Archive pour le Tag 'tests'

Covid-19 : Un recul de 30 % des tests

Covid-19 : Un recul de 30 % des tests

On constate un recul 30 % des tests RT-PCR et antigéniques  rapport à la semaine précédente.

Dans le détail, 1,94 million de tests antigéniques ont été validés, cette même semaine. En outre, le nombre quotidien de prélèvements a fortement baissé : alors qu’une moyenne de 1,7 million de tests étaient réalisés chaque jour début janvier, ce nombre est retombé à 436.000 la semaine dernière. 

 Au total, depuis mars 2020, la France a validé plus de 265,5 millions de tests.

 

Covid: Par manque de tests, protocole scolaire encore allégé

Par manque de tests, protocole scolaire encore allégé

 

Comme c’était prévisible, une certaine pagaille s’est installée en milieu scolaire avec d’une part la diffusion du Covid,  d’autre part des mesures très complexes de dépistages imposées aux enfants.

De toute manière, des laboratoires et les pharmacies sont dans l’incapacité matérielle d’effectuer les contrôles exigés jusque-là dans les protocoles scolaires. Pour la troisième fois ministre de l’éducation allège encore la procédure.

La stratégie de dépistage massif est en train de montrer ses limites. D’une part les laboratoires et pharmacies sont complètement débordés et ne peuvent pas faire face à la demande. Par ailleurs, la grande pagaille relative au protocole scolaire à encore complexifier la situation. De toute manière sauf pour les cas graves le test n’est qu’une indication un moment donné et ne préjuge pas de l’avenir d’une contamination sans parler de la pertinence de certains tests.

Les syndicats ne sont pas convaincus. Peu après la prise de parole de Jean Castex sur France 2 pour annoncer un troisième protocole sanitaire dans les écoles en une semaine, les réactions ont été peu chaleureuses.

Pour Guislaine David, la secrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, ce nouveau protocole, qui retire l’obligation d’un test PCR en cas d’enfant cas contact, pour le remplacer par un autotest, ne va « pas du tout faire réduire le nombre de contaminations à l’école, au contraire (…) car il suffit désormais d’une attestation sur l’honneur des parents ». En effet, c’est au parent de signer un document pour assurer que les trois autotests requis ont été effectués correctement.

Même son de cloche pour Sophie Vénétitay, du Snes-FU, qui écrit sur Twitter: « On va combattre la 5ème vague dans les collèges, les lycées à coup d’autotests et d’attestations sur l’honneur. Sérieusement? ». « On a déjà expérimenté les attestations sur l’honneur, c’est difficile à suivre », a-t-elle complété sur notre antenne.

Stéphane Crochet, du SE-UNS, dénonce un protocole qui « ne va faire qu’ajouter de la tension sur le terrain, là où la situation est déjà très tendue ».

Des réactions qui laissent entendre que les mesures annoncées par Jean Castex, qui visaient à faire baisser la colère des personnels de l’Éducation national, n’ont pas eu l’effet escompté. Interrogée sur BFMTV, Guislaine David assure ainsi « maintenir l’appel à la grève » pour jeudi. « Aucun moyen, aucune réponse aux exigences des collègues: protection, considération, aménagement du calendrier du bac. Tous les motifs de la grève du 13 janvier restent sur la table », écrit ainsi le compte twitter du SNES-FSU.

Covid Omicron : les tests de PCR valables

Covid Omicron : les tests de PCR  valables

 

Alors que les analyses du nouveau variant omicron ne permettent pas de dire encore si les vaccins actuels sont efficaces contreLe nouveau variant omicron les tests PCR,  eux, demeureraient pertinents pour détecter la présence d’omicron.

Les tests PCR sont toujours efficaces face au nouveau variant du coronavirus Omicron et des études sont en cours pour mesurer l’efficacité des autres outils de diagnostic, a indiqué l’OMS dimanche. Dimanche, l’organisation basée à Genève a indiqué dans un communiqué que «les tests PCR (…) continuent de détecter l’infection, y compris l’infection par Omicron».

Elle a ajouté que «des études sont en cours pour déterminer s’il y a un impact sur d’autres types de tests, notamment les tests de détection rapide d’antigènes». L’OMS ne sait pas encore si Omicron est plus facilement transmissible que d’autres variants. Aucune information ne permet actuellement de penser que les symptômes associés à Omicron sont différents de ceux provoqués par les autres variants, mais il faudra «plusieurs jours à plusieurs semaines pour comprendre le niveau de virulence du variant».

