Archive pour le Tag 'tourisme'

Tourisme : « Le redémarrage comme avant” ? »

Tourisme : « Le redémarrage comme avant” ? »

Le sociologue Bernard Duterme ne croit guère, dans une tribune au « Monde », à la possibilité de développer un « tourisme durable », les Etats venant au secours d’un secteur sinistré sans tenter de le réorienter

Tribune. Qui a cru l’espace d’un instant que les choses allaient changer ? Qui a pu penser sérieusement que le déconfinement post-pandémie et la sortie de l’abstinence touristique qu’il autorise allaient jeter les bases d’un grand marché du dépaysement « juste et durable » ? Ou, dit autrement, que le dépassement de la crise sanitaire allait accoucher d’un tourisme international accessible à toutes et tous, aux coûts et aux bénéfices équitablement répartis et dont la généralisation ne dépasserait pas les capacités d’absorption de l’écosystème terrestre ? Même si beaucoup l’ont souhaité, peu de voix en réalité ont accordé un tel pouvoir magique à la tragique parenthèse du coronavirus.

A raison, car l’heure de la revanche consumériste a sonné. La déferlante du voyage d’agrément reprend ses droits. Par étape certes, presque précautionneuse, progressive, d’une frontière à une autre, redécouvrant « les charmes de la proximité » en attendant « les embruns des grands larges » ou « l’exotisme des destinations lointaines », mais résolue, ostensible et méritée ! L’homo turisticus qui piaffait d’impatience, assigné à résidence depuis le mois de mars, peut enfin replonger dans les délices de la mobilité de plaisance. En cela, il demeure un « privilégié » – 7 % seulement de l’humanité ont accès au tourisme international –, mais il n’en a cure. Ou juste un peu, parfois, au risque de gâcher ses vacances.

Avec lui, c’est un secteur central de l’économie globale – 10 % du produit mondial brut et de l’emploi, premier poste du commerce international – qui repart, après la plus grave déflagration de toute son existence. Fort d’un taux de croissance annuel moyen de 4 % à 5 % depuis plus de sept décennies et de 1 700 milliards de dollars de recettes en 2019, il devrait enregistrer en 2020 une chute abyssale des séjours à l’étranger d’environ 70 %, selon les prévisions médianes de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT). Chute assortie de quantités considérables de faillites et de licenciements.

Dès 2021, toutefois, augure l’OMT, le tourisme devrait retrouver la santé. Si le virus est maîtrisé bien sûr, mais surtout – préconise l’agence onusienne – si les gouvernements ont l’intelligence de redoubler d’incitants fiscaux et d’assouplissements divers pour tour-opérateurs en phase de reconquête…

L’extrême concentration des profits, la hausse continue des émissions carbone, la pression concurrentielle sur les ressources, l’instrumentalisation des populations locales, les effets d’éviction, de saturation, de vulnérabilisation… comptent déjà parmi les principales tares du tourisme international, d’autant plus problématiques lorsque son empreinte s’étale en pays pauvres. »

Un grand ministère du Tourisme ou une grande politique du tourisme ?

Un grand ministère du Tourisme ou une grande politique du tourisme ?

 Les professionnels du tourisme ont bien raison de s’inquiéter de la situation particulièrement dramatique suite à la crise sanitaire dont les effets sont loin d’être terminés. D’abord parce que la crise n’est pas complètement maîtrisée ensuite parce que la mobilité sera forcément contrainte. Ils exigent donc une autre politique du tourisme. Ce que certains se traduisent en ministère du tourisme. Différence de taille car il ne faut pas confondre une grande politique économique avec l’existence d’un grand ministère. Un grand ministère ce sont d’abord des structures, des superstructures, des circulaires, des décrets des lois et pas forcément une orientation économique pour articuler de façon systémique tout ce qui concourt au développement économique et pas uniquement pendant quelques mois comme le plus souvent actuellement de ce point de vue une réflexion est sûrement à entreprendre.

«J’appelle à la création d’un grand ministère du Tourisme interministériel, a demandé ce matin le chef étoilé Gilles Goujon au micro de RMC. Le tourisme, qui représente 8 à 10 % du PIB français, «doit être mis en avant», selon lui. «Nous avons clairement eu un manque d’interlocuteurs privilégiés pendant ces semaines difficiles», a conclu Gilles Goujon.

Le problème c’est que l’interlocuteur privilégié n’est pas forcément un ministère spécialisé mais plutôt une organisation interministérielle qui prenne en compte tout les facteurs explicatifs du  développement harmonieux et cohérent dune  politique de tourisme. pour être efficace cette coordination interministérielle doit être sous la responsabilité du Premier ministre et de Bercy qui tranchent  en dernier ressort concernant les grandes orientations notamment financières. Il est vrai que l’activité représente une part non négligeable du produit intérieur brut (autour de 10 %). Pour autant s’il devait y avoir un ministre , ce  serait sans doute un second couteau car ce n’est pas considéré malheureusement comme un secteur régalien essentiel. Or la politique touristique française activité économique important -et en développement – être sous la responsabilité d’un véritable décideur capable d’articuler les différentes dimensions qui concourent à la mise en valeur du patrimoine et des services publics et privés il accompagnent

L’un des «interlocuteurs privilégiés» du chef Gilles Goujon pendant cette crise a été Pascale Fontenel-Personne, députée apparentée LREM qui s’était vue confier en 2019 une mission sur le tourisme social par Edouard Philippe. Elle aussi appelle à la création dudit ministère. «Le secteur du tourisme le mérite, c’est la volonté de toute la profession», dit-elle.

« Il y a vingt ans, on avait décidé de confier cette mission au secrétaire d’État chargé des Affaires étrangères, poursuit la députée. C’était intéressant parce qu’à cette époque on cherchait à cibler principalement les étrangers pour les faire venir en France. Mais aujourd’hui le secteur manque d’interlocuteurs. Parfois on doit s’adresser à Bercy, parfois au secrétariat d’État aux transports, parfois à la Culture… C’est très compliqué de s’y retrouver.»

 

Et Simon Thirot, le délégué général du syndicat Unat tourisme, de poursuivre : « Ce mardi en comité de filière tourisme, tous les syndicats du secteur ont appelé à la création d’un tel ministère, en reconnaissant le très bon travail fait par Jean-Baptiste Lemoyne.» Il appelle de ses vœux la création d’un ministère du Tourisme et des Vacances, «pour ne pas oublier de parler des vacances des Français». Et pourquoi pas avec Jean-Baptiste Lemoyne aux manettes : «Ça pourrait être lui ! Il a prouvé ces dernières semaines qu’il en avait le talent.»

