Archive pour le Tag 'Thunberg'

Sarkozy attaque Greta Thunberg et Nicolas Hulot

Sarkozy attaque Greta Thunberg et  Nicolas Hulot

 

 Toujours aussi démagogue, devant le Medef Sarkozy ne s’est pas privé d’entonner le chant des climatosceptiques  et de critiquer en particulier Nicolas Hulot et même la jeune Greta de Bergues « Cette jeune Suédoise si sympathique, et si souriante … », lance-t-il face à son auditoire hilare.  »Et tellement originale dans sa pensée… », conclut-il, avant de se racler la gorge et de lever les yeux au ciel. Sur le fond un discours pour relativiser les préoccupations environnementales qui n’ont jamais été la tasse de thé de Sarkozy. Sur la forme, une sorte de one-man-show mode stand-up comme on peut en voir après un bon repas familial. Bref, pas vraiment quoi rehausser politique le contenu du discours politique. Sarkozy ne peut s’empêcher de revenir à ses vieux démons de marchands de tapis et d’habitué du café du commerce. Une vulgarité qui serait justifiée par une recherche d’humour très contestable.

Avec le même humour douteux,  Sarkozy critique celle qui fût son adversaire au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007, prétendant avoir omis son nom.  »Et ça me permet de préciser les choses sur l’aimable … comment s’appelle-t-elle? », feinte-t-il, avant de lancer: « Ségolène Royal ».

Nicolas Sarkozy s’en prend ensuite à l’ancien ministre de la Transition Écologique, Nicolas Hulot, dont il raille les ambitions écologiques, sans pour autant le citer directement.

« Il y a un ministre qui dans la même journée a dit, avec autorité ….: ’dans 10 ans, il n’y aura que des voitures électriques’. Très bien…. Et tout le monde d’applaudir… Dans 10 ans, on aura fermé la moitié des centrales nucléaires… Les voitures électriques n’ont pas besoin d’électricité, c’est bien connu », poursuit-il face aux patrons du Medef.

 

Greta Thunberg va rentrer à la nage de New York ?

 Greta Thunberg va rentrer à la nage de New York ?

 

 

Le Figaro qui compte dans sa rédaction encore de nombreux climatosceptiques reprend une information du  quotidien allemand Die Tageszeintung qui affirme que le voyage à New York de la jeune icône internationale de l’environnement n’est précisément pas tellement écologique.

 

On n’accuse pas directement Greta mais les marins qui devront ramener le voilier emprunté par la jeune fille et qui seront contraints de prendre aussi l’avion. En fait,  on fait le procès de Greta Thunberg qui forcément pour ses  déplacement un peu partout dans le monde doit emprunter parfois des modes polluants. À moins évidemment d’envisager qu’elle ne se rende et revienne de New York à la nage ! On  recherche cherche donc  sulfureuses raison qui pourraient discréditer Greta Thunberg ; ce qui témoigne bien de l’agacement et même du rejet des propos de l’icône de la jeunesse pour les questions environnementales. Il faut aussi faire le lien avec ce qu’a déclaré la directrice adjointe du cabinet du ministère de l’agriculture en France qui a écrit sans état d’âme sur les réseaux sociaux : « Greta Thunberg, on s’en branle ! » Une porte-parole de «Team Malizia», le voilier emprunté par Greta de Bergues, a contredit les déclarations du quotidien allemand die Welt«Nous ne faisons pas venir cinq personnes pour le voyage de retour», déclare Holly Cova. Un autre équipage ramènera le bateau, mais deux des marins sont déjà aux États-Unis. «Nous avons organisé le voyage dans des délais très courts, explique-t-elle au Times. Par conséquent, deux marins devront se rendre aux États-Unis pour ramener le navire». La porte parole confirme cependant l’information selon laquelle le skipper, Boris Hermann et le propriétaire du navire, Pierre Casiraghi – qui fait partie de l’aller -, rentreraient bien en avion de New York.

Après la publication de la première version de l’article du Tageszeitung, Andreas Kling a précisé au quotidien que l’équipage du Malizia II compensait toutes ses activités dommageables pour le climat – y compris ses vols en avion – en contribuant à des projets qui travaillent à limiter les émissions de gaz à effets de serre. «Nous sommes conscients qu’une telle compensation ne peut et ne doit pas laver notre conscience. Ce n’est pas une solution idéale, mais c’est le moins que l’on puisse faire», a déclaré Andreas Kling.

