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Syndicats : Il serait temps que la CFDT monte un peu le ton

  • Syndicats : Il serait temps que la CFDT monte un peu le ton
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  • il y a quelques jours la CFDT est  devenue officiellement  le premier syndicat français,  privé et public confondus. Le résultat d’un long travail d’une cinquantaine d’années pour bâtir une stratégie ayant pour objet d’aboutir à des résultats et non de se  limiter à la protestation souvent stérile voire de nature politicienne. Pour autant, cela implique désormais des responsabilités nouvelles pour cette organisation dont la communication voire les propositions ne sont pas à la hauteur de ce que représente aujourd’hui un premier syndicat. Certes récemment, Laurent Berger a proposé une forme de Grenelle pour structurer la négociation sur les revendications économiques et sociales des gilets jaunes. Une nouvelle fois, il n’a reçu que mépris d’un gouvernement qui depuis sa mise en place s’est efforcé de tuer toutes les organisations intermédiaires. Une volonté délibérée de la part de Macron Le boomerang est revenu en pleine figure car il y a évidemment nécessité de transformer un mécontentement en revendication crédible. Jusque-là les gilets jaunes ont surtout fait émerger des besoins, souvent très légitimes mais ces besoins n’ont pas été transformés en demandes revendicatives cohérentes. Le cahier de doléances des gilets jaunes ressemble plutôt à une auberge espagnole, ce qui n’est pas étonnant compte tenu de l’hétérogénéité sociologique des participants à ce mouvement, des différences idéologiques aussi, sans parler du manque d’expérience sociale des intéressés. La CFDT en tant que syndicat devrait recentrer son action dans le champ social des entreprises et en particulier mettre l’accent sur la question du pouvoir d’achat qui domine et de très loin les autres revendications. Il faut partir de ce pouvoir d’achat pour faire un lien cohérent avec la politique fiscale et énergétique. Il serait temps aussi de réclamer avec une autre force une participation des salariés à la gestion des entreprises, comme en Allemagne. L’objectif étant de permettre aux deux parties (patronale et syndicale) de comprendre  les problématiques respectives   Ce n’est pas la proposition d’un grand débat type grand bazar qui peut faciliter la cohérence d’une plate-forme revendicative négociable. On ne pourra pas revenir sur ce grand débat dont on sait qu’il ne peut pas aboutir à grand-chose sauf sur des queues de cerises. Parallèlement, la CFDT se doit donc de cogner un peu plus fort sur la table afin d’imposer des vrais négociations structurées sur des thèmes syndicaux majeurs comme le pouvoir d’achat. Pas forcément en passant par des journées interprofessionnelles caractérisées par des manifs dans la rue mais par des impulsions par branches qui permettent de s’adapter aux réalités économiques et sociales de chaque secteur, voire de chaque région Il est temps que la CFDT prenne conscience de son nouveau rôle, se fasse entendre pour ne pas participer à ce phénomène pathétique de  l’extinction progressive du syndicalisme.

 

Syndicats : Il serait temps que la CFDT monte un peu le ton

 

Syndicats : Il serait temps que la CFDT monte un peu le ton

 

 