«Pieuvre géante»

La proposition ne récolte toutefois pas tous les suffrages. Ainsi Alain Fontaine, le président de l’Association française des maîtres restaurateurs, estime que la création d’un ministère dédié «n’est pas la bonne solution». «Le tourisme est multiple et varié, dit-il. C’est à la fois l’attractivité du pays, donc lié aux Affaires étrangères. Mais aussi un commerce, donc lié au ministère de l’Économie et des Finances. Et parfois un patrimoine culturel. On ne peut pas tout mettre ensemble et créer une pieuvre géante qui partirait dans tous les sens. Chaque interlocuteur a son domaine d’expertise, et lorsqu’on sait à quelle porte frapper, cela fonctionne bien ainsi.»

Tourisme : taux d’occupation autour de 25% ?

Tourisme :  » taux d’occupation autour de 25% ?

Le taux d’occupation des activités de tourisme se limiterait autour de 35 % d’après les déclarations officielles le tourisme accuse « entre 30 et 40 milliards d’euros de pertes de recettes », selon Jean-Baptiste Lemoyne, invité du Grand journal du soir sur Europe 1, lundi. Et d’après le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, « le taux d’occupation des hôtels ne tourne qu’autour de 25% à 30% » aujourd’hui, preuve d’une reprise difficile.

Rien d’étonnant à cela puisque le confinement vient à peine d’être décidé pratiquement partout même s’il comporte encore quelques restrictions notamment pourrait les regroupements privés. Il est clair qu’en absence de consigne et de perspectives du calendrier les Français ont manifesté beaucoup d’attentisme avant d’envisager des déplacements et de consommer des prestations touristiques. Notons d’ailleurs qu’à l’intérieur même de l’Europe les décisions en matière de mobilité ne sont même pas encore homogènes

 

Pour l’heure, cinq semaines après le début du déconfinement et deux semaines après l’abrogation de la limitation des déplacements, certains acteurs retrouvent pourtant des couleurs. « Il y a un rattrapage très important dans les hôtelleries de plein air », assure le « monsieur Tourisme » du gouvernement, selon qui les réservations dans ce pan de l’industrie touristique sont « quasiment revenus au même niveau » que celui observé l’année dernière en juin. Les  »gîtes de France » ont eux aussi vu leurs réservations « multipliées par dix », sans qu’il ne précise les deux périodes prises en compte. Comprend évidemment que le secrétaire d’État par ailleurs complètement inconnu chargé du tourisme se veuille optimiste quant aux perspectives du secteur. Le problème n’est plus tellement celui des conditions du confinement maintenant maîtrisé par les professionnels mais celui de la clientèle potentielle. Celle-ci ne reviendra pas immédiatement et en bloc pour des raisons sanitaires sans doute est aussi encore quelques interrogation même non fondées. Notons surtout que les prestations touristiques notamment dans la restauration aussi dans l’hôtellerie perdue ne se retrouveront pas contrairement à d’autres productions plus matérielles qui elles éventuellement se rattrapent. La véritable sanction du secteur interviendra sans doute quand on fera le bilan de l’activité après l’automne c’est-à-dire vers septembre octobre. Là, on  pourrait plus s’apercevoir que nombre  d’entreprise, la plupart des PME n’auront d’autre solution que de se mettre en situation de défaillance. Une espérance toutefois on espère que les Français, ce qui est vraisemblable, orienteront davantage leur destination de vacances vers les lieux français. Mais il est probable aussi comme le démontrent certains sondages que nombre de touristes vont privilégier le logement familial.

Puy du Fou : réouverture le 11 juin mais pas le tourisme et la restauration !

Puy du Fou : réouverture le 11 juin mais pas le tourisme et la restauration !

 

La décision unilatérale du chef de l’État d’autoriser la réouverture du Puy du Fou, qui plus est en Conseil de Défense, instance la plus confidentielle et la plus sensible de la République, a provoqué de nombreuses réactions d’autant que le premier ministre n’y était pas favorable. « Magnifique ce pays où le Président, en plus de décider perso’ de la fermeture des jardins municipaux, mobilise son conseil de défense pour la réouverture du Puy du fou, cinglait dès jeudi soir sur Twitter la tête du parti de gauche, Place publique, Raphaël Glucksmann. Juste dommage pour le festival d’Avignon que son directeur ne soit pas un ami d’extrême droite de Sa Majesté. » Un deux poids deux mesures que dénoncent également l’ancienne ministre de la culture de François Hollande, Aurélie Filippetti, comme le député La France Insoumise de Seine-Saint-Denis, Bastien Lachaud : « Pour Macron, des milliers de restaurateurs et d’hôteliers peuvent attendre mais pas le Puy du Fou de son ami Philippe de Villiers. Avec ce président de la République des copains et des coquins c’est tous les jours. Que reste-t-il de l’égalité ? »

 

Tourisme : marasme mondial

Tourisme : marasme mondial

Globalement l’activité touristique dans le monde représente à peu près 10 % du PIB et au moins autant en matière d’emploi. Dans certains pays c’est primordial car  cette activité peut représenter jusqu’à 25 % du PIB. Or le Coronavirus aura bloqué pendant plusieurs mois cette activité essentielle. Pour l’instant, les autorités publiques commencent aborder sérieusement cette question mais les mesures sont très loin d’être à la hauteur des enjeux. Le premier ministre français a annoncé un certain nombre de dispositions pour aider financièrement et fiscalement les acteurs du tourisme mais la question centrale est celle de la reprise des activités dont on ne sait pas quand elle va intervenir et dans quelles conditions

De son côté L’Europe  aussi essaye de traiter le dossier.

L’union européenne commence donc à s’interroger pour voir comment elle pourrait relancer une activité actuellement en état de mort clinique. Pour l’instant la réflexion de l’union européenne apparaît bien maigre;  elle se concentre uniquement sur les conditions de remboursement de prestations touristiques déjà payées mais non effectuées en raison du Coronavirus.

La problématique est évidemment plus large. La première urgence , c’est   de limiter les dégâts de l’immense vague de défaillances d’entreprises et d’organisations qui  se prépare. La seconde est d’ imaginer des labels qualité qui garantissent  le respect de normes d’hygiène.

Pour la France en particulier cela supposerait que les vacances ne soient pas toutes concentrées sur seulement deux mois. De toute façon, cette réflexion ne peut être utile que si elle est menée avec les acteurs économiques sinon on risque de déboucher sur des dispositions de nature technocratique inopérantes  tant sur le plan économique que  sanitaire.

.

En attendant ,l ’Allemagne et 11 autres pays de l’UE ont demandé à la Commission de suspendre le règlement européen disant que les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière sont tenues de rembourser intégralement les vols et les voyages.

