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Terrorisme : La France obtient un soutien mou et flou de l’Europe

Terrorisme : La France obtient un  soutien mou et flou  de l’Europe

 

Officiellement la France a donc reçu le soutien de l’union européenne pour lutter contre le terrorisme. Un soutien toutefois relativement mou et flou. Les ministres de la Défense de l’Union européenne réunis à Bruxelles ont en effet répondu positivement à la demande d’aide que la France a formulée en vertu de l’article 42.7 du traité de Lisbonne. Mais le ministre de la défense reste bien vague sur la nature de ce soutien puisqu’il indique seulement que l’aide européenne pourra se traduire par une aide à la France en Syrie, en Irak et en Afrique. Sans autre précision sur la nature de cet aide, sur son ampleur et sur sa durée. En réalité jusqu’à maintenant à l’exception de la Grande-Bretagne notamment, la France a d’une façon générale choisi de faire la guerre au terrorisme international. Ses forces armées combattent en même temps dans la bande sahélo-sahélienne, en Irak et en Syrie où elle a entre autre déployé le porte-avions Charles-de-Gaulle et de nombreux avions de combat (18 Rafale, 6 Mirage 2000D, 9 Super-Etendard). Contrairement à la  plupart des pays européens qui y participent du bout des orteils, notamment l’Allemagne. Angela Merkel a envoyé une quarantaine d’instructeurs en Irak et en Syrie. Seuls les Pays-Bas, la Belgique, le Danemark et l’Italie ont envoyé quelques avions pour combattre au sein de la coalition internationale en Irak et en Syrie. La France a donc obtenu mardi le soutien théorique  de ses partenaires européens dans sa lutte contre le terrorisme, quatre jours après les attentats de Paris qui ont poussé François Hollande à effectuer un virage diplomatique et sécuritaire pour contrer la menace. Le ministre de la défense se montre bien optimiste : «Je crois que cette réunion marquera une date dans l’Histoire de l’Europe de la Défense » devant l’Assemblée nationale lors des questions au gouvernement. Dans les faits, on est bien loin d’une politique de défense commune. Il faudrait aussi disposer d’une politique étrangère européenne, elle aussi à peu près inexistante. Il  serait évidemment temps que l’Europe ne ce limite pas à une simple zone de libre-échange, l’Europe du business ;  encore faudrait-il que la France pays nettement le plus impliqué dans la lutte contre le terrorisme formule de manière plus claire sa demande de politique de défense et de politique étrangère. La responsabilité de l’écran de fumée sur ses deux questions incombe aux différents états de l’union européenne notamment à l’Allemagne qui refuse toute implication de nature guerrière mais aussi à la France qui n’a pas encore pris conscience qu’elle n’est plus la grande puissance internationale et qui veut malgré tout un rôle central au plan mondial sans en avoir les moyens.

Comment lutter contre le terrorisme en France ?

Comment lutter contre le terrorisme en France ?

La réponse est évidemment complexe. Sommes-nous réellement dans une situation de guerre ? Certains le contestent comme de Villepin. La difficulté réside dans le fait qu’il faut lutter contre l’État islamique à l’extérieur de nos frontières mais aussi à l’intérieur. Difficulté supplémentaire :  des terroristes sont français. D’après le ministère de l’intérieur 1800 français serait liés de près ou de loin à l’État islamique. De l’ordre de 10 000 personnes font l’objet de fiches S (personnes radicalisées et potentiellement dangereuses). Dès lors comment surveiller cette population. Sans doute pas avec la nature et le niveau des moyens de renseignement classique et l’arsenal juridique actuel. Tout ou tard il se révélera indispensable d’impliquer la population dans le dispositif de surveillance comme cela se pratique déjà dans certains pays à très haut risque. Tôt ou tard il sera aussi nécessaire de prendre des mesures d’exception qui sorte du cadre légal actuel essentiellement conçu pour lutter contre la délinquance « ordinaire ». François Hollande a promis samedi que la France serait « impitoyable à l’égard des barbares » de l’Etat islamique qui a revendiqué les attentats et qu’elle agirait « avec tous les moyens dans le cadre du droit (…) et sur tous les terrains, intérieurs comme extérieurs ».  Mais la tâche du gouvernement, poussé par l’opposition de droite à infléchir sa politique sécuritaire, s’annonce délicate.  Réactivée après les attentats de janvier, la loi sur le renseignement, qui a validé de fait les pratiques clandestines des services de renseignement principalement dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, a été adoptée non sans remous.  L’inquiétude des défenseurs des libertés individuelles, qui dénoncent une loi liberticide, a notamment poussé François Hollande à saisir le Conseil constitutionnel afin de s’assurer que l’équilibre entre sécurité et respect des droits fondamentaux était préservé.   »Le gouvernement sera très attentif à toutes les propositions qui nous permettent dans notre Etat de droit (…) d’être le plus efficace possible pour protéger les Français », a souligné Manuel Valls dimanche.   »Il ne faut pas exclure qu’une répression policière classique, basée sur un meilleur renseignement, donne des résultats partiels », souligne François Bernard Huygue, directeur de recherche à l’Institut des relations internationales et géostratégiques (Iris) sur son blog.   »Mais on voit mal comment on pourrait empêcher de nouveaux djihadistes français, ou étrangers (venant assister leurs complices locaux), de recommencer un jour à partir du moment où ils sont prêts à mourir dans l’opération. » Inédit en France, le scénario des attentats suicides sur le sol français était redouté depuis des mois par les services et les spécialistes des questions de défense et de sécurité.  Dans un rapport publié en juin, la commission d’enquête parlementaire sur la surveillance des filières et des individus djihadistes décrivait comme une évolution marquante « le fait que les terroristes, du fait de leur endoctrinement, ont la volonté de mourir ». « Ce ‘terrorisme sans retour’ (…) implique des actions suicides contre lesquelles il est particulièrement difficile de lutter », pointait le rapport.  En septembre, l’ancien juge antiterroriste Marc Trévidic avait décrit des « juges, policiers de la DGSI, hommes de terrain complètement débordés ».   »Nous ne sommes plus en mesure de prévenir les attentats comme par le passé », disait-il dans Paris Match. « On ne peut plus les empêcher. Il y a là quelque chose d’inéluctable. (…) Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n’ont pas de vision à long terme »