On a appris il y a quelques jours que la CFDT était devenue officiellement  le premier syndicat français,  privé et public confondus. Le résultat d’un long travail d’une cinquantaine d’années pour bâtir une stratégie ayant pour objet d’aboutir à des résultats et non de se  limiers à la protestation souvent stérile voire de nature politicienne. Pour autant, cela implique désormais des responsabilités nouvelles pour cette organisation dont la communication voire les propositions ne sont pas à la hauteur de ce que représente aujourd’hui un premier syndicat. Certes récemment , Laurent Berger a proposé une forme de Grenelle pour structurer la négociation sur les revendications économiques et sociales des gilets jaunes. Une nouvelle fois, il n’a reçu que mépris d’un gouvernement qui depuis sa mise en place s’est efforcé de tuer toute les organisations intermédiaires. Une volonté délibérée de la part de Macron Le boomerang est revenu en pleine figure car il y a évidemment nécessité de transformer un mécontentement en revendication crédible. Jusque-là les gilets jaunes ont surtout fait émerger des besoins, souvent très légitimes mais ces besoins n’ont pas été transformés en demandes revendicatives cohérentes. Le cahier de doléances des gilets jaunes ressemble plutôt à une auberge espagnole, ce qui n’est pas étonnant compte tenu de l’hétérogénéité sociologique des participants à ce mouvement, des différences idéologiques aussi sans parler du manque d’expérience sociale des intéressés. La CFDT en tant que syndicat devrait recentrer son action dans le champ social des entreprises et en particulier mettre l’accent sur la question du pouvoir d’achat qui domine et de très loin les autres revendications. Il faut partir de ce pouvoir d’achat pour faire un lien cohérent avec la politique fiscale et énergétique. Il serait temps aussi de réclamer avec une autre force une participation des salariés à la gestion des entreprises, comme en Allemagne.  Ce n’est pas la proposition d’un grand débat type grand bazar qui peut faciliter la cohérence d’une plate-forme revendicative négociable. On ne pourra pas revenir sur ce grand débat dont on sait qu’il ne peut pas aboutir à grand-chose sauf sur des queues de cerises. Parallèlement, la CFDT se doit donc de cogner un peu plus fort sur la table afin d’imposer des vrais négociations structurées sur des thèmes syndicaux majeurs comme le pouvoir d’achat. Pas forcément en passant par des journées interprofessionnelles caractérisées par des manifs dans la rue mais par des impulsions par branches qui permettent de s’adapter aux réalités économiques et sociales de chaque secteur, voire de chaque région Il est temps que la CFDT prenne conscience de son nouveau rôle, se fasse entendre pour ne pas participer à ce phénomène pathétique de  l’extinction progressive du syndicalisme.

Immigration-Fillon : ton ferme et mesures molles

Immigration-Fillon : ton ferme et mesures molles

 

 

 

Dans la course à la xénophobie   Fillon a mis la pédale douce. Un ton très ferme pour rassurer son public du troisième âge. Mais des propositions largement partagées par tous les candidats mêmes à gauche Pas sûr que Fillon ait vraiment convaincu le public du troisième âge (au moins)  qui était venir applaudir à Nice sur le thème de l’immigration. Même I’ inénarrable Ciotti ne semblait pas très convaincu par Fillon. Il aurait sans doute voulu quelques « Ciottises » dont il a le gout et le secret. Pourquoi pas un mur en PACA par exemple ? ? Il n’a pas du apprécié l’eau tiède de Fillon. Fillon a en effet promis de réduire l’immigration au minimum, ce qui en fait ne signifie pas grand-chose sans critères économiques, sociaux et sociétaux. Sur ce sujet François Fillon a promis mercredi de reprendre, s’il est élu président de la République, le contrôle de l’immigration pour la réduire « au strict minimum » dans une France qui n’est selon lui ni une « mosaïque » ni un « territoire sans limite ». Le candidat de la droite et du centre pour l’élection de 2017 a par ailleurs déclaré qu’il aurait « besoin » des musulmans de France « pour faire le ménage contre ceux qui instrumentalisent leur foi ». »L’unité nationale commande une autre politique de l’immigration », a déclaré le favori des sondages devant environ 2.000 personnes réunies à l’Acropolis de Nice. Un propos plutôt raisonnable réaliste aussi en tout cas plus réaliste que la fermeture totale des frontières que réclament certains notamment au Front National. « Si, pour assurer cette politique, il faut réviser la Constitution mais aussi faire bouger les lignes de l’interprétation que la Cour européenne des droits de l’Homme donne de la Convention européenne des droits de l’Homme, eh bien je prendrai mes responsabilités », a-t-il dit. Autant dire que cette convention européenne n’est pas prête d’être modifiée et que dans la réalité la politique de François Fillon en matière d’immigration ne sera pas très différente de la politique actuelle. Fillon avait pourtant l’occasion de  droitiser  encore son programme dans une région acquise- pour ceux qui soutiennent la droite et l’extrême droite– par avance aux thèses réactionnaires. Mais  Fillon a évité le piège de l’extrémisme. Sans doute pour  ne pas commettre une nouvelle bévue du type de celle sur la sécurité sociale et le problème central du remboursement des maladies. Sur ce terrain là, il a dû reculer et même retirer complètement ses propositions de son site. Sa radicalité qui lui a valu son élection à la primaire ; une radicalité qui  constitue maintenant son plus lourd handicap pour rassembler au-delà. Fillon a quand même prononcé des phrases douces à entendre mais finalement vides de sens ;  pas étonnant qu’il n’y reçu que applaudissements mesurés.  Le candidat de la droite s’est par ailleurs dit favorable à la suppression de l’aide médicale d’Etat, qu’il veut remplacer par la seule prise en charge des urgences médicales et des maladies infectieuses, et pour une augmentation de la durée de résidence nécessaire pour devenir Français. L’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a également appelé de ses vœux une refondation du système de l’asile, pour mettre fin à certains « abus », et défendu une forte augmentation de la durée possible de rétention administrative des étrangers en situation illégale, pour la porter de 45 à 180 jours. Il a toutefois rejeté l’idée- et c’est heureux–, défendue par la candidate du Front national Marine Le Pen, de limiter le droit de scolarisation des enfants d’immigrés clandestins. « Je ne crois pas (cette mesure) moralement possible », a-t-il dit. « Les enfants ne sont pas responsables. » Faute de radicalité sur le fond, Fillon a terminé par des propos plus martiaux   « On vous accuse de vouloir redresser la France de façon radicale », a-t-il lancé. « Assumez et ripostez parce que c’est vous qui avez raison, parce que la situation réclame du courage. »

