dit « pauvre comme Job » mais posséderait avec son épouse, selon les enquêteurs, deux majestueuses villas, l’une sur l’île de Saint-Martin, située à quelques encablures des Antilles, l’autre à Marrakech. L’information n’est pas nouvelle ni même les interrogations suscitées par leur fastueux train de vie. L’ampleur cependant des dépenses du couple, élus de la République, à la tête de la mairie de Levallois depuis plusieurs décennies, surprend encore.  Des impôts, en revanche, ils n’en payent quasiment pas. Ils s’en font même rembourser, à hauteur de 6 000 euros, comme Isabelle Balkany, au titre de personne isolée ! L’impôt sur la fortune ? Les Balkany n’y sont étrangement pas plus assujettis. Monsieur le maire de Levallois n’aurait d’ailleurs déclaré en 2012 « que » 87 175 euros de revenus d’après les notes publiées, ce mercredi 22 octobre, par le Monde. Ce qui n’aurait pas empêché l’élu de rémunérer son personnel domestique à hauteur de… 127 000 euros. Ni au couple de prélever pour une année jusqu’à 360 000 euros sur leurs comptes en banque. Pour le Pôle financier, l’affaire ne fait pourtant pas de doutes. Est évoqué un « schéma sophistiqué de fraude » au sujet de l’acquisition des deux villas. Un montage en réalité pas si « complexe » selon l’avocate Anne-Eugénie Faure, conseillère municipale à Levallois, et ancienne candidate socialiste aux municipales 2014 contre le maire sortant, Patrick Balkany.  Mise en examen dès le mois de mai, Isabelle Balkany est en effet facilement apparue comme le bénéficiaire économique de la société, basée au Liechtenstein, propriétaire de la villa de Saint-Martin. Pis, Patrick Balkany serait pour sa part titulaire du contrat d’assurance habitation de la dite demeure. Les Balkany n’ont pas « de limites, ils vont garder la tête haute et dire qu’on leur en veut » estime Anne-Eugénie Faure. Sauf que cette fois, poursuit-elle, « ils ont commis des erreurs ». Notamment liées à l’achat de la villa marocaine.  Le lien établi entre le couple et leur riad supposé n’est pas direct. Néanmoins, le bénéficiaire économique de la société à laquelle appartient la villa au Maroc n’est autre que le bras droit de Patrick Balkany, Jean-Pierre Aubry, également mis en examen. « On se dit que pour remplacer Jean-Pierre Aubry à la direction de la Semarelp (la société mixte d’aménagement, de rénovation et d’équipement de Levallois, ndlr), les Balkany ne vont pas prendre quelqu’un qui aura aussi à s’expliquer… Eh bien non, ils choisissent Michel Perez, le directeur adjoint de Jean-Pierre Aubry, ça ne les dérange pas ! » ironise l’élue de l’opposition qui revient par ailleurs sur la présence d’un mystérieux cheikh saoudien, Al-Jaber, dans les affaires des Balkany, tant au Maroc qu’à Levallois.  Le millionnaire du golfe, qui figure donc dans le fameux « schéma » d’acquisition de la villa Dar Dyucy à Marrakech, via les parts qu’il détient dans une société égyptienne, s’était curieusement engagé à investir dans les Hauts-de-Seine 243 millions d’euros censés permettre la construction de deux gratte-ciels. Mais le projet a avorté avant l’heure en 2011, faute d’avoir reçu les subventions promises. « Alors que les premiers retards de paiements auraient déjà dû être admis et traités, on constate que rien n’a été payé » analysait à l’époque, lors d’un conseil municipal musclé, Anne-Eugénie Faure. Et d’énumérer le détail des avances de trésorerie consentie par la commune. Le prochain conseil municipal aura lieu dans moins d’un mois, le 17 novembre. La relation des Balkany au cheikh Al-Jaber sera-t-elle évoquée à nouveau ? Qu’en est-il par ailleurs de la dette de la ville, l’une des plus élevée de France avec près de 6 500 euros par habitants ?