Terrorisme- Hollande « Un combat impitoyable » mais lequel ?

Terrorisme Hollande « Un combat impitoyable »  mais lequel ?

 

 

François Hollande a sans doute prononcé les phrases qu’il fallait pour exprimer la colère et la compassion suite aux attentats par contre on peut demeurer dubitatif quand il déclare « Nous allons mener le combat, il sera impitoyable ». Mais quel contenu donné à ce qualificatif fort ? Jusque-là en effet la communauté internationale s’est montrée incapable d’agir de manière coordonnée massive et efficace contre l’État islamique. Certes la France vient de décider de doubler ses moyens d’intervention en Irak comme en Syrie mais elle  le fait de manière  autonome et isolée compte tenu des divergences qui persistent au sein des nations qui luttent contre l’État islamique.  L’autre terrain se situe en France même où sans doute quelque centaines de terroristes potentiels manipulés par l’État islamique sont susceptibles d’agir. Une démocratie comme la France est mal préparée pour gérer cette situation de ce point de vue le contenu même de l « ’état d’urgence » (décrété par Hollande) apparaît sans doute un peu désuet au regard de l’ampleur du risque.  La question est évidemment complexe car le danger peut venir de partout quand des individus isolés décident d’un attentat y compris au péril de leur vie.  reste alors  sans doute à repenser totalement l’organisation du renseignement pour impliquer bien davantage de personnes dans la surveillance du territoire et la mise en œuvre de moyens exceptionnels pour faire face à une situation, elle aussi, exceptionnelle. De ce point de vue les déclarations de Hollande apparaissent un peu convenues « Parce que quand des terroristes sont capables de faire de telles atrocités, ils doivent être certains qu’il y aura en face d’eux une France déterminée, une France unie, une France rassemblée et une France qui ne se laissera pas impressionner même si aujourd’hui elle exprime une émotion infinie. » Des « barbares » ont attaqué vendredi plusieurs lieux de la capitale « avec la volonté de tuer, de tuer le plus possible », a ajouté le chef de l’Etat, précisant que les auteurs de l’attaque contre le Bataclan avaient été tués.

Terrorisme : Ségolène Royal pour des portiques de sécurité pour les trains internationaux

Terrorisme : Ségolène  Royal pour  des portiques de sécurité pour les trains internationaux

 