Covid France : les tests non remboursés à partir du 15 octobre

Covid France : les tests non remboursés à partir du 15 octobre

 

Fin du remboursement des tests antigéniques ou PCR au 15 octobre, a annoncé le premier ministre. Jean Castex a plaidé pour «continuer à convaincre, celles et ceux de nos concitoyens qui doutent encore» de la vaccination «et aller vers celles et ceux, souvent âgés, précaires, isolés, qui se sentent à l’écart du système de soins».

France–Tests PCR : Fin de la gratuité

  • France–Tests PCR : Fin de la gratuité
  • Les tests PCR ne seront plus pris en charge par l’Assurance maladie à compter de la mi-octobre, annonce ce mercredi le gouvernement, à l’issue du Conseil de défense. Seuls ceux réalisés sur prescription médicale resteront gratuits. Une décision de nature sanitaire pour encourager à la vaccination mais aussi à caractère financier pour diminuer l’impact sur la sécurité sociale.

Tests, vaccins, masques, attestations: »Le gouvernement a tout raté »

Tests, vaccins, masques, attestations: »Le gouvernement a  tout raté »

  »Ils ont réussi l’exploit depuis un an de tout rater. Ils se sont ratés sur les masques, sur le traçage, sur les tests, sur le séquençage, sur la vaccination, ils se sont ridiculisés avec les attestations. Comment voulez-vous qu’il n’y ait pas de critiques. Je ne les écoute plus, je ne leur prête plus la moindre crédibilité », a déploré Gilles-William Goldnadel ce vendredi sur RMC.

Et les figures médiatiques et politiques ne sont pas les seules à en vouloir au gouvernement. Selon un sondage Elabe réalisé pour BFMTV et publié mercredi, 73% des Français estiment que les récentes mesures prises notamment à Lyon et en région parisienne, ne seront pas efficaces pour juguler l’épidémie. Désormais, seuls 31% des Français font encore confiance au gouvernement.

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Ruée sur les tests antigéniques en Allemagne

Ruée sur les tests antigéniques en Allemagne

A partir de lundi pour les Allemands pourront bénéficier d’un test antigénique gratuit par semaine et des kits de test à domicile pourront être achetés. Les Allemands se sont rués samedi sur les supermarchés de la chaîne Aldi pour acheter les premiers tests antigéniques contre le Covid-19 vendus dans le commerce, dont les stocks se sont épuisés en quelques heures.

 

Le gouvernement allemand compte sur la pratique massive des tests antigéniques pour mener sa stratégie de déverrouillage progressif du dispositif anti-Covid, face au mécontentement croissant de l’opinion, alors que le rythme des vaccinations demeure lent. La l’Allemagne comme le reste de l’Europe souffre d’un manque de vaccins par ailleurs l’opinion et donc de plus en plus rétifs par rapport aux mesures restrictives. Du coup qu’elle a Merkel est contraint de lâcher un peu de mou.

. Samedi, le pays a recensé 9557 nouveaux cas de coronavirus et 300 décès, selon l’institut Robert Koch.

Aéroports : comme c’était prévisible les faux tests !

Aéroports : comme c’était prévisible les faux tests !

 

Il y a longtemps que les spécialistes savent que l’exigence d’un certificat de test pour les voyageurs internationaux par avion est un coup d’épée dans l’eau. D’abord en préalable il faut rappeler que la plupart des voyageurs internationaux utilisent  le rail et la voiture, des  modes de transports qui ne sont pas contrôlés ou presque.

 

Comme on ne se résout pas à fermer les frontières qui constituerait la seule mesure efficace, l’Europe a décidé de n’exiger que  le fameux certificat de test que pour le déplacement de voyageurs entre l’union économique et le reste du monde.

 

Le problème évidemment,  c’est que les voyageurs indélicats peuvent se munir de faux tests PCR négatifs sans qu’il soit possible de les vérifier. Normalement les tests de PCR doivent être affectés 72 heures avant le vol. Le problème est que le certificat de test négatif n’est pas un document administratif et qu’il est pratiquement impossible dans vérifier la véracité dans la plupart des aéroports des pays en voie de développement comme d’ailleurs dans beaucoup d’autres.