Ces pays proposent à la place de ce remboursement un bon d’achat. En réponse à cette suggestion, l’exécutif européen va dire aux Etats membres de l’UE qu’ils doivent garantir ces bons, afin de convaincre les clients de les accepter, selon le document vu par Reuters.

“Pour encourager les passagers et les voyageurs à accepter ces bons d’achat plutôt qu’un remboursement, ils devraient être mis à l’abri de la faillite de leurs émetteurs et rester remboursables, lors de l’expiration de leur validité, s’ils n’ont pas été utilisés”, lit-on dans le texte.

Le tourisme génère normalement quelque 150 milliards d’euros de recettes sur la période juin-août à la faveur notamment de 360 millions d’arrivées internationales, précise la Commission.

Cette dernière a dit vendredi souhaiter que les frontières extérieures de l’Union restent fermées jusqu’à la mi-juin pour les déplacements non-essentiels, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

“Notre industrie touristique est en grave danger”, poursuit la Commission dans son document, disant que 6,4 millions d’emplois pourraient disparaître dans le secteur, où les restaurants et hôtels ont fait état d’une chute de 50% de leurs chiffre d’affaires et les compagnie aériennes et les croisiéristes d’un plongeon des revenus pouvant atteindre 90%. Un bon constat, mais on attend autre chose de l’union européenne.

Hier le Premier ministre français a annoncé quelques mesures.

«Le fonds de solidarité restera ouvert pour les entreprises du secteur hôtellerie, restauration tourisme jusqu’à fin 2020»,. L’aide versée en ce sens pourra grimper jusqu’à 10.000 euros selon la taille d’entreprise..

Le gouvernement va aussi «renforcer les dispositifs de prêts». Un «prêt garanti État saison» (PGES) sera lancé avec des «conditions plus favorables que celle du PGE», a promis Édouard Philippe. Son plafond pourra atteindre «les trois meilleurs mois de l’année précédente», et non plus 25% du chiffre d’affaires. Une mesure qui permet de prendre en compte la saisonnalité des secteurs touristiques. «C’est pour un très grand nombre d’entreprises la possibilité d’avoir recours de façon bien plus importante à ces prêts, ce qui est évidemment une très bonne nouvelle», a lancé le premier ministre.

En outre, BPI France augmentera l’enveloppe qu’elle alloue aux «prêts tourisme» pour la quadrupler, de 250 millions d’euros à un milliard d’euros.

Enfin, a ajouté Édouard Philippe, les banques se sont engagées à «systématiquement proposer aux PME du secteur un report des mensualités de tous leurs prêts sur 12 mois». Jusqu’à aujourd’hui, ce report n’était proposé que sur 6 mois. «Un élément très important pour soulager la trésorerie des entreprises de ce secteur», estime le gouvernement.

Le secteur sera exonéré des cotisations sociales patronales dues entre mars et juin, a annoncé le gouvernement. Une exonération qui sera d’ailleurs prolongée tant que la fermeture de l’entreprise durera.

Par ailleurs, «un crédit de cotisation de 20% des salaires versés depuis février sera accordé aux entreprises pour accompagner leur reprise». Ce crédit, «une forme d’aide sans précédent», selon les termes du premier ministre, pourra concerner l’ensemble des cotisations. Selon le chiffrage du gouvernement, cela représente encore plus de deux milliards d’euros d’aide.

En ce qui concerne le chômage partiel, les entreprises du secteur pourront continuer d’y recourir au moins jusqu’à la fin septembre, voire plus loin encore si la reprise est trop lente.

Le gouvernement a fixé un cap pour l’été et se veut positif. «Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et d’août, en métropole ou dans les départements d’outre mer», a annoncé le premier ministre. Tout en ajoutant cependant qu’«il n’y a pas beaucoup de certitude à ce sujet», se manégeant ainsi l’hypothèse d’une seconde vague de l’épidémie et de possibles «restrictions très localisées». Il a promis par ailleurs, en accord avec les professionnels du secteur, «un remboursement intégral des Français en cas d’annulation de leur réservation liée au Covid.»

La date de réouverture des restaurants, cafés et bars sera fixée la semaine du 25 mai, a-t-il encore annoncé. «Si l’épidémie ne se dégrade pas, les cafés et restaurants des départements verts pourront ouvrir le 2 juin». Des mesures sans doute utiles mais qui n’empêcheront pas une énorme vague de défaillances et de licenciements surtout sans perspectives de reprise des activités.

 

Tourisme : marasme mondial

Tourisme : marasme mondial

Globalement l’activité touristique dans le monde représente à peu près 10 % du PIB et au moins autant en matière d’emploi. Dans certains pays c’est primordial car  cette activité peut représenter jusqu’à 25 % du PIB. Or le Coronavirus aura bloqué pendant plusieurs mois cette activité essentielle. Pour l’instant, les autorités publiques commencent aborder sérieusement cette question mais les mesures sont très loin d’être à la hauteur des enjeux. Le premier ministre français a annoncé un certain nombre de dispositions pour aider financièrement et fiscalement les acteurs du tourisme mais la question centrale est celle de la reprise des activités dont on ne sait pas quand elle va intervenir et dans quelles conditions

De son côté L’Europe  aussi essaye de traiter le dossier.

L’union européenne commence donc à s’interroger pour voir comment elle pourrait relancer une activité actuellement en état de mort clinique. Pour l’instant la réflexion de l’union européenne apparaît bien maigre;  elle se concentre uniquement sur les conditions de remboursement de prestations touristiques déjà payées mais non effectuées en raison du Coronavirus.

La problématique est évidemment plus large. La première urgence , c’est   de limiter les dégâts de l’immense vague de défaillances d’entreprises et d’organisations qui  se prépare. La seconde est d’ imaginer des labels qualité qui garantissent  le respect de normes d’hygiène.

Pour la France en particulier cela supposerait que les vacances ne soient pas toutes concentrées sur seulement deux mois. De toute façon, cette réflexion ne peut être utile que si elle est menée avec les acteurs économiques sinon on risque de déboucher sur des dispositions de nature technocratique inopérantes  tant sur le plan économique que  sanitaire.

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En attendant ,l ’Allemagne et 11 autres pays de l’UE ont demandé à la Commission de suspendre le règlement européen disant que les compagnies aériennes et l’industrie hôtelière sont tenues de rembourser intégralement les vols et les voyages.

Ces pays proposent à la place de ce remboursement un bon d’achat. En réponse à cette suggestion, l’exécutif européen va dire aux Etats membres de l’UE qu’ils doivent garantir ces bons, afin de convaincre les clients de les accepter, selon le document vu par Reuters.