Crash avion : changer de ton vis-à-vis de Poutine (Cameron)

Crash avion : changer de ton vis-à-vis de Poutine (Cameron)  

 

 

Le moins qu’on puisse dire c’est que la diplomatie européenne fait preuve dune grande mollesse vis-à-vis de Poutine. Le changement des responsables européens actuellement en ours n’explique pas tout. Notamment le fait que Merkel par exemple se montre toujours mesurée compte tenu des intérêts allemands en Russie. Le Premier ministre britannique David Cameron, lui,  a plaidé ce samedi pour plus de fermeté vis-à-vis de la Russie après l’accident de l’avion malaisien, appelant l’Occident à « changer son approche à l’égard de Moscou ». « La Russie peut profiter de cette opportunité pour sortir de cette crise dangereuse qui s’envenime. J’espère qu’elle le fera. Mais si cela ne se fait pas, alors nous devons réagir fermement », écrit David Cameron dans un article publié dans le Sunday Times. Selon lui, s’il est confirmé que l’avion a été abattu par un missile sol-air tiré depuis une zone contrôlée par les séparatistes prorusses en Ukraine, Moscou doit être tenue pour responsable. « Si c’est le cas, alors nous devons être clair sur ce que cela signifie : c’est la conséquence directe de la déstabilisation par la Russie d’un État souverain, de la violation de son intégrité territoriale, du soutien de milices brutales, et de leur entraînement et de leur armement », avance Cameron. « Nous devons réagir à cet affront par l’action. L’action de trouver ceux qui ont commis ce crime et de les traduire en justice. Mais cela va bien plus loin que la justice », écrit-il encore. Avant d’ajouter : « Si le président Poutine ne change pas son approche sur l’Ukraine, alors l’Europe et l’Occident doivent fondamentalement changer leur approche à l’égard de la Russie. Il ne s’agit pas d’action militaire, de toute évidence. Mais il est temps que notre pouvoir, notre influence et nos ressources comptent. » Ces commentaires du Premier ministre britannique se font l’écho de son entretien plus tôt dans la journée de samedi avec ses homologues australien, Tony Abbott, et néerlandais, Mark Rutte.  « Les trois chefs de gouvernement sont d’accord que le président Poutine doit s’engager activement avec la communauté internationale et utiliser son influence sur les séparatistes (ukrainiens pro-russes) pour s’assurer qu’ils permettent un accès au site de l’accident » de l’avion de la Malaysia Airlines, ce jeudi dans l’est de l’Ukraine, a rapporté une porte-parole de Downing Street, les services du Premier ministre. « Nous recevons un soutien insuffisant de la part des Russes, nous ne voyons pas la Russie user assez efficacement de son influence pour obtenir des séparatistes, qui contrôlent la zone, l’accès dont nous avons besoin », a quant à lui déclaré à des journalistes le ministre britannique des Affaires étrangères, Philip Hammond. « Tous les regards sont tournés vers la Russie pour s’assurer qu’elle remplit ses obligations dans les prochaines heures », a-t-il ajouté. Il a également précisé que l’ambassadeur de Russie à Londres serait convoqué au ministère britannique des Affaires étrangères qui lui fera part de la position du gouvernement britannique. « Notre objectif maintenant est de sécuriser le site pour qu’il y ait une enquête internationale afin d’identifier les causes et les auteurs, de les traduire en justice, et de s’assurer que les victimes sont traitées avec la dignité et le respect adéquats », a-t-il assuré. « Nous ne pouvons pas encore être catégoriques sur la cause de ce terrible accident mais il y a un faisceau de preuves qui suggèrent clairement qu’un missile a été tiré par les séparatistes à partir de l’est de l’Ukraine », a-t-il également affirmé. La chute ce jeudi de l’avion de la Malaysia Airlines (vol MH-17) assurant la liaison Amsterdam-Kuala Lumpur a fait 298 morts. Parmi ces victimes, dix étaient britanniques, a répété samedi Philip Hammond.