Ségolène ui ne manque pas une occasion pour parler dire n’importe quoi et se contredire,  se prononce cette fois pour la mise en place de portiques de sécurité dans les trains internationaux. Pourquoi seulement les trains internationaux alors que des centaines d’autres trains circulent chaque jour ? Seul l’Eurostar, qui assure la liaison avec le Royaume-Uni par le tunnel sous la Manche, en est équipé actuellement. Si la question se pose, elle concerne la plupart des autres trains, trains  de  banlieues exceptés compte tenu de la complexité pour ce type de circulation (même problématique que dans le métro). On pourrait sans doute imaginer, comme dans l’aérien, d’abord de séparer la zone accessible aux voyageurs de celle accessible au public. Ensuite il ne serait pas impossible d’installer des portiques et en profiter pour effectuer le contrôle des billets avant le départ. Il conviendrait par ailleurs de former le personnel ferroviaire à la gestion du risque terroriste sans parler de la nécessité de contrôle aléatoire notamment de forces de police qui pratiquement ne pénètre pas dans les trains contrairement au métro.  Le  secrétaire d’Etat en charge des Transports  Alain Vidalies avait d’ailleurs affiché sa fermeté sur Europe 1 dans la matinée sur les dérives qui pourraient résulter d’un accroissement de la vigilance et des contrôles. Il n’a ainsi pas hésité à lâcher : «Je préfère qu’on discrimine pour être efficace, plutôt que rester spectateurs.» La petite phrase a créé une vive polémique. Alain Vidalies annonce un  «contrôle aléatoire des bagages avec du personnel spécialisé». Un dispositif qui existe déjà mais qui va être renforcé, selon le secrétaire d’Etat. Ségolène Royal y est également favorable. Les contrôles pourraient, selon elle,  être effectués par des agents de la SNCF mais aussi par des entreprises de sécurité. «Lorsque vous allez dans une salle de spectacle, ce sont les agents affectés dans les salles qui assurent la fouille des sacs», a-t-elle ajouté. «Un contrôle aléatoire, ce n’est pas un contrôle discriminatoire. On peut par exemple faire ouvrir les gros sacs. S’il y a un sac suspect, il est tout à fait logique qu’il soit contrôlé», a encore dit la ministre.  pour permettre aux voyageurs de signaler des situations anormales, le 3117, va être étendue pour faire face aux risques terroristes dès le début du mois de septembre. Le 3117, numéro d’urgence permettant aux voyageurs de signaler des situations difficiles (agressions, incivilités…), est opérationnel dans les gares et trains depuis 2011 en Ile-de-France. Il avait été expérimenté en 2010 sur la ligne D du RER. En juin 2013, il a été entendu à l’ensemble du territoire, selon la SNCF. Ce service emploie actuellement 40 agents sur 5 plateformes téléphoniques situées en Ile-de-France. Ceux-ci sont spécialement formés pour identifier le risque et faire appel si besoin à la police ou aux agents de sûreté du groupe.  Le secrétaire d’Etat a rappelé que 2 milliards de personnes prennent le train, chaque année en France, «20 fois plus que l’avion». En conséquence, des contrôles semblables à ceux effectués dans les aéroports sont impossibles. Alain Vidalies évoque les 30 000 fonctionnaires de police et militaires qui sont aujourd’hui sur les lieux, et notamment dans les gares, dans le cadre du plan Vigipirate. Ces moyens militaires et policiers seront encore plus mobilisés, notamment pour le contrôle aléatoire déjà évoqué.

Terrorisme : le danger peut venir de partout

Terrorisme : le danger peut venir de partout

 

 

Ce que dit Guéant interrogé ce matin sur France Info, il n’a pas tort .  on peut simplement regretter que Sarkozy n’ait  pas davantage tenu compte de cet avertissement que Hollande. Certes il faut prendre des mesures dans les différents lieux accueillants du public et de ce point de vue de sérieux progrès sont encore  à réaliser,  pas simplement pendant les moments de crise.  Mais on ne peut cependant réagir de manière isolée et partielle à chaque fois qu’il y aura un acte de terrorisme dans le transport aérien dans le train, dans le métro dans les magasins ou ailleurs. On peut et on doit évidemment muscler les forces de l’ordre mais il faut surtout compter sur la vigilance et la mobilisation de la population comme cela se pratique déjà dans certains pays à fort potentiel de risque terroriste.  » Cela signifie qu’indépendamment de la sécurité dans les transports, Il faut changer d’approche de la question de la sécurité au regard du risque terroriste » a déclaré Claude Guéant. Le gouvernement hier a fait un communiqué sous la signature de monsieur Valls et de monsieur Cazeneuve pour nous dire que les forces de l’ordre étaient vigilantes (…) Je ne doute pas un instant de leur vigilance, de leur détermination, de leur préparation. Mais ce qu’il faut c’est que le pays soit mis en situation de vigilance. C’est la nation toute entière qui doit être en situation de vigilance. Partout il faut avoir un minimum de réflexes, de précautions élémentaires préalables qui permettent de prendre en compte le risque terroriste.«   Et l’ancien ministre de l’Intérieur de citer l’exemple d’Israël qui « vit depuis des années sous la menace d’attentats. Et les Israéliens vivent de façon tout à fait normale. Ils n’empêchent qu’ils prennent des précautions élémentaires. Je crois qu’il faut que les exploitants de cinéma, de théâtre, de magasins, les directeurs d’établissements scolaires prennent des précautions élémentaires... » Et il revient sur le cas de la SNCF : « Il est très difficile de faire un contrôle systématique des voyageurs mais il faut quand même faire un minimum. On peut avoir des installations de contrôle des bagages et des personnes de manière aléatoire ». Ajoutons qu’une formation minimum à la gestion du risque serait nécessaire pour le personnel en charge de la sécurité du public et des clients  à la SNCF comme ailleurs.