“Pour encourager les passagers et les voyageurs à accepter ces bons d’achat plutôt qu’un remboursement, ils devraient être mis à l’abri de la faillite de leurs émetteurs et rester remboursables, lors de l’expiration de leur validité, s’ils n’ont pas été utilisés”, lit-on dans le texte.

Le tourisme génère normalement quelque 150 milliards d’euros de recettes sur la période juin-août à la faveur notamment de 360 millions d’arrivées internationales, précise la Commission.

Cette dernière a dit vendredi souhaiter que les frontières extérieures de l’Union restent fermées jusqu’à la mi-juin pour les déplacements non-essentiels, dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus.

“Notre industrie touristique est en grave danger”, poursuit la Commission dans son document, disant que 6,4 millions d’emplois pourraient disparaître dans le secteur, où les restaurants et hôtels ont fait état d’une chute de 50% de leurs chiffre d’affaires et les compagnie aériennes et les croisiéristes d’un plongeon des revenus pouvant atteindre 90%. Un bon constat, mais on attend autre chose de l’union européenne.

Hier le Premier ministre français a annoncé quelques mesures.

«Le fonds de solidarité restera ouvert pour les entreprises du secteur hôtellerie, restauration tourisme jusqu’à fin 2020»,. L’aide versée en ce sens pourra grimper jusqu’à 10.000 euros selon la taille d’entreprise..

Le gouvernement va aussi «renforcer les dispositifs de prêts». Un «prêt garanti État saison» (PGES) sera lancé avec des «conditions plus favorables que celle du PGE», a promis Édouard Philippe. Son plafond pourra atteindre «les trois meilleurs mois de l’année précédente», et non plus 25% du chiffre d’affaires. Une mesure qui permet de prendre en compte la saisonnalité des secteurs touristiques. «C’est pour un très grand nombre d’entreprises la possibilité d’avoir recours de façon bien plus importante à ces prêts, ce qui est évidemment une très bonne nouvelle», a lancé le premier ministre.

En outre, BPI France augmentera l’enveloppe qu’elle alloue aux «prêts tourisme» pour la quadrupler, de 250 millions d’euros à un milliard d’euros.

Enfin, a ajouté Édouard Philippe, les banques se sont engagées à «systématiquement proposer aux PME du secteur un report des mensualités de tous leurs prêts sur 12 mois». Jusqu’à aujourd’hui, ce report n’était proposé que sur 6 mois. «Un élément très important pour soulager la trésorerie des entreprises de ce secteur», estime le gouvernement.

Le secteur sera exonéré des cotisations sociales patronales dues entre mars et juin, a annoncé le gouvernement. Une exonération qui sera d’ailleurs prolongée tant que la fermeture de l’entreprise durera.

Par ailleurs, «un crédit de cotisation de 20% des salaires versés depuis février sera accordé aux entreprises pour accompagner leur reprise». Ce crédit, «une forme d’aide sans précédent», selon les termes du premier ministre, pourra concerner l’ensemble des cotisations. Selon le chiffrage du gouvernement, cela représente encore plus de deux milliards d’euros d’aide.

En ce qui concerne le chômage partiel, les entreprises du secteur pourront continuer d’y recourir au moins jusqu’à la fin septembre, voire plus loin encore si la reprise est trop lente.

Le gouvernement a fixé un cap pour l’été et se veut positif. «Les Français pourront partir en vacances en France au mois de juillet et d’août, en métropole ou dans les départements d’outre mer», a annoncé le premier ministre. Tout en ajoutant cependant qu’«il n’y a pas beaucoup de certitude à ce sujet», se manégeant ainsi l’hypothèse d’une seconde vague de l’épidémie et de possibles «restrictions très localisées». Il a promis par ailleurs, en accord avec les professionnels du secteur, «un remboursement intégral des Français en cas d’annulation de leur réservation liée au Covid.»

La date de réouverture des restaurants, cafés et bars sera fixée la semaine du 25 mai, a-t-il encore annoncé. «Si l’épidémie ne se dégrade pas, les cafés et restaurants des départements verts pourront ouvrir le 2 juin». Des mesures sans doute utiles mais qui n’empêcheront pas une énorme vague de défaillances et de licenciements surtout sans perspectives de reprise des activités.

 

Coronavirus: hôtellerie, restauration et tourisme, l’effondrement de tout un secteur

Coronavirus: hôtellerie, restauration et tourisme, l’effondrement de tout un secteur

 

Si des perspectives de réouverture  pour certaines activités sont envisagées par contre on est loin de voir le bout du tunnel pour tout ce qui concerne l’hôtellerie, la restauration ou le tourisme. Au mieux des décisions pourraient être annoncé pour le milieu de l’été. Mais des décisions à effet différé qui n’auront guère d’impact sur la saison estivale et même la fin de l’année. La conséquence pourrait être une vague sans précédent de défaillances qui affectant 20 à 30 % du secteur. Aucun secteur ne peut en effet résister à une période de paralysie de six à neuf mois.

La mise en quarantaine de ces activités aura des conséquences sur les secteurs économiques amont et aval (par exemple sur les producteurs agricoles, le commerce et l’artisanat et les services). La vérité, c’est que les pouvoirs publics sont complètement démunis pour faire face à cette crise. En effet les propositions d’aide sous forme de prêts ou de décalage dans le temps de la fiscalité ne sont pas à la hauteur des enjeux. L’enjeu aujourd’hui, c’est la mort de nombre ces entreprises . Même si les pouvoirs publics décidaient de la reprise pour ces activités, les clients ne seraient sans doute pas rapidement au rendez-vous compte- tenu des risques sanitaires potentiels.

Les attentes de la filière, qui emploie un million de salariés, sont fortes: les acteurs du tourisme et de la restauration espèrent notamment l’exemption du paiement des taxes et impôts locaux en 2020, l’annulation des loyers pour six mois, la prolongation des mesures en faveur du chômage partiel des salariés et la prise en charge, au moins partielle, des pertes d’exploitation. Les mesures qui seront décidées dans le cadre de ce plan de soutien spécial s’ajouteront aux dispositifs généraux déjà mis en oeuvre par le gouvernement.

Pour aider cafés et restaurants, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) et la maire PS de Lille Martine Aubry ont réclamé jeudi au gouvernement «une véritable stratégie», plaidant notamment pour «la création par l’Etat d’un fonds d’investissements dédié» et pour des «mesures immédiates» de soutien.