Sarkozy et l’UMP dans la tourmente

Sarkozy et l’UMP dans la tourmente

 

Copé, Buisson, Sarkozy, la saga continue. Pour des affaires sans doute condamnables mais qui fuitent curieusement dans la presse. Même si ces affaires sont fondées, il y a une évidente violation du secret des instructions.  Deux semaines avant un scrutin censé lui servir de tremplin pour la reconquête des cœurs français, l’UMP peut méditer la célèbre phrase de Jacques Chirac: « Les emm…, ça vole toujours en escadrille. »  Déjà échaudés par la violente crise interne de l’hiver dernier entre copéistes et fillonistes, lors de l’élection à la présidence du parti, ses sympathisants assistent, médusés, à un feuilleton qui chaque jour semble s’enrichir d’un nouveau rebondissement. Interrogés vendredi par l’AFP, plusieurs caciques de l’UMP appellent toutefois à la « prudence », en « l’absence de preuves » pour étayer les différentes accusations.  Dernier épisode en date de cette saga, qu’ils jugent « potentiellement mortifère » pour l’UMP: les soupçons qui pèsent sur M. Sarkozy, en première ligne dans un dossier de trafic d’influence et de violation du secret de l’instruction.  Après avoir été placé sur écoute par la justice dans l’enquête sur les accusations de financement de sa campagne de 2007 par la Libye de Kadhafi, comme l’a révélé Le Monde vendredi, l’ancien président aurait sollicité un haut magistrat du parquet général de la Cour de cassation, Gilbert Azibert. Lequel l’aurait renseigné sur une procédure en cours en lien avec l’affaire Bettencourt. En échange, l’ancien président serait intervenu pour l’aider à obtenir un poste de conseiller d’Etat à Monaco.  Deux proches de M. Sarkozy, les ex-ministres de l’Intérieur Brice Hortefeux et Claude Guéant, auraient également été placés sur écoute.   »Je démontrerai le moment venu qu’il s’agit d’une affaire politique », a affirmé Me Thierry Herzog. Dans une interview au quotidien du soir, l’avocat de M. Sarkozy dément toute tentative de la part de son client d’influencer le cours de la justice. « Cela n’a aucun sens ».  David Assouline, porte-parole du PS, parle d’un « possible scandale d’Etat » si les accusations contre M. Sarkozy se révélaient fondées.  La semaine avait déjà été éprouvante pour l’ancien chef de l’Etat, qui a découvert via la presse que son ancien conseiller officieux, Patrick Buisson, avait enregistré ses conversations privées à l’Elysée avec lui et/ou ses autres conseillers. Le Canard enchaîné et le site Atlantico ont publié les transcriptions de plusieurs de ces écoutes. Il en existerait, sous forme de fichiers numériques, des centaines d’heures.  Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni-Sarkozy ont saisi la justice en référé (procédure d’urgence) pour le retrait des enregistrements. Le référé sera examiné lundi. Interrogés pour connaître leur réaction, les deux médias se sont refusés à tout commentaire.  L’UMP doit également faire face aux accusations portées contre son président. Selon Le Point, M. Copé aurait notamment favorisé, au détriment des finances de son parti, la société de communication de deux de ses amis qui auraient surfacturé leurs prestations pendant la campagne présidentielle de M. Sarkozy. Jusqu’ici toutefois, l’hebdomadaire n’a apporté aucune preuve pour étayer ses accusations.  Il n’empêche. Elles ternissent l’image de M. Copé, qui se remettait à peine de l’impact négatif de son grave différend avec M. Fillon. « Sa défense a été très mauvaise », se lamentait un sympathisant, venu assister mardi soir à Strasbourg à un meeting commun avec François Fillon et Jean-Pierre Raffarin, en vue des municipales.   »C’est catastrophique. Sur le terrain, on n’entend plus que des +tous pourris+ », se désole un responsable UMP. « Chouchou » des Français de droite dans tous les sondages jusqu’ici, « Sarkozy montre à présent son côté obscur. La donne a changé », selon le même homme, qui ne croit plus au retour de l’ancien président pour 2017.   »A qui profite le crime? Aux socialistes! On ne parle plus du chômage », assure un autre élu UMP. « Mais trop c’est trop! Les Français ne sont pas dupes! ». Selon un troisième, « le système est en train de s’effondrer sous nos yeux. Sarkozy est au cœur du cyclone ».

 




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