Terrorisme : harmoniser les fichiers de sécurité européens

Terrorisme : harmoniser les  fichiers de sécurité européens

C’est la proposition de Charles Michel, le Premier ministre belge après l’attaque d’un train Thalys dans le nord de la France le 21 août. Une proposition pourtant évidente puisque Schengen autorise la libre circulation à l’intérieur de l’union européenne. Un même organisme doit donc être en capacité de centraliser les signalements de personnes dangereuses. Au-delà comme l’évoque un peu le Premier ministre belge il convient sans doute de revoir les conditions de mise en œuvre de cette libre circulation normalement prévue prioritairement pour les citoyens européens. La faiblesse du dispositif c’est que n’importe quelle personne qui parvient à s’introduire dans un pays de l’union européenne peut ensuite circuler dans tous les pays de cette union. Pour les personnes potentiellement dangereuses et où suspecter d’actes de terrorisme potentiels on pourrait imaginer de leur interdire de circuler à l’intérieur de l’union européenne. Le chef du gouvernement belge a d’abord tenu à évoquer une éventuelle faille des services de renseignement. « Nous avions un signalement, mais c’était insuffisant pour engager une localisation de l’individu », mais « le fait qu’il était repéré dans plusieurs pays montre que la coopération a fonctionné. Mais ces fichiers comportent des milliers de noms, on ne peut pas suivre tout le monde » a affirmé Charles Michel, refusant de parler de faille ou de mésentente dans la surveillance du principal suspect de l’attaque. « La libre circulation dans l’espace Schengen est un bienfait que je veux protéger, mais on peut peut-être l’adapter pour une meilleure protection des citoyens européens » a rappelé le Premier ministre avant d’affirmer qu’il assisterait à la cérémonie donnée lundi en l’honneur des héros du Thalys. « Je serai présent à l’Elysée pour marquer la reconnaissance du gouvernement belge. Des dizaines de citoyens belges étaient dans le train et ont échappé à ce drame grâce au courage de ces passagers » a salué Charles Michel avant d’appeler de ses vœux « une plus grande coopération européenne, que les pays partagent leurs fichiers » afin de « suivre les individus incriminés mieux qu’aujourd’hui’.

 

 

Un numéro vert pour lutter contre le terrorisme !

Un numéro vert pour lutter contre le terrorisme !

 

 

La tentative d’attentat dans le train Thalys montre bien toutes les limites du plan de lutte contre le terrorisme. Certes la sécurité totale ne pourra jamais exister pour autant on doit pouvoir améliorer le dispositif existant. Par exemple on sait repérer les individus potentiellement dangereux ceux qui font l’objet d’une fiche S mais on est dans l’incapacité de les suivre. Environ 5000 personnes font l’objet d’une fiche S en France . Dans les gares la  sécurité peut grandement être améliorée par exemple en n’autorisant que les voyageurs munis de billets à pénétrer sur les quais (système pratiqué dans le transport aérien). L’acte dans le train Thalys démontre à l’évidence qu’il faut s’appuyer bien avantage sur la vigilance des citoyens pour lutter contre le terrorisme et pas seulement dans les trains. D’une manière générale dans tous les lieux recevant du public.  De ce point de vue une réflexion reste à entreprendre pour les impliquer de manière plus formelle dans le dispositif de sécurité. A égard  l’annonce de la mise en place de numéro vert dans les trains constitue une avancée, cependant bien insuffisante. Notons que dans le  train le personnel n’a aucune formation pour assurer la sécurité en cas d’attaque de type terroriste ou autre. Les mobiliser n’a pour l’instant aucun sens.  Après l’attaque d’un train Thalys vendredi soir par un homme lourdement armé, maîtrisé par plusieurs passagers, Manuel Valls annonce donc que la SNCF va mettre en place « un numéro national de signalement des situations anormales » dans les gares et les trains. La SNCF va par ailleurs « renforcer le nombre et la visibilité des messages de vigilance dans les gares », a indiqué dans un communiqué le Premier ministre, qui s’est entretenu dans la journée avec le président de la SNCF, Guillaume Pépy. Mais pour Christophe Rouget, commandant de police et porte-parole du syndicat des cadres de la sécurité intérieure, si l’on peut installer des portiques et des contrôles à l’entrée des trains internationaux, c’est plus compliqué pour les trains de banlieue et les TER. « On ne peut pas avoir une sécurisation complète du ferroviaire » et « le risque zéro n’existe pas. » « On ne peut pas avoir une sécurisation complète du ferroviaire, pas de risque zéro » – Christophe Rouget avec Rémi Brancato « L’ensemble des agents du groupe ferroviaire sont pleinement mobilisés pour assurer la sûreté de tous les voyageurs. La sécurité dans les transports repose aussi sur la vigilance des citoyens », souligne le communiqué du Premier ministre, cosigné par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve et le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies. Le gouvernement a réaffirmé « la pleine mobilisation des services de l’Etat pour assurer la sécurité de tous en tous points du territoire, notamment dans les transports en commun ». De son côté, le sénateur-maire PS d’Alfortville (Val-de-Marne), Luc Carvounas, proche de Manuel Valls, a plaidé samedi sur son compte Twitter pour la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire au Sénat « pour proposer de vraies mesures de sécurité aux passagers de la SNCF ».