 

Le vrai problème que ne veulent pas affronter les Etats est la fermeture des frontières à la mobilité des personnes pendant une période suffisante. Or le virus circule évidemment avec les personnes qui se déplacent,  ce qui explique notamment la prolifération des variants britanniques mais aussi sud-africains, brésiliens et demain d’autres.

 

Des tests exigés pour les chauffeurs-routiers étrangers

Des tests exigés pour les chauffeurs-routiers étrangers

 

Des tests pourraient être exigés pour les chauffeurs-routiers étrangers se rendant en France. On pourrait commencer par l’Irlande qui impose des tests de ce type pour tous les passagers d’Europe d’ailleurs .

«Si le gouvernement français revient avec cette exigence, nous devons gérer cela et nous assurer que nous pouvons le faire d’une manière qui ne perturbe pas les chaînes d’approvisionnement», a déclaré Ryan à la radio RTE. «Ce serait exigeant, mais je suis convaincu que nous serons en mesure de le faire.»

À noter que la France pour l’instant n’a imposé de tests que pour les voyageurs étrangers à l’union européenne. Or L’Irlande est membre de l’Union européenne, mais pas de la zone de libre circulation Schengen.

Le ministre français des Affaires européennes, Clément Beaune, a déclaré dimanche que Paris tiendrait des consultations cette semaine pour «renforcer les mesures de contrôle au sein de la zone européenne».

Mais il a averti qu’il pourrait être difficile d’accepter les tests antigéniques rapides des conducteurs irlandais.

«Entre la France et l’Irlande, les tests PCR fonctionnent parce que nous avons les mêmes; les tests antigéniques ne fonctionnent pas car l’Irlande ne les reconnaît pas encore », a-t-il déclaré.

Campagne de tests massifs dans trois grandes villes

Campagne de tests massifs dans trois grandes villes 

Trois métropoles vont faire l’objet de campagnes de dépistage massif à savoir Lille, Saint-Etienne et Le Havre.. «L’idée, c’est de dire: on va essayer sur une aire urbaine de tester massivement, pour mieux connaître cette maladie, quels sont les quartiers (…), les populations, (…) les lieux de vie les plus concernés», a expliqué mercredi le premier ministre Jean Castex, sur RMC-BFMTV, citant en exemple des opérations de ce type menées en Slovaquie et dans la ville anglaise de Liverpool.

 

«Enfin, les autorités ont vu la lumière. Que de temps perdu», a réagi l’épidémiologiste Catherine Hill, qui défend cette stratégie depuis des mois et fait partie des dix scientifiques qui ont récemment rédigé une note en ce sens. Dans ce document, transmis à l’Elysée, ils préconisent pas moins qu’un dépistage national, soit 60 millions de personnes en deux semaines, en commençant par une expérience pilote dans la métropole européenne de Lille.

Tests rapides de dépistage en pharmacie et chez les généralistes

Tests rapides de dépistage en pharmacie et chez les généralistes

Des  tests antigéniques rapides lisibles en 25 minutes, bientôt disponible pharmacie et  chez les généralistes.

Le kit de test coûte « 4,5 à 8 euros hors taxe, plus la marge du grossiste et du pharmacien »,, au total un test d’un prix autour de 10 €. Mais la profession souhaiterait une rémunération supplémentaire de leur de 20 €. La question est aussi organisationnelle car les pharmacies vont avoir à gérer la vaccination ordinaire contre la grippe.

 

TESTS : Olivier Véran constate que ça ne fonctionne plus mais ne propose rien

TESTS : Olivier Véran  constate que ça ne fonctionne plus mais ne propose rien

 

Il y a quelque chose de surréaliste dans les propos du ministre de la santé qui constate un dysfonctionnement total du système de test mais qui renvoie la responsabilité de l’organisation aux laboratoires. Demain ça ira mieux a-t-il déclaré. Pourtant les solutions sont possibles comme par exemple les tests groupés et le filtrage des candidats aux tests selon des critères médicaux précis.

Le problème c’est qu’on manque cruellement de machines d’analyse, de produits et même de personnel pour faire les tests. Comme pour les masques la pagaille et l’improvisation font office de politique La « priorisation » des tests de dépistage du coronavirus « ne fonctionne plus » face à l’augmentation de la « pression sanitaire », car les patients symptomatiques et les cas contacts représentent désormais à eux seuls « un nombre conséquent » de tests à réaliser, a reconnu jeudi le ministre de la Santé au Sénat.