Greta Thunberg a choisi la voile pour se rendre au Sommet de l’ONU sur le changement climatique, qui se tiendra le 23 septembre à New York, pour éviter l’avion, trop polluant. Mercredi après-midi 14 août, l’adolescente 16 ans a embarqué à bord du voilier de course zéro carbone Malizia II, accompagnée de Pierre Casiraghi, le prince de Monaco propriétaire du yacht, du skipper Boris Herrmann, de son père, et d’un cinéaste, qui réalise un documentaire sur la traversée qui doit durer deux semaines.

On voit bien que certaines presses et certaines responsables vont jusqu’à fouiller dans les poubelles pour trouver le plus petit argument qui pourrait discréditer la jeune idole de l’environnement. Pour preuve un autre article dans ce site ou une géographe française s’accommode et presque se félicite du changement de climat. On voit que la guerre contre la dégradation environnementale est loin encore d’être gagnée.

Greta Thunberg, symbole d’une jeunesse qui bouge mais qui gène

Greta Thunberg, symbole d’une jeunesse qui bouge mais qui gène

De toute évidence le symbole Greta Thunberg gêne surtout certains adultes bien installés dans le confort de leurs convictions rétrogrades. Parmi eux aussi des hommes politiques, des intellectuels qui n’apprécient pas de recevoir une leçon de la part de la jeunesse. Au-delà de l’« effet Greta Thunberg », qui insupporte certains adultes, la défense du vivant par la jeune génération marque le passage d’une adolescence assise à une jeunesse en action, souligne Marion Robin, psychiatre d’adolescents, dans une tribune au « Monde ».

« L’image dominante de l’adolescence est aujourd’hui représentée par des jeunes de 12 à 25 ans qui traversent une crise. Apathiques, repliés sur eux-mêmes, critiques envers leurs parents : la vision d’une adolescence « canapé-selfie » inquiète, et plus personne ne sait exactement à quel âge ce stade de développement est censé se terminer. Activisme idéologique et engagement politique paraissent loin de cette construction de l’adolescence occidentale des trente dernières années, qui a plutôt été l’objet d’une médicalisation à l’excès.

Pourtant, la génération Z, née après 2000, nous montre que cette époque est en train d’être révolue. Brutalement, en 2018, une mobilisation citoyenne émerge chez les jeunes, qui ne sont plus appelés adolescents. Greta Thunberg, 15 ans à ce moment, engage une grève étudiante qui mobilise des centaines de milliers de participants à travers le monde.

En fait, elle semble surtout avoir rendu visible un mouvement qui avait démarré quelques années plus tôt, une mobilisation croissante des jeunes pour la survie de l’espèce : en marge de la COP21, le mouvement COY (Conference of Youth) avait par exemple mobilisé des milliers de jeunes venant de nombreux pays pour la défense du climat. Leur organisation très précise incluait des méthodes collaboratives de travail et de modération de réunions inspirées des Nations unies, signant là une forme de maturité inédite. Ils montraient d’ores et déjà leur volonté d’accomplir une transition citoyenne aux côtés des nombreux adultes engagés dans cette voie.

Au-delà de la jeune Greta, qui a la particularité de questionner sans détour la lucidité et la culpabilité des adultes, les poussant ainsi à se mobiliser dans l’action ou à se replier dans le discrédit, cette nouvelle génération sollicite directement la fonction de « contenance » du monde adulte : il s’agit de la façon dont celui-ci est capable de répondre, de reformuler, d’agir et non seulement de réagir à cette jeunesse qui l’interroge et avance vite. Mais comment est-on passé si rapidement d’une adolescence assise à une jeunesse en action ?

Au premier plan, il existe une bascule individuelle : la conscience d’un danger a produit un passage à l’action en lieu et place de la dépression liée à une impuissance défaitiste (que peut-on faire face au système ?), d’un doute obsessionnel (une issue est-elle possible ?) ou d’un déni de la réalité (ça n’existe pas). Pour cela, il a fallu contenir individuellement les angoisses de mort, les dégager d’un sentiment de devoir et d’une culpabilité devenus paralysants. »

Greta Thunberg : Lettre ouverte à M. Michel Onfray

 »

Une lettre ouverte d’une jeune écologue à Michel Onfray qui sur son blog a véritablement massacré Greta Thunberg  mettant même en cause sa personnalité, son humanité et son physique. Pas vraiment une réflexion de philosophe. Il faut reconnaître à Michel Onfray sa grande puissance de travail aussi son apport théorique. Par contre, sa posture de gourou imperméable à toute contestation le discrédite surtout pour parler d’un sujet qu’il  connaît à peine. Onfray gagnerait beaucoup lui aussi en humanité et en modestie, à douter davantage aussi,  à sourire un peu plus, au lieu  de mordre  systémtiquement ses contradicteurs. Le plus curieux, c’est que Michel Onfray philosophe gauchiste admet mal sans doute la célébrité soudaine de la jeune écolo gauchiste Greta Thunberg. Bref, une vraie réaction de vieux con de la part d’Onfray.