 

Terrorisme : la peine de mort en Tunisie

Terrorisme : la peine de mort en Tunisie

Rédigée à la suite des attentats survenus à Sousse le 26 juin dernier, la nouvelle loi antiterroriste adoptée par le Parlement tunisien dans la nuit de vendredi, prévoit entre autres la peine de mort pour crime terroriste ainsi que la possibilité de maintenir un suspect en garde à vue pendant quinze jours sans avocat.  Un texte drastique controversé, qui fait la fierté de la majorité mais provoque la colère des ONG qui estiment qu’il porte atteinte aux libertés individuelles.   Le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Mohamed Ennaceur, a évoqué un « effort extraordinaire » pour renforcer la sécurité en Tunisie. Le pays s’inquiète tout particulièrement des djihadistes qui s’infiltrent dans le pays à partir de la Libye voisine où Daech a profité du chaos ambiant – deux gouvernements et deux parlements se disputent le pouvoir – pour établir une présence. La Tunisie a d’ailleurs annoncé avoir commencé à ériger un mur et un fossé le long de sa frontière avec la Libye, qui court sur 168 km.  La transition vers la démocratie s’est faite de façon plutôt pacifique en Tunisie, depuis le soulèvement de 2011, mais le pays doit désormais faire face à une insurrection islamiste. Le mois dernier, 39 touristes, principalement britanniques, ont trouvé la mort dans un attentat dans la station balnéaire de Sousse. En mars, au musée du Bardo à Tunis, deux hommes ont tué 21 touristes étrangers et un policier tunisien.  Ces deux attentats ont été revendiqués par le groupe Etat islamique.

 

 

Projet d’attentat : les « Pieds Nickelés » du terrorisme

Projet d’attentat : les «   Pieds Nickelés » du terrorisme

 

Trois tarés, trois asociaux, drogués à la pub de l’Etat islamique  sur internet et qui voulaient faire sauter une  base militaire et décapiter un haut gradé. Trois pauvres types, des ratés qui veulent d’un coup entrer par effraction  dans l’histoire en habillant leur médiocrité et leur violence avec les oripeaux de l’islamisme. De quoi passer à la télé au moins une  fois, même morts, mais en martyrs de leur incommensurable connerie.  Les trois suspects du projet d’attaque contre un site militaire ont donc été mis en examen dans la nuit de vendredi à samedi et placés en détention provisoire. Interpellés lundi matin, les jeunes gens de 17, 19 et 23 ans ont passé quatre jours en garde à vue avant d’être présentés à un juge d’instruction, qui les a mis en examen du chef d’association de malfaiteurs terroriste criminelle. Les trois jeunes hommes sont accusés d’avoir préparé une attaque contre un site des Pyrénées-Orientales et d’avoir projeté de décapiter un haut gradé. Durant leur garde à vue, ils ont revendiqué leur affiliation à Daech. Et les premiers éléments de l’enquête font apparaître qu’un jihadiste de l’État islamique a demandé au plus jeune des trois suspects de « frapper » en France, selon le procureur.  Cette instruction a été donnée après que le jeune homme s’est retrouvé dans l’impossibilité de partir en Syrie pour y mener le jihad, car repéré par les services de renseignement. Après des échanges avec les deux autres suspects, le choix s’est alors porté sur le sémaphore de Fort Béar, un camp militaire sur les hauteurs de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) où avait officié le plus âgé des trois, alors marin. Les suspects projetaient de mener l’attaque fin décembre 2015 ou début janvier 2016. Plusieurs enquêteurs les présentent comme des amateurs, des Pieds Nickelés du terrorisme… Les 3 suspects n’ont pris aucune précaution pour discuter de leur projet criminel, en parlant à de nombreuses reprises sur les réseaux sociaux et en consultant des sites de propagande islamiste. Ces plateformes sont pourtant évidemment ultra-surveillées par les services de renseignement. Après 4 jours de garde à vue, le trio n’a, d’après nos informations, exprimé ni regret ni remord. Ils ont raconté sans la moindre émotion dans leur voix leur projet criminel.

 

Terrorisme : Hollande dérape

Terrorisme : Hollande dérape

 