Le ministre de la santé reconnaît les carences mais n’indique aucune stratégie. Notons que la prescription médicale obligatoire avait été supprimée mi-juillet.

Scandale des tests de dépistage : la crise analysée par un généraliste de terrain

Scandale des tests de dépistage : la crise analysée par un généraliste de terrain

 

Sur le site du quotidien du médecin, un  généraliste dénonce le scandale des tests et de la stratégie en général vis-à-vis du Coronavirus. Généraliste à Tourcoing, le Dr Bertrand Legrand n’a jamais cessé de recevoir des patients à son cabinet tout au long de l’épidémie de coronavirus. De cette expérience de médecin de terrain, il a tiré un ouvrage qui paraîtra le 20 août prochain : « Journal d’un médecin au temps du Coronavirus » (Éditions L’Archipel). Il y raconte son quotidien de soignant pendant les mois de février à mai, comment il en est venu à remettre en question ses pratiques médicales, parfois à l’encontre des recommandations officielles, pour lutter contre la maladie.

Pourquoi ce livre ?
Dr BERTRAND LEGRAND – C’est le fruit d’un travail avec Jan Laarman avec qui j’ai créé Vitodoc [service de prise de rendez-vous en ligne, NDLR]. Il s’agit vraiment d’un journal de bord. Je me suis astreint à donner mon émotion au jour le jour, mais aussi à écrire mes réflexions sur le moment : comment j’ai adapté ma pratique au cabinet au fil du temps en fonction de la compréhension qu’on avait de la maladie, pourquoi je suis sorti des clous à un moment donné : j’ai pris l’initiative de tester mes patients contre la doctrine et je n’étais pas d’accord sur les masques…

Vous avez été très critique sur la gestion de la crise par le gouvernement. Que leur reprochez-vous ?
D’être systématiquement en retard. En relisant ce journal de bord, je me suis rendu compte du décalage énorme qu’il y avait entre ce que nous, les médecins, constations sur le terrain, en particulier dans les zones de clusters, et les prises de décision des autorités. Sur les masques par exemple, je me rappelle avoir eu une discussion avec un responsable politique qui était persuadé que j’avais plusieurs centaines de masques à ma disposition alors que je n’en avais qu’une cinquantaine. Sur les tests c’est pareil. Au début, on me disait que c’était complètement crétin de tester les patients en aléatoire, alors que maintenant on en est à faire des centres de dépistage où on teste tout ce qui passe !

Vous aviez fait très tôt, vous, le choix de tester vos patients ?
Oui. Dès le mois d’avril, j’ai réalisé des tests Covid au cabinet. C’est grâce à cela qu’on a détecté des clusters, en testant des gens qui ne l’auraient pas été si on avait suivi la doctrine ! Aujourd’hui, tout le monde voit le scandale des masques parce que c’est très visible et c’est facile à comprendre. Mais le vrai scandale, c’est probablement les tests. Au début de l’épidémie, les autorités ont fait le choix de tester les patients symptomatiques. En ciblant uniquement cette population, on est passé à côté de nombreux cas qui ont propagé le virus. Il fallait tester massivement dès le départ. Et ce n’est pas en créant des centres de dépistage, comme on avait fait les vaccinodromes pour la grippe H1N1, qu’on y arrivera. Il faut donner aux médecins libéraux les moyens de le faire dans leur cabinet.

Mais au début de l’épidémie, la France manquait de tests, non ?
C’est faux. En réalité, on n’en a jamais manqué. Il suffisait de faire du pooling* [mise en commun d’échantillons prélevés chez plusieurs personnes et testés en une seule fois, NDLR]. Avec cette technique, on passe de 700 000 PCR par semaine à 7 millions ! C’est la solution utilisée en Chine, en Corée du sud, en Islande… Pourquoi on ne l’a pas fait en France ? Parce qu’on n’a pas su remettre en question nos pratiques et changer notre doctrine.

Plusieurs dizaines de médecins sont décédés du Covid. Le gouvernement a-t-il une responsabilité ou est-ce que cela fait partie des risques du métier ?
Le gouvernement a une responsabilité. Dans la convention qu’on signe avec l’Assurance-maladie, il est notre employeur et il est à ce titre en charge de nous fournir les équipements de protection. Force est de constater qu’il en a été incapable.