 

Valls : un ton nouveau mais rien de nouveau sur le fond

Valls : un ton nouveau mais rien de nouveau sur le fond

Hormis l’annonce de la reforme administrative (mais  qui n’interviendra pas avant 2017 et 2021,   si le PS possède encore une majorité), pas grand-chose de nouveau chez Valls.  Juste une analyse plus lucide de la situation économique et sociale, une tonalité plus volontariste mais toujours le grand flou sur les financements. Bref la poursuite de la politique de Hollande. Déjà il faudrait trouver le bon adjectif : «  vallsiste  », «  vallsien  » ? Il n’existe pas encore. Son prédécesseur n’en avait pas… ça aurait pu être «  ayraultique  ».  Alors oui, il y a un style. Le résultat du vote de confiance – 306 voix – a validé une prestation très énergique, une fougue qui a dépoussiéré la trop grande tranquillité d’un Jean-Marc Ayrault qui s’était heurté à l’impatience des Français.  Le langage vérité du Premier ministre, son portrait d’une France qui souffre, son coup de pouce de 500 euros annuels pour les smicards, ses promesses de baisses de charges, d’allègements de dépenses publiques, de suppression du millefeuille territorial, son habileté à satisfaire chacune des composantes de la majorité lui ont permis de franchir l’obstacle. Même si personne ne sait, le jour d’après, comment sera financé le programme présidentiel. Mais Manuel Valls a fait preuve d’une belle énergie. C’est déjà ça. Demander à des parlementaires de tous bords, dont certains avaient le smartphone à la main dans l’hémicycle : « Que pensez-vous du discours que vous êtes en train d’écouter ? » Première réponse, celle de  Jean-Jacques Urvoas, membre de la garde rapprochée : « la confiance dans l’audace, l’efficacité dans la lisibilité de l’action, la vérité de l’engagement« . Bon, le patron de  la commission des lois est fan. Tout comme le député socialiste de Paris Jean-Marie le Guen, qui a vu « un Premier ministre engagé, républicain et patriote, empreint de gravité et d’émotion« . Noël Mamère, chez les écologistes, est plus sévère. Message bref : « c’est de la com« .  Les Verts demandent à voir, notamment sur le respect des engagements en matière de transition énergétique. L’opposition, elle aussi, s’est montrée critique, sans surprise. Jean-Christophe Lagarde a trouvé Manuel Valls «  autoritaire, cassant, trop pressé. Reste que ce type est doué« , a admis le député centriste. Et pour l’UMP Valérie Pécresse : « techno sur l’économie, fier sur le régalien« . Jean-Luc Mélenchon ne croit pas si bien dire : c’est vrai qu’il y avait quelques similitudes avec le Nicolas Sarkozy revendiquant jadis ses racines de «  petit Français au sang mêlé  », quand Manuel Valls a rappelé son origine espagnole et dit sa fierté d’être français… lui qui a convoqué, comme l’ancien président, Mendès-France, Jaurès ou De Gaulle, y ajoutant Clémenceau.  De son oral, nous retiendrons la passion, la flamme. Mais nous ne savons toujours pas comment seront financés les 50 milliards d’économies promis par le chef de l’Etat, une paille dans le grain. Réponse avant la fin du mois. L’heure de vérité approche.