Triple dérapage de Hollande à propos du terrorisme et de l’ attentat déjoué. D’abord enn exprimant sur une  affaire encore sulfureuse alors que le procureur la république ne s’est pas encore clairement exprimé. Deuxièmement en contradiction avec les mêmes propos de Hollande le 14 juillet qui avait déclaré que chaque semaine des attentats étaient déjoués et qu’il n’allait pas à chaque fois faire une  déclaration. Enfin et surtout uen dérapage politique. Il s’agit en effet d’uen récupération politique de trop (esprit du 11 janvier es-tu là?) proche de la manipulation. Hollande en fait trop sur le terrorisme, pas sur l’action mais en matière  d’exploitation politicienne du sujet. En cause sans doute la perspective de 2017 et sa volonté de se recrédibiliser alors qu’il est toujours très impopulaire. Le chef de l’Etat avait déclaré mercredi à la presse, en marge d’un déplacement à Marseille avec son homologue mexicain et sans être sollicité, que « des actes terroristes qui auraient pu être produits » avaient été prévenus « cette semaine ». « Le ministre de l’Intérieur fera une communication demain (jeudi-NDLR) », avait-il ajouté sans plus de précision.  Bernard Cazeneuve a en fait dû improviser une déclaration dans la soirée de mercredi pour confirmer l’information et préciser que quatre personnes âgées de 16 à 23 ans soupçonnées de projeter un attentat, dont un ancien militaire, avaient été arrêtées lundi.  Les autorités françaises ne communiquent pas en général sur les attentats déjoués et François Hollande lui-même avait déclaré lors de son interview du 14 juillet : « Toutes les semaines, nous arrêtons, nous empêchons, nous prévenons des actes terroristes. Et je ne vais pas faire des conférences de presse pour en informer les Français. » L’opposition a estimé jeudi que le président avait parlé de manière précipitée, voire risquée pour l’enquête. Le directeur général des Républicains, Frédéric Péchenard, a estimé sur Europe 1 qu’il y avait « une volonté de communication politique, et non pas uniquement de lutte antiterroriste » de la part de François Hollande.   »Cette communication était probablement assez prématurée », a ajouté l’ancien directeur général de la police nationale. « Je rappelle que la loi en France ne donne l’autorisation de s’exprimer devant les médias qu’au procureur de la République. » Pour lui, cette volonté « d’appropriation politique » vise à « masquer un certain nombre d’échecs ou de difficultés du gouvernement dans le domaine du chômage ou économique ».

 

Terrorisme : déchéance de nationalité française

Terrorisme :  déchéance de nationalité française

Un jugement du Conseil d’Etat qui  permet d’envisager la légalité de la déchéance de nationalité en cas d’acte de terrorisme. Les textes le permettait mais la décision du Conseil d’Etat ouvre la possibilité d’en rendre les dispositions davantage opérationnelles. Jusque là cette disposition –applicable seulement en cas de double nationalité- n’était appliquée qu’à la marge. Un moyen de lutte contre le terrorisme qui pourrait être dissuasif au moment où plus de 300 djihadistes s’apprêteraient à renter en France et des centaines d’autres à partir.  Le Conseil d’Etat a donc annoncé lundi le rejet du recours contre sa déchéance de nationalité française d’Ahmed Sahnouni el-Yaacoubi, condamné en 2013 pour association de malfaiteurs en lien avec une organisation terroriste. Marocain de naissance, naturalisé français en 2003, il avait été déchu de sa nationalité française par décret en mai 2014 après avoir été condamné en mars 2013 à sept ans de prison ferme et cinq ans de privation de ses droits civiques, civils et familiaux pour le recrutement de djihadistes, notamment pour combattre en Afghanistan. « Le Conseil d’Etat a écarté les différentes critiques formulées par l’intéressé contre ce décret », explique le Conseil d’Etat dans un communiqué. Le Conseil d’Etat rappelle que le Conseil constitutionnel a jugé en janvier dernier conformes à la Constitution des articles de loi contestés par Ahmed Sahnouni el-Yaacoubi. « La critique de constitutionnalité ne pouvait donc qu’être écartée. Le Conseil d’Etat a également jugé que, compte tenu de l’encadrement strict, par la loi, de la déchéance de nationalité, ces mêmes articles étaient compatibles avec le droit de l’Union européenne », poursuit le communiqué.

 

Lutte contre le terrorisme : des moyens dérisoires

Lutte contre le terrorisme : des moyens dérisoires

 

C’est en substance ce que dit le juge Benichou, juge au pôle anti-terroriste. En fait on fait la guerre au terrorisme avec les moyens de temps de paix ; pas d’articulation entre la police et la justice et des moyens dérisoires .  Seul le judiciaire a le pouvoir d’arrestation et de perquisition et de rentrer dans un côté plus coercitif de l’enquête« , explique David Benichou, juge d’instruction au pôle antiterroriste du TGI de Paris. Selon lui, la France souffre d’un manque de coopération entre renseignement et judiciaire. « Cette affaire est peut-être de nouveau l’occasion de repenser l’articulation entre le judiciaire et le renseignement. On discute au Parlement d’une loi sur les moyens d’enquête du renseignement. Il faut réfléchir aussi à l’articulation renseignement/judiciaire. Comment on passe de l’un à l’autre ? Qui le décide ? Selon quels critères ? », s’interroge-t-il. Il poursuit : « En tant que magistrat, je remarque que les renseignements ont beaucoup de moyens techniques et légaux mais de peu de moyens d’action. Le judiciaire a déjà des moyens légaux mais peu de moyens. Il faut mener une réflexion plus générale sur la mutualisation des moyens »

 

Renforcement des services de renseignement : l’extrême droite et extrême gauche contre !