Grèves SNCF : des conséquences pour les vacances et le tourisme

Grèves SNCF : des conséquences pour les vacances et le  tourisme

Alors que les vacances commencent vendredi soir pour les académies de Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Limoges, Lyon, et Poitiers, la grève à la SCNF doit reprendre samedi soir. D’ importantes perturbations sont donc à prévoir dimanche, mais également dans la journée de samedi où un important afflux de voyageurs est à prévoir.  Les vacanciers de la zone C, des académies de Créteil, Montpellier, Paris, Toulouse, et Versailles seront les plus impactés. Les vacances s’y étendent du samedi 14 au dimanche 29 avril, or les jours de départs, les 13 et 14, sont des jours de grève, tout comme les samedis et dimanche de retour, les 28 et 29 avril. . Si les perturbations à prévoir inquiètent les Français, dont 33% d’interrogés se disent pénalisés par la grève que ce soit pour aller au travail ou pour préparer leur départ en vacances, dans un sondage de Franceinfo, il en va de même pour les professionnels du secteur du tourisme.  « Rien qu’au mois d’avril, nous avons déjà observé un recul de 10% du taux d’occupation de nos établissements », s’alarme dans La Croix Rolland Héguy, président de l’Union des métiers et de l’industrie de l’hôtellerie (UMIH), avant d’évaluer les pertes du secteur hôtelier à 150 millions d’euros rien que pour le mois d’avril. Toujours dans ce quotidien, Didier Arino, directeur du cabinet Protourisme, évoque quant à lui 500 millions d’euros de manque à gagner » dans la restauration, les transports, et l’hôtellerie, sur les trois mois.

2017- Meeting politique : les petits vieux font du tourisme

2017- Meeting politique : les petits vieux font du tourisme

 

 

S’il y a bien une certaine catégorie qui est satisfaite de la campagne électorale, c’est celle des petits vieux  auquel chaque semaine il est proposé de remplir des cars  à fin de renforcer la participation des meetings qui se déroulent dans toute la France. Quand on examine la sociologie de l’assistance de la plupart de ses meetings, on est en effet plus proche du troisième voire du quatrième âge que de l’adolescence. Pas étonnant dans chaque meeting et pour la plupart des partis politiques, on ratisse géographiquement très large et évidemment on sollicite ceux qui ont le plus de temps libre, à savoir : les retraités. Grâce aux dizaines et dizaines de cas au moins la moitié des salles est déjà remplie.  On complète avec des partisans locaux en prenant bien soin derrière le candidat d’aligner quelques jeunes. Ainsi la télé pour laquelle est essentiellement organisé ces rassemblements peut rendre compte de la mobilisation exceptionnelle revendiquée d’ailleurs par tous les candidats les mêmes retraités sollicités ne participent pas forcément à tous les meetings mais à un bon nombre. L’occasion de visiter gratuitement la France avec pour seule obligation d’applaudir au moment prévu par les chauffeurs de salle. Deux conditions sont à remplir pour la réussite de ces meetings : il faut d’une part une bonne participation dont pourra attester visuellement la télé et deux ou trois slogans chocs qui seront repris le lendemain par les grands médias. Le reste a peu d’importance et il se réduit à un bla-bla partisan et caricatural. Et pour chauffer encore davantage la salle certaine comme le Front National choisisse même un humoriste, sans doute lui aussi en manque d’audience, pour préparer le public. On se demande même pourquoi on n’a pas encore pensé à solliciter par exemple Charles Aznavour pour faire la première partie des meetings politiques. Artistiquement ce serait sans doute autre chose que les propos convenus des vedettes politiques locales

Tourisme : attentat, manif et uberisation font chuter l’activité

Tourisme : attentat, manif et uberisation font chuter l’activité

L’activité touristique représente part importante du PIB : de l’ordre de 7 % alors que par exemple l’agriculture représente un peu plus de 3 % (agriculture et industrie agroalimentaire). C’est dire que cette activité est essentielle pour la croissance, pour l’emploi aussi. l’hôtellerie devrait voir son chiffre d’affaires diminuer de de 10 % en 2015, l’ensemble des activités touristiques de 5 %. L’emploi représente 7 % soit un peu plus de 1 300 000. Conséquence 50 000 emplois pourrait disparaître cette année. En cause les attentats évidemment, auusi les manifs à répétition et l’ubérisation  L’hôtellerie française risque en effet d’être durablement touchée par la désaffection des touristes internationaux et la concurrence des offres alternatives comme Airbnb ou Leboncoin, estime le cabinet KMPG. « Les attentats de 2015 à Paris et du 14 juillet à Nice auront un impact durable sur l’image de la destination France », note le cabinet de conseil dans sa dernière étude annuelle sur le secteur. L’hôtellerie devrait voir son chiffre d’affaires chuter de 10% en 2016 et de 10% à 15% dans le haut de gamme, les « boutiques » hôtels de luxe et les palaces étant plus exposés à la clientèle touristique internationale. « L’Euro de football n’aura pas eu un impact suffisant pour compenser les mauvaises performances liées à un contexte d’insécurité accru », a déclaré Stéphane Botz, associé de KPMG, lors d’une présentation de presse. Dans certains palaces, à Paris et sur la Côte d’Azur – qui concentrent l’essentiel du marché du tourisme de luxe en France – le taux d’occupation est tombé à 30% ou 40% au mois d’août, un plus bas. L’année 2017 ne s’annonce guère florissante.  Au total, le résultat brut d’exploitation du secteur devrait baisser de 2 à 3 points, tandis que le recul devrait atteindre 5 à 6 points dans le haut de gamme où les coûts fixes sont plus élevés que dans la moyenne du secteur. Dans un tel contexte, « il y aura quelques faillites  a souligné Stéphane Botz.

(Avec Reuters)

 

Tourisme Paris : baisse de 10 % des étrangers

Tourisme Paris : baisse de 10 % des étrangers

 

 

Une baisse de l’ordre de 10 % des de la part des étrangers suite aux attentats, aux manifs et au climat, selon le Comité régional du tourisme (CRT).    Cette situation « entraîne des conséquences économiques inquiétantes » pour les professionnels du tourisme de la région, qui ont subi depuis janvier une perte de 749,7 millions d’euros de chiffre d’affaires, note le CRT, dans une étude qui sera présentée mardi à la presse. Avec 14,9 millions d’arrivées hôtelières sur le premier semestre, la fréquentation touristique de Paris et de l’Ile-de-France est en recul de 6,4% par rapport à un an plus tôt, du fait de la baisse conjointe des clientèles internationales (-9,9%) et françaises (-3,5%). Le nombre de nuitées recule, lui, de 8,5%.    Au total, de janvier à fin juin, les hôteliers franciliens ont accueilli un million de touristes en moins par rapport à la période comparable de 2015.      « L’activité touristique subit un contrecoup sévère dans un contexte peu favorable marqué par les attentats (Paris, Bruxelles, Nice…), les mouvements sociaux ainsi que les inondations. La tenue de l’Euro 2016 n’aura pas permis d’endiguer ce phénomène », souligne le CRT.    Le cœur de la région, Paris, a été davantage touché que la grande couronne, avec des nuitées en recul de 11,4%, contre -4,4% dans les autres départements franciliens.  La fréquentation des clientèles japonaises (-46,2%), italiennes (-27,7%) et russes (-35%) s’est effondrée, tandis que les Américains et les Chinois, initialement peu affectés, clôturent le semestre sur des reculs de 5,7% et 19,6%, entrant dans un « cycle inquiétant de baisse ». Dans ce contexte, la fréquentation des principaux monuments franciliens chute fortement (-43,9% au Grand Palais, -34,8% à l’Arc de Triomphe, -16,3% au château de Versailles). Seul point positif: le tourisme d’affaires progresse, lui, de 14,4 points.