 

Valls : le ton à défaut du contenu

Valls : le ton à défaut du contenu

Objectif impossible sur le fond pour Valls coincé entre les 50 milliards d’économies, le pacte de responsabilité et le pacte de solidarité. En gros moins d’impôt, plus de pouvoir d’achat, moins de déficits et des économies énormes à faire. Du coup c’est la tonalité qui risque de l’emporter sur le fond car Valls sera contraint de jouer sur la forme pour masquer le flou du fond. Mais depuis l’échec des municipales, François Hollande a décidé d’ajouter à ce pacte un « pacte de solidarité » pour bien montrer aux électeurs de gauche qui ont boudé les urnes qu’il se préoccupait bien des Français modestes.  « Au Pacte de responsabilité, doit correspondre un pacte de solidarité dont le premier pilier est l’éducation, et la formation de la jeunesse ; le second, c’est la sécurité sociale avec la priorité donnée à la santé ; et le troisième, c’est le pouvoir d’achat avec une réduction des impôts des Français et une baisse des cotisations payées par les salariés », avait annoncé le chef de l’Etat. Manuel Valls va donc être très attendu en précisant, ce mardi, les contours des trois piliers de ce nouveau pacte. Pourra-t-il annoncer des mesures suffisamment concrètes pour convaincre l’électorat d’une prise en compte de ses aspirations? Et ce, alors qu’il devra dans quelques jours détailler les 50 milliards d’économies liées, elles, au pacte de responsabilité.  Rien de nouveau sous le soleil. L’Education et la Jeunesse sont une priorité depuis le début du quinquennat. Dans le budget 2014, l’Education nationale est restée l’un des secteurs prioritaires alors que des suppressions de postes sont intervenues ailleurs.  Sauf qu’aujourd’hui, Manuel Valls va devoir décider s’il confirme  l’embauche des 40.000 enseignants supplémentaires d’ici 2017 promis par François Hollande (20.000 ayant déjà été recrutés).  En fait, une partie de ces embauches pourrait bien être sacrifiée sur l’autel des économies budgétaires. Fâcheux pour une priorité.  Même ambigüité pour ce second pilier du pacte de solidarité. François Hollande fait de la protection sociale et de la santé une priorité et l’un des moyens de renforcer la solidarité.  Mais le programme de 50 milliards d’économies budgétaires devrait prévoir plus de 20 milliards sur la sécurité sociale et les hôpitaux dans les trois ans à venir. Et plusieurs prestations sociales pourraient être revues à la baisse.  Dans ce contexte, comment Manuel Valls pourra-t-il annoncer des réformes qui ne coûteront rien?  Les charges des entreprises doivent baisser mais celles des salariés aussi, a déclaré François Hollande le 31 mars. Le gouvernement qui veut du concret rapidement sur la feuille de paie devrait limiter la baisse aux salariés modestes. Elle pourrait prendre la forme d’une ristourne de cotisation « en échange » sans doute d’une suppression de la PPE (prime pour l’emploi). Dans ce cas, un peu plus de 9 millions de salariés seulement seraient touchés. Quant à la baisse des impôts des ménages, elle pourrait dans un premier temps se résumer pour 2015 à l’amélioration de la décote qui permet d’éviter aux foyers modestes d’entrer brutalement dans le barème de l’impôt. On sera loin d’une baisse généralisée de l’IR espérée par beaucoup de Français.  Reste « la » question lorsqu’un gouvernement annonce sa volonté de faire un geste en direction des salariés modestes: l’augmentation du Smic. En décembre, le gouvernement Ayrault soutenu par François Hollande avait refusé un coup de pouce en raison de la faible inflation. Manuel Valls pourra-t-il décider autre chose alors que l’une des priorités du gouvernement reste la compétitivité des entreprises?

 




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