Comment avez-vous vécu cette période en tant que médecin ? Avez-vous été contaminé ?
Non. J’ai toujours travaillé. J’ai fait le choix de consulter sans rendez-vous pour répondre tout de suite à la demande des patients. C’est d’ailleurs pour cela que j’avais du monde au cabinet. J’ai mis en place un serveur téléphonique pour être capable de traiter tous les appels. J’avais plus de 120 appels par jour au cabinet. On a supprimé la salle d’attente. Les gens attendaient dehors. Très tôt on a investi pour mettre en place des mesures de sécurité. On a même aménagé des préaux individuels à l’extérieur pour permettre aux patients de se protéger en cas de pluie !

Et la télémédecine ?
On en a fait très peu, et essentiellement pour les patients chroniques. Et quand on le faisait, c’était par téléphone. Pour une raison bien simple : à part les trentenaires et quarantenaires, les gens ne savaient pas utiliser la vidéo… La télémédecine, c’est très bien en théorie. En pratique, c’est beaucoup moins simple à mettre en œuvre.

Quelles leçons tirez-vous de cette crise ?
Qu’il faut sans cesse se remettre en question, s’interroger sur nos acquis et nos certitudes. On a bien vu pendant l’épidémie, face à un virus inconnu, qu’il fallait adapter nos pratiques. Et ce n’est pas parce qu’un infectiologue énonce une certitude qu’il faut le croire sur parole. Je suis aussi très attaché à garder mon indépendance de médecin. Si vous avez une hiérarchie, une tutelle, vous êtes paralysé et vous ne faites plus rien.


*Pooling: La mise en commun d’échantillons sanguins prélevés chez plusieurs personnes, avant le test, permet de diagnostiquer la présence du virus SARS-CoV-2 au sein de ce groupe et de passer ainsi à un dépistage de masse. En pratique, les échantillons de plusieurs individus sont ainsi regroupés et testés ensemble dans un seul tube. Ce n’est que si le résultat du pool est positif que les échantillons sont ensuite testés individuellement. Lorsque le taux d’infection est faible et que seules quelques personnes sont infectées, les tests en pool peuvent augmenter ainsi considérablement la capacité de test et permettre d’identifier des cas index « disséminés » et asymptomatiques.  

Coronavirus: le scandale de la politique des tests

Coronavirus: le scandale de la politique des tests

 

La France revit avec la question des tests le même scandale qu’avec le port du masque. Un port du masque jugé inutile au début de la crise et maintenant qui va devenir obligatoire partout et comme le meilleur rempart au virus. Un revirement complet non seulement du gouvernement mais aussi de la plupart des « experts » , ces responsables d’institutions qui passent davantage de temps dans les réunions qu’avec les malades ou même qui n’en voient pratiquement plus jamais. Leurs prises de position aussi très contradictoires sur les traitements ont clairement fait apparaître des intérêts corporatistes et même des intérêts personnels tout court. Nombre de médecins de terrain (hôpitaux et où libéraux) ont dénoncé cette médiatisation éhontée de pseudo avis scientifique. Après les polémiques sur le masque, puis sur les traitements c’est maintenant au tour des tests.

Là encore gouvernement et chapeau à plumes des institutions médicales disent à peu près tout et le contraire concernant la cible des tests, leur intérêt et même les procédures. “Il ne faut pas tester tout le monde, il faut tester autour des clusters”, a dit  l’épidémiologiste Didier Pittet, président de la mission d’évaluation de l’exécutif sur la gestion de la crise du COVID-19 formée par le président Emmanuel Macron, mercredi sur Europe 1.

À l’inverse des médecins de terrain préconisent le dépistage massif en préconisant notamment un changement de méthode et en utilisant la méthode du pooling* qui permet de tester 10 fois plus de monde.

Les services de santé effectuent 576.000 tests par semaine, selon les dernières données fournies par le ministère de la Santé, contre 200.000 à la fin du confinement en mai.

Avec la méthode du pooling,  on pourrait tester 5 millions de personnes par semaine.

Interrogé mercredi par Reuters, le ministère a assuré que sa stratégie visant notamment à dépister les malades asymptomatiques fonctionnait, tout en reconnaissant qu’elle avait entraîné des “problèmes localisés”.