Renforcement des  services de renseignement : l’extrême droite et extrême gauche contre !

Curieux une nouvelle fois cette alliance objective entre l’extrême droite, l’extrême gauche , aussi les corpo ;  une alliance pas nouvelle en fait très réactionnaire car elle ne tient pas compte de la nécessaire adaptation à la situation de guerre contre le terrorisme. Oui, c’est une  atteinte à certaines libertés individuelles mais c’est le prix à payer pour assurer la paix et la sécurité du collectif national. Ou alors il faudra attendre combien d’attentats pour réagir ?  Ce projet au contraire ne va pas assez loin. Par ailleurs c’est une mobilisation aussi de la société civile qu’il fauta décréter. Le gouvernement a présenté jeudi un projet de loi qui renforce les services de renseignement, qui n’auront désormais plus à solliciter l’autorisation d’un juge pour des missions de surveillance et d’infiltration contre le terrorisme. Deux mois après les attentats djihadistes qui ont fait 17 morts en France, le Premier ministre Manuel Valls a estimé que ce texte donnait des moyens appropriés à la lutte antiterroriste tout en respectant les libertés individuelles, un avis que ne partagent pas nombre d’associations et d’avocats.   »Face à l’accroissement de la menace djihadiste, il faut renforcer encore l’efficacité de la surveillance des terroristes », a-t-il dit lors d’une conférence de presse.   »Aujourd’hui, seul un individu sur deux qui arrive en Syrie a été préalablement détecté avant son départ, nous devons donc encore (….) resserrer les mailles du filet de la surveillance des individus radicalisés et dangereux », a-t-il ajouté en insistant sur l’attentat de mercredi en Tunisie.  En pratique, les services pourront effectuer des « interceptions de sécurité » sur les emails et les conversations téléphoniques, poser des balises sur les voitures des suspects, des micros ou des caméras à leur domicile, ou encore installer des « keyloggers », des logiciels permettant de lire et d’enregistrer en temps réel ce qu’une personne tape sur le clavier de son ordinateur. Le projet de loi prévoit en outre d’autoriser le recours à des appareils espions tels que l’ »Imsi Catcher », une forme de relais de téléphone mobile qui permet d’intercepter sans distinction la totalité des communications téléphoniques, SMS, trafic internet dans un large rayon. Le texte contient aussi des dispositions visant à imposer aux fournisseurs d’accès à Internet de mettre en oeuvre des systèmes de détection automatique des comportements suspects.  Le chef du gouvernement a récusé les accusations selon lesquelles cette nouvelle loi aurait été élaborée dans l’urgence et a rappelé que la décision de légiférer avait été prise par François Hollande en juillet 2014. « Ce n’est pas un ‘Patriot Act’ à la française », a assuré Manuel Valls en référence aux lois antiterroristes adoptées par les Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2011. La création d’une nouvelle autorité administrative, la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement, garantira selon lui le respect de la vie privée. Ce texte encadre des pratiques déjà largement utilisées par les services mais, pour le gouvernement, la nouvelle loi donne un cadre légal à toutes ces activités.   »Il n’y aura plus de zone grise », a déclaré Manuel Valls, qui prévoit une adoption du projet de loi avant l’été. Des associations, avocats et acteurs du numérique s’inquiètent de ce projet de loi qu’ils jugent « dévastateur » pour les libertés individuelles. « Ce projet légaliserait des pratiques de surveillance extrêmement intrusives sans autorisation préalable ni contrôle du juge, pourtant gardien des libertés individuelles », déclare Amnesty international. « Ce projet de loi est dévastateur pour les libertés individuelles », estime le Syndicat des avocats de France (SAF), deuxième force syndicale au Conseil national des barreaux. L’Ordre des avocats de Paris exprime également ses inquiétudes face « à un texte lacunaire réalisé sans aucune concertation préalable du monde judiciaire ». La Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) émet de sérieuses réserves, selon Le Monde, qui dit avoir consulté le futur avis. Pour la Cnil, les dispositifs de surveillance opèrent un changement « aux conséquences particulièrement graves sur la protection de la vie privée et des données personnelles. » La Quadrature du Net, association de défense des libertés sur internet, appelle les citoyens à résister à une « incroyable dérive du gouvernement en matière de surveillance des citoyens ». « Je m’inquiète de l’approche strictement sécuritaire qui caractérise les discussions et les textes de loi visant à renforcer la lutte contre le terrorisme », a dit Nils Muiznieks, commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe. Pour le Parti de gauche, « on ne peut tolérer que des pratiques s’inspirant du Patriot Act américain soient ainsi reconnues ».

