Archive pour le Tag 'Tomates'

Tomates industrielles immangeables : des transgéniques à la place ?

Tomates industrielles immangeables : des transgéniques à la place ?

 

 On vient de se rendre compte que les tomates industrielles étaient vraiment immangeables même pour les américains, premiers producteurs. Du coup, des scientifiques envisagent de créer une nouvelle variété sans doute transgénique  pour redonner du goût à ce légume (en fait un fruit). De quoi s’inquiéter car on ne remet pas en cause le mode de production. Peut-être serait-il plus simple de recommander que les tomates puissent simplement pousser dans la terre sans engrais et  pesticides chimiques. Des chercheurs américains ont Donc identifié des variantes génétiques permettant de redonner de la saveur aux tomates industrielles, souvent insipides.  »Nous allons restaurer le goût des tomates perdu au cours des dernières décennies », explique Harry Klee, professeur d’horticulture à l’université de Floride qui a mené cette étude, assurant « pouvoir rendre les tomates de supermarché bien meilleures ». Ses travaux sont publiés jeudi dans la revue américaine Science. Une des premières étapes de cette étude a été de déterminer quelles substances chimiques parmi des centaines contribuent à rendre les tomates goûteuses. Les variétés industrielles actuelles ne contiennent pas suffisamment de sucre et de substances essentielles pour donner de la saveur, précise le scientifique. Ces qualités ont été perdues au cours des cinquante dernières années parce que les producteurs n’avaient pas les outils scientifiques nécessaires pour tester régulièrement la saveur de leurs tomates, explique-t-il. Travaillant sur le génome de la tomate qui a été entièrement séquencé en 2012, les chercheurs ont pu identifier des variations dans cinq à six gènes qui contrôlent la synthèse de toutes les substances chimiques importantes contribuant à donner du goût à ces fruits. Ils ont ensuite remplacé dans le génome des tomates industrielles les mauvaises variantes génétiques par celles qui leur donnent de la saveur. Mais puisque la création d’une nouvelle variété prend du temps, ces scientifiques estiment qu’il faudra de trois à quatre ans pour produire les nouvelles tomates avec du goût. Les Etats-Unis sont le deuxième producteur mondial de tomates derrière la Chine, selon le ministère américain de l’Agriculture (USDA).

Supermarchés : Les fraises et tomates immangeables

Supermarchés : Les fraises et tomates immangeables

Ce n’est pas une découverte mais simplement une confirmation : les fruits et légumes de la plupart des supermarchés sont dégueulasses et même nuisibles à la santé. C’est l’enquête de l’association consommation logement et cadre de vie qui le confirme. Pour deux produits typiquement bourrés d’eau,  d’engrais et de produits chimiques comme les fraises et les tomates ot ne distinguent strictement aucun goût pour 56 % des interrogés. Non seulement ces fruits et ses légumes sont bourrés de pesticides, d’engrais et d’eau  mais en plus ils ne sont pas cueillis à maturité et l’essentiel du mûrissement s’effectue dans les supermarchés. C’est la conséquence de production et de distribution industrielle ou le royaume de la malbouffe. En pleine contestation des éleveurs et agriculteurs français et leur grogne envers la grande distribution, accusée d’acheter aux prix les plus bas pour s’octroyer des marges confortables, l’association Consommation, logement et cadre de vie (CLCV) a effectué une enquête afin de tester la qualité de certains fruits dans la grande distribution. Environ 900 participants, sollicités dans 24 départements en France en mai et juin 2015, ont effectué des dégustations à l’aveugle et rempli des formulaires de satisfaction.  Il s’agissait de goûter 2 fraises et 3 tomates, de catégories et prix différents. Les tomates testées étaient toutes de production française, alors qu’un tiers des fraises venaient de l’étranger, majoritairement d’Espagne. Si les produits les plus chers semblent être très légèrement plus appréciés, il ne s’agit pas d’un emballement de la part des consommateurs. Ainsi, seuls 38% d’entre eux sont satisfaits du goût des tomates en général. Les testeurs sont donc déçus en majorité. Pire, les différentes catégories proposées en rayon (rondes, en grappes, côtelées) ne semblent avoir aucune pertinence en termes de goût.