Le conseil scientifique a estimé mardi que les difficultés actuelles ne provenaient “pas d’un défaut de capacité de tests, mais de difficultés d’organisation”, invitant le gouvernement à “préciser” sa stratégie pour éviter une deuxième vague de contamination à l’automne.

La stratégie en vue de la rentrée est en cours d’élaboration et tiendra compte de tous les avis, a-t-on répondu au ministère de la Santé.


*Pooling, de quoi s’agit-il ? La mise en commun d’échantillons sanguins prélevés chez plusieurs personnes, avant le test, permet de diagnostiquer la présence du virus SARS-CoV-2 au sein de ce groupe et de passer ainsi à un dépistage de masse. En pratique, les échantillons de plusieurs individus sont ainsi regroupés et testés ensemble dans un seul tube. Ce n’est que si le résultat du pool est positif que les échantillons sont ensuite testés individuellement. Lorsque le taux d’infection est faible et que seules quelques personnes sont infectées, les tests en pool peuvent augmenter ainsi considérablement la capacité de test et permettre d’identifier des cas index « disséminés » et asymptomatiques.  

 

Coronavirus : après les masques, le scandale du manque de tests

Coronavirus : après les masques, le scandale du manque de tests

« Nous n’allons pas tester tous les Français, ça n’aurait aucun sens, mais toutes les personnes présentant des symptômes. » avait  déclaré de manière très confuse le président de la république lors d’une intervention télévisée. Une affirmation complètement idiote car le dépistage massif constitue l’un des moyens de repérer et d’isoler les personnes malades.

C’est ce qui s’ est  pratiqué massivement dans plusieurs pays en Corée par exemple mais aussi plus près de nous en Allemagne. Il est vrai qu’en Allemagne on avait  réalisé 500 000 tests par semaine quand la France était  à peine capable d’en faire 70 000. La vérité c’est que la stratégie française s’aligne sur la situation de pénurie de tests.

C’est précisément cette absence de masques et de tests qui ont sans doute justifié de prolonger le confinement . Depuis le déconfinement, la philosophie a changé officiellement on a décidé de pratiquer largement les tests. Des tests qui globalement ne manquent plus mais qui ne peuvent pas être réalisés en fonction des besoins, faute de matériel surtout de personnel. Normalement les résultats d’un test doivent parvenir dans les 24 48 heures. Pour certains candidats potentiellement symptomatiques, il faut parfois attendre jusqu’à 15 jours pour cet examen. Finalement, la même inadaptation française que pour les masques au début de la crise sanitaire.

Sibeth Ndiaye ( porte parole du gouvernement): de médailles .. à défaut de masques et de tests …et de rémunération

Sibeth Ndiaye ( porte parole du gouvernement):  de médailles .. à défaut de masques et de tests …et de rémunération

A défaut de masques et de tests ( et de rémunération) qui manquent encore  pour lutter efficacement contre la crise sanitaire, la porte-parole du gouvernement propose une distribution massive de médailles. La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, a défendu dimanche la création d’une « médaille de l’engagement » pour « récompenser tous ceux qui ont contribué à l’effort dans la lutte contre le coronavirus », malgré les critiques de plusieurs soignants qui veulent des rémunérations correctes et non des médailles.

Une « médaille de l’engagement face aux épidémies » avait été créée après l’épidémie de choléra en 1884 avant de disparaître au début des années 1960. L’annonce de sa « réactivation », mercredi, à l’issue du conseil des ministres, avait suscité la raillerie ou la colère de nombreux soignants.

La fiabilité des tests PCR en cause

La fiabilité des tests PCR en cause

 

Des interrogations sérieuses naissent de la fiabilité des tests PCR. Première observation, en dépit des intentions de procéder à des tests plus massifs, la plupart de la population ne pourra être soumise à cet examen. Par ailleurs, les PCR pourraient laisser passer jusqu’à 30 % d’infectées considérées comme négatifs alors qu’ils sont positifs. Ajoutons à cela que les tests de sanguin (sérologiques), eux, peuvent révéler la présence d’anticorps mais on ne sait pas encore si cela constitue une protection pour l’avenir, dans quelle mesure et pour combien de temps.

