Archive pour le Tag 'Théorie'

« La théorie monétaire moderne » (Gilbert Blardone, économiste)

« La théorie monétaire moderne » (Gilbert Blardone, économiste)

D’après Gilbert Blardone, Economiste, professeur émérite de l’Université catholique de Lyon,  les économistes doivent abandonner le monétarisme classique,dans une tribune au « Monde ». Un article intéressant mais qui fait l’impasse sur l’hypothèse d’un retour brutal de l’inflation du fait de la dévalorisation de fait des monnaies. Une inflation très faible actuellement en raison de l’atonie de la demande. (Extraits de la tribune)

«  Aux Etats-Unis se répand une « théorie monétaire moderne » (TMM) non orthodoxe qui soulève une véritable polémique car les économistes classiques la trouvent extravagante. L’idée centrale de cette théorie est que la création monétaire par un Etat qui s’endette dans sa propre monnaie – c’est-à-dire qui fait marcher sa planche à billets – pourra toujours être remboursée dans cette monnaie. Cette pratique ne présenterait donc aucun inconvénient pour cet Etat. A condition, évidemment, qu’à cette création monétaire corresponde une création équivalente de biens et de services.

Les politiques des banques centrales américaine (Fed) et européenne (BCE), confrontées à la crise financière depuis 2007, sont conformes à cette théorie. Leur politique de rachat des dettes des Etats n’a provoqué aucun déséquilibre inflationniste. L’inflation est restée inférieure à 2 %. La reprise sans inflation a été particulièrement nette aux Etats-Unis.

 

Avant la crise de 2007, la totalité des titres et des prêts de la BCE étaient de l’ordre de 1 000 milliards d’euros. En 2019, cette somme atteint 4 700 milliards d’euros, soit 40 % du produit intérieur brut (PIB) de la zone euro. Cette politique monétaire dynamique a évité l’aggravation de la crise, et elle n’a pas provoqué d’inflation.

 

La théorie monétaire moderne s’oppose à la théorie monétaire classique, qui prévaut dans les milieux d’affaires et les places financières. Cette théorie se résume, dans sa version la plus simple, par l’égalité MV = PQ, où M est la masse monétaire, V la vitesse de circulation de la monnaie (c’est-à-dire les habitudes de paiement des acteurs économiques), P le niveau général des prix, et Q la production des biens et des services ….) » .

 

 Le problème c’est que Q est devenu virtuel (NDLR) en tout cas décalé par rapport à sa représentation monétaire. 

« Rompre avec la théorie économique dominante » (Jacques Perrin)

« Rompre avec  la théorie économique dominante » (Jacques Perrin)

Une réflexion intéressante de l’économiste Jacques Perrin dabs le Monde qui rappelle la distinction à faire entre valeurs d’échange et valeurs d’usage. Reste que pour l’instant on se limite à l’évaluation des économies à travers la valeur des biens échangées et toutes les politiques macro-économiques mais aussi sociales sont fondées sur ce concept. On voit mal comment pourrait se soustraire à la régulation par le marché qui ne prend en compte que les valeurs d’échange à moins de rééquilibrer ce marché par une régulation qui ne passe pas uniquement par les prix et la fiscalité.

« Un litre de gazole et un litre de Coca-Cola ont aujourd’hui quasiment le même prix, mais ont-ils la même valeur économique ? Après le premier étonnement suscité par la question, et sachant que les conséquences économiques et humaines d’une pénurie de pétrole ne sont pas les mêmes que celles d’une pénurie de Coca-Cola, la plupart des personnes que l’on interroge ainsi répondent assez spontanément qu’un litre de gazole n’a pas la même valeur économique qu’un litre de Coca. En revanche, pour la pensée économique dominante, qui enseigne que la valeur économique des biens et des services est donnée par leur prix, le litre de gazole et le litre de Coca ont bien la même valeur économique.