(Reuters)

Baisse du Tourisme : attentats et manifs responsables

Baisse du Tourisme : attentats et manifs responsables

 

En dépit de l’euro de foot organisé en France,  l’activité touristique a encore régressé au second trimestre. En cause, les conséquences des attentats, aussi les blocages et autres manifs qui ont contribué également à ternir l’image de la France. Les premières indications de l’été laissent supposer une nouvelle baisse pour le troisième trimestre notamment de la part des étrangers. La fréquentation touristique en France a donc rechuté au deuxième trimestre sous les effets d’une météo maussade et d’un faible nombre de jours fériés, même si l’Euro de football a permis de limiter les dégâts dans les villes de province qui ont accueilli des matches, selon les données publiées vendredi par l’Insee. Le nombre de nuitées dans les hébergements touristiques a ainsi chuté de 4,8%, à 92,4 millions, sur avril-juin par rapport à la même période de l’an passé, après une hausse révisée à 1,1% (1,0% estimé précédemment) au premier trimestre 2016. L’Insee souligne que le deuxième trimestre a compté cette année deux jours fériés, contre cinq en 2015. La baisse a été particulièrement marquée pour les nuitées étrangères (-8,5% contre -2,7% au 1er trimestre), atteignant une ampleur comparable à celle du 4e trimestre 2015, qui a été touché par les attentats de Paris et de Saint-Denis. La fréquentation des seuls hôtels a reculé de 3,5%, effaçant son rebond du 1er trimestre (+1,9%). La clientèle étrangère, en baisse pour le troisième trimestre consécutif, s’est encore contractée de 7,3%. Seuls les hôtels situés dans les grandes villes de province ont vu leur fréquentation augmenter (+1,5%) en partie grâce à l’Euro de football. Mais ceux de l’agglomération parisienne (-10,3%) ont été plus pénalisés par la défection de la clientèle étrangère. La fréquentation des autres hébergements collectifs touristiques (résidences, villages vacances) a chuté de 6,4%, là aussi en raison de la défection des étrangers (-20,2%). Les campings ont connu de leur côté un début de saison difficile avec un recul de 6,8% de leur fréquentation par rapport au printemps 2015.

(Avec Reuters )

 

 

Tourisme : baisse de 10 %

Tourisme : baisse de 10 %

 

 

 

 

En cause les attentats, le pouvoir d’achat amputé notamment par la fiscalité et les incertitudes sur l’emploi et les revenus. A noter parallèlement la nette diminution des prix des résidences secondaires en bord de mer.  Les hôtels et restaurants hexagonaux affichent, en juillet, un taux de fréquentation en baisse de 10% par rapport à juillet 2012. C’est ce que révèlent les premiers chiffres de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), Et les mauvais chiffres des hôtels et restaurants ne profitent pas à l’hôtellerie de plein air. Campings et parcs résidentiels de loisirs enregistrent eux aussi une baisse de 10% des réservations en juillet, d’après les premiers relevés de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA). Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé de la promotion du Tourisme; confirme aussi au JDD une baisse de 10 % du nombre de nuitées internationales en juillet 2016 par rapport à la même période l’année dernière. Une baisse qui est la conséquence, en partie, des attentats terroristes qui ont frappé la France.

Quel est l’impact des attentats sur le tourisme en France?
Le nombre de nuitées internationales a baissé en moyenne de 10% les six premiers mois de l’année. Paris et l’Île-de-France ont été plus touchés que la province, en progression de 2%. Pour le mois de juillet, la tendance se confirme avec une diminution d’environ 10% par rapport à la même période de l’année dernière, même s’il est trop tôt pour tirer un bilan.

La réaction des visiteurs étrangers varie-t-elle selon les nationalités?
Une clientèle à fort pouvoir d’achat en provenance des États-Unis, d’Asie ou du Golfe a fortement réagi aux attentats. Les hôtels haut de gamme souffrent davantage. Heureusement 80% des visiteurs sont des Européens qui maintiennent leurs vacances. Malgré le Brexit, les Britanniques n’ont pas annulé leur séjour. Nous saurons à la fin de l’été s’ils ont diminué leurs dépenses en raison de la dévalorisation de la livre.

 

Tourisme : baisse de 10 %

 

 

 

 

 

En cause les attentats, le pouvoir d’achat amputé notamment par la fiscalité et les incertitudes sur l’emploi et les revenus (sans parler des manifs). A noter parallèlement la nette diminution des prix des résidences secondaires en bord de mer.  Les hôtels et restaurants hexagonaux affichent, en juillet, un taux de fréquentation en baisse de 10% par rapport à juillet 2012. C’est ce que révèlent les premiers chiffres de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih), Et les mauvais chiffres des hôtels et restaurants ne profitent pas à l’hôtellerie de plein air. Campings et parcs résidentiels de loisirs enregistrent eux aussi une baisse de 10% des réservations en juillet, d’après les premiers relevés de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA). Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé de la promotion du Tourisme; confirme aussi au JDD une baisse de 10 % du nombre de nuitées internationales en juillet 2016 par rapport à la même période l’année dernière. Une baisse qui est la conséquence, en partie, des attentats terroristes qui ont frappé la France.

Quel est l’impact des attentats sur le tourisme en France?
Le nombre de nuitées internationales a baissé en moyenne de 10% les six premiers mois de l’année. Paris et l’Île-de-France ont été plus touchés que la province, en progression de 2%. Pour le mois de juillet, la tendance se confirme avec une diminution d’environ 10% par rapport à la même période de l’année dernière, même s’il est trop tôt pour tirer un bilan.

La réaction des visiteurs étrangers varie-t-elle selon les nationalités?
Une clientèle à fort pouvoir d’achat en provenance des États-Unis, d’Asie ou du Golfe a fortement réagi aux attentats. Les hôtels haut de gamme souffrent davantage. Heureusement 80% des visiteurs sont des Européens qui maintiennent leurs vacances. Malgré le Brexit, les Britanniques n’ont pas annulé leur séjour. Nous saurons à la fin de l’été s’ils ont diminué leurs dépenses en raison de la dévalorisation de la livre.