Tribune de Camille Bernard (écologue)

 

 

«  Je crois, Monsieur, que la jeune génération a le droit de faire la leçon à celles et ceux qui regardent sans agir.

Je me permets, Monsieur Onfray, de vous écrire au sujet de Greta Thunberg. J’espère que vous pardonnerez mon insolence, probablement inhérente à ma jeunesse, de répondre à ce message qui ne m’est pas adressé. Je n’ai plus 16 ans, certes, mais je crois faire encore partie de la génération qu’on appelle communément « des jeunes », ceux-là même qui plient l’index et le majeur pour nuancer le propos. Votre message ne m’est pas adressé, mais il me concerne car j’ai fait de l’Ecologie mon métier. Enfant, déjà, j’y étais déterminée. Je l’ai encore en moi, cette nausée de voir la Vie détruite par une seule espèce, si prétentieuse, si sûre de son immortalité. Je n’avais pas 10 ans, Monsieur, et cette injustice me révoltait.

Je ne suis pas heureuse de voir Greta Thunberg à la tribune de l’Assemblée nationale, pas plus que vous. Je ne suis pas heureuse de constater que lorsqu’il est question d’écologie ou d’écologisme, les scientifiques invités à s’exprimer sont plus souvent astrophysiciens qu’écologues. J’aimerais voir défiler derrière cette tribune une délégation des 15 000 scientifiques qui alertent depuis des années les pouvoirs publics. J’aimerais voir défiler derrière cette tribune les grands pontes de l’Ecologie, les femmes et les hommes qui ont dévoué leur carrière et parfois même leur vie à cette grande cause qui est la nôtre et, plus encore, celle de nos enfants. Je ne suis pas heureuse de constater qu’il faut en arriver, pour se faire entendre, à envoyer au-devant de la scène une adolescente, qu’elle soit volontaire ou messagère. Mais qu’elle y aille. Qu’elle se présente aux rendez-vous, qu’elle tienne les tribunes, qu’elle pique ces braves décideurs s’il le faut.

Le fait est, Monsieur, que la confusion est possible. Qui, de Greta Thunberg ou de nos décideurs, est l’enfant ? Est-ce celle qui comprend que la conséquence d’une déscolarisation partielle sera bien moindre que celle de l’inaction face aux changements climatiques, au déclin de la biodiversité, à la pollution alarmante de l’air et de l’eau ? Est-ce celle qui comprend que savoir calculer des intégrales, citer Kant ou Jonas est bien inutile si l’on doit mourir d’un cancer au cours de la décennie à suivre ? Ne s’agirait-il pas plutôt de ces érudits représentants de l’Etat, qui pour certains s’excusent (et non « prient d’être excusés », la formulation est choisie) de bêtises dignes du bambin qui aurait pioché dans la bonbonnière sans y être autorisé ?

Que ce qu’elle lit soit écrit de sa main ou non, après tout peu importe. Si le fond du message est le sien, tant mieux. A 16 ans, on peut avoir suffisamment d’intelligence pour savoir ce qu’on veut. Corneille l’a écrit, « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années ». Vous semblez vouloir renvoyer Greta Thunberg à l’école, mais qu’y apprendra-t-elle ? La toute-puissance de l’espèce humaine ? Sa légendaire résilience et son triomphe éternel ? Loin de moi l’idée de dénigrer une institution que je pense absolument primordiale, mais il n’est pas nécessaire d’attendre d’être bachelier pour être autorisé à penser.

Je crois, Monsieur, que la jeune génération a le droit de faire la leçon à celles et ceux qui regardent sans agir. Des remerciements seraient inappropriés à un tel héritage. Les « moutons » qui font la grève chaque vendredi tentent par ce geste de faire marcher vers l’avant les vaches qui regardent passivement passer le train. »

Camille Bernard.

Greta Thunberg : lamentable critique d’Europe 1

Greta Thunberg : lamentable critique d’Europe 1  

 

 

« Qui se cache derrière la « pasionaria verte » ? S’interroge Europe 1.