Cette affirmation théorique repose sur plusieurs croyances. La première est de croire que la valeur économique d’un bien ou d’un service peut être identifiée à sa seule valeur d’échange (son prix), gommant ainsi les aspects d’utilité et de valeur d’usage. La révolte des « gilets jaunes » témoigne avec force qu’un litre de gazole n’a pas la même valeur économique pour chacun d’entre nous : par exemple, il a plus de valeur pour une personne payée au smic et qui n’a pas d’autres moyens de transport que sa voiture que pour une personne ayant le même revenu mais pouvant utiliser des transports en commun.

La deuxième croyance est de nous considérer tous comme des Homo economicus, c’est-à-dire comme des agents cherchant à satisfaire individuellement leurs besoins en ayant à leur disposition toutes les informations pour faire des choix rationnels.

Dans un monde de plus en plus interdépendant, on ne peut plus penser la valeur économique à l’échelle d’un individu et par rapport à un seul bien ou service pris isolément, surtout lorsqu’il s’agit d’un bien comme l’énergie. Comme le rappellent les économistes institutionnalistes, ce qui est décisif, ce n’est pas que l’individu ait des besoins, mais que des hommes, liés socialement, aient des besoins.

Il faut rappeler que le pétrole, ressource énergétique non renouvelable et productrice de gaz à effet de serre, a structuré depuis des décennies nos modes de production et d’organisation de la division du travail au niveau international, et qu’il a aussi structuré nos façons de consommer, de se loger, de se déplacer, et plus généralement d’organiser nos territoires. Depuis des décennies, le prix du pétrole sur le marché international n’a jamais traduit la place structurante et grandissante qu’il prenait dans les économies des pays développés, il n’a jamais permis de prendre en compte sa valeur économique sociétale. »

 

« Théorie du complot », non, mais complicité, oui !

« Théorie du complot », non, mais complicité, oui !

La théorie du complit utilisé comme facteur explicatif de tout et n’importe quoi permet la simplification et rassure en quelques sorte. Pas étonnant iles électeurs de Le Pen et Mélenchon sont ceux qui croient le plus à ce phénomène. Cela permet de faire l’économie d’une analyse un peu fouillée en se rangeant derrière des explications populistes, simplistes et souvent caricaturales. D’après une enquête de France Info, les Français ont 18% à croire à une seule théorie du complot, 14% à deux théories, 13% à trois, 9% à quatre et 25% à plus de cinq. Il serait exagéré de donner une légitimité à cette théorie du complot par contre on ne peut nier certaine complicité dans l’habillage de certaines vérités. De ce point de vue, la perte de confiance dans les médias traditionnels est toujours aussi criante. « Le niveau de compromission des médias est effarant », fait remarquer Rudy Reichstadt en analysant le sondage. En effet, 36% des Français estiment que les médias sont largement soumis aux pressions du pouvoir politique et de l’argent, que leur marge de manœuvre est limitée et qu’ils ne peuvent pas traiter comme ils le voudraient certains sujets. Ils sont également 30% à juger que les médias travaillent dans l’urgence et qu’ils restituent l’information de manière déformée et parfois fausse. En cause sans doute le modèle économique des grands médias de plus en plus fragilité c’est par de nouveaux supports notamment Internet. Le journalisme d’investigation coûte très cher et trop de grands médias ce contentent  de reproduire sans autre commentaire les dépêches du gouvernement, des entreprises ou des institutions. En outre la culture de l’immédiateté fait  passer d’un sujet à l’autre, ce qui justifie l’économie d’un approfondissement.  Pire, ils sont 9% à croire que le rôle des médias est essentiellement de relayer une propagande mensongère nécessaire à la perpétuation du « système ». Il reste donc 25% des interrogés qui pensent que globalement, les médias restituent correctement l’information et qu’ils sont capables de se corriger quand ils ont commis une erreur.

Réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 19 au 20 décembre 2017, cette étude a été menée auprès d’un échantillon de 1 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, complété par un sur-échantillon de 252 personnes de moins de 35 ans, qui ont été remises à leurs poids réel au sein de l’échantillon lors du traitement statistique des résultats. Au total, 1 252 personnes ont été interrogées. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

Europe à plusieurs vitesses ou la théorie des cercles

Europe à plusieurs vitesses ou la théorie des cercles

 

Finalement les quatre grands pays de l’Europe, l’Allemagne, la France, l’Italie et l’Espagne rejoignent  enfin les positions de Delors qui  proposait  notamment dès 2012 une Europe  à plusieurs vitesses ou la théorie des cercles. Delors qui considérait que ceux qui veulent davantage d’intégration et aller plus loin doivent pouvoir  le faire. C’est la théorie des cercles ou de l’Europe à plusieurs niveaux. De fait, avec l’élargissement forcené qui continue, c’est ce qui risque de se produire sinon c’est l’anarchie assurée avec notamment des distorsions mortelles de  conditions de concurrence L’ancien président de la Commission européenne, Jacques Delors s’était dit « favorable à une plus grande autonomie de la zone euro, ce qu’on appelle une coopération renforcée », « Je prône depuis longtemps la différenciation. Si certains pays veulent aller plus loin tout en respectant les règles de l’ensemble, il faut le leur permettre », Pour Jacques Delors: « Il faut une gouvernance économique et monétaire de caractère fédéral, donner à la zone euro un budget propre et un instrument d’intervention économique pour régler le développement ». « Ce nouveau dynamisme de la zone euro redonnerait confiance à l’ensemble, c’est à dire à l’Europe des 27″ avait assuré Jacques Delors pour qui: « Le projet définitif de l’euro doit être clair et accessible, donner de la confiance et un sentiment de stabilité. » Dans une déclaration commune avant un dîner de travail, François Hollande, Angela Merkel, Paolo Gentiloni et Mariano Rajoy ont donc rejoint enfin  Jacques Delors et  se sont tous inquiétés du sentiment de « défiance, de fatigue » selon les termes du président du Conseil italien, qui nourrit les populismes en Europe. « Je plaide pour qu’il y ait de nouvelles formes de coopération, des coopérations différenciées », a dit François Hollande, soulignant l’importance de « montrer de la solidarité à 27 mais également la capacité à avancer à un rythme différent ». La chancelière allemande a plaidé dans les mêmes termes pour l’Europe à plusieurs vitesses » proposée par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, dans un Livre blanc publié la semaine dernière. « Nous devons avoir le courage d’accepter que certains pays aillent de l’avant et avancent un peu plus rapidement que d’autres », a-t-elle expliqué, évoquant des « coopérations différenciées » mais pas hermétiques, ouvertes « à ceux qui sont un peu plus en retard ». S’ils sont allés dans le même sens que le couple franco-allemand, les dirigeants italien et espagnol ont nuancé leur expression en préférant le terme « d’intégration » à celui de « coopération ». « L’Espagne est disposée à aller plus loin dans l’intégration avec tous ceux qui voudront la poursuivre », a dit Mariano Rajoy, citant la politique extérieure et de défense, l’immigration, la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme puis, à moyen terme, l’union économique, monétaire et bancaire. Paolo Gentiloni a décrit « différents niveaux d’intégration », de manière à fournir « des réponses différentes » à des « ambitions différentes ». « L’Union reprend sa route, son chemin et elle le fait avec une boussole tout à fait claire », a souligné celui qui sera l’hôte du sommet du 25 mars marquant le 60e anniversaire du Traité de Rome. François Hollande a répondu aux critiques exprimées par certains des Vingt-Sept sur la tenue de ce sommet en petit comité en rappelant l’importance des nations choisies. Par leur histoire, leur démographie et l’importance de leurs économies, France, Allemagne, Italie et Espagne « ont la responsabilité de tracer la voie, non pas pour l’imposer aux autres mais pour être une force au service de l’Europe pour impulser les mouvements indispensables », a-t-il dit.