Tomates et autres légumes : sans goût, durs et chers

Tomates et autres légumes : sans goût, durs et chers

 

Dans les grandes surfaces, les légumes ( les fruits aussi)  et notamment les tomates présentent tous les mêmes caractéristiques pas de goût, pas mûr et en plus chers. La faute au productivisme, aux circuits de distribution et à la chimie qui fait pousser les plantes. « On peut faire pousser de très bonnes tomates: si elles sont récoltées trop tôt pour supporter de faire de la route, puis conservées au frais, les qualités gustatives se perdent » explique Mathilde Causse, généticienne et spécialiste de la tomate à l’INRA, l’Institut de recherche en agronomie. « Et en hiver, on n’aura jamais de bonnes tomates comme on peut en récolter en été car elles sont alors produites dans des conditions de jours moins ensoleillées et moins chaudes ».   »Le fruit de la tomate est comme une gourde: plus on lui donne de l’eau pour le faire grandir, plus il gonfle, il sera gros mais moins sucré et moins aromatique. Le producteur, payé au poids, va plutôt favoriser le rendement mais il y a un réel antagonisme entre les qualités gustatives et le rendement », poursuit-elle. On a également poussé les qualités de résistance aux maladies: « les tomates sous serre sont bien moins traitées que par le passé ».  S’enchaînent ensuite les difficultés de parcours liées à la grande distribution: « 75% des tomates commercialisées sont achetées en grande surface, qui veulent pouvoir manipuler et conserver les fruits: donc les sélectionneurs ont privilégié le critère de conservation ». Qui passe notamment par une peau plus épaisse et une chair plus ferme.   »Un des grands problèmes des variétés anciennes, c’est qu’elles ont un faible rendement et sont sensibles à toutes les maladies. Quand les sélectionneurs ont vu l’attrait de la « coeur de boeuf », ils en ont maintenu la texture, en améliorant sa résistance et son rendement. Mais elles sont récoltées au stade orange clair puis voyagent stockées au froid le temps d’arriver au supermarché: normalement ça ne se fait pas ».  Selon une étude américaine publiée l’an dernier dans la revue Science, les sélectionneurs ont voulu, dans les années 80, supprimer le collet vert qui se dessine autour du pédoncule quand la tomate n’est pas mûre pour favoriser une coloration homogène. Pour y parvenir, on a introduit un gène mutant qui aurait désactivé des gènes activateurs de murissement, dont celui qui permet au fruit de produire son propre sucre et ses arômes.  Mais Mathilde Causse n’est pas convaincue car, dit-elle, « la région du collet n’est pas la seule à produire du sucre ».  Reste qu’en allant trop loin dans les qualités purement visuelles, on a provoqué une certaine désaffection du consommateur, reconnait-elle. « En réponse, les producteurs ont développé les tomates de couleurs et formes variées. Ils ont fait des efforts sur le goût et les qualités: on compte plus de 300 variétés commercialisées en France et au sein d’un même type on a des spécificités en fonction des régions ou des usages ».  La contradiction, c’est que la tomate est un produit « de consommation courante pas cher et on voudrait aussi que ce soit un marqueur de qualité. »  Au Conservatoire de la Tomate en Touraine, le jardinier Nicolas Toutain conseille surtout d’acheter les tomates au plus près du producteur: « On arrive à des 15 jours de garde avec les variétés en grandes surfaces. Pour les tomates de jardin, c’est 4 à 5 jours maximum et encore: pour conserver les qualités optimales d’une tomate ancienne, il faudrait la consommer dans l’heure ».

 




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