 

Grèves : des conséquences graves pour le tourisme et l’économie

Grèves : des conséquences graves pour le tourisme et l’économie

 

Les premières victimes des grèves, blocages des sites d’essence et autres manifestations concerne le secteur du tourisme. Un secteur déjà affecté par l’effet des attentats de novembre. De nombreuses annulations de voyages ont été constatées tant auprès des agences de tourisme que des hôtels, de nombreux commerces sont concernés. Au delà du tourisme, ce sont  beaucoup d’activités qui sont handicapés notamment par les difficultés de transport. Ces conséquences à court terme pourraient priver la France de 0.1 à 0.3% du PIB en 2016 et créer 100  à 200 000 chômeurs supplémentaires. Mais les dommages les plus importants concernent l’avenir. L’image de la France est en effet de nouveau très ternie du fait de cette instabilité sociale et surtout par l’incapacité du pays à accepter les réformes. Pas étonnant que les investissements étrangers en France soient très en retrait par rapport notamment à l’Allemagne et à la Grande-Bretagne.  L’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) s’est alarmée « des conséquences graves, économiques et sociales, des mouvements de blocage » et « des images aux conséquences néfastes pour la destination France » déjà affectée par les attentats du 13 novembre dernier. L’organisme, contacté vendredi par Reuters, n’était pas en mesure d’établir à ce stade une tendance générale en raison de chiffres disparates selon les régions, mais il évoque des annulations de réservations pour le week-end à hauteur de 50% sur le littoral en Bretagne et dans les Hauts-de-France. Le Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration (GNI) cite vendredi une enquête qui « montre que les taux d’occupation dans le secteur de l’hôtellerie sont redescendus au niveau de ceux des semaines qui ont suivi les attentats de novembre 2015 et que les tarifs ont baissé de 22%. » « La saison touristique à venir est en péril », estime le GNI dans un communiqué. « Je crois que même si cela s’arrêtait demain, le mal est quand même déjà un peu fait. Les images qui sont passées à l’étranger font peur. Quand vous voyez une voiture de police brûler, cela ne vous invite pas à venir dans le pays concerné. Les images mettront du temps à être effacées », a estimé vendredi sur RFI Vincent Sitz, président de la commission Emploi, Formation, Handicap du GNI-Synhorcat. Interrogé sur BFM TV, le président de l’Union professionnelle artisanale (UPA), Jean-Pierre Crouzet, a évoqué les inquiétudes de ses adhérents, qui n’acceptent pas « la paralysie du pays et les violences ». « Ils sont confrontés pour certains d’entre eux à la casse de leur vitrine, à la casse de leur magasin, à l’éloignement du consommateur et là, véritablement, il y a de gros gros problèmes », a-t-il déclaré en précisant que l’alimentation, l’hôtellerie et les services étaient les plus affectés. « A un moment où on avait touché le fond de la piscine, où on commençait à sortir la tête de l’eau, on nous replonge une nouvelle fois et ça, on ne peut pas l’accepter », a-t-il déclaré.

(Avec Reuters)

 

Baisse de 24% du tourisme à Paris

Baisse de 24% du tourisme à Paris

Selon le baromètre mensuel du Comité régional du Tourisme 74% des professionnels franciliens et 81% des professionnels parisiens interrogés estiment que leur activité est en baisse par rapport au mois de novembre 2014, « une diminution de l’ordre de 27% en termes de fréquentation et de 24% en termes de retombées économiques », selon le CRT.  »Les clientèles françaises et internationales sont sensiblement en baisse par rapport à novembre 2014 notamment les Italiens, les Japonais et les Brésiliens », est-il précisé. Le baromètre souligne cependant que l’activité touristique en Seine-Saint-Denis et dans le Val d’Oise est « légèrement meilleure du fait de l’ouverture de la COP21″. Par secteurs, 48% hôteliers interrogés qualifient de « moyenne » leur activité du mois de novembre, et 35% de « mauvaise ». Dans les établissements 3 à 5 étoiles, 53% des professionnels considèrent que leur activité du mois de novembre a été « moyenne », tandis que dans les hôtels « économiques » la plupart des professionnels (48%) la jugent « mauvaise ». Dans les résidences de tourisme, 37% des professionnels interrogés qualifient de « moyenne » leur activité en novembre, 33% de « bonne » et 30% de « mauvaise ». Les perspectives pour le mois de décembre et les fêtes de fin d’année – une période qui connaît traditionnellement une forte fréquentation touristique – « ne sont pas encourageantes », indique le CRT. « En effet, l’état des réservations est qualifié de moyen par 45% des professionnels, de mauvais voire très mauvais par 35% et de bon voire très bon par 20%. Ces prévisions sont malheureusement parmi les plus faibles depuis plusieurs années et démontrent que le secteur du tourisme francilien subit les conséquences des événements du 13 novembre », résume le baromètre.

Tourisme : baisse de 27% des réservations de vols pour Paris

Tourisme : baisse de 27% des réservations de vols pour Paris

Contrairement à ce qu’affirment les autorités françaises ou Moscovici commissaire européen à l’économie, les attentats ont bien des conséquences négatives sur l’activité générale. Pour preuve cette très nette baisse de fréquentation dans le transport aérien vers Paris. En effet Les réservations de vols vers Paris ont baissé de plus de 25% dans la semaine qui a suivi les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, selon des données à paraître aujourd’hui par la société ForwardKeys. Cette chute des réservations est surtout visible dans la catégorie touristes, et ne concerne pratiquement pas les déplacements d’affaires ou ceux des personnes qui vont rendre visite à des proches, estime le directeur général de ForwardKeys, Olivier Jager. La semaine dernière, juste après les attentats, les annulations ont été 21% supérieures à leur niveau de la semaine correspondante de 2014, mais, ces derniers jours, le nombre d’annulations s’est stabilisé aux alentours de ce qu’il était l’an dernier à la même époque. «La période des annulations est terminée, mais la tendance en matière de réservations ne montre pas encore de signe de reprise, déclare Olivier Jager. Cela va prendre de nombreux mois».