Les prix à la consommation : stables….. En théorie

Les prix à la consommation : stables….. En théorie

D’après l’INSEE les prix à la consommation, ont très légèrement augmenté (+0,1%) au mois d’avril par rapport à mars. Une évaluation évidemment très approximative dans la mesure où les dépenses contraintes sont notoirement sous-estimées par rapport aux dépenses ajustables. En raison de la crise et des incertitudes concernant l’avenir, la structure de consommation subit une évolution ;  la part des dépenses contraintes, elle en augmentation, ne cesse d’augmenter tandis que les dépenses ajustables diminuent. Ainsi les prix des produits manufacturés diminueraient, en tout cas les tarifs, mais ces produits représentent une part moins importante que précédemment dans le panier des ménages. Du coup cet indice des prix très théorique permet de justifier le blocage des salaires et des pensions. D’après l’INSEE, les prix à la consommation sur une période de douze mois sont en baisse, de 0,2%, la hausse des prix en ce début d’année étant plus faible que celle enregistrée début 2015, a également confirmé l’Insee. La légère hausse d’avril est attribuée « pour l’essentiel » aux services et, « dans une moindre mesure », à « une nouvelle hausse des prix des produits pétroliers ». En revanche, les prix des produits manufacturés ont légèrement baissé en raison de promotions. Quant aux prix des produits alimentaires, ils sont restés « globalement stables». Hors tabac, les prix au cours du mois écoulé, ont aussi diminué de 0,4% en variation annuelle et progressé de 0,1% en variation mensuelle. L’inflation sous-jacente, c’est-à-dire corrigée des variations saisonnières et débarrassée des phénomènes conjoncturels tels que la volatilité des prix de l’énergie, a de son côté progressé de 0,1% sur un mois et de 0,6% sur un an, comme en mars. Dans le détail, les prix des produits manufacturés ont reculé de 0,2% sur un mois. Sur un an, leur recul s’amplifie (-0,6% après -0,2% en mars), en raison de nombreuses promotions notamment pour les meubles et les articles d’ameublement, ainsi que les automobiles neuves. Les prix des services ont à nouveau légèrement augmenté (+0,2% en avril). Sur un an, ils « accélèrent un peu », avec une hausse qui s’établit à +1% après +0,9% en mars et +0,8% en février. Les prix de l’énergie augmentent de nouveau en avril (+0,3% après +0,9% en mars), mais restent cependant « très inférieurs » à leur niveau de l’an passé (-6,8% après -6,9% en mars).

(Avec AFP)

Sondage Théorie du genre : une majorité de Français approuve l’ABCD de l’égalité mais …

Sondage Théorie du genre : une majorité de Français approuve l’ABCD de l’égalité mais …

On comprend évidemment que les français (une majorité) approuvent l’ABCD de légalité enseignée désormais à l’école. Il y en effet encore beaucoup de travail à faire pour parvenir à une situation de parité dans tous les domaines sociétaux. Pour autant , on peut se demander, et en dépit de ce sondage, si cette question sociétale doit ou non être prioritaire par rapport à l’enseignement des matières fondamentales comme la lecture, l’écriture, le français, le calcul et les mathématiques ; En effet la France glisse doucement vers le bas du classement mondial dans ces domaines  ; d’uen certaine manière, c’est toute la problématique des priorités qui est posée au gouvernement qui tente régulièrement de masquer des enjeux centraux ( déficit, croissance, chômage, déliquescence du système éducatif)  par des questions sociétales certes importantes mais qui ne constituent la première priorité. L ‘ABCD de l’égalité est une  expérimentation conçue pour lutter contre les stéréotypes filles-garçons à l’école dénoncée par des parents d’élèves qui y voient un supposé enseignement de la « théorie du genre ». Mais les parents qui croient à cette rumeur sont en fait minoritaires. 50% des Français approuvent l’ABCD de l’égalité selon un sondage BVA pour I-télé diffusé ce samedi 1er février. Dans les établissements publics, 68% en ont entendu parler contre 32% qui en ignorent l’existence. Il s’agit d’une « bonne chose » pour 53% (contre 37% et 10% sans opinion). Seul un tiers des Français (33%) juge cet enseignement « dangereux ». Enfin, il est un moyen de diffuser une « théorie du genre » pour seulement 37% des personnes interrogées.




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