Pour ce qui le concerne, le test PCR a un taux élevé de «faux négatifs». C’est-à-dire que des personnes réellement infectées seront diagnostiquées comme non porteuses du virus. Ce taux d’erreur peut être significatif. Selon des données chinoises, jusqu’à 30 personnes sur 100 atteintes d’un coronavirus pourraient avoir un résultat négatif.

 

Covid-19 : « Pourquoi un tel retard dans l’administration de tests ? »

Covid-19 : « Pourquoi  un tel retard dans l’administration de tests ? »

Gilbert J. Fournié, ancien directeur de recherche à l’Inserm, s’étonne dans le Monde que le gouvernement n’ait toujours pas publié une carte des tests. Le dépistage est pourtant l’un des six prérequis définis par le conseil scientifique pour la sortie du confinement.

Tribune.

 

Pourquoi la troisième carte de France promise par le gouvernement, celle des tests, n’a-t-elle pas encore été publiée ? Cette question se fonde sur des faits établis et connus de tous. Certains pays ont mieux géré le problème de l’infection due au coronavirus que d’autres.

La mesure « constante » des pays qui ont le mieux géré l’épidémie est la réalisation à grande échelle des tests de diagnostic de l’infection virale (connus du grand public sous la dénomination de RT-PCR) pour le dépistage des personnes infectées, le traçage des contacts, la recherche de l’infection chez ces contacts et l’isolement de toutes les personnes infectées.

Dans ce contexte, il est intéressant de considérer le point où en est la France. La sortie du confinement est programmée pour le 11 mai, si les six prérequis définis par le conseil scientifique (CS) sont respectés (Avis n° 6 du conseil scientifique Covid-19 – 20 avril 2020). La stratégie que le CS propose en préliminaire de ses recommandations repose en particulier et avant tout sur « l’identification des cas probables… et l’identification des contacts des cas diagnostiqués permettant… un isolement en cas de positivité, y compris pour les personnes asymptomatiques ».

C’est la stratégie suivie dès le début de la pandémie, par les pays qui ont le mieux géré l’épidémie (Corée du Sud, Singapour, Taïwan, Japon en particulier), c’est-à-dire qui déplorent le moins de morts par million d’habitants (5 décès/million d’habitants pour la Corée du Sud, par exemple). Le confinement, imposé en France par l’évolution de l’épidémie (plus de 300 décès/million d’habitants, saturation des capacités médicales), n’a été dans ces pays asiatiques qu’une mesure appliquée secondairement.

 

Il n’est pas besoin d’être un éminent épidémiologiste des maladies infectieuses pour comprendre l’importance d’une telle stratégie, quelle que soit la situation à laquelle on est confronté à un instant donné en fonction de l’évolution de la situation. C’est le cas de la France à la sortie du confinement et c’est le premier prérequis « imposé » par le conseil scientifique : « Identification et isolement des cas et des contacts : stratégie test et Isolement ». 

A cet égard, à un moment où le gouvernement communique largement sur la marche à suivre, le silence (assourdissant) sur ce sujet dans les médias et la non-parution de la carte des tests pose une question essentielle : ce prérequis sera-t-il rempli ? »

 

Tests de dépistage : contestés par des biologistes

Tests de  dépistage : contestés par des biologistes

On sait que la France est particulièrement en retard en matière de dépistage. Il y a longtemps que l’Allemagne pratique des tests de massifs à hauteur de 500 à 700 000 par semaine tandis que la France atteint péniblement 200 000. Pour rattraper ce retard, Le Premier ministre Edouard Philippe a déclaré que les autorités sanitaires seraient en mesure de mener au moins 700.000 tests par semaine à partir du 11 mai. Le problème c’est que les biologistes estiment n’être pas en capacité de disposer des moyens pour réaliser un tel objectif. Une contestation du plan quantitatif mais aussi sur le plan qualitatif avec de fortes interrogations sur la fiabilité des tests PCR.

Les 700.000 tests évoqués par le gouvernement sont des tests RT-PCR (reverse transcription polymerase chain reaction) qui visent à établir si un patient est contaminé par le SARS-CoV-2, et non des tests sérologiques qui recherchent l’immunité développée par les anciens malades, dont le développement est en cours.

“La question des 700.000 tests par semaine, je ne sais pas si c’est raisonnable”, a dit à Reuters François Blanchecotte, président national du Syndicat des biologistes (SDB), un des représentants des laboratoires médicaux privés.