Tourisme : des conséquences après les attentats

Tourisme : des conséquences après les attentats

Il faut prévoir d’une chute du tourisme en France après la série d’attentats terroristes sans précédent survenue vendredi soir à Paris. La fréquentation des hôtels parisiens avait déjà chuté après les attentats de janvier. Mais cette fois, les professionnels du secteur disent craindre un mouvement nettement plus massif, compte-tenu de l’ampleur des attaques perpétrées dans la capitale. « Ça va être très difficile pour le tourisme dans les jours qui viennent. Le secteur va souffrir», a déclaré à Reuters Georges Panayotis, président du cabinet spécialisé MKG Group. Alors que l’hôtellerie française avait repris des couleurs en septembre et octobre – grâce notamment aux salons – et qu’elle tablait sur de très bons taux de remplissage avec la conférence sur le climat (COP21) qui se tiendra au Bourget à partir du 30 novembre, elle risque aujourd’hui beaucoup d’annulations. « Je pense que ce sera pire qu’en janvier. Ce qui s’est passé est énorme. Le monde entier a les yeux rivés sur la France », ajoute-t-il. Le secteur du luxe devrait lui aussi être directement touché compte-tenu du poids de la clientèle touristique dans les ventes de produits de luxe. Les achats touristiques pèsent pour environ la moitié de ses ventes du secteur en Europe. Toutes les marques de luxe, comme Louis Vuitton (groupe LVMH), Gucci (Kering) ou Chanel ont largement profité, cette année, d’un afflux de touristes asiatiques attirés par d’importants écarts de prix entre l’Europe et le reste du monde, amplifiés par la baisse de l’euro.

Tourisme : trop cher en France

Tourisme :  trop cher en France

 

Dans son dernier rapport, le World Economic Forum (WEF) sur la compétitivité des pays en matière de tourisme a passé au crible 141 pays. Et selon qu’on prend ou non le critère du prix, l’attractivité d’un pays comme la France change du tout au tout. Grâce à la qualité de son patrimoine culturel, ses richesses naturelles et ses infrastructures, l’Hexagone se hisse ainsi au 2ème rang mondial.  Mais les tarifs des hôtels, des restaurants ou des transports font grimper la facture à des niveaux quasiment sans équivalent dans le monde. Même la Suède et la Norvège sont plus abordables. En fait, seuls le Royaume-Uni et la Suisse apparaissent comme des destinations encore plus onéreuses pour qui veut y passer des vacances. Une  étude qui ne fait que confirmer que la vie est trop hère en France tant pour les touristes que pour les résidents. En cause évidemment le niveau de fiscalité qui plombe les coûts et la compétitivité. Certes la France reste heureusement une destination privilégiée pour les étrangers mais les touristes ont tendance à raccourcir de plus en plus la durée de leur séjour. 

Hôpitaux : le tourisme médical pourrait rapporter 2 milliards d’euros, ben voyons !

Hôpitaux : le tourisme médical pourrait rapporter 2 milliards d’euros, ben voyons !

 

Quand on écoute les experts sectoriels tout peut rapporter. C’est le cas avec cette étude d’un économiste de la santé qui estime que la santé davantage ouverte aux patients étrangers pourrait rapporter 2 milliards et  créer 30 000 emplois . Une approche corporatiste bien connue ou chacun surestime  à l’excès les retombées économiques pour valoriser le secteur ( et les experts qui en vivent !). C’est vrai presque partout :  dans le secteur agricole, les transports, l’énergie etc. ; Pris isolément chaque secteur rapporte parce que l’on sous-estime les effets indirects ; exemple les importations , la pollution, la santé pour vanter les mérites de l’agriculture. Le coût du recyclage des déchets nucléaires pour l’énergie sans parler des atteintes  à l’environnement. Le désaménagemenet du territoire, la dégradation de la  qualité de la vie pour les transports. En l’état, le système de santé français (par ailleurs il est vrai de très grande qualité) est dans une situation financière catastrophique ; Au lieu de se focaliser sur les patients étrangers on ferait mieux de se concentrer sur la gabegies des moyens consacrés aux patients français. A la désorganisation de nos hôpitaux publics, aux sureffectifs administratifs et logistiques, au surnombre de directeurs,  sous directeurs etc., à leur productivité, aux abus de certains médecins en milieu public. Au-delà à l’explosion financière possible de notre système de santé. Aussi la carte médicale, au coût de la suppression des généralistes ( via l’étatisation) qui se traduit par une encombrement des urgences et des services. Dans les transports,  c’est avec des approches aussi partielles et partiales qu’on a pu justifier les projets les plus coûteux pour la collectivité, TGV partout, Canal Seine Nord, autoroutes non rentables, ports et aéroports surabondants.   Deux milliards d’euros de chiffre d’affaires et quelque 30.000 emplois créés en cinq ans : c’est ce que permettrait donc  le développement de l’accueil des patients étrangers en France, selon un rapport remis en juin aux ministres de la Santé et des Affaires étrangères, consulté ce lundi par l’AFP.  Si « l’accueil de personnes, voire de personnalités étrangères, malades dans les établissements hospitaliers français (…) n’est pas un phénomène récent », le développement d’une demande internationale de soins de qualité l’est, explique en préambule de son rapport l’économiste Jean de Kervasdoué.  »En cinq années, incluant l’année de lancement, il est envisageable (…) d’atteindre un chiffre d’affaire de l’ordre 2 milliards d’euros qui est le chiffre Allemand actuel » et qui « se traduirait par la création de 25.000 à 30.000 emplois », selon Jean de Kervasdoué. Sollicité en février dernier par la ministre de la Santé Marisol Touraine et son homologue du Quai d’Orsay Laurent Fabius, l’économiste livre donc une série de recommandations pour « valoriser les atouts de la France » face à ce marché porteur, et enrichir les caisses des hôpitaux. Israël, la Turquie ou encore, depuis une dizaine d’années, l’Allemagne, se sont lancés dans le développement du tourisme médical pour attirer une clientèle solvable qui ne trouve pas les soins adéquats dans son pays d’origine, est soumise à des délais d’attente trop longs ou encore à des tarifs trop élevés. Mais l’amorce d’un virage similaire en France fait face à des freins culturels, en particulier à l’hôpital public. En témoigne la polémique suscitée en mai dernier par la privatisation d’un étage de l’hôpital parisien Ambroise Paré pour un riche émir, rappelle Jean de Kervasdoué. Les contraintes administratives, la vétusté de certains locaux, la barrière de la langue ou encore l’interdiction de la publicité pour les médecins font également partie des obstacles soulignés dans le rapport. Pourtant, la France dispose aussi de nombreux atouts, fait valoir l’économiste, citant une médecine « réputée pour sa qualité, son humanité et son accessibilité », ses tarifs compétitifs ou son statut de première destination touristique mondiale. Pour mieux les exploiter, Jean de Kervasdoué préconise la création d’un établissement public à caractère industriel et commercial (Epic), intitulé Medical-France, qui serait « chargé de promouvoir, d’organiser et de contrôler la prise en charge des patients étrangers en France », créé par « les Ministères des Affaires étrangères, des Affaires sociales et de la Santé et de l’Intérieur ». Et oui il faut bien terminer par la création d’ un machin admisntratif en plus !

 

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