 

Tunis- terrorisme : la démocratie en danger partout dans le monde

Tunis- terrorisme : la démocratie en danger partout dans le monde

 

Une réplique pas à la hauteur car avec la multiplication du terrorisme , c’est la démocratie qui est visée. Pour lui substituer un hypothétique califat et la charia. Ce qui justifie toutes les violences, toutes les folies y compris quand on fait exploser des fillettes sur les marchés. Des folies meurtrières de détraqués, de voyous, d’ abrutis. La moitié de l’Afrique noire est menacée, le Maghreb, les émirats, l’Arabie Saoudite, la Syrie, la Lybie, l’Irak et même la Turquie. Les pays occidentaux avec des attentats mis en scène et  médiatisés par l’Etat islamique. Pourtant la moitié des djihadistes ( environ 40 000) présents dans l’Etat islamique sont étrangers avec un très fort contingent en provenance de pays occidentaux. Face à cela on ne peut se satisfaire de déclarations anodines comme  « nous condamnations avec fermeté » ( Valls). Il faut agir vite et fort. D’abord résister , renoncer à la peur, dénoncer, se tenir debout, lutter sans relâche contre ce totalitarisme d’un autre siècle. Ensuite réagir avec beaucoup avec uen vraie  fermeté tant dans  le fief de l’Etat islamique qu’ à l’extérieur. De ce point de la vue les répliques ne sont pas à l hauteur de l’enjeu. On a vu par exemple en, France la désuétude des dispositions prises après les attentats. Une sorte de doliprane pour soigner ce cancer de la violence. Même insuffisance au plan infranational où l’union sacrée internationale demeure assez virtuelle. L’Europe dans cette affaire est lamentable, comme toujours sa politique étrangère set insignifiante , les allemands, bien d’autres, sosnt davantage préoccupés de business que de lutte contre ce terrorisme. En fait la France est isolée, non seulement l’Europe ne s’engage pas physiquement mais elle ne veut pas même partager les coûts de l’engagement des troupes françaises. Il faudra autre chose pour exterminer ce fanatisme de détraqués du monde entier qui trouvent  une  légitimité à leur violence grâce une conception préhistorique de leurs conceptions religieuses mais aussi morales, politiques et sociétales. La lutte contre ce totalitarisme, cette barbarie doit concerner tous les pays, toutes les sociétés démocratiques, tous les citoyens. Des citoyens qui doivent exiger bien davantage dans l’engament de leur pays. Si la communauté internationale  ne peut éradiquer violence  de 40 000 djihadistes comment ferait-elle  face à une  guerre avec l’engagement de plusieurs millions de combattants ?

Terrorisme : Dieudonné « je suis Charlot » condamné

Terrorisme : Dieudonné «  je suis Charlot » condamné

 

Dieudonné condamné enfin pour apologie du terrorisme. Triste évolution pour cet humoriste au talent de comédien  pourtant certain  mais complètement à la dérive qui a fait de l’antisémitisme son fonds de commerce. En fait un type paumé qui manifeste maintenant une grande confusion intellectuelle, morale et artistique. Il veut faire le grand écart entre la fonction de politique et la fonction d’amuseur et échoue bien sûr car il y a bien plus doué que lui dans ce domaine. Deux mois de prion avec sursis, c’est vraiment pas cher payé après toutes se éructations racistes. Dieudonné s’est trompé de slogan , il ne devrait pas dire «  je suis Coulibaly » mais «  je suis charlot ». Un clown triste, pathétique qui dérive dans les eaux troubles du caniveau. Dieudonné a donc été condamné mercredi à deux mois de prison avec sursis pour apologie d’actes de terrorisme en raison d’un message posté sur Facebook après les attentats djihadistes qui ont fait 17 morts début janvier en France. Il devra également verser un euro symbolique à deux associations qui se sont constituées partie civile.  Ni Dieudonné ni ses avocats n’ont assisté à la lecture du délibéré. Joint par Reuters, son conseil n’a pas souhaité s’exprimer dans l’immédiat.   »On ne peut pas dire tout et n’importe quoi », a réagi Me Rémi-Pierre Drai, qui représentait Avocats sans frontières.  Le parquet avait demandé 200 jours-amende à 150 euros à l’encontre du polémiste, soit 30.000 euros d’amende. Il encourait jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende, les faits ayant été commis en ligne. Le 11 janvier dernier, au soir d’une grande marche citoyenne en hommage aux victimes, Dieudonné avait écrit qu’il se sentait « Charlie Coulibaly », détournant le slogan « Je suis Charlie » en référence à l’un des trois auteurs des attaques, Amedy Coulibaly, qui a tué une policière et quatre juifs. Ses propos avaient ensuite été retirés de sa page Facebook. Dans son jugement, le tribunal a estimé que par cet « amalgame provocateur », Dieudonné « s’identifiait » à Amedy Coulibaly, contribuant ainsi à « banaliser » ses actes.  Cette « provocation » pourrait « relever de la satire (…) si elle n’avait pris une ampleur particulière au regard du contexte », ajoute-t-il. « Le sentiment d’hostilité à l’égard de la communauté juive que Dieudonné entretient auprès d’un public attiré par sa personnalité accroît sa responsabilité. »

 

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