“Le facteur limitant, ça va être les préleveurs, d’avoir des gens pour prélever à une telle échelle, sept jours sur sept”, a-t-il souligné.

Les scientifiques s’inquiètent depuis le début de l’épidémie de COVID-19 du nombre de “faux négatifs”, des résultats de tests qui apparaissent comme négatifs alors que la personne est en réalité infectée. Ce nombre risque encore d’augmenter si les prélèvements ne sont pas correctement réalisés.

Le gouvernement n’a pas précisé comment ces tests seraient répartis entre laboratoires privés et structures hospitalières publiques. Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a assuré mercredi sur France Info qu’ils seraient tous réalisés “par des gens qui sont formés”.

Lionel Barrand, président du syndicat des jeunes biologistes médicaux (SJBM), s’inquiète aussi de la disponibilité des composants nécessaires aux tests PCR, en particulier des réactifs indispensables dont une partie doit être importée, notamment de Chine.

“Est ce qu’on sera suffisamment approvisionné en réactifs et écouvillons?”, s’interroge-il.

“Ce que nous constatons auprès des fournisseurs, c’est qu’on est toujours en tension au niveau national”, a-t-il déclaré à Reuters. “On pourrait théoriquement doubler nos capacités et être à 500.000 tests (par semaine) mais il nous faut suffisamment de réactifs et d’écouvillons.”

Le ministère de la Santé a assuré à ce sujet à Reuters que le gouvernement avait pris ses précautions.

“L’Etat a fait des démarches auprès des grands fournisseurs internationaux pour sécuriser des volumes d’approvisionnements – notamment en réactifs – pour les mois qui viennent, afin de répondre aux besoins de l’ensemble des laboratoires, publics et privés”, a-t-il assuré.

Les autorités sanitaires ont listé jusqu’à présent une quarantaine de types de réactifs que les laboratoires sont autorisés à utiliser. Ces réactifs sont produits aussi bien par des PME françaises que par des géants du secteur pharmaceutique comme le Suisse Roche ou l’Américain Abbott Laboratories.

Pour Lionel Barrand, l’autre source d’inquiétude est l’extrême diversité des symptômes du COVID-19, allant d’une légère fièvre et d’un simple mal de tête à une toux sévère, une perte de goût et d’odorat ou une détresse respiratoire.

“Est-ce que 500.000 ou 700.000 tests suffiront demain vu la variabilité des symptômes? C’est le grand sujet d’inquiétude. Si tous les patients qui ont un petit symptôme viennent se faire dépister, le système craquera.”

Masques, tests: l’incompétence du gouvernement (Ruffin)

Masques, tests: l’incompétence du gouvernement (Ruffin)

Pour François Ruffin, député de la France insoumise, ce qui caractérise le gouvernement ^, c’est son incompétence totale.  » Invité de BFMTV ce dimanche soir, François Ruffin, député de La France insoumise de la Somme, n’a pas mâché ses mots à l’encontre du gouvernement, critiquant en particulier la politique actuelle de tests, qu’il juge « très flottante ».

Selon l’élu insoumis, la France ne « sera pas prête à avoir des tests massivement pour le 11 mai », s’inquiète-t-il à notre antenne, estimant que le confinement a été un  »temps d’attente et d’attentisme et non pas un temps de préparation ».

Citant l’exemple de l’Islande, de la Corée du Sud ou de l’Allemagne, des pays qui ont massivement testé leur population, il dénonce la situation en France où « les laboratoires vétérinaires ont passé trois semaines à dire, on est là, on est prêt à tester. »

Pour le député, ce n’est pas la faute « de lourdeurs administratives » mais celle d’une  »nullité gouvernementale »:

« Il faut appeler un chat, un chat. Alors que l’OMS disait tester, tester, tester. On a eu une doctrine, de la part du ministre de la Santé et du président, qui est devenue très flottante. Comme on n’a pas de tests, on va dire qu’on n’en a pas besoin », dénonce François Ruffin.

Et de poursuivre:

« Pourquoi ils sont nuls? Parce qu’ils ne savent pas diriger l’économie, ils ne veulent pas la diriger. Ils croient que la main invisible des marchés va produire des tests et des masques en série. Mais ça ne marche pas comme ça. Il y a des moments où l’économie a besoin d’être dirigée », a-t-il martelé.

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