 

Un point de vue qui témoigne bien de la déliquescence de la ligne éditoriale d’une radio dont l’audience ne cesse de s’écrouler depuis des années. La chaîne radiophonique reprend à son compte les critiques des vieilles barbes notamment celle de certains au parti républicain, d’une façon générale à droite et même à l’extrême droite.  « Celle que l’on présente comme la « pasionaria verte », égérie de la lutte pour le climat, ne serait finalement rien d’autre qu’une marionnette marketing, instrumentalisée par son entourage. ». On sait qu’Europe 1 est en crise depuis des années. Pas étonnant car la radio propriété de Bolloré s’aligne systématiquement du côté du pouvoir financier. Bolloré qui a été un des principaux artisans de la victoire de Macron mais proche aussi de la vieille droite. Cette critique est indigne. D’abord notons que la jeune fille de 16 ans n’est pas invitée en séance plénière de l’Assemblée nationale mais dans une salle annexe. Elle n’a évidemment pas l’ambition de se substituer au pouvoir politique ni même sans doute de proposer une stratégie clé en main qui prenne en charge  la complexité de la problématique avec ses dimensions écologiques bien sûr, mais aussi économiques, technologiques, voire sociales. Ces réactions négatives d’une partie du monde politique discréditent un peu plus un système de représentation complètement coupé de ce que ressentent les Français. Et les journalistes,  en tout cas certains,  à force de fréquenter les dîners des ministères par mimétisme se rangent derrière les avis les plus éculés avec des arguments dont la nullité l’emporte sur la vulgarité.

 

 

«Boycott» du discours de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : le réflexe des vieux cons

 «Boycott» du discours de Greta Thunberg à l’Assemblée nationale : le réflexe des vieux cons

 

 

On ne peut que rester pantois face à l’attitude d’un certain nombre de députés français qui ont décidé de boycotter le discours de Greta Trun berg.   Au-delà de la personnalité de l’intéressée qui a quand même 16 ans et qui sans doute est loin d’être idiote, c’est le symbole de la jeunesse inquiète face à la dégradation de l’environnement qui est en cause. Une jeunesse qui bouscule les réflexes de certains vieux cons (et même de moins vieux) qui pensent  surtout que la science seule peut combattre les dérèglements environnementaux. Témoin ces prises de position lamentables :

«@GretaThunberg a été invitée à l’Assemblée nationale pour la séance. Je respecte la liberté de penser… mais ne comptez pas sur moi pour applaudir une prophétesse en culottes courtes, ‘Prix Nobel de la peur’. La planète, oui. Le greenbusiness, non», a tweeté dimanche Julien Aubert, candidat à la présidence de LR.

 

Samedi, Guillaume Larrivé, également dans la course à la présidence des Républicains, avait appelé ses collègues «à boycotter @GretaThunberg à l’Assemblée nationale». «Pour lutter intelligemment contre le réchauffement climatique, nous n’avons pas besoin de gourous apocalyptiques, mais de progrès scientifique & de courage politique», avait-il lancé sur le réseau social.

 

Auparavant, Valérie Boyer (LR) avait parlé de Greta Thunberg comme d’une «jeune activiste totalement sous emprise». Et Sébastien Chenu (RN) avait demandé: «si je dis que je ne veux pas aller me prosterner devant @GretaThunberg cette enfant de 16 ans invitée à l’Assemblée devant la représentation nationale, je sors (encore?) du politiquement correct?».

 

 

 
Une députée LREM, Bénédicte Peyrol, a pris ses distances dimanche à l’égard de la visite de la jeune Suédoise. «Pourrait-on mettre autant à l’honneur les scientifiques, les personnes qui agissent depuis des années pour la planète. Utiliser le manichéisme du Bien contre le Mal est bien trop simple pour agir dans un monde complexe», a-t-elle tweeté.

 

 

Dans ses prises de position, ces députés démontrent  leur nullité, leur condescendance et même leur mépris de la jeunesse. Sans parler de leurs arrière-pensées en niant en fait les dégâts de l’environnement. Bien entendu la seule prise de conscience de l’enjeu environnemental ne suffit pas pour changer la donne mais c’est une voie de passage obligé pour ensuite articuler cette question avec les aspects technologiques, économiques et sociaux. Bien entendu ce n’est pas cette jeune fille qui est sans doute en capacité de répondre à la complexité de ces problématiques mais c’est plutôt rassurant de voir la jeunesse s’intéresser et se mobiliser autour de cet enjeu central pour l’avenir de l’humanité.




L'actu écologique |
bessay |
Mr. Sandro's Blog |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | astucesquotidiennes
| MIEUX-ETRE
| louis crusol